Les Misérables リーディング

Les Misérables Tome IV : Livre premier—Quelques pages d'histoire

Chapitre I Bien coupé

1831 et 1832, les deux années qui se rattachent immédiatement à la Révolution de Juillet, sont un des moments les plus particuliers et les plus frappants de l'histoire. Ces deux années au milieu de celles qui les précèdent et qui les suivent sont comme deux montagnes. Elles ont la grandeur révolutionnaire. On y distingue des précipices. Les masses sociales, les assises mêmes de la civilisation, le groupe solide des intérêts superposés et adhérents, les profils séculaires de l'antique formation française, y apparaissent et y disparaissent à chaque instant à travers les nuages orageux des systèmes, des passions et des théories. Ces apparitions et ces disparitions ont été nommées la résistance et le mouvement. Par intervalles on y voit luire la vérité, ce jour de l'âme humaine.

Cette remarquable époque est assez circonscrite et commence à s'éloigner assez de nous pour qu'on puisse en saisir dès à présent les lignes principales.

Nous allons l'essayer.

La Restauration avait été une de ces phases intermédiaires difficiles à définir, où il y a de la fatigue, du bourdonnement, des murmures, du sommeil, du tumulte, et qui ne sont autre chose que l'arrivée d'une grande nation à une étape. Ces époques sont singulières et trompent les politiques qui veulent les exploiter. Au début, la nation ne demande que le repos; on n'a qu'une soif, la paix; on n'a qu'une ambition, être petit. Ce qui est la traduction de rester tranquille. Les grands événements, les grands hasards, les grandes aventures, les grands hommes, Dieu merci, on en a assez vu, on en a par-dessus la tête. On donnerait César pour Prusias et Napoléon pour le roi d'Yvetot.»Quel bon petit roi c'était là!» On a marché depuis le point du jour, on est au soir d'une longue et rude journée; on a fait le premier relais avec Mirabeau, le second avec Robespierre, le troisième avec Bonaparte, on est éreinté. Chacun demande un lit.

Les dévouements las, les héroïsmes vieillis, les ambitions repues, les fortunes faites cherchent, réclament, implorent, sollicitent, quoi? Un gîte. Ils l'ont. Ils prennent possession de la paix, de la tranquillité, du loisir; les voilà contents. Cependant en même temps de certains faits surgissent, se font reconnaître et frappent à la porte de leur côté. Ces faits sont sortis des révolutions et des guerres, ils sont, ils vivent, ils ont droit de s'installer dans la société et ils s'y installent; et la plupart du temps les faits sont des maréchaux des logis et des fourriers qui ne font que préparer le logement aux principes.

Alors voici ce qui apparaît aux philosophes politiques.

En même temps que les hommes fatigués demandent le repos, les faits accomplis demandent des garanties. Les garanties pour les faits, c'est la même chose que le repos pour les hommes.

C'est ce que l'Angleterre demandait aux Stuarts après le protecteur; c'est ce que la France demandait aux Bourbons après l'Empire.

Ces garanties sont une nécessité des temps. Il faut bien les accorder. Les princes les «octroient», mais en réalité c'est la force des choses qui les donne. Vérité profonde et utile à savoir, dont les Stuarts ne se doutèrent pas en 1660, que les Bourbons n'entrevirent même pas en 1814.

La famille prédestinée qui revint en France quand Napoléon s'écroula eut la simplicité fatale de croire que c'était elle qui donnait, et que ce qu'elle avait donné elle pouvait le reprendre; que la maison de Bourbon possédait le droit divin, que la France ne possédait rien; et que le droit politique concédé dans la charte de Louis XVIII n'était autre chose qu'une branche du droit divin, détachée par la maison de Bourbon et gracieusement donnée au peuple jusqu'au jour où il plairait au roi de s'en ressaisir. Cependant, au déplaisir que le don lui faisait, la maison de Bourbon aurait dû sentir qu'il ne venait pas d'elle.

Elle fut hargneuse au dix-neuvième siècle. Elle fit mauvaise mine à chaque épanouissement de la nation. Pour nous servir du mot trivial, c'est-à-dire populaire et vrai, elle rechigna. Le peuple le vit.

Elle crut qu'elle avait de la force parce que l'Empire avait été emporté devant elle comme un châssis de théâtre. Elle ne s'aperçut pas qu'elle avait été apportée elle-même de la même façon. Elle ne vit pas qu'elle aussi était dans cette main qui avait ôté de là Napoléon.

Elle crut qu'elle avait des racines parce qu'elle était le passé. Elle se trompait; elle faisait partie du passé, mais tout le passé c'était la France. Les racines de la société française n'étaient point dans les Bourbons, mais dans la nation. Ces obscures et vivaces racines ne constituaient point le droit d'une famille, mais l'histoire d'un peuple. Elles étaient partout, excepté sous le trône.

La maison de Bourbon était pour la France le nœud illustre et sanglant de son histoire, mais n'était plus l'élément principal de sa destinée et la base nécessaire de sa politique. On pouvait se passer des Bourbons; on s'en était passé vingt-deux ans; il y avait eu solution de continuité; ils ne s'en doutaient pas. Et comment s'en seraient-ils doutés, eux qui se figuraient que Louis XVII régnait le 9 thermidor et que Louis XVIII régnait le jour de Marengo? Jamais, depuis l'origine de l'histoire, les princes n'avaient été si aveugles en présence des faits et de la portion d'autorité divine que les faits contiennent et promulguent. Jamais cette prétention d'en bas qu'on appelle le droit des rois n'avait nié à ce point le droit d'en haut.

Erreur capitale qui amena cette famille à remettre la main sur les garanties «octroyées» en 1814, sur les concessions, comme elle les qualifiait. Chose triste! ce qu'elle nommait ses concessions, c'étaient nos conquêtes; ce qu'elle appelait nos empiétements, c'étaient nos droits.

Lorsque l'heure lui sembla venue, la Restauration, se supposant victorieuse de Bonaparte et enracinée dans le pays, c'est-à-dire se croyant forte et se croyant profonde, prit brusquement son parti et risqua son coup. Un matin elle se dressa en face de la France, et, élevant la voix, elle contesta le titre collectif et le titre individuel, à la nation la souveraineté, au citoyen la liberté. En d'autres termes, elle nia à la nation ce qui la faisait nation et au citoyen ce qui le faisait citoyen.

C'est là le fond de ces actes fameux qu'on appelle les Ordonnances de juillet.

La Restauration tomba.

Elle tomba justement. Cependant, disons-le, elle n'avait pas été absolument hostile à toutes les formes du progrès. De grandes choses s'étaient faites, elle étant à côté.

Sous la Restauration la nation s'était habituée à la discussion dans le calme, ce qui avait manqué à la République, et à la grandeur dans la paix, ce qui avait manqué à l'Empire. La France libre et forte avait été un spectacle encourageant pour les autres peuples de l'Europe. La révolution avait eu la parole sous Robespierre; le canon avait eu la parole sous Bonaparte; c'est sous Louis XVIII et Charles X que vint le tour de parole de l'intelligence. Le vent cessa, le flambeau se ralluma. On vit frissonner sur les cimes sereines la pure lumière des esprits. Spectacle magnifique, utile et charmant. On vit travailler pendant quinze ans, en pleine paix, en pleine place publique, ces grands principes, si vieux pour le penseur, si nouveaux pour l'homme d'État: l'égalité devant la loi, la liberté de la conscience, la liberté de la parole, la liberté de la presse, l'accessibilité de toutes les aptitudes à toutes les fonctions. Cela alla ainsi jusqu'en 1830. Les Bourbons furent un instrument de civilisation qui cassa dans les mains de la providence.

La chute des Bourbons fut pleine de grandeur, non de leur côté, mais du côté de la nation. Eux quittèrent le trône avec gravité, mais sans autorité; leur descente dans la nuit ne fut pas une de ces disparitions solennelles qui laissent une sombre émotion à l'histoire; ce ne fut ni le calme spectral de Charles I, ni le cri d'aigle de Napoléon. Ils s'en allèrent, voilà tout. Ils déposèrent la couronne et ne gardèrent pas d'auréole. Ils furent dignes, mais ils ne furent pas augustes. Ils manquèrent dans une certaine mesure à la majesté de leur malheur. Charles X, pendant le voyage de Cherbourg, faisant couper une table ronde en table carrée, parut plus soucieux de l'étiquette en péril que de la monarchie croulante. Cette diminution attrista les hommes dévoués qui aimaient leurs personnes et les hommes sérieux qui honoraient leur race. Le peuple, lui, fut admirable. La nation, attaquée un matin à main armée par une sorte d'insurrection royale, se sentit tant de force qu'elle n'eut pas de colère. Elle se défendit, se contint, remit les choses à leur place, le gouvernement dans la loi, les Bourbons dans l'exil, hélas! et s'arrêta. Elle prit le vieux roi Charles X sous ce dais qui avait abrité Louis XIV, et le posa à terre doucement. Elle ne toucha aux personnes royales qu'avec tristesse et précaution. Ce ne fut pas un homme, ce ne furent pas quelques hommes, ce fut la France, la France entière, la France victorieuse et enivrée de sa victoire, qui sembla se rappeler et qui pratiqua aux yeux du monde entier ces graves paroles de Guillaume du Vair après la journée des barricades: «Il est aysé à ceux qui ont accoutumé d'effleurer les faveurs des grands et saulter, comme un oiseau de branche en branche, d'une fortune affligée à une florissante, de se montrer hardis contre leur prince en son adversité; mais pour moi la fortune de mes roys me sera toujours vénérable, et principalement des affligés.»

Les Bourbons emportèrent le respect, mais non le regret. Comme nous venons de le dire, leur malheur fut plus grand qu'eux. Ils s'effacèrent à l'horizon.

La Révolution de Juillet eut tout de suite des amis et des ennemis dans le monde entier. Les uns se précipitèrent vers elle avec enthousiasme et joie, les autres s'en détournèrent, chacun selon sa nature. Les princes de l'Europe, au premier moment, hiboux de cette aube, fermèrent les yeux, blessés et stupéfaits, et ne les rouvrirent que pour menacer. Effroi qui se comprend, colère qui s'excuse. Cette étrange révolution avait à peine été un choc; elle n'avait pas même fait à la royauté vaincue l'honneur de la traiter en ennemie et de verser son sang. Aux yeux des gouvernements despotiques toujours intéressés à ce que la liberté se calomnie elle-même, la Révolution de Juillet avait le tort d'être formidable et de rester douce. Rien du reste ne fut tenté ni machiné contre elle. Les plus mécontents, les plus irrités, les plus frémissants, la saluaient; quels que soient nos égoïsmes et nos rancunes, un respect mystérieux sort des événements dans lesquels on sent la collaboration de quelqu'un qui travaille plus haut que l'homme.

La Révolution de Juillet est le triomphe du droit terrassant le fait. Chose pleine de splendeur.

Le droit terrassant le fait. De là l'éclat de la révolution de 1830, de là sa mansuétude aussi. Le droit qui triomphe n'a nul besoin d'être violent.

Le droit, c'est le juste et le vrai.

Le propre du droit, c'est de rester éternellement beau et pur. Le fait, même le plus nécessaire en apparence, même le mieux accepté des contemporains, s'il n'existe que comme fait et s'il ne contient que trop peu de droit ou point du tout de droit, est destiné infailliblement à devenir, avec la durée du temps, difforme, immonde, peut-être même monstrueux. Si l'on veut constater d'un coup à quel degré de laideur le fait peut arriver, vu à la distance des siècles, qu'on regarde Machiavel. Machiavel, ce n'est point un mauvais génie, ni un démon, ni un écrivain lâche et misérable; ce n'est rien que le fait. Et ce n'est pas seulement le fait italien, c'est le fait européen, le fait du seizième siècle. Il semble hideux, et il l'est, en présence de l'idée morale du dix-neuvième.

Cette lutte du droit et du fait dure depuis l'origine des sociétés. Terminer le duel, amalgamer l'idée pure avec la réalité humaine, faire pénétrer pacifiquement le droit dans le fait et le fait dans le droit, voilà le travail des sages.

一八三一年と一八三二年とは、七月革命に直接関係ある年で、史上最も特殊な最も驚くべき時期の一つである。この二年は、その前後の時期の間にあたかも二つの山のごとくそびえている。革命の壮観があり、断崖だんがいが見えている。社会的集団、文明の地層、重畳し粘着せる権利関係の強固な団結、古きフランスを形成する年経たる相貌そうぼう、それらが各瞬間ごとに、種々の体系や熱情や理論の乱雲のうちに、そこに明滅している。それらの出現や消滅は、抵抗または運動と名づけられた。そして間欠的に、真理が、人類の魂の日光が、そこに輝き出すのを見ることができる。
この顕著なる時期は、かなり短く、またかなりわれわれから遠ざかり始めているので、現在でも既にその主要な輪郭をつかむことができる。
われわれはここにそれを試みてみよう。
王政復古は、一定の批判を下すに困難な中間的局面の一つであった。かかる中間的局面には、疲労と喧騒けんそうと耳語と睡眠と雑踏とがあって、大国民が一宿場に到着したものにほかならない。それらの時期は特殊なものであり、それを利用せんとする為政家を欺くことが多い。最初に該国民が求むるところのものは休息のみであり、その渇望するところは平和のみであり、その欲求するところは小国民たらんとすることである。換言すれば平安でいたいということである。大なる事件、大なる事変、大なる冒険、偉大なる人物、それらももはや神よ、十分にながめ十分に得たのである。シーザーよりもむしろ無力のプルシアスが望ましく、ナポレオンよりもむしろ小国イヴトーの王が望ましい。「それはいかに善良なるかわいき王なりしよ!」夜明けより歩行を続け、長き困難なる一日を経て夕に至ったのである。第一の道程をミラボーと共にし、第二の道程をロベスピエールと共にし、第三の道程をボナパルトと共にして、今は疲れ果てている。だれも寝床を求めているのである。
疲れたる献身と、老いたる勇壮と、遂げられたる野心と、得られたる幸運とが、さがし求め願い欲するところのものは何であるか。それは身を休むべき場所である。そして今やそれが得られている。平和と静穏と閑暇とが得られている。欠けたものは更にない。けれどもまたそれと同時に、他のある若干の事実が現われてきて、承認を求め、扉とびらをたたく。それらの事実は革命と戦役とから生まれ、存在し、生存し、社会のうちに地位を占むる権利を有し、また実際地位を占めている。それはおおむね住居と給養とをつかさどるものであって、ただすべての主義をして安住せしむるの準備をなすのみである。
かくして政治的思索家の目に現われ来るものは次のことである。
疲れたる人間が休息を求むると同時に、遂げられたる事実は保証を求むる。事実の保証は、人間の休息と同一事である。
摂政(クロンウェル)の後にイギリスがスチェアート家に求めたところのものはそれであり、帝政の後にフランスがブールボン家に求めたところのものはそれである。
それらの保証は時代が必要とするところのものである。りっぱに与えてやらなければならないものである。君主たる者がそれらを「欽定きんていする」。しかし実際それらを与うる者は事物必然の力である。これは深き真理であり、知って有益なる真理である。しかしこの真理を一六六〇年にスチェアート家は寸毫すんごうだも知らず、一八一四年にブールボン家は念頭に浮かべだにしなかった。
ナポレオンが覆滅した時フランスに帰ってきた宿命的なブールボン家は、嘆くべき単純な考えをしか持っていなかった。すなわち、与うる者は自分である、そして自分が与えた所のものはこれを再び取り戻すことを得ると。ブールボン家は神法を持っている、しかしフランスは何物をも持たない。ルイ十八世の憲法の中で国民に譲り与えた政治上の法律は、神法の一分枝に過ぎなくて、ブールボン家自らそれを折り取って、王が再び手にせんと欲する日まで人民に許し与えたものであると。しかしながら、人民へのその贈り物は実はブールボン家から贈ったものでないということを、それがたとい不快であろうともブールボン家自身感ずべきはずだったのである。
ブールボン家は十九世紀には至って神経質であった。そして国民が翼をひろげるごとに悪い顔つきをした、平凡なる、すなわち通俗で真実なる言葉を使えば、渋面を作った。民衆はそれを見たのである。
ブールボン家は、自分の前に帝政が劇場の大道具のごとく運び去られてしまったゆえに、自ら力を持っているものと信じた。しかし、ブールボン家自身も同じようにして持ちきたされたものであることに気づかなかった。自分もまたナポレオンを奪い去った同じ手の中にあることを知らなかった。
ブールボン家は、自分は過去であるゆえに確固たる根を持っていると信じた。しかしそれは誤解であった。ブールボン家は過去の一部分のみであって、全過去はフランス自身であった。フランス社会の根はブールボン家の中にはなくて、国民のうちにあった。その人知れぬ頑丈がんじょうなる根は、一王家の権利を組織するものではなくて、一民衆の歴史を組み立てるものであった。その根は至る所にあって、ただ国王の座の下にのみ欠けていたのである。
ブールボン家は、フランスにとってはその歴史の血にまみれたる顕著なる結び目であった。しかしもはや、その運命の主要なる要素ではなく、その政治の必要なる柱石ではなかった。ブールボン家なくとも事は足りた。実に二十二年間はブールボン家なくして済まされたのである。そこに連続は中断されていた。しかしブールボン家はそれを毫ごうも知らなかった。実際、ルイ十七世はなお共和熱月九日(一七九四年七月二十七日)にも君臨しルイ十八世はマレンゴーの戦いの日にも君臨していたのであると想像したブールボン家は、いかにしてそれを知る術すべがあったであろうか。有史以来かつて、事実の現前に対して、事実が含有し公布する神聖なる権力の配当の現前に対して、かくまで盲目なる君主は存しなかった。かつて、国君の権利と称せらるる地上の主張によって、かくまで天上の権利が拒まれたことはなかった。
ブールボン家をして、一八一四年に「欽定きんていされた」保証の上に、彼らのいわゆる譲与の上に、再び手をつけしむるに至ったことは、いかに重大な誤謬ごびゅうであったか。痛むべきかな、彼らが譲与と名づけたところのものは、実は吾人のなした征服であり、彼らが吾人の簒奪さんだつと呼んだところのものは、実は吾人の権利だったのである。
復古政府は、時期至ったと思われた時に、ボナパルトに打ち勝ち国内に根をおろしたと想像して、換言すれば自らを強固なる根深きものと信じて、にわかに決心の臍ほぞを固めてあえて事を行なわんとした。ある朝彼はフランスの面前につっ立ち声を張り上げて、その集団的資格と個人の資格とを否認し、国民には大権を拒み公民には自由を拒んだ。他の言葉をもって言えば、国民に対してはよってもって国民たるべきものを否認し、公民に対してはよってもって公民たるべきものを否認した。
七月の勅令(一八三〇年)と称せらるるあの有名なる法令の根本は、実にそこにあったのである。
かくて復古政府は没落した。
その没落は至当であった。しかしながらあえて言わんに、復古政府とてあらゆる進歩の形式に絶対的敵意を有するものではなかった。すなわちそのかたわらにおいてある大事業もなされたのである。
復古政府の下において、国民は静穏なる談論に親しむに至った、そしてそれはまさしく共和時代に欠けていたものである。また国民は平和の偉大さに親しむに至った、そしてそれはまさしく帝政時代に欠けていたものである。自由にして強大なるフランスはヨーロッパの各民衆に対しては心強い光景であった。ロベスピエールの下にあっては革命が口をきき、ボナパルトの下にあっては大砲が口をきいていた。しかるにルイ十八世およびシャール十世の下においては知力が口をきく順番となった。もはや風はやんで、炬火たいまつは再びともされた。清朗なる高峰の上には純なる精神の光明がひらめくのが見られた。それこそ壮大なる有益なるかつ魅力ある光景であった。十五年の間、平和のうちに、戸外の巷ちまたに、偉大なる主義が働くのが見られた。それらの主義は、思想家にとってはいかにも陳腐であったが、為政家にとってはいかにも斬新ざんしんであった。すなわち、法律の前における平等、信仰の自由、言論の自由、印刷出版の自由、人材に対して職業の開放。そういう状態は一八三〇年まで続いた。ブールボン家は文明の一道具であって、ついに神の手のうちに握りつぶされたまでである。
ブールボン家の没落は、彼らの方ではなく国民の方において、壮観をきわめた。彼らは粛然としかし何らの権威もなく王位を去った。彼らの滅落は、史上に陰惨なる感動を残す壮大な消滅の一つではなかった。シャール一世の幽鬼のごとき静穏でもなく、ナポレオンの鷲わしの叫びでもなかった。ブールボン家はただ立ち去った、それだけのことである。彼らは王冠をそこに置いた、そして自ら円光を保有しもしなかった。彼らはりっぱであった、しかしおごそかではなかった。彼らにはある程度まで不幸の壮大さが欠けていた。シャール十世はシェルブールへの旅行中、丸いテーブルを四角に切らした、そして崩壊しかけた王政よりも乱れかけた儀礼の方にいっそう心を痛めてるらしかった。かかる低落は、ブールボン家の者を愛する忠誠な人々を悲しましめ、その家がらをとうとぶまじめな人々を悲しました。しかるに民衆の方はいかにもみごとであった。ある朝、武装した王党の暴動とも言うべきものに国民は襲われた、しかし国民は自ら力あることを感じて、別に憤りもしなかった。国民はそれを防ぎ、自らおさえて、事物をその本来の場所に、すなわち政府を法律のうちに戻しブールボン家を悲しくも追放のうちに戻し、そしてそれでやめた。ルイ十四世が身を置いた天蓋てんがいの下から老王シャール十世を取り出し、それを静かに地に置いた。王家の人々に手を触るることを、国民はただ悲しみと用心とをもってしたのである。防障の役(一五八八年五月)の後ギーヨーム・デュ・ヴェールが発した荘重な言葉を、今更に思い起こさしめ、全世界の眼前に実行したものは、それはひとりの者ではなく、また数人の者ではなく、実にフランス自身であり、フランス全体であり、勝利を得、自らその勝利に酔ったるフランスであった。ギーヨームの言葉に曰く、「貴顕の愛顧を求むるになれ枝より枝へと飛び移る小鳥のごとくに、悲運より幸運へと向背するになれたる者どもにとりては、逆境にある君主に対して不敵なる態度を取るはいとやすきことなり。さあれ吾人にとりては、わが王の運命は常に尊重すべく、いわんや悲境にある王の運命をや。」
ブールボン家は尊敬をにない去った、しかし愛惜をにない去りはしなかった。前に述べたとおり、彼らの不幸は彼らよりもいっそう大であった。彼らは地平の彼方に消えうせてしまった。
七月革命は直ちに、全世界に味方と敵とを得た。味方は心酔と歓喜とをもってその方へ押し寄せ、敵は各その性質に従ってそれに背を向けた。ヨーロッパの諸君主は、まず初めに、その曙あけぼのにおける梟ふくろうのごとくに、おびえ驚いて目を閉じた、そして再びその眼を開いたのはただ威嚇いかくせんがためのみであった。それは道理ある恐怖であり、宥恕ゆうじょすべき憤怒である。この不思議なる革命はほとんど突撃の手を振るわなかった。敗亡したる王位に、敵対して血を流すだけの名誉をさえ与えなかった。自由が身自らそこなわんことを常に喜ぶ専制政府の目から見れば、恐るべきものでありながら、しかも静かに手を拱こまぬいてるということが七月革命の錯誤であった。その上、七月革命に対抗して試みられ計画されたところのものは何もなかった。最も不満なる者、最もいら立てる者、最も戦慄せんりつを覚えてる者でさえ、皆それに対して頭を下げたのである。人の利己心と怨恨えんこんとがいかに強かろうとも、人間以上の高き手が共に働いてるのを感ぜらるる事件に対しては、ある神秘なる敬意が生ずるものである。
七月革命は、事実を打ち倒す正義の勝利である。光輝に満ちた事柄である。
事実を打ち倒す正義。そこにこそ、一八三〇年の革命の光輝があり、またその温和さがある。勝利ある正義は、少しも暴戻ぼうれいたることを要しない。
正義は即ち正であり真である。
正義の特質は、永久に美しく純なることである。事実は、たとい表面上きわめて必然的なものであろうとも、たといその時代の人々から最もよく承認されたものであろうとも、もし単に事実としてのみ存在するならば、もし正義をあまりに少ししか含有しないかあるいはまったく含有しないかするならば、ついには時を経るとともに、必ず畸形きけいとなり廃物となりまたおそらくは怪物となるの運命を有している。もし事実がいかなる点まで醜くなり得るかを直ちに実見せんと望むならば、何世紀かをへだててマキアヴェリをながめてみるがいい。マキアヴェリは決して悪き天才ではなく、悪魔でもなく、卑劣なみじめな著述家でもなかった。彼はただ事実のみであった。しかも単にイタリーの事実のみではなく、ヨーロッパの事実であり、十六世紀の事実であった。しかし十九世紀の道徳観念の前に立たする時、彼はいかにも嫌忌けんきすべきものらしく思われ、また実際嫌忌すべきものである。
この正義と事実との争いは、社会の初めより続いている。その闘争を絶滅せしめ、純なる観念と人間の現実とを混合せしめ、穏かに正義を事実のうちに浸透せしめ事実を正義のうちに浸透せしむること、それこそまさしく賢者の仕事である。

 

 

Chapitre II Mal cousu

Mais autre est le travail des sages, autre est le travail des habiles.

La révolution de 1830 s'était vite arrêtée.

Sitôt qu'une révolution a fait côte, les habiles dépècent l'échouement.

Les habiles, dans notre siècle, se sont décerné à eux-mêmes la qualification d'hommes d'État; si bien que ce mot, homme d'État, a fini par être un peu un mot d'argot. Qu'on ne l'oublie pas en effet, là où il n'y a qu'habileté, il y a nécessairement petitesse. Dire: les habiles, cela revient à dire: les médiocres.

De même que dire: les hommes d'État, cela équivaut quelquefois à dire: les traîtres.

À en croire les habiles donc, les révolutions comme la Révolution de Juillet sont des artères coupées; il faut une prompte ligature. Le droit, trop grandement proclamé, ébranle. Aussi, une fois le droit affirmé, il faut raffermir l'État. La liberté assurée, il faut songer au pouvoir.

Ici les sages ne se séparent pas encore des habiles, mais ils commencent à se défier. Le pouvoir, soit. Mais, premièrement, qu'est-ce que le pouvoir? deuxièmement, d'où vient-il?

Les habiles semblent ne pas entendre l'objection murmurée, et ils continuent leur manœuvre.

Selon ces politiques, ingénieux à mettre aux fictions profitables un masque de nécessité, le premier besoin d'un peuple après une révolution, quand ce peuple fait partie d'un continent monarchique, c'est de se procurer une dynastie. De cette façon, disent-ils, il peut avoir la paix après sa révolution, c'est-à-dire le temps de panser ses plaies et de réparer sa maison. La dynastie cache l'échafaudage et couvre l'ambulance.

Or, il n'est pas toujours facile de se procurer une dynastie.

À la rigueur, le premier homme de génie ou même le premier homme de fortune venu suffit pour faire un roi. Vous avez dans le premier cas Bonaparte et dans le second Iturbide.

Mais la première famille venue ne suffit pas pour faire une dynastie. Il y a nécessairement une certaine quantité d'ancienneté dans une race, et la ride des siècles ne s'improvise pas.

Si l'on se place au point de vue des «hommes d'État», sous toutes réserves, bien entendu, après une révolution, quelles sont les qualités du roi qui en sort? Il peut être et il est utile qu'il soit révolutionnaire, c'est-à-dire participant de sa personne à cette révolution, qu'il y ait mis la main, qu'il s'y soit compromis ou illustré, qu'il en ait touché la hache ou manié l'épée.

Quelles sont les qualités d'une dynastie? Elle doit être nationale, c'est-à-dire révolutionnaire à distance, non par des actes commis, mais par les idées acceptées. Elle doit se composer de passé et être historique, se composer d'avenir et être sympathique.

Tout ceci explique pourquoi les premières révolutions se contentent de trouver un homme, Cromwell ou Napoléon; et pourquoi les deuxièmes veulent absolument trouver une famille, la maison de Brunswick ou la maison d'Orléans.

Les maisons royales ressemblent à ces figuiers de l'Inde dont chaque rameau, en se courbant jusqu'à terre, y prend racine et devient un figuier. Chaque branche peut devenir une dynastie. À la seule condition de se courber jusqu'au peuple.

Telle est la théorie des habiles.

Voici donc le grand art: faire un peu rendre à un succès le son d'une catastrophe afin que ceux qui en profitent en tremblent aussi, assaisonner de peur un pas de fait, augmenter la courbe de la transition jusqu'au ralentissement du progrès, affadir cette aurore, dénoncer et retrancher les âpretés de l'enthousiasme, couper les angles et les ongles, ouater le triomphe, emmitoufler le droit, envelopper le géant peuple de flanelle et le coucher bien vite, imposer la diète à cet excès de santé, mettre Hercule en traitement de convalescence, délayer l'événement dans l'expédient, offrir aux esprits altérés d'idéal ce nectar étendu de tisane, prendre ses précautions contre le trop de réussite, garnir la révolution d'un abat-jour.

1830 pratiqua cette théorie, déjà appliquée à l'Angleterre par 1688.

1830 est une révolution arrêtée à mi-côte. Moitié de progrès; quasi-droit. Or la logique ignore l'à peu près; absolument comme le soleil ignore la chandelle.

Qui arrête les révolutions à mi-côte? La bourgeoisie.

Pourquoi?

Parce que la bourgeoisie est l'intérêt arrivé à satisfaction. Hier c'était l'appétit, aujourd'hui c'est la plénitude, demain ce sera la satiété.

Le phénomène de 1814 après Napoléon se reproduisit en 1830 après Charles X.

On a voulu, à tort, faire de la bourgeoisie une classe. La bourgeoisie est tout simplement la portion contentée du peuple. Le bourgeois, c'est l'homme qui a maintenant le temps de s'asseoir. Une chaise n'est pas une caste.

Mais, pour vouloir s'asseoir trop tôt, on peut arrêter la marche même du genre humain. Cela a été souvent la faute de la bourgeoisie.

On n'est pas une classe parce qu'on fait une faute. L'égoïsme n'est pas une des divisions de l'ordre social.

Du reste, il faut être juste même envers l'égoïsme, l'état auquel aspirait, après la secousse de 1830, cette partie de la nation qu'on nomme la bourgeoisie, ce n'était pas l'inertie, qui se complique d'indifférence et de paresse et qui contient un peu de honte, ce n'était pas le sommeil, qui suppose un oubli momentané accessible aux songes; c'était la halte.

La halte est un mot formé d'un double sens singulier et presque contradictoire: troupe en marche, c'est-à-dire mouvement; station, c'est-à-dire repos.

La halte, c'est la réparation des forces; c'est le repos armé et éveillé; c'est le fait accompli qui pose des sentinelles et se tient sur ses gardes. La halte suppose le combat hier et le combat demain.

C'est l'entre-deux de 1830 et de 1848.

Ce que nous appelons ici combat peut aussi s'appeler progrès.

Il fallait donc à la bourgeoisie, comme aux hommes d'État, un homme qui exprimait ce mot: halte. Un Quoique Parce que. Une individualité composite, signifiant révolution et signifiant stabilité, en d'autres termes affermissant le présent par la compatibilité évidente du passé avec l'avenir.

Cet homme était «tout trouvé». Il s'appelait Louis-Philippe d'Orléans.

しかしながら、賢者の仕事があるとともにまた巧者の仕事がある。
一八三〇年の革命は早くその歩を止めた。
革命が擱坐かくざするや、巧者らはその蹉跌さてつを寸断する。
巧者らは十九世紀においては、自ら為政家という称号を取った。かくてこの為政家なる言葉は、ついに多少隠語の趣を有するに至った。実際人の知るとおり、巧妙のみしか存しないところには必然に卑小が存する。「巧者」というは「凡人」というに等しくなる。
同様にまた、「為政家」というは時として「反逆人」というに等しい。
それゆえに巧者らの言うところによれば、七月革命のごとき革命は、断ち切られたる動脈であって、すみやかに縫合するを要する。あまりに堂々と宣言されたる正義は他を動揺させる。ゆえに一度正義が確認さるるや、こんどは国家を再び固むるを要する。自由が確保さるるや、こんどは権力を考えなければならない。
その点まではなお賢者は巧者を離れない、しかし既に互いに軽侮し始める。権力もよし、しかし第一に権力とは何ぞや、第二に権力はどこから来るか?
そうつぶやかれる異議に巧者は耳を貸さないがようである、そしてなおおのれの仕事を続ける。
おのれに有利な虚構の上に必要の仮面を着せるに巧みなそれら政治家の言によれば、一民衆が君主政の大陸に属する以上は、それが革命の後に第一に要するところのものは、すなわち一王朝をいただくことである。彼らは言う、かくして該民衆は革命の後に平和を得ることができる、換言すれば、傷を包帯し家を修復するの暇を得ることができる。王家は家の足場を隠し負傷者の病院を庇護ひごしてくれる。
しかるに、一王朝を迎えることは常に容易の業わざではない。
厳密に言えば、だれにても天才ある者は、あるいはだれにても幸運なる者は、王たるに足りる。第一例にはボナパルトがあり、第二の例にはイツルビデ(訳者注 メキシコの将軍にて一八二二年に自ら皇帝となりし人)がある。
しかしながら、いずれの家系といえども皆一王朝となるに足りるということはない。一民族中におけるある点までの年功が必要である。そして数世紀にわたる甲羅こうらは即座に得らるるものではない。
もし「為政家」の見地に身を置くならば、そしてもとよりあらゆる保留をなして仮りにではあるが、およそ革命の後に現われきたる王たる者の資格は何であるか? その第一に有効なることができまた実際有効なる資格は、彼が自ら革命派であること、換言すれば、親しくその革命に関与し、自ら手を下し、あるいは危地に陥るか、あるいは名を現わし、あるいは斧おのにきらるるか、あるいは剣をふるうかした者であることである。
また王朝たる家柄の資格は何であるか? その家は国民的でなければならない、換言すれば、ある距離をへだてたる革命派で、なしたる行為によってではなく受け入れたる観念によって革命派でなければならない。過去より成っていて歴史的であり、未来より成っていて同感的でなければならない。
第一の諸革命がなぜにひとりの人物たとえばクロンウェルもしくはナポレオンを見いだすのみで満足したか、また第二の諸革命がなぜに一家系たとえばブルンスウィク家もしくはオルレアン家を見いださずんばやまなかったか、その理由は以上のことによって説明さるる。
王家なるものは、各枝が地にたれ根をおろして一本の木になるというあのインドの蛸たこの木にも似ている。各枝は一王朝となることができる。しかしそれはただ、民衆までたれ下がるという条件においてである。
そういうのがすなわち巧者の理論である。
それゆえ次のような大なる技能を要する。成功に災厄の色調を与えて、成功を利用する者どもをも慄然りつぜんたらしむること、踏み出す一歩に恐怖の味を添えること、推移の曲線を大きくして進歩をおくらすこと、その曙あけぼのの色を鈍くすること、熱狂の酷烈さを公布し減退させること、圭角けいかくを削り爪牙そうがを切ること、勝利を微温的たらしむること、正義に衣を被きせること、巨人たる民衆にすみやかに寝間着をきせ床につかせること、過度の健康者を断食させること、ヘラクレスのごとき勇者に病後の人のごとき待遇を与えること、事変を術数のうちに丸め込むこと、理想に渇してる精神に麦湯を割った酒を与うること、あまりみごとな成功を得ないよう注意すること、革命に日除幕ひよけを施すこと。
一八三〇年は、既に一六八八年にイギリスにおいて適用されたこの理論を実行した。
一八三〇年は、中途にして止まった革命である。半端はんぱの進歩であり、準の正義である。しかしながら理論は「ほとんど」ということを認めない、あたかも太陽が蝋燭ろうそくの光を認めないと同様に。
およそ革命を中途にして止めさせるものはだれであるか? 中流民である。
なぜであるか?
中流民とは満足の域に達してる利益にほかならないからである。昨日は欲望を有していた、今日ははや満ち足っている、明日は既に飽満するであろう。
ナポレオンの後一八一四年に起こった現象は、シャール十世の後一八三〇年に再び現われた。
中流民を社会の一階級となさんとしたのは誤りである。中流民とは単に民衆のうちの満足してる部分にすぎない。中流民とは今や腰をおろす暇を持ってる者を言う。椅子いすは一つの門族を作るものではない。
しかしあまりに早く腰をおろそうと欲するために、人類の進行をも止めさせることがある。それがしばしば中流民の誤りであった。
けれど一つの誤りをなすからと言って一階級を作るものではない。利己心は社会の部門の一つを作りはしない。
その上、たとい利己心に対してさえ人は正当であらなければならない。一八三〇年の動揺の後に、中流民と称せらるる一部分の国民が切望していた状態は、無関心と怠惰とを交じえ多少不名誉を含む無為の状態ではなかった。夢に近い一時の忘却を思わする微睡ではなかった。それは実に停止だったのである。
停止とは、不思議なほとんど矛盾せる二重の意味から成ってる言葉である、進軍すなわち運動と、駐軍すなわち休息と、二重の意味から。
停止とは、力の回復である。武装し目ざめた休息である。歩哨ほしょうを出し警戒を怠らないでき上がった事実である。それは昨日の戦いと明日の戦いとを前提とする。
それは、一八三〇年と一八四八年と(七月革命と二月革命と)の中間の時期である。
ここに吾人が戦いと言うところのものは、また進歩と呼んでもさしつかえない。
ゆえに中流民にとっては、為政家にとってと同じく、この「停止」という言葉を発する者がひとり必要であった。「だけどまあ」のひとりが、革命を意味するとともに安定を意味する混合式のひとりが、換言すれば、明瞭に過去と未来とを両立させることによって現在を固むるひとりが。
そういう男がひとり「ちょうど見当たった」。その名をルイ・フィリップ・ドルレアンと言った。

 

Les 221 firent Louis-Philippe roi. Lafayette se chargea du sacre. Il le nomma la meilleure des républiques. L'hôtel de ville de Paris remplaça la cathédrale de Reims.

Cette substitution d'un demi-trône au trône complet fut «l'œuvre de 1830».

Quand les habiles eurent fini, le vice immense de leur solution apparut. Tout cela était fait en dehors du droit absolu. Le droit absolu cria: Je proteste! puis, chose redoutable, il rentra dans l'ombre.

二百二十一人の者がルイ・フィリップを王とした。ラファイエットがその即位式をつかさどった。彼はそれを最上の共和政と呼んだ。パリーの市庁はランスの大会堂(訳者注 以前歴代の国王が即位式を上げし場所)の代わりとなった。
この半王位を全王位に置換したことが、すなわち「一八三〇年の事業」であった。
巧者らがその業を終えた時、彼らの解決の大なる欠陥が現われてきた。すべてそれらは絶対の正義を外にしてなされたものであった。絶対の正義は叫んだ、「予は抗議す!」と。そして恐るべきことは、彼は影のうちに再びはいっていったのである。

 

 

Chapitre III Louis-Philippe

 

Les révolutions ont le bras terrible et la main heureuse; elles frappent ferme et choisissent bien. Même incomplètes, même abâtardies et mâtinées, et réduites à l'état de révolution cadette, comme la révolution de 1830, il leur reste presque toujours assez de lucidité providentielle pour qu'elles ne puissent mal tomber. Leur éclipse n'est jamais une abdication.

Pourtant, ne nous vantons pas trop haut, les révolutions, elles aussi, se trompent, et de graves méprises se sont vues.

Revenons à 1830. 1830, dans sa déviation, eut du bonheur. Dans l'établissement qui s'appela l'ordre après la révolution coupée court, le roi valait mieux que la royauté. Louis-Philippe était un homme rare.

Fils d'un père auquel l'histoire accordera certainement les circonstances atténuantes, mais aussi digne d'estime que ce père avait été digne de blâme; ayant toutes les vertus privées et plusieurs des vertus publiques; soigneux de sa santé, de sa fortune, de sa personne, de ses affaires; connaissant le prix d'une minute et pas toujours le prix d'une année; sobre, serein, paisible, patient; bonhomme et bon prince; couchant avec sa femme, et ayant dans son palais des laquais chargés de faire voir le lit conjugal aux bourgeois, ostentation d'alcôve régulière devenue utile après les anciens étalages illégitimes de la branche aînée; sachant toutes les langues de l'Europe, et, ce qui est plus rare, tous les langages de tous les intérêts, et les parlant; admirable représentant de «la classe moyenne», mais la dépassant, et de toutes les façons plus grand qu'elle; ayant l'excellent esprit, tout en appréciant le sang dont il sortait, de se compter surtout pour sa valeur intrinsèque, et, sur la question même de sa race, très particulier, se déclarant Orléans et non Bourbon; très premier prince du sang tant qu'il n'avait été qu'altesse sérénissime, mais franc bourgeois le jour où il fut majesté; diffus en public, concis dans l'intimité; avare signalé, mais non prouvé; au fond, un de ces économes aisément prodigues pour leur fantaisie ou leur devoir; lettré, et peu sensible aux lettres; gentilhomme, mais non chevalier; simple, calme et fort; adoré de sa famille et de sa maison; causeur séduisant; homme d'État désabusé, intérieurement froid, dominé par l'intérêt immédiat, gouvernant toujours au plus près, incapable de rancune et de reconnaissance, usant sans pitié les supériorités sur les médiocrités, habile à faire donner tort par les majorités parlementaires à ces unanimités mystérieuses qui grondent sourdement sous les trônes; expansif, parfois imprudent dans son expansion, mais d'une merveilleuse adresse dans cette imprudence; fertile en expédients, en visages, en masques; faisant peur à la France de l'Europe et à l'Europe de la France; aimant incontestablement son pays, mais préférant sa famille; prisant plus la domination que l'autorité et l'autorité que la dignité, disposition qui a cela de funeste que, tournant tout au succès, elle admet la ruse et ne répudie pas absolument la bassesse, mais qui a cela de profitable qu'elle préserve la politique des chocs violents, l'État des fractures et la société des catastrophes; minutieux, correct, vigilant, attentif, sagace, infatigable, se contredisant quelquefois, et se démentant; hardi contre l'Autriche à Ancône, opiniâtre contre l'Angleterre en Espagne, bombardant Anvers et payant Pritchard; chantant avec conviction la Marseillaise; inaccessible à l'abattement, aux lassitudes, au goût du beau et de l'idéal, aux générosités téméraires, à l'utopie, à la chimère, à la colère, à la vanité, à la crainte; ayant toutes les formes de l'intrépidité personnelle; général à Valmy, soldat à Jemmapes; tâté huit fois par le régicide, et toujours souriant; brave comme un grenadier, courageux comme un penseur; inquiet seulement devant les chances d'un ébranlement européen, et impropre aux grandes aventures politiques; toujours prêt à risquer sa vie, jamais son œuvre; déguisant sa volonté en influence afin d'être plutôt obéi comme intelligence que comme roi; doué d'observation et non de divination; peu attentif aux esprits, mais se connaissant en hommes, c'est-à-dire ayant besoin de voir pour juger; bon sens prompt et pénétrant, sagesse pratique, parole facile, mémoire prodigieuse; puisant sans cesse dans cette mémoire, son unique point de ressemblance avec César, Alexandre et Napoléon; sachant les faits, les détails, les dates, les noms propres, ignorant les tendances, les passions, les génies divers de la foule, les aspirations intérieures, les soulèvements cachés et obscurs des âmes, en un mot, tout ce qu'on pourrait appeler les courants invisibles des consciences; accepté par la surface, mais peu d'accord avec la France de dessous; s'en tirant par la finesse; gouvernant trop et ne régnant pas assez; son premier ministre à lui-même; excellent à faire de la petitesse des réalités un obstacle à l'immensité des idées; mêlant à une vraie faculté créatrice de civilisation, d'ordre et d'organisation on ne sait quel esprit de procédure et de chicane; fondateur et procureur d'une dynastie; ayant quelque chose de Charlemagne et quelque chose d'un avoué; en somme, figure haute et originale, prince qui sut faire du pouvoir malgré l'inquiétude de la France, et de la puissance malgré la jalousie de l'Europe, Louis-Philippe sera classé parmi les hommes éminents de son siècle, et serait rangé parmi les gouvernants les plus illustres de l'histoire, s'il eût un peu aimé la gloire et s'il eût eu le sentiment de ce qui est grand au même degré que le sentiment de ce qui est utile.

