Les Misérables リーディング

Les Misérables Tome IV : Livre quatorzième—Les grandeurs du désespoir

Chapitre I Le drapeau—Premier acte

 

Rien ne venait encore. Dix heures avaient sonné à Saint-Merry, Enjolras et Combeferre étaient allés s'asseoir, la carabine à la main, près de la coupure de la grande barricade. Ils ne se parlaient pas; ils écoutaient, cherchant à saisir même le bruit de marche le plus sourd et le plus lointain.

Subitement, au milieu de ce calme lugubre, une voix claire, jeune, gaie, qui semblait venir de la rue Saint-Denis, s'éleva et se mit à chanter distinctement sur le vieil air populaire Au clair de la lune cette poésie terminée par une sorte de cri pareil au chant du coq:

Mon nez est en larmes.
Mon ami Bugeaud,
Prêt'-moi tes gendarmes
Pour leur dire un mot.
En capote bleue,
La poule au shako,
Voici la banlieue!
Co-cocorico!

Ils se serrèrent la main.

—C'est Gavroche, dit Enjolras.

—Il nous avertit, dit Combeferre.

Une course précipitée troubla la rue déserte, on vit un être plus agile qu'un clown grimper par-dessus l'omnibus, et Gavroche bondit dans la barricade tout essoufflé, en disant:

—Mon fusil! Les voici.

Un frisson électrique parcourut toute la barricade, et l'on entendit le mouvement des mains cherchant les fusils.

—Veux-tu ma carabine? dit Enjolras au gamin.

—Je veux le grand fusil, répondit Gavroche.

Et il prit le fusil de Javert.

Deux sentinelles s'étaient repliées et étaient rentrées presque en même temps que Gavroche. C'était la sentinelle du bout de la rue et la vedette de la Petite-Truanderie. La vedette de la ruelle des Prêcheurs était restée à son poste, ce qui indiquait que rien ne venait du côté des ponts et des halles.

La rue de la Chanvrerie, dont quelques pavés à peine étaient visibles au reflet de la lumière qui se projetait sur le drapeau, offrait aux insurgés l'aspect d'un grand porche noir vaguement ouvert dans une fumée.

Chacun avait pris son poste de combat.

Quarante-trois insurgés, parmi lesquels Enjolras, Combeferre, Courfeyrac, Bossuet, Joly, Bahorel, et Gavroche, étaient agenouillés dans la grande barricade, les têtes à fleur de la crête du barrage, les canons des fusils et des carabines braqués sur les pavés comme à des meurtrières, attentifs, muets, prêts à faire feu. Six, commandés par Feuilly, s'étaient installés, le fusil en joue, aux fenêtres des deux étages de Corinthe.

Quelques instants s'écoulèrent encore, puis un bruit de pas, mesuré, pesant, nombreux, se fit entendre distinctement du côté de Saint-Leu. Ce bruit, d'abord faible, puis précis, puis lourd et sonore, s'approchait lentement, sans halte, sans interruption, avec une continuité tranquille et terrible. On n'entendait rien que cela. C'était tout ensemble le silence et le bruit de la statue du commandeur, mais ce pas de pierre avait on ne sait quoi d'énorme et de multiple qui éveillait l'idée d'une foule en même temps que l'idée d'un spectre. On croyait entendre marcher l'effrayante statue Légion. Ce pas approcha; il approcha encore, et s'arrêta. Il sembla qu'on entendît au bout de la rue le souffle de beaucoup d'hommes. On ne voyait rien pourtant, seulement on distinguait tout au fond, dans cette épaisse obscurité, une multitude de fils métalliques, fins comme des aiguilles et presque imperceptibles, qui s'agitaient, pareils à ces indescriptibles réseaux phosphoriques qu'au moment de s'endormir on aperçoit, sous ses paupières fermées, dans les premiers brouillards du sommeil. C'étaient les bayonnettes et les canons de fusils confusément éclairés par la réverbération lointaine de la torche.

Il y eut encore une pause, comme si des deux côtés on attendait. Tout à coup, du fond de cette ombre, une voix, d'autant plus sinistre qu'on ne voyait personne, et qu'il semblait que c'était l'obscurité elle-même qui parlait, cria:

—Qui vive?

En même temps on entendit le cliquetis des fusils qui s'abattent.

Enjolras répondit d'un accent vibrant et altier:

—Révolution française.

—Feu! dit la voix.

Un éclair empourpra toutes les façades de la rue comme si la porte d'une fournaise s'ouvrait et se fermait brusquement.

Une effroyable détonation éclata sur la barricade. Le drapeau rouge tomba. La décharge avait été si violente et si dense qu'elle en avait coupé la hampe; c'est-à-dire la pointe même du timon de l'omnibus. Des balles, qui avaient ricoché sur les corniches des maisons, pénétrèrent dans la barricade et blessèrent plusieurs hommes.

L'impression de cette première décharge fut glaçante. L'attaque était rude, et de nature à faire songer les plus hardis. Il était évident qu'on avait au moins affaire à un régiment tout entier.

—Camarades, cria Courfeyrac, ne perdons pas la poudre. Attendons pour riposter qu'ils soient engagés dans la rue.

—Et, avant tout, dit Enjolras, relevons le drapeau!

Il ramassa le drapeau qui était précisément tombé à ses pieds.

On entendait au dehors le choc des baguettes dans les fusils; la troupe rechargeait les armes.

Enjolras reprit:

—Qui est-ce qui a du cœur ici? qui est-ce qui replante le drapeau sur la barricade?

Pas un ne répondit. Monter sur la barricade au moment où sans doute elle était couchée en joue de nouveau, c'était simplement la mort. Le plus brave hésite à se condamner. Enjolras lui-même avait un frémissement. Il répéta:

—Personne ne se présente?

 

まだ何事も起こってこなかった。サン・メーリーの会堂で十時が鳴った。アンジョーラとコンブフェールとは、カラビン銃を手にして、大きい方の防寨ぼうさいの切れ目のそばにすわっていた。彼らは一言も口をきかずに、最もかすかな遠い軍隊の行進の音をも聞きもらすまいとして、じっと耳を澄ましていた。
突然、そのすごい静けさの中に、サン・ドゥニ街から来るらしい朗らかな若い快活な声が起こって、「月の光りに」の古い俗謡の調子で、鶏の鳴き声のような一語で終わってる次の歌をはっきり歌い始めた。

顔には涙。
どうだいビュジョー(訳者注 フランスの元帥)
お前の憲兵俺おれに貸せ、
奴やつらに一言言ってやる。
青い軍服に、
軍帽の牝鶏めんどり、
これぞ郊外、
コ、コケコッコー。

ふたりは手を握り合った。
「ガヴローシュだ。」とアンジョーラは言った。
「われわれに合い図をしているんだ。」とコンブフェールは言った。
駆け足の音がひっそりした街路に起こって、軽業師かるわざしのように敏捷びんしょうな者が乗り合い馬車の上によじ上ったかと思うまに、息を切らしてるガヴローシュが防寨ぼうさいの中に飛び込んできて、言った。
「銃をくれ! やってきたぞ。」
防寨の中は電気が流れたかのように振るい立って、銃を手にする音が聞こえた。
「僕の銃をやろうか。」とアンジョーラは浮浪少年に言った。「いや大きいやつがいい。」と彼は答えた。
そして彼はジャヴェルの銃を取った。
ふたりの哨兵しょうへいも退いて、ほとんどガヴローシュと同時に戻ってきた。それは街路の先端の哨兵とプティート・トリュアンドリーの見張り兵とであった。プレーシュール小路の見張り兵はその場所に止まっていた。それでみると、橋や市場町の方には敵が寄せてこないらしかった。
赤旗の上に投じてる光の反映で、舗石しきいしが少しほのかに見えてるシャンヴルリー街は、靄もやの中にぼんやり開いている黒い大きな玄関のように、暴徒らの目にはうつった。
彼らはそれぞれ自分の戦闘位置についた。
アンジョーラ、コンブフェール、クールフェーラック、ボシュエ、ジョリー、バオレル、ガヴローシュ、その他すべてで四十三人の同志は、大きい方の防寨ぼうさいの中にひざまずき、砦とりでの頂とすれすれに頭を出し、銃眼のようにして舗石の上に銃身を定め、注意をこらし、口をつぐんで、すぐにも発射せんと待ち構えていた。六人の男はフイイーに指揮されて、銃を構え、コラント亭の三階の窓に陣取っていた。
数分間過ぎ去った。それから、歩調をそろえた重々しい大勢の足音が、サン・ルーの方面にはっきり聞こえ出した。その足音は初めはかすかで、次にはっきりとなり、やがて重々しく響き渡るようになって、止まりもせずとだえもせず、静かに恐ろしくうち続いて、徐々に近づいてきた。聞こえるものはただそれだけだった。あたかも将帥の銅像が歩いてくるような沈黙と響きとだけだった。しかしその石のような足音には、ある巨大さと多数さとがこもっていて、一個の怪物だとも思われるとともに、一隊の群集だとも思われた。あたかも恐るべき一連隊の銅像が行進してるようだった。その足音はしだいに近づいてき、ますます近寄ってき、それから立ち止まった。街路の先端に多くの人の息が聞こえるようだった。けれども何も見えず、ただ、その奥に、濃い闇やみの中に、ほとんど目につき難い細い針のような金属の光が無数に見えてるきりだった。その光は騒然と入り乱れて、あたかも人がまさに眠りに入らんとする時、閉じた眼瞼まぶたの下の靄の中に認める、名状し難い一種の燐光の網の目にも似ていた。それは炬火たいまつの遠い反映に光ってる銃剣や銃身であった。
なお少しの猶予があった。両方とも待ってるがようだった。と突然、その闇やみの奥から、一つの声が叫んだ。それを発した人の姿が見えないだけにいっそうすごい声で、暗黒自身が口をきいたのかと思われた。
「何の味方か?」
と同時に、銃をおろす音が聞こえた。
アンジョーラは鳴り響く傲然ごうぜんたる調子で答えた。
「フランス革命。」
「打て!」と声は言った。
一閃いっせんの光が、街路の人家の正面をぱっと赤く染めた。あたかも溶鉱炉の口が突然開いてまた閉じたかのようだった。
恐るべき爆鳴が防寨ぼうさいの上に落ちかかった。赤旗は倒れた。そのいっせい射撃はきわめて猛烈で稠密ちゅうみつであって、赤旗の竿さお、すなわち乗り合い馬車の轅ながえの先を、打ち折ってしまったのである。また人家の軒にはね返った弾丸は、防寨の中に流れてきて数名の者を傷つけた。
その第一のいっせい射撃は、まったく人の心胆を寒からしむるものだった。攻撃力は激烈で、最も大胆な者らをも再考せしむるほどだった。向こうは少なくとも一個連隊くらいはいそうだった。
「諸君、」とクールフェーラックは叫んだ、「火薬をむだにするな。敵がこの街路にはいって来るのを待って応戦するんだ。」
「そして何よりも、」とアンジョーラは言った、「軍旗をも一度立てることだ。」
彼はちょうど自分の足下に落ちた赤旗を拾い上げた。
外には、銃の中に入れる※(「木+朔」、第3水準1-85-94)杖さくじょうの音が聞こえていた。軍隊は再び銃に弾をこめていたのである。
アンジョーラはまた言った。
「勇気のある者はいないか。防寨ぼうさいの上に軍旗を立てて来る者はいないか。」
答えはなかった。まさしく敵が再び銃を構えてる瞬間に防寨の上に上がることは、単に死を意味するのみだった。最も勇敢な者も自ら死地につくことは躊躇ちゅうちょせざるを得ない。アンジョーラ自身も戦慄せんりつした。彼は繰り返した。
「だれも出ないか。」

