Les Misérables リーディング

Les Misérables Tome IV : Livre cinquième—Dont la fin ne ressemble pas au commencement

Chapitre I La solitude et la caserne combinées

 

La douleur de Cosette, si poignante encore et si vive quatre ou cinq mois auparavant, était, à son insu même, entrée en convalescence. La nature, le printemps, la jeunesse, l'amour pour son père, la gaîté des oiseaux et des fleurs faisaient filtrer peu à peu, jour à jour, goutte à goutte, dans cette âme si vierge et si jeune, on ne sait quoi qui ressemblait presque à l'oubli. Le feu s'y éteignait-il tout à fait? ou s'y formait-il seulement des couches de cendre? Le fait est qu'elle ne se sentait presque plus de point douloureux et brûlant.

Un jour elle pensa tout à coup à Marius:—Tiens! dit-elle, je n'y pense plus.

Dans cette même semaine elle remarqua, passant devant la grille du jardin, un fort bel officier de lanciers, taille de guêpe, ravissant uniforme, joues de jeune fille, sabre sous le bras, moustaches cirées, schapska verni. Du reste cheveux blonds, yeux bleus à fleur de tête, figure ronde, vaine, insolente et jolie; tout le contraire de Marius. Un cigare à la bouche.—Cosette songea que cet officier était sans doute du régiment caserné rue de Babylone.

Le lendemain, elle le vit encore passer. Elle remarqua l'heure.

À dater de ce moment, était-ce le hasard? presque tous les jours elle le vit passer.

Les camarades de l'officier s'aperçurent qu'il y avait là, dans ce jardin «mal tenu», derrière cette méchante grille rococo, une assez jolie créature qui se trouvait presque toujours là au passage du beau lieutenant, lequel n'est point inconnu au lecteur et s'appelait Théodule Gillenormand.

—Tiens! lui disaient-ils. Il y a une petite qui te fait de l'œil, regarde donc.

—Est-ce que j'ai le temps, répondait le lancier, de regarder toutes les filles qui me regardent?

C'était précisément l'instant où Marius descendait gravement vers l'agonie et disait:—Si je pouvais seulement la revoir avant de mourir!—Si son souhait eût été réalisé, s'il eût vu en ce moment-là Cosette regardant un lancier, il n'eût pas pu prononcer une parole et il eût expiré de douleur.

À qui la faute? À personne.

Marius était de ces tempéraments qui s'enfoncent dans le chagrin et qui y séjournent; Cosette était de ceux qui s'y plongent et qui en sortent.

Cosette du reste traversait ce moment dangereux, phase fatale de la rêverie féminine abandonnée à elle-même, où le cœur d'une jeune fille isolée ressemble à ces vrilles de la vigne qui s'accrochent, selon le hasard, au chapiteau d'une colonne de marbre ou au poteau d'un cabaret. Moment rapide et décisif, critique pour toute orpheline, qu'elle soit pauvre ou qu'elle soit riche, car la richesse ne défend pas du mauvais choix; on se mésallie très haut; la vraie mésalliance est celle des âmes; et, de même que plus d'un jeune homme inconnu, sans nom, sans naissance, sans fortune, est un chapiteau de marbre qui soutient un temple de grands sentiments et de grandes idées, de même tel homme du monde, satisfait et opulent, qui a des bottes polies et des paroles vernies, si l'on regarde, non le dehors, mais le dedans, c'est-à-dire ce qui est réservé à la femme, n'est autre chose qu'un soliveau stupide obscurément hanté par les passions violentes, immondes et avinées; le poteau d'un cabaret.

Qu'y avait-il dans l'âme de Cosette? De la passion calmée ou endormie; de l'amour à l'état flottant; quelque chose qui était limpide, brillant, trouble à une certaine profondeur, sombre plus bas. L'image du bel officier se reflétait à la surface. Y avait-il un souvenir au fond?—tout au fond?—Peut-être. Cosette ne savait pas.

Il survint un incident singulier.

コゼットの悲しみは、過ぎた四、五カ月の間はいかにも強く、また今なお、きわめて痛ましいものではあったが、既に彼女自ら知らないうちに回復期に向かっていた。自然と、春と、青春と、父に対する愛と、小鳥や花の快さなどは、いかにも純潔な年若い彼女の心に、ほとんど忘却にも似たある物を、しだいに、日ごとに、一滴ずつ、浸み込ましていった。あの火はまったく消えてしまったのであろうか? あるいはただその上に灰がたまったのであろうか? ただ事実は、もはやほとんど痛み燃ゆる個所を彼女は感じなくなったということである。
ある日彼女は突然マリユスのことを思い出した。「まあ、私はもうあの人のことを忘れかけてるのかしら、」と彼女は言った。
その同じ週に彼女は、ひとりのごくりっぱな槍騎兵そうきへいの将校が、表庭の鉄門の前を通るのを見た。きゃしゃな腰つき、美しい軍服、若い娘のような頬ほお、腕にかかえた剣、蝋油ろうゆをぬった口髭くちひげ、漆うるしぬりの兜帽かぶとぼう、それにまた、金髪、大きな青い目、得意げな傲慢ごうまんなきれいな丸い顔つきで、マリユスとはまったく反対だった。口には葉巻きをくわえていた。バビローヌ街にある兵営の連隊に属する人であろうと、コゼットは考えた。
翌日も彼女はその将校が通るのを見た。そしてその時間を注意しておいた。
それから後は、偶然であったかどうかわからないが、ほとんど毎日彼女は彼が通るのを見た。
将校の友人らは、「よく手入れがしてない、」その庭の中に、ロココ式の古ぼけた鉄門の後ろに、かなりの美人がいて、この美しい中尉が通る時にはたいていそこに出ていることに気づいた。この中尉というのは読者の知らない男ではなく、テオデュール・ジルノルマンにほかならなかった。
「おい、」と友人らは彼に言った、「君に目をつけてる娘がいるぞ、少し見てやれ。」
「俺おれを見てる娘っ子に一々気をとめるだけの隙ひまがあるもんか。」と槍騎兵そうきへいは答えた。
それはちょうどマリユスが、苦悶くもんの方へ深く沈んでゆきながら、「死ぬ前にただ彼女に再び会うことができさえするならば!」と自ら言ってる時だった。もし彼の希望が達せられ、その時槍騎兵をながめてる彼女を見たならば、彼は一言をも発することができず、悲しみのあまり息絶えたかも知れなかった。
それはだれの罪であったか? 否だれの罪でもない。
マリユスは懊悩おうのうのうちに沈み込んでそこに長く留まってるという気質の男だった。コゼットは懊悩のうちに身を投じてもまたそこから出て来るという気質の女だった。
その上コゼットは、危険な時期を通っていた。それは自分の意のままに打ち任せられた女の夢想が必然に一度は通る世界であって、その時の孤独な若い娘の心は、葡萄ぶどうの新芽にも似寄ったもので、偶然な事情のままに、大理石の円柱の頭にもからめば居酒屋の木の柱にもからみつく。それは急速な大事な時期であって、ことに孤児にあってはその貧富を問わず危険な時期である。なぜならば、金はあっても悪いものを選ばないとは限らない。不似合いな結婚は高位の人の間にもなされる。しかし真の不似合いな結婚は魂と魂との間になされるものである。一方には、名もなく家柄もなく財産もなく世に埋もれている青年のうちにも、偉大なる感情や観念の殿堂をささえる大理石の柱頭たる者があり、他方には、自ら得意となり繁栄をきわめて、靴くつを光らし言葉を飾ってる上流の人のうちにも、その外部でなく内部をのぞく時には、言い換えれば女のために保有してるところのものをのぞく時には、激しい不潔な盲目な情欲のみいだいてる愚かな小人にすぎなくて、居酒屋の木の柱にすぎない者もある。
コゼットの魂のうちには何があったか? やわらげられ、あるいは眠らされている情熱、浮動の状態にある愛情、ある深さでは曇り更に下は薄暗いが上は透明な輝いてるある物。美しい将校の影はその表面に映っていた。しかしその底には、どん底には、何の思い出もなかったであろうか。否おそらくはあったであろう。コゼットは自らそれを知らなかった。
不思議なできごとが突然起こってきた。

 

 

Chapitre II Peurs de Cosette

 

Dans la première quinzaine d'avril, Jean Valjean fit un voyage. Cela, on le sait, lui arrivait de temps en temps, à de très longs intervalles. Il restait absent un ou deux jours, trois jours au plus. Où allait-il? personne ne le savait, pas même Cosette. Une fois seulement, à un de ces départs, elle l'avait accompagné en fiacre jusqu'au coin d'un petit cul-de-sac sur l'angle duquel elle avait lu: Impasse de la Planchette. Là il était descendu, et le fiacre avait ramené Cosette rue de Babylone. C'était en général quand l'argent manquait à la maison que Jean Valjean faisait ces petits voyages.

Jean Valjean était donc absent. Il avait dit: Je reviendrai dans trois jours.

Le soir, Cosette était seule dans le salon. Pour se désennuyer, elle avait ouvert son piano-orgue et elle s'était mise à chanter, en s'accompagnant, le chœur d'Euryanthe: Chasseurs égarés dans les bois! qui est peut-être ce qu'il y a de plus beau dans toute la musique. Quand elle eut fini, elle demeura pensive.

Tout à coup il lui sembla qu'elle entendait marcher dans le jardin.

Ce ne pouvait être son père, il était absent; ce ne pouvait être Toussaint, elle était couchée. Il était dix heures du soir.

Elle alla près du volet du salon qui était fermé et y colla son oreille.

Il lui parut que c'était le pas d'un homme, et qu'on marchait très doucement.

Elle monta rapidement au premier, dans sa chambre, ouvrit un vasistas percé dans son volet, et regarda dans le jardin. C'était le moment de la pleine lune. On y voyait comme s'il eût fait jour.

Il n'y avait personne.

Elle ouvrit la fenêtre. Le jardin était absolument calme, et tout ce qu'on apercevait de la rue était désert comme toujours.

Cosette pensa qu'elle s'était trompée. Elle avait cru entendre ce bruit. C'était une hallucination produite par le sombre et prodigieux chœur de Weber qui ouvre devant l'esprit des profondeurs effarées, qui tremble au regard comme une forêt vertigineuse, et où l'on entend le craquement des branches mortes sous le pas inquiet des chasseurs entrevus dans le crépuscule.

Elle n'y songea plus.

D'ailleurs Cosette de sa nature n'était pas très effrayée. Il y avait dans ses veines du sang de bohémienne et d'aventurière qui va pieds nus. On s'en souvient, elle était plutôt alouette que colombe. Elle avait un fond farouche et brave.

Le lendemain, moins tard, à la tombée de la nuit, elle se promenait dans le jardin. Au milieu des pensées confuses qui l'occupaient, elle croyait bien percevoir par instants un bruit pareil au bruit de la veille, comme de quelqu'un qui marcherait dans l'obscurité sous les arbres pas très loin d'elle, mais elle se disait que rien ne ressemble à un pas qui marche dans l'herbe comme le froissement de deux branches qui se déplacent d'elles-mêmes, et elle n'y prenait pas garde. Elle ne voyait rien d'ailleurs.

Elle sortit de «la broussaille»; il lui restait à traverser une petite pelouse verte pour regagner le perron. La lune qui venait de se lever derrière elle, projeta, comme Cosette sortait du massif, son ombre devant elle sur cette pelouse.

Cosette s'arrêta terrifiée.

À côté de son ombre, la lune découpait distinctement sur le gazon une autre ombre singulièrement effrayante et terrible, une ombre qui avait un chapeau rond.

C'était comme l'ombre d'un homme qui eût été debout sur la lisière du massif à quelques pas en arrière de Cosette.

Elle fut une minute sans pouvoir parler, ni crier, ni appeler, ni bouger, ni tourner la tête.

Enfin elle rassembla tout son courage et se retourna résolument.

Il n'y avait personne.

Elle regarda à terre. L'ombre avait disparu.

Elle rentra dans la broussaille, fureta hardiment dans les coins, alla jusqu'à la grille, et ne trouva rien.

Elle se sentit vraiment glacée. Était-ce encore une hallucination? Quoi! deux jours de suite? Une hallucination, passe, mais deux hallucinations? Ce qui était inquiétant, c'est que l'ombre n'était assurément pas un fantôme. Les fantômes ne portent guère de chapeaux ronds.

Le lendemain Jean Valjean revint. Cosette lui conta ce qu'elle avait cru entendre et voir. Elle s'attendait à être rassurée et que son père hausserait les épaules et lui dirait: Tu es une petite fille folle.

Jean Valjean devint soucieux.

—Ce ne peut être rien, lui dit-il.

Il la quitta sous un prétexte et alla dans le jardin, et elle l'aperçut qui examinait la grille avec beaucoup d'attention.

Dans la nuit elle se réveilla; cette fois elle était sûre, elle entendait distinctement marcher tout près du perron au-dessous de sa fenêtre. Elle courut à son vasistas et l'ouvrit. Il y avait en effet dans le jardin un homme qui tenait un gros bâton à la main. Au moment où elle allait crier, la lune éclaira le profil de l'homme. C'était son père.

Elle se recoucha en se disant:—Il est donc bien inquiet!

Jean Valjean passa dans le jardin cette nuit-là et les deux nuits qui suivirent. Cosette le vit par le trou de son volet.

La troisième nuit, la lune décroissait et commençait à se lever plus tard, il pouvait être une heure du matin, elle entendit un grand éclat de rire et la voix de son père qui l'appelait.

—Cosette!

Elle se jeta à bas du lit, passa sa robe de chambre et ouvrit sa fenêtre.

Son père était en bas sur la pelouse.

—Je te réveille pour te rassurer, dit-il. Regarde. Voici ton ombre en chapeau rond.

Et il lui montrait sur le gazon une ombre portée que la lune dessinait et qui ressemblait en effet assez bien au spectre d'un homme qui eût eu un chapeau rond. C'était une silhouette produite par un tuyau de cheminée en tôle, à chapiteau, qui s'élevait au-dessus d'un toit voisin.

Cosette aussi se mit à rire, toutes ses suppositions lugubres tombèrent, et le lendemain, en déjeunant avec son père, elle s'égaya du sinistre jardin hanté par des ombres de tuyaux de poêle.

Jean Valjean redevint tout à fait tranquille; quant à Cosette, elle ne remarqua pas beaucoup si le tuyau de poêle était bien dans la direction de l'ombre qu'elle avait vue ou cru voir, et si la lune se trouvait au même point du ciel. Elle ne s'interrogea point sur cette singularité d'un tuyau de poêle qui craint d'être pris en flagrant délit et qui se retire quand on regarde son ombre, car l'ombre s'était effacée quand Cosette s'était retournée et Cosette avait bien cru en être sûre. Cosette se rasséréna pleinement. La démonstration lui parut complète, et qu'il pût y avoir quelqu'un qui marchait le soir ou la nuit dans le jardin, ceci lui sortit de la tête.

À quelques jours de là cependant un nouvel incident se produisit.

四月の前半に、ジャン・ヴァルジャンは旅行をした。それは読者の知るとおり、長い間を置いて時々あったことである。いつもその旅は一日か二日で、長くて三日にすぎなかった。どこへ行くのかだれも知らなかった、コゼットさえも知らなかった。ただ一度、彼が例のとおり出かける時、彼女は辻馬車つじばしゃにのってある小さな袋町の角かどまで連れてゆかれたことがあった。その袋町の角にはプランシェットの行き止まりという札が出ていた。そこで彼は辻馬車をおり、コゼットはまた辻馬車でバビローヌ街まで連れ戻された。ジャン・ヴァルジャンがそういう小旅行をなすのは、たいてい家に金のなくなった時であった。
ジャン・ヴァルジャンはかくてまた不在になった。彼は言った、「三日のうちには帰って来る。」
晩にコゼットはひとりで客間にいた。退屈をまぎらすために彼女は風琴ピアノを開き、ウーリヤントの中の合唱曲森にさすらう猟人を、自ら奏し自ら歌い始めた。それはおそらく音楽中での最も美しい一曲であろう。歌い終わって彼女は、そのまま考えにふけった。
と突然、庭に人の足音が聞こえるような気がした。
父であるはずはなかった、不在だったので。またトゥーサンであるはずもなかった、寝ていたので。もう晩の十時になっていた。
彼女はしめてある窓の所へ行って、その雨戸に耳を寄せた。
どうも男の足音らしく、またごく静かに歩いてるらしかった。
彼女は急いで二階に上がり、自分の室にはいり、窓の雨戸についている切り戸を開き、庭をのぞいた。ちょうど満月の頃で、昼間のように庭は明るかった。
庭にはだれもいなかった。
彼女は窓を開いた。庭はひっそりと静まり返っており、街路の方にもいつものとおり見える限り人影一つなかった。
コゼットは自分の思い違いだったろうと考えた。実際足音が聞こえたようだったが、それはおそらくウェーベルの陰鬱いんうつ荘重な音楽によって起こされた幻覚だったろう。その音楽を聞くと、異様な深淵しんえんが心の前にうち開け、怪しい森が目の前にうち震い、おぼろに認めらるる猟人らの不安な足の下に鳴る枯れ枝の音が、その奥に聞こえてくるのである。
コゼットはもうそのことを気にしなかった。
その上彼女は天性臆病おくびょうではなかった。その血管のうちには、跣足はだしで走り回る放浪者と冒険者との血潮があった。読者の記憶するとおり、彼女は鳩はとではなくてむしろ雲雀ひばりであった。彼女の心の底には粗野と豪胆とがあった。
翌日、少し早く、夜になりかける頃、彼女は庭を歩いてみた。そしてとりとめもないことに思いふけっていたが、その間にも時々、すぐ近くの木陰の暗闇くらやみの中をだれかが歩いてるような、前日と同じ音が聞こえるようだった。しかし彼女は、木の枝のすれ合う音は草の中を歩く足音によく似てるものであると考えて、別に注意も払わなかった。その上何も見えなかった。
彼女は「藪やぶ」の中から出てきた。そして家の踏段の所まで行くには、小さな青々とした芝地を通らなければならなかった。ちょうど後ろにのぼっていた月は、彼女が木の茂みから出てきた時、すぐ前にその影を長く芝地の上に投じた。
コゼットは驚いて足を止めた。
彼女の影のそばに、月はも一つ他の影を芝地の上にはっきり投げていた。妙に気味悪い恐ろしい影で、丸い帽子をかぶっていた。
彼女の後ろ数歩の所に茂みの端に立ってる一人の男の影らしかった。
彼女はしばらく、口をきくこともできず、叫ぶことも、人を呼ぶことも、身動きすることも、また振り返ることもできなかった。
ついに彼女は勇気を振るい起こして、決然と後ろをふりむいた。
そこにはだれもいなかった。
彼女は地面を見た。影は消えうせていた。
彼女は茂みの中に戻ってゆき、大胆にもすみずみをうかがい、鉄門の所までも行ったが、何も見つからなかった。
彼女は実際ぞっと寒さを感じた。これもまた幻覚だったろうか。しかも、二日続いて! 一度ならまだしも、二度もあろうとは! ことに不安なのは、その影が確かに幽霊ではなかったことである。幽霊なら丸い帽子をかぶってるはずはない。
その翌日ジャン・ヴァルジャンが帰ってきた。コゼットは彼に自分が聞いたと思い見たと思ったもののことを話した。父はきっと自分を安心させてくれ、「お前はばかな赤ん坊だね」と肩をそびやかして言ってくれることと、彼女は思っていた。
ところがジャン・ヴァルジャンも心配そうになった。
「何でもないかも知れない。」とだけ彼は言った。
彼は何とか言ってコゼットのもとを去り、庭の方へ行った。そして彼女は彼が非常に注意して鉄門を調べてるのを見た。
その夜彼女は目をさました。こんどはもう疑う余地がなかった。窓の下の踏段のあたりをだれか歩いている音が、はっきり聞こえた。彼女は切り戸の所へ駆け寄ってそれを聞いた。果たして庭には手に大きな棒を持ったひとりの男がいた。彼女がまさに叫び声を上げようとする時、月の光が男の顔を照らした。それは父であった。
彼女は寝床へ戻りながら、自ら言った、「まあたいそう心配していらっしゃると見える。」
ジャン・ヴァルジャンはその一晩を庭で過ごした、それから次の二晩も。コゼットはそれを雨戸の穴から見た。
三日目の晩は、月が欠け始めて、遅く出るようになった。ちょうど夜中の一時ごろであったろう。コゼットは大きな笑い声を聞き、父が自分を呼んでるのを聞いた。
「コゼット!」
彼女は寝台から飛びおり、居間着を引っ掛けて、窓を開いた。
父は下の芝地の上にいた。
「お前を安心させようと思って起こしたのだ。」と父は言った。「ごらん、お前の言う丸い帽子の影がここにある。」
そして彼は月の光が投げた一つの影を芝地の上にさし示した。実際丸い帽子をかぶった男の姿にかなりよく似ていた。隣の屋根の上に出てる覆おおいのある亜鉛とたんの煙筒のためにできてる影だった。
コゼットもいっしょに笑い出した。気味悪い想像はすべて消されてしまった。そして翌日、父とともに朝食をしながら、暖炉の煙筒の影が住んでる物すごい庭のことを彼女はおもしろがった。
ジャン・ヴァルジャンはまったく平静に返った。またコゼットの方では、自分が見たかあるいは見たと思ったあの影と同じ方向に暖炉の煙筒があるか、または空の同じ場所に月があるか、それをあまりよく気に止めなかった。それからまた、暖炉の煙筒が現行を押さえられるのを恐れて影をみられた時逃げ出してしまったという不思議さをも、少しも考えてみなかった。実際あの影はコゼットがふり返ってみた時はもう消えていた、そしてそれについては彼女は見違いではないと信じていた。がとにかくコゼットは十分安心した。父の証明は完全なものと彼女には思われた。そしてあの夕方かあるいは夜分に庭のうちをだれかが歩いていたかも知れないという考えは、すっかり彼女の頭から消えてしまった。
けれどそれから数日の後、新しいできごとが起こった。