Louis-Philippe avait été beau, et, vieilli, était resté gracieux; pas toujours agréé de la nation, il l'était toujours de la foule; il plaisait. Il avait ce don, le charme. La majesté lui faisait défaut; il ne portait ni la couronne, quoique roi, ni les cheveux blancs, quoique vieillard. Ses manières étaient du vieux régime et ses habitudes du nouveau, mélange du noble et du bourgeois qui convenait à 1830; Louis-Philippe était la transition régnante; il avait conservé l'ancienne prononciation et l'ancienne orthographe qu'il mettait au service des opinions modernes; il aimait la Pologne et la Hongrie, mais il écrivait les polonois et il prononçait les hongrais. Il portait l'habit de la garde nationale comme Charles X, et le cordon de la Légion d'honneur comme Napoléon.

Il allait peu à la chapelle, point à la chasse, jamais à l'Opéra. Incorruptible aux sacristains, aux valets de chiens et aux danseuses; cela entrait dans sa popularité bourgeoise. Il n'avait point de cour. Il sortait avec son parapluie sous son bras, et ce parapluie a longtemps fait partie de son auréole. Il était un peu maçon, un peu jardinier et un peu médecin; il saignait un postillon tombé de cheval; Louis-Philippe n'allait pas plus sans sa lancette que Henri III sans son poignard. Les royalistes raillaient ce roi ridicule, le premier qui ait versé le sang pour guérir.

Dans les griefs de l'histoire contre Louis-Philippe, il y a une défalcation à faire; il y a ce qui accuse la royauté, ce qui accuse le règne, et ce qui accuse le roi; trois colonnes qui donnent chacune un total différent. Le droit démocratique confisqué, le progrès devenu le deuxième intérêt, les protestations de la rue réprimées violemment, l'exécution militaire des insurrections, l'émeute passée par les armes, la rue Transnonain, les conseils de guerre, l'absorption du pays réel par le pays légal, le gouvernement de compte à demi avec trois cent mille privilégiés, sont le fait de la royauté; la Belgique refusée, l'Algérie trop durement conquise, et, comme l'Inde par les Anglais, avec plus de barbarie que de civilisation, le manque de foi à Abd-el-Kader, Blaye, Deutz acheté, Pritchard payé, sont le fait du règne; la politique plus familiale que nationale est le fait du roi.

Comme on voit, le décompte opéré, la charge du roi s'amoindrit.

Sa grande faute, la voici: il a été modeste au nom de la France.

D'où vient cette faute?

Disons-le.

Louis-Philippe a été un roi trop père; cette incubation d'une famille qu'on veut faire éclore dynastie a peur de tout et n'entend pas être dérangée; de là des timidités excessives, importunes au peuple qui a le 14 juillet dans sa tradition civile et Austerlitz dans sa tradition militaire.

Du reste, si l'on fait abstraction des devoirs publics, qui veulent être remplis les premiers, cette profonde tendresse de Louis-Philippe pour sa famille, la famille la méritait. Ce groupe domestique était admirable. Les vertus y coudoyaient les talents. Une des filles de Louis-Philippe, Marie d'Orléans, mettait le nom de sa race parmi les artistes comme Charles d'Orléans l'avait mis parmi les poètes. Elle avait fait de son âme un marbre qu'elle avait nommé Jeanne d'Arc. Deux des fils de Louis-Philippe avaient arraché à Metternich cet éloge démagogique. Ce sont des jeunes gens comme on n'en voit guère et des princes comme on n'en voit pas.

Voilà, sans rien dissimuler, mais aussi sans rien aggraver, le vrai sur Louis-Philippe.

Être le prince égalité, porter en soi la contradiction de la Restauration et de la Révolution, avoir ce côté inquiétant du révolutionnaire qui devient rassurant dans le gouvernant, ce fut là la fortune de Louis-Philippe en 1830; jamais il n'y eut adaptation plus complète d'un homme à un événement; l'un entra dans l'autre, et l'incarnation se fit. Louis-Philippe, c'est 1830 fait homme. De plus il avait pour lui cette grande désignation au trône, l'exil. Il avait été proscrit, errant, pauvre. Il avait vécu de son travail. En Suisse, cet apanagiste des plus riches domaines princiers de France avait vendu un vieux cheval pour manger. À Reichenau, il avait donné des leçons de mathématiques pendant que sa sœur Adélaïde faisait de la broderie et cousait. Ces souvenirs mêlés à un roi enthousiasmaient la bourgeoisie. Il avait démoli de ses propres mains la dernière cage de fer du Mont Saint-Michel, bâtie par Louis XI et utilisée par Louis XV. C'était le compagnon de Dumouriez, c'était l'ami de Lafayette; il avait été du club des jacobins; Mirabeau lui avait frappé sur l'épaule; Danton lui avait dit: Jeune homme! À vingt-quatre ans, en 93, étant M. de Chartres, du fond d'une logette obscure de la Convention, il avait assisté au procès de Louis XVI, si bien nommé ce pauvre tyran. La clairvoyance aveugle de la Révolution, brisant la royauté dans le roi et le roi avec la royauté, sans presque remarquer l'homme dans le farouche écrasement de l'idée, le vaste orage de l'assemblée tribunal, la colère publique interrogeant, Capet ne sachant que répondre, l'effrayante vacillation stupéfaite de cette tête royale sous ce souffle sombre, l'innocence relative de tous dans cette catastrophe, de ceux qui condamnaient comme de celui qui était condamné, il avait regardé ces choses, il avait contemplé ces vertiges; il avait vu les siècles comparaître à la barre de la Convention; il avait vu, derrière Louis XVI, cet infortuné passant responsable, se dresser dans les ténèbres la formidable accusée, la monarchie; et il lui était resté dans l'âme l'épouvante respectueuse de ces immenses justices du peuple presque aussi impersonnelles que la justice de Dieu.

La trace que la Révolution avait laissée en lui était prodigieuse. Son souvenir était comme une empreinte vivante de ces grandes années minute par minute. Un jour, devant un témoin dont il nous est impossible de douter, il rectifia de mémoire toute la lettre A de la liste alphabétique de l'assemblée constituante.

Louis-Philippe a été un roi de plein jour. Lui régnant, la presse a été libre, la tribune a été libre, la conscience et la parole ont été libres. Les lois de septembre sont à claire-voie. Bien que sachant le pouvoir rongeur de la lumière sur les privilèges, il a laissé son trône exposé à la lumière. L'histoire lui tiendra compte de cette loyauté.

Louis-Philippe, comme tous les hommes historiques sortis de scène, est aujourd'hui mis en jugement par la conscience humaine. Son procès n'est encore qu'en première instance.

L'heure où l'histoire parle avec son accent vénérable et libre n'a pas encore sonné pour lui; le moment n'est pas venu de prononcer sur ce roi le jugement définitif; l'austère et illustre historien Louis Blanc a lui-même récemment adouci son premier verdict; Louis-Philippe a été l'élu de ces deux à peu près qu'on appelle les 221 et 1830; c'est-à-dire d'un demi-parlement et d'une demi-révolution; et dans tous les cas, au point de vue supérieur où doit se placer la philosophie, nous ne pourrions le juger ici, comme on a pu l'entrevoir plus haut, qu'avec de certaines réserves au nom du principe démocratique absolu; aux yeux de l'absolu, en dehors de ces deux droits, le droit de l'homme d'abord, le droit du peuple ensuite, tout est usurpation; mais ce que nous pouvons dire dès à présent, ces réserves faites, c'est que, somme toute et de quelque façon qu'on le considère, Louis-Philippe, pris en lui-même et au point de vue de la bonté humaine, demeurera, pour nous servir du vieux langage de l'ancienne histoire, un des meilleurs princes qui aient passé sur un trône.

Qu'a-t-il contre lui? Ce trône. Ôtez de Louis-Philippe le roi, il reste l'homme. Et l'homme est bon. Il est bon parfois jusqu'à être admirable. Souvent, au milieu des plus graves soucis, après une journée de lutte contre toute la diplomatie du continent, il rentrait le soir dans son appartement, et là, épuisé de fatigue, accablé de sommeil, que faisait-il? il prenait un dossier, et il passait sa nuit à réviser un procès criminel, trouvant que c'était quelque chose de tenir tête à l'Europe, mais que c'était une plus grande affaire encore d'arracher un homme au bourreau. Il s'opiniâtrait contre son garde des sceaux; il disputait pied à pied le terrain de la guillotine aux procureurs généraux, ces bavards de la loi, comme il les appelait. Quelquefois les dossiers empilés couvraient sa table; il les examinait tous; c'était une angoisse pour lui d'abandonner ces misérables têtes condamnées. Un jour il disait au même témoin que nous avons indiqué tout à l'heure: Cette nuit, j'en ai gagné sept. Pendant les premières années de son règne, la peine de mort fut comme abolie, et l'échafaud relevé fut une violence faite au roi. La Grève ayant disparu avec la branche aînée, une Grève bourgeoise fut instituée sous le nom de Barrière Saint-Jacques; les «hommes pratiques» sentirent le besoin d'une guillotine quasi légitime; et ce fut là une des victoires de Casimir Perier, qui représentait les côtés étroits de la bourgeoisie, sur Louis-Philippe, qui en représentait les côtés libéraux. Louis-Philippe avait annoté de sa main Beccaria. Après la machine Fieschi, il s'écriait: Quel dommage que je n'aie pas été blessé! j'aurais pu faire grâce. Une autre fois, faisant allusion aux résistances de ses ministres, il écrivait à propos d'un condamné politique qui est une des plus généreuses figures de notre temps: Sa grâce est accordée, il ne me reste plus qu'à l'obtenir. Louis-Philippe était doux comme Louis IX et bon comme Henri IV.

Or, pour nous, dans l'histoire où là bonté est la perle rare, qui a été bon passe presque avant qui a été grand.

Louis-Philippe ayant été apprécié sévèrement par les uns, durement peut-être par les autres, il est tout simple qu'un homme, fantôme lui-même aujourd'hui, qui a connu ce roi, vienne déposer pour lui devant l'histoire; cette déposition, quelle qu'elle soit, est évidemment et avant tout désintéressée; une épitaphe écrite par un mort est sincère; une ombre peut consoler une autre ombre; le partage des mêmes ténèbres donne le droit de louange; et il est peu à craindre qu'on dise jamais de deux tombeaux dans l'exil: Celui-ci a flatté l'autre.

およそ革命なるものは、恐ろしき腕と堪能なる手とを有している。その打撃は的確であり、その選択は巧妙である。そして一八三〇年の革命のごとく、たとい不完全であり、変性で雑種であり、幼稚なる状態になされたるものであろうとも、なお常にかなりの天意的清明さをそなえているものであって、悲しき終末をきたすものではない。その消滅も決して廃棄とはならない。
けれどもあまりに高い自負を有してはいけない。革命とてもまた誤りを犯すことがあり、重大なる錯誤が見らるることもある。
一八三〇年に立ち戻ってみよう。一八三〇年は、本道からはずれながらも仕合わせであった。中途に歩を止めた革命の後にいわゆる秩序と称せられた建設のうちにあって、王は王位そのものよりもよほどすぐれていた。ルイ・フィリップはまれな人物だったのである。
歴史的見地よりすれば確かに酌量しゃくりょうすべき情状のある父親を持っていたが、しかし父親が非難に相当するとともに、彼は尊敬に相当する人物だった。あらゆる私の徳を有し、多くの公の徳を有していた。自分の健康と財産と身体と仕事とによく意を用いていた。一瞬間の価をよく知っており、常にとは言えないが一年の価も知っていた。節制で快暢かいちょうで温和で忍耐強かった。善良な人であり、善良な君主であった。常に正妻とともに寝ね、宮廷内の従僕らに命じて市民に正しい臥床がしょうを見さした。それは規律ある奥殿を誇示せんがためであったが、本家(訳者注 ルイ・フィリップ以前の諸王の系統)の古来のふしだらな逸楽の後にあってはごく有効であった。またヨーロッパの各国語に通じ、ことに珍しいことには、あらゆる階級の言葉に通じ、それを常に話していた。最もよく「中流社会」を代表した人物であったが、また一方にそれより抜きん出て万事にそれよりもすぐれていた。自分の血統を自負しながらも、自分自身の価値を特に重んずるだけのすぐれた精神を持っていた。そして自分のごくまれなる家柄のことについても、自らオルレアン家と称してブールボン家とは称さなかった。まだ殿下というに過ぎなかった頃は、一流の血統の王侯であったが、陛下となるにおよんでは磊落らいらくな市民となった。公の間では不得要領であったが、親しい個人間では簡明であった。有名な吝嗇家りんしょくかであったが、しかししっぽをつかまれるような吝嗇家ではなかった。根本においては、自分のでき心や義務のためには容易に浪費者となる底ていの蓄財家だった。文学に通じていたが、文芸に心動かされることは少なかった。りっぱな紳士であったが、騎士型の人ではなかった。単純で静平でしっかりしていた。家族の者らや一門の者らから敬愛されていた。人の心をひくほどの話し上手であった。悟り澄ました為政家であり、内心は冷ややかであり、目前の利害に強く支配され、常に手近な政策を施し、怨恨えんこんまたは感謝の念を知らず、平然として下級者に対し上長の権を振るい、議会の大多数を操縦して王位の下にひそかにつぶやいてる輿論よろんを圧迫させるに巧みだった。時としては不謹慎となるまでに快濶かいかつだったが、その不謹慎のうちにも驚くべき巧妙さがあった。術数と真顔と仮面とに豊富だった。フランスに全ヨーロッパを恐れさし、全ヨーロッパにフランスを恐れさした。確かに自分の国を愛していた。しかし自分の一家をなお愛していた。主権よりもいっそう支配権を尊び、威厳よりもいっそう主権を尊んでいたが、そういう性情は、すべて成功をのみ計りながら猾手段かつしゅだんをも許し卑劣さをも意に介しないという短所を有するとともに、政治を激動から免れさせ、国家を破砕から免れさせ、社会を覆滅から免れさせるという長所を有するものだった。また細心で、正確で、用心深く、注意深く、怜悧れいりで、疲労を知らなかった。時としては矛盾し撞着どうちゃくすることもあった。アンコナにおいてはオーストリアに対抗して豪胆であり、スペインにおいてはイギリスに対抗して強情であり、アントワープを砲撃し、プリチャールを弁償し、確信をもってマルセイエーズ(フランス国歌)を高唱した。落胆や倦怠けんたいや美と理想との趣味や無謀な寛大や理想郷や空想や憤怒や虚栄や恐怖などを少しも知らなかった。個人的のあらゆる勇敢さをそなえていた。ヴァルミーにては将軍であり、ジュマップにては兵卒であった。(訳者注 両地とも一七九二年フランス軍がオーストリア軍を破りし地)。八度弑逆しいぎゃくが試みられ、そして常にほほえんでいた。擲弾兵てきだんへいのごとく毅然きぜんとして、思想家のごとく勇壮であった。ただ全ヨーロッパ動揺の機会に対しては不安を覚え、政治的大冒険には不適当であった。常に身を犠牲にするだけの覚悟は持っていたが、決して自分の事業を危うくすることを欲しなかった。国王としてよりも知者として人を従わせるために、好んで自分の意志に感化の仮面を被きせた。察知の能力は持たなかったが、観察眼をそなえていた。人の精神にはあまり注意を向けなかったが、人の性格にはよく通じていた、換言すれば、裁かんがために見る必要があったのである。鋭敏な良識と、実際的な怜悧れいりさと、軽快な弁舌と、異常な記憶力とを持っていた。絶えずその記憶のうちから物を汲み出すことは、シーザーやアレクサンデルやナポレオンに似ている唯一の点だった。多くの事実や些事さじや日付や固有名詞などを知っていた。しかし、群集の種々の傾向や熱情や才能などを知らず、人の心の内部の熱望や隠れたひそかな高揚などを知らなかった、すなわち一言にして言えば、人の本心の目に見えざる流れとも称すべきものをまったく知らなかった。表層からは受け入れられていたが、下層のフランスとは一致してるところがあまりなかった。それを巧みな才できりぬけていた。あまりに多く統治してはいたが、十分に君臨してはいなかった。その首相は自分自身であった。微小な現実をもって広大な思想の障害たらしむるに巧みだった。文明や秩序や組織の真の創造的能力に一種定規的訴訟的精神を交じえていた。一王朝の創設者であり代弁人であった。多少のシャールマーニュらしいところと多少の代言人らしいところとを持っていた。要するに、高き独特な性格であり、フランス全体の不安にも反して権力を作ることができ、ヨーロッパ全体の嫉妬しっとにも反して勢力を作ることができる君主だった。かくしてルイ・フィリップは、もし少しく名誉を好むの念を有し、もし有効なるものに対する感情と同じくらいに偉大なるものに対する感情を有していたならば、その世紀の卓越せる人物のうちに加えられたであろう、そして史上で最も有名なる統治者のうちに列せられたかも知れない。
ルイ・フィリップは好男子であって、老いてもなお優雅だった。常に国民から喜ばれたとは言えないが、群集からは常に喜ばれた。彼は人の気に入った。天賦の魅力を持っていた。ただ尊厳さは欠けていた。王ではあったが王冠をいただいてはいなかった。老人ではあったが白髪ではなかった。そのやり方は旧制的だったが、その性癖は新制的であって、一八三〇年にふさわしい貴族と市民との混合だった。彼は当時珍しくない過渡人であった。古い発音と古い綴つづり方かたとを守りながら、そこで新しい意見を発表していた。ポーランドを好みハンガリーを好んでいたが、波蘭人だの匈牙利人だのという古めかしい文字使いをしていた。シャール十世のように国民軍の服をつけ、ナポレオンのようにレジオン・ドンヌール勲章の大綬をつけていた。
彼は礼拝堂に行くことはきわめてまれであり、狩猟に行くことは決してなく、オペラに行くことはかつてなかった。教会堂の納室係りや猟犬番人や踊り娘こなどにとっては、彼はまったく救われない人物だった。そしてそれは市民間に彼の評判をひろげる一助となった。彼は少しもお取り巻きを持っていなかった。いつも腕の下に雨傘あまがさを抱えて出かけた。そしてその雨傘は長く彼の円光の一部となった。左官や庭師や医者などの心得も多少あった。馬から落ちた御者に刺※(「月+各」、第3水準1-90-45)しらくをしてやったこともある。それからはいつも、アンリ三世が必ず短刀を持って外出したように、必ず手術針を持って外出した。患者を回復させんためにその血を流出さしてやった最初の人であるそのおかしな王を、王党の者らはあざ笑っていた。
ルイ・フィリップに対して歴史が加える非難のうちには、実は控除しなければならないものがはいっている。およそ王位そのものに帰すべきものがあり、国政そのものに帰すべきものがあり、王自身に帰すべきものがある。その三つの桁けたは各異なった総額を与うるものである。民主権を没収したこと、進歩をして第二義的たらしめたこと、巷ちまたの抗議を暴力で抑圧したこと、反乱に対して武力で干渉したこと、騒擾そうじょうを武器で鎮圧したこと、トランスノナン街の事件、軍法会議、現実の一国を法律の一国たらしめたこと、三十万の特権者をもって立てられた半端はんぱな政府、それらは王位がなした仕事である。ベルギーの提議を拒絶したこと、アルゼリーをあまりに酷薄に征略し、イギリス人がインドに対して行なったように、文明的手段よりもむしろ多くの野蛮的手段を用いたこと、アブデルカデルに信用をなくしたこと、ブライの事件、ドイッツ町を買収したこと、プリチャールを弁償したこと、それらは国政がなした仕事である。国民的というよりもなおいっそう家族的な政治をしたこと、それは王がなした仕事である。
かく差し引をなす時には、王の負うところは明らかに減少する。
彼の大なる過ちは、フランスの名において謙譲だったことである。
その過ちはどこから来るか?
それを少しく述べてみよう。
ルイ・フィリップはあまりに家父的な王であった。やがて一王朝たらしめんと静かに孵化ふかされつつあったその一家は、あらゆるものを恐れ、静安を乱されることを欲しなかった。そこから過度の臆病おくびょうさが生まれたのであって民事的伝統としては七月十四日(一七八九年)を有し軍事的伝統としてはアウステルリッツを有する人民にとっては、それはかえってわずらいとなるものだった。
その上、まず最初に尽すべき公の義務を除いて考うるならば、ルイ・フィリップが自分の家族に対して持っていた深い温情は、家族の方でもまたそれに価するだけのものがあった。その一群の人々はきわめてすぐれた者ばかりだった。徳と才能とが兼ねそなえられていた。ルイ・フィリップの娘のひとりであるマリー・ドルレアンは、あたかもシャール・ドルレアンが一家の名前を詩人のうちに加えさしたと同じように、一家の名前を美術家の中に加えさした。彼女は自分の魂を一つの大理石像に作り上げ、それをジャンヌ・ダルクと名づけた。またルイ・フィリップの息子のうちのふたりは、メッテルニッヒをして次の平民的賛辞を発せさした。「彼らは、類たぐいまれなる青年であり、類いなき王侯である。」
そして右の言葉はまた、一字をも削りもしくは加えないでそのままに、ルイ・フィリップにあてはまるものである。
平等の王侯であり、おのれのうちに王政復古と革命との矛盾をいだき、革命党の不安な一面を有するとともにそれがかえって統治者としての安定となる、そういう点にこそ一八三〇年におけるルイ・フィリップの幸運はあった。事変に対してかくばかり完全に順応した人物はかつて存しなかった。人物と事変とが互いに入り込んで、そこに一つの具体化が成された。ルイ・フィリップは実に一八三〇年の化身である。その上彼は王位につくに大なる便宜を持っていた、すなわち亡命ということを。彼はかつて追放されて、放浪の貧しい日々を送った。自ら働いて食を得た。フランスの最も富裕な采地さいちの領主であった彼は、スウィスにおいては食に代えるために古い馬を売り払った。ライヘナウにおいては、自ら数学の教授をし、一方妹のアデライドは刺繍ししゅうをし裁縫をした。国王たる身分にそういう思い出が伴うことは、中流民らを心酔せしむるものだった。また彼はかつて、ルイ十一世によって建てられルイ十五世によって利用されたモン・サン・ミシェルの最後の鉄の檻おり(訳者注 サン・ミシェル騎士団の城)を、自ら手を下して破壊した。彼はまたデュムーリエの戦友であり、ラファイエットの友であった。ジャコバン党のクラブ員であった。ミラボーは親しく彼の肩をたたき、ダントンは彼を「おい若者」と呼んだ。一七九三年二十四歳の時、まだシャルトル氏とのみ称していて、国約議会の薄暗い小房の奥から彼は、このあわれなる暴君と呼ばれたルイ十六世の裁判に出席した。王において王位を破砕し王位とともに王を破砕し、思想の荒々しい圧倒のうちにほとんど人間を見分けることをしなかった、革命の向こう見ずの明知、また裁判会議の広大なる暴風、尋問を行なう公衆の激昂げっこう、いかに答うべきかを知らなかったカペ(ルイ十六世)、その陰惨なる息吹いぶきの下にある王の頭の呆然ぼうぜんたる恐ろしい揺らぎ、その覆滅のうちにおいて刑する者と刑せらるる者とを問わずすべての者の相対的潔白、それらのことを、それらの異変を、彼は目のあたりながめた。国約議会の法廷に過去の各世紀が召喚さるるのを、彼は見た。責任を負わせられた不幸なルイ十六世の背後に、恐るべき被告の王政が闇やみのうちにつっ立つのを、彼は見た。そして、ほとんど神の裁きほどに超個人的なる民衆の広大な裁きに対する畏敬の念が、彼の心の底に残されたのである。
大革命が彼のうちに残した感銘は非常に大なるものであった。彼の思い出は、それらの偉大な年月の一分時をも余さない生きた刻印のごときものであった。ある日彼は、確かな一目撃者の前において、立憲議会員のアルファベット順の名簿中のAの部全体をただ記憶だけで正誤したことがあった。
ルイ・フィリップは白日の王であった。彼の治世中は、印刷出版は自由であり、弁論は自由であり、信仰と言語とは自由であった。九月(一八三五年)の法律は明るみにさらされている。光は特権をついばむの力を持ってると知りつつも、彼はなお自分の王位を光にさらして顧みなかった。歴史は彼にその公正さを認めてやるべきである。
ルイ・フィリップも、舞台を去ったあらゆる史上の人物の例にもれず、今日では既に人類の本心によって裁かれ始めている。しかし彼の裁判はまだ第一審に止まっている。
歴史がその敬すべき自由な音調をもって語る時期は、彼に対してはまだ到来してはいない。この王に対して最後の判決を下すべき時はまだきたっていない。謹厳高名なる歴史家ルイ・ブランも、最初の判定を最近自ら緩和している。ルイ・フィリップはいわゆる二百二十一人および一八三〇年と称せられるところのものによって、すなわち半端議会はんぱぎかいと半端革命とによって、ほとんど両者から選出されたのである。そして結局、哲理が身を置くべき高き見地よりするならば、吾人は上かみに暗示しておいたごとく、多少の控え目をもってするでなければ絶対の民主主義の名においてここに判定を与うることはできないであろう。絶対の目よりすれば、二つの権利を、すなわち第一に人間の権利を第二に民衆の権利を外にしては、すべては簒奪さんだつとなる。しかしそれらのことを控えておいて、今日吾人が言い得るのは次のことである。すなわち、要するにまたいかなる方面よりながめてもルイ・フィリップは、彼自身だけを引き離しかつ人間的善良さの見地よりするならば、ここに古き歴史の古き言葉を使って言えば、王位に上った君主のうちの最上なるもののひとりとなるであろう。
ところで、彼の価値を落とすものは何であるか? 王位である。しかしルイ・フィリップより王を差し引けば、彼は一個の人間となる。そしてその人間は善良である。時としては嘆賞すべきまでに善良である。しばしば、重大な心痛のうちに、大陸の各外交術数と戦った一日の後に、彼は夕方自分の部屋に退いた。そして疲労と睡魔とに襲われながらも、彼はそこで何をなしたか? 訴訟記録を取り上げ、重罪裁判事件を検査しつつ夜を過ごした。全ヨーロッパに対抗するも一事ではあるが、しかし死刑執行人の手よりひとりの男を救い出すのはなおいっそう重大なことであると、彼は思っていたのである。彼は司法卿に執拗しつように対抗し、法の饒舌者らと彼が呼んでいた検事らと絞首台について仔細しさいに議論を戦わした。時としてはつみ重なった訴訟記録でテーブルがいっぱいになることもあったが、彼はそれを皆一々調べた。それらのみじめなる刑人らを見捨てるのは彼の苦痛とするところだった。ある日、前に上げたのと同じ目撃者に彼は言った、「今晩自分は七人を救った。」その治世の初めの頃は、死刑はほとんど廃せられたかの観があり、絞首台を立てることは非常に王の心をそこなった。グレーヴの刑場は本家の王位とともに消滅し、市井の一グレーヴがバリエール・サン・ジャックの名の下に設けられた。「実際家ら」はせめて準定法の一絞首台の必要を感じた。そしてこの点は、中流民の狭量な方面を代表するカジミール・ペリエがその自由な方面を代表するルイ・フィリップに対して得た勝利の一つだった。ルイ・フィリップは自らベッカリア(訳者注 刑法の緩和改進を主義とするイタリーの学者)の著書に注釈を施した。フィエスキーの機械(訳者注 ルイ・フィリップを倒さんとしてフィエスキーが使用した特別の機械)の事件の後、彼は叫んだ。「自分が負傷だもしなかったことは実に遺憾である、負傷したならば特赦を施してやることができたであろうに。」またある時、彼は大臣らの反対を風諭して、近代の最も秀ひいでた人物の一であるある国事犯人のことに関してしたためた。「彼の赦免は既に与えられている、今はただ自分がそれを手に入れることだけである。」ルイ・フィリップはルイ九世のごとく温和でありアンリ四世のごとく善良であった。
そして吾人に言わすれば、歴史中においては善良さはまれなる宝石とも言い得るがゆえに、善良であった者は偉大であった者よりもほとんどまさると言ってもさしつかえない。
ルイ・フィリップは、ある者からは厳重に評価され、またある者からはおそらく苛酷に評価されたために、彼を知っていた一人の者(訳者注 本書の著者)が、それもはや今日では幽界の身に等しい者ではあるが、歴史に対して彼のために弁護の陳述をなしに来るのは、きわめて至当なことである。その陳述はいかなる内容であろうと、何よりもまず私念なきものであることは明らかである。死者によって書かれた碑文はまじめなものである。一つの霊魂は他の霊魂を慰めることも得よう。同じ暗黒を分有することは賞讃するの権利を与えてくれるだろう。そして亡命せる二つの墓について、「これは彼に媚こびている」と人に言われる懸念は、ほとんどないのである。

