目 次
- Chapitre I Parvulus
- Chapitre II Quelques-uns de ses signes particuliers
- Chapitre III Il est agréable
- Chapitre IV Il peut être utile
- Chapitre V Ses frontières
- Chapitre VI Un peu d'histoire
- Chapitre VII Le gamin aurait sa place dans les classifications de l'Inde
- Chapitre VIII Où on lira un mot charmant du dernier roi
- Chapitre IX La vieille âme de la Gaule
- Chapitre X Ecce Paris, ecce homo
- Chapitre XI Railler, régner
- Chapitre XII L'avenir latent dans le peuple
- Chapitre XIII Le petit Gavroche
Chapitre I Parvulus
Paris a un enfant et la forêt a un oiseau; l'oiseau s'appelle le moineau; l'enfant s'appelle le gamin.
Accouplez ces deux idées qui contiennent, l'une toute la fournaise, l'autre toute l'aurore, choquez ces étincelles, Paris, l'enfance; il en jaillit un petit être. Homuncio, dirait Plaute.
Ce petit être est joyeux. Il ne mange pas tous les jours et il va au spectacle, si bon lui semble, tous les soirs. Il n'a pas de chemise sur le corps, pas de souliers aux pieds, pas de toit sur la tête; il est comme les mouches du ciel qui n'ont rien de tout cela. Il a de sept à treize ans, vit par bandes, bat le pavé, loge en plein air, porte un vieux pantalon de son père qui lui descend plus bas que les talons, un vieux chapeau de quelque autre père qui lui descend plus bas que les oreilles, une seule bretelle en lisière jaune, court, guette, quête, perd le temps, culotte des pipes, jure comme un damné, hante le cabaret, connaît des voleurs, tutoie des filles, parle argot, chante des chansons obscènes, et n'a rien de mauvais dans le cœur. C'est qu'il a dans l'âme une perle, l'innocence, et les perles ne se dissolvent pas dans la boue. Tant que l'homme est enfant, Dieu veut qu'il soit innocent.
Si l'on demandait à l'énorme ville: Qu'est-ce que c'est que cela? elle répondrait: C'est mon petit.
パリーは一つの子供を持ち、森は一つの小鳥を持っている。その小鳥を雀と言い、その子供を浮浪少年と言う。
パリーと少年、一つは坩堝であり一つは曙であるこの二つの観念をこね合わし、この二つの火花をうち合わしてみると、それから一つの小さな存在がほとばしり出る。ホムンチオ(小人)とプラウツスは言うであろう。
この小さな人間は、至って快活である。彼らは毎日の食事もしていない、しかも気が向けば毎晩興行物を見に行く。肌にはシャツもつけず、足には靴もはかず、身をおおう屋根もない。まったくそういうものを持たない空飛ぶ蠅のようである。七歳から十三歳までで、隊を組んで生活し、街路を歩き回り、戸外に宿り、踵の下までくる親譲りの古いズボンをはき、耳まで隠れてしまうほかの親父からの古帽子をかぶり、縁の黄色くなった一筋きりのズボンつりをつけ、駆け回り、待ち伏せし、獲物をさがし回り、時間を浪費し、パイプをくゆらし、暴言を吐き、酒場に入りびたり、盗人と知り合い、女とふざけ、隠語を用い、卑猥な歌を歌い、しかもその心のうちには何らの悪もないのである。その魂のうちにあるものは、一つの真珠たる潔白である。真珠は泥の中にあってもとけ去らぬ。人が年少である間は、神も彼が潔白ならんことを欲する。
もし広大なる都市に向かって、「あれは何だ?」と尋ぬるならば、都市は答えるだろう、「あれは私の子供だ。」
Chapitre II Quelques-uns de ses signes particuliers
Le gamin de Paris, c'est le nain de la géante.
N'exagérons point, ce chérubin du ruisseau a quelquefois une chemise mais alors il n'en a qu'une; il a quelquefois des souliers, mais alors ils n'ont point de semelles; il a quelquefois un logis, et il l'aime, car il y trouve sa mère; mais il préfère la rue, parce qu'il y trouve la liberté. Il a ses jeux à lui, ses malices à lui dont la haine des bourgeois fait le fond; ses métaphores à lui; être mort, cela s'appelle manger des pissenlits par la racine; ses métiers à lui, amener des fiacres, baisser les marchepieds des voitures, établir des péages d'un côté de la rue à l'autre dans les grosses pluies, ce qu'il appelle faire des ponts des arts, crier les discours prononcés par l'autorité en faveur du peuple français, gratter l'entre-deux des pavés; il a sa monnaie à lui, qui se compose de tous les petits morceaux de cuivre façonné qu'on peut trouver sur la voie publique. Cette curieuse monnaie, qui prend le nom de loques, a un cours invariable et fort bien réglé dans cette petite bohème d'enfants.
Enfin il a sa faune à lui, qu'il observe studieusement dans des coins; la bête à bon Dieu, le puceron tête-de-mort, le faucheux, le «diable», insecte noir qui menace en tordant sa queue armée de deux cornes. Il a son monstre fabuleux qui a des écailles sous le ventre et qui n'est pas un lézard, qui a des pustules sur le dos et qui n'est pas un crapaud, qui habite les trous des vieux fours à chaux et des puisards desséchés, noir, velu, visqueux, rampant, tantôt lent, tantôt rapide, qui ne crie pas, mais qui regarde, et qui est si terrible que personne ne l'a jamais vu; il nomme ce monstre «le sourd»[1]. Chercher des sourds dans les pierres, c'est un plaisir du genre redoutable. Autre plaisir, lever brusquement un pavé, et voir des cloportes. Chaque région de Paris est célèbre par les trouvailles intéressantes qu'on peut y faire. Il y a des perce-oreilles dans les chantiers des Ursulines, il y a des mille-pieds au Panthéon, il y a des têtards dans les fossés du Champ de Mars.
Quant à des mots, cet enfant en a comme Talleyrand. Il n'est pas moins cynique, mais il est plus honnête. Il est doué d'on ne sait quelle jovialité imprévue; il ahurit le boutiquier de son fou rire. Sa gamme va gaillardement de la haute comédie à la farce.
Un enterrement passe. Parmi ceux qui accompagnent le mort, il y a un médecin.—Tiens, s'écrie un gamin, depuis quand les médecins reportent-ils leur ouvrage?
Un autre est dans une foule. Un homme grave, orné de lunettes et de breloques, se retourne indigné:—Vaurien, tu viens de prendre «la taille» à ma femme.
—Moi, monsieur! fouillez-moi.
パリーの浮浪少年は、小なる巨人である。
何ら誇張もなくありのままを言えば、この溝の中の天使は時としてシャツを持ってることもあるが、それもただ一枚きりである。時としては靴を持ってることもあるが、それも底のすり切れたものである。時には住居を持っていて、母親がいるのでそれを愛することもあるが、しかし自由だからと言って街路の方を好む。独特の遊びがあり、独特の悪戯がある。そしてその根本は中流市民に対する憎悪である。また独特な比喩がある。死ぬことを、たんぽぽを根から食うという。また独特な仕事を持っている。辻馬車を連れてき、馬車の踏み台をおろし、豪雨のおりに街路の一方から他方へ人を渡してやっていわゆる橋商売をなし、フランス民衆のためになされた当局者の演説をふれ回り、舗石の間を掃除する。また独特の貨幣を持っている。往来に落ちてる種々な金物でできてる不思議な貨幣で、ぼろと言われていて、その小さな浮浪少年の仲間にごく規則だった一定の流通をする。
最後に、彼らは独特な動物を持っていて、すみずみでそれを熱心に観察する。臙脂虫、油虫、足長蜘蛛、二つの角のある尾を曲げて人をおびやかす黒い昆虫の「鬼」。また物語にあるような怪物をも持っている。腹に鱗があるけれど、蜥蜴でもなく、背中に疣があるけれど、蟇でもなく、古い石灰竈やかわいた水溜などの中に住んでいて、まっ黒で毛がはえ、ねばねばして、あるいは遅くあるいは早くはい回り、声は出さないがじっと見つめ、だれもかつて見たこともないような恐ろしいものであって、彼らはその怪物を「つんぼ」と呼んでいる。石の間に「つんぼ」をさがし回ることは、身の毛のよだつような楽しみである。なお別の楽しみは、急に舗石を上げて草鞋虫を見つけることである。またパリーの各地は、そこで見つかる種々なおもしろいもので名がとおっている。ユルシュリーヌの建築材置き場の中にははさみ虫、パンテオンには百足虫、練兵場の溝の中にはおたまじゃくしがいる。
彼らの言葉はタレーラン(訳者注 機才に富んだ弁舌で有名な当時の政治家)に匹敵する。同様に冷笑的であり、またいっそう正直である。まったく思いもかけないような快弁を持っていて、その大笑いで店屋の者を狼狽させることもある。その調子は大喜劇から狂言に至るまでの間を快活にはね回る。
葬式の行列が通る。そのうちに医者がいるとする。するとひとりの浮浪少年は叫ぶ、「おや、医者の野郎、自分の仕事の取り入れをするなんて、いつから初めやがったんだ。」
群集の中に浮浪少年のひとりがいる。そして眼鏡や鎖をつけたひとりの堂々たる男が怒ってふり返りながら言うとする、「やくざ者め、俺の妻の腰に手をかけたな。」
「僕が! では僕の懐に手をつっ込んでみたらいいだろう。」
Chapitre III Il est agréable
Le soir, grâce à quelques sous qu'il trouve toujours moyen de se procurer, l'homuncio entre dans un théâtre. En franchissant ce seuil magique, il se transfigure; il était le gamin, il devient le titi. Les théâtres sont des espèces de vaisseaux retournés qui ont la cale en haut. C'est dans cette cale que le titi s'entasse. Le titi est au gamin ce que la phalène est à la larve; le même être envolé et planant. Il suffit qu'il soit là, avec son rayonnement de bonheur, avec sa puissance d'enthousiasme et de joie, avec son battement de mains qui ressemble à un battement d'ailes, pour que cette cale étroite, fétide, obscure, sordide, malsaine, hideuse, abominable, se nomme le Paradis[2].
Donnez à un être l'inutile et ôtez-lui le nécessaire, vous aurez le gamin.
Le gamin n'est pas sans quelque intuition littéraire. Sa tendance, nous le disons avec la quantité de regret qui convient, ne serait point le goût classique. Il est, de sa nature, peu académique. Ainsi, pour donner un exemple, la popularité de mademoiselle Mars dans ce petit public d'enfants orageux était assaisonnée d'une pointe d'ironie. Le gamin l'appelait mademoiselle Muche.
Cet être braille, raille, gouaille, bataille, a des chiffons comme un bambin et des guenilles comme un philosophe, pêche dans l'égout, chasse dans le cloaque, extrait la gaîté de l'immondice, fouaille de sa verve les carrefours, ricane et mord, siffle et chante, acclame et engueule, tempère Alleluia par Matanturlurette, psalmodie tous les rythmes depuis le De Profundis jusqu'à la Chienlit, trouve sans chercher, sait ce qu'il ignore, est spartiate jusqu'à la filouterie, est fou jusqu'à la sagesse, est lyrique jusqu'à l'ordure, s'accroupirait sur l'Olympe, se vautre dans le fumier et en sort couvert d'étoiles. Le gamin de Paris, c'est Rabelais petit.
Il n'est pas content de sa culotte, s'il n'y a point de gousset de montre.
Il s'étonne peu, s'effraye encore moins, chansonne les superstitions, dégonfle les exagérations, blague les mystères, tire la langue aux revenants, dépoétise les échasses, introduit la caricature dans les grossissements épiques. Ce n'est pas qu'il est prosaïque; loin de là; mais il remplace la vision solennelle par la fantasmagorie farce. Si Adamastor lui apparaissait, le gamin dirait: Tiens! Croquemitaine!
晩になると、いつもいくらかの金をどうにか手に入れて、この小人は芝居に行く。ところがその蠱惑的な閾を一度またぐと、彼らの様子は変わってしまう。浮浪少年だったのが、小僧っ児になってしまう。芝居小屋は船を裏返したようなもので、上の方に船底がある。小僧っ児がつめ込むのはその船底へである。小僧っ子と浮浪少年との関係は、ちょうど蛾と青虫との関係である。羽がはえて空中を飛び回る代物である。芝居小屋のその狭い、臭い、薄暗い、不潔な、不健康な、たまらない、のろうべき船底が、天国ともなるためには、彼らがそこにいさえすれば十分である、光り輝くその幸福と、その力強い心酔と喜悦と、羽音のようなその拍手とをもって。
あるひとりの者に無用さを与え、その必要さを取り去ってしまえば、そこに一つの浮浪少年ができ上がる。
浮浪少年は、一種の文学的直覚を持っていないこともない。その傾向は、多少遺憾ながら、決してクラシック趣味ではなさそうである。彼らは生まれながらにしてあまりアカデミックではない。その一例をあぐれば、この喧騒な少年らの小社会におけるマルス嬢の評判は、一味の皮肉さで加味されていた。浮浪少年は彼女のことをまるまる嬢と言っていた。
彼らは怒鳴り、揶揄し、嘲弄し、喧嘩をし、乞食小僧のようなぼろをまとい哲人のような弊衣をつけ、下水の中をあさり、塵溜の中を狩り、汚物のうちから快活を引き出し、町の巷に天下の奇想をまき散らし、冷笑し風刺し、口笛を吹き歌を歌い、歓呼し罵詈し、アレリュイアとマタンチュルリュレットと(訳者注 歓呼の賛歌とのろいの賛歌と)をあわせ用い、デ・プロフォンディスからシアンリまで(訳者注 荘重な聖歌から卑しい俗歌まで)あらゆる調子を口ずさみ、求めずして見いだし、知らないことをも知り、すりを働くほどに謹厳であり、賢者たるまでにばかであり、不潔なるまでに詩的であり、神々の上にうずくまり、糞便の中に飛び込んで星を身につけて出て来る。実にパリーの浮浪少年は小ラブレー(訳者注 十六世紀の快活な風刺詩人)である。
彼らは時計入れの内隠しがついてるズボンでなければ満足しない。
彼らはあまり驚くことがなく、恐れることはなお更少なく、迷信を軽蔑し、誇張をへこまし、神秘を愚弄し、幽霊をばかにし、架空をうち倒し、浮誇を滑稽化する。それは彼らが散文的だからでは決してない。反対に彼らは、荘重な幻影を道化た幻と変えるまでである。もしアダマストール(訳者注 ヴァスコ・ダ・ガマの前につっ立ったという喜望峰を守っている巨人)が彼らに現われたとしても、彼らは言うであろう、「おやあ、案山子めが!」
Chapitre IV Il peut être utile
Paris commence au badaud et finit au gamin, deux êtres dont aucune autre ville n'est capable; l'acceptation passive qui se satisfait de regarder, et l'initiative inépuisable; Prudhomme et Fouillou. Paris seul a cela dans son histoire naturelle. Toute la monarchie est dans le badaud. Toute l'anarchie est dans le gamin.
Ce pâle enfant des faubourgs de Paris vit et se développe, se noue et «se dénoue» dans la souffrance, en présence des réalités sociales et des choses humaines, témoin pensif. Il se croit lui-même insouciant; il ne l'est pas. Il regarde, prêt à rire; prêt à autre chose aussi. Qui que vous soyez qui vous nommez Préjugé, Abus, Ignominie, Oppression, Iniquité, Despotisme, Injustice, Fanatisme, Tyrannie, prenez garde au gamin béant.
Ce petit grandira.
De quelle argile est-il fait? de la première fange venue. Une poignée de boue, un souffle, et voilà Adam. Il suffît qu'un dieu passe. Un dieu a toujours passé sur le gamin. La fortune travaille à ce petit être. Par ce mot la fortune, nous entendons un peu l'aventure. Ce pygmée pétri à même dans la grosse terre commune, ignorant, illettré, ahuri, vulgaire, populacier, sera-ce un ionien ou un béotien? Attendez, currit rota, l'esprit de Paris, ce démon qui crée les enfants du hasard et les hommes du destin, au rebours du potier latin, fait de la cruche une amphore.
パリーは弥次馬に初まり、浮浪少年に終わる。この二つは他のいずれの都市にも見られないものである。一つはただながめるだけで満足する消極的なものであり、一つは進取的に限りない手段をめぐらす。プリュドンムとフーイユーとである(訳者注 無能尋常の典型と悪戯発明の典型)。パリーのみがこの二つをその博物誌のうちに持っている。各王政は弥次馬のうちにあり、各無政府は浮浪少年のうちにある。
パリーの場末のこの青白い子供は、困苦の中に、社会の現実と人間の事がらとの前に考え深く目を開きながら、生活し生長し、熟し発達してゆく。彼らは自分をむとんちゃくだと思っている。しかし実際はそうでない。彼らはじっとながめていて、何事にも笑い出そうとしているが、しかしまた他のことをも仕出かそうとしている。いかなる種類のものであろうとも、およそ、特権、濫用、破廉恥、圧制、不正、専制、不法、盲信、暴虐、などと名のつくものは、このぽかんとしてる浮浪少年に用心するがいい。
この少年はやがて大きくなるだろう。
いかなる土で彼らはできているか? ごくありふれた泥からである。一握りの泥と一つの息吹、それだけでアダムができ上がる。ただ一つの神が通ればそれで足りる。そして神は一つやはりこの浮浪少年の上を通った。運命はこの少年に働きかける。ただここで運命という言葉は、多少偶然という意味をこめて用いるのである。それ自身普通のつまらぬ土の中にこね上げられ、無知で、無学で、放心で、卑俗で、微賤であるこの侏儒は、やがてイオニア人(哲人)となるであろうか、またはベオチア人(ばか)となるであろうか。まあ待つがいい。世は輪
だ。パリーの精神、偶然で子供を作り宿命で人を作るその悪魔は、ラテンの壺屋の車を逆さに回して、新しい壺を古代の壺にしようとしている。
Chapitre V Ses frontières
Le gamin aime la ville, il aime aussi la solitude, ayant du sage en lui. Urbis amator, comme Fuscus; ruris amator, comme Flaccus[3].
Errer songeant, c'est-à-dire flâner, est un bon emploi du temps pour le philosophe; particulièrement dans cette espèce de campagne un peu bâtarde, assez laide, mais bizarre et composée de deux natures, qui entoure certaines grandes villes, notamment Paris. Observer la banlieue, c'est observer l'amphibie. Fin des arbres, commencement des toits, fin de l'herbe, commencement du pavé, fin des sillons, commencement des boutiques, fin des ornières, commencement des passions, fin du murmure divin, commencement de la rumeur humaine; de là un intérêt extraordinaire.
De là, dans ces lieux peu attrayants, et marqués à jamais par le passant de l'épithète: triste, les promenades, en apparence sans but, du songeur.
Celui qui écrit ces lignes a été longtemps rôdeur de barrières à Paris, et c'est pour lui une source de souvenirs profonds. Ce gazon ras, ces sentiers pierreux, cette craie, ces marnes, ces plâtres, ces âpres monotonies des friches et des jachères, les plants de primeurs des maraîchers aperçus tout à coup dans un fond, ce mélange du sauvage et du bourgeois, ces vastes recoins déserts où les tambours de la garnison tiennent bruyamment école et font une sorte de bégayement de la bataille, ces thébaïdes le jour, coupe-gorge la nuit, le moulin dégingandé qui tourne au vent, les roues d'extraction des carrières, les guinguettes au coin des cimetières, le charme mystérieux des grands murs sombres coupant carrément d'immenses terrains vagues inondés de soleil et pleins de papillons, tout cela l'attirait.
Presque personne sur la terre ne connaît ces lieux singuliers, la Glacière, la Cunette, le hideux mur de Grenelle tigré de balles, le Mont-Parnasse, la Fosse-aux-Loups, les Aubiers sur la berge de la Marne, Montsouris, la Tombe-Issoire, la Pierre-Plate de Châtillon où il y a une vieille carrière épuisée qui ne sert plus qu'à faire pousser des champignons, et que ferme à fleur de terre une trappe en planches pourries. La campagne de Rome est une idée, la banlieue de Paris en est une autre; ne voir dans ce que nous offre un horizon rien que des champs, des maisons ou des arbres, c'est rester à la surface; tous les aspects des choses sont des pensées de Dieu. Le lieu où une plaine fait sa jonction avec une ville est toujours empreint d'on ne sait quelle mélancolie pénétrante. La nature et l'humanité vous y parlent à la fois. Les originalités locales y apparaissent.
Quiconque a erré comme nous dans ces solitudes contiguës à nos faubourgs qu'on pourrait nommer les limbes de Paris, y a entrevu çà et là, à l'endroit le plus abandonné, au moment le plus inattendu, derrière une haie maigre ou dans l'angle d'un mur lugubre, des enfants, groupés tumultueusement, fétides, boueux, poudreux, dépenaillés, hérissés, qui jouent à la pigoche couronnés de bleuets. Ce sont tous les petits échappés des familles pauvres. Le boulevard extérieur est leur milieu respirable; la banlieue leur appartient. Ils y font une éternelle école buissonnière. Ils y chantent ingénument leur répertoire de chansons malpropres. Ils sont là, ou pour mieux dire, ils existent là, loin de tout regard, dans la douce clarté de mai ou de juin, agenouillés autour d'un trou dans la terre, chassant des billes avec le pouce, se disputant des liards, irresponsables, envolés, lâchés, heureux; et, dès qu'ils vous aperçoivent, ils se souviennent qu'ils ont une industrie, et qu'il leur faut gagner leur vie, et ils vous offrent à vendre un vieux bas de laine plein de hannetons ou une touffe de lilas. Ces rencontres d'enfants étranges sont une des grâces charmantes, et en même temps poignantes, des environs de Paris.
Quelquefois, dans ces tas de garçons, il y a des petites filles,—sont-ce leurs sœurs?—presque jeunes filles, maigres, fiévreuses, gantées de hâle, marquées de taches de rousseur, coiffées d'épis de seigle et de coquelicots, gaies, hagardes, pieds nus. On en voit qui mangent des cerises dans les blés. Le soir on les entend rire. Ces groupes, chaudement éclairés de la pleine lumière de midi ou entrevus dans le crépuscule, occupent longtemps le songeur, et ces visions se mêlent à son rêve.
Paris, centre, la banlieue, circonférence; voilà pour ces enfants toute la terre. Jamais ils ne se hasardent au delà. Ils ne peuvent pas plus sortir de l'atmosphère parisienne que les poissons ne peuvent sortir de l'eau. Pour eux, à deux lieues des barrières, il n'y a plus rien. Ivry, Gentilly, Arcueil, Belleville, Aubervilliers, Ménilmontant Choisy-le-Roi, Billancourt, Meudon, Issy, Vanves, Sèvres, Puteaux, Neuilly, Gennevilliers, Colombes, Romainville, Chatou, Asnières, Bougival, Nanterre, Enghien, Noisy-le-Sec, Nogent, Gournay, Drancy, Gonesse, c'est là que finit l'univers.
浮浪少年は、心のうちに知恵を持っていて、町を愛しまた静寂を愛する。フスクスのように町の愛人であり、フラックスのように田野の愛人である。
考えながら歩くこと、すなわち逍遙すること、それは哲学者にとってはいい時間つぶしである。ことに、多少私生児的な、かなり醜い、しかも奇怪な、二つの性質からできてる田舎において、ある種の大都会なかんずくパリーを取り囲んでいる田舎において、そうである。郊外を観察することは、すなわち水陸両棲物を観察することである。木立ちの終わり、軒並みの初まり、雑草の終わり、舗石の初まり、田圃の終わり、商店の初まり、轍の終わり、擾乱の初まり、神の囁きの終わり、人の喧騒の初まり、それゆえに異常な興味がある。
それゆえに、あまり人の心をひかず常に通行人からうら寂しいという形容詞をかぶせられてるそれらの地に、表面上何らの目的もない散歩を夢想家らがなすのである。
これらのページを書いている著者も、昔は長い間パリー郊外の散策者だった。そして著者にとってそれは深い思い出の源である。あの平坦な芝地、あの石多い小道、あの白堊、あの石灰、あの石膏、あの荒地や休耕地のきびしい単調さ、奥深い所に突然見えてくる農園の早生の植物、僻地と都市との混合した景色、兵営の太鼓が騒々しく合奏して、遠く戦陣の轟きをもたらす片すみの人なき広い野原、昼間の寂寞、夜間の犯罪、風に回ってる揺らめく風車、石坑の採掘車輪、墓地のすみの居酒屋、太陽の光を浴び蝶の群れ飛んでる広茫たる地面を四角に切り取っている大きな黒壁の神秘な魅力、それらのものに著者の心はひかれていた。
次のような特殊な場所を知っている者が世にあるだろうか。グラシエール、キュネット、砲弾で斑点をつけられてるグルネルの恐ろしい壁、モン・パルナス、フォス・オー・ルー、マルヌ川岸のオービエ、モンスーリ、トンブ・イソアール、それからまたピエール・プラト・ド・シャーティヨン、そこには廃れた古い石坑が一つあって、今ではただ茸がはえるだけのことで、腐った板の引き戸で地面にふたがしてある。ローマの田舎は人にある観念を与えるが、パリーの郊外もまた他の一つの観念を人に与える。眼前に現われてる地平線以内に、ただ野と人家と樹木とのみを見ることは、その表面にのみ止まることである。あらゆる事物の光景は、神の考えを含んでいる。平野が都市と接している場所には、人の心を貫くある言い知れぬ憂鬱が印せられている。そこでは自然と人類とが同時に口をきいている。地方的特色がそこに現われている。
パリーの郭外に接しているそれら寂寞の地、パリーの縁とも称し得べきそれらの地、それをわれわれのように逍遙したことのある者は、そこここに、最も寂しい場所に、意外の時に、薄い籬のうしろやわびしい壁のすみに、泥にまみれ塵にまみれぼろをまとい髪をぼうぼうとさした色の青い子供らが、がやがやと集まって、矢車草の花を頭にかぶって、めんこ遊びをしているのを、おそらくだれも見たことがあるだろう。それは貧しい家から飛び出してきた子供らである。市外の大通りは彼らの自由に息をつくべき場所である。郊外の地は彼らのものである。彼らはその辺をいつも遊び回る。卑賤な歌を無邪気に歌い回る。彼らはそこにいて、あるいはむしろそこに生存して、すべての人の目をのがれ、五月六月の柔らかな光の中で、地面に掘った穴のまわりにうずくまり、親指の先でおはじきをして一文二文を争い、何らの責任もなく放縦で放漫で幸福なのである。しかも市人の姿を認むるや、一つの仕事があることを思い出し、糧を得なければならぬことを思い出し、こがね虫のいっぱいはいった古い毛糸の靴足袋や一束のリラの花などを売りつけようとする。その不思議な子供らと出会うことは、同時におもしろいまた悲しいパリー付近の風致の一つである。
時とするとそれらの男の児の群れには、女の児が交じってることもある。彼らの姉妹ででもあるのか? まだ年若い娘で、やせて、いらいらして、手の皮膚はかさかさになり、雀斑ができていて、裸麦や美人草の穂を頭につけ、快活で、荒っぽくて、跣足になっている。畑の中でさくらんぼうを食べてる者もいる。夕方になると笑ってる声も聞こえる。ま昼の暑い光に照りつけられてるその群れ、あるいは夕方の薄ら明りのうちに透かし見られるその群れ、それは長く夢想散歩者の頭を占めて、夢のうちにもその幻が交じってくるであろう。
パリーは中心で、郊外はその円周である。これらの子供にとってはそれが全土である。決して彼らはその外に出ようとしない。あたかも魚が水から出ることのできないように、彼らはもはやパリーの雰囲気から出ることができない。彼らにとっては、市門から二里離るればもはや空虚である。イヴリー、ジャンティイー、アルクイュ、ベルヴィル、オーベルヴィリエ、メニルモンタン、ショアジー・ル・ロア、ビランクール、ムードン、イッシー、ヴァンヴル、セーヴル、プュトー、ヌイイー、ジャンヌヴィリエ、コロンブ、ロマンヴィル、シャトゥー、アスニエール、ブージヴァル、ナンテール、アンガン、ノアジー・ル・セク、ノジャン、グールネー、ドランシー、ゴネス、そこに彼らの世界は終わるのである。
Chapitre VI Un peu d'histoire
À l'époque, d'ailleurs presque contemporaine, où se passe l'action de ce livre, il n'y avait pas, comme aujourd'hui, un sergent de ville à chaque coin de rue (bienfait qu'il n'est pas temps de discuter); les enfants errants abondaient dans Paris. Les statistiques donnent une moyenne de deux cent soixante enfants sans asile ramassés alors annuellement par les rondes de police dans les terrains non clos, dans les maisons en construction et sous les arches des ponts. Un de ces nids, resté fameux, a produit «les hirondelles du pont d'Arcole». C'est là, du reste, le plus désastreux des symptômes sociaux. Tous les crimes de l'homme commencent au vagabondage de l'enfant.
Exceptons Paris pourtant. Dans une mesure relative, et nonobstant le souvenir que nous venons de rappeler, l'exception est juste. Tandis que dans toute autre grande ville un enfant vagabond est un homme perdu, tandis que, presque partout, l'enfant livré à lui-même est en quelque sorte dévoué et abandonné à une sorte d'immersion fatale dans les vices publics qui dévore en lui l'honnêteté et la conscience, le gamin de Paris, insistons-y, si fruste, et si entamé à la surface, est intérieurement à peu près intact. Chose magnifique à constater et qui éclate dans la splendide probité de nos révolutions populaires, une certaine incorruptibilité résulte de l'idée qui est dans l'air de Paris comme du sel qui est dans l'eau de l'océan. Respirer Paris, cela conserve l'âme.
Ce que nous disons là n'ôte rien au serrement de cœur dont on se sent pris chaque fois qu'on rencontre un de ces enfants autour desquels il semble qu'on voie flotter les fils de la famille brisée. Dans la civilisation actuelle, si incomplète encore, ce n'est point une chose très anormale que ces fractures de familles se vidant dans l'ombre, ne sachant plus trop ce que leurs enfants sont devenus, et laissant tomber leurs entrailles sur la voie publique. De là des destinées obscures. Cela s'appelle, car cette chose triste a fait locution, «être jeté sur le pavé de Paris».
Soit dit en passant, ces abandons d'enfants n'étaient point découragés par l'ancienne monarchie. Un peu d'Égypte et de Bohême dans les basses régions accommodait les hautes sphères, et faisait l'affaire des puissants. La haine de l'enseignement des enfants du peuple était un dogme. À quoi bon les «demi-lumières»? Tel était le mot d'ordre. Or l'enfant errant est le corollaire de l'enfant ignorant.
D'ailleurs, la monarchie avait quelquefois besoin d'enfants, et alors elle écumait la rue. Sous Louis XIV, pour ne pas remonter plus haut, le roi voulait, avec raison, créer une flotte. L'idée était bonne. Mais voyons le moyen. Pas de flotte si, à côté du navire à voiles, jouet du vent, et pour le remorquer au besoin, on n'a pas le navire qui va où il veut, soit par la rame, soit par la vapeur; les galères étaient alors à la marine ce que sont aujourd'hui les steamers. Il fallait donc des galères; mais la galère ne se meut que par le galérien; il fallait donc des galériens. Colbert faisait faire par les intendants de province et par les parlements le plus de forçats qu'il pouvait. La magistrature y mettait beaucoup de complaisance. Un homme gardait son chapeau sur sa tête devant une procession, attitude huguenote; on l'envoyait aux galères. On rencontrait un enfant dans la rue, pourvu qu'il eût quinze ans et qu'il ne sût où coucher, on l'envoyait aux galères. Grand règne; grand siècle.
Sous Louis XV, les enfants disparaissaient dans Paris; la police les enlevait, on ne sait pour quel mystérieux emploi. On chuchotait avec épouvante de monstrueuses conjectures sur les bains de pourpre du roi. Barbier parle naïvement de ces choses. Il arrivait parfois que les exempts, à court d'enfants, en prenaient qui avaient des pères. Les pères, désespérés, couraient sus aux exempts. En ce cas-là, le parlement intervenait, et faisait pendre, qui? Les exempts? Non. Les pères.
本書の物語が起こった時代には、もとよりそれもほとんど現代ではあるが、その頃には今日のように街路の角に巡査がいはしなかった(今はそれを論ずる時でないのは仕合わせである)。浮浪の少年がパリーにいっぱいになっていた。囲いのない土地や、建築中の家や、橋の下などで、巡邏の警官らから当時毎年拾い上げられた宿無しの子供は、統計によると平均二百六十人くらいはあった。それらの巣のうちで有名なのは、いわゆる「アルコル橋の燕」と言わるるに至った。もとよりそれは社会の最も不幸な兆候の一つであった。人間のあらゆる罪悪は子供の浮浪から初まる。
けれどもパリーはその例外としてよろしい。われわれが今持ち出した思い出が痛ましいにもかかわらず、ある点までこの除外例は正当である。他のすべての大都市においては、浮浪の少年は沈淪した人間である。ほとんどどこにおいても、孤立した少年は必ず世の不徳に巻き込まるるままに投げ出され打ち捨てられたもので、ついにはそれによって正直さと本心とを食いつくさるるに至る。しかるにパリーの浮浪少年は、あえて言うがパリーの浮浪少年は、表面いかにも磨滅され痛められてはいるが、内部においてはほとんど純全たるままである。思っても輝かしい一事は、そしてフランス民衆革命の燦爛たる誠実さのうちに光輝を放ってる一事は、実に大洋の水のうちにある塩分から生ずるように、パリーの空気のうちにある観念から生ずる、一種の非腐敗性である。パリーを呼吸することは、魂を保存することである。
しかもわれわれがここに説くことも、分散した家族の網目を引きずってるかのように見えるこれらの少年のひとりに出会う時に、人が感ずる悲痛な感情を、少しも和らげるものではない。まだはなはだ不完全なる現今の文明においては、多くの家族の者らは暗闇のうちに散り失せ、自分の子供らがいかになったかも知らず、いわば往来の上におのれの臓腑を落としてゆくのは、さほど珍しいことではない。そこから陰惨な境涯が起こってくる。この悲しき一事も一つの成句を作り出して、そのことを「パリーの舗石の上に投げ出される」(訳者注 家なく職なき境涯に投ぜらるるの意)と言う。
ついでに言うが、かく子供を放棄することは、昔の王政によっても決して救済しようとはされなかった。エジプトやボヘミアの一部の下層社会は、上層の便宜にのみ供され、勢力家の意のままになっていた。下層民衆の子弟を教育することに対する嫌悪は、一般の信条となっていた。「半可通」が何の役に立つものか? そういうのが合い言葉だった。ところで、浮浪の子供は無学な子供の必然の帰結である。
その上、王政は時として子供の必要を生じた。そういう時には、往来から子供を拾い上げていた。
古いことはさておいて、ルイ十四世の時であるが、王は一艦隊を造ろうとした。それは道理あることで、よい考えだった。しかしその方法はどうだったか。風のまにまに漂わされる帆船に相並んで、それを必要に応じて曳舟するために、あるいは櫂によりあるいは蒸気によって自由な方向に進み得る船を有しなければ、艦隊なるものは存在し得ない。ところが当時の海軍にとっては、帆と櫂とによる軍艦があたかも今日の蒸気による軍艦のごときものだった。それで帆と櫂との軍艦が必要となった。しかしそういう軍艦は漕刑囚人によってのみ動かされていたので、従って漕刑囚人が必要となった。で宰相コルベールは、地方の監察官と諸侯の議政府とに命じて、でき得る限り多くの囚人をこしらえさした。役人らは彼の歓心を求めて大いに力を尽した。歌唱行列の前に帽子をかぶったままつっ立っている男がいると、新教徒的な態度だといって、すぐに漕刑場へ投じた。往来で子供に出会うと、その子供が十五歳になっていてかつ宿所を持たない場合には、すぐに漕刑場へ送った。それが偉大なる治世であり偉大なる世紀だったのである。
ルイ十五世の下では、浮浪の子供はパリーになくなってしまった。人知れぬある秘密な使途にあてんために、警察は子供を奪い去ってしまった。人々は王の赤血の沐浴について恐ろしい推測を戦慄しながらささやきかわした。バルビエはそれらのことを率直に書き留めている。時として警吏は、子供が少なくなったので父親のある子供まで捕えることがあった。父親は絶望的になって警吏につっかかっていった。そういう場合には高等法院が中にはいって、絞罪に処した。だれを? 警吏をか、否、父親を。
Chapitre VII Le gamin aurait sa place dans les classifications de l'Inde
La gaminerie parisienne est presque une caste. On pourrait dire: n'en est pas qui veut.
Ce mot, gamin, fut imprimé pour la première fois et arriva de la langue populaire dans la langue littéraire en 1834[4]. C'est dans un opuscule intitulé Claude Gueux que ce mot fit son apparition. Le scandale fut vif. Le mot a passé.
Les éléments qui constituent la considération des gamins entre eux sont très variés. Nous en avons connu et pratiqué un qui était fort respecté et fort admiré pour avoir vu tomber un homme du haut des tours de Notre-Dame; un autre, pour avoir réussi à pénétrer dans l'arrière-cour où étaient momentanément déposées les statues du dôme des Invalides et leur avoir «chipé» du plomb; un troisième, pour avoir vu verser une diligence; un autre encore, parce qu'il «connaissait» un soldat qui avait manqué crever un œil à un bourgeois.
C'est ce qui explique cette exclamation d'un gamin parisien, épiphonème profond dont le vulgaire rit sans le comprendre:—Dieu de Dieu! ai-je du malheur! dire que je n'ai pas encore vu quelqu'un tomber d'un cinquième! (Ai-je se prononce j'ai-t-y; cinquième se prononce cintième.)
Certes, c'est un beau mot de paysan que celui-ci: Père un tel, votre femme est morte de sa maladie; pourquoi n'avez-vous pas envoyé chercher de médecin? Que voulez-vous, monsieur, nous autres pauvres gens, j'nous mourons nous-mêmes. Mais si toute la passivité narquoise du paysan est dans ce mot, toute l'anarchie libre-penseuse du mioche faubourien est, à coup sûr, dans cet autre. Un condamné à mort dans la charrette écoute son confesseur. L'enfant de Paris se récrie:—Il parle à son calotin. Oh! le capon!
Une certaine audace en matière religieuse rehausse le gamin. Être esprit fort est important.
Assister aux exécutions constitue un devoir. On se montre la guillotine et l'on rit. On l'appelle de toutes sortes de petits noms:—Fin de la soupe,—Grognon,—La mère au Bleu (au ciel),—La dernière bouchée,—etc., etc. Pour ne rien perdre de la chose, on escalade les murs, on se hisse aux balcons, on monte aux arbres, on se suspend aux grilles, on s'accroche aux cheminées. Le gamin naît couvreur comme il naît marin. Un toit ne lui fait pas plus peur qu'un mât. Pas de fête qui vaille la Grève. Samson et l'abbé Montés [5]sont les vrais noms populaires. On hue le patient pour l'encourager. On l'admire quelquefois. Lacenaire[6], gamin, voyant l'affreux Dautun mourir bravement, a dit ce mot où il y a un avenir: J'en étais jaloux. Dans la gaminerie, on ne connaît pas Voltaire, mais on connaît Papavoine. On mêle dans la même légende «les politiques» aux assassins. On a les traditions du dernier vêtement de tous. On sait que Tolleron avait un bonnet de chauffeur, Avril une casquette de loutre, Louvel un chapeau rond, que le vieux Delaporte était chauve et nu-tête, que Castaing était tout rose et très joli, que Bories avait une barbiche romantique, que Jean Martin avait gardé ses bretelles, que Lecouffé et sa mère se querellaient.—Ne vous reprochez donc pas votre panier, leur cria un gamin. Un autre, pour voir passer Debacker, trop petit dans la foule, avise la lanterne du quai et y grimpe. Un gendarme, de station là, fronce le sourcil.—Laissez-moi monter, m'sieu le gendarme, dit le gamin. Et pour attendrir l'autorité, il ajoute: Je ne tomberai pas.—Je m'importe peu que tu tombes, répond le gendarme.
Dans la gaminerie, un accident mémorable est fort compté. On parvient au sommet de la considération s'il arrive qu'on se coupe très profondément, «jusqu'à l'os».
Le poing n'est pas un médiocre élément de respect. Une des choses que le gamin dit le plus volontiers, c'est: Je suis joliment fort, va!—Être gaucher vous rend fort enviable. Loucher est une chose estimée.
パリーの浮浪少年階級はほとんど一つの閥族である。だれでもはいれるものではないと言ってさしつかえないほどである。
この Gamin(浮浪少年)という語は、一八三四年に初めて印刷の上に現われて、俗語の域から文学上の言葉のうちにはいってきたのである。この語が現われたのは、クロード・グー(訳者注 これも本書の作者ユーゴーの作である)と題する小冊子の中であった。激しい物議を起こした。がその語は一般に通用されるに至った。
浮浪少年らの中で重きをなす原因にはきわめて種々なものがある。われわれが知ってるし交わりもしたひとりは、ノートル・ダームの塔の上から落ちる人を見たというので、ごく尊敬され感心されていた。ある者は、アンヴァリードの丸屋根につける彫像が一時置かれていた裏庭に忍び込んで、その鉛を少し「ちょろまかした」というので、ごく尊敬されていた。ある者は、駅馬車がひっくり返るのを見たというので、ごく尊敬されていた。またある者は、市民の目をほとんどえぐり出そうとしたひとりの兵士と「知り合いである」というので、ごく尊敬されていた。
パリーの一浮浪少年の次の嘆声、俗人がその意味をも解しないでただ笑い去ってしまう深い文句、それを以上のことは説明するものである。「ああああ、いやになっちまう、まだ六階から落っこった者を見ないんだからな!」(この言葉は彼ら特有の発音で言われたのである)。
確かに次のようなのは田舎者式のみごとな言葉である。「父あん、お前のお上さんは病気で死んだじゃないか。なぜお前は医者を呼びにやらなかったんだ?」「何を言わっしゃるだ、わしら貧乏人はな、人手を借りねえで死にますだ。」ところでもし田舎者の消極的な愚弄が右の言葉のうちにこもってるとするならば、郭外の小僧の無政府的な自由思想は、確かに左の言葉のうちにこもってるであろう。すなわち、死刑囚が馬車の中で教誨師の言葉に耳を傾けていると、パリーの子供は叫ぶ。「あいつ牧師めと話をしてやがる、卑怯者だな!」
宗教上のことに対するある大胆さは、浮浪少年を高めるものである。唯我独尊ということが大事である。
死刑執行に立ち会うことは、一つの義務となっている。断頭台を互いにさし示しては笑い、種々な綽名を浴びせかける。「飯の食い上げ――脹れっ面――天国婆――おしまいの一口――その他。」事がらを少しも見落とすまいとしては、壁をのり越え露台によじ上り、木に登り、鉄門にぶら下がり、煙筒につかまる。浮浪少年は生まれながらの水夫であり、また生まれながらの屋根職人である。いかなる檣をも屋根をも恐れはしない。グレーヴの刑場ほどのお祭り騒ぎはどこにも見られない。サンソンとモンテス師とは広く知られてる名前である。処刑囚を励ますために皆呼びかける。時としては賛美することさえある。浮浪少年のラスネールは、恐るべきドータンが勇ましく死に就くのを見て、行く末を思わせる次の言葉を発した、「うらやましいな。」浮浪少年の仲間には、ヴォルテールのことは知られていないが、パパヴォアーヌのことは知られている。彼らは「政治家」と殺害者とを同じ話のうちに混同してしまう。そういうすべての人々が最後に着た服装を言い伝えている。彼らは知っている、トレロンは火夫の帽子をかぶっていた、アヴリルは川獺の帽子をかぶっていた、ルーヴェルは丸い帽子をかぶっていた、老ドラポルトは禿頭で何もかぶっていなかった、カスタンはまっかなきれいな顔をしていた、ボリーはロマンティックな頤髯をはやしていた、ジャン・マルタンはなおズボンつりをかけていた、ルクーフェは母と言い争った。「ねどこのことをぐずぐず言うなよ、」とひとりの浮浪少年はその二人に叫んだ。またあるひとりはドバッケルが通るのを見ようとしたが、群集の中で自分があまり小さかったので、川岸の街燈柱を見つけてそれに登り初めた。するとそこに立っていた憲兵が眉をしかめた。「登らして下さい、憲兵さん、」と少年は言った。そして彼の心を和らげるためにつけ加えた、「落ちはしませんから。」「落ちようとそんなことはかまわないさ」と憲兵は答えた(訳者注 上にある多くの人物はみな重罪によって死刑に処せられし人)。
浮浪少年の間では、著名な事件は非常に尊ばれる。深く「骨までも」傷をした者があると、仲間の尊敬の頂上までも上りつめることができる。
拳固を食わせることも、かなり尊敬さるる方法である。浮浪少年が最も好んで言う一事は、「おれはすてきに強いんだぞ、いいか!」ということである。左ききであることは、非常にうらやましがられる。やぶにらみもまた尊敬される。
Chapitre VIII Où on lira un mot charmant du dernier roi
L'été, il se métamorphose en grenouille; et le soir, à la nuit tombante, devant les ponts d'Austerlitz et d'Iéna, du haut des trains à charbon et des bateaux de blanchisseuses, il se précipite tête baissée dans la Seine et dans toutes les infractions possibles aux lois de la pudeur et de la police. Cependant les sergents de ville veillent, et il en résulte une situation hautement dramatique qui a donné lieu une fois à un cri fraternel et mémorable; ce cri, qui fut célèbre vers 1830, est un avertissement stratégique de gamin à gamin; il se scande comme un vers d'Homère, avec une notation presque aussi inexprimable que la mélopée éleusiaque des Panathénées, et l'on y retrouve l'antique Évohé. Le voici:—Ohé, Titi, ohéée! y a de la grippe, y a de la cogne, prends tes zardes et va-t'en, pâsse par l'égout!
Quelquefois ce moucheron—c'est ainsi qu'il se qualifie lui-même—sait lire; quelquefois il sait écrire, toujours il sait barbouiller. Il n'hésite pas à se donner, par on ne sait quel mystérieux enseignement mutuel, tous les talents qui peuvent être utiles à la chose publique: de 1815 à 1830, il imitait le cri du dindon; de 1830 à 1848, il griffonnait une poire sur les murailles. Un soir d'été, Louis-Philippe, rentrant à pied, en vit un, tout petit, haut comme cela, qui suait et se haussait pour charbonner une poire gigantesque sur un des piliers de la grille de Neuilly; le roi, avec cette bonhomie qui lui venait de Henri IV, aida le gamin, acheva la poire, et donna un louis à l'enfant en lui disant: La poire est aussi là-dessus[7]. Le gamin aime le hourvari. Un certain état violent lui plaît. Il exècre «les curés». Un jour, rue de l'université, un de ces jeunes drôles faisait un pied de nez à la porte cochère du numéro 69.—Pourquoi fais-tu cela à cette porte? lui demanda un passant. L'enfant répondit: Il y a là un curé. C'est là, en effet, que demeure le nonce du pape. Cependant, quel que soit le voltairianisme du gamin, si l'occasion se présente d'être enfant de chœur, il se peut qu'il accepte, et dans ce cas il sert la messe poliment. Il y a deux choses dont il est le Tantale et qu'il désire toujours sans y atteindre jamais: renverser le gouvernement et faire recoudre son pantalon.
Le gamin à l'état parfait possède tous les sergents de ville de Paris, et sait toujours, lorsqu'il en rencontre un, mettre le nom sous la figure. Il les dénombre sur le bout du doigt. Il étudie leurs mœurs et il a sur chacun des notes spéciales. Il lit à livre ouvert dans les âmes de la police. Il vous dira couramment et sans broncher:—«Un tel est traître;—un tel est très méchant;—un tel est grand;—un tel est ridicule;» (tous ces mots, traître, méchant, grand, ridicule, ont dans sa bouche une acception particulière)—«celui-ci s'imagine que le Pont-Neuf est à lui et empêche le monde de se promener sur la corniche en dehors des parapets; celui-là a la manie de tirer les oreilles aux personnes etc., etc...»
夏には、彼らは蛙に変化する。そして夕方、まさに暮れんとする頃、オーステルリッツ橋やイエナ橋の前で、石炭の筏や洗濯女の小舟などの上から、まっさかさまにセーヌ川に飛び込んで、秩序取り締まりの規則や警察の目をのがれて種々なことをやる。しかるに巡査らは見張りをしている。その結果、まったく劇的光景を演じ、親愛なる記憶すべき叫び声を生んだこともある。一八三〇年ごろ有名だったその叫び声は、仲間から仲間へ通ずる戦略的合い図である。ホメロスの詩のように句格がそろい、パナテネー祭(訳者注 ミネルヴ神の祭典)におけるエルージアの町の歌にも比ぶべき言葉に尽し難い調子がこもっていて、古代のエヴォエ(訳者注 バッカス神をたたえる巫子らの叫び)がそこに復活して来るのである。すなわち次のようなものである。「おーい、仲間、おーい! でかだぞ、いぬだぞ、用意しろ、逃げろ、下水からだ!」
時とするとそれらの蚊どものうちには――彼らは自ら蚊と綽名している――字の読める者もいることがあり、また字の書ける者もいることがある。しかし皆いつも楽書きすることは心得ている。いかなる不思議な相互教育によってかわからないが、彼らは皆公の役に立ち得るあらゆる才能を示す。一八一五年から三〇年までは、七面鳥の鳴き声をまねていたが、一八三〇年から四八年までは、壁の上に梨を書きつけて回っていた(訳者注 七面鳥は前の時の国王ルイ十八世の紋章、梨は後の時の国王ルイ・フィリップの紋章)。ある夏の夕方、ルイ・フィリップは徒歩で帰ってきたところが、まだ小さな取るに足らぬ浮浪少年のひとりが、ヌイイー宮殿の鉄門の柱に大きな梨を楽書きせんとして、背伸びをし汗を流してるのを見つけた。王は先祖のアンリ四世からうけついできた心よさをもってその少年の手助けをし、ついに梨を書いてしまって、それから彼にルイ金貨を一つ与えながら言った、「これにも梨がついているよ。」また浮浪少年は喧騒を好むものである。過激な状態は彼を喜ばせる。彼らはまた「司祭輩」をきらう。ある日ユニヴェルシテ街で、一人の小僧がその六十九番地の家の正門に向かってあかんべーをしていた。通行人が彼に尋ねた、「この門に向かってなぜそんなことをしてるんだ?」すると彼は答えた、「司祭がここに住んでるんだ。」実際そこは、法王の特派公使の住居であった。けれども、彼らのヴォルテール主義(訳者注 反教会)が何であろうと、もし歌唱の子供となれるような機会がやってくると、それを承諾することもある。そしてそういう場合には、丁重に弥撒の勤めに従う。それから、タンタルス(訳者注 永久の飢渇に処せられし神話中の人物)のように彼らが望んでいた二つのことがある。彼らはいつもそれを望みながら永久にそれを得ないでいる。すなわち、政府を顛覆することと、ズボンを仕立て直すこと。
完全なる浮浪少年は、パリーのすべての巡査を知悉していて、そのひとりに出会えばすぐに名指すことができる。各巡査をくわしく研究している。その平常を調べ上げて、それぞれ特殊な記録をとっている。その心の中を自由に読み取っている。彼らはすらすらと滞りなく言い得る、「某は反逆人だ、――某はごく意地悪だ、――某は偉い奴だ、――某は滑稽な奴だ。」(これらの、反逆人、意地悪、偉い奴、滑稽な奴、などという言葉は、彼らに言われる時は特殊な意味を有するのである)「あいつは、ポン・ヌーフ橋を自分の物とでも思ってるのか。欄干の外の縁を歩くことを世間に禁じやがる。それから向こうのは、人の耳を引っ張る癖がある。云々、云々。」
Chapitre IX La vieille âme de la Gaule
Il y avait de cet enfant-là dans Poquelin, fils des Halles; il y en avait dans Beaumarchais. La gaminerie est une nuance de l'esprit gaulois. Mêlée au bon sens, elle lui ajoute parfois de la force, comme l'alcool au vin. Quelquefois elle est défaut. Homère rabâche, soit; on pourrait dire que Voltaire gamine. Camille Desmoulins était faubourien. Championnet, qui brutalisait les miracles, était sorti du pavé de Paris; il avait, tout petit, inondé les portiques [8]de Saint-Jean de Beauvais et de Saint-Etienne du Mont; il avait assez tutoyé la châsse de sainte Geneviève pour donner des ordres à la fiole de saint Janvier[9].
Le gamin de Paris est respectueux, ironique et insolent. Il a de vilaines dents parce qu'il est mal nourri et que son estomac souffre, et de beaux yeux parce qu'il a de l'esprit. Jéhovah présent, il sauterait à cloche-pied les marches du paradis. Il est fort à la savate. Toutes les croissances lui sont possibles. Il joue dans le ruisseau et se redresse par l'émeute; son effronterie persiste devant la mitraille; c'était un polisson, c'est un héros; ainsi que le petit thébain, il secoue la peau du lion; le tambour Bara était un gamin de Paris; il crie: En avant! comme le cheval de l'Écriture dit: Vah! et en une minute, il passe du marmot au géant.
Cet enfant du bourbier est aussi l'enfant de l'idéal. Mesurez cette envergure qui va de Molière à Bara[10].
Somme toute, et pour tout résumer d'un mot, le gamin est un être qui s'amuse, parce qu'il est malheureux.
市場の児なるボクランのうちに、またボーマルシェーのうちに、この種の少年の気質があった(訳者注 二人とも著述家、次に出て来る人々も同じ)。浮浪少年気質はゴール精神の一特色である。それは妥当な常識に交わると時としてそれに力を与える。あたかも葡萄酒にアルコールを加えるがごときものである。また時とすると欠点ともなる。ホメロスは無駄口をたたくと言えるならば、ヴォルテールは浮浪少年気質を発揮すると言うべきであろう。カミーユ・デムーランは郭外人であった。奇蹟をけなしたシャンピオンネはパリーの舗石から出てきた。彼はまだごく小さい時から、サン・ジャン・ド・ボーヴェー会堂やサン・テティエンヌ・デュ・モン会堂などの回廊に侵入していた。そして彼はサント・ジュヌヴィエーヴ会堂の聖櫃を不作法に取り扱って、サン・ジャンヴィエの聖壺に命令を下していた。
パリーの浮浪少年は、敬意と皮肉と横柄さとを持っている。食を十分に与えられず胃袋が嘆いているので、がつがつした歯を持っている。また機才を持っているので、美しい目をしている。エホバの神がいるとしても、彼らは天国の階段を飛びはねて上ってゆくであろう。彼らは足蹴に強い。彼らはあらゆる方面に成長をなし得る。彼らは溝の中で遊んでいる、けれど騒動があるとすっくと立ち上がる。霰弾の前にもたじろがないほど豪胆である。いたずらっ児だったのが英雄となる。テバン(訳者注 偶像を廃棄して惨殺せられし古ローマの一団体)の少年のように獅子の背をもなでるであろう。鼓手のバラ(訳者注 大革命の時の勇敢な少年)はパリーの一浮浪少年であった。あたかも聖書の戦馬が「ヴァー!」とうなるように、彼らは「前へ!」と叫ぶ、そしてたちまちのうちに小童から巨人となる。
この泥中の少年は、また理想中の少年である。モリエールからバラに至るまでのその翼の長さを計ってみるがよい。
要するに、そして一言に概括すれば、浮浪少年とは不幸なるがゆえに嬉戯する一個の人物である。
Chapitre X Ecce Paris, ecce homo
Pour tout résumer encore, le gamin de Paris aujourd'hui, comme autrefois le gracculus de Rome, c'est le peuple enfant ayant au front la ride du monde vieux.
Le gamin est une grâce pour la nation, et en même temps une maladie. Maladie qu'il faut guérir. Comment? Par la lumière.
La lumière assainit.
La lumière allume.
Toutes les généreuses irradiations sociales sortent de la science, des lettres, des arts, de l'enseignement. Faites des hommes, faites des hommes. Éclairez-les pour qu'ils vous échauffent. Tôt ou tard la splendide question de l'instruction universelle se posera avec l'irrésistible autorité du vrai absolu; et alors ceux qui gouverneront sous la surveillance de l'idée française auront à faire ce choix: les enfants de la France, ou les gamins de Paris; des flammes dans la lumière ou des feux follets dans les ténèbres.
Le gamin exprime Paris, et Paris exprime le monde.
Car Paris est un total. Paris est le plafond du genre humain. Toute cette prodigieuse ville est un raccourci des mœurs mortes et des mœurs vivantes. Qui voit Paris croit voir le dessous de toute l'histoire avec du ciel et des constellations dans les intervalles. Paris a un Capitole, l'Hôtel de ville, un Parthénon, Notre-Dame, un Mont Aventin, le faubourg Saint-Antoine, un Asinarium, la Sorbonne, un Panthéon, le Panthéon, une Voie Sacrée, le boulevard des Italiens, une Tour des Vents, l'opinion; et il remplace les gémonies par le ridicule. Son majo s'appelle le faraud, son transtévérin s'appelle le faubourien, son hammal s'appelle le fort de la halle, son lazzarone s'appelle la pègre, son cockney s'appelle le gandin. Tout ce qui est ailleurs est à Paris. La poissarde de Dumarsais peut donner la réplique à la vendeuse d'herbes d'Euripide, le discobole Vejanus revit dans le danseur de corde Forioso, Therapontigonus Miles prendrait bras dessus bras dessous le grenadier Vadeboncœur, Damasippe le brocanteur serait heureux chez les marchands de bric-à-brac, Vincennes empoignerait Socrate tout comme l'Agora coffrerait Diderot, Grimod de la Reynière a découvert le roastbeef au suif comme Curtillus avait inventé le hérisson rôti, nous voyons reparaître sous le ballon de l'arc de l'Étoile le trapèze qui est dans Plaute, le mangeur d'épées du Poecile rencontré par Apulée est avaleur de sabres sur le Pont-Neuf, le neveu de Rameau et Curculion le parasite font la paire, Ergasile se ferait présenter chez Cambacérès par d'Aigrefeuille; les quatre muscadins de Rome, Alcesimarchus, Phoedromus, Diabolus et Argirippe descendent de la Courtille dans la chaise de poste de Labatut; Aulu-Gelle ne s'arrêtait pas plus longtemps devant Congrio que Charles Nodier devant Polichinelle; Marton n'est pas une tigresse, mais Pardalisca n'était point un dragon; Pantolabus le loustic blague au café anglais Nomentanus le viveur, Hermogène est ténor aux Champs-Élysées, et, autour de lui, Thrasius le gueux, vêtu en Bobèche, fait la quête; l'importun qui vous arrête aux Tuileries par le bouton de votre habit vous fait répéter après deux mille ans l'apostrophe de Thesprion: quis properantem me prehendit pallio? le vin de Suresnes parodie le vin d'Albe, le rouge bord de Desaugiers fait équilibre à la grande coupe de Balatron, le Père-Lachaise exhale sous les pluies nocturnes les mêmes lueurs que les Esquilies, et la fosse du pauvre achetée pour cinq ans vaut la bière de louage de l'Esclave.
Cherchez quelque chose que Paris n'ait pas. La cuve de Trophonius ne contient rien qui ne soit dans le baquet de Mesmer; Ergaphilos ressuscite dans Cagliostro; le brahmine Vâsaphantâ s'incarne dans le comte de Saint-Germain; le cimetière de Saint-Médard fait de tout aussi bons miracles que la mosquée Oumoumié de Damas.
Paris a un Ésope qui est Mayeux, et une Canidie qui est mademoiselle Lenormand. Il s'effare comme Delphes aux réalités fulgurantes de la vision; il fait tourner les tables comme Dodone les trépieds. Il met la grisette sur le trône comme Rome y met la courtisane; et, somme toute, si Louis XV est pire que Claude, madame Dubarry vaut mieux que Messaline. Paris combine dans un type inouï, qui a vécu et que nous avons coudoyé, la nudité grecque, l'ulcère hébraïque et le quolibet gascon. Il mêle Diogène, Job et Paillasse, habille un spectre de vieux numéros du Constitutionnel, et fait Chodruc Duclos.
Bien que Plutarque dise: le tyran n'envieillit guère, Rome, sous Sylla comme sous Domitien, se résignait et mettait volontiers de l'eau dans son vin. Le Tibre était un Léthé, s'il faut en croire l'éloge un peu doctrinaire qu'en faisait Varus Vibiscus: Contra Gracchos Tiberim habemus. Bibere Tiberim, id est seditionem oblivisci. Paris boit un million de litres d'eau par jour, mais cela ne l'empêche pas dans l'occasion de battre la générale et de sonner le tocsin.
À cela près, Paris est bon enfant. Il accepte royalement tout; il n'est pas difficile en fait de Vénus; sa callipyge est hottentote; pourvu qu'il rie, il amnistie; la laideur l'égaye, la difformité le désopile, le vice le distrait; soyez drôle, et vous pourrez être un drôle; l'hypocrisie même, ce cynisme suprême, ne le révolte pas; il est si littéraire qu'il ne se bouche pas le nez devant Basile, et il ne se scandalise pas plus de la prière de Tartuffe qu'Horace ne s'effarouche du «hoquet» de Priape. Aucun trait de la face universelle ne manque au profil de Paris. Le bal Mabille n'est pas la danse polymnienne du Janicule, mais la revendeuse à la toilette y couve des yeux la lorette exactement comme l'entremetteuse Staphyla guettait la vierge Planesium. La barrière du Combat n'est pas un Colisée, mais on y est féroce comme si César regardait. L'hôtesse syrienne a plus de grâce que la mère Saguet, mais, si Virgile hantait le cabaret romain, David d'Angers, Balzac et Charlet se sont attablés à la gargote parisienne. Paris règne. Les génies y flamboient, les queues rouges y prospèrent. Adonaï y passe sur son char aux douze roues de tonnerre et d'éclairs; Silène y fait son entrée sur sa bourrique. Silène, lisez Ramponneau.
Paris est synonyme de Cosmos. Paris est Athènes, Rome, Sybaris, Jérusalem, Pantin. Toutes les civilisations y sont en abrégé, toutes les barbaries aussi. Paris serait bien fâché de n'avoir pas une guillotine.
Un peu de place de Grève est bon. Que serait toute cette fête éternelle sans cet assaisonnement? Nos lois y ont sagement pourvu, et, grâce à elles, ce couperet s'égoutte sur ce mardi gras.
なおすべてを概説せんには、今日のパリーの浮浪少年は、いにしえのローマのギリシャ人のように、年老いた世界の皺を額に有する年少民衆である。
浮浪少年は国民にとって一つの美であり、また同時に一つの病である。なおさなければならない病である。いかにしてなおすか? 光明をもってである。
光明は人を健やかにする。
光明は人を輝かす。
あらゆる社会的の麗しい光輝は、科学、文学、美術、および教育から生ずる。人を作れ、人を作れよ。彼らをして汝に温暖を与えしめんがために、彼らに光を与えよ。いつかは普通教育の光輝ある問題は、絶対的真理の不可抗な権威をもって確立さるるに至るであろう。そしてその時におよんでこそ、フランス精神の監視の下に政事を行なう人々は、次の選択をなさなければならないだろう、すなわちフランスの少年かもしくはパリーの浮浪少年か、光明のうちに燃ゆる炎か、もしくは暗黒のうちにひらめく燐火か。
浮浪少年はパリーを表現し、パリーは世界を表現する。
なぜかなれば、パリーは全部であるからである。パリーは人類の天井である。この驚くべき一大都市は、過去現在のあらゆる風習の縮図である。パリーを見るは、所々に天空と星座とを有する全歴史を見通すに等しい。カピトールとしては市庁を、パルテノンとしてはノートル・ダーム寺院を、アