Les Misérables リーディング

Les Misérables Tome IV : Livre onzième—L'atome fraternise avec l'ouragan

Chapitre I

 

Quelques éclaircissements sur les origines de la poésie de Gavroche. Influence d'un académicien sur cette poésie

À l'instant où l'insurrection, surgissant du choc du peuple et de la troupe devant l'Arsenal, détermina un mouvement d'avant en arrière dans la multitude qui suivait le corbillard et qui, de toute la longueur des boulevards, pesait, pour ainsi dire, sur la tête du convoi, ce fut un effrayant reflux. La cohue s'ébranla, les rangs se rompirent, tous coururent, partirent, s'échappèrent, les uns avec les cris de l'attaque, les autres avec la pâleur de la fuite. Le grand fleuve qui couvrait les boulevards se divisa en un clin d'œil, déborda à droite et à gauche et se répandit en torrents dans deux cents rues à la fois avec le ruissellement d'une écluse lâchée. En ce moment un enfant déguenillé qui descendait par la rue Ménilmontant, tenant à la main une branche de faux-ébénier en fleur qu'il venait de cueillir sur les hauteurs de Belleville, avisa dans la devanture de boutique d'une marchande de bric-à-brac un vieux pistolet d'arçon. Il jeta sa branche fleurie sur le pavé, et cria:

—Mère chose, je vous emprunte votre machin.

Et il se sauva avec le pistolet.

Deux minutes après, un flot de bourgeois épouvantés qui s'enfuyait par la rue Amelot et la rue Basse, rencontra l'enfant qui brandissait son pistolet et qui chantait:

La nuit on ne voit rien,
Le jour on voit très bien,
D'un écrit apocryphe
Le bourgeois s'ébouriffe,
Pratiquez la vertu,
Tutu chapeau pointu!

C'était le petit Gavroche qui s'en allait en guerre.

Sur le boulevard il s'aperçut que le pistolet n'avait pas de chien.

De qui était ce couplet qui lui servait à ponctuer sa marche, et toutes les autres chansons que, dans l'occasion, il chantait volontiers? nous l'ignorons. Qui sait? de lui peut-être. Gavroche d'ailleurs était au courant de tout le fredonnement populaire en circulation, et il y mêlait son propre gazouillement. Farfadet et galopin, il faisait un pot-pourri des voix de la nature et des voix de Paris. Il combinait le répertoire des oiseaux avec le répertoire des ateliers. Il connaissait des rapins, tribu contiguë à la sienne. Il avait, à ce qu'il paraît, été trois mois apprenti imprimeur. Il avait fait un jour une commission pour monsieur Baour-Lormian, l'un des quarante. Gavroche était un gamin de lettres.

Gavroche du reste ne se doutait pas que dans cette vilaine nuit pluvieuse où il avait offert à deux mioches l'hospitalité de son éléphant, c'était pour ses propres frères qu'il avait fait office de providence. Ses frères le soir, son père le matin; voilà quelle avait été sa nuit. En quittant la rue des Ballets au petit jour, il était retourné en hâte à l'éléphant, en avait artistement extrait les deux mômes, avait partagé avec eux le déjeuner quelconque qu'il avait inventé, puis s'en était allé, les confiant à cette bonne mère la rue qui l'avait à peu près élevé lui-même. En les quittant, il leur avait donné rendez-vous pour le soir au même endroit, et leur avait laissé pour adieu ce discours:—Je casse une canne, autrement dit je m'esbigne, ou, comme on dit à la cour, je file. Les mioches, si vous ne retrouvez pas papa maman, revenez ici ce soir. Je vous ficherai à souper et je vous coucherai. Les deux enfants, ramassés par quelque sergent de ville et mis au dépôt, ou volés par quelque saltimbanque, ou simplement égarés dans l'immense casse-tête chinois parisien, n'étaient pas revenus. Les bas-fonds du monde social actuel sont pleins de ces traces perdues. Gavroche ne les avait pas revus. Dix ou douze semaines s'étaient écoulées depuis cette nuit-là. Il lui était arrivé plus d'une fois de se gratter le dessus de la tête et de dire: Où diable sont mes deux enfants?

Cependant, il était parvenu, son pistolet au poing, rue du Pont-aux-Choux. Il remarqua qu'il n'y avait plus, dans cette rue, qu'une boutique ouverte, et, chose digne de réflexion, une boutique de pâtissier. C'était une occasion providentielle de manger encore un chausson aux pommes avant d'entrer dans l'inconnu. Gavroche s'arrêta, tâta ses flancs, fouilla son gousset, retourna ses poches, n'y trouva rien, pas un sou, et se mit à crier: Au secours!

Il est dur de manquer le gâteau suprême.

Gavroche n'en continua pas moins son chemin.

Deux minutes après, il était rue Saint-Louis. En traversant la rue du Parc-Royal il sentit le besoin de se dédommager du chausson de pommes impossible, et il se donna l'immense volupté de déchirer en plein jour les affiches de spectacle.

Un peu plus loin, voyant passer un groupe d'êtres bien portants qui lui parurent des propriétaires, il haussa les épaules et cracha au hasard devant lui cette gorgée de bile philosophique:

—Ces rentiers, comme c'est gras! Ça se gave. Ça patauge dans les bons dîners. Demandez-leur ce qu'ils font de leur argent. Ils n'en savent rien. Ils le mangent, quoi! Autant en emporte le ventre.

 

の前で人民と軍隊との衝突から突発した反乱が、その前進を止めて退却し、棺車のあとに従い各大通りに打ち続いて言わば行列の先頭にのしかかっていた群集のうちに、なだれ込んできた瞬間こそ、実に恐るべき干潮の光景を現出した。群集は乱れ立ち、列は中断し、人々は走り出し散乱した。ある者は攻撃の喊声かんせいをあげ、ある者は色を失って逃げ出した。大通りをおおうていた大河は、またたくまに二つに割れ、右と左とにあふれ出し、一時に両方の無数の横通りの中に、水門があけられたかのように奔流してひろがっていた。その時メニルモンタン街の方からやって来るひとりの少年があった。身にはぼろをまとい、ベルヴィルの丘で折り取った一枝の金雀花えにしだを手にしていたが、ある古物商の店先に騎馬用の古いピストルが一つあるのに目を止めた。彼は舗石しきいしの上に花の枝を投げすてて、そして叫んだ。
「おい小母おばさん、道具を借りるよ。」
そして彼はピストルを持って行ってしまった。
それから間もなく、アムロー街やバス街から逃げ出してる狼狽ろうばいした市民の一群は、ピストルを振り回してるひとりの少年に出会った。少年は歌っていた。

夜分は見えず、
昼間は見える。
偽にせ証文で、
市民は狼狽。
徳を行なえ、
とんがり帽子。

それは戦いくさに赴おもむいてる少年ガヴローシュであった。
大通りで彼は、ピストルに撃鉄がついていないことに気づいた。
彼が歩調を取るのに用いてる右の一連の歌や、また時に応じて彼がよく歌う種々な歌は、いったいだれが作ったのであるか? われわれはそれを知らない。
おそらく彼が自分で作ったのかも知れない。元来ガヴローシュはあらゆる流行歌に通じていて、それに自分の調子をはさんでいた。妖怪ようかいにしてまた悪童である彼は、自然の声とパリーの声とで一つの雑曲を作っていた。小鳥の調子と工場の調子とを一つに綯ない合わしていた。自分の仲間と相接した地位にある画工どものことをよく知っていた。また三カ月ばかり印刷所に奉公していたこともあるらしい。ある時、四十人のひとり(アカデミー会員の一人)たるバウール・ロルミヤン氏の所へ使いに行ったこともある。ガヴローシュは文字を知ってる浮浪少年であった。
ガヴローシュは、ふたりの子供を象の中に泊めてやったあの雨の降るひどい晩に、自分の実の弟どものために天の役目をしてやったのだということは、夢にも知らなかった。晩は弟どもを助け朝は父を助けたのが、その一夜だった。夜明けに彼はバレー街を去り、急いで象の所に帰ってき、巧みにふたりの子供を引き出し、どうにかして手に入れた朝食を三人で食べ、それから、ほとんど自分を育ててくれた親切な母である街路にふたりを託して、立ち去ってしまった。別れる時彼は、その場所で晩にまた会ってやるとふたりに約束し、別れの言葉の代わりに次のようなことを言い残した。「俺はステッキを折る、言い換えれば、尻しりを向ける、またいい言葉で言えば、立ち去るぜ。お前たちはな、親父おやじにも母親おふくろにも会わなかったら、晩にまたここに戻ってこい。晩食を食わしてやり寝かしてやるからな。」ところがふたりの子供は、巡査に拾われて養育院にやられたか、あるいは見世物師に盗まれたか、あるいは単にパリーの広い渦の中に巻き込まれてしまったかして、そこに戻ってこなかった。現在の社会のどん底には、こんなふうに行方ゆくえのわからなくなった者がたくさんある。ガヴローシュは再び彼らを見なかった。あの晩から十週余り過ぎ去った。一度ならず彼は頭をかいてこう言った。「あのふたりの小僧はどこにいるのかな。」
ところで、彼はピストルを手にしてポン・トー・シュー街までやって行った。見るとその街路にはもう店は一軒きり開いていなかったが、おもしろいことにはそれが菓子屋だった。まったく未知の世界にはいり込む前になお林檎菓子りんごがしが一つ食える、天の与えた機会であった。ガヴローシュは立ち止まり、上衣をなで回し、ズボンの内隠しを探り、ポケットを裏返したが、金は一スーもなかった。彼は叫び出した、「助けてくれ!」
最後の菓子を一つ食いそこなうのは、実につらいことである。
それでもガヴローシュはなお続けて進んでいった。
間もなく彼はサン・ルイ街までやってきた。パルク・ロアイヤル街を横ぎっていると、林檎菓子りんごがしを食えなかったことがいまいましくてたまらなくなり、ま昼間芝居の広告を思う存分引き裂いて腹癒はらいせをした。
それから少し先で、財産を持ってるらしいりっぱな一群の人々が通るのを見て、彼は肩をそびやかし、感想めいたにがにがしい言葉を吐き出すようにして言った。
「あの金持ちのやつら、妙に肥ふとってるな! 口いっぱいほおばって、ごちそうの中にころがってやがる。いったいその金をどうするのか聞きてえもんだ、自分でも知らねえって、なあに金を食い物にしてるんだ。腹いっぱいつめこんでいやがるんだ。」

 

造兵廠ぞうへいしょう

Chapitre II Gavroche en marche

 

L'agitation d'un pistolet sans chien qu'on tient à la main en pleine rue est une telle fonction publique que Gavroche sentait croître sa verve à chaque pas. Il criait, parmi des bribes de la Marseillaise qu'il chantait:

—Tout va bien. Je souffre beaucoup de la patte gauche, je me suis cassé mon rhumatisme, mais je suis content, citoyens. Les bourgeois n'ont qu'à se bien tenir, je vas leur éternuer des couplets subversifs. Qu'est-ce que c'est que les mouchards? c'est des chiens. Nom d'unch! ne manquons pas de respect aux chiens. Avec ça que je voudrais bien en avoir un à mon pistolet. Je viens du boulevard, mes amis, ça chauffe, ça jette un petit bouillon, ça mijote. Il est temps d'écumer le pot. En avant les hommes! qu'un sang impur inonde les sillons! Je donne mes jours pour la patrie, je ne reverrai plus ma concubine, n-i-ni, fini, oui, Nini! mais c'est égal, vive la joie! Battons-nous, crebleu! j'en ai assez du despotisme.

En cet instant, le cheval d'un garde national lancier qui passait s'étant abattu, Gavroche posa son pistolet sur le pavé, et releva l'homme, puis il aida à relever le cheval. Après quoi il ramassa son pistolet et reprit son chemin.

Rue de Thorigny, tout était paix et silence. Cette apathie, propre au Marais, contrastait avec la vaste rumeur environnante. Quatre commères causaient sur le pas d'une porte. L'Écosse a des trios de sorcières, mais Paris a des quatuor de commères; et le «tu seras roi» serait tout aussi lugubrement jeté à Bonaparte dans le carrefour Baudoyer qu'à Macbeth dans la bruyère d'Armuyr. Ce serait à peu près le même croassement.

Les commères de la rue de Thorigny ne s'occupaient que de leurs affaires. C'étaient trois portières et une chiffonnière avec sa hotte et son crochet.

Elles semblaient debout toutes les quatre aux quatre coins de la vieillesse qui sont la caducité, la décrépitude, la ruine et la tristesse.

La chiffonnière était humble. Dans ce monde en plein vent, la chiffonnière salue, la portière protège. Cela tient au coin de la borne qui est ce que veulent les concierges, gras ou maigre, selon la fantaisie de celui qui fait le tas. Il peut y avoir de la bonté dans le balai.

Cette chiffonnière était une hotte reconnaissante, et elle souriait, quel sourire! aux trois portières. Il se disait des choses comme ceci:

—Ah çà, votre chat est donc toujours méchant?

—Mon Dieu, les chats, vous le savez, naturellement sont l'ennemi des chiens. C'est les chiens qui se plaignent.

—Et le monde aussi.

—Pourtant les puces de chat ne vont pas après le monde.

—Ce n'est pas l'embarras, les chiens, c'est dangereux. Je me rappelle une année où il y avait tant de chiens qu'on a été obligé de le mettre dans les journaux. C'était du temps qu'il y avait aux Tuileries de grands moutons qui traînaient la petite voiture du roi de Rome. Vous rappelez-vous le roi de Rome?

—Moi, j'aimais bien le duc de Bordeaux.

—Moi, j'ai connu Louis XVII. J'aime mieux Louis XVII.

—C'est la viande qui est chère, mame Patagon!

