目 次
Chapitre I Le Champ de l'Alouette

Marius avait assisté au dénouement inattendu du guet-apens sur la trace duquel il avait mis Javert; mais à peine Javert eut-il quitté la masure, emmenant ses prisonniers dans trois fiacres, que Marius de son côté se glissa hors de la maison. Il n'était encore que neuf heures du soir. Marius alla chez Courfeyrac. Courfeyrac n'était plus l'imperturbable habitant du quartier latin; il était allé demeurer rue de la Verrerie «pour des raisons politiques»; ce quartier était de ceux où l'insurrection dans ce temps-là s'installait volontiers. Marius dit à Courfeyrac: Je viens coucher chez toi. Courfeyrac tira un matelas de son lit qui en avait deux, l'étendit à terre, et dit: Voilà.
Le lendemain, dès sept heures du matin, Marius revint à la masure, paya le terme et ce qu'il devait à mame Bougon, fit charger sur une charrette à bras ses livres, son lit, sa table, sa commode et ses deux chaises, et s'en alla sans laisser son adresse, si bien que, lorsque Javert revint dans la matinée afin de questionner Marius sur les événements de la veille, il ne trouva que mame Bougon qui lui répondit: Déménagé!
Mame Bougon fut convaincue que Marius était un peu complice des voleurs saisis dans la nuit.—Qui aurait dit cela? s'écria-t-elle chez les portières du quartier, un jeune homme, que ça vous avait l'air d'une fille!
Marius avait eu deux raisons pour ce déménagement si prompt. La première, c'est qu'il avait horreur maintenant de cette maison où il avait vu, de si près et dans tout son développement le plus repoussant et le plus féroce, une laideur sociale plus affreuse peut-être encore que le mauvais riche, le mauvais pauvre. La deuxième, c'est qu'il ne voulait pas figurer dans le procès quelconque qui s'ensuivrait probablement, et être amené à déposer contre Thénardier.
マリユスはジャヴェルをして狩り出さしたあの待ち伏せの意外な終局を見た。しかし、ジャヴェルが捕虜らを三つの辻馬車に乗せてその家から出て行くや否や、マリユスの方も外に忍び出た。まだ晩の九時にすぎなかった。マリユスはクールフェーラックの所へ行った。その頃クールフェーラックは、もうラタン街区に平然と居住してはいなかった。「政治上の理由」からヴェルリー街へ移転していた。そこは当時暴動の中心地ともいうべき場所の一つだった。マリユスはクールフェーラックに言った、「泊めてもらいにきたよ。」クールフェーラックは寝床の二枚の蒲団を一枚ぬき出して、それを床にひろげて言った、「さあ寝たまえ。」
翌日、朝早く七時ごろ、マリユスはゴルボー屋敷に戻ってゆき、家賃とブーゴン婆さんへの金とを払い、書物と寝床とテーブルと戸棚と二つの椅子とを手車にのせ、住所も告げずに立ち去ってしまった。それで、前日のできごとを種々マリユスに尋ねるためにその朝再びジャヴェルがやってきた時には、ただブーゴン婆さんがいるきりで、婆さんはこう答えた。「引っ越しました。」
ブーゴン婆さんは、前夜捕えられた盗賊らにマリユスも多少関係があったものと信じた。そして近所の門番の女たちにふれ回った。「人はわからないものだね、娘っ児のようなふうをしていたあんな若い人がさ。」
マリユスがかく急に引っ越したには、二つの理由があった。第一には、今ではその家がのろうべきものに思えたからである。その家の中で彼は、害毒を流す富者よりもおそらくずっと恐ろしい社会の醜悪面が、すなわち邪悪なる貧民が、その最も嫌悪すべき最も獰猛なる手をひろぐるのを、すぐ目近にながめたのであった。また第二には、たぶん次に起こるべき裁判に顔を出して、テナルディエに不利な証言をなさなければならなくなるだろうということを、欲しなかったからである。

Javert crut que le jeune homme, dont il n'avait pas retenu le nom, avait eu peur et s'était sauvé ou n'était peut-être même pas rentré chez lui au moment du guet-apens; il fit pourtant quelques efforts pour le retrouver, mais il n'y parvint pas.
Un mois s'écoula, puis un autre. Marius était toujours chez Courfeyrac. Il avait su par un avocat stagiaire, promeneur habituel de la salle des pas perdus, que Thénardier était au secret. Tous les lundis, Marius faisait remettre au greffe de la Force cinq francs pour Thénardier.
Marius n'ayant plus d'argent, empruntait les cinq francs à Courfeyrac. C'était la première fois de sa vie qu'il empruntait de l'argent. Ces cinq francs périodiques étaient une double énigme pour Courfeyrac qui les donnait et pour Thénardier qui les recevait.—À qui cela peut-il aller? songeait Courfeyrac.—D'où cela peut-il me venir? se demandait Thénardier.
Marius du reste était navré. Tout était de nouveau rentré dans une trappe. Il ne voyait plus rien devant lui; sa vie était replongée dans ce mystère où il errait à tâtons. Il avait un moment revu de très près dans cette obscurité la jeune fille qu'il aimait, le vieillard qui semblait son père, ces êtres inconnus qui étaient son seul intérêt et sa seule espérance en ce monde; et au moment où il avait cru les saisir, un souffle avait emporté toutes ces ombres. Pas une étincelle de certitude et de vérité n'avait jailli même du choc le plus effrayant. Aucune conjecture possible. Il ne savait même plus le nom qu'il avait cru savoir. À coup sûr ce n'était plus Ursule. Et l'Alouette était un sobriquet. Et que penser du vieillard? Se cachait-il en effet de la police? L'ouvrier à cheveux blancs que Marius avait rencontré aux environs des Invalides lui était revenu à l'esprit. Il devenait probable maintenant que cet ouvrier et M. Leblanc étaient le même homme. Il se déguisait donc? Cet homme avait des côtés héroïques et des côtés équivoques. Pourquoi n'avait-il pas appelé au secours? pourquoi s'était-il enfui? était-il, oui ou non, le père de la jeune fille? enfin était-il réellement l'homme que Thénardier avait cru reconnaître? Thénardier avait pu se méprendre? Autant de problèmes sans issue. Tout ceci, il est vrai, n'ôtait rien au charme angélique de la jeune fille du Luxembourg. Détresse poignante; Marius avait une passion dans le cœur, et la nuit sur les yeux. Il était poussé, il était attiré, et il ne pouvait bouger. Tout s'était évanoui, excepté l'amour. De l'amour même, il avait perdu les instincts et les illuminations subites. Ordinairement cette flamme qui nous brûle nous éclaire aussi un peu, et nous jette quelque lueur utile au dehors. Ces sourds conseils de la passion, Marius ne les entendait même plus. Jamais il ne se disait: Si j'allais là? si j'essayais ceci? Celle qu'il ne pouvait plus nommer Ursule était évidemment quelque part; rien n'avertissait Marius du côté où il fallait chercher. Toute sa vie se résumait maintenant en deux mots: une incertitude absolue dans une brume impénétrable. La revoir, elle; il y aspirait toujours, il ne l'espérait plus.
Pour comble, la misère revenait. Il sentait tout près de lui, derrière lui, ce souffle glacé. Dans toutes ces tourmentes, et depuis longtemps déjà, il avait discontinué son travail, et rien n'est plus dangereux que le travail discontinué; c'est une habitude qui s'en va. Habitude facile à quitter, difficile à reprendre.
Une certaine quantité de rêverie est bonne, comme un narcotique à dose discrète. Cela endort les fièvres, quelquefois dures, de l'intelligence en travail, et fait naître dans l'esprit une vapeur molle et fraîche qui corrige les contours trop âpres de la pensée pure, comble çà et là des lacunes et des intervalles, lie les ensembles et estompe les angles des idées. Mais trop de rêverie submerge et noie. Malheur au travailleur par l'esprit qui se laisse tomber tout entier de la pensée dans la rêverie! Il croit qu'il remontera aisément, et il se dit qu'après tout c'est la même chose. Erreur!
La pensée est le labeur de l'intelligence, la rêverie en est la volupté. Remplacer la pensée par la rêverie, c'est confondre un poison avec une nourriture.
Marius, on s'en souvient, avait commencé par là. La passion était survenue, et avait achevé de le précipiter dans les chimères sans objet et sans fond. On ne sort plus de chez soi que pour aller songer. Enfantement paresseux. Gouffre tumultueux et stagnant. Et, à mesure que le travail diminuait, les besoins croissaient. Ceci est une loi. L'homme, à l'état rêveur, est naturellement prodigue et mou; l'esprit détendu ne peut pas tenir la vie serrée. Il y a, dans cette façon de vivre, du bien mêlé au mal, car si l'amollissement est funeste, la générosité est saine et bonne. Mais l'homme pauvre, généreux et noble, qui ne travaille pas, est perdu. Les ressources tarissent, les nécessités surgissent.
Pente fatale où les plus honnêtes et les plus fermes sont entraînés comme les plus faibles et les plus vicieux, et qui aboutit à l'un de ces deux trous, le suicide ou le crime.
À force de sortir pour aller songer, il vient un jour où l'on sort pour aller se jeter à l'eau.
L'excès de songe fait les Escousse et les Lebras.
Marius descendait cette pente à pas lents, les yeux fixés sur celle qu'il ne voyait plus. Ce que nous venons d'écrire là semble étrange et pourtant est vrai. Le souvenir d'un être absent s'allume dans les ténèbres du cœur; plus il a disparu, plus il rayonne; l'âme désespérée et obscure voit cette lumière à son horizon; étoile de la nuit intérieure. Elle, c'était là toute la pensée de Marius. Il ne songeait pas à autre chose; il sentait confusément que son vieux habit devenait un habit impossible et que son habit neuf devenait un vieux habit, que ses chemises s'usaient, que son chapeau s'usait, que ses bottes s'usaient, c'est-à-dire que sa vie s'usait, et il se disait: Si je pouvais seulement la revoir avant de mourir!
Une seule idée douce lui restait, c'est qu'Elle l'avait aimé, que son regard le lui avait dit, qu'elle ne connaissait pas son nom, mais qu'elle connaissait son âme, et que peut-être là où elle était, quel que fût ce lieu mystérieux, elle l'aimait encore. Qui sait si elle ne songeait pas à lui comme lui songeait à elle? Quelquefois, dans des heures inexplicables comme en a tout cœur qui aime, n'ayant que des raisons de douleur et se sentant pourtant un obscur tressaillement de joie, il se disait: Ce sont ses pensées qui viennent à moi!—Puis il ajoutait: Mes pensées lui arrivent aussi peut-être.