 

 

Chapitre III Enrichies des commentaires de Toussaint

 

Dans le jardin, près de la grille sur la rue, il y avait un banc de pierre défendu par une charmille du regard des curieux, mais auquel pourtant, à la rigueur, le bras d'un passant pouvait atteindre à travers la grille et la charmille.

Un soir de ce même mois d'avril, Jean Valjean était sorti; Cosette, après le soleil couché, s'était assise sur ce banc. Le vent fraîchissait dans les arbres; Cosette songeait; une tristesse sans objet la gagnait peu à peu, cette tristesse invincible que donne le soir et qui vient peut-être, qui sait? du mystère de la tombe entr'ouvert à cette heure-là.

Fantine était peut-être dans cette ombre.

Cosette se leva, fit lentement le tour du jardin, marchant dans l'herbe inondée de rosée et se disant à travers l'espèce de somnambulisme mélancolique où elle était plongée:—Il faudrait vraiment des sabots pour le jardin à cette heure-ci. On s'enrhume.

Elle revint au banc.

Au moment de s'y rasseoir, elle remarqua à la place qu'elle avait quittée une assez grosse pierre qui n'y était évidemment pas l'instant d'auparavant.

Cosette considéra cette pierre, se demandant ce que cela voulait dire. Tout à coup l'idée que cette pierre n'était point venue sur ce banc toute seule, que quelqu'un l'avait mise là, qu'un bras avait passé à travers cette grille, cette idée lui apparut et lui fit peur. Cette fois ce fut une vraie peur; la pierre était là. Pas de doute possible; elle n'y toucha pas, s'enfuit sans oser regarder derrière elle, se réfugia dans la maison, et ferma tout de suite au volet, à la barre et au verrou la porte-fenêtre du perron. Elle demanda à Toussaint:

—Mon père est-il rentré?

—Pas encore, mademoiselle.

(Nous avons indiqué une fois pour toutes le bégayement de Toussaint. Qu'on nous permette de ne plus l'accentuer. Nous répugnons à la notation musicale d'une infirmité.)

Jean Valjean, homme pensif et promeneur nocturne, ne rentrait souvent qu'assez tard dans la nuit.

—Toussaint, reprit Cosette, vous avez soin de bien barricader le soir les volets sur le jardin au moins, avec les barres, et de bien mettre les petites choses en fer dans les petits anneaux qui ferment?

—Oh! soyez tranquille, mademoiselle.

Toussaint n'y manquait pas, et Cosette le savait bien, mais elle ne put s'empêcher d'ajouter:

—C'est que c'est si désert par ici!

—Pour ça, dit Toussaint, c'est vrai. On serait assassiné avant d'avoir le temps de dire ouf! Avec cela que monsieur ne couche pas dans la maison. Mais ne craignez rien, mademoiselle, je ferme les fenêtres comme des bastilles. Des femmes seules! je crois bien que cela fait frémir! Vous figurez-vous? voir entrer la nuit des hommes dans la chambre qui vous disent:—tais-toi! et qui se mettent à vous couper le cou. Ce n'est pas tant de mourir, on meurt, c'est bon, on sait bien qu'il faut qu'on meure, mais c'est l'abomination de sentir ces gens-là vous toucher. Et puis leurs couteaux, ça doit mal couper! Ah Dieu!

—Taisez-vous, dit Cosette. Fermez bien tout.

Cosette, épouvantée du mélodrame improvisé par Toussaint et peut-être aussi du souvenir des apparitions de l'autre semaine qui lui revenaient, n'osa même pas lui dire:—Allez donc voir la pierre qu'on a mise sur le banc! de peur de rouvrir la porte du jardin, et que «les hommes» n'entrassent. Elle fit clore soigneusement partout les portes et fenêtres, fit visiter par Toussaint toute la maison de la cave au grenier, s'enferma dans sa chambre, mit ses verrous, regarda sous son lit, se coucha, et dormit mal. Toute la nuit elle vit la pierre grosse comme une montagne et pleine de cavernes.

Au soleil levant,—le propre du soleil levant est de nous faire rire de toutes nos terreurs de la nuit, et le rire qu'on a est toujours proportionné à la peur qu'on a eue,—au soleil levant Cosette, en s'éveillant, vit son effroi comme un cauchemar, et se dit:—À quoi ai-je été songer? C'est comme ces pas que j'avais cru entendre l'autre semaine dans le jardin la nuit! c'est comme l'ombre du tuyau de poêle! Est-ce que je vais devenir poltronne à présent?—Le soleil, qui rutilait aux fentes de ses volets et faisait de pourpre les rideaux de damas, la rassura tellement que tout s'évanouit dans sa pensée, même la pierre.

—Il n'y avait pas plus de pierre sur le banc qu'il n'y avait d'homme en chapeau rond dans le jardin; j'ai rêvé la pierre comme le reste.

Elle s'habilla, descendit au jardin, courut au banc, et se sentit une sueur froide. La pierre y était.

Mais ce ne fut qu'un moment. Ce qui est frayeur la nuit est curiosité le jour.

—Bah! dit-elle, voyons donc.

Elle souleva cette pierre qui était assez grosse. Il y avait dessous quelque chose qui ressemblait à une lettre.

C'était une enveloppe de papier blanc. Cosette s'en saisit. Il n'y avait pas d'adresse d'un côté, pas de cachet de l'autre. Cependant l'enveloppe, quoique ouverte, n'était point vide. On entrevoyait des papiers dans l'intérieur.

Cosette y fouilla. Ce n'était plus de la frayeur, ce n'était plus de la curiosité; c'était un commencement d'anxiété.

Cosette tira de l'enveloppe ce qu'elle contenait, un petit cahier de papier dont chaque page était numérotée et portait quelques lignes écrites d'une écriture assez jolie, pensa Cosette, et très fine.

Cosette chercha un nom, il n'y en avait pas; une signature, il n'y en avait pas. À qui cela était-il adressé? À elle probablement, puisqu'une main avait déposé le paquet sur son banc. De qui cela venait-il? Une fascination irrésistible s'empara d'elle, elle essaya de détourner ses yeux de ces feuillets qui tremblaient dans sa main, elle regarda le ciel, la rue, les acacias tout trempés de lumière, des pigeons qui volaient sur un toit voisin, puis tout à coup son regard s'abaissa vivement sur le manuscrit, et elle se dit qu'il fallait qu'elle sût ce qu'il y avait là dedans.