—Ah! ne m'en parlez pas, la boucherie est une horreur. Une horreur horrible. On n'a plus que de la réjouissance.

Ici la chiffonnière intervint:

—Mesdames, le commerce ne va pas. Les tas d'ordures sont minables. On ne jette plus rien. On mange tout.

—Il y en a de plus pauvres que vous, la Vargoulême.

—Ah, Ça C'est vrai, répondit la chiffonnière avec déférence, moi j'ai un état.

Il y eut une pause, et la chiffonnière, cédant à ce besoin d'étalage qui est le fond de l'homme, ajouta:

—Le matin en rentrant, j'épluche l'hotte, je fais mon treillage (probablement triage). Ça fait des tas dans ma chambre. Je mets les chiffons dans un panier, les trognons dans un baquet, les linges dans mon placard, les lainages dans ma commode, les vieux papiers dans le coin de la fenêtre, les choses bonnes à manger dans mon écuelle, les morceaux de verre dans la cheminée, les savates derrière la porte, et les os sous mon lit.

Gavroche, arrêté derrière, écoutait:

—Les vieilles, dit-il, qu'est-ce que vous avez donc à parler politique?

Une bordée l'assaillit, composée d'une huée quadruple.

—En voilà encore un scélérat!

—Qu'est-ce qu'il a donc à son moignon? Un pistolet?

—Je vous demande un peu, ce gueux de môme!

—Ça n'est pas tranquille si ça ne renverse pas l'autorité.

Gavroche, dédaigneux, se borna, pour toute représaille, à soulever le bout de son nez avec son pouce en ouvrant sa main toute grande.

La chiffonnière cria:

—Méchant va-nu-pattes!

Celle qui répondait au nom de mame Patagon frappa ses deux mains l'une contre l'autre avec scandale:

—Il va y avoir des malheurs, c'est sûr. Le galopin d'à côté qui a une barbiche, je le voyais passer tous les matins avec une jeunesse en bonnet rose sous le bras, aujourd'hui je l'ai vu passer, il donnait le bras à un fusil. Mame Bacheux dit qu'il y a eu la semaine passée une révolution à... à... à...—où est le veau!—à Pontoise. Et puis le voyez-vous là avec un pistolet, cette horreur de polisson! Il paraît qu'il y a des canons tout plein les Célestins. Comment voulez-vous que fasse le gouvernement avec des garnements qui ne savent qu'inventer pour déranger le monde, quand on commençait à être un peu tranquille après tous les malheurs qu'il y a eu, bon Dieu Seigneur, cette pauvre reine que j'ai vue passer dans la charrette! Et tout ça va encore faire renchérir le tabac. C'est une infamie! Et certainement, j'irai te voir guillotiner, malfaiteur!

—Tu renifles, mon ancienne, dit Gavroche. Mouche ton promontoire.

Et il passa outre.

Quand il fut rue Pavée, la chiffonnière lui revint à l'esprit, et il eut ce soliloque:

—Tu as tort d'insulter les révolutionnaires, mère Coin-de-la-Borne. Ce pistolet-là, c'est dans ton intérêt. C'est pour que tu aies dans ta hotte plus de choses bonnes à manger.

Tout à coup il entendit du bruit derrière lui; c'était la portière Patagon qui l'avait suivi, et qui, de loin, lui montrait le poing en criant:

—Tu n'es qu'un bâtard!

—Ça, dit Gavroche, je m'en fiche d'une manière profonde.

Peu après, il passait devant l'hôtel Lamoignon. Là il poussa cet appel:

—En route pour la bataille!

Et il fut pris d'un accès de mélancolie. Il regarda son pistolet d'un air de reproche qui semblait essayer de l'attendrir.

—Je pars, lui dit-il, mais toi tu ne pars pas.

Un chien peut distraire d'un autre. Un caniche très maigre vint à passer. Gavroche s'apitoya.

—Mon pauvre toutou, lui dit-il, tu as donc avalé un tonneau qu'on te voit tous les cerceaux.

Puis il se dirigea vers l'Orme-Saint-Gervais.