Cette illusion, dont il hochait la tête le moment d'après, réussissait pourtant à lui jeter dans l'âme des rayons qui ressemblaient parfois à de l'espérance. De temps en temps, surtout à cette heure du soir qui attriste le plus les songeurs, il laissait tomber sur un cahier de papier où il n'y avait que cela, le plus pur, le plus impersonnel, le plus idéal des rêveries dont l'amour lui emplissait le cerveau. Il appelait cela «lui écrire».
Il ne faut pas croire que sa raison fût en désordre. Au contraire. Il avait perdu la faculté de travailler et de se mouvoir fermement vers un but déterminé, mais il avait plus que jamais la clairvoyance et la rectitude. Marius voyait à un jour calme et réel, quoique singulier, ce qui se passait sous ses yeux, même les faits ou les hommes les plus indifférents; il disait de tout le mot juste avec une sorte d'accablement honnête et de désintéressement candide. Son jugement, presque détaché de l'espérance, se tenait haut et planait.
Dans cette situation d'esprit rien ne lui échappait, rien ne le trompait, et il découvrait à chaque instant le fond de la vie, de l'humanité et de la destinée. Heureux, même dans les angoisses, celui à qui Dieu a donné une âme digne de l'amour et du malheur! Qui n'a pas vu les choses de ce monde et le cœur des hommes à cette double lumière n'a rien vu de vrai et ne sait rien.
L'âme qui aime et qui souffre est à l'état sublime.
Du reste les jours se succédaient et rien de nouveau ne se présentait. Il lui semblait seulement que l'espace sombre qui lui restait à parcourir se raccourcissait à chaque instant. Il croyait déjà entrevoir distinctement le bord de l'escarpement sans fond.
—Quoi! se répétait-il, est-ce que je ne la reverrai pas auparavant?
Quand on a monté la rue Saint-Jacques, laissé de côté la barrière et suivi quelque temps à gauche l'ancien boulevard intérieur, on atteint la rue de la Santé, puis la Glacière, et, un peu avant d'arriver à la petite rivière des Gobelins, on rencontre une espèce de champ, qui est, dans toute la longue et monotone ceinture des boulevards de Paris, le seul endroit où Ruisdael serait tenté de s'asseoir.
Ce je ne sais quoi d'où la grâce se dégage est là, un pré vert traversé de cordes tendues où des loques sèchent au vent, une vieille ferme à maraîchers bâtie du temps de Louis XIII avec son grand toit bizarrement percé de mansardes, des palissades délabrées, un peu d'eau entre des peupliers, des femmes, des rires, des voix; à l'horizon le Panthéon, l'arbre des Sourds-Muets, le Val-de-Grâce, noir, trapu, fantasque, amusant, magnifique, et au fond le sévère faîte carré des tours de Notre-Dame.
Comme le lieu vaut la peine d'être vu, personne n'y vient. À peine une charrette ou un routier tous les quarts d'heure.
Il arriva une fois que les promenades solitaires de Marius le conduisirent à ce terrain près de cette eau. Ce jour-là, il y avait sur ce boulevard une rareté, un passant. Marius, vaguement frappé du charme presque sauvage du lieu, demanda à ce passant:—Comment se nomme cet endroit-ci?
Le passant répondit:—C'est le champ de l'Alouette.
Et il ajouta:—C'est ici qu'Ulbach a tué la bergère d'Ivry.
Mais après ce mot: l'Alouette, Marius n'avait plus entendu. Il y a de ces congélations subites dans l'état rêveur qu'un mot suffit à produire. Toute la pensée se condense brusquement autour d'une idée, et n'est plus capable d'aucune autre perception. L'Alouette, c'était l'appellation qui, dans les profondeurs de la mélancolie de Marius, avait remplacé Ursule.—Tiens, dit-il, dans l'espèce de stupeur irraisonnée propre à ces apartés mystérieux, ceci est son champ. Je saurai ici où elle demeure.
Cela était absurde, mais irrésistible.
Et il vint tous les jours à ce champ de l'Alouette.
ジャヴェルの方では、名前は忘れたがその青年は、きっと恐れて逃げ出してしまったのか、あるいは待ち伏せの時に家に戻りもしなかったのだろう、と推察した。それでも彼は、多少骨折ってその行方をさがしたが、ついに見つけることができなかった。
一月は過ぎ去った、そしてまた一月が。マリユスは引き続いてクールフェーラックの所にいた。そして法廷の控所に出入りしてるある見習弁護士から、テナルディエが密室に監禁されてることを聞き出した。毎週月曜日ごとに彼は、テナルディエへあてて五フランずつをフォルス監獄の事務所へ送った。
マリユスはもう金を持たなかったので、五フラン送るたびごとにそれをクールフェーラックから借りた。彼が他人から金を借りたのは、生まれてそれが始めてだった。それらの時を定めた五フランは、貸し与えるクールフェーラックにとっても、受け取るテナルディエにとっても、共に謎であった。「だれにやるんだろう?」とクールフェーラックは考えた。「だれから送って来るんだろう?」とテナルディエは怪しんだ。
マリユスはまた悲しみの底に沈んでいた。すべては再び深淵の中に消えてしまった。前途には何物も認められなかった。全生涯は闇の中に陥って、彼はただ手さぐりに彷徨した。愛する若い娘を、その父親らしい老人を、この世における唯一の心がかりであり唯一の希望であるその身元不明のふたりを、暗黒の中に一瞬間目近に見いだしたのだったが、彼らをついにつかみ得たと思った瞬間にはもう、一陣の風がその姿を吹き去ってしまっていた。最も恐ろしいあの衝突からさえ、一点の確実な事実もひらめき出さなかった。何ら推測の手掛かりさえもなかった。知ってると思っていた名前さえ、今はもう本当のものではなかった。確かにユルスュールではないに違いなかった。またアルーエット(雲雀)というのも綽名にすぎなかった。それからまた、老人のこともどう考えていいかわからなかった。果たして老人は警察の目から身を隠していたのであろうか。アンヴァリード大通りの付近で出会った白髪の労働者のことが、彼の頭に浮かんできた。今になってみると、その労働者とルブラン氏とはどうも同一人らしく思えてきた。それでは氏は変装していたのであろうか。その人には勇壮な方面と曖昧な方面とがあった。なぜあの時に助けを呼ばなかったのであろう。なぜ逃げてしまったのであろう。本当にあの若い娘の父親だろうか、またはそうでないのだろうか。最後にまた、テナルディエが見覚えのあると思ったその男に違いないのだろうか。テナルディエとて思い違いをすることもあるだろう。すべて解く術もない問題ばかりだった。しかしそれにもかかわらず、リュクサンブールの園の若い娘は少しもその天使のごとき美しさを失わなかったことだけは、真実だった。実に痛心のきわみである。マリユスは心のうちに情熱をいだき、目には暗夜をながめていた。彼は押し放されまた引きつけられて、身動きもできなかった。愛を除いてはすべてが消えうせてしまった。しかも愛そのものについてさえ、彼は衝動と激しい光耀とを失っていた。われわれを燃やす愛の炎は、普通ならばまた多少われわれを輝かし、外部にも何らか有用な光をわれわれに投げ与えるものである。しかしそれらひそかな情熱の助言をも、マリユスはもはや耳にすることができなかった。「あすこへ行ってみたら」とか、「こうやってみたら」とかいうことを、彼はもう決して考えなかった。もはやユルスュールと呼べなくなった娘も、どこかにいることだけは明らかだったが、どの方面をさがしたらよいかはまったくわからなかった。今や彼の生涯は次の一語につくされていた、見透かし難い靄の中における絶対の不確実。再び彼女を見ること、それを彼は常に熱望していたが、しかしもうそれができるという期待は持たなかった。
その上にまた、貧困が戻ってきた。氷のようなその息を、彼はすぐ近くに背後に感じた。種々の苦悶のうちにあって既に長い間、彼は仕事をやめていた。およそ世に仕事を放擲するくらい危険なことはない。それは一つの習慣がなくなることである。しかも捨てるにたやすく始めるに困難な習慣である。
ある程度までの夢想は、一定の分量の麻酔剤のごとく有効なものである。それは、労苦せる知力の時としては荒い熱をもしずめる、そして精神のうちにさわやかな柔らかい潤いを生じさして、醇乎たる思索の、あまりに峻厳な輪郭をなめらかにし、処々の欠陥や間隙をうずめ、全体をよく結びつけ、観念の角をぼかしてくれる。しかしあまりに多くの夢想は人を沈めおぼらす。思索からまったく夢想のうちに陥ってゆく精神的労働者は災いなるかなである。彼は再び上に浮かび出すことは容易であると信じ、要するに同じであると考える。しかしそれは誤りである。
思索は知力の労苦であり、夢想は知力の逸楽である。思索を追ってその後に夢想を据えるのは、食物に毒を混ずるに等しい。
マリユスは読者の記憶するとおり、まずそういう道をたどっていった。情熱が襲ってきて、ついに彼を対象のない底なき夢幻のうちにつき落としてしまった。家を出るのはただ夢を見に行くためばかりである。無用のものを産むばかりである。騒擾と沈滞との淵である。そして仕事が減ずるとともに、欠乏は増加していった。それは自然の法則である。人は夢想の状態にある時、必然に放埒となり柔惰となる。弛緩した精神は張りつめた生活を保つことができない。そういう生活態度のうちには、善と悪とが混在している。柔弱は有害であるとしても寛大は健やかで有益だからである。しかしながら、働くことをしない寛大で高貴で貧しい人はもはや救われることができない。収入の源は涸れ、必要のものは多くなる。
それこそ致命的な坂であって、最も正直な者も最も堅固な者も、最も弱い者や最も不徳な者と同じくすべり落ちて、ついには二つの穴のいずれかへ、自殺か罪悪かのいずれかへ陥るのほかはない。
夢想しに行かんがために家をいでながら、ついには水に身を投ぜんがために家を出る日が到来する。
過度の夢想はエスクースやルブラのごとき人物を作り出す(訳者注 共同して戯曲を書きその劇が失敗して悲観の余り自殺せる人)。
マリユスは見失った彼女の上に目を据えながらそういう坂を徐々に下っていった。とこう言うのは少し変ではあるがしかし事実である。目前にいない者の追想は心のやみの中に輝き出す。深く姿を消せば消すほどますます輝いてくる。絶望した暗い心は自分の地平にその光輝を見る。内心の暗夜に光る星である。彼女、そこにマリユスのすべての思いがあった。彼は他のことをいっさい頭に浮かべなかった。彼はただ漠然と感じた、古い上衣は既に着れなくなり、新しい上衣は古くなり、シャツはすり切れ、帽子は破れ、靴は痛んでいることを、すなわち自分の生活が摩滅していったことを。そして彼は自ら言った、「死ぬ前にただ彼女に再び会うことができさえするならば!」
楽しいただ一つの考えが彼に残っていた、彼女が自分を愛していたこと、彼女の目つきがそれを自分に告げたこと、彼女は自分の名前は知らないが自分の心を知っていたこと、そして今いかに秘密な場所に彼女がいようとも、おそらくなお自分を愛していてくれるだろうということ。自分が彼女を思っているように彼女も自分を思っていないとはだれが言えよう。時として、すべて愛する者の心に起こる説明し難いあの瞬間に、悲しみの種しかないにかかわらず、ひそかに喜悦の戦慄を身に感じて、彼は自ら言った、「これは彼女の思いが私に通じるのだ。」それから彼はつけ加えた、「私の思いもまたおそらく向こうに通じているだろう。」