Voici ce qu'elle lut:庭の中には、街路に接してる鉄門のそばに、石の腰掛けが一つあった。それは灌木かんぼくの植え込みで外からは見えないようになっていたが、それでもしいて鉄門と植え込みとの間に腕を差し伸ばせば、外部から届くことができた。
同じ四月のある夕方、ジャン・ヴァルジャンは外に出かけ、コゼットひとり、日の沈んだ後その腰掛けにすわっていた。風は木立ちの間を吹いていた。コゼットは思い沈んでいた。あてもない悲しみがしだいに寄せてきた。夕暮れのために起こってくる不可抗の悲しみであり、またおそらく夕暮れに口を開く墳墓の神秘から来る悲しみであろう。
あるいはファンティーヌがその影のうちにいたのであろう。
コゼットは立ち上がり、庭のうちを静かに一回りし、露のいっぱいおりた叢くさむらの中を歩き、物悲しい一種の夢遊病の状態に陥りながら自ら言った、「こんな時分に庭を歩くにはほんとに木靴きぐつがいる。風邪かぜをひくかもしれないから。」
彼女は腰掛けの所へ戻ってきた。
そしてまた腰をおろそうとした時彼女は、今まで自分がいた所にかなり大きな石が一つあるのを見つけた。それは確かに先刻まではなかったものである。
コゼットはその石を見ながら、いったい何のことだろうかと考えた。石はひとりでに腰掛けの上にやってきたものではない、だれかがそこに置いたものである、だれかが鉄の門から腕を差し入れてしたことである、そういう考えが突然浮かんできた。そして彼女はぞっとした。こんどは本当に恐ろしくなった。もう疑う余地はなかった。石が実際ここにあった。彼女はそれに手を触れず、後ろを振り返りもせず、家の中に逃げ込んで、すぐに踏段の所の入り口に、鎧戸よろいどをしめ閂かんぬきをさし※(「金+饌のつくり」、第4水準2-91-37)かけがねをした。彼女はトゥーサンに尋ねた。
「お父様はお帰りになって?」
「まだでございますよ、お嬢様。」
(われわれは前に一度、トゥーサンはどもりだということを示しておいた。そしてもうその事を繰り返さないのを許してもらいたい。不具者の音調を写すのはいやなことであるから。)
沈思の癖があり夜の散歩を好んでいたジャン・ヴァルジャンは、夜遅くしか帰ってこないこともしばしばあった。
「トゥーサンや、」とコゼットは言った、「晩にはせめて庭の方の雨戸には閂をさしてよく締まりをしておいたでしょうね、そして締まりの鉄の輪にはよく釘くぎをさして。」
「ええ御安心なさいませ、お嬢様。」
トゥーサンはいつもそれを怠りはしなかった。コゼットもそれはよく知っていた。しかし彼女はなおつけ加えて言わざるを得なかった。
「こちらはほんとに寂しいからね。」
「寂しいと申せば本当にそうでございますよ。」とトゥーサンは言った。「殺されても声さえ立てる暇がないかも知れません。その上旦那様だんなさまもこちらにはおやすみになりませんし。でもお嬢様、御心配なさいますな、窓は皆牢屋ろうやのように固くしめておきますから。女ばかりですもの、恐こわいのはあたりまえでございますよ。まあ考えてもごらんなさいませ、大勢の男が室へやにはいってきて、静かにしろなんかと言って、お嬢様の首に切りつけでもしましたら! 死ぬのは何でもありません、死ぬのはかまいません、どうせ一度は死ぬ身でございますもの。でもそんな男どもがお嬢様に手をつけるのは考えてもたまらないことでございます。それに刃物、それもきっとよく切れないものにきまっています。ああほんとに!」
「もういいよ。」とコゼットは言った。「どこもよく締まりをしてちょうだい。」
コゼットはトゥーサンが即座に組み立てた惨劇の一幕に脅かされ、またおそらく先週に見た幻を思い浮かべたりして、「腰掛けの上にだれかが置いた石をまあ見てきてごらん」とも言うことができなかった。庭の戸口を開けたら「男共」がはいって来るかもしれないような気がした。彼女は方々の戸や窓をよくしめさせ、窖あなぐらから屋根裏の部屋まで家中をトゥーサンに見回らせ、自分の室に閉じこもり、扉とびらにはよく※(「金+饌のつくり」、第4水準2-91-37)かけがねをし、寝台の下までのぞき込んで、それから床についたが、よく眠れなかった。山のように大きくて洞穴どうけつがたくさんある石を、夜通し彼女は夢現ゆめうつつに見続けた。
日の出に――日の出の特質は夜間の恐怖をことごとく一笑に付し去らせることにある、そしてその笑いは常に夜の恐怖の大きさに正比例するものである――日の出に、コゼットは目をさまして、前夜の恐怖を夢のように思いながら自ら言った。「何を私は考えたのだろう。先週の晩庭で聞いたと思ったあの足音のようなものだろう。暖炉の煙筒の影のようなものだろう。私は今ばかげた臆病者おくびょうものになりかけたのだろうか。」雨戸のすき間を緋色ひいろに染めてダマ織りの帷とばりをまっかに浮き出さした日の光は、彼女の心をすっかり落ち着かして、頭の中にあったものはすべて、あの石までも、消えうせてしまった。
「庭に丸い帽子の男がいなかったと同じように、腰掛けの上にも石はなかったのだろう。ほかの事と同じように、あの石もただ夢で見ただけに違いない。」
彼女は着物を着、庭におり、腰掛けの所に走って行ったが、ぞっと身に冷や汗を感じた。石はそこにあった。
しかしそれは一瞬間のことだった。夜に恐怖を起こすものも、昼には好奇心を起こすようになる。
「まあ、ちょっと見てやろう。」と彼女は言った。
彼女はかなり大きなその石を持ち上げた。下に手紙のようなものが置いてあった。
それは白い紙の封筒だった。コゼットはそれを取り上げた。表にはあて名も書いてなく、裏には封もしてなかった。けれども開いたままのその封筒は空からではなかった。中に紙がはいってるのが少し見えていた。
コゼットはそれを調べてみた。それはもう恐怖でもなく、好奇心でもなく、心配の初まりだった。
彼女は封筒からその中のものを引き出した。紙をとじた小さな帳面で、各面にはページ数がついていて、数行の文字が認めてあった。ごく細かな字で、かなりみごとな筆跡だとコゼットは思った。
コゼットは名前をさがしたが、どこにもなかった。署名をさがしたがなかった。いったいだれにあてられたものだろうか? 彼女の腰掛けの上に置かれてる所を見ると、おそらく彼女にあてられたものであろう。しかしいったいだれからよこしたものであろうか? 不可抗な魅惑に彼女はとらえられた。自分の手の中に震えてる紙から目をそらそうとして、空を見、街路を見、朝日を浴びてるアカシヤの木を見、隣の屋根の上に飛んでる鳩はとを見たが、その視線はすぐ手紙の上に落ちてきた。そして中に何が書いてあるかを見てみなければならないように思った。
彼女が読んだことは次のとおりだった。

 

 

Chapitre IV Un cœur sous une pierre

 

La réduction de l'univers à un seul être, la dilatation d'un seul être jusqu'à Dieu, voilà l'amour.

L'amour, c'est la salutation des anges aux astres.

Comme l'âme est triste quand elle est triste par l'amour!

Quel vide que l'absence de l'être qui à lui seul remplit le monde! Oh! comme il est vrai que l'être aimé devient Dieu. On comprendrait que Dieu en fût jaloux si le Père de tout n'avait pas évidemment fait la création pour l'âme, et l'âme pour l'amour.

Il suffît d'un sourire entrevu là-bas sous un chapeau de crêpe blanc à bavolet lilas, pour que l'âme entre dans le palais des rêves.

Dieu est derrière tout, mais tout cache Dieu. Les choses sont noires, les créatures sont opaques. Aimer un être, c'est le rendre transparent.

De certaines pensées sont des prières. Il y a des moments où, quelle que soit l'attitude du corps, l'âme est à genoux.

宇宙をただひとりに縮め、ただひとりを神にまでひろげること、それがすなわち愛である。
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愛、それは星に対する天使の祝辞である。
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愛のために魂が悲しむ時、その悲しみのいかに深いかよ!
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世界を満たす唯一の人のいない時、世はいかに空むなしいか。恋人は神になるとは、実げに真なるかな。もし万物の父にして、明らかに魂のために万物を造らず、愛のために魂を造らなかったとするならば、神は必ずや、恋人が神となるをねたみたもうであろう。
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人の魂を夢の宮殿のうちに入らしむるには、薄紫の飾りひもある白縮紗クレープの帽子の下にちらと見ゆる、ただ、一つの微笑にて足りる。
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神は万物の後ろにあり、万物は神をおおい隠している。事物は黒く、生物は不透明である。ひとりの人を愛するは、その人を透明ならしむることである。
――――――――――――――――
ある種の思いは祈祷きとうである。姿勢のいかんに関せず魂のひざまずいている瞬間がある。

 

 

Les amants séparés trompent l'absence par mille choses chimériques qui ont pourtant leur réalité. On les empêche de se voir, ils ne peuvent s'écrire; ils trouvent une foule de moyens mystérieux de correspondre. Ils s'envoient le chant des oiseaux, le parfum des fleurs, le rire des enfants, la lumière du soleil, les soupirs du vent, les rayons des étoiles, toute la création. Et pourquoi non? Toutes les œuvres de Dieu sont faites pour servir l'amour. L'amour est assez puissant pour charger la nature entière de ses messages.

O printemps, tu es une lettre que je lui écris.

L'avenir appartient encore bien plus aux cœurs qu'aux esprits. Aimer, voilà la seule chose qui puisse occuper et emplir l'éternité. À l'infini, il faut l'inépuisable.

L'amour participe de l'âme même. Il est de même nature qu'elle. Comme elle il est étincelle divine, comme elle il est incorruptible, indivisible, impérissable. C'est un point de feu qui est en nous, qui est immortel et infini, que rien ne peut borner et que rien ne peut éteindre. On le sent brûler jusque dans la moelle des os et on le voit rayonner jusqu'au fond du ciel.

Ô amour! adorations! volupté de deux esprits qui se comprennent, de deux cœurs qui s'échangent, de deux regards qui se pénètrent? Vous me viendrez, n'est-ce pas, bonheurs! Promenades à deux dans les solitudes! journées bénies et rayonnantes! J'ai quelquefois rêvé que de temps en temps des heures se détachaient de la vie des anges et venaient ici-bas traverser la destinée des hommes.