 

 

Chapitre II Le drapeau—Deuxième acte

 

Depuis qu'on était arrivé à Corinthe et qu'on avait commencé à construire la barricade, on n'avait plus guère fait attention au père Mabeuf. M. Mabeuf pourtant n'avait pas quitté l'attroupement. Il était entré dans le rez-de-chaussée du cabaret et s'était assis derrière le comptoir. Là, il s'était pour ainsi dire anéanti en lui-même. Il semblait ne plus regarder et ne plus penser. Courfeyrac et d'autres l'avaient deux ou trois fois accosté, l'avertissant du péril, l'engageant à se retirer, sans qu'il parût les entendre. Quand on ne lui parlait pas, sa bouche remuait comme s'il répondait à quelqu'un, et dès qu'on lui adressait la parole, ses lèvres devenaient immobiles et ses yeux n'avaient plus l'air vivants. Quelques heures avant que la barricade fût attaquée, il avait pris une posture qu'il n'avait plus quittée, les deux poings sur ses deux genoux et la tête penchée en avant comme s'il regardait dans un précipice. Rien n'avait pu le tirer de cette attitude; il ne paraissait pas que son esprit fût dans la barricade. Quand chacun était allé prendre sa place de combat, il n'était plus resté dans la salle basse que Javert lié au poteau, un insurgé le sabre nu, veillant sur Javert, et lui Mabeuf. Au moment de l'attaque, à la détonation, la secousse physique l'avait atteint et comme réveillé, il s'était levé brusquement, il avait traversé la salle, et à l'instant où Enjolras répéta son appel:—Personne ne se présente? on vit le vieillard apparaître sur le seuil du cabaret.

Sa présence fit une sorte de commotion dans les groupes. Un cri s'éleva:

—C'est le votant! c'est le conventionnel! c'est le représentant du peuple!

Il est probable qu'il n'entendait pas.

Il marcha droit à Enjolras, les insurgés s'écartaient devant lui avec une crainte religieuse, il arracha le drapeau à Enjolras qui reculait pétrifié, et alors, sans que personne osât ni l'arrêter ni l'aider, ce vieillard de quatre-vingts ans, la tête branlante, le pied ferme, se mit à gravir lentement l'escalier de pavés pratiqué dans la barricade. Cela était si sombre et si grand que tous autour de lui crièrent: Chapeau bas! À chaque marche qu'il montait, c'était effrayant, ses cheveux blancs, sa face décrépite, son grand front chauve et ridé, ses yeux caves, sa bouche étonnée et ouverte, son vieux bras levant la bannière rouge, surgissaient de l'ombre et grandissaient dans la clarté sanglante de la torche, et l'on croyait voir le spectre de 93 sortir de terre, le drapeau de la terreur à la main.

Quand il fut au haut de la dernière marche, quand ce fantôme tremblant et terrible, debout sur ce monceau de décombres en présence de douze cents fusils invisibles, se dressa, en face de la mort et comme s'il était plus fort qu'elle, toute la barricade eut dans les ténèbres une figure surnaturelle et colossale.

Il y eut un de ces silences qui ne se font qu'autour des prodiges.

Au milieu de ce silence le vieillard agita le drapeau rouge et cria:

—Vive la Révolution! vive la République! fraternité! égalité! et la mort!

On entendit de la barricade un chuchotement bas et rapide pareil au murmure d'un prêtre pressé qui dépêche une prière. C'était probablement le commissaire de police qui faisait les sommations légales à l'autre bout de la rue.

Puis la même voix éclatante qui avait crié: qui vive? cria:

—Retirez-vous!

M. Mabeuf, blême, hagard, les prunelles illuminées des lugubres flammes de l'égarement, leva le drapeau au-dessus de son front et répéta:

—Vive la République!

—Feu! dit la voix.

Une seconde décharge, pareille à une mitraille, s'abattit sur la barricade.

Le vieillard fléchit sur ses genoux, puis se redressa, laissa échapper le drapeau et tomba en arrière à la renverse sur le pavé, comme une planche, tout de son long et les bras en croix.

Des ruisseaux de sang coulèrent de dessous lui. Sa vieille tête, pâle et triste, semblait regarder le ciel.

Une de ces émotions supérieures à l'homme qui font qu'on oublie même de se défendre, saisit les insurgés, et ils s'approchèrent du cadavre avec une épouvante respectueuse.

—Quels hommes que ces régicides! dit Enjolras.

Courfeyrac se pencha à l'oreille d'Enjolras:

—Ceci n'est que pour toi, et je ne veux pas diminuer l'enthousiasme. Mais ce n'était rien moins qu'un régicide. Je l'ai connu. Il s'appelait le père Mabeuf. Je ne sais pas ce qu'il avait aujourd'hui. Mais c'était une brave ganache. Regarde-moi sa tête.

—Tête de ganache et cœur de Brutus, répondit Enjolras.

Puis il éleva la voix:

—Citoyens! ceci est l'exemple que les vieux donnent aux jeunes. Nous hésitions, il est venu! nous reculions, il a avancé! Voilà ce que ceux qui tremblent de vieillesse enseignent à ceux qui tremblent de peur! Cet aïeul est auguste devant la patrie. Il a eu une longue vie et une magnifique mort! Maintenant abritons le cadavre, que chacun de nous défende ce vieillard mort comme il défendrait son père vivant, et que sa présence au milieu de nous fasse la barricade imprenable!

Un murmure d'adhésion morne et énergique suivit ces paroles.

Enjolras se courba, souleva la tête du vieillard, et, farouche, le baisa au front, puis, lui écartant les bras, et maniant ce mort avec une précaution tendre, comme s'il eût craint de lui faire du mal, il lui ôta son habit, en montra à tous les trous sanglants, et dit:

—Voilà maintenant notre drapeau.

一同がコラント亭に到着して、防寨を作りはじめた時、マブーフ老人にはだれもほとんど注意を向ける者はいなかったが、老人はやはり一群の中に交じっていたのである。彼は居酒屋の階下の広間にはいって、勘定台の後ろに座を占めて、そこで言わば自分で自分を埋没さしてしまった。もはや何物をも見も考えもしていないかのようだった。クールフェーラックと他の数名の者は、二、三度彼のそばに寄ってゆき、危険を知らせ、帰ってゆくように勧めたが、彼にはその言葉も聞こえないかのようだった。人から話しかけられない時には、だれかに返事でもしてるように脣くちびるを動かしていたが、人が何とか言葉をかけると、その脣はすぐに動かなくなり、その目はもう死んだもののようになった。防寨ぼうさいが攻撃さるる数時間前から、ずっと一定の姿勢を保ったままで、両手の掌てのひらを両膝りょうひざにつき、絶壁の下をのぞき込むがように頭を前に差し出していた。どんなことがあっても彼はその姿勢を変えず、心は防寨の中にはないかのようだった。各人が戦闘位置についた時、その下の広間に残っているのはただ、柱に縛りつけられたジャヴェルと、サーベルを抜いてジャヴェルの番をしてるひとりの暴徒と、後はマブーフだけだった。攻撃のいっせい射撃があった時、彼はようやくその物音を耳にして我に返ったかのようで、突然立ち上がり、室へやを通りぬけ、アンジョーラが「だれも出ないか」と繰り返した時に、ちょうど居酒屋の入り口に現われていた。
彼の姿は一群の間に感動をひき起こした。ある者は叫んだ。「あれは投票者だ(訳者注 ルイ十六世の処刑に賛成の投票をした者)、国約議会員だ、人民の代表者だ!」
おそらくその声も、彼の耳にははいらなかったろう。
彼はまっすぐにアンジョーラの方へ進んで行った。暴徒らは深い畏敬いけいの念でその前に道を開いた。彼は惘然ぼうぜんとしてあとに退さがったアンジョーラの手から、軍旗を奪い取った。そしてだれもあえてそれを止めることも手伝うこともできないうちに、八十歳を越えたこの老人は、頭を打ち振り、しかも確乎かっこたる足取りで、防寨の中につけられてる舗石しきいしの段を徐々に上りはじめた。いかにも痛ましいまた壮大な光景であって、周囲の人々は叫んだ、「脱帽!」一段一段と上りゆく彼の姿は、恐ろしいありさまだった。その白い頭髪、老衰した顔、禿はげ上がって皺しわ寄った大きな額、深くくぼんだ目、驚いてるような開いた口、赤旗をささげてる年取った腕、それが闇やみの中から現われて、炬火たいまつのまっかな光の中に大きく照らし出された。九三年(一七九三年)の霊が恐怖時代の旗を手にして地から現われ出たのを、人々は見るような気がした。
彼が最後の一段を上りつめた時、すなわちこの揺らいでる恐ろしい幽霊が、種々のものを積み重ねた砦とりでの上に、目に見えない千二百の小銃を前にして立ち上がり、死よりも力強いかのように平然と死の面前につっ立った時、全防寨ぜんぼうさいは暗黒のうちにある超自然的な巨大な趣に変わった。
驚くべき事変の周囲に起こるような沈黙が落ちてきた。
その沈黙の中に、老人は赤旗を振って叫んだ。
「革命万歳! 共和万歳! 友愛、平等、および死!」
防寨の中にいた人々は、急いで祈祷きとうをする牧師のささやきに似たある低い早い言葉を聞いた。それはおそらく、街路の先端で規定どおりの勧告を行なってる警部の声であったろう。
それから、「何の味方か」と前に叫んだ同じ激しい声がまた叫んだ。
「おりろ!」
瞳ひとみには心乱れた痛ましい炎が輝いてい、色青ざめ荒々しい様子をしたマブーフ氏は、頭の上に軍旗をかざして繰り返した。
「共和万歳!」
「打て!」と声は言った。
榴霰弾りゅうさんだんのような第二回のいっせい射撃が、防寨ぼうさいの上に落ちかかった。
老人は膝ひざをついたが、また立ち上がり、軍旗を手から落とし、腕を組んで長々とあたかも一枚の板のように、後ろざまにあおむけに舗石しきいしの上に倒れた。
血潮は彼の下に流れた。色を失った悲しげな年取った顔は、空をながめてるがようであった。
我が身をまもることを忘れさせる人間以上のある感動に、暴徒らはとらえられた。彼らは恐懼きょうくの念をもってその死骸のまわりに集まった。
「弑虐人しいぎゃくにんら(訳者注 ルイ十六世を処刑せし国約議会員ら)は実に恐ろしい者どもだ!」とアンジョーラは言った。
クールフェーラックはアンジョーラの耳に口をよせてささやいた。
「これは君にだけの話だぜ、皆の熱誠を冷やしたくないから。あの老人は弑虐人ではない。僕は知ってる。マブーフ老人というんだ。今日はどうしてあんなことをしたのか僕にもわからない。無能な好人物だったがな。あの頭を見たまえ。」
「頭は無能でも、心はブルツス(訳者注 シーザーを刺した人)だ。」とアンジョーラは答えた。
それから彼は声をあげた。
「諸君、これは老人が青年に示した模範である。われわれが躊躇ちゅうちょしてる所に、彼は出てきた。われわれが後ろに隠れてるのに、彼は前に進んだ。老年に震える人が恐怖に震える者に与えた教訓である。この老人は祖国の前においては偉大なるものである。彼は長き生と赫々かっかくたる死とを得たのである。今やわれわれはその死屍しかばねを保護しようではないか。われわれは皆、生ける父をまもるがようにこの死せる老人をまもろうではないか。そして、われわれのうちに彼があることをもって、防寨ぼうさいを難攻不落のものたらしめようではないか!」
沈鬱ちんうつな力強い賛成のささやきが、その言葉に続いて起こった。
アンジョーラは身をかがめ、老人の頭をもたげ、猛然たる様子でその額に脣くちびるを当てた。それから彼は、死体の両腕を伸ばし、あたかもどこかを痛めはしないかと恐れるもののように細心な注意をしながら、その上衣をぬがせ、血のにじんだ多くの穴を皆に示しながら言った。
「今は、これこそわれわれの軍旗である。」