そういう幻を彼は自らすぐあとで打ち消しはしたが、それでもついにはそのために、時としては希望に似た一種の光明が心のうちに射してきた。折にふれて、またことに夢想家らを最も物悲しい思いに沈ませる夕方など、恋のため頭に満ちてくる夢想のうちの最も純潔で人間離れのした理想的なものを、彼は特別な手帳のうちに書き止めた。それを彼は自ら、「彼女に手紙を書く」と称していた。
しかし、彼の理性が混乱していたと思ってはいけない。実際はそれに反対だった。彼は働く能力を失い、一定の目的に向かって確乎たる歩を運ぶの能力を失ってはいたが、しかし常にも増して明知と厳正とを持っていた。彼はすべて眼前に去来するものを、最も関係の少ない事物や人物をも、一種独特ではあるがしかも落ち着いた現実的な光に照らしてながめていた。一種の正直な意気銷沈と清い公平とをもって、すべてのことに正しい批判を下していた。彼の判断力は、ほとんど希望から分離して、超然として高く舞っていた。
そういう精神状態にあって彼は、何物をも見失わず何物をも見誤らず、各瞬間ごとに、人生と人類と運命との底を見きわめていた。愛と不幸とを受くるに恥じない魂を神より恵まれた者は、たとい苦悶のうちにあっても幸いなるかなである。愛と不幸と二重の光に照らしてこの世の事物や人の心を見たことのない者は、何ら真実なるものを見なかったのであると言うべく、何物をも知らないでいると言うべきである。
愛しかつ悩む魂は崇高なる状態にある。
とはいえ、一日一日と時は過ぎ、何ら新たなことも起こらなかった。彼にはただ、自分のたどるべき暗い世界が刻々にせばまってゆくように思えた。底なき淵の岸が既にはっきりと見えてるような気がした。
「ああ私はその前にも一度彼女に会うこともできないのか!」と彼は自らくり返した。
サン・ジャック街を進んでゆき、市門を横に見て、郭内の古い大通りをしばし左にたどってゆくと、サンテ街に達し、次にグラシエールの一郭に達し、それからゴブランの小川に至りつく少し前で、一種の野原に出られる。それはパリーをとりまく長い単調な大通りのうちで、ルイスダール(訳者注 オランダの風景画家)にも腰をおろさせそうな唯一の場所である。
何から来るとも知れない優雅な趣がそこにある。綱が張られて布が風にかわいてる緑の草原、おかしなふうに屋根窓がつけられてる大きな屋根のルイ十三世ごろの古い農園の建物、こわれかけた籬、白楊樹の間の小さな池、婦人、笑い声、人声、また遠く地平には、パンテオンの殿堂や聾唖院の大木やヴァル・ド・グラース病院の建物などが、黒く太く異様におもしろく美しく重なり合い、更に向こうには、ノートル・ダームの塔のいかめしい四角な頂がそびえている。
その場所はわざわざながめに行くに足るほどの景色だったが、だれもやって来る者はなかった。十分二十分とたたずんでも、ほとんど荷車一つも人夫ひとりも通らなかった。
ところがある時、孤独な散歩を続けてるマリユスは偶然その池の近くの所までやって行った。その日は珍しくも大通りにひとりの通行人があった。マリユスはその地の寂しい景色に何となく心ひかれて、通行人に尋ねた。「ここは何という所ですか。」
通行人は答えた。「雲雀の野と言います。」
それから通行人はまた言い添えた。「ユルバックがイヴリーの羊飼いの女を殺したのはここです。」
しかし雲雀(アルーエット)という言葉を聞いて後は、マリユスの耳には何もはいらなかった。夢想の状態にあっては、わずか一言でたちまちに凝結をきたすことがある。すべての考えは突然一つの観念のまわりに凝集して、もはや他に何物をも認むることができなくなる。アルーエットというのは、マリユスの深い憂鬱の底において、ユルスュールというのに代わってる呼び名だった。不思議な独語によくある訳のわからぬ呆然さのうちで彼は言った。「あ、これが彼女の野か。ではここで彼女の住居もわかるだろう。」
いかにもばかげたことではあったが、そう思わざるを得なかったのである。
そして彼は毎日、その雲雀の野へやってきた。
Chapitre II Formation embryonnaire des crimes dans l'incubation des prisons
Le triomphe de Javert dans la masure Gorbeau avait semblé complet, mais ne l'avait pas été.
D'abord, et c'était là son principal souci, Javert n'avait point fait prisonnier le prisonnier. L'assassiné qui s'évade est plus suspect que l'assassin; et il est probable que ce personnage, si précieuse capture pour les bandits, n'était pas de moins bonne prise pour l'autorité.
Ensuite, Montparnasse avait échappé à Javert.
Il fallait attendre une autre occasion pour remettre la main sur ce «muscadin du diable». Montparnasse en effet, ayant rencontré Éponine qui faisait le guet sous les arbres du boulevard l'avait emmenée, aimant mieux être Némorin avec la fille que Schinderhannes avec le père. Bien lui en avait pris. Il était libre. Quant à Éponine, Javert l'avait fait «repincer». Consolation médiocre. Éponine avait rejoint Azelma aux Madelonnettes.
Enfin, dans le trajet de la masure Gorbeau à la Force, un des principaux arrêtés, Claquesous, s'était perdu. On ne savait comment cela s'était fait, les agents et les sergents «n'y comprenaient rien», il s'était changé en vapeur, il avait glissé entre les poucettes, il avait coulé entre les fentes de la voiture, le fiacre était fêlé, et avait fui; on ne savait que dire, sinon qu'en arrivant à la prison, plus de Claquesous. Il y avait là de la féerie, ou de la police. Claquesous avait-il fondu dans les ténèbres comme un flocon de neige dans l'eau? Y avait-il eu connivence inavouée des agents? Cet homme appartenait-il à la double énigme du désordre et de l'ordre? Était-il concentrique à l'infraction et à la répression? Ce sphinx avait-il les pattes de devant dans le crime et les pattes de derrière dans l'autorité? Javert n'acceptait point ces combinaisons-là, et se fût hérissé devant de tels compromis; mais son escouade comprenait d'autres inspecteurs que lui, plus initiés peut-être que lui-même, quoique ses subordonnés, aux secrets de la préfecture, et Claquesous était un tel scélérat qu'il pouvait être un fort bon agent. Être en de si intimes rapports d'escamotage avec la nuit, cela est excellent pour le brigandage et admirable pour la police. Il y a de ces coquins à deux tranchants. Quoi qu'il en fût, Claquesous égaré ne se retrouva pas. Javert en parut plus irrité qu'étonné.
Quant à Marius, «ce dadais d'avocat qui avait eu probablement peur», et dont Javert avait oublié le nom, Javert y tenait peu. D'ailleurs, un avocat, cela se retrouve toujours. Mais était-ce un avocat seulement?
L'information avait commencé.
Le juge d'instruction avait trouvé utile de ne point mettre un des hommes de la bande Patron-Minette au secret, espérant quelque bavardage. Cet homme était Brujon, le chevelu de la rue du Petit-Banquier. On l'avait lâché dans la cour Charlemagne, et l'œil des surveillants était ouvert sur lui.
Ce nom, Brujon, est un des souvenirs de la Force. Dans la hideuse cour dite du Bâtiment-Neuf, que l'administration appelait cour Saint-Bernard et que les voleurs appelaient fosse-aux-lions, sur cette muraille couverte de squames et de lèpres qui montait à gauche à la hauteur des toits, près d'une vieille porte de fer rouillée qui menait à l'ancienne chapelle de l'hôtel ducal de la Force devenue un dortoir de brigands, on voyait encore il y a douze ans une espèce de bastille grossièrement sculptée au clou dans la pierre, et au-dessous cette signature:
BRUJON, 1811.
Le Brujon de 1811 était le père du Brujon de 1832.
Ce dernier, qu'on n'a pu qu'entrevoir dans le guet-apens Gorbeau, était un jeune gaillard fort rusé et fort adroit, ayant l'air ahuri et plaintif. C'est sur cet air ahuri que le juge d'instruction l'avait lâché, le croyant plus utile dans la cour Charlemagne que dans la cellule du secret.
Les voleurs ne s'interrompent pas parce qu'ils sont entre les mains de la justice. On ne se gêne point pour si peu. Être en prison pour un crime n'empêche pas de commencer un autre crime. Ce sont des artistes qui ont un tableau au Salon et qui n'en travaillent pas moins à une nouvelle œuvre dans leur atelier.
Brujon semblait stupéfié par la prison. On le voyait quelquefois des heures entières dans la cour Charlemagne, debout près de la lucarne du cantinier, et contemplant comme un idiot cette sordide pancarte des prix de la cantine qui commençait par: ail, 62 centimes, et finissait par: cigare, cinq centimes. Ou bien il passait son temps à trembler, claquant des dents, disant qu'il avait la fièvre, et s'informant si l'un des vingt-huit lits de la salle des fiévreux était vacant.
Tout à coup, vers la deuxième quinzaine de février 1832, on sut que Brujon, cet endormi, avait fait faire, par des commissionnaires de la maison, pas sous son nom, mais sous le nom de trois de ses camarades, trois commissions différentes, lesquelles lui avaient coûté en tout cinquante sous, dépense exorbitante qui attira l'attention du brigadier de la prison.
On s'informa, et en consultant le tarif des commissions affiché dans le parloir des détenus, on arriva à savoir que les cinquante sous se décomposaient ainsi: trois commissions; une au Panthéon, dix sous; une au Val-de-Grâce, quinze sous; et une à la barrière de Grenelle, vingt-cinq sous. Celle-ci était la plus chère de tout le tarif. Or, au Panthéon, au Val-de-Grâce, à la barrière de Grenelle, se trouvaient précisément les domiciles de trois rôdeurs de barrières fort redoutés, Kruideniers, dit Bizarro, Glorieux, forçat libéré, et Barre-Carrosse, sur lesquels cet incident ramena le regard de la police. On croyait deviner que ces hommes étaient affiliés à Patron-Minette, dont on avait coffré deux chefs, Babet et Gueulemer. On supposa que dans les envois de Brujon, remis, non à des adresses de maisons, mais à des gens qui attendaient dans la rue, il devait y avoir des avis pour quelque méfait comploté. On avait d'autres indices encore; on mit la main sur les trois rôdeurs, et l'on crut avoir éventé la machination quelconque de Brujon.
Une semaine environ après ces mesures prises, une nuit, un surveillant de ronde, qui inspectait le dortoir d'en bas du Bâtiment-Neuf, au moment de mettre son marron dans la boîte à marrons,—c'est le moyen qu'on employait pour s'assurer que les surveillants faisaient exactement leur service; toutes les heures un marron devait tomber dans toutes les boîtes clouées aux portes des dortoirs;—un surveillant donc vit par le judas du dortoir Brujon sur son séant qui écrivait quelque chose dans son lit à la clarté de l'applique. Le gardien entra, on mit Brujon pour un mois au cachot, mais on ne put saisir ce qu'il avait écrit. La police n'en sut pas davantage.
Ce qui est certain, c'est que le lendemain «un postillon» fut lancé de la cour Charlemagne dans la fosse-aux-lions par-dessus le bâtiment à cinq étages qui séparait les deux cours.
Les détenus appellent postillon une boulette de pain artistement pétrie qu'on envoie en Irlande, c'est-à-dire par-dessus les toits d'une prison, d'une cour à l'autre. Étymologie: par-dessus l'Angleterre; d'une terre à l'autre; en Irlande. Cette boulette tombe dans la cour. Celui qui la ramasse l'ouvre et y trouve un billet adressé à quelque prisonnier de la cour. Si c'est un détenu qui fait la trouvaille, il remet le billet à sa destination; si c'est un gardien, ou l'un de ces prisonniers secrètement vendus qu'on appelle moutons dans les prisons et renards dans les bagnes, le billet est porté au greffe et livré à la police.
Cette fois, le postillon parvint à son adresse, quoique celui auquel le message était destiné fût en ce moment au séparé. Ce destinataire n'était rien moins que Babet, l'une des quatre têtes de Patron-Minette.
Le postillon contenait un papier roulé sur lequel il n'y avait que ces deux lignes:
—Babet. Il y a une affaire rue Plumet. Une grille sur un jardin.
C'était la chose que Brujon avait écrite dans la nuit.
En dépit des fouilleurs et des fouilleuses, Babet trouva moyen de faire passer le billet de la Force à la Salpêtrière à une «bonne amie» qu'il avait là, et qui y était enfermée. Cette fille à son tour transmit le billet à une autre qu'elle connaissait, une appelée Magnon, fort regardée par la police, mais pas encore arrêtée. Cette Magnon, dont le lecteur a déjà vu le nom, avait avec les Thénardier des relations qui seront précisées plus tard et pouvait, en allant voir Éponine, servir de pont entre la Salpêtrière et les Madelonnettes.
Il arriva justement qu'en ce moment-là même, les preuves manquant dans l'instruction dirigée contre Thénardier à l'endroit de ses filles, Éponine et Azelma furent relâchées.
Quand Éponine sortit, Magnon, qui la guettait à la porte des Madelonnettes, lui remit le billet de Brujon à Babet en la chargeant d'éclairer l'affaire.
Éponine alla rue Plumet, reconnut la grille et le jardin, observa la maison, épia, guetta, et, quelques jours après, porta à Magnon, qui demeurait rue Clocheperce, un biscuit que Magnon transmit à la maîtresse de Babet à la Salpêtrière. Un biscuit, dans le ténébreux symbolisme des prisons, signifie: rien à faire.
Si bien qu'en moins d'une semaine de là, Babet et Brujon se croisant dans le chemin de ronde de la Force, comme l'un allait «à l'instruction» et que l'autre en revenait:—Eh bien, demanda Brujon, la rue P?—Biscuit, répondit Babet.
Ainsi avorta ce foetus de crime enfanté par Brujon à la Force.
Cet avortement pourtant eut des suites, parfaitement étrangères au programme de Brujon. On les verra.
Souvent en croyant nouer un fil, on en lie un autre.
ゴルボー屋敷におけるジャヴェルの勝利は完全らしく思えたが、実際はそうでなかった。
第一に、そしてジャヴェルの主要な懸念もその事にあったが、彼はそこに虜になってた男を捕えることができなかった。逃走する被害者は加害者よりも更に疑わしいものである。悪漢どもにとってあれほど貴重な捕虜だったその男は、たぶん官憲にとっても同じく大事な捕獲物だったに違いない。
次に、モンパルナスもジャヴェルの手をのがれた。
この「おしゃれの悪魔」に手をつけるには、更に他の機会を待たなければならなかった。事実を言えば、モンパルナスは大通りの並み木の下で見張りをしてるエポニーヌに出会って、父親といっしょにシンデルハンネス(死刑に会う盗賊)たらんよりも娘とともにネモラン(遊惰者)たらんことを望んで、彼女をよそに連れていったのである。それが彼には仕合わせとなった。彼は免れた。エポニーヌの方はジャヴェルの手で「あげられた。」しかしそれはジャヴェルのつまらない腹癒せだった。エポニーヌはアゼルマといっしょにマドロンネット拘禁所に入れられた。
終わりに、ゴルボー屋敷からフォルス監獄へ行く途中で、主要な捕虜のひとりたるクラクズーが姿を消した。どうして逃げたか少しもわからなかった。彼は煙にでもなったのか、指錠の中にでもはいり込んだのか、馬車の割れ目にでも流れ込んだのか、馬車が裂けでもしてそこから逃げ出したのか、刑事や巡査らにも「まったく訳がわからなかった。」ただわかったことは、監獄につくともうクラクズーはいないということだった。それには妖精か警官かが手を貸したに違いなかった。クラクズーは一片の雪が水の中にとけ込むように闇の中にとけ込んでしまったのであろうか。警官らの方でひそかにかくまったのであろうか。彼は無秩序と秩序との両方にまたがる怪しい男だったのであろうか。彼は犯罪と取り締まりと両方に属する男だったのであろうか。この謎の男は前足を罪悪のうちにつっ込み、後足を官憲のうちにつっ込んでいたのであろうか。ジャヴェルはそういう二またの考えを認めず、そういう妥協に対しては髪を逆立てて憤ったであろう。しかし彼の一団のうちには他に警視らも交じっていて、彼の下に属してはいるが彼よりもいっそう警視庁の機密に通じてる者がいないとは限らなかった。そしてクラクズーは一方にごく有能な刑事であり得るほどの悪党だったかも知れなかった。そういう使い分けの親しい関係を暗夜の方面に保ってることは、盗賊の仕事には好都合であり、警察の仕事には便宜である。そういう両端を持する悪漢も世にはずいぶんいる。がそれはともかくとして、逃げたクラクズーの姿は再び見いだせなかった。ジャヴェルはそれについて驚いたというよりもむしろいっそう激昂した。
ジャヴェルから名前を忘れられた「こわがったに違いない野呂間弁護士」たるマリユスについては、ジャヴェルもあまり念頭にしていなかった。その上、弁護士ならいつでもまたさがし出される。しかしその男は単なる弁護士のみだったろうか?
審問は始められていた。
予審判事は、パトロン・ミネットの仲間のひとりを密室に監禁しない方がいいと認めた。何かを口外させようと思ったのである。選ばれたのは、プティー・バンキエ街にいた例の髪の長い男で、ブリュジョンという名だった。彼はシャールマーニュの庭に解放されて、常に監視された。
このブリュジョンという名前は、フォルス監獄で古なじみの名前の一つだった。役人の方ではサン・ベルナールの庭と呼び、囚人の方では獅子の窖と呼び、普通にはバーティマン・ヌーフの庭と言われているあの嫌悪すべき中庭の、左手は屋根の高さまで高まっていて垢や黴が一面についてる壁の上、昔はフォルス公爵の邸宅の礼拝堂だったが今では囚人の寝室になってる建物の方へ通ずる、錆びた古い鉄の戸があるあたりに、十二年前までは石に釘で荒々しく彫りつけた一種の牢獄の図が見えていた。そしてその下に、「一八一一年、ブリュジョン」と署名がしてあった。
この一八一一年のブリュジョンは、一八三二年のブリュジョンの父であった。
読者がゴルボー屋敷でちょっと紹介された後者ブリュジョンは、きわめて狡猾怜悧な快青年であったが、狼狽したような訴えるような様子をしていた。密室に置くよりもシャールマーニュの庭に置いた方が役に立つだろうと思って、予審判事が彼を解放したのは、その狼狽したような様子のためだった。
盗賊らは裁判官の手中に陥ったからといって仕事をやめるものではない。それくらいのことではびくともしない。一罪悪のために入獄しても、やはり同じように他の罪悪に着手する。彼らは美術家のような者であって、展覧会に一枚の画面を出していてもなお常に画室では新しい制作に取りかかる。
ブリュジョンは監獄に下されたため呆然としたらしかった。時としては、シャールマーニュの庭で、酒保の窓下に幾時間も立ちつくして、韮六十二サンチームというので始まり葉巻き煙草五サンチームというので終わってるその薄ぎたない定価表を、白痴のようにながめてることもあった。あるいはまた始終身を震わし歯をうち合わして、熱があると言い、病舎の二十八の寝台のどれかがあいてはいないかと尋ねていた。
ところが不意に、一八三二年二月の末に、次の事実が露見した。その眠ってるようなブリュジョンは、そこの小僧に頼んで、自分の名前でなく仲間の三人の名前で、三種の異なった使いをしてもらい、そのために全体で五十スーの金がかかったのだった。それは法外の出費で、典獄の注意をひいた。
種々調査し、また囚人らの面会室に掲げてある賃銭表を参照して、その五十スーは次のような内訳であることがついにわかった。三つの使い、一つはパンテオンへ十スー、一つはヴァル・ド・グラースへ十五スー、一つはグルネル市門へ二十五スー。この最後のものは賃銭表のうちで一番高いものだった。しかるに、パンテオンとヴァル・ド・グラースとグルネル市門とにはちょうど、ごく恐れられてる三人の場末浮浪人の住居があった。すなわちクリュイドニエ別名ビザロ、放免囚徒グロリユー、バールカロス、の三人だった。そしてこの事柄は彼らの上に警察の目を向けさした。彼ら三人は、バベとグールメルとのふたりの首領が監禁されてるパトロン・ミネットの与党であると推察された。ブリュジョンの贈った書き物は、それらの家へ届けられたのではなく、往来に待っていた男に届けられたので、その中には何か計画されつつある悪事に対する意見が書いてあったに違いないと想像された。それからなお他の証拠も上がった。で警察では三人の浮浪人を逮捕した。そしてブリュジョンの奸計を頓挫せしめたものと思った。
そんな手段がめぐらされてから約一週間ばかりの後のある夜、バーティマン・ヌーフ(新館)の一階にある寝室を視察していた巡邏の監視が、箱の中に巡邏証票を入れようとする時――この、証票を箱に入れることは、監視らがその役目を正確に尽した証拠として行なわれていたことで、一時間ごとに、寝室の扉に釘付けにされてる各の箱に、一枚の証票が入れられることになっていた――その時監視は寝室ののぞき穴から、ブリュジョンが寝床に起き上がって壁につけてある蝋燭の光で何かしたためてるのを見た。看守は中にはいって行った。ブリュジョンは一カ月間監房に入れられた。しかし彼が書いてたものを押さえることはできなかった。警察ではそれ以上何も知ることができなかった。
ただ一つ確かなことは、その翌日、シャールマーニュの庭から獅子の窖へ、両者をへだてる六階建ての建物越しに、一つの「御者」が投げ込まれたということである。
囚人らは、巧みに丸めたパンの塊を御者と称していて、監獄の建物の屋根越しに一つの中庭から他の中庭へそれを投げ込むことを、アイルランドへやると言っていた。言葉の起こりは、イギリス越しに――一つの土地から他の土地へ――アイルランドへ、ということになる。さてこのパンのたまが中庭に落ちる。それを拾った者が中を開くと、その中庭のある囚人へあてられた手紙がはいっている。それが普通の囚人に拾われる時には、手紙はあてられた者へ渡される。看守に拾われるか、または監獄では羊と呼ばれ徒刑場では狐と呼ばれる秘密に買収された囚人に拾われる時には、手紙は事務所へ持ってゆかれて警察に渡される。
その日ちょうど御者は、あて名の男がその時離れにはいってはいたけれども、うまくそこに行き着いた。あて名の男というのは、パトロン・ミネットの四人の首領のひとりたるバベにほかならなかった。
御者の中には一片の巻いた紙がはいっていて、その上にはわずか次の数文字がしたためてあるきりだった。
それは前夜ブリュジョンが書いたものだった。
どちらにも多くの所持品検査人がいたにかかわらず、バベはフォルス監獄からその手紙を、サルペートリエール拘禁所に監禁されてるひとりの「親しい女」のもとまで送り届けてしまった。するとこんどはその女が、警察からひどくにらまれてはいたがまだ逮捕されていないマニョンという知り合いの女へ、その手紙を渡した。このマニョンという名前を読者は既に見たことがあるが、彼女は後にわかるとおりテナルディエ一家の者と関係のある女で、エポニーヌに会いに行きながら、サルペートリエールとマドロンネットとの間の橋渡しをしていた。
ちょうどその時、テナルディエに対して予審の歩を進むるうちに、娘らの方には証拠が不十分だとわかったので、エポニーヌとアゼルマとは放免されることになった。
エポニーヌが出て来る時、マニョンはマドロンネット拘禁所の門の所に待ち受けていて、ブリュジョンからバベへあてた手紙を彼女に渡し、仕事をよく調べるように頼んだ。
エポニーヌはプリューメ街に行き、鉄門と庭とを見いだし、その家を調べ、偵察しうかがって、それから数日後に、クロシュペルス街に住んでいたマニョンのもとへ、ビスケットを一つ持って行った。マニョンはまたそれを、サルペートリエールにいるバベの情婦に渡した。ビスケット一つは、獄裡の暗黒な象徴主義では、「とうていだめ」という意味である。
それから一週間とたたないうちに、バベとブリュジョンとは、ひとりは「審理」に行きひとりはそれから戻ってきながら、フォルス監獄の外回りの道で行き合った。「どうだプ街は?」とブリュジョンは尋ねた。「ビスケット」とバベは答えた。
かくして、フォルス監獄でブリュジョンがこしらえた罪悪の胎児は流産してしまった。
けれどもその流産は、ブリュジョンの計画とまったく違った結果を生み出した。それはこれからわかることである。
往々にして、一つの糸を結んでいると思いながら実は他の糸を結んでいることがある。
Chapitre III Apparition au père Mabeuf
Marius n'allait plus chez personne, seulement il lui arrivait quelquefois de rencontrer le père Mabeuf.
Pendant que Marius descendait lentement ces degrés lugubres qu'on pourrait nommer l'escalier des caves et qui mènent dans les lieux sans lumière où l'on entend les heureux marcher au-dessus de soi, M. Mabeuf descendait de son côté.
La Flore de Cauteretz ne se vendait absolument plus. Les expériences sur l'indigo n'avaient point réussi dans le petit jardin d'Austerlitz qui était mal exposé. M. Mabeuf n'y pouvait cultiver que quelques plantes rares qui aiment l'humidité et l'ombre. Il ne se décourageait pourtant pas. Il avait obtenu un coin de terre au Jardin des plantes, en bonne exposition, pour y faire, «à ses frais», ses essais d'indigo. Pour cela il avait mis les cuivres de sa Flore au mont-de-piété. Il avait réduit son déjeuner à deux œufs, et il en laissait un à sa vieille servante dont il ne payait plus les gages depuis quinze mois. Et souvent son déjeuner était son seul repas. Il ne riait plus de son rire enfantin, il était devenu morose, et ne recevait plus de visites. Marius faisait bien de ne plus songer à venir. Quelquefois, à l'heure où M. Mabeuf allait au Jardin des plantes, le vieillard et le jeune homme se croisaient sur le boulevard de l'Hôpital. Ils ne parlaient pas et se faisaient un signe de tête tristement. Chose poignante, qu'il y ait un moment où la misère dénoue! On était deux amis, on est deux passants.
Le libraire Royol était mort. M. Mabeuf ne connaissait plus que ses livres, son jardin et son indigo; c'étaient les trois formes qu'avaient prises pour lui le bonheur, le plaisir et l'espérance. Cela lui suffisait pour vivre. Il se disait:—Quand j'aurai fait mes boules de bleu je serai riche, je retirerai mes cuivres du mont-de-piété, je remettrai ma Flore en vogue avec du charlatanisme, de la grosse caisse et des annonces dans les journaux, et j'achèterai, je sais bien où, un exemplaire de l'Art de naviguer de Pierre de Médine, avec bois, édition de 1559.—En attendant, il travaillait toute la journée à son carré d'indigo, et le soir il rentrait chez lui pour arroser son jardin, et lire ses livres. M. Mabeuf avait à cette époque fort près de quatre-vingts ans.
Un soir il eut une singulière apparition.
Il était rentré qu'il faisait grand jour encore. La mère Plutarque dont la santé se dérangeait était malade et couchée. Il avait dîné d'un os où il restait un peu de viande et d'un morceau de pain qu'il avait trouvé sur la table de cuisine, et s'était assis sur une borne de pierre renversée qui tenait lieu de banc dans son jardin.
Près de ce banc se dressait, à la mode des vieux jardins vergers, une espèce de grand bahut en solives et en planches fort délabré, clapier au rez-de-chaussée, fruitier au premier étage. Il n'y avait pas de lapins dans le clapier, mais il y avait quelques pommes dans le fruitier. Reste de la provision d'hiver.
M. Mabeuf s'était mis à feuilleter et à lire, à l'aide de ses lunettes, deux livres qui le passionnaient, et même, chose plus grave à son âge, le préoccupaient. Sa timidité naturelle le rendait propre à une certaine acceptation des superstitions. Le premier de ces livres était le fameux traité du président Delancre, De l'inconstance des démons, l'autre était l'in-quarto de Mutor de la Rubaudière. Sur les diables de Vauvert et les gobelins de la Bièvre. Ce dernier bouquin l'intéressait d'autant plus que son jardin avait été un des terrains anciennement hantés par les gobelins. Le crépuscule commençait à blanchir ce qui est en haut et à noircir ce qui est en bas. Tout en lisant, et par-dessus le livre qu'il tenait à la main, le père Mabeuf considérait ses plantes et entre autres un rhododendron magnifique qui était une de ses consolations; quatre jours de hâle, de vent et de soleil, sans une goutte de pluie, venaient de passer; les tiges se courbaient, les boutons penchaient, les feuilles tombaient, tout cela avait besoin d'être arrosé; le rhododendron surtout était triste. Le père Mabeuf était de ceux pour qui les plantes ont des âmes. Le vieillard avait travaillé toute la journée à son carré d'indigo, il était épuisé de fatigue, il se leva pourtant, posa ses livres sur le banc, et marcha tout courbé et à pas chancelants jusqu'au puits, mais quand il eut saisi la chaîne, il ne put même pas la tirer assez pour la décrocher. Alors il se retourna et leva un regard d'angoisse vers le ciel qui s'emplissait d'étoiles.
La soirée avait cette sérénité qui accable les douleurs de l'homme sous je ne sais quelle lugubre et éternelle joie. La nuit promettait d'être aussi aride que l'avait été le jour.
—Des étoiles partout! pensait le vieillard; pas la plus petite nuée! pas une larme d'eau!
Et sa tête, qui s'était soulevée un moment, retomba sur sa poitrine.
Il la releva et regarda encore le ciel en murmurant:
—Une larme de rosée! un peu de pitié!
Il essaya encore une fois de décrocher la chaîne du puits, et ne put.
En ce moment il entendit une voix qui disait:
—Père Mabeuf, voulez-vous que je vous arrose votre jardin?
En même temps un bruit de bête fauve qui passe se fit dans la haie, et il vit sortir de la broussaille une espèce de grande fille maigre qui se dressa devant lui en le regardant hardiment. Cela avait moins l'air d'un être humain que d'une forme qui venait d'éclore au crépuscule.
Avant que le père Mabeuf, qui s'effarait aisément et qui avait, comme nous avons dit, l'effroi facile, eût pu répondre une syllabe, cet être, dont les mouvements avaient dans l'obscurité une sorte de brusquerie bizarre, avait décroché la chaîne, plongé et retiré le seau, et rempli l'arrosoir, et le bonhomme voyait cette apparition qui avait les pieds nus et une jupe en guenilles courir dans les plates-bandes en distribuant la vie autour d'elle. Le bruit de l'arrosoir sur les feuilles remplissait l'âme du père Mabeuf de ravissement. Il lui semblait que maintenant le rhododendron était heureux.