 

 

Chapitre IV Lézardes sous la fondation

 

Au moment où le drame que nous racontons va pénétrer dans l'épaisseur d'un des nuages tragiques qui couvrent les commencements du règne de Louis-Philippe, il ne fallait pas d'équivoque, et il était nécessaire que ce livre s'expliquât sur ce roi.

Louis-Philippe était entré dans l'autorité royale sans violence, sans action directe de sa part, par le fait d'un virement révolutionnaire, évidemment fort distinct du but réel de la révolution, mais dans lequel lui, duc d'Orléans, n'avait aucune initiative personnelle. Il était né prince et se croyait élu roi. Il ne s'était point donné à lui-même ce mandat; il ne l'avait point pris; on le lui avait offert et il l'avait accepté; convaincu, à tort certes, mais convaincu que l'offre était selon le droit et que l'acceptation était selon le devoir. De là une possession de bonne foi. Or, nous le disons en toute conscience, Louis-Philippe étant de bonne foi dans sa possession, et la démocratie étant de bonne foi dans son attaque, la quantité d'épouvante qui se dégage des luttes sociales ne charge ni le roi, ni la démocratie. Un choc de principes ressemble à un choc d'éléments. L'océan défend l'eau, l'ouragan défend l'air; le roi défend la royauté, la démocratie défend le peuple; le relatif, qui est la monarchie, résiste à l'absolu, qui est la république; la société saigne sous ce conflit, mais ce qui est sa souffrance aujourd'hui sera plus tard son salut; et, dans tous les cas, il n'y a point ici à blâmer ceux qui luttent; un des deux partis évidemment se trompe; le droit n'est pas, comme le colosse de Rhodes, sur deux rivages à la fois, un pied dans la république, un pied dans la royauté; il est indivisible, et tout d'un côté; mais ceux qui se trompent se trompent sincèrement; un aveugle n'est pas plus un coupable qu'un Vendéen n'est un brigand. N'imputons donc qu'à la fatalité des choses ces collisions redoutables. Quelles que soient ces tempêtes, l'irresponsabilité humaine y est mêlée.

Achevons cet exposé.

Le gouvernement de 1830 eut tout de suite la vie dure. Il dut, né d'hier, combattre aujourd'hui. À peine installé, il sentait déjà partout de vagues mouvements de traction sur l'appareil de juillet encore si fraîchement posé et si peu solide.

La résistance naquit le lendemain; peut-être même était-elle née la veille.

De mois en mois, l'hostilité grandit, et de sourde devint patente.

La Révolution de Juillet, peu acceptée hors de France par les rois, nous l'avons dit, avait été en France diversement interprétée.

Dieu livre aux hommes ses volontés visibles dans les événements, texte obscur écrit dans une langue mystérieuse. Les hommes en font sur-le-champ des traductions; traductions hâtives, incorrectes, pleines de fautes, de lacunes et de contre-sens. Bien peu d'esprits comprennent la langue divine. Les plus sagaces, les plus calmes, les plus profonds, déchiffrent lentement, et, quand ils arrivent avec leur texte, la besogne est faite depuis longtemps; il y a déjà vingt traductions sur la place publique. De chaque traduction naît un parti, et de chaque contre-sens une faction; et chaque parti croit avoir le seul vrai texte, et chaque faction croit posséder la lumière.

Souvent le pouvoir lui-même est une faction.

Il y a dans les révolutions des nageurs à contre-courant; ce sont les vieux partis.

Pour les vieux partis qui se rattachent à l'hérédité par la grâce de Dieu, les révolutions étant sorties du droit de révolte, on a droit de révolte contre elles. Erreur. Car dans les révolutions le révolté, ce n'est pas le peuple, c'est le roi. Révolution est précisément le contraire de révolte. Toute révolution, étant un accomplissement normal, contient en elle sa légitimité, que de faux révolutionnaires déshonorent quelquefois, mais qui persiste, même souillée, qui survit, même ensanglantée. Les révolutions sortent, non d'un accident, mais de la nécessité. Une révolution est un retour du factice au réel. Elle est parce qu'il faut qu'elle soit.

Les vieux partis légitimistes n'en assaillaient pas moins la révolution de 1830 avec toutes les violences qui jaillissent du faux raisonnement. Les erreurs sont d'excellents projectiles. Ils la frappaient savamment là où elle était vulnérable, au défaut de sa cuirasse, à son manque de logique; ils attaquaient cette révolution dans sa royauté. Ils lui criaient: Révolution, pourquoi ce roi? Les factions sont des aveugles qui visent juste.

Ce cri, les républicains le poussaient également. Mais, venant d'eux, ce cri était logique. Ce qui était cécité chez les légitimistes était clairvoyance chez les démocrates. 1830 avait fait banqueroute au peuple. La démocratie indignée le lui reprochait.

Entre l'attaque du passé et l'attaque de l'avenir, l'établissement de juillet se débattait. Il représentait la minute, aux prises d'une part avec les siècles monarchiques, d'autre part avec le droit éternel.

En outre, au dehors, n'étant plus la révolution et devenant la monarchie, 1830 était obligé de prendre le pas de l'Europe. Garder la paix, surcroît de complication. Une harmonie voulue à contre-sens est souvent plus onéreuse qu'une guerre. De ce sourd conflit, toujours muselé, mais toujours grondant, naquit la paix armée, ce ruineux expédient de la civilisation suspecte à elle-même. La royauté de juillet se cabrait, malgré qu'elle en eût, dans l'attelage des cabinets européens. Metternich l'eût volontiers mise à la plate-longe. Poussée en France par le progrès, elle poussait en Europe les monarchies, ces tardigrades. Remorquée, elle remorquait.

Cependant, à l'intérieur, paupérisme, prolétariat, salaire, éducation, pénalité, prostitution, sort de la femme, richesse, misère, production, consommation, répartition, échange, monnaie, crédit, droit du capital, droit du travail, toutes ces questions se multipliaient au-dessus de la société; surplomb terrible.

En dehors des partis politiques proprement dits, un autre mouvement se manifestait. À la fermentation démocratique répondait la fermentation philosophique. L'élite se sentait troublée comme la foule; autrement, mais autant.

Des penseurs méditaient, tandis que le sol, c'est-à-dire le peuple, traversé par les courants révolutionnaires, tremblait sous eux avec je ne sais quelles vagues secousses épileptiques. Ces songeurs, les uns isolés, les autres réunis en familles et presque en communions, remuaient les questions sociales, pacifiquement, mais profondément; mineurs impassibles, qui poussaient tranquillement leurs galeries dans les profondeurs d'un volcan, à peine dérangés par les commotions sourdes et par les fournaises entrevues.

Cette tranquillité n'était pas le moins beau spectacle de cette époque agitée.

Ces hommes laissaient aux partis politiques la question des droits, ils s'occupaient de la question du bonheur.

Le bien-être de l'homme, voilà ce qu'ils voulaient extraire de la société.

Ils élevaient les questions matérielles, les questions d'agriculture, d'industrie, de commerce, presque à la dignité d'une religion. Dans la civilisation telle qu'elle se fait, un peu par Dieu, beaucoup par l'homme, les intérêts se combinent, s'agrègent et s'amalgament de manière à former une véritable roche dure, selon une loi dynamique patiemment étudiée par les économistes, ces géologues de la politique.

Ces hommes, qui se groupaient sous des appellations différentes, mais qu'on peut désigner tous par le titre générique de socialistes, tâchaient de percer cette roche et d'en faire jaillir les eaux vives de la félicité humaine.

Depuis la question de l'échafaud jusqu'à la question de la guerre, leurs travaux embrassaient tout. Au droit de l'homme, proclamé par la Révolution française, ils ajoutaient le droit de la femme et le droit de l'enfant.

On ne s'étonnera pas que, pour des raisons diverses, nous ne traitions pas ici à fond, au point de vue théorique, les questions soulevées par le socialisme. Nous nous bornons à les indiquer.

Tous les problèmes que les socialistes se proposaient, les visions cosmogoniques, la rêverie et le mysticisme écartés, peuvent être ramenés à deux problèmes principaux:

Premier problème: Produire la richesse.

Deuxième problème: La répartir.

Le premier problème contient la question du travail.

Le deuxième contient la question du salaire.

Dans le premier problème il s'agit de l'emploi des forces.

Dans le second de la distribution des jouissances.

Du bon emploi des forces résulte la puissance publique.

De la bonne distribution des jouissances résulte le bonheur individuel.

Par bonne distribution, il faut entendre non distribution égale, mais distribution équitable. La première égalité, c'est l'équité.

De ces deux choses combinées, puissance publique au dehors, bonheur individuel au dedans, résulte la prospérité sociale.

Prospérité sociale, cela veut dire l'homme heureux, le citoyen libre, la nation grande. L'Angleterre résout le premier de ces deux problèmes. Elle crée admirablement la richesse; elle la répartit mal. Cette solution qui n'est complète que d'un côté la mène fatalement à ces deux extrêmes: opulence monstrueuse, misère monstrueuse. Toutes les jouissances à quelques-uns, toutes les privations aux autres, c'est-à-dire au peuple; le privilège, l'exception, le monopole, la féodalité, naissent du travail même. Situation fausse et dangereuse qui assoit la puissance publique sur la misère privée, et qui enracine la grandeur de l'État dans les souffrances de l'individu. Grandeur mal composée où se combinent tous les éléments matériels et dans laquelle n'entre aucun élément moral.

Le communisme et la loi agraire croient résoudre le deuxième problème. Ils se trompent. Leur répartition tue la production. Le partage égal abolit l'émulation. Et par conséquent le travail. C'est une répartition faite par le boucher, qui tue ce qu'il partage. Il est donc impossible de s'arrêter à ces prétendues solutions. Tuer la richesse, ce n'est pas la répartir. Les deux problèmes veulent être résolus ensemble pour être bien résolus. Les deux solutions veulent être combinées et n'en faire qu'une.

Ne résolvez que le premier des deux problèmes, vous serez Venise, vous serez l'Angleterre. Vous aurez comme Venise une puissance artificielle, ou comme l'Angleterre une puissance matérielle; vous serez le mauvais riche. Vous périrez par une voie de fait, comme est morte Venise, ou par une banqueroute, comme tombera l'Angleterre. Et le monde vous laissera mourir et tomber, parce que le monde laisse tomber et mourir tout ce qui n'est que l'égoïsme, tout ce qui ne représente pas pour le genre humain une vertu ou une idée.

Il est bien entendu ici que par ces mots, Venise, l'Angleterre, nous désignons non des peuples, mais des constructions sociales, les oligarchies superposées aux nations, et non les nations elles-mêmes. Les nations ont toujours notre respect et notre sympathie. Venise, peuple, renaîtra; l'Angleterre, aristocratie, tombera, mais l'Angleterre, nation, est immortelle. Cela dit, nous poursuivons.

Résolvez les deux problèmes, encouragez le riche et protégez le pauvre, supprimez la misère, mettez un terme à l'exploitation injuste du faible par le fort, mettez un frein à la jalousie inique de celui qui est en route contre celui qui est arrivé, ajustez mathématiquement et fraternellement le salaire au travail, mêlez l'enseignement gratuit et obligatoire à la croissance de l'enfance et faites de la science la base de la virilité, développez les intelligences tout en occupant les bras, soyez à la fois un peuple puissant et une famille d'hommes heureux, démocratisez la propriété, non en l'abolissant, mais en l'universalisant, de façon que tout citoyen sans exception soit propriétaire, chose plus facile qu'on ne croit, en deux mots sachez produire la richesse et sachez la répartir; et vous aurez tout ensemble la grandeur matérielle et la grandeur morale; et vous serez dignes de vous appeler la France.

Voilà, en dehors et au-dessus de quelques sectes qui s'égaraient, ce que disait le socialisme; voilà ce qu'il cherchait dans les faits, voilà ce qu'il ébauchait dans les esprits.

Efforts admirables! tentatives sacrées!

Ces doctrines, ces théories, ces résistances, la nécessité inattendue pour l'homme d'État de compter avec les philosophes, de confuses évidences entrevues, une politique nouvelle à créer, d'accord avec le vieux monde sans trop de désaccord avec l'idéal révolutionnaire, une situation dans laquelle il fallait user Lafayette à défendre Polignac, l'intuition du progrès transparent sous l'émeute, les chambres et la rue, les compétitions à équilibrer autour de lui, sa foi dans la révolution, peut-être on ne sait quelle résignation éventuelle née de la vague acceptation d'un droit définitif et supérieur, sa volonté de rester de sa race, son esprit de famille, son sincère respect du peuple, sa propre honnêteté, préoccupaient Louis-Philippe presque douloureusement, et par instants, si fort et si courageux qu'il fût, l'accablaient sous la difficulté d'être roi.

Il sentait sous ses pieds une désagrégation redoutable, qui n'était pourtant pas une mise en poussière, la France étant plus France que jamais.

De ténébreux amoncellements couvraient l'horizon. Une ombre étrange gagnant de proche en proche, s'étendait peu à peu sur les hommes, sur les choses, sur les idées; ombre qui venait des colères et des systèmes. Tout ce qui avait été hâtivement étouffé remuait et fermentait. Parfois la conscience de l'honnête homme reprenait sa respiration tant il y avait de malaise dans cet air où les sophismes se mêlaient aux vérités. Les esprits tremblaient dans l'anxiété sociale comme les feuilles à l'approche d'un orage. La tension électrique était telle qu'à de certains instants le premier venu, un inconnu, éclairait. Puis l'obscurité crépusculaire retombait. Par intervalles, de profonds et sourds grondements pouvaient faire juger de la quantité de foudre qu'il y avait dans la nuée.