 

 

Chapitre III Gavroche aurait mieux fait d'accepter la carabine d'Enjolras

 

On jeta sur le père Mabeuf un long châle noir de la veuve Hucheloup. Six hommes firent de leurs fusils une civière, on y posa le cadavre, et on le porta, têtes nues, avec une lenteur solennelle, sur la grande table de la salle basse.

Ces hommes, tout entiers à la chose grave et sacrée qu'ils faisaient, ne songeaient plus à la situation périlleuse où ils étaient.

Quand le cadavre passa près de Javert toujours impassible, Enjolras dit à l'espion:

—Toi! tout à l'heure.

Pendant ce temps-là, le petit Gavroche, qui seul n'avait pas quitté son poste et était resté en observation, croyait voir des hommes s'approcher à pas de loup de la barricade. Tout à coup il cria:

—Méfiez-vous!

Courfeyrac, Enjolras, Jean Prouvaire, Combeferre, Joly, Bahorel, Bossuet, tous sortirent en tumulte du cabaret. Il n'était déjà presque plus temps. On apercevait une étincelante épaisseur de bayonnettes ondulant au-dessus de la barricade. Des gardes municipaux de haute taille, pénétraient, les uns en enjambant l'omnibus, les autres par la coupure, poussant devant eux le gamin qui reculait, mais ne fuyait pas.

L'instant était critique. C'était cette première redoutable minute de l'inondation, quand le fleuve se soulève an niveau de la levée et que l'eau commence à s'infiltrer par les fissures de la digue. Une seconde encore, et la barricade était prise.

Bahorel s'élança sur le premier garde municipal qui entrait et le tua à bout portant d'un coup de carabine; le second tua Bahorel d'un coup de bayonnette. Un autre avait déjà terrassé Courfeyrac qui criait: «À moi!» Le plus grand de tous, une espèce de colosse, marchait sur Gavroche la bayonnette en avant. Le gamin prit dans ses petits bras l'énorme fusil de Javert, coucha résolûment en joue le géant, et lâcha son coup. Rien ne partit. Javert n'avait pas chargé son fusil. Le garde municipal éclata de rire et leva la bayonnette sur l'enfant.

Avant que la bayonnette eût touché Gavroche, le fusil échappait des mains du soldat, une balle avait frappé le garde municipal au milieu du front et il tombait sur le dos. Une seconde balle frappait en pleine poitrine l'autre garde qui avait assailli Courfeyrac, et le jetait sur le pavé.

C'était Marius qui venait d'entrer dans la barricade.

マブーフ老人の死体の上には、ユシュルー上かみさんの長い黒い肩掛けがかぶせられた。六人の男の銃で担架たんかを作り、それに死体をのせ、皆脱帽して荘厳な徐行で、居酒屋の下の広間の大きなテーブルの上に運んでいった。
それらの人々は、現在行なってるおごそかな神聖な仕事に気を取られて、もう危険な地位にあることも忘れてしまっていた。
死体が、元のとおり平然としているジャヴェルのそばを通った時、アンジョーラは彼に言った。
「貴様の番もすぐだ。」
その間少年ガヴローシュは、ただひとり部署を去らずに見張りをしていたが、数名の男がひそかに防寨ぼうさいに近づいて来るらしいのを見た。突然彼は叫んだ。
「気をつけろ!」
クールフェーラック、アンジョーラ、ジャン・プルーヴェール、コンブフェール、ジョリー、バオレル、ボシュエ、およびその他の者が、どっと居酒屋から出てきた。ほとんど間に合いかねるほどだった。見ると、銃剣の密集したひらめきが防寨の上に押し寄せていた。長躯ちょうくの市民兵が侵入してきたのである。あるいは乗り合い馬車をまたぎ越え、あるいは防寨の切れ目からはいり込んで、逃げもしないで徐々に後退してる浮浪少年を追いつめていた。
危機一髪の場合だった。洪水の折り、河水が堤防とすれすれに高まってそのすき間からあふれはじめるのと同じ、恐るべき瞬間だった。も一秒後れていたら、防寨ぼうさいは奪われていたに違いない。
バオレルはまっさきにはいり込んできた市民兵におどりかかり、カラビン銃をさしつけて一発の下にそれを殺した。しかし彼は次の市民兵から銃剣で殺された。またクールフェーラックも、もひとりの兵に打ち倒されて、「きてくれ!」と叫んでいた。兵士のうちでも巨人のような一番大きな男が、銃剣をつき出しガヴローシュをめがけて進んできた。浮浪少年はその小さな胸にジャヴェルの大きな銃を持ち、決然とその大男をねらい、引き金を引いた。しかしそれは発火しなかった。ジャヴェルは銃に弾薬をこめていなかったのである。市民兵は大笑して、銃剣を彼の上にさしつけた。
しかるにその銃剣がガヴローシュの身に触れる前に、銃は兵士の手から落ちた。一発の弾が飛びきたって、彼の額のまんなかを貫き彼をあおむけにうち倒した。また第二の弾は、クールフェーラックに襲いかかっていた兵士の、胸の中央に命中して、それを舗石しきいしの上に仆たおした。
それは、ちょうど防寨の中にはいってきたマリユスの仕業しわざだった。

 

 

Chapitre IV Le baril de poudre

 

Marius, toujours caché dans le coude de la rue Mondétour, avait assisté à la première phase du combat, irrésolu et frissonnant. Cependant il n'avait pu résister longtemps à ce vertige mystérieux et souverain qu'on pourrirait nommer l'appel de l'abîme. Devant l'imminence du péril, devant la mort de M. Mabeuf, cette funèbre énigme, devant Bahorel tué, Courfeyrac criant: à moi! cet enfant menacé, ses amis à secourir ou à venger, toute hésitation s'était évanouie, et il s'était rué dans la mêlée ses deux pistolets à la main. Du premier coup il avait sauvé Gavroche et du second délivré Courfeyrac.

Aux coups de feu, aux cris des gardes frappés, les assaillants avaient gravi le retranchement, sur le sommet duquel on voyait maintenant se dresser plus d'à mi-corps, et en foule, des gardes municipaux, des soldats de la ligne, des gardes nationaux de la banlieue, le fusil au poing. Ils couvraient déjà plus des deux tiers du barrage, mais ils ne sautaient pas dans l'enceinte, comme s'ils balançaient, craignant quelque piège. Ils regardaient dans la barricade obscure comme on regarderait dans une tanière de lions. La lueur de la torche n'éclairait que les bayonnettes, les bonnets à poil et le haut des visages inquiets et irrités.

Marius n'avait plus d'armes, il avait jeté ses pistolets déchargés, mais il avait aperçu le baril de poudre dans la salle basse près de la porte.

Comme il se tournait à demi, regardant de ce côté, un soldat le coucha en joue. Au moment où le soldat ajustait Marius, une main se posa sur le bout du canon du fusil, et le boucha. C'était quelqu'un qui s'était élancé, le jeune ouvrier au pantalon de velours. Le coup partit, traversa la main, et peut-être aussi l'ouvrier, car il tomba, mais la balle n'atteignit pas Marius. Tout cela dans la fumée, plutôt entrevu que vu. Marius, qui entrait dans la salle basse, s'en aperçut à peine. Cependant il avait confusément vu ce canon de fusil dirigé sur lui et cette main qui l'avait bouché, et il avait entendu le coup. Mais dans des minutes comme celle-là, les choses qu'on voit vacillent et se précipitent, et l'on ne s'arrête à rien. On se sent obscurément poussé vers plus d'ombre encore, et tout est nuage.

Les insurgés, surpris, mais non effrayés, s'étaient ralliés. Enjolras avait crié: Attendez! ne tirez pas au hasard! Dans la première confusion en effet ils pouvaient se blesser les uns les autres. La plupart étaient montés à la fenêtre du premier étage et aux mansardes d'où ils dominaient les assaillants. Les plus déterminés, avec Enjolras, Courfeyrac, Jean Prouvaire et Combeferre, s'étaient fièrement adossés aux maisons du fond, à découvert et faisant face aux rangées de soldats et de gardes qui couronnaient la barricade.

Tout cela s'accomplit sans précipitation, avec cette gravité étrange et menaçante qui précède les mêlées. Des deux parts on se couchait en joue, à bout portant, on était si près qu'on pouvait se parler à portée de voix. Quand on fut à ce point où l'étincelle va jaillir, un officier en hausse-col et à grosses épaulettes étendit son épée et dit:

—Bas les armes!

—Feu! dit Enjolras.

Les deux détonations partirent en même temps, et tout disparut dans la fumée.

Fumée âcre et étouffante où se traînaient, avec des gémissements faibles et sourds, des mourants et des blessés.

Quand la fumée se dissipa, on vit des deux côtés les combattants, éclaircis, mais toujours aux mêmes places, qui rechargeaient les armes en silence.

Tout à coup, on entendit une voix tonnante qui criait:

—Allez-vous-en, ou je fais sauter la barricade!

Tous se retournèrent du côté d'où venait la voix.

Marius était entré dans la salle basse, y avait pris le baril de poudre, puis il avait profité de la fumée et de l'espèce de brouillard obscur qui emplissait l'enceinte retranchée, pour se glisser le long de la barricade jusqu'à cette cage de pavés où était fixée la torche. En arracher la torche, y mettre le baril de poudre, pousser la pile de pavés sous le baril, qui s'était sur-le-champ défoncé, avec une sorte d'obéissance terrible, tout cela avait été pour Marius le temps de se baisser et de se relever; et maintenant tous, gardes nationaux, gardes municipaux, officiers, soldats, pelotonnés à l'autre extrémité de la barricade, le regardaient avec stupeur le pied sur les pavés, la torche à la main, son fier visage éclairé par une résolution fatale, penchant la flamme de la torche vers ce monceau redoutable où l'on distinguait le baril de poudre brisé, et poussant ce cri terrifiant:

—Allez-vous-en, ou je fais sauter la barricade!

Marius sur cette barricade après l'octogénaire, c'était la vision de la jeune révolution après l'apparition de la vieille.

—Sauter la barricade! dit un sergent, et toi aussi!

Marius répondit:

—Et moi aussi.

Et il approcha la torche du baril de poudre.

Mais il n'y avait déjà plus personne sur le barrage. Les assaillants, laissant leurs morts et leurs blessés, refluaient pêle-mêle et en désordre vers l'extrémité de la rue et s'y perdaient de nouveau dans la nuit. Ce fut un sauve-qui-peut.

La barricade était dégagée.

マリユスは、しばらくモンデトゥール街の角かどに隠れて、戦いの最初の光景を見ながら、なお決断しかねて身を震わしていた。けれども、深淵しんえんの呼び声とも言うべき神秘な荘厳な眩惑げんわくに、彼は長く抵抗することができなかった。切迫してる危機、悲愴ひそうな謎なぞたるマブーフ氏の死、殺されたバオレル、「きてくれ!」と叫んでるクールフェーラック、追いつめられてる少年、それを助けあるいはその讐あだを報ぜんとしている友人ら、それらを眼前に見ては、あらゆる躊躇ちゅうちょの情も消え失せてしまい、二梃にちょうのピストルを手にして混戦のうちにおどり込んだ。そして第一発でガヴローシュを助け、第二発でクールフェーラックを救ったのである。
銃火と打たれた兵士らの叫びとを聞いて、襲撃兵らは砦とりでをよじ上った。今やその頂には、市民兵や戦列兵や郊外の国民兵らが、銃を手にし半身を乗り出して、群がってるのが見られた。彼らは既に三分の二以上を占領していたが、何か陥穽かんせいを恐れて躊躇してるかのように、中へは飛び込んでこなかった。そして獅子ししの洞穴どうけつでものぞくように、暗い防寨ぼうさいの中をのぞき込んでいた。炬火たいまつの光は、その銃剣と毛帽と不安ないら立った顔の上部とだけを照らしていた。
マリユスはもはや武器を持っていなかった。彼は発射し終わったピストルを投げ捨てていた。しかしふと、居酒屋の広間の入り口にある火薬の樽たるを見つけた。
彼がその方に目をつけて半ば身をめぐらした時、ひとりの兵士が彼をねらった。しかしいよいよ、マリユスの上にねらいを定めた時、一本の手がその銃口を押さえてふさいだ。それは飛び出してきたひとりの者の仕業しわざで、ビロードのズボンをはいたあの年若い労働者だった。弾は発射され、その手を貫き、また労働者が倒れたところをみるとその他の個所をも貫いたらしかったが、しかしマリユスにはあたらなかった。すべてそれらのことは、煙の中でちらとわかっただけで、はっきり見えたのではない。下の広間にはいったマリユスも、ほとんど気づかなかったほどである。けれども彼は、自分の上に向けられた銃口とそれをふさいだ手とだけは、ぼんやり認めることができ、また発射の音だけは聞くことができた。しかしかかる際にあっては、目に止まる事物も瞬時に起こりたちまちに変転するもので、一事に気をとどめることはできない。人はなおいっそう暗黒なるものの方へとせき立てられる気がして、すべてはただ靄もやのうちに包まれる。
暴徒らは不意を打たれたがなお辟易へきえきせず、再び隊伍たいごを整えていた。アンジョーラは叫んだ、「待て! むやみに打つな!」実際彼らは、最初の混乱のうちに同志打ちをしないとも限らなかった。多くの者は、二階の窓や屋根裏の窓に上ってゆき、そこから襲撃軍を眼下にした。また最も決然たる者らは、アンジョーラとクールフェーラックとジャン・ブルーヴェールとコンブフェールとともに、傲然ごうぜんと背面の人家を背にして、防寨ぼうさいの上に並んでる兵士や民兵の面前に身を曝さらした。
すべてそれらのことは、混戦の前における異様な恐ろしい荘重さをもって、平然となされたのである。両軍は互いに銃をさしつけてねらい合い、互いに話し合えるほど間近に対峙たいじした。かくてまさに火花が散らんとした時、首当てと大きな肩章とをつけたひとりの将校が、剣をさし出して言った。
「降伏しろ!」
「打て!」とアンジョーラは言った。
両方から同時にいっせい射撃が起こった。そしてすべては煙の中に葬られた。
息をつまらせるばかりのはげしい辛からい煙で、その中には瀕死ひんしの者や負傷した者らが横たわって、弱い低いうなり声を発した。
煙が散ってからながめると、両軍とも人数がまばらになっていたけれども、なお同じ位置にふみ止まって、黙々のうちに再び銃に弾をこめていた。
すると突然、一つの声が響き渡って叫んだ。
「退け、防寨を爆破させるぞ!」
すべての者はその声の方にふり向いた。
マリユスは広間にはいり、そこにある火薬の樽たるを取り上げ、それから射撃の煙と砦とりでのうちに立ちこめてる暗い靄もやとに乗じて、防寨ぼうさいに沿って忍んでゆき、舗石しきいしで囲った炬火たいまつがともされてる所まで達したのだった。そして炬火を引きぬき、そこに火薬の樽を置き、積み重った舗石をその下に押しやると、直ちに樽は恐ろしくも彼の意のままに底がぬけた。それだけのことを、マリユスはただ身をかがめてまた立ち上がるまでの瞬間にしてしまったのである。そして今や、国民兵も市民兵も将校も兵士も、皆防寨の一端に集まって、茫然ぼうぜんとしてマリユスをながめた。マリユスは舗石の上をふまえ、炬火を手にし、最後の決心に輝いたおごそかな顔をもたげ、こわれた火薬の樽が見えてる恐るべき堆積物の方へ炬火の炎をさしつけ、人を慄然りつぜんたらしむる叫びを発したのである。
「退け、防寨を爆発させるぞ!」
マブーフ老人のあとに防寨の上につっ立ったマリユスこそは、老いたる革命の霊の後に現われた革命の霊であった。
「爆発さしてみろ!」とひとりの軍曹が言った。「きさまもいっしょだぞ!」
マリユスは答えた。
「むろん俺おれもいっしょだ。」
そして彼は炬火を火薬の樽に近づけた。
しかしその時にはもう、砦の上にはだれもいなかった。襲撃軍は死者と負傷者とを遺棄したまま、列を乱し混乱して街路の先端に退却し、再び闇夜やみよのうちに見えなくなってしまった。先を争う潰走かいそうだった。
防寨ぼうさいは回復された。

 

 

Chapitre V Fin des vers de Jean Prouvaire

 

Tous entourèrent Marius. Courfeyrac lui sauta au cou.

—Te voilà!

—Quel bonheur! dit Combeferre.

—Tu es venu à propos! fit Bossuet.

—Sans toi j'étais mort! reprit Courfeyrac.

—Sans vous j'étais gobé! ajouta Gavroche.

Marius demanda:

—Où est le chef?

—C'est toi, dit Enjolras.

Marius avait eu toute la journée une fournaise dans le cerveau, maintenant c'était un tourbillon. Ce tourbillon qui était en lui lui faisait l'effet d'être hors de lui et de l'emporter. Il lui semblait qu'il était déjà à une distance immense de la vie. Ses deux lumineux mois de joie et d'amour aboutissant brusquement à cet effroyable précipice, Cosette perdue pour lui, cette barricade, M. Mabeuf se faisant tuer pour la République, lui-même chef d'insurgés, toutes ces choses lui paraissaient un cauchemar monstrueux. Il était obligé de faire un effort d'esprit pour se rappeler que tout ce qui l'entourait était réel. Marius avait trop peu vécu encore pour savoir que rien n'est plus imminent que l'impossible, et que ce qu'il faut toujours prévoir, c'est l'imprévu. Il assistait à son propre drame comme à une pièce qu'on ne comprend pas.