Le premier seau vidé, la fille en tira un second, puis un troisième. Elle arrosa tout le jardin.
À la voir marcher ainsi dans les allées où sa silhouette apparaissait toute noire, agitant sur ses grands bras anguleux son fichu tout déchiqueté, elle avait je ne sais quoi d'une chauve-souris.
Quand elle eut fini, le père Mabeuf s'approcha les larmes aux yeux, et lui posa la main sur le front.
—Dieu vous bénira, dit-il, vous êtes un ange puisque vous avez soin des fleurs.
—Non, répondit-elle, je suis le diable, mais ça m'est égal.
Le vieillard s'écria, sans attendre et sans entendre sa réponse:
—Quel dommage que je sois si malheureux et si pauvre, et que je ne puisse rien faire pour vous!
—Vous pouvez quelque chose, dit-elle.
—Quoi?
—Me dire où demeure M. Marius.
Le vieillard ne comprit point.
—Quel monsieur Marius?
Il leva son regard vitreux et parut chercher quelque chose d'évanoui.
—Un jeune homme qui venait ici dans les temps.
Cependant M. Mabeuf avait fouillé dans sa mémoire.
—Ah! oui,... s'écria-t-il, je sais ce que vous voulez dire. Attendez donc! monsieur Marius... le baron Marius Pontmercy, parbleu! Il demeure... ou plutôt il ne demeure plus.... Ah bien, je ne sais pas.
Tout en parlant, il s'était courbé pour assujettir une branche du rhododendron, et il continuait:
—Tenez, je me souviens à présent. Il passe très souvent sur le boulevard et va du côté de la Glacière. Rue Croulebarbe. Le champ de l'Alouette. Allez par là. Il n'est pas difficile à rencontrer.
Quand M. Mabeuf se releva, il n'y avait plus personne, la fille avait disparu.
Il eut décidément un peu peur.
—Vrai, pensa-t-il, si mon jardin n'était pas arrosé, je croirais que c'est un esprit.
Une heure plus tard, quand il fut couché, cela lui revint, et, en s'endormant, à cet instant trouble où la pensée, pareille à cet oiseau fabuleux qui se change en poisson pour passer la mer, prend peu à peu la forme du songe pour traverser le sommeil, il se disait confusément:
—Au fait, cela ressemble beaucoup à ce que la Rubaudière raconte des gobelins. Serait-ce un gobelin?
マリユスはもはやだれをも訪問しなかったが、ただ時としてはマブーフ老人に出会うことがあった。
窖の梯子とも言い得べきもので、ついには頭の上に幸福な人々の歩く音が聞かるる光のない場所に達する痛むべき階段を、マリユスが徐々に下りつつあった間に、マブーフ氏の方でもまたそれを下りつつあった。
コートレー特産植物誌はもう一冊も売れなかった。藍の栽培に関する実験は、日当たりの悪いオーステルリッツの小庭では少しも成功しなかった。マブーフ氏はただそこに湿気と日影とを好む少しの珍木を育てることができるばかりだった。それでも彼は落胆しなかった。彼は動植物園の日当たりのいい片すみを借り受けて、「自費で」藍の栽培を試みた。そのために、特産植物誌中の銅版を質屋に入れてしまった。朝食も鶏卵二つきりにして、しかもその一つは召し使いのお婆さんに与えた。婆さんにはもう十五カ月も給金を払っていなかった。そしてまたその朝食だけで一日を過ごすこともよくあった。彼はもう例の子供のような笑いをもらさず、憂鬱になり、また訪問客にも会おうとしなかった。マリユスが訪ねて行こうかとも思わなかったのはかえってよかった。時とすると、マブーフ氏が動植物園に行く頃に、老人と青年とは互いにオピタル大通りで行き合うことがあった。彼らは口もきかずに、ただ悲しげにちょっと頭を下げた。痛ましいことではあるが、困窮のために友誼も薄らぐ時があるものである。以前には親しい仲であったのが、今はただ通りがかりの者に過ぎなくなる。
本屋のロアイヨルは死んでいた。マブーフ氏が世の中に知ってるものはただ、自分の書籍と庭と藍だけだった。その三つのものこそ彼にとっては幸福と楽しみと希望との形だった。それだけで彼は生きてゆけた。彼は自ら言った。「藍の玉ができるようになれば、私は金持ちになれる。質屋から銅版も出してこよう。新聞に手品を使い法螺を吹き立て広告を出して特産植物誌をもはやらせよう。また一五五九年の木版刷の珍本でピエール・ド・メディヌの航行術が一部ある所も知ってるから、それを買ってこよう。」まずそれまではと言って、彼は終日藍畑で働き、夕方家に帰ると、庭に水をまき書物を読んだ。マブーフ氏はその頃もうほとんど八十歳に達していた。
ある日の夕方、彼に不思議な幽霊が現われた。
その日彼はまだ日の高いうちに戻ってきた。プリュタルク婆さんは身体が衰えていて、病気になって床についていた。彼は肉が少し残ってる骨をしゃぶり台所のテーブルの上にある一片のパンを食って晩飯をすました。そしてベンチの代わりに庭にころがした標石の上に腰掛けていた。
その石のベンチの近くには、昔の果樹園にはよくあるとおりに、角材と板とでできてもうごくいたんでる一種の大きな戸棚みたいな小屋があって、下は兎の巣になり、上は果物置き場になっていた。兎の巣には兎はいなかったが、果物置き場にはりんごが少しはいっていた。冬のたくわえの残りだった。
マブーフ氏は眼鏡をかけて二冊の書物を読み始めていた。その書物はいたく彼の興味をそそるもので、また彼ほどの老年ではいっそう重大なことであるが、彼の頭を支配してるものだった。彼の天性の臆病さは、彼をある程度まで迷信に陥らしていた。二冊のうちの一つは、悪魔の変化についてというドランクル議長の有名な著述であって、も一つは、ヴォーヴェルの悪鬼とビエーヴルの妖鬼とに関してというムュートル・ド・ラ・リュボーディエールの四折本であった。彼自身の庭が昔は妖鬼の住んでた場所の一つだったということであるから、この第二の書物は彼にはいっそう興味が深かった。はや夕暮れの薄ら明りのため、高くにある物はほの白くなり低くにある物は黒くなりかけていた。書物を読みながら、また手の書物越しに、マブーフ老人は自分の植物をながめ、なかんずく彼の慰安の一つだったりっぱな一本の石楠に目を止めた。暑気と風と晴天とが四日続いて一滴の雨も降らなかったあとなので、植物の茎は曲がり、蕾はしおれ、葉はたれて、すべて水を欲しがっていた。石楠はことに哀れな様だった。マブーフ老人は植物にも魂があると思ってる人だった。彼は終日藍畑で働いて疲れきっていたが、それでも立ち上がって、書物をベンチの上に置き、腰をまげよろめきながら井戸の所まで歩いて行った。そして井戸の鎖を手に取りはしたが、それをはずすだけ十分に引っ張る力はなかった。彼はふり返って、心配な目つきで空を見上げた。空には星がいっぱい出ていた。
その夕には、あるしめやかな永遠な喜びの下に人の悲しみを押さえつける清朗さがあった。が夜には、昼間と同じに乾燥したさまが見えていた。
「星が一面に出てる!」と老人は考えた。「一点の雲もない、一滴の水もない!」
そして一時もたげられた彼の頭は、再び胸の上にたれた。
が彼はまた頭を上げ、なお空をながめながらつぶやいた。
「一滴の露でいい。少しの恵みでいい。」
彼はも一度井戸の鎖をはずそうとしたが、その力がなかった。
その時彼はこういう声を聞いた。
「マブーフのお爺さん、あたしが庭に水をまいてあげましょうか。」
と同時に、獣の通るような音が籬に起こって、藪の中から背の高いやせた娘らしい者が現われ、彼の前につっ立って臆面もなくじっと彼を見つめた。その姿は人間というよりもむしろ、薄暗がりに、生まれ出た何かの者らしかった。
狼狽しやすくまた前に言ったとおりすぐにこわがるマブーフ老人が、一言の答えもできないでいるうちに、その者は薄暗がりの中に妙に唐突な身振りをして、井戸の鎖をはずし、釣瓶をおろしてまた引き上げ、如露に水を一杯入れてしまった。そしてぼろぼろの裳衣をつけた跣足のままのその幽霊は、老人の見る前で、花床の間を走り回り、あたりに生命の水をまき散らした。木の葉の上に水のまかるる音を聞いて、マブーフ老人の心は狂喜の情でいっぱいになった。今は石楠も喜んでいるように彼に思えた。
第一の釣瓶一杯をからにして、娘は更に二杯目を汲み、次に三杯目を汲んだ。そして庭中に水をやった。
そのようにして、破れ裂けた肩掛けを角張った両腕の上にうち振りながら、まっ黒に見える姿で小道の中を歩いてるところを見ると、何となく蝙蝠のように思われた。
彼女が水をまいてしまった時、マブーフ老人は目に涙をためて近づいてゆき、彼女の額に手を置いた。
「神の祝福がありますでしょう。」と彼は言った。「あなたは花の世話をなさるから天使に違いない。」
「いいえ、」と、彼女は答えた、「あたし悪魔よ。でもそんなことどうでもかまわないわ。」
老人はその答えを待ちもせず耳に入れもしないで叫んだ。
「私はごく不仕合わせで貧乏で、あなたに何もお礼ができないのが、ほんとに残念だ。」
「でもできることがあってよ。」と彼女は言った。
「何が?」
「マリユスさんの住居を教えて下さい。」
老人にはそれがわからなかった。
「マリユスさんだって?」
彼はぼんやりした目を上げて、何か消えうせたものをさがすようだった。
「いつもよくここにきた若い人よ。」
そのうちにマブーフ氏は記憶の中をさがし回った。
「あゝなるほど……、」と彼は叫んだ、「そのことなら知っている。お待ちなさい、マリユス君と……男爵マリユス・ポンメルシー、うむ、今あそこに……いやあそこにはもういない……ああこれは、私にはわからない。」
そう言いながら彼は、身をかがめて石楠の枝を直し、なお続けて言った。
「やあ、ただ今思い出した。あの人はたびたび大通りを通って、グラシエールの方へ行く。クルールバルブ街。雲雀の野。あすこへ行ってごらんなさい、すぐに会えます。」
マブーフ氏が身を起こした時には、そこにはもうだれもいなかった。娘の姿は消えていた。
彼は本当に少し気味悪くなった。
「まったく、」と彼は考えた、「庭に水がまいてなかったら、魔物だとも思うところだ。」
それから一時間ばかりして床にはいった時、そのことがまた彼の頭に浮かんだ。そして眠りに入りながら、ちょうど海を渡るために魚に姿を変えるという伝説の鳥のように、人の考えが眠りの海を渡るためにしだいに夢の形になってゆくあのぼんやりした瞬間に、彼は夢うつつのうちに自ら言った。
「実際あれは、リュボーディエールが妖鬼について語ってるところとよく似ている。あれは一つの妖鬼かも知れない。」
Chapitre IV Apparition à Marius
Quelques jours après cette visite d'un «esprit» au père Mabeuf, un matin,—c'était un lundi, le jour de la pièce de cent sous que Marius empruntait à Courfeyrac pour Thénardier,—Marius avait mis cette pièce de cent sous dans sa poche, et, avant de la porter au greffe, il était allé «se promener un peu», espérant qu'à son retour cela le ferait travailler. C'était d'ailleurs éternellement ainsi. Sitôt levé, il s'asseyait devant un livre et une feuille de papier pour bâcler quelque traduction; il avait à cette époque-là pour besogne la translation en français d'une célèbre querelle d'allemands, la controverse de Gans et de Savigny; il prenait Savigny, il prenait Gans, lisait quatre lignes, essayait d'en écrire une, ne pouvait, voyait une étoile entre son papier et lui, et se levait de sa chaise en disant:—Je vais sortir. Cela me mettra en train.