Vingt mois à peine s'étaient écoulés depuis la Révolution de Juillet, l'année 1832 s'était ouverte avec un aspect d'imminence et de détresse. La détresse du peuple, les travailleurs sans pain, le dernier prince de Condé disparu dans les ténèbres, Bruxelles chassant les Nassau comme Paris les Bourbons, la Belgique s'offrant à un prince français et donnée à un prince anglais, la haine russe de Nicolas, derrière nous deux démons du midi, Ferdinand en Espagne, Miguel en Portugal, la terre tremblant en Italie, Metternich étendant la main sur Bologne, la France brusquant l'Autriche à Ancône, au nord on ne sait quel sinistre bruit de marteau reclouant la Pologne dans son cercueil, dans toute l'Europe des regards irrités guettant la France, l'Angleterre, alliée suspecte, prête à pousser ce qui pencherait et à se jeter sur ce qui tomberait, la pairie s'abritant derrière Beccaria pour refuser quatre têtes à la loi, les fleurs de lys raturées sur la voiture du roi, la croix arrachée de Notre-Dame, Lafayette amoindri, Laffitte ruiné, Benjamin Constant mort dans l'indigence, Casimir Perier mort dans l'épuisement du pouvoir; la maladie politique et la maladie sociale se déclarant à la fois dans les deux capitales du royaume, l'une la ville de la pensée, l'autre la ville du travail; à Paris la guerre civile, à Lyon la guerre servile; dans les deux cités la même lueur de fournaise; une pourpre de cratère au front du peuple; le midi fanatisé, l'ouest troublé, la duchesse de Berry dans la Vendée, les complots, les conspirations, les soulèvements, le choléra, ajoutaient à la sombre rumeur des idées le sombre tumulte des événements.

本書の物語が、ルイ・フィリップの治世の初期をおおう悲壮なる暗雲の深みのうちに、まさにはいり込まんとする時に当たって、まず事情を明らかにしておかなければならないし、この王に関して多少説明を加えておく必要がある。
ルイ・フィリップは、明らかに革命の真の目的とは異なったものであるが、しかしオルレアン公としての彼が自ら進んで手を出したこともない革命の自然の推移によって、自ら何ら直接の行動にいずることもなくごく穏やかに、王権を掌握したのであった。彼は王侯に生まれ、そして国王に選出されたと思っただけである。統治の委任権を彼は決して自ら自分に与えはしなかった。それを自ら取りはしなかった。ただ人から提出されてそれを受納したまでである。その提出は正義に反しないものでありその受納は義務に反しないものであると、確かに謬見びゅうけんではあったが、とにかく確信したのである。そこに彼の善意的な所有がある。ところで、吾人をして真底から言わしむれば、ルイ・フィリップはその所有に誠心であり、民主政はその攻撃に誠心であるがゆえに、社会的闘争から発する非常な恐慌の責は、これを王に帰すべきものでもなく、また民主政に帰すべきものでもない。主義の衝突は自然要素の衝突にも似ている。大洋は水をまもり、旋風つむじかぜは空気をまもる。王は王位をまもり、民主政は民衆をまもる。王政たる相対は、共和政たる絶対に対抗する。社会はその闘争の下に血を搾しぼる。しかし今日、社会の苦悩となるものは、後日その福祉となるであろう。そしていずれにしても、闘争する者をここに難ずべき理由は一つもない。両派の一方は明らかに誤っているであろう。正義なるものは、ロデスの巨像のように、片足を共和政の中に入れ、片足を王政の中に入れて同時に両岸にまたがるものではない。正義は不可分のものであり、ただ一方にのみ立つべきものである。しかしながら、誤りを犯している方の人々も、その誤りはまじめなものである。ヴァンデの王党の者を盗賊だとは言えないように、盲人を罪ある者だとは言えない。ゆえにその恐るべき闘争は、これを事物必然の勢いだとしようではないか。その擾乱じょうらんがいかなるものであろうとも、人間の責任はそこに交じってはいない。
右の論を更に完説してみたい。
一八三〇年の政府はすぐに困難な生活に陥った。昨日生まれたばかりで今日ははや奮闘しなければならなかった。
ようやく腰をおろすとすぐに政府は、新しく据えられたばかりでまだ堅固でない七月(七月革命)の機関に対して、それを引き倒そうとする漠然ばくぜんたる牽引運動けんいんうんどうを四方に感じた。
翌日ははや反抗が生じた、否それはもう前日から生じていたかも知れない。
月を重ぬるに従って敵対は大となり、影のうちにあったものもあらわに姿を現わしてきた。
七月革命は、前に言ったとおり、フランス以外の諸国王からはあまり受け入れられず、またフランスにおいては種々の解釈を施された。
神はおのれの意志を事変のうちに現わして人間に伝える。しかしそれは神秘な言葉によって書かれた難解な文章である。人間は即座にその種々の翻訳をこしらえる。しかしそれらは皆、錯誤と脱落と矛盾とに満ちた速成の不正確なものばかりである。神の言葉を解する者ははなはだ少ない。最も鋭敏なる者、静平なる者、深き者らは、徐々に読み解いてその正文をもたらすが、その時はもう疾とくに仕事はなされてしまっている。公衆の巷ちまたには既に多くの翻訳ができている。その各翻訳から一党派が生まれ、各誤訳から一徒党が生まれている。そして各党派はおのれのみが唯一の正文を有していると信じ、各徒党はおのれのみが光明を有していると信じている。
しばしば権力それ自身も一つの徒党にすぎないことが多い。
革命のうちには流れにさかのぼって泳ぐ者がいる。それは旧党の者らである。
神の恵みによって世襲権に執着してる旧党の者らに言わすれば、革命は背反の権利から生ずるものであるから、人はまた革命に背反するの権利をも持っていることになる。しかしそれは誤りである。なぜなれば革命のうちにあっては、背反する者は人民ではなくして王だからである。革命はまさしく背反の反対である。あらゆる革命は皆順当なる遂行であるゆえに、そのうちには正法が含まっている。その正法は、時として似而非えせ革命家らによって汚名を負わせらるることもあるが、しかしたとい汚されようとも存続するものであり、たとい血にまみれようとも生きながらえるものである。革命は一事変より発生するものではなく、必然より生ずるものである。革命は虚を実に還かえすことである。革命は存在せざるべからざるがゆえに存在する。
古い正統派ら(訳者注 ブールボン本家を奉ずるもの)は、誤れる理論より生ずるあらゆる暴虐をもって一八三〇年の革命に襲いかかった。錯誤は秀でたる弾丸である。彼らはこの革命を打つに、その傷つけ得べき所を、その鎧よろいのない所を、その論理の欠けてる所を、賢くも選んだ。彼らは王位の点をもってこの革命を攻撃した。彼らは叫んだ。「革命よ、この王は何ゆえのものぞや?」それらの徒党は正しき狙ねらいを有する盲人である。
その叫びを、共和党らもまた同じく発する。しかし彼らから来ればそれも合理的である。正統派のうちにおいて盲目となるところのものは、民主派のうちにおいては明知となる。一八三〇年は民衆に破産をさした。憤怒した民主政はそれを非難したのである。
過去から来る攻撃と未来から来る攻撃との間にあって、七月の建物は奮闘した。一方では数世紀来の王政と争い、他方では永遠の正義と争う一瞬間を、それは現わしたものであった。
その上国外に対しては、一八三〇年はもはや革命ではなく王政となったために、全ヨーロッパと歩調を合わせなければならなかった。平和を保全することはいっそうの複雑さをきたすことである。矛盾せるものと調和を保たんとすることは、それと戦うよりもいっそうの厄介事であることが多い。常に嵌口かんこうされながら常に囂々ごうごうたるその暗黙の闘争から、武装せる平和が、本来既に疑わしい文明の更に自ら身をそこなうべき術数が、生まれたのである。七月の王位は、ヨーロッパの各政府に繋駕けいがされながら後足で立ち上がってたけり立った。メッテルニッヒは進んでこの王位に臀革しりかわを施さんとした。フランスにおいては進歩から鞭むち打たれたこの王位は、全ヨーロッパにおいては足の緩ゆるい各王政を鞭むち打った。自ら駆り立てられてまた他を駆り立てんとした。
そのうちにも国内においては、恐るべき斜面があった。困窮者、下層民、賃金、教育、刑罰、醜業、婦人の地位、富、貧、生産、消費、分配、交易、貨幣、信用、資本家の権利、労働者の権利、すべてそれらの問題が社会の上に輻湊ふくそうしていた。
本来の政治的党派のほかにまた、他の運動も現われていた。民主上の機運は思想上の機運と相応じていた。秀ひいでたる者も群集と同様に不安を感じていた。意味は異なっていたが程度は同じであった。
土台が、換言すれば民衆が、革命の潮に浸されて一種漠然ばくぜんたる癲癇的てんかんてき動揺をなしてるとともに、その上に立って思想家らは瞑想めいそうしていた。それらの思索家らは、ある者は孤立しある者はほとんど一組合のごとく一団となって、平和にしかし底深く社会問題を動かしていた。それらは実に虚心平静なる坑夫であって、火山の底まで静かにその坑道を開いてゆき、かすかな震動とほのかな熔岩の光とによって心乱されることもほとんどなかった。
その静平なる様は、この動揺せる時代の一美観とも言えるものであった。
それらの人々は、各権利の問題を政党者らにうち任して、自らは幸福の問題に没頭していた。
人間の安らかな生活、それこそ彼らが社会から掘り出さんと望んでいたものである。
彼らは物質的問題を、農工商の問題を、ほとんど宗教の高さにまで引き上げていた。少しは神によって多くは人間によって作られてる現在のごとき文明においては、各利害関係は、政治上の地質学者たる経済学者らから気長に研究された力学的法則に従って、互いに結合し凝結し化合して真の強固なる巌いわおを形成している。
種々異なった名称の下に集まってはいるがこれを一括して社会主義者という通称で指示し得らるるそれらの人々は、右の巌いわおを貫かんとつとめ、人の幸福の生きた泉をそれよりほとばしり出させんとつとめていた。
絞首台の問題から戦争の問題に至るまで、彼らの仕事はすべてを包含していた。フランス大革命によって宣言された男子の権利に、婦人の権利と子供の権利とを彼らはつけ加えていた。
もとより吾人はここに、種々の理由から、社会主義によって起こされた問題をすべて理論上の見地から根本的に考究せんとするものではない。吾人はただそれらの問題を指示するに止めよう。
宇宙開闢かいびゃく論的見解や夢想や神秘説などを外にして、社会主義者らが提起する問題のすべては、二つの主要なる題目に帰結することができる。
第一――富を作り出すこと。
第二――富を分配すること。
第一の題目には労働問題が含まれる。
第二の題目には賃金問題が含まれる。
第一の題目においては労力の使用が問題である。
第二の題目においては享有の分配が問題である。
労力の適宜なる使用から、公衆の勢力が生じてくる。
享有の適宜なる分配から、個人の幸福が生じてくる。
適宜なる分配とは、平等なる分配の謂いいではなくて、公平なる分配の謂である。最上の平等とはすなわち公平のことである。
外に現われては公衆の勢力と、内にあっては個人の幸福と、その二つが結びつく時に、社会の繁栄が生じてくる。
社会の繁栄とは、幸福なる人間、自由なる公民、偉大なる国民、をさす言葉である。
イギリスは右の二つの題目のうち第一だけを解決している。巧みに富を作ってはいるが、その分配は適宜でない。ただ一方だけが完成したにすぎないその解決は、イギリスを必然に二つの極端に導いている、すなわち、恐るべき富裕と恐るべき困窮とに。ある者らにはあらゆる享有、他の者らすなわち民衆にはあらゆる欠乏。特権、除外例、独占、封建制、などは労働からも生ずる。それは誤れる危険な状態であって、個々の困苦の上に公衆の勢力をうち立て、個人の苦悩のうちに国家の偉大さの根を置くものである。それは不完全に組み立てられた偉大さであって、そこにはあらゆる物質的要素は結合しているが、何ら精神的要素は加えられていない。
共産主義と土地均分法とは、第二の題目を解決するものと自ら信じている。しかしそれは誤った見解である。それらの分配は生産を殺すものである。平等な分有はついに競争を絶滅させ、その結果また労働を絶滅させる。それは分配物を殺す屠殺者とさつしゃによってなさるる分配である。ゆえにそれらのいわゆる解決に止まることは不可能である。富を殺すことは決して富を分配することではない。
二つの題目は、これをよく解決せんがためには両者同時に解決するを要する。両者の解決は、これをともに結合して一体となすを要する。
二つの題目の第一をのみ解決すれば、ヴェニスとなりイギリスとなるであろう。ヴェニスのごとく人為的の強勢をきたし、もしくはイギリスのごとく物質的の強勢をきたすであろう。悪き富者となるであろう。ついには、ヴェニスが死滅したごとく暴挙によって滅び、あるいはイギリスが将来失墜するであろうごとく破産によって滅ぶるであろう。そして世界は、その死滅と失墜とをただ傍観するのみであろう。なぜなれば、すべて利己心のみに過ぎないところのものは、すべて人類に対して一つの徳操をも、または一つの観念をも表示しないところのものは、世界はこれをただ失墜し死滅するに任して顧みないからである。
もとよりここに吾人は、ヴェニスあるいはイギリスなどの言葉をもって、ある民衆をさすのではなくて、ある社会制度をさすのである。国民の上に置かれた寡頭政治かとうせいじをさすのであって、国民そのものをさすのではない。あらゆる国民に対して吾人は常に尊敬と同情とを持つ。民衆としてのヴェニスは他日復活するであろう。貴族としてのイギリスは没落するであろうが、国民としてのイギリスは永久に生きるであろう。以上のことを一言ことわって、更に言を進めよう。
二つの題目を解決せよ。富者を励まし、貧者を保護せよ。困窮を絶滅せよ。強者が弱者を不正に利用することをやめさせよ。既に到達せる者に対する途半ばなる者の不正な嫉視しっしを抑圧せよ。労働の貸金を数理的にかつ友愛的に正せよ。子供の成長に無料の義務教育を添加し、学問をもって壮年の基礎とせよ。手を休めずに知力を啓発せよ。強勢な民衆たるとともに幸福な家族たれ。所有権を廃することなくそれを普遍的ならしめて、各公民は皆ひとり残らず所有者となるように、所有権を民主的たらしめよ。これは人の考うるごとく難事ではない。要するに二言につづむれば、富を作り出すことを知り富を分配することを知れ。かくした暁には、物質的偉大さと精神的偉大さとを共に得るであろう。そして自らフランスと呼ぶに恥ずかしからざるに至るであろう。
以上のごときがすなわち、本道をはずれたる二、三の学派を外にし、またその上に立って、社会主義が唱えたところのことである。社会主義が事実のうちにさがし出したところのものはそれであり、人の精神のうちに描き出したところのものはそれである。
嘆賞すべき努力、神聖なる試みであった。
それらの主義、それらの理論、それらの障害、為政家にとっては意外にも思想家らと協調しなければならない必要、かすかに見ゆる紛糾せる事理、新たに立てなければならない政治、一方に革命の理想とあまり離れないままで他方に古き世界との一致、ポリニャクと対立さしてラファイエットを用いなければならない事情、反乱の下に明らかに察知さるる進歩、上下両院と下層民衆、平均させなければならない周囲の競争、革命に対する信念、決定的の至高なる正義を漠然ばくぜんと懐抱したがために生じた、おそらくある一時のあきらめ、身分を保たんとする意志、家庭的精神、民衆に対するまじめな敬意、正直なる性質、それらのことがほとんど痛ましいまでにルイ・フィリップの頭を満たし、いかに強くまた勇敢であったとは言え、時としては国王たる困難の下に彼は圧倒されんとした。
恐るべき分裂を、しかもフランスはかつて見ないほど真にフランス的であったから、微塵みじんになることではない分裂を、彼は自分の足下に感じた。
重畳した闇やみは地平をおおうていた。異常な影はしだいに近く迫ってきて、人と事物と思想との上に徐々にひろがっていった。あらゆる激情と思想とから来る影であった。早急に息をふさがれたすべてのものは、静かにうごめき発酵しつつあった。時としてはこの正直なる男(ルイ・フィリップ)の本心は息を止めた。詭弁きべんと真理とが相交じってる空気の中にはそれほど悪気がこもっていた。人の精神は、あたかも嵐の前の木の葉のごとく、社会の焦躁しょうそうのうちに震えていた。電圧はきわめて高く、時々に異常なあらゆる光がひらめき出した。その次にはまた薄闇うすやみが落ちてきた。間を置いては深い遠いとどろきが聞こえて、雲のうちにある多量の雷電を思わした。
七月革命からようやく二十カ月をも経ないうちに、一八三二年は恐ろしい切迫せる姿をして現われてきた。民衆の窮迫、パンなき労働者、闇のうちに消えた最後のコンデ侯、パリーがブールボン家を追い出したようにナッソー家を追い出したブラッセル、フランスの一王族を望みながらイギリスの一王族に与えられたベルギー、ロシアのニコラス一世の恨み、背後には南方の二人の悪魔、すなわちスペインのフェルヂナンドとポルトガルのミグエル、イタリーの動揺せる土地ボロニャに手を伸ばしたメッテルニッヒ、アンコナにおいてにわかにオーストリアに対抗して立ったフランス、北方においてはポーランドをその柩ひつぎのうちに釘くぎづけにする金槌かなづちの名状すべからざる凄惨せいさんな響き、全ヨーロッパ中にはフランスをうかがってるいら立った目つき、身をかがむる者はつき倒し、倒るる者の上には飛びかからんと待ち構えてる、不信なる同盟者イギリス、法律に対して四人の死刑を拒まんためにベッカリアの背後に潜んでる上院、王の馬車から塗抹とまつされた百合ゆりの花、ノートル・ダーム寺院からもぎ取られた十字架、衰運になったファイエット、零落したラフィット、窮乏のうちに死んだバンジャマン・コンスタン、権力失墜のうちに死んだカジミール・ペリエ、思想の都と労働の都との王国の両首府に同時に発生した政治的病気と社会的病気、すなわちパリーにおける内乱とリオンにおける暴動、両都市のうちに見える同じ烈火の光、民衆の額に見える噴火口の火炎、熱狂せる南部、混乱せる西部、ヴァンデ地方に潜んでるベリーの公妃、密計、陰謀、反乱、コレラ病、すべてそれらの事変の陰惨な騒擾そうじょうが思想の陰惨な動揺の上になお加わっていたのである。

 

 

Chapitre V Faits d'où l'histoire sort et que l'histoire ignore

 

Vers la fin d'avril, tout s'était aggravé. La fermentation devenait du bouillonnement. Depuis 1830, il y avait eu çà et là de petites émeutes partielles, vite comprimées, mais renaissantes, signe d'une vaste conflagration sous-jacente. Quelque chose de terrible couvait. On entrevoyait les linéaments encore peu distincts et mal éclairés d'une révolution possible. La France regardait Paris; Paris regardait le faubourg Saint-Antoine.

Le faubourg Saint-Antoine, sourdement chauffé, entrait en ébullition.

四月の末にはすべてが重大になっていた。発酵は沸騰となっていた。一八三〇年以来、ここかしこに小さな局部的暴動が起こっていた。それらは直ちに鎮定されたがいつも再び起こってきて、下層の広大なる大火を示すものであった。何か恐るべきものが孵化ふかされつつあった。可能なる革命の輪郭がまだおぼろげにではあったがほの見えていた。全フランスはパリーをながめ、全パリーはサン・タントアーヌ郭外をながめていた。
サン・タントアーヌ郭外はひそかに熱せられて、沸騰しはじめていた。

 

 

Les cabarets de la rue de Charonne étaient, quoique la jonction de ces deux épithètes semble singulière appliquée à des cabarets, graves et orageux.

Le gouvernement y était purement et simplement mis en question. On y discutait publiquement la chose pour se battre ou pour rester tranquille. Il y avait des arrière-boutiques où l'on faisait jurer à des ouvriers qu'ils se trouveraient dans la rue au premier cri d'alarme, et «qu'ils se battraient sans compter le nombre des ennemis.» Une fois l'engagement pris, un homme assis dans un coin du cabaret»faisait une voix sonore» et disait: Tu l'entends! tu l'as juré! Quelquefois on montait au premier étage dans une chambre close, et là il se passait des scènes presque maçonniques. On faisait prêter à l'initié des serments pour lui rendre service ainsi qu'aux pères de famille. C'était la formule.

Dans les salles basses on lisait des brochures «subversives». Ils crossaient le gouvernement, dit un rapport secret du temps.

On y entendait des paroles comme celles-ci:—Je ne sais pas les noms des chefs. Nous autres, nous ne saurons le jour que deux heures d'avance.—Un ouvrier disait:—Nous sommes trois cents, mettons chacun dix sous, cela fera cent cinquante francs pour fabriquer des balles et de la poudre.—Un autre disait:—Je ne demande pas six mois, je n'en demande pas deux. Avant quinze jours nous serons en parallèle avec le gouvernement. Avec vingt-cinq mille hommes on peut se mettre en face.—Un autre disait:—Je ne me couche pas parce que je fais des cartouches la nuit.—De temps en temps des hommes «en bourgeois et en beaux habits» venaient, «faisant des embarras», et ayant l'air»de commander», donnaient des poignées de mains aux plus importants, et s'en allaient. Ils ne restaient jamais plus de dix minutes. On échangeait à voix basse des propos significatifs.—Le complot est mûr, la chose est comble.—«C'était bourdonné par tous ceux qui étaient là», pour emprunter l'expression même d'un des assistants. L'exaltation était telle qu'un jour, en plein cabaret, un ouvrier s'écria: Nous n'avons pas d'armes!—Un de ses camarades répondit:—Les soldats en ont!—parodiant ainsi, sans s'en douter, la proclamation de Bonaparte à l'armée d'Italie.—«Quand ils avaient quelque chose de plus secret, ajoute un rapport, ils ne se le communiquaient pas là.» On ne comprend guère ce qu'ils pouvaient cacher après avoir dit ce qu'ils disaient.