街路のまんなかで手に撃鉄のないピストルを持って振り回すことが、何か公の務めででもあるかのように、ガヴローシュは一歩ごとに元気になってきた。マルセイエーズを切れぎれに歌いながら、その間々に叫んでいた。
「うめえぞ。俺おれはリューマチにやられて左の足が悪い。だが皆の衆、俺は愉快だ。市民らは用心するがいい、奴やつらを引っくり返す歌を俺が吐きかけてやらあ。刑事が何だい、犬だろう。おい犬どもに一つ敬意を表してやろうじゃねえか。俺はピストルに奴らを一匹ほしいんだがな(訳者注 仏語にては、犬という語とピストルの撃鉄という語とは共に同じ chien である)。俺おれは大通りからきたんだが、皆の衆、もう熱くなってるぜ、水玉が飛んでるぜ、煮えてるぜ。鍋なべの泡あわをしゃくっていい時分だ。みな進め! きたねえ血で溝どぶをいっぱいにしろ。俺は国のために身をささげてるんだ。もう妾おんななんかには会わねえ、ねえ……うん……そうだ、会わねえ。だがかまわねえ、さあおもしれえぞ。みな戦おうじゃねえか、もう圧制はたくさんだ!」
その時、横を通ってる国民兵のある槍騎兵そうきへいの馬が倒れたので、ガヴローシュはピストルを下に置き、その男を起こしてやり、また彼に手伝って馬を起こしてやった。それから彼はまたピストルを拾い上げ、進行を続けた。
トリニー街まで来ると、すべてが静かでひっそりとしていた。マレーに固有なその平然さは、周囲の広い喧騒けんそうの中にあってきわ立っていた。四人の上かみさんたちが、ある家の戸口で話し合っていた。スコットランドには三人組みの魔女がいるが(訳者注 セークスピアの戯曲「マクベス」中に出てきて、マクベスが未来国王となることを予言した女たち)、パリーには四人組みの上さんがいる。「汝は王たるべし」という言葉は、アルムイールの荒野でマクベスに語られたように、ボードアィエの四辻よつつじで痛ましげにボナパルトに投げつけられたであろう。どちらもほとんど同じ不吉な言葉である。
しかしトリニー街の上さんたちは、自分らの方のことしか頭に置いていなかった。それは三人の門番の女と、籠かごを負い鉤杖かぎづえを持った屑拾くずひろいの女とであった。
彼女らは四人とも老年の四すみに立ってるがようだった。老年の四すみとは、凋落ちょうらくと腐朽と零落と悲哀とである。
屑屋は卑下していた。この野天の仲間のうちでは、屑屋は頭を下げ門番は上に立つ。それは門番の手中にある掃きだめからくる関係であって、そこにいい物が多いか少ないかはまったく塵芥ごみを掃き寄せる者の手加減による。箒ほうきの使い方にも親切さがあるものである。
この屑拾くずひろいの女は、恩を被ってるものと見えて、三人の門番の女に、何とも知れぬ笑顔を作っていた。彼女らは次のようなことを話していた。
「それじゃ、お前さんとこの猫ねこはいつも気むずかしいんだね。」
「そうさ、猫はどうせ犬の敵だものね。苦情を言うのは犬の方だよ。」
「それから私たちもさ。」
「だがね、猫の蚤のみは人間にはたからないっていうじゃないか。」
「犬っていえば、厄介などころか、ほんとにあぶないよ。何でもあまり犬が多くなって新聞に書き立てられた年があったよ。テュイルリーの御殿に大きな羊がいてローマ王(ナポレオン二世)の小さな馬車を引いてた時のことだよ。お前さんはローマ王を覚えてるかい。」
「私はボルドー公が好きだったよ。」
「私はルイ十七世を知っていた。ルイ十七世の方がいいよ。」
「肉がほんとに高いじゃないか、パタゴンさん。」
「ああ、もうそんなことは言いっこなし、私は肉屋が大きらい。身震いが出るよ。この節じゃ骨付きしかくれやしない。」
その時屑拾いの女が口を出した。
「皆さん、商売の方も不景気ですよ。芥溜ごみためだってお話になりません。物を捨てる人なんかもうひとりもいません。何でも食べてしまうんですね。」
「でもヴァルグーレームさん、お前さんよりもっと貧乏な人だってあるよ。」
「そう言えばまあそうですね。」と屑屋くずやはつつましく答えた。「私にはこれでもきまった仕事がありますからね。」
ちょっと話がとぎれた。屑拾いの女は、だれにもあるように少し吹聴ふいちょうしたくなって、言い添えた。
「朝家に帰って、私は籠かごの物を調べ、一々選えり分けるんですよ。室へやいっぱいになります。ぼろ屑は笊ざるに入れ、果物くだものの種は小桶こおけに入れ、シャツは戸棚とだなに入れ、毛布は箪笥たんすに入れ、紙屑は窓のすみに置き、食べられる物は鉢はちに入れ、ガラスの片かけは暖炉の中に入れ、破れ靴くつは扉とびらの後ろに置き、骨は寝台の下に置くんですよ。」
ガヴローシュは彼女らの後ろに立ち止まって、耳を傾けていた。
「おいおい、」と彼は言った、「お前たちが政治の話をしたって何になるんだい?」
すると彼は、四人から口をそろえて攻撃された。
「また浮浪漢ごろつきがきた!」
「何の切れ端を持ってるんだい? おやピストル!」
「何だって、乞食こじきの餓鬼が!」
「いつでも政府おかみを倒そうとばかりしてやがる。」
ガヴローシュは軽蔑しきったようなふうで、その仕返しとしてはただ、手を大きく開きながら拇指おやゆびの先で鼻の頭を押し上げてみせた。
屑拾いの女は叫んだ。
「跣足はだしの悪者!」
前にパタゴンさんと言われてそれに答えた女は、いやらしく両手をぱたりとたたいた。
「これは何か悪いことが起こるんだよ、きっと。髯ひげをはやしてる隣の乱暴者がね、赤い帽子を小わきにはさんだ若い者といっしょに通るのを、私は毎朝見たんだよ。今日通るところを見ると、腕に鉄砲をかかえていたよ。バシューさんの話では、この前の週に騒動があったとさ、あのー……何とか言った……そう、ポントアーズにさ。それにこのいやな小僧までがピストルを持ってるじゃないか。セレスタンにはいっぱい大砲が置いてあるらしいよ。世の中を騒がすことばかり考えてるこんな奴やつどもにかかっちゃ、政府おかみもやりきれたもんじゃないね。やっと落ち着いてきたのにさ、あんなにひどいことがあったあとでね。おお私は、あのかわいそうなお妃が馬車に乗って通られるところを見たよ! それに騒ぎがあればまた煙草たばこが高くなる。憎んでも足りない。悪者、お前のような奴は首でも切られるがおちさ。」
「鼻がずうずう言ってるぜ、婆さん、」とガヴローシュは言った、「鼻をかむがいいや。」
そして彼は向こうに歩き出した。
パヴェー街まで行った時、屑拾くずひろいの女のことが彼の頭に浮かんだ。彼は独語した。
「革命家を悪口しちゃいけねえぜ、芥溜ごみため婆さん、このピストルもお前のためのものだ。前の負い籠かごにもっと食えるようなものを入れてやるためだ。」
突然彼は後ろに声がするのを聞いた。それはパタゴン婆さんで、彼を追っかけてき、遠くから拳こぶしをつき出して見せながら、叫んでるのだった。
「お前はたかが父無ててなし児ごじゃないか!」
「そんなことか、」とガヴローシュは言った、「俺おれは毛ほどにも思ってやしねえ。」
それから少しして、彼はラモアニョン旅館の前を通った。そこで彼は呼び声を上げた。
「戦に出かけろ!」
そして彼は突然憂鬱ゆううつに襲われた。あたかもピストルの心を動かそうとしてるかのような非難の様子で、ピストルをじっとながめた。
「俺は戦に出発するんだが、お前は出発しないんだな。」と彼はピストルに言った。
一匹の犬は他の犬(即ち撃鉄)から人の気を散らさせることもある。ごくやせた一匹の尨犬むくいぬが通りかかった。ガヴローシュはそれをかわいそうに思った。
「かわいそうな奴だ。」と彼は言った。「お前は樽たるでものみ込んだのか、胴体に箍たがが見えてるぜ。」
それから彼は、オルム・サン・ジェルヴェーの方へ進んでいった。

 

 

Chapitre III Juste indignation d'un perruquier

 

Le digne perruquier qui avait chassé les deux petits auxquels Gavroche avait ouvert l'intestin paternel de l'éléphant, était en ce moment dans sa boutique occupé à raser un vieux soldat légionnaire qui avait servi sous l'Empire. On causait. Le perruquier avait naturellement parlé au vétéran de l'émeute, puis du général Lamarque, et de Lamarque on était venu à l'Empereur. De là une conversation de barbier à soldat, que Prudhomme, s'il eût été présent, eût enrichie d'arabesques, et qu'il eût intitulée: Dialogue du rasoir et du sabre.

—Monsieur, disait le perruquier, comment l'Empereur montait-il à cheval?

—Mal. Il ne savait pas tomber. Aussi il ne tombait jamais.

—Avait-il de beaux chevaux? il devait avoir de beaux chevaux?

Le jour où il m'a donné la croix, j'ai remarqué sa bête. C'était une jument coureuse, toute blanche. Elle avait les oreilles très écartées, la selle profonde, une fine tête marquée d'une étoile noire, le cou très long, les genoux fortement articulés, les côtes saillantes, les épaules obliques, l'arrière-main puissante. Un peu plus de quinze palmes de haut.

—Joli cheval, fit le perruquier.

—C'était la bête de sa majesté.

Le perruquier sentit qu'après ce mot, un peu de silence était convenable, il s'y conforma, puis reprit:

—L'Empereur n'a été blessé qu'une fois, n'est-ce pas, monsieur?

Le vieux soldat répondit avec l'accent calme et souverain de l'homme qui y a été.