Dans cette brume où était sa pensée, il ne reconnut pas Javert qui, lié à son poteau, n'avait pas fait un mouvement de la tête pendant l'attaque de la barricade et qui regardait s'agiter autour de lui la révolte avec la résignation d'un martyr et la majesté d'un juge. Marius ne l'aperçut même pas.

Cependant les assaillants ne bougeaient plus, on les entendait marcher et fourmiller au bout de la rue, mais ils ne s'y aventuraient pas, soit qu'ils attendissent des ordres, soit qu'avant de se ruer de nouveau sur cette imprenable redoute, ils attendissent des renforts. Les insurgés avaient posé des sentinelles, et quelques-uns qui étaient étudiants en médecine s'étaient mis à panser les blessés.

On avait jeté les tables hors du cabaret à l'exception de deux tables réservées à la charpie et aux cartouches, et de la table où gisait le père Mabeuf; on les avait ajoutées à la barricade, et on les avait remplacées dans la salle basse par les matelas des lits de la veuve Hucheloup et des servantes. Sur ces matelas on avait étendu les blessés. Quant aux trois pauvres créatures qui habitaient Corinthe, on ne savait ce qu'elles étaient devenues. On finit pourtant par les retrouver cachées dans la cave.

Une émotion poignante vint assombrir la joie de la barricade dégagée.

On fit l'appel. Un des insurgés manquait. Et qui? Un des plus chers, un des plus vaillants. Jean Prouvaire. On le chercha parmi les blessés, il n'y était pas. On le chercha parmi les morts, il n'y était pas. Il était évidemment prisonnier.

Combeferre dit à Enjolras:

—Ils ont notre ami; mais nous avons leur agent. Tiens-tu à la mort de ce mouchard?

—Oui, répondit Enjolras, mais moins qu'à la vie de Jean Prouvaire.

Ceci se passait dans la salle basse près du poteau de Javert.

—Eh bien, reprit Combeferre, je vais attacher mon mouchoir à ma canne, et aller en parlementaire leur offrir de leur donner leur homme pour le nôtre.

—Écoute, dit Enjolras en posant sa main sur le bras de Combeferre.

Il y avait au bout de la rue un cliquetis d'armes significatif.

On entendit une voix mâle crier:

—Vive la France! vive l'avenir!

On reconnut la voix de Prouvaire.

Un éclair passa et une détonation éclata.

Le silence se refit.

—Ils l'ont tué, s'écria Combeferre.

Enjolras regarda Javert et lui dit:

—Tes amis viennent de te fusiller.

人々は皆マリユスのまわりに集まった。クールフェーラックは彼の首に飛びついた。
「君がきたのか!」
「実にいい具合だった!」とコンブフェールは言った。
「いい時にきあわした!」とボシュエは言った。
「君がいなけりゃ僕は殺されるところだった!」とクールフェーラックはまた言った。
「お前がいなけりゃ俺おれはやられちゃった!」とガヴローシュは言い添えた。
マリユスは尋ねた。
「首領はどこにいる?」
「首領は君だ。」とアンジョーラは言った。
マリユスの頭の中は、朝から溶炉のようになっていたが、今では旋風のようになっていた。彼の中にあったその旋風は、あたかも彼の外部にあって彼を吹き去ってるかのようだった。彼は既に人生から無限の距離に吹きやられてるような気がした。突然恐ろしい断崖だんがいに終わった喜悦と愛との輝かしい二カ月、失ってしまったコゼット、防寨、共和のために身をささげたマブーフ氏、反徒の首領となった自分の身、すべてそれらのことは奇怪な悪夢のように思われた。今周囲の万事が現実であることを知るためには、心意の努力をしなければならなかった。マリユスは人生の経験があまりに少ないので、最も緊急なのは不可能事であるということを知らず、常に予期しなければならないのは意外事であるということを知らなかった。彼はあたかも不可解な一編の劇を見るように、自分自身の劇を見ていた。
かく彼は、頭が靄もやのうちに包まれていたので、ジャヴェルの顔を見分けることができなかった。ジャヴェルは柱に縛られたまま、防寨ぼうさいが攻撃されてる間頭一つ動かさず、殉教者のような忍従と審判者のような威厳とで、周囲にわき立ってる反乱をながめていた。マリユスは彼の存在に気づきもしなかった。
その間、襲撃者の方には動く気色けしきもなかった。ただ街路の先端に群がってる足音だけは聞こえていたが、進んできはしなかった。あるいは命令を待っていたのか、あるいはその不落の角面堡かくめんほうに再び襲いかかる前に、援兵を待っていたのであろう。暴徒の方は哨兵しょうへいを出し、また数名の医学校の生徒らは負傷者の手当てをはじめた。
綿撒糸めんざんしと弾薬とをのせた二つのテーブルと、マブーフ老人の死体がのってる一つのテーブルとを除いて、すべてのテーブルは居酒屋の外に投げ出され、防寨に積まれた。その代わりとして、下の広間では、ユシュルー上かみさんとふたりの女中との蒲団ふとんを持ち出して、その上に負傷者らを寝かした。あわれなその三人の女については、どうなったかだれも知らなかった。けれども後に見いだされたところによると、彼女らは窖あなぐらの中に隠れていた。
やがて痛切なる一つの感情が、防寨を回復した喜びの念を暗くした。
点呼を行なうと、仲間の人数がひとり足りなかった。しかもだれであったか。それは最も貴重なまた最も勇敢な者のひとりたる、ジャン・プルーヴェールだった。負傷者のうちをさがしたが見当たらなかった。戦死者のうちをさがしたが見当たらなかった。彼は捕虜になったに相違なかった。
コンブフェールはアンジョーラに言った。
「彼らはわれわれの友人を捕えている、しかしわれわれの手にも向こうのひとりがはいっている。君はこの間諜スパイを殺すつもりか。」
「そうだ、」とアンジョーラは答えた、「しかしジャン・プルーヴェールの生命には代えられない。」
その話は下の室で、ジャヴェルが縛られてる柱のすぐ傍そばでかわされた。
「それでは、」とコンブフェールは言った、「僕が杖つえの先にハンカチをつけて、軍使となってゆき、人質を取り代えてこよう。」
「ちょっと!」とアンジョーラは言いながら、コンブフェールの腕に手を置いた。
街路の先端に、意味ありげな武器の音がしたのである。
そして一つの勇壮な叫び声が聞こえた。
「フランス万歳! 未来万歳!」
それは覚えのあるプルーヴェールの声だった。
一閃いっせんの光が見えて、発射の音が響いた。
皆静まり返った。
「彼を殺したのだ!」とコンブフェールは叫んだ。
アンジョーラはじっとジャヴェルを見て、そして言った。
「きさまの仲間が今きさまを銃殺したんだぞ。」

 

 

Chapitre VI L'agonie de la mort après l'agonie de la vie

 

Une singularité de ce genre de guerre, c'est que l'attaque des barricades se fait presque toujours de front, et qu'en général les assaillants s'abstiennent de tourner les positions, soit qu'ils redoutent des embuscades, soit qu'ils craignent de s'engager dans des rues tortueuses. Toute l'attention des insurgés se portait donc du côté de la grande barricade qui était évidemment le point toujours menacé et où devait recommencer infailliblement la lutte. Marius pourtant songea à la petite barricade et y alla. Elle était déserte et n'était gardée que par le lampion qui tremblait entre les pavés. Du reste la ruelle Mondétour et les embranchements de la Petite-Truanderie et du Cygne étaient profondément calmes.

Comme Marius, l'inspection faite, se retirait, il entendit son nom prononcé faiblement dans l'obscurité:

—Monsieur Marius!

Il tressaillit, car il reconnut la voix qui l'avait appelé deux heures auparavant à travers la grille de la rue Plumet.

Seulement cette voix maintenant semblait n'être plus qu'un souffle.

Il regarda autour de lui et ne vit personne.

Marius crut s'être trompé, et que c'était une illusion ajoutée par son esprit aux réalités extraordinaires qui se heurtaient autour de lui. Il fit un pas pour sortir de l'enfoncement reculé où était la barricade.

—Monsieur Marius! répéta la voix.

Cette fois il ne pouvait douter, il avait distinctement entendu; il regarda, et ne vit rien.

—À vos pieds, dit la voix.

Il se courba et vit dans l'ombre une forme qui se traînait vers lui. Cela rampait sur le pavé. C'était cela qui lui parlait.

Le lampion permettait de distinguer une blouse, un pantalon de gros velours déchiré, des pieds nus, et quelque chose qui ressemblait à une mare de sang. Marius entrevit une tête pâle qui se dressait vers lui et qui lui dit:

—Vous ne me reconnaissez pas?

—Non.

—Éponine.

Marius se baissa vivement. C'était en effet cette malheureuse enfant. Elle était habillée en homme.

—Comment êtes-vous ici? que faites-vous là?

—Je meurs, lui dit-elle.

Il y a des mots et des incidents qui réveillent les êtres accablés. Marius s'écria comme en sursaut:

—Vous êtes blessée! Attendez, je vais vous porter dans la salle. On va vous panser. Est-ce grave? comment faut-il vous prendre pour ne pas vous faire mal? où souffrez-vous? Du secours! mon Dieu! Mais qu'êtes-vous venue faire ici?

Et il essaya de passer son bras sous elle pour la soulever.

En la soulevant il rencontra sa main.

Elle poussa un cri faible.

—Vous ai-je fait mal? demanda Marius.

—Un peu.

—Mais je n'ai touché que votre main.

Elle leva sa main vers le regard de Marius, et Marius au milieu de cette main vit un trou noir.

—Qu'avez-vous donc à la main? dit-il.

—Elle est percée.

—Percée!

—Oui.

—De quoi?

—D'une balle.

—Comment?

—Avez-vous vu un fusil qui vous couchait en joue?

—Oui, et une main qui l'a bouché.

—C'était la mienne.

Marius eut un frémissement:

—Quelle folie! Pauvre enfant! Mais tant mieux, si c'est cela, ce n'est rien. Laissez-moi vous porter sur un lit. On va vous panser, on ne meurt pas d'une main percée.

Elle murmura:

—La balle a traversé la main, mais elle est sortie par le dos. C'est inutile de m'ôter d'ici. Je vais vous dire comment vous pouvez me panser, mieux qu'un chirurgien. Asseyez-vous près de moi sur cette pierre.