Les réunions étaient quelquefois périodiques. À de certaines, on n'était jamais plus de huit ou dix, et toujours les mêmes. Dans d'autres, entrait qui voulait, et la salle était si pleine qu'on était forcé de se tenir debout. Les uns s'y trouvaient par enthousiasme et passion; les autres parce que c'était leur chemin pour aller au travail. Comme pendant la révolution, il y avait dans ces cabarets des femmes patriotes qui embrassaient les nouveaux venus.

D'autres faits expressifs se faisaient jour.

Un homme entrait dans un cabaret, buvait et sortait en disant: Marchand de vin, ce qui est dû, la révolution le payera.

Chez un cabaretier en face de la rue de Charonne on nommait des agents révolutionnaires. Le scrutin se faisait dans des casquettes.

Des ouvriers se réunissaient chez un maître d'escrime qui donnait des assauts rue de Cotte. Il y avait là un trophée d'armes formé d'espadons en bois, de cannes, de bâtons et de fleurets. Un jour on démoucheta les fleurets. Un ouvrier disait:—Nous sommes vingt-cinq, mais on ne compte pas sur moi, parce qu'on me regarde comme une machine.—Cette machine a été plus tard Quénisset.

Les choses quelconques qui se préméditaient prenaient peu à peu on ne sait quelle étrange notoriété. Une femme balayant sa porte disait à une autre femme:—Depuis longtemps on travaille à force à faire des cartouches.—On lisait en pleine rue des proclamations adressées aux gardes nationales des départements. Une de ces proclamations était signée: Burtot, marchand de vin.

Un jour, à la porte d'un liquoriste du marché Lenoir, un homme ayant un collier de barbe et l'accent italien montait sur une borne et lisait à haute voix un écrit singulier qui semblait émaner d'un pouvoir occulte. Des groupes s'étaient formés autour de lui et applaudissaient. Les passages qui remuaient le plus la foule ont été recueillis et notés.—«...Nos doctrines sont entravées, nos proclamations sont déchirées, nos afficheurs sont guettés et jetés en prison...».»La débâcle qui vient d'avoir lieu dans les cotons nous a converti plusieurs juste-milieu.»—«...L'avenir des peuples s'élabore dans nos rangs obscurs.»—«...Voici les termes posés: action ou réaction, révolution ou contre-révolution. Car, à notre époque, on ne croit plus à l'inertie ni à l'immobilité. Pour le peuple ou contre le peuple, c'est la question. Il n'y en a pas d'autre.»—«...Le jour où nous ne vous conviendrons plus, cassez-nous, mais jusque-là aidez-nous à marcher.» Tout cela en plein jour.

D'autres faits, plus audacieux encore, étaient suspects au peuple à cause de leur audace même. Le 4 avril 1832, un passant montait sur la borne qui fait l'angle de la rue Sainte-Marguerite et criait: Je suis babouviste! Mais sous Babeuf le peuple flairait Gisquet.

Entre autres choses, ce passant disait:

—«À bas la propriété! L'opposition de gauche est lâche et traître. Quand elle veut avoir raison, elle prêche la révolution. Elle est démocrate pour n'être pas battue, et royaliste pour ne pas combattre. Les républicains sont des bêtes à plumes. Défiez-vous des républicains, citoyens travailleurs.»

—Silence, citoyen mouchard! cria un ouvrier.

Ce cri mit fin au discours.

Des incidents mystérieux se produisaient.

À la chute du jour, un ouvrier rencontrait près du canal»un homme bien mis» qui lui disait:—Où vas-tu, citoyen?—Monsieur, répondait l'ouvrier, je n'ai pas l'honneur de vous connaître.—Je te connais bien, moi. Et l'homme ajoutait: Ne crains pas. Je suis l'agent du comité. On te soupçonne de n'être pas bien sûr. Tu sais que si tu révélais quelque chose, on a l'œil sur toi.—Puis il donnait à l'ouvrier une poignée de main et s'en allait en disant:—Nous nous reverrons bientôt.

La police, aux écoutes, recueillait, non plus seulement dans les cabarets, mais dans la rue, des dialogues singuliers:

—Fais-toi recevoir bien vite, disait un tisserand à un ébéniste.

—Pourquoi?

—Il va y avoir un coup de feu à faire.

Deux passants en haillons échangeaient ces répliques remarquables, grosses d'une apparente jacquerie:

—Qui nous gouverne?

—C'est monsieur Philippe.

—Non, c'est la bourgeoisie.

On se tromperait si l'on croyait que nous prenons le mot jacquerie en mauvaise part. Les Jacques, c'étaient les pauvres. Or ceux qui ont faim ont droit.

Une autre fois, on entendait passer deux hommes dont l'un disait à l'autre:—Nous avons un bon plan d'attaque.

D'une conversation intime entre quatre hommes accroupis dans un fossé du rond-point de la barrière du Trône, on ne saisissait que ceci:

—On fera le possible pour qu'il ne se promène plus dans Paris.

Qui, il? Obscurité menaçante.

«Les principaux chefs», comme on disait dans le faubourg, se tenaient à l'écart. On croyait qu'ils se réunissaient, pour se concerter, dans un cabaret près de la pointe Saint-Eustache. Un nommé Aug.—, chef de la Société des Secours pour les tailleurs, rue Mondétour, passait pour servir d'intermédiaire central entre les chefs et le faubourg Saint-Antoine. Néanmoins, il y eut toujours beaucoup d'ombre sur ces chefs, et aucun fait certain ne put infirmer la fierté singulière de cette réponse faite plus tard par un accusé devant la Cour des pairs:

—Quel était votre chef?

—Je n'en connaissais pas, et je n'en reconnaissais pas.

Ce n'étaient guère encore que des paroles, transparentes, mais vagues; quelquefois des propos en l'air, des on-dit, des ouï-dire. D'autres indices survenaient.

Un charpentier, occupé rue de Reuilly à clouer les planches d'une palissade autour d'un terrain où s'élevait une maison en construction, trouvait dans ce terrain un fragment de lettre déchirée où étaient encore lisibles les lignes que voici:

—«...Il faut que le comité prenne des mesures pour empêcher le recrutement dans les sections pour les différentes sociétés...»

Et en post-scriptum:

«Nous avons appris qu'il y avait des fusils rue du Faubourg-Poissonnière, nº 5 (bis), au nombre de cinq ou six mille, chez un armurier, dans une cour. La section ne possède point d'armes.»

 

シャロンヌ街の各居酒屋はまじめで喧騒けんそうであった。こう二つの形容詞を並べて居酒屋につけるのは少し変に思われるかも知れないが、それは実際であった。
政府はそこで、純然とまた事もなげに問題とされていた。人々はそこで公然と、それは挑戦すべきものかあるいは手をこまぬいて見ているべきものかを論じ合った。奥の室へやがあって、そこで労働者らに誓わした、「警報を聞くや直ちに街頭にいで、敵勢の多少にかかわらず戦うべし」と。一度誓いがなさるるや、酒場の片すみにすわってるひとりの男が「響き渡る声をして」言った、「いいか、貴様は誓ったのだぞ!」時としては二階に上がってしめ切った室にはいり、そこでほとんど秘密結社的な光景が演ぜられた。新加入者には、家父に仕うるがごとく仕えんという宣誓をなさした。そういうのが定まった形式であった。
表の広間では、人々は「破壊的の」小冊子を読んでいた。彼らは政府を打擲ちょうちゃくしていたと当時の一秘密報告は言っている。
そこでは次のような言葉が聞かれた。「俺は首領どもの名前も知らねえ。俺たちの方にはわずか二時間前にその日がわかるだけだ。」ひとりの労働者は言った、「俺たちは三百人だ。一人前十スーずつとしても、弾と火薬の代が百五十フラン集まるわけだ。」他の労働者は言った、「六カ月とはかからねえ、二カ月ともかからねえや。半月とたたねえうちに政府と肩を並べられるさ。二万五千人ありゃあ負けやしねえ。」またもひとりの労働者は言った、「俺は寝もしねえや、夜分に弾薬をこしらえてるんだ。」時には「りっぱな服装をした中流民らしい」者らがやってきて、「一座をまごつかせ」ながら、「命令でもするような」様子をして、頭立った者らに握手をして、また出て行った。彼らは決して十分間以上と留まってることはなかった。人々は意味深い言葉を低い声でかわした、「謀は熟し、事は完備している。」そこに居合わしたひとりの者の言葉をそのまま借りて言えば、「そこにいるすべての者ががやがやつぶやいていた。」興奮は非常なもので、ある日などは、酒場のまんなかでひとりの労働者が叫んだ、「俺たちには武器がねえ。」仲間のひとりはそれに答えた、「兵士らは持ってる。」かくて知らず知らずにイタリー軍に対するナポレオンの宣言をまねていた(訳者注 ナポレオンの宣言の一句―兵士らよ汝らは何物も有せずしかも敵はすべてを有せり)。一報告はつけ加えて言っている、「何かいっそう秘密なことの場合には、彼らはその場所でそれを伝え合いはしなかった。」しかし、前のようなことを公然と言った後で何を隠すべきものがあったかほとんど了解に苦しむところである。
集合は時として時日が定まっていた。ある時には決して八人から十人までを越すことがなく、集まる者も常に同じ人であった。またある時には、だれでもはいることができ、部屋へやはいっぱいになって立っていなければならなかった。ある者は心酔と熱情とをもってやってき、ある者は仕事に出かける通り道だからやってきた。革命の時と同じく、それらの居酒屋のうちには愛国主義の女らがいて、新しくやって来る者らを抱擁した。
その他種々の意味深い事柄も現われていた。
ひとりの男が酒場にはいってきて、酒を飲み、そして出てゆく時に言った、「おい御亭主、代は革命が払ってくれるよ。」
シャロンヌ街と向き合ったある酒場では、革命の役員らが選ばれた。投票は帽子の中に投ぜられた。
数名の労働者らは、コット街で太刀打ちを教えてる撃剣の先生のうちに集まっていた。木刀や杖や棒や竹刀などでできてる武器の装飾がしてあった。ある日彼らはその竹刀の鋒球を皆取り払った。ひとりの労働者は言った、「俺たちは二十五人だ。だがだれも俺を木偶でくだと思いやがって目にも止めてくれねえ。」その木偶は後にケニセーとなって名を現わした。
あらかじめ計画されてる事柄が、しだいに一種不思議な明らかな姿を取ってきた。戸口を掃除そうじしてたひとりの女が他の女に言った、「もうだいぶ前から一生懸命に弾薬が作られてるよ。」また各県の国民軍に対する宣言が公然と大道で読まれていた。それらの宣言の一つには、酒商ブュルトーと署名してあった。
ある日、ルノアール市場いちばの一軒の酒屋の門口で、濃い頤髯あごひげのあるイタリー音調のひとりの男が、車除石の上に上って、神通力を発散してるかと思われるような不思議な文を声高に読み立てていた。まわりには大勢の人が集まって喝采かっさいしていた。群集を最も動かした部分は、そこだけぬき取って筆記された。――「吾人の主義は妨害せられ、吾人の宣言は引き裂かれ、ビラをはる吾人の仲間らは、待ち伏せられて獄に投ぜられたのである。」――「最近の綿糸の下落は、多くの中立者らを吾人の説に帰依せしめた。」――「民衆の未来は吾人のひそかな仲間のうちに成生しつつある。」――「提出せられたる条件はこうである、行動かもしくは反動か、革命かもしくは反革命か。なぜかなれば、現代においてはもはや無為も不動も信ずることはできないからである。民衆に味方するかもしくは民衆に反対するか、それが問題である。他に問題は一つもない。」――「吾人が諸君の意に満たざる日には、吾人を踏みつぶすがよい。しかしそれまでは吾人の行進を助けるがよい。」しかもすべてそれらのことは白昼公然と叫ばれたのである。
なおいっそう大胆な他の事実を、それが大胆なものであるだけに、民衆はよく推察していた。一八三二年四月四日、サント・マルグリット街の角にある車除石の上に、ひとりの通行人は上って叫んだ、「僕はバブーフ派である。」しかし民衆は、バブーフの下にいっそうの過激派ジスケをかぎ出した。
その通行人は種々のことを言ったが、中にも次のような言葉があった。
「所有権をうち倒せ! 左党の反対は卑劣にして不信実である。口実を得ようと欲する時に左党は革命を説く。攻撃せられないためには民主派となり、戦わないためには王党派となる。共和党らは鳥の羽を持った獣である。共和党らを信ずるな、労働者諸君よ。」
「黙れ、間諜スパイめが!」とひとりの労働者は叫んだ。
その一声で演説は終わりとなった。
また種々の不思議な事が起こっていた。
日の暮れ方、ひとりの労働者は掘割りの近くで、「りっぱな服装をしたひとりの男」に出会った。男は言った、「君、どこへ行くんだ?」労働者は答えた、「旦那だんな、わしはあなたをしりませんが。」「僕の方では君をよく知ってる」、と言って男はまたつけ加えた、「気づかわなくてもいい。僕は委員会の役員だ。君はどうも不安心だと皆から言われている。何かもらしはしないかと、いいか君は目をつけられてるんだぞ。」それから彼はその労働者に握手を与えて、立ち去りながら言った、「またすぐに会おう。」
警察の方では立ち聞きをしながら、もはや居酒屋の中ばかりではなく、往来ででも奇怪な対話を聞き取った。
「早く入れてもらえよ。」とひとりの織り物工が指物師さしものしに言った。
「なぜだい。」
「もうすぐに鉄砲を打たなきゃならねえからさ。」
ぼろをまとったふたりの通行人が、明らかにジャックリー(訳者注 百姓一揆)めいた粗雑な注意すべき言葉をかわした。
「俺たちを治めてるなあだれだと思う?」
「フィリップさんさ。」
「いや、中流民たちだ。」
われわれがここにジャックリーという言葉を悪い意味に取ってると思ってはまちがいである。ジャックリーの者らはすなわち貧しい者らである。しかるに飢えてる者らは権利を持っている。
またある時は、ふたりの通行人のひとりがもひとりのに言っていた、「攻撃のうまい計画ができてるんだ。」
トローヌ市門の広場の溝みぞの中にうずくまってた四人の男の親しい会話から、次の言葉だけが聞き取られた。
「これからあれがパリーの中をうろつき回らねえようにするため、できるだけのことがされるんだ。」
あれとはいったいだれであるか? 不分明なるだけになお更気味の悪い言葉である。
郭外においていわゆる「重立った首領」と言われていた人々は、普通の者と別になっていた。会議をする時には、サン・テュスターシュ崎の近くにある居酒屋に集まるのだと、一般に思われていた。モンデトゥール街にある裁縫工救済会の幹部たるオー……とかいう男が、その首領らとサン・タントアーヌ郭外との間の仲介者の中心になってると言われていた。それにもかかわらず、首領らの上にはいつも深い影がたれていて、何ら確かな事実はわからなかった。その後高等法院で一被告がなした妙に傲然ごうぜんたる次の答弁をへこますような証拠さえ、一つも上がらなかった。
「お前の首領はだれだったか。」
「首領の名前はいっこう知りませんでした、顔も覚えてやしませんでした。」
それらのことはまだ、およそ推察はつくがしかし漠然ばくぜんたる言葉にすぎなかった。時とすると、風貌や噂うわさや又聞きにすぎなかった。ところが他の兆候が現われてきた。
ひとりの大工が、ルーイイー街で、普請中の屋敷のまわりに板囲いをこしらえていた時、屋敷の中に引き裂かれた手紙の一片を見いだした。それには次の数行がまだ明らかに読まれた。

「……各種の団結を作らんとして区隊の者を引き抜くことを禁ずるために、委員会は何らかの手段を講じなければならない……」。

そしてその追白にはこう書いてあった。

「われわれの知るところによれば、フォーブール・ポアソンニエール街五番地(乙)の武器商の中庭に、五、六千梃ちょうの小銃がある。わが区隊は目下武器をまったく有していない。」

 

 

 

Ce qui fit que le charpentier s'émut et montra la chose à ses voisins, c'est qu'à quelques pas plus loin il ramassa un autre papier également déchiré et plus significatif encore, dont nous reproduisons la configuration à cause de l'intérêt historique de ces étranges documents:

Q C D E
u og a1 fe

Apprenez cette liste par cœur. Après, vous la déchirerez. Les hommes admis en feront autant lorsque vous leur aurez transmis des ordres.

Salut et fraternité.
L.

Les personnes qui furent alors dans le secret de cette trouvaille n'ont connu que plus tard le sous-entendu de ces quatre majuscules: quinturions, centurions, décurions, éclaireurs, et le sens de ces lettres: u og a1 fe qui était une date et qui voulait dire ce 15 avril 1832. Sous chaque majuscule étaient inscrits des noms suivis d'indications très caractéristiques. Ainsi:—Q. Bannerel. 8 fusils. 83 cartouches. Homme sûr.—C. Boubière. 1 pistolet. 40 cartouches.—D. Rollet. 1 fleuret. 1 pistolet. 1 livre de poudre.—E. Teissier. 1 sabre. 1 giberne. Exact.—Terreur 8 fusils, Brave, etc.

Enfin ce charpentier trouva, toujours dans le même enclos, un troisième papier sur lequel était écrite au crayon, mais très lisiblement, cette espèce de liste énigmatique:

Unité. Blanchard. Arbre-sec. 6.
Barra. Soize. Salle-au-Comte.
Kosciusko. Aubry le boucher?
J. J. R.
Caïus Gracchus.
Droit de révision. Dufond. Four.
Chute des Girondins. Derbac. Maubuée.
Washington. Pinson. 1 pist. 86 cart.
Marseillaise.
Souver. du peuple. Michel. Quincampoix. Sabre.
Hoche.
Marceau. Platon. Arbre-sec.
Varsovie. Tilly, crieur du Populaire.

L'honnête bourgeois entre les mains duquel cette liste était demeurée en sut la signification. Il paraît que cette liste était la nomenclature complète des sections du quatrième arrondissement de la société des Droits de l'Homme, avec les noms et les demeures des chefs de sections. Aujourd'hui que tous ces faits restés dans l'ombre ne sont plus que de l'histoire, on peut les publier. Il faut ajouter que la fondation de la société des Droits de l'Homme semble avoir été postérieure à la date où ce papier fut trouvé. Peut-être n'était-ce qu'une ébauche.

Cependant, après les propos et les paroles, après les indices écrits, des faits matériels commençaient à percer.

Rue Popincourt, chez un marchand de bric-à-brac, on saisissait dans le tiroir d'une commode sept feuilles de papier gris toutes également pliées en long et en quatre; ces feuilles recouvraient vingt-six carrés de ce même papier gris pliés en forme de cartouche, et une carte sur laquelle on lisait ceci:

Salpêtre —12 onces.
Soufre— 2 onces.
Charbon— 2 onces et demie.
Eau— 2 onces.

Le procès-verbal de saisie constatait que le tiroir exhalait une forte odeur de poudre.

Un maçon revenant, sa journée faite, oubliait un petit paquet sur un banc près du pont d'Austerlitz. Ce paquet était porté au corps de garde. On l'ouvrait et l'on y trouvait deux dialogues imprimés, signés Lahautière, une chanson intitulée: Ouvriers, associez-vous, et une boîte de fer-blanc pleine de cartouches.

Un ouvrier buvant avec un camarade lui faisait tâter comme il avait chaud, l'autre sentait un pistolet sous sa veste.

Dans un fossé sur le boulevard, entre le Père-Lachaise et la barrière du Trône, à l'endroit le plus désert, des enfants, en jouant, découvraient sous un tas de copeaux et d'épluchures un sac qui contenait un moule à balles, un mandrin en bois à faire des cartouches, une sébile dans laquelle il y avait des grains de poudre de chasse, et une petite marmite en fonte dont l'intérieur offrait des traces évidentes de plomb fondu.

Des agents de police, pénétrant à l'improviste à cinq heures du matin chez un nommé Pardon, qui fut plus tard sectionnaire de la section Barricade-Merry et se fit tuer dans l'insurrection d'avril 1834, le trouvaient debout près de son lit, tenant à la main des cartouches qu'il était en train de faire.

Vers l'heure où les ouvriers se reposent, deux hommes étaient vus se rencontrant entre la barrière Picpus et la barrière Charenton dans un petit chemin de ronde entre deux murs près d'un cabaretier qui a un jeu de Siam devant sa porte. L'un tirait de dessous sa blouse et remettait à l'autre un pistolet. Au moment de le lui remettre il s'apercevait que la transpiration de sa poitrine avait communiqué quelque humidité à la poudre. Il amorçait le pistolet et ajoutait de la poudre à celle qui était déjà dans le bassinet. Puis les deux hommes se quittaient.