—Au talon. À Ratisbonne. Je ne l'ai jamais vu si bien mis que ce jour-là. Il était propre comme un sou.

—Et vous, monsieur le vétéran, vous avez dû être souvent blessé?

—Moi? dit le soldat, ah! pas grand'chose. J'ai reçu à Marengo deux coups de sabre sur la nuque, une balle dans le bras droit à Austerlitz, une autre dans la hanche gauche à Iéna, à Friedland un coup de bayonnette là,—à la Moskowa sept ou huit coups de lance n'importe où, à Lutzen un éclat d'obus qui m'a écrasé un doigt...—Ah! et puis à Waterloo un biscaïen dans la cuisse. Voilà tout.

—Comme c'est beau, s'écria le perruquier avec un accent pindarique, de mourir sur le champ de bataille! Moi! parole d'honneur, plutôt que de crever sur le grabat, de maladie, lentement, un peu tous les jours, avec les drogues, les cataplasmes, la seringue et le médecin, j'aimerais mieux recevoir dans le ventre un boulet de canon!

—Vous n'êtes pas dégoûté, fit le soldat.

Il achevait à peine qu'un effroyable fracas ébranla la boutique. Une vitre de la devanture venait de s'étoiler brusquement.

Le perruquier devint blême.

—Ah Dieu! cria-t-il, c'en est un!

—Quoi?

—Un boulet de canon.

—Le voici, dit le soldat.

Et il ramassa quelque chose qui roulait à terre. C'était un caillou.

Le perruquier courut à la vitre brisée et vit Gavroche qui s'enfuyait à toutes jambes vers le marché Saint-Jean. En passant devant la boutique du perruquier, Gavroche, qui avait les deux mômes sur le cœur, n'avait pu résister au désir de lui dire bonjour, et lui avait jeté une pierre dans ses carreaux.

—Voyez-vous! hurla le perruquier qui de blanc était devenu bleu, cela fait le mal pour le mal. Qu'est-ce qu'on lui a fait à ce gamin-là?

ガヴローシュが象の親切な腹の中に迎え入れてやったふたりの子供を、以前追っ払ったあのいかめしい理髪師は、その時店の中にいて、帝国の下に働いた勲章所有の老兵士に、髯ひげを剃そってやっていた。ふたりは話をしていた。理髪師は当然まず暴動のことを老兵士に話し、次にラマルク将軍のことを話し、そしてラマルクから皇帝のことに話が向いてきた。それは理髪師と兵士とのおもしろい会話であって、もしプリュドンム(訳者注 壮言大語する架空の人物であって、彼が至る所で出会ったことを自らしるしたという記録を一作者が作っている)が居合わしたならば、その話を唐草模様式からくさもようしきの言葉で飾り立て、「剃刀と剣との対話」とでも題したであろう。
「旦那だんな、」と理髪師は言った、「皇帝は馬術はどうでした?」
「下手へただったね。落ち方を知らなかった。だから決して落ちたことがなかったよ。」
「りっぱな馬を持っていましたか。定めしりっぱなのがあったでしょうね。」
「わしは勲章をもらった時に、そいつを見たがね、足の早い白い牝馬めうまだったよ。耳が開いており、鞍壺くらつぼが深く、きれいな頭には黒い星が一つあって、首が長く、足も高く上がり、胸が張っていて、肩には丸みがあり、尻もしっかりしていた。高さは十五手幅の上もあったかな。」
「いい馬ですな。」と理髪師は言った。
「なにしろ陛下の馬だからね。」
理髪師は、陛下という言葉のあとではちょっと口をつぐんだ方がいいと思ってそうしたが、それからまた言い出した。
「皇帝はただ一度傷を受けただけだというじゃありませんか、旦那。」
老兵士はいかにもよく知ってるというように落ち着いたおごそかな調子で答えた。
「踵かかとをね。ラチスボンでだった。わしはその日くらい皇帝がりっぱな服装なりをしてるのは見たことがなかった。作り立ての貨幣みたいにきれいだった。」
「そして旦那は、定めし幾度も傷を負われたでしょうな。」
「わしか、」と兵士は言った、「なに大したことでもないがね。マレンゴーでは首に二個所サーベルの傷を受け、アウステルリッツでは右の腕に弾たまを受け、イエナでは左の腰にやはり弾を受け、フリートラントでは銃剣の傷を受け、それに……モスコヴァでは全身に七、八個所の槍傷やりきずを受け、ルーツェンでは榴弾りゅうだんの破片かけらで指を一本くじいた。……ああそれからワーテルローでは、腿ももにビスカイヤン銃の弾を一つ受けた。まあそれだけだ。」
「いいですな、戦争で死ぬのは!」と理髪師は勇ましい調子で叫んだ。「病気になって、薬だの膏薬こうやくだの注射だの医者だのといって、寝床の上で毎日なしくずしに少しずつ死んでゆくよりか、まったくのところ、大砲の弾でずどんと一発腹に穴を明けられる方が、いくらいいかわかりませんな。」
「君はなかなか元気だね。」と兵士は言った。
その言葉の終わるか終わらないうちに、恐ろしい物音が店を揺り動かした。表の窓ガラスが一枚突然砕け散ったのである。
理髪師は顔色を変えた。
「大変だ!」と彼は叫んだ、「やってきた。」
「何だ?」
「大砲の弾です。」
「これだ。」と兵士は言った。
そして彼は何か床ゆかにころがってた物を拾い上げた。それは一つの石だった。
理髪師はこわれた窓の所へ走り寄った。すると、サン・ジャン市場の方へ足に任して逃げてゆくガヴローシュの姿が見えた。ガヴローシュはこの理髪師の店の前を通りかかると、ふたりの子供のことが心にあったので、何とかあいさつをしてやりたくてたまらなくなり、ついにその窓に石を投げつけたのだった。
「あの野郎!」と理髪師は色を失っていたのがこんどは青くなってどなった。「おもしろ半分に悪戯いたずらをしやがる。あの浮浪少年にいったいだれが何をしたって言うんだ!」

 

 

Chapitre IV L'enfant s'étonne du vieillard

 

Cependant Gavroche, au marché Saint-Jean, dont le poste était déjà désarmé, venait—d'opérer sa jonction—avec une bande conduite par Enjolras, Courfeyrac, Combeferre et Feuilly. Ils étaient à peu près armés. Bahorel et Jean Prouvaire les avaient retrouvés et grossissaient le groupe. Enjolras avait un fusil de chasse à deux coups, Combeferre un fusil de garde national portant un numéro de légion, et dans sa ceinture deux pistolets que sa redingote déboutonnée laissait voir, Jean Prouvaire un vieux mousqueton de cavalerie, Bahorel une carabine; Courfeyrac agitait une canne à épée dégainée. Feuilly, un sabre nu au poing, marchait en avant en criant: «Vive la Pologne!»

Ils arrivaient du quai Morland, sans cravates, sans chapeaux, essoufflés, mouillés par la pluie, l'éclair dans les yeux. Gavroche les aborda avec calme.