Et il allait au champ de l'Alouette.
Là il voyait plus que jamais l'étoile, et moins que jamais Savigny et Gans.
Il rentrait, essayait de reprendre son labeur, et n'y parvenait point; pas moyen de renouer un seul des fils cassés dans son cerveau; alors il disait:—Je ne sortirai pas demain. Cela m'empêche de travailler.—Et il sortait tous les jours.
Il habitait le champ de l'Alouette plus que le logis de Courfeyrac. Sa véritable adresse était celle-ci: boulevard de la Santé, au septième arbre après la rue Croulebarbe.
Ce matin-là, il avait quitté ce septième arbre, et s'était assis sur le parapet de la rivière des Gobelins. Un gai soleil pénétrait les feuilles fraîches épanouies et toutes lumineuses.
Il songeait à «Elle». Et sa songerie, devenant reproche, retombait sur lui; il pensait douloureusement à la paresse, paralysie de l'âme, qui le gagnait, et à cette nuit qui s'épaississait d'instant en instant devant lui au point qu'il ne voyait même déjà plus le soleil.
Cependant, à travers ce pénible dégagement d'idées indistinctes qui n'étaient pas même un monologue tant l'action s'affaiblissait en lui, et il n'avait plus même la force de vouloir se désoler, à travers cette absorption mélancolique, les sensations du dehors lui arrivaient. Il entendait derrière lui, au-dessous de lui, sur les deux bords de la rivière, les laveuses des Gobelins battre leur linge, et, au-dessus de sa tête, les oiseaux jaser et chanter dans les ormes. D'un côté le bruit de la liberté, de l'insouciance heureuse, du loisir qui a des ailes; de l'autre le bruit du travail. Chose qui le faisait rêver profondément, et presque réfléchir, c'étaient deux bruits joyeux.
Tout à coup, au milieu de son extase accablée, il entendit une voix connue qui disait:
—Tiens! le voilà!
Il leva les yeux, et reconnut cette malheureuse enfant qui était venue un matin chez lui, l'aînée des filles Thénardier, Éponine; il savait maintenant comment elle se nommait. Chose étrange, elle était appauvrie et embellie, deux pas qu'il ne semblait point qu'elle pût faire. Elle avait accompli un double progrès, vers la lumière et vers la détresse. Elle était pieds nus et en haillons comme le jour où elle était entrée si résolûment dans sa chambre, seulement ses haillons avaient deux mois de plus; les trous étaient plus larges, les guenilles plus sordides. C'était cette même voix enrouée, ce même front terni et ridé par le hâle, ce même regard libre, égaré et vacillant. Elle avait de plus qu'autrefois dans la physionomie ce je ne sais quoi d'effrayé et de lamentable que la prison traversée ajoute à la misère.
Elle avait des brins de paille et de foin dans les cheveux, non comme Ophélia pour être devenue folle à la contagion de la folie d'Hamlet, mais parce qu'elle avait couché dans quelque grenier d'écurie.
Et avec tout cela elle était belle. Quel astre vous êtes, ô jeunesse!
Cependant elle était arrêtée devant Marius avec un peu de joie sur son visage livide et quelque chose qui ressemblait à un sourire.
Elle fut quelques moments comme si elle ne pouvait parler.
—Je vous rencontre donc! dit-elle enfin. Le père Mabeuf avait raison, c'était sur ce boulevard-ci! Comme je vous ai cherché! si vous saviez! Savez-vous cela? j'ai été au bloc. Quinze jours! Ils m'ont lâchée! vu qu'il n'y avait rien sur moi et que d'ailleurs je n'avais pas l'âge du discernement. Il s'en fallait de deux mois. Oh! comme je vous ai cherché! Voilà six semaines. Vous ne demeurez donc plus là-bas?
—Non, dit Marius.
マブーフ老人を「魔物」が訪れてから数日後、ある日の朝――それは月曜日で、マリユスがテナルディエに送るためクールフェーラックから五フランの金を借りる日だった――マリユスはその五フラン貨幣をポケットに入れて、それを監獄の事務所に持ってゆく前に、「少し散歩をしに」出かけた。散歩をしたら帰ってからよく仕事ができるだろうと思ったのである。それはもう毎度のことだった。起き上がるが早いか彼は、少し翻訳を急いでやろうと思って書物と原稿用紙とに向かった。その頃彼が持っていた仕事は、ドイツの名高い論争、すなわちガンスとサヴィニーの両法律家の間の論争を、フランス語に翻訳することだった。彼はサヴィニーの方を取り上げたりまたガンスの方を取り上げたりして、四行ばかり読んでは一行でも書いてみようとしたが、どうしてもできなかった。原稿用紙と自分との間に星が一つ輝いていた。彼は椅子から立ち上がって言った。「外に出てみよう。そしたら元気が出てくるだろう。」
そして彼はいつも雲雀の野へ行った。
そこへ行くと、星はいっそうよく見えてき、サヴィニーとガンスとはいっそう見えなくなった。
彼はまた帰ってきた。仕事を始めようと努めたが、どうしてもだめだった。頭の中で切れている糸の一筋をもつなぎあわせることはできなかった。すると彼は言った。「明日は出かけないことにしよう。出かけると仕事ができなくなる。」そうしてやはり毎日出かけていた。
彼はクールフェーラックの家にいるよりも雲雀の野にいる方が多かった。彼の本当の住所はこうだった。「サンテ大通り、クルールバルブ街より第七番目の並み木。」
その朝、彼はこの七番目の並み木を離れて、ゴブランの小川の欄干に腰をおろしていた。嬉々たる日の光が、新しく萌え出たばかりの輝いてる木の葉の間にさし込んでいた。
彼は「彼女」のことを夢みていた。そしてその夢想は、非難の形となって彼自身の上に落ちかかってきた。怠惰な日々、自分を侵していった魂の麻痺、しだいに自分の前に濃くなって既に太陽をもおおい隠してしまった夜の闇、それを彼は悲しげに考えてみた。
かくして、もはや活動の力は衰え慟哭する力さえも失って、独語する気力もなく、ただおぼろな考えを悲しげに浮かべてるうちに、憂愁の中に浸り込んでるうちに、外部の感覚は彼に伝わってきた。後ろの下の方には、川の両岸に、ゴブラン工場の女らの布をさらしてる音が聞こえ、頭の上には、楡の木の間に小鳥のさえずり歌ってる声が聞こえた。一方は、自由と楽しい気ままと翼のついた間隙との声であり、他方は、労働の音だった。彼を深く夢想に沈め、ほとんど思索さしたところのものは、それら二つの楽しい響きだった。
突然、その恍惚たる感に満たされてる最中に、彼は聞き覚えのある声がするのを耳にした。
「あら、あすこにいる。」
目を上げてみると、あの不幸な娘、ある朝彼の所へやってきたことのあるテナルディエの姉娘エポニーヌが、そこに立っていた。彼は今ではその名前をも知っていた。不思議にも彼女は、あの時よりいっそう貧しげになりまたいっそう美しくなっていた。同時にできそうもない進歩ではあるが、彼女は実際その二重の進歩をしていた。一つは光輝の方へと一つは貧苦の方へ。やはり跣足であった。そして彼の室へ臆面もなくはいってきた日のとおりにぼろをまとっていたが、ただそれは二カ月だけ古くなって、破れ目はいっそう大きくなり裂け目はいっそうきたなくなっていた。それから、つぶれた同じ声、風にさらされて皺が寄り曇ってる同じ額、放恣な錯乱した定まりない同じ目つき。その上以前よりは、一種のおびえたようなまた悲しげな色が顔に増していた。それは入牢が困窮に添えたものである。
その髪には藁や秣の切れがついていた。オフェリアのようにハムレットの狂気に感染して狂人になったためではなく、どこかの馬小屋に寝たためだった。
しかもすべてそれらをもってしても、彼女はきれいだった。おお青春とは、何と光り輝く星であることか!
さて彼女は、その色あせた顔の上に多少の喜びとほほえみに似たものとを浮かべて、マリユスの前に立ち止まった。
彼女は口をきくことができないらしく、しばらく黙っていた。
「とうとうめぐり会ったわ。」と彼女はついに言った。「マブーフのお爺さんが言ったことは本当だった、この大通りだったのね。まあどんなにあなたをさがしたでしょう。あなた知っていて、あたしは牢にはいってたのよ。十五日間。でも許されたわ。何も悪いことはなかったんだから、それにまた分別のつく年齢でもなかったからよ。二月だけ不足だったのよ。まあどんなにあなたをさがしたでしょう。もう六週間にもなるわ。あなたはもうあすこにはいないのね。」

—Oh! je comprends. À cause de la chose. C'est désagréable ces esbroufes-là. Vous avez déménagé. Tiens! pourquoi donc portez-vous des vieux chapeaux comme ça? Un jeune homme comme vous, ça doit avoir de beaux habits. Savez-vous, monsieur Marius? le père Mabeuf vous appelle le baron Marius je ne sais plus quoi. Pas vrai que vous n'êtes pas baron? Les barons c'est des vieux, ça va au Luxembourg devant le château, où il y a le plus de soleil, ça lit la Quotidienne pour un sou. J'ai été une fois porter une lettre chez un baron qui était comme ça. Il avait plus de cent ans. Dites donc, où est-ce que vous demeurez à présent?