 

またその大工が非常に不思議がって近所の者らに見せた物が一つあった。それは手紙の落ちてた所から数歩先で彼が拾ったも一つの紙片だった。同じく引き裂かれてはいたが手紙よりもいっそう意味ありげなものだった。われわれはここに、それらの不思議な記録を歴史的興味の上から書き写してみよう。
[#紙片の図、図省略]

 (訳文)
この表を暗記せよ。しかる後に裂き捨てよ。新加入者らも、命令を伝えられし後、同様になすべし。
祝福と友愛
L

その時この拾い物のことを知った人々も、ずっと後になってしか、四つの大文字の意味を解することはできなかった。それは次の意味の頭字だった、「五百人長、百人長、十人長、捜索兵。」また右下の小文字は次の日付だった、一八三二年四月十五日。それからまた四つの大文字の下には各、きわめて特殊な指示がついてる名前が書き添えてあった。たとえば次のようだった。「Q、バヌレル、小銃八、弾薬八十三、確実なる男。――C、ブービエール、ピストル一、弾薬四十。――D、ロレ、竹刀一、ピストル一、火薬一斤。――E、テーシエ、剣一、弾薬盒だんやくごう一、正確なる男。――テルール、小銃八、勇敢なる男。」その他種々。
またその大工は、やはり同じ屋敷のうちで第三の紙片を拾った。それには鉛筆でではあるがごくはっきりと次の謎なぞのような表が書いてあった。

単位。ブランシャール。アルブル・セック。六。
バラ。ソアーズ。サル・オー・コント。
コシュースコ。屠獣者とじゅうしゃオーブリー?
J・J・R
カイユス・グラッキュス。
再審権。デュフォン・フール。
ジロンド派の没落。デルバク。モーブュエ。
ワシントン。パンソン。ピストル一、弾薬八十六。
マルセイエーズ。
人民の君主。ミシェル。カンカンポア。サブル。
オーシュ。
マルソー。プラトン。アルブル・セック。
ヴァルソヴィー。ポプュレール新聞売り子ティイー。

右の表を保存していた正直な一市民は、その意味をついに了解することができた。表はおそらく、ドロア・ド・ロンム結社(人権結社)の第四部各区隊の完全な表で、各区隊長の名前と住所とがついてるものであろう。今日では、隠密なそれらの事実ももう歴史となっているから、公表してもさしつかえないだろう。それからなおつけ加えて言うが、ドロア・ド・ロンム結社のできたのは、右の紙片が拾われた時よりも後のことであるらしい。おそらく右のものはその草案にすぎなかったろう。
そのうちに、噂うわさや言葉に次いで、また文書の証拠に次いで、こんどは具体的な事実が現われ始めた。
ポパンクール街のある古物商の店で、戸棚の引き出しから、皆同じように縦に四つに折られた七枚の灰色の紙が出てきた。その下には、やはり同じ灰色の紙で弾薬莢だんやくきょうの形に折られた二十六の箱と、一枚の紙札とが隠されていた。紙札の上には次のことが書いてあった。

硝石しょうせき……十二オンス
硫黄いおう……二オンス
木炭……二オンス半
水……二オンス

物件差し押さえの調書によれば、その引き出しには強い火薬のにおいがしていた由である。
ひとりの泥工が、一日の仕事を終えて家に帰る時、オーステルリッツ橋のそばのベンチの上に小さな包みを置き忘れていった。その包みは衛舎に持ってゆかれた。開いてみると中には、ラオーティエールと署名した二つの対話の印刷物と、労働者よ団結せよという題の小唄こうたと、弾薬のいっぱいつまってるブリキ罐かんとがあった。
ひとりの労働者が仲間のひとりと酒を飲んでいたが、こんなにほてると言って身体にさわらした。すると仲間は、彼の上衣の下にピストルがあるのを手先に感じた。
ペール・ラシューズ墓地とトローヌ市門との間の大通りの溝みぞの中に、ごく寂しい所で遊んでいた子供らが、木片や塵芥じんかいのうずたかい下に一つの袋を見いだした。中には種々なものがはいっていた、弾丸の鋳型、弾薬莢だんやくきょうを作るに用いる木製の軸、狩猟用の火薬の粒がはいってる鉢はち、内部には明らかに鉛をとかした跡が残ってる小さな坩堝るつぼ。
ある日朝の五時に、警官らは不意にパルドンという男の家へ踏み込んだことがある。この男は後に、一八三四年四月の暴動の折り、バリカード・メリー区隊のうちにはいって戦死した者である。その朝警官らがふみ込むと、ちょうど彼は寝床のそばにつっ立って、製造中の弾薬莢を手に持ってるところだった。
労働者らが休息する時分に、ピクピュス市門とシャラントン市門との間の、入り口にシアム遊びができてるある居酒屋の近くの、両側に壁のある狭い路地で、ふたりの労働者が落ち合うのが見られた。ひとりは上衣の下からピストルを取り出して相手に渡した。それを渡す時彼は、胸の湯気が伝わって火薬が少し湿気を帯びてることに気づいた。彼はピストルに雷管をつけ、火口の中につまってた火薬をなお少し多くした。それからふたりの男は別れた。

 

 

 

 

Un nommé Gallais, tué plus tard rue Beaubourg dans l'affaire d'avril, se vantait d'avoir chez lui sept cents cartouches et vingt-quatre pierres à fusil.

Le gouvernement reçut un jour l'avis qu'il venait d'être distribué des armes au faubourg et deux cent mille cartouches. La semaine d'après trente mille cartouches furent distribuées. Chose remarquable, la police n'en put saisir aucune. Une lettre interceptée portait:—«Le jour n'est pas loin où en quatre heures d'horloge quatre-vingt mille patriotes seront sous les armes.»

Toute cette fermentation était publique, on pourrait presque dire tranquille. L'insurrection imminente apprêtait son orage avec calme en face du gouvernement. Aucune singularité ne manquait à cette crise encore souterraine, mais déjà perceptible. Les bourgeois parlaient paisiblement aux ouvriers de ce qui se préparait. On disait: Comment va l'émeute? du ton dont on eût dit: Comment va votre femme?

Un marchand de meubles, rue Moreau, demandait:—Eh bien, quand attaquez-vous?

Un autre boutiquier disait:

—On attaquera bientôt? je le sais. Il y a un mois vous étiez quinze mille, maintenant vous êtes vingt-cinq mille.—Il offrait son fusil, et un voisin offrait un petit pistolet qu'il voulait vendre sept francs.

Du reste, la fièvre révolutionnaire gagnait. Aucun point de Paris ni de la France n'en était exempt. L'artère battait partout. Comme ces membranes qui naissent de certaines inflammations et se forment dans le corps humain, le réseau des sociétés secrètes commençait à s'étendre sur le pays. De l'association des Amis du peuple, publique et secrète tout à la fois, naissait la société des Droits de l'Homme, qui datait ainsi un de ses ordres du jour: Pluviôse, an 40 de l'ère républicaine, qui devait survivre même à des arrêts de cour d'assises prononçant sa dissolution, et qui n'hésitait pas à donner à ses sections des noms significatifs tels que ceux-ci:

Des piques.
Tocsin.
Canon d'alarme.
Bonnet phrygien.
21 janvier.
Des Gueux.
Des Truands.
Marche en avant.
Robespierre.
Niveau.
Ça ira.

La société des Droits de l'Homme engendrait la société d'Action. C'étaient les impatients qui se détachaient et couraient devant. D'autres associations cherchaient à se recruter dans les grandes sociétés mères. Les sectionnaires se plaignaient d'être tiraillés. Ainsi la société Gauloise et le Comité organisateur des municipalités. Ainsi les associations pour la liberté de la presse, pour la liberté individuelle, pour l'instruction du peuple, contre les impôts indirects. Puis la société des Ouvriers égalitaires, qui se divisait en trois fractions, les égalitaires, les communistes, les réformistes. Puis l'Armée des Bastilles, une espèce de cohorte organisée militairement, quatre hommes commandés par un caporal, dix par un sergent, vingt par un sous-lieutenant, quarante par un lieutenant; il n'y avait jamais plus de cinq hommes qui se connussent. Création où la précaution est combinée avec l'audace et qui semble empreinte du génie de Venise. Le comité central, qui était la tête, avait deux bras, la société d'Action et l'Armée des Bastilles. Une association légitimiste, les Chevaliers de la Fidélité, remuait parmi ces affiliations républicaines. Elle y était dénoncée et répudiée.

Les sociétés parisiennes se ramifiaient dans les principales villes. Lyon, Nantes, Lille et Marseille avaient leur société des Droits de l'Homme, la Charbonnière, les Hommes libres. Aix avait une société révolutionnaire qu'on appelait la Cougourde. Nous avons déjà prononcé ce mot.

À Paris, le faubourg Saint-Marceau n'était guère moins bourdonnant que le faubourg Saint-Antoine, et les écoles pas moins émues que les faubourgs. Un café de la rue Saint-Hyacinthe et l'estaminet des Sept-Billards, rue des Mathurins-Saint-Jacques, servaient de lieux de ralliement aux étudiants. La société des Amis de l'A B C, affiliée aux mutuellistes d'Angers et à la Cougourde d'Aix, se réunissait, on l'a vu, au café Musain. Ces mêmes jeunes gens se retrouvaient aussi, nous l'avons dit, dans un restaurant cabaret près de la rue Mondétour qu'on appelait Corinthe. Ces réunions étaient secrètes. D'autres étaient aussi publiques que possible, et l'on peut juger de ces hardiesses par ce fragment d'un interrogatoire subi dans un des procès ultérieurs:—Où se tint cette réunion?—Rue de la Paix.—Chez qui?—Dans la rue.—Quelles sections étaient là?—Une seule.—Laquelle?—La section Manuel.—Qui était le chef?—Moi.—Vous êtes trop jeune pour avoir pris tout seul ce grave parti d'attaquer le gouvernement. D'où vous venaient vos instructions?—Du comité central.

L'armée était minée en même temps que la population, comme le prouvèrent plus tard les mouvements de Belfort, de Lunéville et d'Épinal. On comptait sur le cinquante-deuxième régiment, sur le cinquième, sur le huitième, sur le trente-septième, et sur le vingtième léger. En Bourgogne, et dans les villes du midi on plantait l'arbre de la Liberté, c'est-à-dire un mât surmonté d'un bonnet rouge.

Telle était la situation.

Cette situation, le faubourg Saint-Antoine, plus que tout autre groupe de population, comme nous l'avons dit en commençant, la rendait sensible et l'accentuait. C'est là qu'était le point de côté.

Ce vieux faubourg, peuplé comme une fourmilière, laborieux, courageux et colère comme une ruche, frémissait dans l'attente et dans le désir d'une commotion. Tout s'y agitait sans que le travail fût pour cela interrompu. Rien ne saurait donner l'idée de cette physionomie vive et sombre. Il y a dans ce faubourg de poignantes détresses cachées sous le toit des mansardes; il y a là aussi des intelligences ardentes et rares. C'est surtout en fait de détresse et d'intelligence qu'il est dangereux que les extrêmes se touchent.

Le faubourg Saint-Antoine avait encore d'autres causes de tressaillement; car il reçoit le contre-coup des crises commerciales, des faillites, des grèves, des chômages, inhérents aux grands ébranlements politiques. En temps de révolution la misère est à la fois cause et effet. Le coup qu'elle frappe lui revient. Cette population, pleine de vertu fière, capable au plus haut point de calorique latent, toujours prête aux prises d'armes, prompte aux explosions, irritée, profonde, minée, semblait n'attendre que la chute d'une flammèche. Toutes les fois que de certaines étincelles flottent sur l'horizon, chassées par le vent des événements, on ne peut s'empêcher de songer au faubourg Saint-Antoine et au redoutable hasard qui a placé aux portes de Paris cette poudrière de souffrances et d'idées.

Les cabarets du faubourg Antoine, qui se sont plus d'une fois dessinés dans l'esquisse qu'on vient de lire, ont une notoriété historique. En temps de troubles on s'y enivre de paroles plus que de vin. Une sorte d'esprit prophétique et un effluve d'avenir y circule, enflant les cœurs et grandissant les âmes. Les cabarets du faubourg Antoine ressemblent à ces tavernes du Mont Aventin bâties sur l'antre de la sibylle et communiquant avec les profonds souffles sacrés; tavernes dont les tables étaient presque des trépieds, et où l'on buvait ce qu'Ennius appelle le vin sibyllin.

Le faubourg Saint-Antoine est un réservoir de peuple. L'ébranlement révolutionnaire y fait des fissures par où coule la souveraineté populaire. Cette souveraineté peut mal faire, elle se trompe comme toute autre; mais, même fourvoyée, elle reste grande. On peut dire d'elle comme du cyclope aveugle, Ingens.

En 93, selon que l'idée qui flottait était bonne ou mauvaise, selon que c'était le jour du fanatisme ou de l'enthousiasme, il partait du faubourg Saint-Antoine tantôt des légions sauvages, tantôt des bandes héroïques.

Sauvages. Expliquons-nous sur ce mot. Ces hommes hérissés qui, dans les jours génésiaques du chaos révolutionnaire, déguenillés, hurlants, farouches, le casse-tête levé, la pique haute, se ruaient sur le vieux Paris bouleversé, que voulaient-ils? Ils voulaient la fin des oppressions, la fin des tyrannies, la fin du glaive, le travail pour l'homme, l'instruction pour l'enfant, la douceur sociale pour la femme, la liberté, l'égalité, la fraternité, le pain pour tous, l'idée pour tous, l'édénisation du monde, le progrès; et cette chose sainte, bonne et douce, le progrès, poussés à bout, hors d'eux-mêmes, ils la réclamaient terribles, demi-nus, la massue au poing, le rugissement à la bouche. C'étaient les sauvages, oui; mais les sauvages de la civilisation.

Ils proclamaient avec furie le droit; ils voulaient, fût-ce par le tremblement et l'épouvante, forcer le genre humain au paradis. Ils semblaient des barbares et ils étaient des sauveurs. Ils réclamaient la lumière avec le masque de la nuit.

En regard de ces hommes, farouches, nous en convenons, et effrayants, mais farouches et effrayants pour le bien, il y a d'autres hommes, souriants, brodés, dorés, enrubannés, constellés, en bas de soie, en plumes blanches, en gants jaunes, en souliers vernis, qui, accoudés à une table de velours au coin d'une cheminée de marbre, insistent doucement pour le maintien et la conservation du passé, du Moyen-Âge, du droit divin, du fanatisme, de l'ignorance, de l'esclavage, de la peine de mort, de la guerre, glorifiant à demi-voix et avec politesse le sabre, le bûcher et l'échafaud. Quant à nous, si nous étions forcé à l'option entre les barbares de la civilisation et les civilisés de la barbarie, nous choisirions les barbares.

Mais, grâce au ciel, un autre choix est possible. Aucune chute à pic n'est nécessaire, pas plus en avant qu'en arrière. Ni despotisme, ni terrorisme. Nous voulons le progrès en pente douce.

Dieu y pourvoit. L'adoucissement des pentes, c'est là toute la politique de Dieu.

 

後に四月の暴動中ボーブール街で殺された男であるが、ガレーという労働者は、家に弾薬を七百と小銃の弾石を二十四持ってると言って自慢していた。
政府はある日、その郭外において武器と二十万の弾薬とが配布されたという情報を受けた。その次の週にはまた三万の弾薬が配布された。驚くべきことには、警察はその一つをも差し押さえることができなかった。横取りした手紙にはこうあった。――「四時間以内に八万の愛国者が武装し得るの日も遠くないであろう。」
すべてかかる発酵は公然のことで、またほとんど静穏とさえも言えるほどだった。さし迫ってる暴動は、政府の面前で静かにその嵐を準備しつつあった。まだ地下のものではあったが既に見えそめてるその危機は、まったく独特な姿をそなえていた。中流民らは平然として、準備されてる事柄を労働者らに尋ねていた。あたかも「君のお上さんはどうだね」とでもいうような調子で、「暴動はどうだね?」と口に上のぼしていた。
モロー街の一道具屋は尋ねた、「ところで、いつ攻撃するのかね?」
またある商人は言った。
「間もなく攻撃が始まるんだね。わしは知ってるよ。一カ月前にはお前さんたちは一万五千人だったが、今ではもう二万五千人になってるじゃないか。」――そして彼は自分の銃を提供した。するとその隣の者は、七フランなら売ろうとしていた小さなピストルを一つ提供した。
その上、革命の熱がひろがっていた。パリーの一地点として、またフランスの一地点として、その熱を免れてる所はなかった。動脈は至る所に高く鼓動していた。ある種の※(「火+欣」、第3水準1-87-48)衝きんしょうから起こって人体のうちにできてくるあの皮膜のように、各種の秘密結社の網の目は全土にひろがり始めていた。公然でまた同時に秘密のものであった民衆の友の結社から、ドロア・ド・ロンム結社が生まれた。この結社の日程録の一つにはこういう日付があった、共和暦四十年雨月。そしてそれは高等法院の解散命令布告の後までも存続したらしい。またこの結社では躊躇ちゅうちょするところなく、次のような意味深い名称をその各区隊につけていた。

デ・ピク(槍)
トクサン(半鐘)
カノン・ダラルム(警砲)
ボンネ・フリジヤン(赤帽)
一月二十一日(一七九三年国王ルイ十六世死刑執行の日)
デ・グー(乞食)
デ・トリュアン(無籍者)
マルシュ・アン・ナヴァン(前進)
ロベスピエール
ニヴォー(水準)
サ・イラ(革命歌の一種)

ドロア・ド・ロンム結社はアクシオン結社(行動結社)を産んだ。それは分離して前方へ駆け出した血気の者らであった。またその他にも、母体たる大結社から離れて団結しようとしてる者らがあった。
区隊の者らは方々から引っ張られることに苦情を言っていた。かくしてできたものには、ゴール結社、市制編成委員会、または、出版の自由のための団結、個人の自由のための団結、民衆の教育のための団結、間接税反対の団結。次に平等労働者らの結社、そしてこれは三つの部分に分かれた、平等派、共産派、革命派。次にバスティーユ軍、これは軍隊式に組織された一種の隊であって、その上等兵は四人を率い、軍曹は十人を、少尉は二十人を、中尉は四十人を率いていたが、しかしその中で互いに五人以上の知り合いを持ってるような者はいなかった。まったく用心と大胆とをあわせ用いた組織で、ヴェニス人の才能を思わせるものだった。最上に位する中央の委員会は二つの強腕をそなえていた、すなわちアクシオン結社とバスティーユ軍とを。正統派の一団結たる忠誠騎士団は、それら共和派の結合の間に立って動揺し、彼らから摘発され絶縁されていた。
パリーの各結社は、国内の重な都市に枝を伸ばしていった。リオン、ナント、リール、マルセイユ、などにもそれぞれ、ドロア・ド・ロンム結社や、カルボナリ派や、自由人派などがいた。エークスにも一つの革命的結社があって、普通にクーグールドと呼ばれていた。われわれはこの言葉を前に一度言っておいたことがある。
パリーにおいては、サン・マルソー郭外もほとんどサン・タントアーヌ郭外に劣らず沸き立っていた、そして各学校もまたそれらの郭外に劣らず動揺していた。サン・ティアサント街の一珈琲コーヒー店とマテュラン・サン・ジャック街のセー・ビヤール喫煙所とは、学生らの集合所となっていた。アンジェーの相互派とエークスのクーグールドとに連絡のあるABCの友の結社は、前に述べたとおりミューザン珈琲店に集合していた。またそれらの青年は、これも前に言っておいたとおり、モンデトゥール街に近いコラントと呼ばるる料理屋兼居酒屋にも集まっていた。それらの集合は秘密にされていた。しかしその他にはできるだけ公然となされてる集合もあって、その大胆さを知らんとするならば、後日開かれた一裁判中になされた尋問の一部を見てもわかるであろう。その会合はどこでなされたか。――ペー街です。――だれの家でか。――往来でです。――そこには何個区隊いたか。――一個区隊です。――何という区隊か。――マニュエル区隊です。――首領はだれだったか。――私です。――まだ若いところを見るとお前は、政府を攻撃しようなどという大胆な決心をただひとりでやったのではあるまい。どこから命令を受けたか。――中央委員会からです。
軍隊もまた人民と同時に掘り返された。その後、ベルフォールやリュネヴィルやエピナルなどの動乱がそれを証拠立てた。当てにされていたのは、第五十二、第五、第八、第三十七の連隊と、第二十軽騎兵連隊とだった。ブールゴーニュや南部諸州の各都市では、自由の木が立てられた、すなわち、赤色の帽子をかぶせた長い棒が。
情況は右のとおりであった。
かかる情況を、すべて民衆の他の集合地よりもすぐれてサン・タントアーヌ郭外が、本章の初めに述べたとおり、いっそう顕著ならしめ、いっそう強調さしていた。そこが急所だったのである。
蟻ありの巣のように人がたかっており、蜜蜂みつばちの巣のように勤勉で勇敢でたけり立っているその古い郭外は、動乱の期待と希望とのうちに震えていた。労働は以前のとおり続けられながらもすべてが動揺していた。そのはつらつとしたしかも陰鬱いんうつなる相貌そうぼうを伝えることはとうていできない。そこには、屋根裏に隠されてる痛ましい困窮があるとともに、また熱烈なるまれなる知力がある。両極端相接するの危険は、ことに困窮と知力との両極端をもってする時に大である。
サン・タントアーヌ郭外は、人を慄然りつぜんたらしむるなおほかの理由を持っていた。すなわちその郭外は、商業上の危機、破産、同盟罷工、休業など、すべて政治上の大動揺に伴って起こる諸現象の反動を受けている。革命の時には、貧困は同時に原因であり結果である。革命が与える打撃はまた自身の上にも返ってくる。ほこらかな徳操に満ち、潜熱の最高度まで上りつめ、常に武器を執らんと待ち構え、直ちに爆発せんとし、いら立ち、掘り返されてる、深刻なるその民衆は、もはやただ一つの火粉が落ちて来るのを待ってるばかりのようであった。事変の風雲に追わるる火花が地平にひらめくたびごとに、人はサン・タントアーヌ郭外を思わざるを得なかった。そして苦難と思想とのその火薬庫をパリーの市門の所に置いた恐るべき偶然を、思わざるを得なかった。
読者が既に見てきたスケッチのうちに一度ならず描かれてるこのアントアーヌ郭外の居酒屋は、歴史的の著名さを持っている。騒乱の折には、人はそこでは酒よりもむしろ多く言葉に酔う。一種の予言的精神が、未来の空気が、そこに通っていて、人の心をふくらし人の魂を大きくする。サン・タントアーヌ郭外の居酒屋は、ローマのアヴェンチナ丘の酒屋にも似ている。それらの酒屋は、魔法使いの女の洞窟どうくつの上に建てられ、深い聖きよい息吹いぶきと感応し、そのテーブルはほとんど神前の三脚台とも称すべく、エンニウスが魔女の酒と呼んだところのものを人々はそこで飲んでいたのである。
サン・タントアーヌ郭外は民衆の貯水池である。革命の動揺はそれに割れ目をこしらえ、そこから民衆の大権が流れ出す。この大権は害悪をなすこともある。他のものと同じく誤ることもある。しかしたとい誤ろうとも常に偉大である。この大権は盲目の巨人インゼンスのごときものであるとも言える。
九三年(一七―)には、波及せる観念が悪きものであったかもしくは善よきものであったかに従って、狂信の日であったかもしくは熱誠の日であったかに従って、サン・タントアーヌ郭外からは、あるいは野蛮なる集団が現われあるいは勇壮なる徒党が現われた。
野蛮、この語について少しく弁明したい。革命の渾沌こんとんたる開闢かいびゃくの時において、ぼろをまとい、怒号し、荒れ回り、玄翁げんのうをふり上げ、鶴嘴つるはしをふりかざし、狼狽ろうばいせる旧パリーに飛びかかって毛髪を逆立てたそれらの者は、およそ何を欲していたのであるか? 圧制の終滅、暴政の終滅、専横の終滅、男子には仕事、子供には教育、婦人には社会の温情、自由、平等、友愛、万人のためにパン、万人のために思想、世界の楽園化、進歩、それを彼らは欲していたのである。そしてその聖なる善なるなつかしいもの、進歩を、彼らは我を忘れて極端まで駆られ、恐ろしき姿をし、半ば裸体で、手に棍棒こんぼうをつかみ、口からは咆吼ほうこうの声をほとばしらして、要求していたのである。それはまさしく野蛮人だった、しかし文明の野蛮人だったのである。
彼らは憤激して正義を宣言した。彼らは、たとい戦慄せんりつと恐怖とをもってしてであろうとも、人類をしいて楽園のうちに押し入れることを欲した。彼らは蛮夷ばんいであるかのようだったが、実は救済人であった。彼らは暗夜の仮面をつけて光明を要求していた。
もちろん荒々しく、かつ恐ろしきそれらの男、しかも善のために荒々しくまた恐ろしきそれらの男、それに対立して他の男らがいる。彼らはほほえんでおり、刺繍ししゅうの衣をまとい、金銀を光らし、リボンで飾り立て、宝石を鏤ちりばめ、絹の靴足袋くつたびをはき、白い鳥の羽をつけ、黄色い手袋をはめ、漆塗りの靴をうがち、大理石の暖炉のすみでビロードのテーブルに肱ひじをつき、過去の、中世の、いわゆる神聖なる権利の、盲信の、無知の、奴隷制どれいせいの、死刑の、戦争の、維持と保存とを静かに主張し、サーベルと火刑場と絞首台とを、低声にまた丁寧に誉めたたえている。しかし吾人をして言わすれば、それらの文明の野蛮人と野蛮の文明人とのいずれかを強いて選ばせらるるならば、吾人は野蛮人の方を取るであろう。
しかしながら、天はほむべきかな、も一つの選択が可能である。前に進むにも後に退くにも、何ら急転直下の要はない。専制政の要もなく、恐怖政の要もない。吾人は穏やかなる斜面における進歩を欲するのである。
神はその準備をする。傾斜の緩和、そこにこそ神の全政策がある。