—Où allons-nous?

—Viens, dit Courfeyrac.

Derrière Feuilly marchait, ou plutôt bondissait Bahorel, poisson dans l'eau de l'émeute. Il avait un gilet cramoisi et de ces mots qui cassent tout. Son gilet bouleversa un passant qui cria tout éperdu:

—Voilà les rouges!

—Le rouge, les rouges! répliqua Bahorel. Drôle de peur, bourgeois. Quant à moi, je ne tremble point devant un coquelicot, le petit chaperon rouge ne m'inspire aucune épouvante. Bourgeois, croyez-moi, laissons la peur du rouge aux bêtes à cornes.

Il avisa un coin de mur où était placardée la plus pacifique feuille de papier du monde, une permission de manger des œufs, un mandement de carême adressé par l'archevêque de Paris à ses «ouailles».

Bahorel s'écria:

—Ouailles; manière polie de dire oies.

Et il arracha du mur le mandement. Ceci conquit Gavroche. À partir de cet instant, Gavroche se mit à étudier Bahorel.

—Bahorel, observa Enjolras, tu as tort. Tu aurais dû laisser ce mandement tranquille, ce n'est pas à lui que nous avons affaire, tu dépenses inutilement de la colère. Garde ta provision. On ne fait pas feu hors des rangs, pas plus avec l'âme qu'avec le fusil.

—Chacun son genre, Enjolras, riposta Bahorel. Cette prose d'évêque me choque, je veux manger des œufs sans qu'on me le permette. Toi tu as le genre froid brûlant; moi je m'amuse. D'ailleurs, je ne me dépense pas, je prends de l'élan; et si j'ai déchiré ce mandement, Hercle! c'est pour me mettre en appétit.

Ce mot, Hercle, frappa Gavroche. Il cherchait toutes les occasions de s'instruire, et ce déchireur d'affiches-là avait son estime. Il lui demanda:

—Qu'est-ce que cela veut dire, Hercle?

Bahorel répondit:

—Cela veut dire sacré nom d'un chien en latin.

Ici Bahorel reconnut à une fenêtre un jeune homme pâle à barbe noire qui les regardait passer, probablement un ami de l'A B C. Il lui cria:

—Vite, des cartouches! para bellum.

—Bel homme! c'est vrai, dit Gavroche qui maintenant comprenait le latin.

Un cortège tumultueux les accompagnait, étudiants, artistes, jeunes gens affiliés à la Cougourde d'Aix, ouvriers, gens du port, armés de bâtons et de bayonnettes, quelques-uns, comme Combeferre, avec des pistolets entrés dans leurs pantalons. Un vieillard, qui paraissait très vieux, marchait dans cette bande. Il n'avait point d'arme, et se hâtait pour ne point rester en arrière, quoiqu'il eût l'air pensif. Gavroche l'aperçut:

—Keksekça? dit-il à Courfeyrac.

—C'est un vieux.

C'était M. Mabeuf.

そのうちにガヴローシュは、既に武装が解かれた営舎の残っているサン・ジャン市場で、アンジョーラとクールフェーラックとコンブフェールとフイイーとに導かれてる一隊と連絡を保った。彼らはほとんど皆武器を持っていた。バオレルとジャン・プルーヴェールも彼らに出会って、一群はますます大きくなっていた。アンジョーラは二連発の猟銃を持っていた。コンブフェールは隊の番号のはいった国民兵の銃を手にし、帯皮にさしてる二梃にちょうのピストルがボタンをはずした上衣の下に見えていた。ジャン・プルーヴェールは騎兵用の古い短銃を持っていた。バオレルはカラビン銃を持っていた。クールフェーラックは仕込しこみ杖づえを抜いて振り回していた。フイイーはサーベルを抜いて、先頭に立ちながら叫んでいた、「ポーランド万歳!」
彼らは襟飾えりかざりもなく、帽子もかぶらず、息を切らし、雨にぬれ、目を光らし、モルラン河岸からやってきた。ガヴローシュは平気で彼らに加わった。
「どこへ行くかな?」
「いっしょにこい。」とクールフェーラックは言った。
フイイーのあとにはバオレルが進んでいた、というよりむしろ、暴動の水の中を泳ぐ魚のようにおどり上がっていた。彼は緋ひのチョッキを着て、すべてを打ち砕くような言葉を発していた。そのチョッキにひとりの通行人は驚いて、我を忘れて叫んだ。
「やあ赤党!」
「赤だ、赤党だ!」とバオレルは答え返した。「こわがるとはおかしな市民だな。俺おれは赤い美人草なんかの前に震え上がりはしない。ちっちゃな赤帽子なんか少しもこわくはない。おい、俺を信じろ、赤の恐怖なんか角つののある動物にでもやってしまえ。」
彼は壁の片すみに、世に最も平和な一枚の紙がはってあるのに目を止めた。それは鶏卵を食べていいという許可書であり、パリーの大司教から「羊の群れ」に対して発せられた四旬節の教書であった。
バオレルは叫んだ。
「羊の群れというのは鵞鳥がちょうの群れというのをていねいに言った言葉だ。」(訳者注 羊の群れは信徒のことで鵞鳥の群れは愚衆の意味、そして、仏語では、ouailles ; o. es と両者の字が似ている)
そして彼は壁からその教書をはぎ取った。そのことはガヴローシュを感心さした。ガヴローシュはその時からバオレルを学びはじめた。
「バオレル、」とアンジョーラは言った、「それはよくない。その教書はそのままにしとく方がいい。僕らはそんなものに用はないんだ。君は憤慨をむだに費やしてる。弾薬は大事に取っておかなくちゃいけない。魂の弾たまも、銃の弾も、戦列以外では費やさないことだ。」
「だれにでも自分のやり方というのがあるさ、アンジョーラ。」とバオレルは返答した。「司教のこの文句は僕の気に入らない。僕は鶏卵を食うのを人から許してもらいたくない。君は冷ややかに燃えてるが、僕は愉快なんだ。それに僕は何もむだをしてるんではない。元気をつけてるだけだ。この教書を引き裂くのも、ヘルクル(畜生)、まず食欲をつけるためだ。」
このヘルクルという語(訳者注 Hercle 即ちヘラクレス神の名の一種のつづり)はガヴローシュの注意をひいた。彼はあらゆる機会に物を知ろうとしていたし、またこの掲示破棄者に尊敬の念をいだいていた。彼は尋ねた。
「ヘルクルって何のことですか。」
バオレルは答えた。
「それはラテンで畜生ってことだ。」
その時バオレルは、黒い髯ひげのある色の青いひとりの青年が彼らの通るのをながめてるのを、ある家の窓に認めた。おそらくABCの友の仲間であったろう。彼はそれに叫んだ。
「早く、弾薬だ! パラ・ベロム(戦の用意をしろ)。」
「ベロンム(好男子)! なるほどそうだ。」とガヴローシュは言った。彼は今ではラテン語を了解してるわけである。
騒々しい一隊が彼らの後ろに従っていた。学生、美術家、エークスのクーグールド派に加盟してる青年、労働者、仲仕などで、棒や銃剣を持っており、ある者はコンブフェールのようにズボンの中にピストルをつっ込んでいた。ごく高齢らしい老人がひとりこの群れにはいって歩いていた。武器は持っていず、何か考え込んだような様子をしていたが、おくれまいとして足を早めていた。ガヴローシュはそれに気づいた。
「あれは何でしょう?」と彼はクールフェーラックに言った。
「爺じいさんさ。」
それはマブーフ氏であった。

 

 

Chapitre V Le vieillard

 

Disons ce qui s'était passé:

Enjolras et ses amis étaient sur le boulevard Bourdon près des greniers d'abondance au moment où les dragons avaient chargé. Enjolras, Courfeyrac et Combeferre étaient de ceux qui avaient pris par la rue Bassompierre en criant: Aux barricades! Rue Lesdiguières ils avaient rencontré un vieillard qui cheminait.