Il obéit; elle posa sa tête sur les genoux de Marius, et, sans le regarder, elle dit:

—Oh! que c'est bon! Comme on est bien! Voilà! Je ne souffre plus.

Elle demeura un moment en silence, puis elle tourna son visage avec effort et regarda Marius.

—Savez-vous, monsieur Marius? Cela me taquinait que vous entriez dans ce jardin, c'était bête, puisque c'était moi qui vous avais montré la maison, et puis enfin je devais bien me dire qu'un jeune homme comme vous....

Elle s'interrompit, et, franchissant les sombres transitions qui étaient sans doute dans son esprit, elle reprit avec un déchirant sourire:

—Vous me trouviez laide, n'est-ce pas?

Elle continua:

—Voyez-vous, vous êtes perdu! Maintenant personne ne sortira de la barricade. C'est moi qui vous ai amené ici, tiens! Vous allez mourir. J'y compte bien. Et pourtant, quand j'ai vu qu'on vous visait, j'ai mis la main sur la bouche du canon de fusil. Comme c'est drôle! Mais c'est que je voulais mourir avant vous. Quand j'ai reçu cette balle, je me suis traînée ici, on ne m'a pas vue, on ne m'a pas ramassée. Je vous attendais, je disais: Il ne viendra donc pas? Oh! si vous saviez, je mordais ma blouse, je souffrais tant! Maintenant je suis bien. Vous rappelez-vous le jour où je suis entrée dans votre chambre et où je me suis mirée dans votre miroir, et le jour où je vous ai rencontré sur le boulevard près des femmes en journée? Comme les oiseaux chantaient! Il n'y a pas bien longtemps. Vous m'avez donné cent sous, et je vous ai dit: Je ne veux pas de votre argent. Avez-vous ramassé votre pièce au moins? Vous n'êtes pas riche. Je n'ai pas pensé à vous dire de la ramasser. Il faisait beau soleil, on n'avait pas froid. Vous souvenez-vous, monsieur Marius? Oh! je suis heureuse! Tout le monde va mourir.

Elle avait un air insensé, grave et navrant. Sa blouse déchirée montrait sa gorge nue. Elle appuyait en parlant sa main percée sur sa poitrine où il y avait un autre trou, et d'où il sortait par instants un flot de sang comme le jet de vin d'une bonde ouverte.

Marius considérait cette créature infortunée avec une profonde compassion.

—Oh! reprit-elle tout à coup, cela revient. J'étouffe!

Elle prit sa blouse et la mordit, et ses jambes se raidissaient sur le pavé.

En ce moment la voix de jeune coq du petit Gavroche retentit dans la barricade. L'enfant était monté sur une table pour charger son fusil et chantait gaîment la chanson alors si populaire:

En voyant Lafayette,
Le gendarme répète:
Sauvons-nous! sauvons-nous! sauvons-nous!

Éponine se souleva, et écouta, puis elle murmura:

—C'est lui.

Et se tournant vers Marius:

—Mon frère est là. Il ne faut pas qu'il me voie. Il me gronderait.

—Votre frère? demanda Marius qui songeait dans le plus amer et le plus douloureux de son cœur aux devoirs que son père lui avait légués envers les Thénardier, qui est votre frère?

—Ce petit.

—Celui qui chante?

—Oui.

Marius fit un mouvement.

—Oh! ne vous en allez pas! dit-elle, cela ne sera pas long à présent.

Elle était presque sur son séant, mais sa voix était très basse et coupée de hoquets. Par intervalles le râle l'interrompait. Elle approchait le plus qu'elle pouvait son visage du visage de Marius. Elle ajouta avec une expression étrange:

—Écoutez, je ne veux pas vous faire une farce. J'ai dans ma poche une lettre pour vous. Depuis hier. On m'avait dit de la mettre à la poste. Je l'ai gardée. Je ne voulais pas qu'elle vous parvînt. Mais vous m'en voudriez peut-être quand nous allons nous revoir tout à l'heure. On se revoit, n'est-ce pas? Prenez votre lettre.

Elle saisit convulsivement la main de Marius avec sa main trouée, mais elle semblait ne plus percevoir la souffrance. Elle mit la main de Marius dans la poche de sa blouse. Marius y sentit en effet un papier.

—Prenez, dit-elle.

Marius prit la lettre.

Elle fit un signe de satisfaction et de consentement.

—Maintenant pour ma peine, promettez-moi....

Et elle s'arrêta.

—Quoi? demanda Marius.

—Promettez-moi!

—Je vous promets.

—Promettez-moi de me donner un baiser sur le front quand je serai morte.—Je le sentirai.

Elle laissa retomber sa tête sur les genoux de Marius et ses paupières se fermèrent. Il crut cette pauvre âme partie. Éponine restait immobile; tout à coup, à l'instant où Marius la croyait à jamais endormie, elle ouvrit lentement ses yeux où apparaissait la sombre profondeur de la mort, et lui dit avec un accent dont la douceur semblait déjà venir d'un autre monde:

—Et puis, tenez, monsieur Marius, je crois que j'étais un peu amoureuse de vous.

Elle essaya encore de sourire et expira.

 

この種の戦いの一特色は、防寨ぼうさいがほとんど常に正面からばかり攻撃されることであって、またたいてい攻撃者らは、あるいは伏兵を恐れてか、あるいは曲がりくねった街路に迷い込むことを気使ってか、迂回うかいを避けることである。それで反徒らの注意もすべて大きい防寨の方へ向けられていた。明らかにそここそ常に脅かされてる地点であって、必ずや再び戦いが始まるに違いない地点であった。けれどもマリユスは、小さい防寨のことを考えて、その方へ行ってみた。そこにはだれもいず、ただ舗石しきいしの間にまたたいてる豆ランプの光だけが番をしていた。それからまた、モンデトゥール街も、それに開いてるプティート・トリュアンドリー街とシーニュ街も、ひっそりと静まり返っていた。
マリユスが視察を終えて引き返してこようとした時、闇やみの中から自分の名を呼ぶ弱々しい声が聞こえた。
「マリユスさん!」
彼は身を震わした。それは聞き覚えのある声で、二時間前にプリューメ街の鉄門から呼ばわった声であった。
ただその声も、今はわずかに息の音ねくらいの弱さになっていた。
マリユスはあたりを見回したが、だれの姿も見えなかった。
彼は自分の気の迷いだと思った。周囲にわき上がった異常な現実に自分の頭から出た幻が加わったのだと思った。そして防寨ぼうさいの奥まった場所から出ようとして一歩運んだ。
「マリユスさん!」とまた声がした。
こんどはもう疑う余地はなかった。彼ははっきりとその声を耳にした。しかし見回してみたが何も見えなかった。
「あなたの足のところです。」とその声は言った。
身をかがめて見ると、一つの影が自分の方へ寄ってきつつあった。それは鋪石しきいしの上をはっていた。呼びかけたのはそれだった。
豆ランプの光にすかし見ると、だぶだぶの上衣と裂けた粗未なビロードのズボンと、靴くつもはいていない足と、血潮のたまりみたいなものとが、目にはいった。ようやく認めらるる青白い顔が彼の方へ伸び上がって言った。
「あなたあたしがわかりますか。」
「いいや。」
「エポニーヌですよ。」
マリユスは急に身をかがめた。実際それはあの不幸な娘だった。彼女は男の姿を装っていた。
「どうしてここへきたんだ? 何をしていた?」
「あたしもう死にます。」と彼女は言った。
重荷に圧倒されてる人をも呼びさますほどの言葉と事件とが世にはある。マリユスは飛び上がるようにして叫んだ。
「傷を負ってるね! 待て、室へやの中に連れてってやろう。手当てをしてもらうといい。傷は重いのか。どういうふうにかかえたら痛くない? どこが痛む? ああどうしたら? だがいったい何しにここへきたんだ?」
そして彼は、腕を彼女の下に入れて助け起こそうとした。
そうしながら彼女の手に触れた。
彼女は弱い声を立てた。
「痛かった?」とマリユスは尋ねた。
「ええ少し。」
「でも手にさわったばかりだが。」
彼女はマリユスの目の方へ手をあげた。見ると手のまんなかに黒い穴があいていた。
「手をどうしたんだ。」と彼は言った。
「突き通されたのよ。」
「突き通された!」
「ええ。」
「何で?」
「弾たまで。」
「どうして?」
「あなたをねらった鉄砲があったのを、あなたは見て?」
「見た、それからその銃口を押さえた手も。」
「あたしの手よ。」。
マリユスは駭然がいぜんとした。
「なんて乱暴な! かわいそうに! だがまあよかった、それだけのことなら何でもない。僕に任せるがいい、寝床に連れてってやるから。包帯をしてもらってやろう。手を貫かれたくらいで死にはしない。」
彼女はかすかに言った。
「弾たまは手を突き通して、背中へぬけたのよ。ここからあたしを外へ連れてってもだめ。あたしほんとは、お医者よりあなたの看護の方がいいの。あたしの傍そばにこの石の上にすわって下さいな。」
彼はその言葉に従った。彼女は彼の膝ひざの上に頭をのせ、その顔から目をそらして言った。
「ああ、ありがたい。ほんとによくなった。もうこれであたし苦しかない。」
彼女はちょっと口をつぐんだ。それからようやくに顔をめぐらしてマリユスをながめた。
「ねえ、マリユスさん、あなたがあの庭にはいるのがあたしはいやだったのよ。ばかげてるわね。あの家をあなたに教えたのはあたしだったもの。それにまたあたしはこう考える方が本当だったかも知れないわ、あなたのような若い方は……。」
彼女は言葉を切った。そして確かに頭の中にあった暗い思いを一転して、痛ましい微笑を浮かべながら言った。
「あなたあたしを不綺麗ぶきりょうな女だと思ったでしょう、そうじゃなくて?」
彼女は続けて言った。
「ねえ、あなたはもう助からない! 今となってはだれも防寨ぼうさいから出られはしないわ。あなたをここへ呼んだのはあたしよ。あなたはどうせ間もなく死ぬにきまってるわ。あたしそれをちゃんと知ってるの。だけど、人があなたをねらうのを見た時、あたしはその鉄砲の口に手をあてたわ。ほんとに変ね。でもあなたより先に死にたかったからよ。弾たまを受けた時、あたしはここまではってきたの。だれにも見つからず、だれからも助けられなかった。あたしあなたを待ってたわ。きなさらないのかしら、とも思ったの。あああたしは、上衣をかみしめたり、どんなに苦しんだでしょう。でも今はもう何ともない。あなたは覚えていて? あたしがあなたの室へやにはいって鏡に顔を映してみたあの日のこと、それからまた、日雇ひやとい女おんなたちのそばで大通りであなたに会った日のことも。小鳥が歌ってたわ。そう長い前のことでもないわ。あなたはあたしに百スー(五フラン)下すったわね。あなたのお金なんかほしいんじゃない、とあたしは言ったでしょう。あなたせめてあの金を拾ったでしょうね。あなたは金持ちじゃないんだもの。あたしあの金を拾いなさいとあなたに言うのを忘れたのよ。日が照っていて、寒くはなかったわね。マリユスさん、あなた思い出して? おおあたしほんとにうれしい。みな死んでしまうんだわ。」
彼女の様子は、気も狂わんばかりで、しかもまじめで悲痛だった。裂けた上衣からはあらわな喉元のどもとが見えていた。口をききながら射貫かれた手を胸に当てていたが、そこにもも一つ穴があいていて、開いた樽たるから葡萄酒ぶどうしゅがほとばしり出るように刻々に血潮が流れ出ていた。
マリユスはそのあわれな女を、深い惻隠そくいんの情で見守っていた。
「ああ、」と突然彼女は言った、「また始まった。息がつまりそう!」
彼女は上衣をつかんで歯で食いしめた。その両膝りょうひざは舗石しきいしの上に固くなっていた。
その時、少年ガヴローシュの若々しい声が防寨ぼうさいの中に響いた。彼は銃に弾たまをこめるためにテーブルの上に上がり、当時よくはやっていた小唄こうたを快活に歌ったのである。