 

 

Chapitre VI Enjolras et ses lieutenants

 

À peu près vers cette époque, Enjolras, en vue de l'événement possible, fit une sorte de recensement mystérieux.

Tous étaient en conciliabule au café Musain.

Enjolras dit, en mêlant à ses paroles quelques métaphores demi-énigmatiques, mais significatives:

—Il convient de savoir où l'on en est et sur qui l'on peut compter. Si l'on veut des combattants, il faut en faire. Avoir de quoi frapper. Cela ne peut nuire. Ceux qui passent ont toujours plus de chance d'attraper des coups de corne quand il y a des bœufs sur la route que lorsqu'il n'y en a pas. Donc comptons un peu le troupeau. Combien sommes-nous? Il ne s'agit pas de remettre ce travail-là à demain. Les révolutionnaires doivent toujours être pressés; le progrès n'a pas de temps à perdre. Défions-nous de l'inattendu. Ne nous laissons pas prendre au dépourvu. Il s'agit de repasser sur toutes les coutures que nous avons faites et de voir si elles tiennent. Cette affaire doit être coulée à fond aujourd'hui. Courfeyrac, tu verras les polytechniciens. C'est leur jour de sortie. Aujourd'hui mercredi. Feuilly, n'est-ce pas? vous verrez ceux de la Glacière. Combeferre m'a promis d'aller à Picpus. Il y a là tout un fourmillement excellent. Bahorel visitera l'Estrapade. Prouvaire, les maçons s'attiédissent; tu nous rapporteras des nouvelles de la loge de la rue de Grenelle-Saint-Honoré. Joly ira à la clinique de Dupuytren et tâtera le pouls à l'école de médecine. Bossuet fera un petit tour au palais et causera avec les stagiaires. Moi, je me charge de la Cougourde.

—Voilà tout réglé, dit Courfeyrac.

—Non.

—Qu'y a-t-il donc encore?

—Une chose très importante.

—Qu'est-ce? demanda Combeferre.

—La barrière du Maine, répondit Enjolras.

Enjolras resta un moment comme absorbé dans ses réflexions, puis reprit:

—Barrière du Maine il y a des marbriers, des peintres, les praticiens des ateliers de sculpture. C'est une famille enthousiaste, mais sujette à refroidissement. Je ne sais pas ce qu'ils ont depuis quelque temps. Ils pensent à autre chose. Ils s'éteignent. Ils passent leur temps à jouer aux dominos. Il serait urgent d'aller leur parler un peu et ferme. C'est chez Richefeu qu'ils se réunissent. On les y trouverait entre midi et une heure. Il faudrait souffler sur ces cendres-là. J'avais compté pour cela sur ce distrait de Marius, qui en somme est bon, mais il ne vient plus. Il me faudrait quelqu'un pour la barrière du Maine. Je n'ai plus personne.

—Et moi, dit Grantaire, je suis là.

—Toi?

—Moi.

—Toi, endoctriner des républicains! toi, réchauffer, au nom des principes, des cœurs refroidis!

—Pourquoi pas?

—Est-ce que tu peux être bon à quelque chose?

—Mais j'en ai la vague ambition, dit Grantaire.

—Tu ne crois à rien.

—Je crois à toi.

—Grantaire, veux-tu me rendre un service?

—Tous. Cirer tes bottes.

—Eh bien, ne te mêle pas de nos affaires. Cuve ton absinthe.

—Tu es un ingrat, Enjolras.

—Tu serais homme à aller barrière du Maine! tu en serais capable!

—Je suis capable de descendre rue des Grès, de traverser la place Saint-Michel, d'obliquer par la rue Monsieur-le-Prince, de prendre la rue de Vaugirard, de dépasser les Carmes, de tourner rue d'Assas, d'arriver rue du Cherche-Midi, de laisser derrière moi le Conseil de guerre, d'arpenter la rue des Vieilles-Tuileries, d'enjamber le boulevard, de suivre la chaussée du Maine, de franchir la barrière, et d'entrer chez Richefeu. Je suis capable de cela. Mes souliers en sont capables.

—Connais-tu un peu ces camarades-là de chez Richefeu?

—Pas beaucoup. Nous nous tutoyons seulement.

—Qu'est-ce que tu leur diras?

—Je leur parlerai de Robespierre, pardi. De Danton. Des principes.

—Toi!

—Moi. Mais on ne me rend pas justice. Quand je m'y mets, je suis terrible. J'ai lu Prud'homme, je connais le Contrat social, je sais par cœur ma constitution de l'an Deux.»La liberté du citoyen finit où la liberté d'un autre citoyen commence.» Est-ce que tu me prends pour une brute? J'ai un vieil assignat dans mon tiroir. Les droits de l'Homme, la souveraineté du peuple, sapristi! Je suis même un peu hébertiste. Je puis rabâcher, pendant six heures d'horloge, montre en main, des choses superbes.

—Sois sérieux, dit Enjolras.

—Je suis farouche, répondit Grantaire.

Enjolras pensa quelques secondes, et fit le geste d'un homme qui prend son parti.

—Grantaire, dit-il gravement, je consens à t'essayer. Tu iras barrière du Maine.

Grantaire logeait dans un garni tout voisin du café Musain. Il sortit, et revint cinq minutes après. Il était allé chez lui mettre un gilet à la Robespierre.

—Rouge, dit-il en entrant, et en regardant fixement Enjolras.

Puis, d'un plat de main énergique, il appuya sur sa poitrine les deux pointes écarlates du gilet.

Et, s'approchant d'Enjolras, il lui dit à l'oreille:

—Sois tranquille.

Il enfonça son chapeau résolument et partit.

Un quart d'heure après, l'arrière-salle du café Musain était déserte. Tous les amis de l'A B C étaient allés, chacun de leur côté, à leur besogne. Enjolras, qui s'était réservé la Cougourde, sortit le dernier.

Ceux de la Cougourde d'Aix qui étaient à Paris se réunissaient alors plaine d'Issy, dans une des carrières abandonnées si nombreuses de ce côté de Paris.

Enjolras, tout en cheminant vers ce lieu de rendez-vous, passait en lui-même la revue de la situation. La gravité des événements était visible. Quand les faits, prodromes d'une espèce de maladie sociale latente, se meuvent lourdement, la moindre complication les arrête et les enchevêtre. Phénomène d'où sortent les écroulements et les renaissances. Enjolras entrevoyait un soulèvement lumineux sous les pans ténébreux de l'avenir. Qui sait? le moment approchait peut-être. Le peuple ressaisissant le droit, quel beau spectacle! la révolution reprenant majestueusement possession de la France, et disant au monde: La suite à demain! Enjolras était content. La fournaise chauffait. Il avait, dans ce même instant-là, une traînée de poudre d'amis éparse sur Paris. Il composait, dans sa pensée, avec l'éloquence philosophique et pénétrante de Combeferre, l'enthousiasme cosmopolite de Feuilly, la verve de Courfeyrac, le rire de Bahorel, la mélancolie de Jean Prouvaire, la science de Joly, les sarcasmes de Bossuet, une sorte de pétillement électrique prenant feu à la fois un peu partout. Tous à l'œuvre. À coup sûr le résultat répondrait à l'effort. C'était bien. Ceci le fit penser à Grantaire.—Tiens, se dit-il, la barrière du Maine me détourne à peine de mon chemin. Si je poussais jusque chez Richefeu? Voyons un peu ce que fait Grantaire, et où il en est.

Une heure sonnait au clocher de Vaugirard quand Enjolras arriva à la tabagie Richefeu. Il poussa la porte, entra, croisa les bras, laissant retomber la porte qui vint lui heurter les épaules, et regarda dans la salle pleine de tables, d'hommes et de fumée.

Une voix éclatait dans cette brume, vivement coupée par une autre voix. C'était Grantaire dialoguant avec un adversaire qu'il avait.

Grantaire était assis vis-à-vis d'une autre figure, à une table de marbre Sainte-Anne semée de grains de son et constellée de dominos, il frappait ce marbre du poing, et voici ce qu'Enjolras entendit:

—Double-six.

—Du quatre.

—Le porc! je n'en ai plus.

—Tu es mort. Du deux.

—Du six.

—Du trois.

—De l'as.

—À moi la pose.

—Quatre points.

—Péniblement.

—À toi.

—J'ai fait une faute énorme.

—Tu vas bien.

—Quinze.

—Sept de plus.

—Cela me fait vingt-deux. (Rêvant.) Vingt-deux!

—Tu ne t'attendais pas au double-six. Si je l'avais mis au commencement, cela changeait tout le jeu.

—Du deux même.

—De l'as.

—De l'as! Eh bien, du cinq.

—Je n'en ai pas.

—C'est toi qui as posé, je crois?

—Oui.

—Du blanc.

—A-t-il de la chance! Ah! tu as une chance! (Longue rêverie.) Du deux.

—De l'as.

—Ni cinq, ni as. C'est embêtant pour toi.

—Domino.

—Nom d'un caniche!

ほとんどその頃のことであった。アンジョーラは事変が起こるかも知れないのを見て取って、一種の秘密調査を行なった。
全員がミューザン珈琲コーヒー店の評議に出席していた。
アンジョーラは半ば謎なぞのようなしかも意味深い比喩ひゆを多少交じえながら、次のようなことを言った。
「自分たちはいかなる所にあるか、またいかなる人を信頼し得るか、今やそれを知っておくべきである。戦士を得んと欲せば、まず戦士を作らなければならない。打つだけの力を持つことは、別に害にはならない。道を行く者にとっては、途上に牛がいない時よりもいる時の方が、角つのの打撃を被る機会が常に多い。それで少し牛の数を数えてみようではないか。わが党は幾人であるのか? この仕事は明日へ延ばすべきものではない。革命者は常に道を急がなければならない、進歩はむだに費やすべき時間を持たない。意外のことにも驚かないようにしようではないか。不意を襲われないようにしようではないか。われわれが結んだ網目をすべて調べ、丈夫であるかどうかを見るべきである。それを今日よく調査しておかなければならない。クールフェーラック、君は工芸大学生を調べてくれたまえ。ちょうど彼らの外出日だ、今日は水曜だからね。フイイー、君はグラシエールの者らを調べてくれないか。コンブフェールはピクピュスへ行くと約束したね。あそこにはすてきにたくさん集まっている。バオレルはエストラバードを見回ってくれたまえ。プルーヴェール、石工らは熱がさめかかってるようだから、グルネル・サン・トノレ街の仲間の様子を見てくれたまえ。ジョリーはデュプュイトランの病院へ行って、医学校の者らの脈を診みてきてくれたまえ。ボシュエは裁判所を一回りして、見習い弁護士らに言葉をかけてきてくれたまえ。僕はクーグールドの方を引き受けよう。」
「それですっかり済んだ。」とクールフェーラックは言った。
「いや。」
「ではまだ残ってることがあるのか。」
「ごく大事なことが一つ。」
「それは何だ。」とコンブフェールが尋ねた。
「メーヌ市門だ。」とアンジョーラは答えた。
アンジョーラはちょっと考えに沈んでるようだったが、それから言った。
「メーヌ市門には、大理石工や画家や彫刻家の助手などがいる。みな熱烈な連中だがすぐにさめやすい。僕は彼らの最近の様子がどうも腑ふに落ちない。何か考えを別の方に向けてるらしい。熱が消えかかってるらしい。いつもドミノ遊びばかりをやって時間をつぶしてる。確乎かっこたる言葉を少し聞かしてやりに行くのが急務だ。彼らが集まるのはリシュフーの家だ。十二時から一時までの間は皆そこにいる。その灰を吹き熾おこしてやらなければいけない。僕はそれをあのマリユスの夢想家にやらせるつもりだった。彼は結局役に立つ男だ。しかしもうやってこない。だれかメーヌ市門へ行くべき者がいるんだが、もうひとりも残っていない。」
「僕がいる、僕が残ってる。」とグランテールが言った。
「君が?」
「僕がだ。」
「君が共和派の者らを教育するって! 君が主義の名において冷えた魂をまた熱せさせるつもりか!」
「どうしていけないんだ。」
「君がいったい何かの役に立つことができるのか。」
「なに僕にも少しは野心があるさ。」とグランテールは言った。
「君は何の信念も持たないじゃないか。」
「君を信仰してるよ。」
「グランテール、君は僕の用をしてくれるか。」
「何でもやる。靴をみがいてもいい。」
「よろしい、それじゃ僕らの仕事に口を出さないでくれ。少し眠ってアブサントの酔いでもさますがいい。」
「君は失敬だ、アンジョーラ。」
「君がメーヌ市門へ行けるかね。君にそれができるかね。」
「できるとも、グレー街をたどって行って、サン・ミシェル広場を通り、ムシュー・ル・プランス街へ斜めにはいり、ヴォージラール街を進み、カルムを通りすぎ、アサス街に曲がり込み、シェルシュ・ミディ街まで行き、参謀本部をあとにし、ヴィエイユ・チュイルリー街をたどり、大通りを横切り、メーヌの大道についてゆき、市門を越え、そしてリシュフーの家へはいるんだ。僕にもそれぐらいのことはできる。僕の靴くつはそれをりっぱにやってのけるよ。」
「君はリシュフーの家に来る連中を少しは知ってるか。」
「大してよくは知らない。ただ君僕と言いかわしてるだけだ。」
「どんなことをいったい彼らに言うつもりだ。」
「なあに、ロベスピエールのことを言ってやる。ダントンのことを。それから主義のことを。」
「君が!」
「そうだ。だがどうしてそう僕を不当に取り扱うんだ。僕だってその場合になったらすてきなもんだぜ。僕はプリュドンムも読んだ、民約論(ルーソーの)も知ってる、共和二年の憲法も諳そらんじてる。『人民の自由は他の人民の自由が始まる所に終わる』だ。君は僕を愚図だとするのか。僕は革命時代の古い紙幣も一枚引き出しにしまってる。人間の権利、民衆の大権、そうだ。僕は多少エベール派でさえある。僕はすばらしいことをたっぷり六時間も立て続けにしゃべることができるんだ。」
「冗談じゃないぞ。」とアンジョーラは言った。
「僕は素地きじのままだ。」とグランテールは答えた。
アンジョーラはしばらく考えていたが、やがて心をきめたらしい身振りをした。
「グランテール、」と彼はおごそかに言った、「僕は君を試してみよう。メーヌ市門へ行ってくれ。」
グランテールはミューザン珈琲コーヒー店のすぐとなりに部屋へやを借りていた。彼は出て行ったが、五、六分とたたないうちにもどってきた。家に行ってロベスピエール式のチョッキを着てきたのである。
「赤だ。」と彼ははいってきながらアンジョーラの顔をじっと見て言った。
それから強く手のひらで、チョッキのまっかな両の胸をなでつけた。
そしてアンジョーラに近寄って耳にささやいた。
「安心したまえ。」
彼は決然と帽子を目深に引き下げて、出かけて行った。
十五分ほど後には、ミューザン珈琲店の奥室にはもうだれもいなかった。ABCの友はすべて、各自の方面へ自分の仕事をしに出かけて行った。クーグールド結社の方を自ら受け持ったアンジョーラが最後に出て行った。
パリーにいるエークスのクーグールド派の者らは当時、イッシーの野原の、そこいらにたくさんある廃すたれたる石坑の一つの中で集合を催していた。
アンジョーラはその集合所の方へ歩を運びながら、心のうちで情況を一々考えてみた。事局の重大さは明らかに見えていた。社会のうちに潜伏している一種の病気の前駆症状たる事実が、重々しく動いてる時には、わずかな併発症でもそれを停止さして紛糾させることがある。崩壊と再生とが生じてくる現象である。アンジョーラは未来の暗黒な襞ひだの下に光明が立ち上りかけてるのを瞥見べっけんした。おそらくは時期が到来せんとしているのであろう。再び権利を握って立つ民衆、何という美観であろう。革命は再び堂々と全フランスを提げて立ち、世界に向かって「明日を見よ!」と叫ぶのだ。アンジョーラは満足であった。炉は既に熱せられていた。現在その瞬間にも彼は、パリーにひろがっている盟友らの一連の導火線を持っていた。コンブフェールの哲学的な鋭い雄弁、フイイーの世界主義的熱情、クールフェーラックの奇想、バオレルの笑い、ジャン・プルーヴェールの憂鬱ゆううつ、ジョリーの学問、ボシュエの譏刺きし、それらのものを彼は結合して、方々で同時に発火する電気の火花を脳裏に描き出した。皆が仕事にかかっている。確かに努力相当の結果が見らるるであろう。よろしいかな。そしてそう考えて来ると、グランテールのことが思い出された。「待てよ、」彼は自から言った、「メーヌ市門はほとんど回り道にはならない。リシュフーの家にちょっと立ち寄ってみるかな。グランテールが何をしてるか、どういうふうだか、ひとつ見てやろう。」
ヴォージラール会堂の鐘が一時を報じた時、アンジョーラはリシェフー喫煙所に達した。彼は扉とびらを押し開き、中にはいり、腕を組み、後ろから肩にどしりと扉がしまるままにして、テーブルと人と煙草たばこの煙とでいっぱいになってる部屋の中を見渡した。
その靄もやの中に一つの声が起こって、また急にも一つの声にさえぎられていた。それは相手の男と言葉をかわしてるグランテールだった。
グランテールはもひとりの男と向かい合って、糠ぬかをまきドミノの札をひろげた聖アンヌ大理石のテーブルの前にすわっていた。彼はその大理石を拳こぶしでたたいていた。そしてアンジョーラは次のような対話を聞いた。
「ダブル六。」
「四だ。」
「畜生、もうないや。」
「君は討ち死にだ。二だ。」
「六だ。」
「三だ。」
「一だ。」
「打ち出しは僕だよ。」
「四点。」
「弱ったね。」
「君だよ。」
「大変な失策しくじりをしちゃった。」
「なに取り返すさ。」
「十五。」
「それから七。」
「それでは二十二になるわけだね。(考え込んで、)二十二と!」
「君はダブル六に気をつけていなかったんだ。もし僕がそれを初めに打ってたら、あべこべになるところだった。」
「も一度二だ。」
「一だ。」
「一だと! ようし、五だ。」
「僕にはない。」
「打ち出したのは君じゃなかったか。」
「そうだ。」
「空からだ。」
「何かあるかな。あああるんだな! (長い沈思。)二だ。」
「一だ。」
「五も一もない。困った奴やつだな。」
「ドミノ。」
「この野郎!」

 

 

Livre deuxième(第2編)に続く

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