Ce qui avait appelé leur attention, c'est que ce bonhomme marchait en zigzag comme s'il était ivre. En outre il avait son chapeau à la main, quoiqu'il eût plu toute la matinée et qu'il plût assez fort en ce moment-là même. Courfeyrac avait reconnu le père Mabeuf. Il le connaissait pour avoir maintes fois accompagné Marius jusqu'à sa porte. Sachant les habitudes paisibles et plus que timides du vieux marguillier bouquiniste, et stupéfait de le voir au milieu de ce tumulte, à deux pas des charges de cavalerie, presque au milieu d'une fusillade, décoiffé sous la pluie et se promenant parmi les balles, il l'avait abordé, et l'émeutier de vingt-cinq ans et l'octogénaire avaient échangé ce dialogue:

—Monsieur Mabeuf, rentrez chez vous.

—Pourquoi?

—Il va y avoir du tapage.

—C'est bon.

—Des coups de sabre, des coups de fusil, monsieur Mabeuf.

—C'est bon.

—Des coups de canon.

—C'est bon. Où allez-vous, vous autres?

—Nous allons flanquer le gouvernement par terre.

—C'est bon.

Et il s'était mis à les suivre. Depuis ce moment-là, il n'avait pas prononcé une parole. Son pas était devenu ferme tout à coup, des ouvriers lui avaient offert le bras, il avait refusé d'un signe de tête. Il s'avançait presque au premier rang de la colonne, ayant tout à la fois le mouvement d'un homme qui marche et le visage d'un homme qui dort.

—Quel bonhomme enragé! murmuraient les étudiants. Le bruit courait dans l'attroupement que c'était—un ancien conventionnel,—un vieux régicide.

Le rassemblement avait pris par la rue de la Verrerie. Le petit Gavroche marchait en avant avec ce chant à tue-tête qui faisait de lui une espèce de clairon. Il chantait:

Voici la lune qui paraît,
Quand irons-nous dans la forêt?
Demandait Charlot à Charlotte.

Tou tou tou
Pour Chatou.
Je n'ai qu'un Dieu, qu'un roi, qu'un liard et qu'une botte.

Pour avoir bu de grand matin
La rosée à même le thym,
Deux moineaux étaient en ribote.

Zi zi zi
Pour Passy.
Je n'ai qu'un Dieu, qu'un roi, qu'un liard et qu'une botte.

Et ces deux pauvres petits loups
Comme deux grives étaient soûls;
Un tigre en riait dans sa grotte.

Don don don
Pour Meudon.
Je n'ai qu'un Dieu, qu'un roi, qu'un liard et qu'une botte.

L'un jurait et l'autre sacrait.
Quand irons-nous dans la forêt?
Demandait Charlot à Charlotte.

Tin tin tin
Pour Pantin.
Je n'ai qu'un Dieu, qu'un roi, qu'un liard et qu'une botte.

Ils se dirigeaient vers Saint-Merry.

 

これまでに起こったことをちょっと述べておきたい。
アンジョーラとその仲間は、竜騎兵が襲撃を始めた時に、ブールドン大通りの公設倉庫の近くにきていた。アンジョーラとクールフェーラックとコンブフェールとは、「防寨ぼうさいへ!」と叫んでバソンピエール街の方から進んだ人々のうちにはいった。レディギエール街で彼らは、街路をたどってるひとりの老人に出会った。
彼らの注意をひいたのは、その老人が酔っ払ってでもいるように、千鳥足で歩いてることだった。その上老人は、朝中雨が降りその時もなおかなり降っていたのに、帽子をぬいで手に持っていた。クールフェーラックはそれがマブーフ老人であることを見て取った。何度もマリユスについて戸口の所まで行ったことがあるので、見覚えていた。そしてその古本好きな老教会理事の平素が、いかにも平和で臆病以上とも言えるほどであるのを知っていたので、今この騒擾そうじょうの最中に、騎兵の襲撃からいくらもへだたらない所で、ほとんど銃火の中で、雨の降るのに帽子もかぶらず、銃弾の間をうろついてるその姿を見て、彼は非常に驚き、そばに寄っていった。そしてこの二十五歳の暴徒と八十歳を越えた老人との間に、次の対話がかわされた。
「マブーフさん、家へお帰りなさい。」
「なぜ?」
「騒ぎが起こりかかっています。」
「それは結構だ。」
「サーベルを振り回したり、鉄砲を打ったりするんですよ、マブーフさん。」
「結構だね。」
「大砲も打つんですよ。」
「結構だ。いったいお前さんたちはどこへ行くのかな。」
「政府を打ち倒しに行くんです。」
「それは結構だ。」
そして老人は彼らのあとについていった。それ以後、彼はもう一言も口をきかなかった。彼の足取りはにわかにしっかりとなった。労働者らが腕を貸そうとしたが、彼は頭を振って拒んだ。そしてほとんど縦列のまっさきに進んで、行進してる者の身振りと眠ってる者の顔つきとを同時に示していた。
「何という激しい爺じいさんだろう!」と学生らはささやいた。昔の国約議会員のひとりだ、昔国王を殺した者のひとりだ、という噂うわさが群集の中に伝わった。
かくて一群の者らはヴェールリー街から進んだ。少年ガヴローシュは先頭に立って大声に歌を歌いながら、一種のラッパとなっていた。彼は歌った。

向こうをごらん月は出る、
いつ私らは森に行く?
シャルロットにシャルロは尋ねぬ。
シャトーには
トー、トー、トー。

私が持つは、ひとりの神様、ひとりの王様、一文銭に片々靴かたかたぐつ。

じゃこう草やら露の玉
朝早くから飲んだので、
二匹の雀すずめは御酩酊ごめいてい。
パッシーには
ジー、ジー、ジー。

私が持つは、ひとりの神様、ひとりの王様、一文銭に片々靴。

てうまのような二匹の狼おおかみ
かわいそうにも酔っ払い、
穴の中では虎とらがごきげん。
ムードンには
ドン、ドン、ドン。

私が持つは、ひとりの神様、ひとりの王様、一文銭に片々靴かたかたぐつ。

ひとりは悪態あくたい、ひとりは雑言ぞうごん。
いつ私らは森に行く?
シャルロットにシャルロは尋ねぬ。
パンタンには
タン、タン、タン。
私が持つは、ひとりの神様、ひとりの王様、一文銭に片々靴。

彼らはサン・メーリーの方へ進んでいった。

 

 

Chapitre VI Recrues

 

La bande grossissait à chaque instant. Vers la rue des Billettes, un homme de haute taille, grisonnant, dont Courfeyrac, Enjolras et Combeferre remarquèrent la mine rude et hardie, mais qu'aucun d'eux ne connaissait, se joignit à eux. Gavroche occupé de chanter, de siffler, de bourdonner, d'aller en avant, et de cogner aux volets des boutiques avec la crosse de son pistolet sans chien, ne fit pas attention à cet homme.