ラファイエットの姿を見、
憲兵どもはくり返す、
逃げろ、逃げろ、逃げろ!

エポニーヌは身を起こして耳を澄ました。それからつぶやいた。「そうだ。」
そしてマリユスの方を向いて言った。
「弟がきてるのよ。見つかっては困るわ。文句を言うに違いないから。」
「弟だって?」とマリユスは尋ねた。彼は心の底の最も苦しい悲しい奥で、父から遺言されたテナルディエ一家の者に対する義務のことを考えていたのである。「弟というのはどの男だ?」
「あの子供よ。」
「歌を歌ってるあの子供?」
「ええ。」
マリユスは身を動かした。
「ああ行ってはいや!」と彼女は言った、「もうあたし長くもたないから。」
彼女はほとんど半身を起こしていた。しかしその声はごく低くて、吃逆しゃくりに途切れていた。間を置いては時々、死にぎわのあえぎが口をきくのを妨げた。彼女はできるだけ近く自分の顔をマリユスの顔に寄せていた。そして異様な表情をして言い添えた。
「聞いて下さいな、あたしあなたをだますのはきらいだから。ポケットの中に、あなたあての手紙を持ってるのよ。昨日きのうからよ。郵便箱に入れてくれと頼まれたのを、取って置いたのよ。あなたに届くのがいやだったから。だけど、あとでまた会う時、あなたから怒おこられるかも知れないと思ったの。また会えるのね。あの世で。手紙を取って下さいな。」
彼女は穴のあいた手で、痙攣けいれん的にマリユスの手をつかんだ。もう痛みをも感じていないらしかった。そしてマリユスの手を自分の上衣ポケットにさし入れさした。マリユスは果たしてそこに紙があるのを感じた。
「取って下さい。」と彼女は言った。
マリユスは手紙を取った。
彼女は安心と満足との様子をした。
「さあその代わりに、約束して下さいな……。」
そして彼女は言葉を切った。
「何を?」とマリユスは尋ねた。
「約束して下さい!」
「ああ約束する。」
「あたしが死んだら、あたしの額に接吻キスしてやると、約束して下さい。……死んでもわかるでしょうから。」
彼女はまた頭をマリユスの膝ひざの上に落とし、眼瞼まぶたを閉じた。彼はもうそのあわれな魂が去ったと思った。エポニーヌはじっと動かなかった。すると突然、もう永久に眠ったのだとマリユスが思った瞬間、彼女は静かに、死の深い影が宿ってる目を見開いた。そして他界から来るかと思われるようなやさしい調子で彼に言った。
「そして、ねえ、マリユスさん、あたしいくらかあなたを慕ってたように思うの。」
彼女はも一度ほほえもうとした。そして息絶えた。

 

 

Chapitre VII Gavroche profond calculateur des distances

 

Marius tint sa promesse. Il déposa un baiser sur ce front livide où perlait une sueur glacée. Ce n'était pas une infidélité à Cosette; c'était un adieu pensif et doux à une malheureuse âme.

Il n'avait pas pris sans un tressaillement la lettre qu'Éponine lui avait donnée. Il avait tout de suite senti là un événement. Il était impatient de la lire. Le cœur de l'homme est ainsi fait, l'infortunée enfant avait à peine fermé les yeux que Marius songeait à déplier ce papier. Il la reposa doucement sur la terre et s'en alla. Quelque chose lui disait qu'il ne pouvait lire cette lettre devant ce cadavre.

Il s'approcha d'une chandelle dans la salle basse. C'était un petit billet plié et cacheté avec ce soin élégant des femmes. L'adresse était d'une écriture de femme et portait:

—À monsieur, monsieur Marius Pontmercy, chez M. Courfeyrac, rue de la Verrerie, nº 16.

Il défit le cachet, et lut:

«Mon bien-aimé, hélas! mon père veut que nous partions tout de suite. Nous serons ce soir rue de l'Homme-Armé, nº 7. Dans huit jours nous serons à Londres. COSETTE, 4 juin.»

Telle était l'innocence de ces amours que Marius ne connaissait même pas l'écriture de Cosette.

Ce qui s'était passé peut être dit en quelques mots. Éponine avait tout fait. Après la soirée du 3 juin, elle avait eu une double pensée, déjouer les projets de son père et des bandits sur la maison de la rue Plumet, et séparer Marius de Cosette. Elle avait changé de guenilles avec le premier jeune drôle venu qui avait trouvé amusant de s'habiller en femme pendant qu'Éponine se déguisait en homme. C'était elle qui au Champ de Mars avait donné à Jean Valjean l'avertissement expressif: Déménagez. Jean Valjean était rentré en effet et avait dit à Cosette: Nous partons ce soir et nous allons rue de l'Homme-Armé avec Toussaint. La semaine prochaine nous serons à Londres. Cosette, atterrée de ce coup inattendu, avait écrit en hâte deux lignes à Marius. Mais comment faire mettre la lettre à la poste? Elle ne sortait pas seule, et Toussaint, surprise d'une telle commission, eût à coup sûr montré la lettre à M. Fauchelevent. Dans cette anxiété, Cosette avait aperçu à travers la grille Éponine en habits d'homme, qui rôdait maintenant sans cesse autour du jardin. Cosette avait appelé «ce jeune ouvrier» et lui avait remis cinq francs et la lettre, en lui disant: Portez cette lettre tout de suite à son adresse. Éponine avait mis la lettre dans sa poche. Le lendemain 5 juin, elle était allée chez Courfeyrac demander Marius, non pour lui remettre la lettre, mais, chose que toute âme jalouse et aimante comprendra, «pour voir». Là elle avait attendu Marius, ou au moins Courfeyrac,—toujours pour voir.—Quand Courfeyrac lui avait dit: nous allons aux barricades, une idée lui avait traversé l'esprit. Se jeter dans cette mort-là comme elle se serait jetée dans toute autre, et y pousser Marius. Elle avait suivi Courfeyrac, s'était assurée de l'endroit où l'on construisait la barricade; et bien sûre, puisque Marius n'avait reçu aucun avis et qu'elle avait intercepté la lettre, qu'il serait à la nuit tombante au rendez-vous de tous les soirs, elle était allée rue Plumet, y avait attendu Marius, et lui avait envoyé, au nom de ses amis, cet appel qui devait, pensait-elle, l'amener à la barricade. Elle comptait sur le désespoir de Marius quand il ne trouverait pas Cosette; elle ne se trompait pas. Elle était retournée de son côté rue de la Chanvrerie. On vient de voir ce qu'elle y avait fait. Elle était morte avec cette joie tragique des cœurs jaloux qui entraînent l'être aimé dans leur mort, et qui disent: personne ne l'aura!

Marius couvrit de baisers la lettre de Cosette. Elle l'aimait donc! Il eut un instant l'idée qu'il ne devait plus mourir. Puis il se dit: Elle part. Son père l'emmène en Angleterre et mon grand-père se refuse au mariage. Rien n'est changé dans la fatalité. Les rêveurs comme Marius ont de ces accablements suprêmes, et il en sort des partis pris désespérés. La fatigue de vivre est insupportable; la mort, c'est plus tôt fait.

Alors il songea qu'il lui restait deux devoirs à accomplir: informer Cosette de sa mort et lui envoyer un suprême adieu, et sauver de la catastrophe imminente qui se préparait ce pauvre enfant, frère d'Éponine et fils de Thénardier.

Il avait sur lui un portefeuille; le même qui avait contenu le cahier où il avait écrit tant de pensées d'amour pour Cosette. Il en arracha une feuille et écrivit au crayon ces quelques lignes:

«Notre mariage était impossible. J'ai demandé à mon grand-père, il a refusé; je suis sans fortune, et toi aussi. J'ai couru chez toi, je ne t'ai plus trouvée, tu sais la parole que je t'avais donnée, je la tiens. Je meurs. Je t'aime. Quand tu liras ceci, mon âme sera près de toi, et te sourira.»

N'ayant rien pour cacheter cette lettre, il se borna à plier le papier en quatre et y mit cette adresse:

À Mademoiselle Cosette Fauchelevent, chez M. Fauchelevent, rue de l'Homme-Armé, nº 7.

La lettre pliée, il demeura un moment pensif, reprit son portefeuille, l'ouvrit, et écrivit avec le même crayon sur la première page ces quatre lignes:

«Je m'appelle Marius Pontmercy. Porter mon cadavre chez mon grand-père, M. Gillenormand, rue des Filles-du-Calvaire, nº 6, au Marais.»

Il remit le portefeuille dans la poche de son habit, puis il appela Gavroche. Le gamin, à la voix de Marius, accourut avec sa mine joyeuse et dévouée.