Marius ne répondit pas.
—Ah! continua-t-elle, vous avez un trou à votre chemise. Il faudra que je vous recouse cela.
Elle reprit avec une expression qui s'assombrissait peu à peu: Vous n'avez pas l'air content de me voir?
Marius se taisait; elle garda elle-même un instant le silence, puis s'écria:
—Si je voulais pourtant, je vous forcerais bien à avoir l'air content!
—Quoi? demanda Marius. Que voulez-vous dire?
—Ah! vous me disiez tu! reprit-elle.
—Eh bien, que veux-tu dire?
Elle se mordit la lèvre; elle semblait hésiter comme en proie à une sorte de combat intérieur. Enfin elle partit prendre son parti.
—Tant pis, c'est égal. Vous avez l'air triste, je veux que vous soyez content. Promettez-moi seulement que vous allez rire. Je veux vous voir rire et vous voir dire: Ah bien! c'est bon. Pauvre M. Marius! vous savez! vous m'avez promis que vous me donneriez tout ce que je voudrais....
—Oui! mais parle donc!
Elle regarda Marius dans le blanc des yeux et lui dit:
—J'ai l'adresse.
Marius pâlit. Tout son sang reflua à son cœur.
—Quelle adresse?
—L'adresse que vous m'avez demandée!
Elle ajouta comme si elle faisait effort:
—L'adresse... vous savez bien?
—Oui! bégaya Marius.
—De la demoiselle!
Ce mot prononcé, elle soupira profondément.
Marius sauta du parapet où il était assis et lui prit éperdument la main.
—Oh! eh bien! conduis-moi! dis-moi! demande-moi tout ce que tu voudras! Où est-ce?
—Venez avec moi, répondit-elle. Je ne sais pas bien la rue et le numéro; c'est tout de l'autre côté d'ici, mais je connais bien la maison, je vais vous conduire.
Elle retira sa main et reprit, d'un ton qui eût navré un observateur, mais qui n'effleura même pas Marius ivre et transporté:
—Oh! comme vous êtes content!
Un nuage passa sur le front de Marius. Il saisit Éponine par le bras.
—Jure-moi une chose!
—Jurer? dit-elle, qu'est-ce que cela veut dire? Tiens! vous voulez que je jure?
Et elle rit.
—Ton père! promets-moi, Éponine! jure-moi que tu ne diras pas cette adresse à ton père!
Elle se tourna vers lui d'un air stupéfait.
—Éponine! comment savez-vous que je m'appelle Éponine?
—Promets-moi ce que je te dis!
Mais elle semblait ne pas l'entendre.
—C'est gentil, ça! vous m'avez appelée Éponine! Marius lui prit les deux bras à la fois.
—Mais réponds-moi donc, au nom du ciel! fais attention à ce que je te dis, jure-moi que tu ne diras pas l'adresse que tu sais à ton père!
—Mon père? dit-elle. Ah oui, mon père! Soyez donc tranquille. Il est au secret. D'ailleurs est-ce que je m'occupe de mon père!
—Mais tu ne me promets pas! s'écria Marius.
—Mais lâchez-moi donc! dit-elle en éclatant de rire, comme vous me secouez! Si! si! je vous promets ça! je vous jure ça! qu'est-ce que cela me fait? je ne dirai pas l'adresse à mon père. Là! ça va-t-il? c'est-il ça?
—Ni à personne? fit Marius.
—Ni à personne.
—À présent, reprit Marius, conduis-moi.
—Tout de suite?
—Tout de suite.
—Venez.—Oh! comme il est content! dit-elle.
Après quelques pas, elle s'arrêta.
—Vous me suivez de trop près, monsieur Marius. Laissez-moi aller devant, et suivez-moi comme cela, sans faire semblant. Il ne faut pas qu'on voie un jeune homme bien, comme vous, avec une femme comme moi.
Aucune langue ne saurait dire tout ce qu'il y avait dans ce mot, femme, ainsi prononcé par cette enfant.
Elle fit une dizaine de pas, et s'arrêta encore; Marius la rejoignit. Elle lui adressa la parole de côté et sans se tourner vers lui:
—À propos, vous savez que vous m'avez promis quelque chose?
Marius fouilla dans sa poche. Il ne possédait au monde que les cinq francs destinés au père Thénardier. Il les prit, et les mit dans la main d'Éponine.
Elle ouvrit les doigts et laissa tomber la pièce à terre, et le regardant d'un air sombre:
—Je ne veux pas de votre argent, dit-elle.
「いない。」とマリユスは言った。
「ええわかっててよ。あのことがあったからでしょう。あんな荒っぽいことはいやね。それで引っ越したのね。あら、どうしてそんな古い帽子をかぶってるの。あなたのような若い人は、きれいな着物を着てるものよ。ねえマリユスさん、マブーフのお爺さんはあなたのことを男爵マリユス何とかって言ってたわ。でもあなたは男爵じゃないわね。男爵なんてものはみんなお爺さんだわね。リュクサンブールのお城の前に行って、日当たりのよい所で、一スーのコティディエンヌ新聞なんかを読んでる人のことね。あたしは一度、そんな男爵の所へ手紙を持って行ったことがあるのよ。もう百の上にもなろうというお爺さんだったわ。だが、あなたは今どこに住んでるか教えて下さいね。」
マリユスは答えなかった。
「まあ、」彼女は続けて言った、「あなたのシャツには穴が一つあいているわ。あたしが縫ってあげてよ。」
彼女はある表情をしたが、それはしだいに曇ってきた。「あなたはあたしに会ったのがいやな様子ね。」
マリユスは黙っていた。彼女もちょっと口をつぐんだが、それから叫んだ。
「でもあたしがそのつもりになりゃあ、あなたをうれしがらせることだってできるわ。」
「なに?」とマリユスは尋ねた。「あなたは何のことを言ってるんです。」
「まあ、前にはお前って言ってたじゃないの。」と彼女は言った。
「よろしい、お前は何のことを言ってるんだい。」
彼女は脣をかんだ。何か心のうちで思い惑ってることがあるらしく、躊躇してるようだった。しかしついに決心したように見えた。
「なに同じことだ……。あなたは悲しそうな様子をしてるわね。あたしあなたのうれしそうな様子が見たいのよ。笑うっていうことだけでいいから約束して下さいね。あなたの笑うところが見たいのよ、そして、ああありがたいっていうのを聞きたいのよ。ねえ、マリユスさん、あなたあたしに約束したでしょう、何でも望み通りなものをやるって……。」
「ああ。だから言ってごらん。」
彼女はマリユスの目の中をのぞき込んで、そうして言った。
「居所がわかったのよ。」
マリユスは顔の色を変えた。身体中の血が心臓に集まってしまった。
「何の居所が?」
「あなたがあたしに頼んだ居所よ。」
そして彼女は無理に元気を出したかのようなふうでつけ加えた。
「あの……わかってるでしょう。」
「ああ。」とマリユスは口ごもった。
「あのお嬢さんのよ。」
そのお嬢さんという言葉を発して彼女は、深くため息をついた。
マリユスは腰掛けていた欄干から飛び上がって、夢中になって彼女の手を執った。
「ああそうか。僕を連れてってくれ。知らしてくれ。何でも望みなものを言ってくれ。それはどこだよ?」
「あたしといっしょにいらっしゃい。」と彼女は答えた。「町も番地もよくは知らないのよ。ここのちょうど向こう側よ。でも家はよく知ってるから、連れてってあげるわ。」
彼女は手を引っ込めた。そして次の言葉ははたで見る者の心を刺し通すだろうと思われるほどの調子で言ったが、喜びに夢中になってるマリユスには少しも感じなかった。
「おお、あなたほんとにうれしそうね!」
一抹の影がマリユスの額にさした。彼はエポニーヌの腕をとらえた。
「一事僕に誓ってくれ。」
「誓うって?」と彼女は言った、「どうしてなの。まああなたはあたしに誓わせようっていうの。」
そして彼女は笑った。
「お前のお父さんのことだ。僕に約束してくれ、エポニーヌ。その居所をお父さんに知らせはしないと誓ってくれ。」
彼女はびっくりしたような様子で彼の方へ向き直った。
「エポニーヌって! どうしてあなたはあたしがエポニーヌという名だことを知ってるの。」
「今言ったことを僕に約束してくれ。」
しかし彼女はそれも耳にしないかのようだった。
「うれしいわ。あなたあたしをエポエーヌって呼んで下すったのね。」
マリユスは彼女の両腕を一度にとらえた。
「だからどうか僕に返事をしてくれ。よく注意して、いいかね、お前が知ってるその住所をお父さんに言いはしないと僕に誓ってくれ!」
「お父さんですって、」と彼女は言った、「ええ大丈夫よ、お父さんのことなら。安心していいわよ。今監獄にはいってるの。それにまた、何であたしがお父さんのことなんか気にするもんですか。」
「でもお前は僕にそれを約束しないのか。」とマリユスは叫んだ。
「まあ放して下さいよ。」と彼女は笑い出しながら言った。「そう無茶苦茶に人を揺すってさ。えゝえゝ、約束してよ、それをあなたに誓ってよ。そんなこと訳はないわ。その住所をお父さんに言いはしません。ねえ、これでいいんでしょう、こうなんでしょう。」
「そしてまただれにも?」とマリユスは言った。
「ええだれにも。」
「ではこれから、」とマリユスは言った、「僕を連れてってくれ。」
「すぐに?」
「すぐにだよ。」
「ではいらっしゃい。おゝほんとにうれしそうね。」と彼女は言った。
四、五歩行くと、彼女は立ち止まった。
「あまりすぐそばにあなたはついて来るんだもの、マリユスさん。あたしを少し先に行かして、人に覚られないようについていらっしゃい。あなたのようなりっぱな若い男があたしのような女といっしょに歩いてるのを見られると、よくないわよ。」
この小娘がそんなふうに発した女という言葉のうちにこもってるすべては、いかなる言語をもってしても言いつくすことはできないだろう。
彼女は十歩ばかりも歩いて、また立ち止まった。マリユスは追いついた。彼女は彼の方に振り向かないでわきを向いたまま言いかけた。
「あの、あなたはあたしに何か約束したのを忘れやしないわね。」
マリユスはポケットの中を探った。彼が持ってたのは父のテナルディエにやるつもりの五フランきりだった。彼はそれを取って、エポニーヌの手に握らした。
彼女は指を開いて、その貨幣を地面に落としてしまった。そして暗い顔つきをして彼を見ながら言った。
「あなたのお金なんか欲しいんじゃないの。」
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