Il se trouva que, rue de la Verrerie, ils passèrent devant la porte de Courfeyrac.

—Cela se trouve bien, dit Courfeyrac, j'ai oublié ma bourse, et j'ai perdu mon chapeau. Il quitta l'attroupement et monta chez lui quatre à quatre. Il prit un vieux chapeau et sa bourse. Il prit aussi un grand coffre carré de la dimension d'une grosse valise qui était caché dans son linge sale. Comme il redescendait en courant, la portière le héla.

—Monsieur de Courfeyrac!

—Portière, comment vous appelez-vous? riposta Courfeyrac.

La portière demeura ébahie.

—Mais vous le savez bien, je suis la concierge, je me nomme la mère Veuvain.

—Eh bien, si vous m'appelez encore monsieur de Courfeyrac, je vous appelle mère de Veuvain. Maintenant, parlez, qu'y a-t-il? qu'est-ce?

—Il y a là quelqu'un qui veut vous parler.

—Qui ça?

—Je ne sais pas.

—Où ça?

—Dans ma loge.

—Au diable! fit Courfeyrac.

—Mais ça attend depuis plus d'une heure que vous rentriez! reprit la portière.

En même temps, une espèce de jeune ouvrier, maigre, blême, petit, marqué de taches de rousseur, vêtu d'une blouse trouée et d'un pantalon de velours à côtes rapiécé, et qui avait plutôt l'air d'une fille accoutrée en garçon que d'un homme, sortit de la loge et dit à Courfeyrac d'une voix qui, par exemple, n'était pas le moins du monde une voix de femme:

—Monsieur Marius, s'il vous plaît?

—Il n'y est pas.

—Rentrera-t-il ce soir?

—Je n'en sais rien.

Et Courfeyrac ajouta:—Quant à moi, je ne rentrerai pas.

Le jeune homme le regarda fixement et lui demanda:

—Pourquoi cela?

—Parce que.

—Où allez-vous donc?

—Qu'est-ce que cela te fait?

—Voulez-vous que je vous porte votre coffre?

—Je vais aux barricades.

—Voulez-vous que j'aille avec vous?

—Si tu veux! répondit Courfeyrac. La rue est libre, les pavés sont à tout le monde.

Et il s'échappa en courant pour rejoindre ses amis. Quand il les eut rejoints, il donna le coffre à porter à l'un d'eux. Ce ne fut qu'un grand quart d'heure après qu'il s'aperçut que le jeune homme les avait en effet suivis.

Un attroupement ne va pas précisément où il veut. Nous avons expliqué que c'est un coup de vent qui l'emporte. Ils dépassèrent Saint-Merry et se trouvèrent, sans trop savoir comment, rue Saint-Denis.

一隊の群れは刻一刻に大きくなっていった。ビエット街のあたりで、半白の髪をした背の高い男が彼らに加わった。クールフェーラックとアンジョーラとコンブフェールとは、そのきつい勇敢な顔つきに気を止めたが、だれも彼に見覚えはなかった。ガヴローシュは歌を歌い、口笛を鳴らし、しゃべり散らし、先頭に立ち、撃鉄の取れたピストルの柄で店々の雨戸をたたいていて、その男には注意を向けなかった。
ヴェールリー街で彼らはたまたまクールフェーラックの家の前を通りかかった。
「ちょうどいい、」とクールフェーラックは言った、「僕は金入れを忘れてるし、帽子をなくしてる。」
彼は群れを離れて、大急ぎで自分の室へやに上がっていった。そして古帽子と金入れとを取り、またよごれたシャツの中に隠しておいた大鞄おおかばんほどのかなり大きい四角な箱を取り上げた。走っておりて来ると、門番の女が彼を呼びかけた。
「ド・クールフェーラックさん!」
「お前の名は何というんだ?」とクールフェーラックは答え返した。
門番の女はあっけにとられた。
「知ってるじゃありませんか。門番ですよ、ヴーヴァンですよ。」
「よろしい、お前が僕のことをまだド・クールフェーラックさんというなら、僕はお前をド・ヴーヴァンお上さんと呼んでやる(訳者注 ドは貴族の名前についている分詞)。ところで、何か用か、何だ?」
「あなたに会いたいという人がきています。」
「だれだ?」
「知りません。」
「どこにいる?」
「私の室です。」
「めんどうだ!」とクールフェーラックは言った。
「でも一時間の上もあなたの帰りを待っているんですよ。」と門番の女は言った。
それと同時に、ひとりの若い者が門番小屋から出てきた。労働者らしい様子をし、やせて、色青く、小柄で、顔には雀斑そばかすがあり、穴のあいた仕事服を着、両横に補綴つぎのあたってるビロードのズボンをはき、男というよりもむしろ男に変装してる女のようなふうだった。しかしその声はどう見ても女とは思えなかった。彼はクールフェーラックに言った。
「すみませんが、マリユスさんは?」
「ここにはいない。」
「今晩帰って来るでしょうか。」
「どうだかわからない。」
そしてクールフェーラックは言い添えた。「僕は少なくとも帰らない。」
若い男は彼の顔をじっと見つめ、そして尋ねた。
「なぜですか。」
「帰らないから帰らないんだ。」
「ではどこへ行くんですか。」
「それが君に何の用があるんだ?」
「その箱を私に持たしてくれませんか。」
「僕は防寨ぼうさいに行くんだぜ。」
「私もあなたといっしょに行きましょう。」
「行きたければ行くがいいさ。」とクールフェーラックは答えた。「街路は人の自由だ、舗石しきいしは万人のものだ。」
そして彼は仲間に追っつくために走って逃げ出した。仲間といっしょになると、そのひとりに箱を持たした。それからわずか十四、五分たった後、あの若い男が実際ついてきてるのに彼は気づいた。
群集は一定の望みどおりの方へばかり行くものではない。前に説明したとおり、風のまにまに吹きやられるものである。彼らはサン・メーリーを通り越し、どうしてだか漠然ばくぜんとサン・ドゥニ街まできてしまった。

 

 

Livre douzième(第12編)に続く

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-Les Misérables, リーディング