—Veux-tu faire quelque chose pour moi?

—Tout, dit Gavroche. Dieu du bon Dieu! sans vous, vrai, j'étais cuit.

—Tu vois bien cette lettre?

—Oui.

—Prends-la. Sors de la barricade sur-le-champ (Gavroche, inquiet, commença à se gratter l'oreille), et demain matin tu la remettras à son adresse, à mademoiselle Cosette chez M. Fauchelevent, rue de l'Homme-Armé, nº 7.

L'héroïque enfant répondit:

—Ah bien mais! pendant ce temps-là, on prendra la barricade, et je n'y serai pas.

—La barricade ne sera plus attaquée qu'au point du jour selon toute apparence et ne sera pas prise avant demain midi.

Le nouveau répit que les assaillants laissaient à la barricade se prolongeait en effet. C'était une de ces intermittences, fréquentes dans les combats nocturnes, qui sont toujours suivies d'un redoublement d'acharnement.

—Eh bien, dit Gavroche, si j'allais porter votre lettre demain matin?

—Il sera trop tard. La barricade sera probablement bloquée, toutes les rues seront gardées, et tu ne pourras sortir. Va tout de suite.

Gavroche ne trouva rien à répliquer, il restait là, indécis, et se grattant l'oreille tristement. Tout à coup, avec un de ces mouvements d'oiseau qu'il avait, il prit la lettre.

—C'est bon, dit-il.

Et il partit en courant par la ruelle Mondétour.

Gavroche avait eu une idée qui l'avait déterminé, mais qu'il n'avait pas dite, de peur que Marius n'y fît quelque objection.

Cette idée, la voici:

—Il est à peine minuit, la rue de l'Homme-Armé n'est pas loin, je vais porter la lettre tout de suite, et je serai revenu à temps.

 

マリユスは約束を守った。彼は冷たい汗がにじんでる青ざめた額に脣くちびるをあてた。それはコゼットに不実な行ないではなかった。不幸なる魂に対する心からのやさしい別れだった。
彼はエポニーヌから手紙を受け取った時、思わず身を震わした。彼は即座にその内容の重大なことを感じた。そして早く読んでみたくてたまらなかった。人の心はこうしたものである。不運な娘が目を閉じるや否やマリユスはもう手紙を開こうと思った。彼は娘の体を静かに下に置き、そして立ち去った。なぜともなく、その死骸しがいの前で手紙を読んではいけないような気がしたのである。
彼は居酒屋の下の室へやにともってる蝋燭ろうそくに近寄った。手紙は小さく折りたたまれたもので、女らしいやさしい注意で封がしてあった。あて名は女の筆蹟でこう書かれていた。

ヴェールリー街十六番地、クールフェーラック様方、マリユス・ポンメルシー様へ。

彼は封を切って読み下した。

いとしき御方、悲しくも父はすぐに出発すると申します。私どもは今晩、オンム・アルメ街七番地に参ります。一週間すればもうロンドンへ行っておりますでしょう。――六月四日、コゼット。

ふたりの恋は非常に無邪気なもので、マリユスは今までコゼットの筆蹟さえも知らなかった。
これまでの経過は数語につくされ得る。それはすべてエポニーヌの仕業しわざであった。六月三日の晩以来、彼女は二つの考えをいだいた。一つはプリューメ街の家に対する父とその他の盗賊の計画を破ること、一つはマリユスをコゼットから引き離すことだった。彼女は通りかかりの若い無頼漢と着物を取りかえた。男はおもしろがって女装をし、エポニーヌの方は男装をした。シャン・ド・マルスの練兵場でジャン・ヴァルジャンに引っ越せという意味ありげな勧告を与えたのは、彼女だった。ジャン・ヴァルジャンは家に帰り、コゼットに言った。「今晩ここを引き払って、トゥーサンといっしょにオンム・アルメ街に行くんだよ。来週はロンドンに行こう。」コゼットはその意外な打撃を受けて、マリユスに一言走り書きをした。しかしどうしてそれを郵便箱に入れたものか、見当がつかなかった。彼女はかつてひとりで外出することがなかったし、またトゥーサンに頼めば、そんな使いに驚いてきっと手紙をフォーシュルヴァン氏に見せるに違いなかった。そういう心配の最中に、コゼットは鉄門から、男装をしてるエポニーヌの姿を認めた。エポニーヌは今では、絶えず表庭のまわりをうろついていた。コゼットはその「若い労働者」を呼び止め、手紙に五フランを添えて渡しながら言った。「この手紙をすぐにあて名の人の所へ持って行って下さい。」エポニーヌは手紙をポケットの中にしまった。翌日の六月五日に、彼女はクールフェーラックの家へ行って、マリユスを尋ねた。それは手紙を渡すためではなく、嫉妬しっとと恋とをいだく者にはよくわかることであるが、「様子を見るため」だった。そこで彼女はマリユスを、あるいは少なくともクールフェーラックを待っていた。それもやはりただ様子を見るためだった。そして、「われわれは防寨ぼうさいに行くんだ」とクールフェーラックが言った時、彼女の頭にふとある考えが浮かんだ。どうせ身を殺すならその死の淵ふちの中へ飛び込んでやり、マリユスをも引き込んでやろう。彼女はクールフェーラックのあとについて行き、防寨が築かれる場所を確かめた。そして、マリユスはまだ何らの通知も受けていないし、手紙は自分が横取りしてるので、彼はきっと日が暮れると毎晩のように出会いの場所へ行くに違いないと考えて、プリューメ街に行き、そこでマリユスを待ち受け、彼を防寨におびき出せるに違いないと思われる呼び声を、友人らの名を借りて投げつけた。彼女はマリユスがコゼットのいないのを見いだすおりの絶望をあてにしていたが、その期待ははずれなかった。そして彼女はそのままシャンヴルリー街に戻っていった。そこで彼女が何をしたかは、読者の見てきたとおりである。彼女は自分の死のうちに愛する者を引き込み、「だれのものにもさせない!」と言って死ぬという、嫉妬しっとの心の悲痛な喜びをいだいて、死んでいったのである。
マリユスは幾度となくコゼットの手紙に脣くちびるをあてた。彼女はやっぱり自分を愛していたのか! 彼はちょっとの間、もう死ななくてもいいという気が起こった。しかし次に彼は自ら言った。「彼女は行ってしまうのだ。父に連れられてイギリスにゆくし、私の祖父は結婚を承諾しない。悲しい運命はやはり同じことだ。」マリユスのような夢想家は往々極度の煩悶はんもんに陥るもので、そこから絶望的な決意が生じてくる。生の苦しみはたえ難いものである。死はいっそうたやすい。
その時彼は、自分の果たすべき二つの義務が残ってることを考えた。一つは、コゼットに自分の死を知らせ、最後の別れを告げること。一つは、テナルディエの子でありエポニーヌの弟であるあのあわれな少年を、まさにきたらんとする切迫せる破滅の淵ふちから救うこと。
彼は今もなお紙ばさみを身につけていた。コゼットにあてて幾多の思いを書きしるした手帳がはいっていた紙ばさみである。彼はそれから一枚の紙をぬき取り、鉛筆で次の数行をしたためた。

私たちの結婚は不可能です。私は祖父に願ったが断わられた。私には財産もなく、あなたも同様です。私はあなたの家に駆けつけたが、あなたはもういなかった。私がなした誓いをあなたは知っているでしょう。私はそれを守るだけです。私は死ぬ。私はあなたを愛する。これをあなたが読む頃には、私の魂はあなたの傍にあって、あなたにほほえんでいるでしょう。

その手紙を封ずるものが何もないので、彼はただ紙を四つに折って、上に次のあて名を書きつけた。

オンム・アルメ街七番地、フォーシェルヴァン氏方、コゼット・フォーシュルヴァン嬢様。

手紙をたたんでから、彼はちょっと考え込み、紙ばさみをまた取り出し、それを開き、そして同じ鉛筆でその第一頁に、次の数行をしたためた。

予はマリユス・ポンメルシーという者なり。マレーのフィーユ・デュ・カルヴェール街六番地に住む予が祖父ジルノルマン氏のもとに、予の死骸しがいを送れ。

彼はその紙ばさみを、上衣のポケットに納め、それからガヴローシュを呼んだ。浮浪少年はマリユスの声を聞いて、うれしげなまた献身的な顔つきをして走ってきた。
「僕のために少し用をしてくれないか。」
「何でもする。」とガヴローシュは言った。「まったくだ、お前がいなかったら、俺おれはやっつけられてたんだ。」
「この手紙だがね。」
「うむ。」
「これを持って、すぐに防寨ぼうさいを出てくれ。(ガヴローシュは不安そうな様子だったが、こんどは耳をかき始めた。)そして明日の朝、あて名の人へ、オンム・アルメ街七番地のフォーシュルヴァン氏方コゼット嬢へ、それを届けてくれ。」
勇壮な少年は答えた。
「だが、その間に防寨は落ちて、俺は間まに合わなくなるだろう。」
「防寨は、すべての様子から察すると、夜明けにしか攻撃されない、そして明日あすの午ひるまでは陥落しない。」
襲撃軍が新たに防寨ぼうさいに与えた猶予の時間は、実際長引いていた。そういう中断は夜戦にありがちなことで、更に激しい襲撃が続いて起こるのが常である。
「では、」とガヴローシュは言った。「明日の朝その手紙を持って出ることにしたら?」
「それでは間に合わない。防寨はたぶん包囲され、街路には皆番兵が置かれて、もう出られはしない。今すぐに行ってくれ。」
ガヴローシュは答えに窮して、当惑したように耳をかきながら決心しかねて立っていた。するうちに突然彼は、いつもの小鳥のような敏捷びんしょうさで手紙を引ったくった。
「よろしい。」と彼は言った。
そして彼は、モンデドゥール小路へ駆け出していった。
ガヴローシュはある考えを思い浮かべて、それで心を決したが、マリユスが異議を持ち出しはしないかと気使って、口には出さなかったのである。
その考えというのは、こういうことだった。
「まだせいぜい十二時だ。オンム・アルメ街は遠くない。今からすぐに手紙を持って行って、そのまま帰って来れば間に合うだろう。」

 

 

Livre quinzième(第15編)に続く

合計ビュー 616 , 今日のビュー 8 

-Les Misérables, リーディング