Dieu ne peut rien ajouter au bonheur de ceux qui s'aiment que de leur donner la durée sans fin. Après une vie d'amour, une éternité d'amour, c'est une augmentation en effet; mais accroître en son intensité même la félicité ineffable que l'amour donne à l'âme dès ce monde, c'est impossible, même à Dieu. Dieu, c'est la plénitude du ciel; l'amour, c'est la plénitude de l'homme.

Vous regardez une étoile pour deux motifs, parce qu'elle est lumineuse et parce qu'elle est impénétrable. Vous avez auprès de vous un plus doux rayonnement et un plus grand mystère, la femme.

Tous, qui ne nous soyons, nous avons nos êtres respirables. S'ils nous manquent, l'air nous manque, nous étouffons. Alors on meurt. Mourir par manque d'amour, c'est affreux! L'asphyxie de l'âme!

Quand l'amour a fondu et mêlé deux êtres dans une unité angélique et sacrée, le secret de la vie est trouvé pour eux; ils ne sont plus que les deux termes d'une même destinée; ils ne sont plus que les deux ailes d'un même esprit. Aimez, planez!

Le jour où une femme qui passe devant vous dégage de la lumière en marchant, vous êtes perdu, vous aimez. Vous n'avez plus qu'une chose à faire, penser à elle si fixement qu'elle soit contrainte de penser à vous.

Ce que l'amour commence ne peut être achevé que par Dieu.

L'amour vrai se désole et s'enchante pour un gant perdu ou pour un mouchoir trouvé, et il a besoin de l'éternité pour son dévouement et ses espérances. Il se compose à la fois de l'infiniment grand et de l'infiniment petit.

Si vous êtes pierre, soyez aimant; si vous êtes plante, soyez sensitive; si vous êtes homme, soyez amour.

Rien ne suffit à l'amour. On a le bonheur, on veut le paradis; on a le paradis, on veut le ciel.

Ô vous qui vous aimez, tout cela est dans l'amour. Sachez l'y trouver. L'amour a autant que le ciel, la contemplation, et de plus que le ciel, la volupté.

—Vient-elle encore au Luxembourg?—Non, monsieur.—C'est dans cette église qu'elle entend la messe, n'est-ce pas?—Elle n'y vient plus.—Habite-t-elle toujours cette maison?—Elle est déménagée.—Où est-elle allée demeurer?—Elle ne l'a pas dit.

Quelle chose sombre de ne pas savoir l'adresse de son âme!

L'amour a des enfantillages, les autres passions ont des petitesses. Honte aux passions qui rendent l'homme petit! Honneur à celle qui le fait enfant!

C'est une chose étrange, savez-vous cela? Je suis dans la nuit. Il y a un être qui en s'en allant a emporté le ciel.

Oh! être couchés côte à côte dans le même tombeau la main dans la main, et de temps en temps, dans les ténèbres, nous caresser doucement un doigt, cela suffirait à mon éternité.

Vous qui souffrez parce que vous aimez, aimez plus encore. Mourir d'amour, c'est en vivre.

Aimez. Une sombre transfiguration étoilée est mêlée à ce supplice. Il y a de l'extase dans l'agonie.

Ô joie des oiseaux! c'est parce qu'ils ont le nid qu'ils ont le chant.

L'amour est une respiration céleste de l'air du paradis.

Cœurs profonds, esprits sages, prenez la vie comme Dieu la faite; c'est une longue épreuve, une préparation inintelligible à la destinée inconnue. Cette destinée, la vraie, commence pour l'homme à la première marche de l'intérieur du tombeau. Alors il lui apparaît quelque chose, et il commence à distinguer le définitif. Le définitif, songez à ce mot. Les vivants voient l'infini; le définitif ne se laisse voir qu'aux morts. En attendant, aimez et souffrez, espérez et contemplez. Malheur, hélas! à qui n'aura aimé que des corps, des formes, des apparences! La mort lui ôtera tout. Tâchez d'aimer des âmes, vous les retrouverez.

J'ai rencontré dans la rue un jeune homme très pauvre qui aimait. Son chapeau était vieux, son habit était usé; il avait les coudes troués; l'eau passait à travers ses souliers et les astres à travers son âme.

Quelle grande chose, être aimé! Quelle chose plus grande encore, aimer! Le cœur devient héroïque à force de passion. Il ne se compose plus de rien que de pur; il ne s'appuie plus sur rien que d'élevé et de grand. Une pensée indigne n'y peut pas plus germer qu'une ortie sur un glacier. L'âme haute et sereine, inaccessible aux passions et aux émotions vulgaires, dominant les nuées et les ombres de ce monde, les folies, les mensonges, les haines, les vanités, les misères, habite le bleu du ciel, et ne sent plus que les ébranlements profonds et souterrains de la destinée, comme le haut des montagnes sent les tremblements de terre.

S'il n'y avait pas quelqu'un qui aime, le soleil s'éteindrait.

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互いにへだてられたるふたりの恋人は、その相あい見まみえない間を多くの空想によって紛らす。しかもその空想は彼らにとっては現実である。ふたりは会うことを妨げられ、手紙をかわすことを得ないけれども、互いに意を通ずる神秘なる方法を数多見いだすものである。小鳥の歌、花のかおり、子供の笑い、太陽の輝き、風のため息、星の光など、あらゆるものを互いに贈り合う。そしてどうしてそれが不可能と言えよう。神の造りたまえるあらゆるものは、愛に仕えんがためにできているではないか。愛は力強く、いっさいの自然にその使命を帯ばしむる。
おお春よ、汝は私が彼女に書き送る手紙である。
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未来は、知よりもむしろ情のものである。愛こそは、永遠を占め満たすべき唯一のものである。無窮なるものには、尽くることなきものを要する。
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愛は魂と同種のものである。愛は魂と同質のものである。魂と同じく聖なるひらめきであり、魂と同じく不朽不可分不滅なるものである。それはわれわれのうちにある永遠無窮なる一点の火であって、何物もこれを限りこれを消すことを得ない。人は骨の髄までこの火の燃ゆるを感じ、天の奥までこの火の輝くのを見る。
――――――――――――――――
おお愛よ、欽慕きんぼよ、互いに理解する二つの精神の、互いに交わる二つの心の、互いに貫く二つの視線の、その喜悦! 幸福よ、汝は私のもとにこないのか。寂しき所をふたりで歩こうではないか。祝福されたる麗わしい日ではないか。私は時として夢想した、天使の生涯の一部が分かれて下界の人の運命にもおりおり交じってくることを。
――――――――――――――――
互いに愛し合う人間の幸福に神のつけ加え得るものは、ただその限りなき永続を与えることのみである。愛の生活についで愛の永続、それはまさしく一つの増加である。しかしこの世において愛が人の魂に与える得も言えぬ至福に、更にその強さを増さしむることは、たとい神にも不可能である。神は天の十全であり、愛こそは人間の十全である。
――――――――――――――――
汝は二つの理由から天の星をながめる、一つはその光り輝くがために、一つはその測り知るべからざるがために。しかし汝はおのれのそばに、更にやさしき光を有し、更に大なる神秘を有している、すなわち婦人を。
――――――――――――――――
何人なんぴとを問わずわれわれは皆呼吸すべきものを有している。それがもしなくなる時には、空気がもしなくなる時には、われわれは息絶える。そしてわれわれは死する。愛を失って死するは恐ろしいことである。それは魂の窒息である。
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愛がふたりの者を天使のごとき聖なる一個にとかし結合した時、人生の秘奥は彼らに見えてくる。ふたりはもはや同じ一つの運命の両面にすぎなくなる。もはや同じ一つの精神の両翼にすぎなくなる。愛せよ、翔かけれよ!
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ひとりの婦人が汝の前を通り、歩きつつ光を放つ時、汝のいっさいは終わり、汝は愛に陥る。そして汝のなすべきことはただ一事あるのみ、すなわち深く彼女をのみ思って、ついに彼女にも汝を思わしむること。
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愛の始めしことを成し遂ぐるは、ただ神あるのみ。
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真の愛は、一つの手袋を失い、一つのハンカチを見いだすにも、あるいは絶望しあるいは狂喜する。そしてまた、その献身とその希望とのために永遠を求める。真の愛は、無限の大と無限の小とから同時に成り立っている。
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汝もし石ならば、磁石たれ。汝もし草ならば、含羞草ねむりぐさたれ。汝もし人ならば、愛であれ。
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何物も愛に如しくものはない。人は幸福を得れば楽園を望み、楽園を得れば天国を望む。
おお愛する汝よ、すべてそれらは愛のうちにある。それを見いだす術すべを知れ。愛のうちには、天国と同じき静観があり、天国に優まさったる喜悦がある。
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彼女はまだリュクサンブールへきますか。――いいえ。――彼女が弥撒ミサを聞きに来るのはこの会堂へではありませんか。――もうきません。――彼女はまだこの家に住んでいますか。――移転しました。――どこへ行きましたか。――何とも言ってゆきませんでした。
自分の魂とする人がどこにいるかを知らないことは、いかに痛ましいことであるか。
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愛には子供らしいところがある。他の情にはそれぞれ卑しいところがある。人を卑小ならしむる情は皆恥ずべきかな。人を子供たらしむる愛は讃ほむべきかな!
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不思議なる一事を汝は知っているか。私は今暗夜のうちにいる。ひとりの人が立ち去りながら、天を持ち去ってしまったのである。
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ああ、互いに手を取って共に同じ墳墓の中に横たわり、暗やみの中に時々指をやさしくなで合うことを得たならば、私は永劫えいごうにそれで足りるであろう。
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愛するがゆえに苦しむ汝よ、なおよく愛せよ。愛に死するは愛に生きることである。
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愛せよ。星をちりばめたる人知れぬ変容は愛の苦悶くもんに伴う。愛に死する苦悩のうちには恍惚こうこつたる喜びがある。
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おお小鳥の喜びよ! 彼らが歌うは巣を有するがゆえである。
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愛こそは、楽園の空気を吸う天国的な呼吸である。
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深き心の者らよ、賢き精神の者らよ、神の造りたまいしままに人生を受け入れよ。それは長い試練であり、未知の宿命に対する測り難い準備である。この宿命は、真の宿命は、人にとっては墳墓の中に一歩をふみ入れるとともに始まる。その時何物かが現われてき、人は決定的なるものを認め始むる。決定的なるもの、この一語を黙想せよ。生者は窮まりなきものを見る。決定的なるものはただ死者にのみ示される。まずそれまでは、愛し苦しめよ、希望し静観せよ。ああ、肉体と形体と外観とをのみ愛する者は不幸なるかな。死はそれらのすべてを奪い去るであろう。魂を愛することをせよ、さらば魂は死しても再び見いださるるであろう。
――――――――――――――――
愛をいだいているきわめて貧しいひとりの青年に、私は街路で出会った。帽子は古く、上衣はすり切れ、肱ひじには穴があいており、水は靴くつに通っていた。しかも星はその魂にはいっていた。
――――――――――――――――
愛せらるるというはいかに偉大なることであるか。愛するというは更にいかに偉大なることであるか! 心は情熱のために勇壮となる。その時心を組み立つるものは至純なるもののみであり、心をささうるものは高きもの大なるもののみである。蕁麻いらくさが氷河の上に生じないごとく、卑しい考えは一つもそこに生ずることを得ない。高き朗らかなる魂は、卑俗なる情熱や情緒の達し得ない所にあって、この世の雲や影、愚蒙ぐもうや欺瞞ぎまんや憎悪ぞうおや虚栄や悲惨、などの上にはるかにそびえ、蒼空そうくうのうちに住み、あたかも高山の頂が地震を感ずるのみであるがように、ただ宿命の深い地下の震動を感ずるのみである。
――――――――――――――――
世に愛をいだく人がなかったならば、太陽も消えうせてしまうであろう。

 

 

Chapitre V Cosette après la lettre

 

Pendant cette lecture, Cosette entrait peu à peu en rêverie. Au moment où elle levait les yeux de la dernière ligne du cahier, le bel officier, c'était son heure, passa triomphant devant la grille. Cosette le trouva hideux.

Elle se remit à contempler le cahier. Il était écrit d'une écriture ravissante, pensa Cosette; de la même main, mais avec des encres diverses, tantôt très noires, tantôt blanchâtres, comme lorsqu'on met de l'eau dans l'encrier, et par conséquent à des jours différents. C'était donc une pensée qui s'était épanchée là, soupir à soupir, irrégulièrement, sans ordre, sans choix, sans but, au hasard. Cosette n'avait jamais rien lu de pareil. Ce manuscrit où elle voyait plus de clarté encore que d'obscurité, lui faisait l'effet d'un sanctuaire entr'ouvert. Chacune de ces lignes mystérieuses resplendissait à ses yeux et lui inondait le cœur d'une lumière étrange. L'éducation qu'elle avait reçue lui avait parlé toujours de l'âme et jamais de l'amour, à peu près comme qui parlerait du tison et point de la flamme. Ce manuscrit de quinze pages lui révélait brusquement et doucement tout l'amour, la douleur, la destinée, la vie, l'éternité, le commencement, la fin. C'était comme une main qui se serait ouverte et lui aurait jeté subitement une poignée de rayons. Elle sentait dans ces quelques lignes une nature passionnée, ardente, généreuse, honnête, une volonté sacrée, une immense douleur et un espoir immense, un cœur serré, une extase épanouie. Qu'était-ce que ce manuscrit? Une lettre. Lettre sans adresse, sans nom, sans date, sans signature, pressante et désintéressée, énigme composée de vérités, message d'amour fait pour être apporté par un ange et lu par une vierge, rendez-vous donné hors de la terre, billet doux d'un fantôme à une ombre. C'était un absent tranquille et accablé qui semblait prêt à se réfugier dans la mort et qui envoyait à l'absente le secret de la destinée, la clef de la vie, l'amour. Cela avait été écrit le pied dans le tombeau et le doigt dans le ciel. Ces lignes, tombées une à une sur le papier, étaient ce qu'on pourrait appeler des gouttes d'âme.

Maintenant ces pages, de qui pouvaient-elles venir? qui pouvait les avoir écrites?

Cosette n'hésita pas une minute. Un seul homme.

 

%)の手記を読んでるうちに、コゼットはしだいに夢想に陥っていた。最後の一行を読んで彼女が目を上げた時、ちょうど例の時刻で、あの美しい将校が揚々として鉄門の前を通っていった。コゼットは彼をいとうべきものに思った。
彼女はまた手帳をながめ始めた。きわめて麗わしい筆跡であると彼女は思った。皆同じ手跡ではあったが、インキの色は種々であって、時にはごく黒く、時には薄く、あたかもインキ壺つぼに何度もインキを注したがようで、従ってまた書かれた日もそれぞれ異なっていることを示していた。それでみると、嘆息のまにまに、不規則に、秩序もなく、選択もなく、目的もなく、折りに従って、考えをそのまままき散らしたものらしかった。コゼットはかつてこんなものを読んだことがなかった。その手記中に彼女は陰影よりはなお多くの光明を認めて、あたかも聖殿の中をのぞき見るような気がした。それらの神秘な各行は、彼女の目に光り輝き、彼女の心を不思議な光輝でみなぎらした。彼女の受けた教育は、常に魂のことを説いていたが、かつて愛のことを説かなかった。燃えさしの薪まきのことを説いて、炎のことを説かないと同じだった。ところがその十五ページの手記は、彼女に突然やさしく示してくれた、すべての愛や、悲哀や、宿命や、人生や、永遠や、始めや、終わりやを。それはちょうど、突然開いて一握の光輝を投げ与えてくれる手のようなものだった。彼女はそれらの行のうちに感じた、情に燃えた熱烈な豊饒ほうじょうな正直な性質を、聖きよい意志を、大なる悲哀と大なる希望を、思いもだえる心を、また恍惚こうこつたる喜びの発揚を。その手記は何であったか。一つの手紙であった。住所もなく、あて名もなく、日付もなく、署名もないものであり、至急なものではあるが私心なきものであり、真実で成り立った謎なぞであり、天使に運ばれ処女に読まれんために書かれた愛の使命であり、この世の外でなされる会合であり、影に向かって送られた幻のやさしい便りだった。手紙の主ぬしは、遠く離れた静かな悩める男であって、まさに死のうちに身をのがれんとしているかのようであり、しかも見るを得ない女のもとへ、宿命の秘密を、人生の鍵かぎを、愛を、贈ってよこしたのである。それは足を墓の中に踏み入れ指を天に差し上げて書かれたものであった。紙の上に一つずつ落とされていったそれらの言葉は、言わば魂の点滴とも言うべきものであった。
さてそれらのページは、いったいだれから贈ってきたものであるか、だれがそれを書いたのであるか?
コゼットは少しも疑わなかった。ただひとりの人である。

 

 

Lui!

Le jour s'était refait dans son esprit. Tout avait reparu. Elle éprouvait une joie inouïe et une angoisse profonde. C'était lui! lui qui lui écrivait! lui qui était là! lui dont le bras avait passé à travers cette grille! Pendant qu'elle l'oubliait, il l'avait retrouvée! Mais est-ce qu'elle l'avait oublié? Non! jamais! Elle était folle d'avoir cru cela un moment. Elle l'avait toujours aimé, toujours adoré. Le feu s'était couvert et avait couvé quelque temps, mais, elle le voyait bien, il n'avait fait que creuser plus avant, et maintenant il éclatait de nouveau et l'embrasait tout entière. Ce cahier était comme une flammèche tombée de cette autre âme dans la sienne. Elle sentait recommencer l'incendie. Elle se pénétrait de chaque mot du manuscrit.—Oh oui! disait-elle, comme je reconnais tout cela! C'est tout ce que j'avais déjà lu dans ses yeux.

Comme elle l'achevait pour la troisième fois, le lieutenant Théodule revint devant la grille et fit sonner ses éperons sur le pavé. Force fut à Cosette de lever les yeux. Elle le trouva fade, niais, sot, inutile, fat, déplaisant, impertinent, et très laid. L'officier crut devoir lui sourire. Elle se détourna honteuse et indignée. Elle lui aurait volontiers jeté quelque chose à la tête.

Elle s'enfuit, rentra dans la maison et s'enferma dans sa chambre pour relire le manuscrit, pour l'apprendre par cœur, et pour songer. Quand elle l'eut bien lu, elle le baisa et le mit dans son corset.

C'en était fait, Cosette était retombée dans le profond amour séraphique. L'abîme Éden venait de se rouvrir.

Toute la journée, Cosette fut dans une sorte d'étourdissement. Elle pensait à peine, ses idées étaient à l'état d'écheveau brouillé dans son cerveau, elle ne parvenait à rien conjecturer, elle espérait à travers un tremblement, quoi? des choses vagues. Elle n'osait rien se promettre, et ne voulait rien se refuser. Des pâleurs lui passaient sur le visage et des frissons sur le corps. Il lui semblait par moments qu'elle entrait dans le chimérique; elle se disait: est-ce réel? alors elle tâtait le papier bien-aimé sous sa robe, elle le pressait contre son cœur, elle en sentait les angles sur sa chair, et si Jean Valjean l'eût vue en ce moment, il eût frémi devant cette joie lumineuse et inconnue qui lui débordait des paupières.—Oh oui! pensait-elle. C'est bien lui! ceci vient de lui pour moi!

Et elle se disait qu'une intervention des anges, qu'un hasard céleste, le lui avait rendu.

Ô transfigurations de l'amour! ô rêves! ce hasard céleste, cette intervention des anges, c'était cette boulette de pain lancée par un voleur à un autre voleur, de la cour Charlemagne à la fosse-aux-lions, par-dessus les toits de la Force.

 

彼!
彼女の心のうちには再び日がさしてきた。すべてが再び現われてきた。彼女は異常な喜びと深いもだえとを感じた。それは彼であった。彼女に手紙を書いたのは彼であった。そこにいたのは彼であった。鉄門から腕を差し入れたのは彼であった。彼女が彼を忘れていた間に、彼は再び彼女を見いだしたのだった。しかし彼女は実際彼をわすれていたのだろうか? 否、決して! 彼女は愚かにも、彼を忘れたと一時思ったのだった。しかし彼女は常に彼を愛していた、常に彼を欽慕きんぼしていた。火はしばしおおわれてくすぶっていた。しかし彼女は今はっきりと知った。火はただいっそう深く進んでいたのみである。そして今や新たに爆発して、彼女をすべて炎で包んでしまった。その手帳は、も一つの魂から彼女の魂のうちに投げ込まれた火粉のようなものだった。彼女は再び火が燃え出すのを感じた。彼女はその手記の一語ごとに胸を貫かれた。彼女は言った。「ほんとにそうだわ。私はこれを皆覚えている。みな一度あの人の目の中に読み取ったものばかりだ。」
彼女が三度くり返してそれを読み終えた時、中尉テオデュールは鉄門の前に戻ってきて、舗石しきいしの上に拍車を踏み鳴らした。コゼットは目を上げざるを得なかった。しかし今や彼は、無味乾燥な、ばかな、愚かな、無益な、自惚うぬぼれの強い、いやな、無作法な、ごく醜い男としか、彼女には思われなかった。将校の方では義務とでも思ってか彼女にほほえみかけた。彼女はそれを恥じかつ怒って横を向いた。彼の頭に何か投げつけてやりたいとさえ思った。
彼女はそこを逃げ出して、家の中にはいり、そして手記を読み返し暗唱し夢想せんがために、自分の室へやの中に閉じこもった。十分に読んでしまった時、彼女はそれに脣くちびるをつけ、それをふところにしまった。
それが済んでコゼットは、天使のような深い恋に陥った。エデンの深淵しんえんは再びその口を開いた。
終日コゼットは正気を失ったかのようだった。ほとんど物を考えることもできず、頭の中には雑多な思いが麻糸の乱れたようになり、何物もわきまえることができず、ただうち震えながらねがっていた、何を? それもただ種々な漠然ばくぜんたることに過ぎなかった。何事をも確言し得なかったが、何事をも自ら拒もうとはしなかった。顔は青ざめ、身体は震えていた。時としては幻のうちにはいったような気がして、自ら言った、「これは実際のことだろうか。」その時彼女は、上衣の下のいとしい紙にさわってみ、それを胸に押しつけ、自分の肉体の上にその角を感じた。そういう時もしジャン・ヴァルジャンが彼女を見たならば、その眼瞼まぶたのうちにあふれてるなぜともわからぬ光り輝いた喜びを見て、身を震わしたであろう。彼女は考えた。「そう、確かにあの人だわ。これは私にあててあの人から下すったのに違いない。」
そして彼女は自ら言った、天使が中に立ち天が力を貸してあの人をまた自分の所へこさしたのであると。
おお愛の変容よ、おお夢よ! この天の助力とは、この天使の仲介とは、フォルス監獄の屋根越しにシャールマーニュの中庭から獅子ししの窖あなぐらへ、一盗賊から他の盗賊へあてて投げられた、あの一塊のパンの球たまにほかならなかったのである。

 

 

Chapitre VI Les vieux sont faits pour sortir à propos

Le soir venu, Jean Valjean sortit, Cosette s'habilla. Elle arrangea ses cheveux de la manière qui lui allait le mieux, et elle mit une robe dont le corsage, qui avait reçu un coup de ciseau de trop, et qui, par cette échancrure, laissait voir la naissance du cou, était, comme disent les jeunes filles, «un peu indécent». Ce n'était pas le moins du monde indécent, mais c'était plus joli qu'autrement. Elle fit toute cette toilette sans savoir pourquoi.

Voulait-elle sortir? non.

Attendait-elle une visite? non.

À la brune, elle descendit au jardin. Toussaint était occupée à sa cuisine qui donnait sur l'arrière-cour.

Elle se mit à marcher sous les branches, les écartant de temps en temps avec la main, parce qu'il y en avait de très basses.

Elle arriva au banc.

La pierre y était restée.

Elle s'assit, et posa sa douce main blanche sur cette pierre comme si elle voulait la caresser et la remercier.

Tout à coup, elle eut cette impression indéfinissable qu'on éprouve, même sans voir, lorsqu'on a quelqu'un debout derrière soi.

Elle tourna la tête et se dressa.

C'était lui.

Il était tête nue. Il paraissait pâle et amaigri. On distinguait à peine son vêtement noir. Le crépuscule blêmissait son beau front et couvrait ses yeux de ténèbres. Il avait, sous un voile d'incomparable douceur, quelque chose de la mort et de la nuit. Son visage était éclairé par la clarté du jour qui se meurt et par la pensée d'une âme qui s'en va.

Il semblait que ce n'était pas encore le fantôme et que ce n'était déjà plus l'homme.

Son chapeau était jeté à quelques pas dans les broussailles.

Cosette, prête à défaillir, ne poussa pas un cri. Elle reculait lentement, car elle se sentait attirée. Lui ne bougeait point. À je ne sais quoi d'ineffable et de triste qui l'enveloppait, elle sentait le regard de ses yeux qu'elle ne voyait pas.

Cosette, en reculant, rencontra un arbre et s'y adossa. Sans cet arbre, elle fût tombée.

Alors elle entendit sa voix, cette voix qu'elle n'avait vraiment jamais entendue, qui s'élevait à peine au-dessus du frémissement des feuilles, et qui murmurait:

—Pardonnez-moi, je suis là. J'ai le cœur gonflé, je ne pouvais pas vivre comme j'étais, je suis venu. Avez-vous lu ce que j'avais mis là, sur ce banc? Me reconnaissez-vous un peu? N'ayez pas peur de moi. Voilà du temps déjà, vous rappelez-vous le jour où vous m'avez regardé? c'était dans le Luxembourg, près du Gladiateur. Et le jour où vous avez passé devant moi? C'étaient le 16 juin et le 2 juillet. Il va y avoir un an. Depuis bien longtemps, je ne vous ai plus vue. J'ai demandé à la loueuse de chaises, elle m'a dit qu'elle ne vous voyait plus. Vous demeuriez rue de l'Ouest au troisième sur le devant dans une maison neuve, vous voyez que je sais. Je vous suivais, moi. Qu'est-ce que j'avais à faire? Et puis vous avez disparu. J'ai cru vous voir passer une fois que je lisais les journaux sous les arcades de l'Odéon. J'ai couru. Mais non. C'était une personne qui avait un chapeau comme vous. La nuit, je viens ici. Ne craignez pas, personne ne me voit. Je viens regarder vos fenêtres de près. Je marche bien doucement pour que vous n'entendiez pas, car vous auriez peut-être peur. L'autre soir j'étais derrière vous, vous vous êtes retournée, je me suis enfui. Une fois je vous ai entendue chanter. J'étais heureux. Est-ce que cela vous fait quelque chose que je vous entende chanter à travers le volet? cela ne peut rien vous faire. Non, n'est-ce pas? Voyez-vous, vous êtes mon ange, laissez-moi venir un peu. Je crois que je vais mourir. Si vous saviez! je vous adore, moi! Pardonnez-moi, je vous parle, je ne sais pas ce que je vous dis, je vous fâche peut-être; est-ce que je vous fâche?

—Ô ma mère! dit-elle.

Et elle s'affaissa sur elle-même comme si elle se mourait.

Il la prit, elle tombait, il la prit dans ses bras, il la serra étroitement sans avoir conscience de ce qu'il faisait. Il la soutenait tout en chancelant. Il était comme s'il avait la tête pleine de fumée; des éclairs lui passaient entre les cils; ses idées s'évanouissaient; il lui semblait qu'il accomplissait un acte religieux et qu'il commettait une profanation. Du reste il n'avait pas le moindre désir de cette femme ravissante dont il sentait la forme contre sa poitrine. Il était éperdu d'amour.

Elle lui prit une main et la posa sur son cœur. Il sentit le papier qui y était. Il balbutia:

—Vous m'aimez donc?

Elle répondit d'une voix si basse que ce n'était plus qu'un souffle qu'on entendait à peine:

—Tais-toi! tu le sais!

Et elle cacha sa tête rouge dans le sein du jeune homme superbe et enivré.

Il tomba sur le banc, elle près de lui. Ils n'avaient plus de paroles. Les étoiles commençaient à rayonner. Comment se fit-il que leurs lèvres se rencontrèrent? Comment se fait-il que l'oiseau chante, que la neige fonde, que la rose s'ouvre, que mai s'épanouisse, que l'aube blanchisse derrière les arbres noirs au sommet frissonnant des collines?

Un baiser, et ce fut tout.

Tous deux tressaillirent, et ils se regardèrent dans l'ombre avec des yeux éclatants.

Ils ne sentaient ni la nuit fraîche, ni la pierre froide, ni la terre humide, ni l'herbe mouillée, ils se regardaient et ils avaient le cœur plein de pensées. Ils s'étaient pris les mains, sans savoir.

Elle ne lui demandait pas, elle n'y songeait pas même, par où il était entré et comment il avait pénétré dans le jardin. Cela lui paraissait si simple qu'il fût là.

De temps en temps le genou de Marius touchait le genou de Cosette, et tous deux frémissaient.

Par intervalles, Cosette bégayait une parole. Son âme tremblait à ses lèvres comme une goutte de rosée à une fleur.

Peu à peu ils se parlèrent. L'épanchement succéda au silence qui est la plénitude. La nuit était sereine et splendide au-dessus de leur tête. Ces deux êtres, purs comme des esprits, se dirent tout, leurs songes, leurs ivresses, leurs extases, leurs chimères, leurs défaillances, comme ils s'étaient adorés de loin, comme ils s'étaient souhaités, leur désespoir, quand ils avaient cessé de s'apercevoir. Ils se confièrent dans une intimité idéale, que rien déjà ne pouvait plus accroître, ce qu'ils avaient de plus caché et de plus mystérieux. Ils se racontèrent, avec une foi candide dans leurs illusions, tout ce que l'amour, la jeunesse et ce reste d'enfance qu'ils avaient leur mettaient dans la pensée. Ces deux cœurs se versèrent l'un dans l'autre, de sorte qu'au bout d'une heure, c'était le jeune homme qui avait l'âme de la jeune fille et la jeune fille qui avait l'âme du jeune homme. Ils se pénétrèrent, ils s'enchantèrent, ils s'éblouirent.

Quand ils eurent fini, quand ils se furent tout dit, elle posa sa tête sur son épaule et lui demanda:

—Comment vous appelez-vous?

—Je m'appelle Marius, dit-il. Et vous?

—Je m'appelle Cosette.

 

晩になってジャン・ヴァルジャンは出かけた。コゼットは服装みなりを整えた。まず一番よく似合うように髪を結び、それから一つの長衣をつけたが、その襟えりは一鋏はさみだけよけいに切ったもので、そこから首筋が見えていて、若い娘らがいわゆる「少しだらしない」と称するものだった。しかしそれは決してだらしないものではなくて、何よりもまずかわいいものであった。彼女はなぜとも自ら知らないでそういうふうに身じまいをした。
彼女は出かけるつもりだったのか。否。
彼女は人の訪問を待っていたのか。否。
薄暗くなって、彼女は庭におりていった。トゥーサンは後ろの中庭に面した台所で用をしていた。
コゼットは低い枝があるのを時々手で払いのけながら、木の下を歩き出した。
そして彼女は腰掛けの所へ行った。
石はまだそこにあった。
彼女はそこに腰をおろし、やさしい白い手を石の上に置いた。あたかもそれをなでて礼を言ってるかのようだった。
と突然彼女は、だれかが後ろに立ってるのを目には見ないでもそれと感ぜらるる、一種の言い難い感じを受けた。
彼女はふり向いて、立ち上がった。
それは彼であった。
彼は帽子もかぶっていなかった。色は青ざめやせ細ってるようだった。その黒い服がようやく見分けられた。薄ら明りはその美しい額をほの白くし、その目を暗くなしていた。たとえようのないしめやかな靄もやの下に、何となく死と夜とを思わせる様子をしていた。その顔は暮れてゆく昼の明るみと消えてゆく魂の思いとで照らされていた。
それはまだ幽霊ではないがもう既に人間ではないように思われた。
その帽子は藪やぶの中に数歩の所に投げ捨ててあった。
コゼットは気を失いかけたが、声は立てなかった。そして引きつけられるような気がして、静かに後ろにさがった。彼の方は身動きもしなかった。彼を包んでるある悲しい名状し難いものによって、彼女ははっきりとは見えない彼の目つきを感じた。
コゼットは後ろにさがりながら、一本の木に行き当たって、それによりかかった。その木がなかったら危うく倒れるところだった。
その時彼女は彼の声を聞いた。実際彼女がまだ一度も直接に聞いたことのないその声であって、ようやく木の葉のそよぎから聞き分け得るくらいのささやくような低い声だった。
「許して下さい、私はここにきました。私は心がいっぱいになって、今までのようでは生きてゆけなくなりましたから、やってきました。あなたは私がこの腰掛けの上に置いたものを読んで下さいましたか。あなたは私をいくらか覚えておいでになりますか。私を恐こわがらないで下さい。もうだいぶ前のことですが、あなたが私の方をごらんなすったあの日のことを、覚えておられますか。リュクサンブールの園で、角闘士グラディアトールの立像のそばのことでした。それからまた、あなたが私の前を通られたあの日のことも? それは六月の十六日と七月の二日とでした。もうやがて一年になります。それ以来長い間、私はもうあなたに会うことができませんでした。私はあすこの椅子番いすばんの女にも尋ねましたが、もうあなたを見かけないと言いました。あなたはウエスト街の新しい家の表に向いた四階に住んでおられました。よく知っていましょう。私はあなたの跡をつけたのです。ほかに仕方もなかったのです。それからあなたはどこかへ行かれてしまいました。一度オデオンの拱廊きょうろうの下で新聞を読んでいました時、あなたが通られるのを見たように思いました。私は駆けてゆきました。しかしそれは違っていました。ただあなたと同じような帽子をかぶったほかの人でした。それから、夜になると私はここへやってきます。心配しないで下さい、だれも私を見た者はありませんから。私はあなたの窓を近くからながめたいと思ってやって来るのです。あなたを驚かしては悪いと思って、足音が聞こえないようにごく静かに歩くことにしています。先夜はあなたの後ろに私は立っていました。そしてあなたがふり向かれたので、逃げ出してしまいました。一度はあなたが歌われるのを聞きました。ほんとにうれしく思いました。あなたが歌われるのを雨戸越しに聞くことが、何か邪魔になりますでしょうか。別にお邪魔になりはしませんでしょう。いいえ、そんなはずはありません。まったくあなたは私の天使エンゼルです。どうか時々私にこさして下さい。私はもう死ぬような気がします。ああ私がどんなにあなたをお慕いしているか、それを知ってさえいただけたら! どうか許して下さい。あなたにお話してはいますが、何を言ってるか自分でも分りません。あるいはお気にさわったかも知れません。何かお気にさわったでしょうか?」
「おおお母様!」と彼女は言った。
そして今にも死なんとするかのように身をささえかねた。
彼は彼女をとらえた。彼女は倒れかかった。彼はそれを腕に抱き取った。彼は何をしてるか自ら知らないで彼女をひしと抱きしめた。自らよろめきながら彼女をささえた。頭には煙がいっぱい満ちたかのようだった。閃光せんこうが睫毛まつげの間にちらついた。あらゆる考えは消えてしまった。ある敬虔な行ないをしてるようにも思われ、ある冒涜ぼうとくなことを犯してるようにも思われた。その上彼は、自分の胸に感ずるその麗わしい婦人の身体に対して、少しの情欲をもいだいていなかった。彼はただ愛に我を忘れていた。
彼女は彼の手を取り、それを自分の胸に押しあてた。彼はそこに自分の手記があるのを感じた。彼は口ごもりながら言った。
「では私を愛して下さいますか。」
彼女はわずかに聞き取れる息のような低い声で答えた。
「そんなことを! 御存じなのに!」
そして彼女はそのまっかな頬ほおを、崇高な熱狂せる青年の胸に埋めた。
彼は腰掛けの上に身を落とした。彼女はそのそばにすわった。彼らはもはや言うべき言葉もなかった。空の星は輝き出した。いかにしてか、二人の脣くちびるは合わさった。いかにしてか、小鳥は歌い、雪はとけ、薔薇ばらの花は開き、五月は輝きいで、黒い木立ちのかなたうち震う丘の頂には曙あけぼのの色が白んでくる。
一つの脣くちづけ、そしてそれはすべてであった。
ふたりとも身をおののかした、そして暗闇くらやみの中で互いに輝く目と目を見合った。
彼らはもはや、冷ややかな夜も、冷たい石も、湿った土も、ぬれた草も、感じなかった。彼らは互いに見かわし、心は思いに満たされた。われ知らず互いに手を取り合っていた。彼女は彼に何も尋ねなかった。どこから彼がはいってきたか、どうして庭の中に忍びこんできたか、それを彼女は思ってもみなかった。彼がそこにいたのはきわめて当然なことのように思われたのだった。
時々、マリユスの膝ひざはコゼットの膝に触れた。そしてふたりは身をおののかした。
長く間をおいては、コゼットは一、二言口ごもった。露の玉が花の上に震えるように、彼女の魂はその脣の上に震えていた。
しだいに彼らは言葉をかわすようになった。満ち足りた沈黙に次いで溢出いっしゅつがやってきた。夜は彼らの上に朗らかに輝き渡っていた。精霊のごとく潔きよらかなふたりは、互いにすべてを語り合った、その夢想、その心酔、その歓喜、その空想、その銷沈しょうちん、遠くからいかに慕い合っていたかということ、いかに憧あこがれ合っていたかということ、互いに会えなくなった時、いかに絶望に陥ったかということ。彼らは既にもうこの上進むを得ない極度の親密さのうちに、最も深い最も秘密なものまでも互いに打ち明け合った。幻のうちに率直な信念をいだいて、愛や青春やまだ残っている子供心などが、彼らの頭のうちにもたらすすべてのものを、互いに語り合った。二つの心は互いにとけ合って、一時間とたつうちに、青年は若い娘の魂を得、若い娘は青年の魂を得た。彼らは互いに心の底の底にはいり込み、互いに魅せられ、互いに眩惑げんわくした。
すべてすんだ時、すべてを語り合った時、彼女は彼の肩に頭をもたして、そして尋ねた。
「あなたのお名は?」
「マリユスです。」と彼は言った。「そしてあなたは?」
「コゼットといいますの。」

 

Livre sixième(第6編)に続く

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-Les Misérables, リーディング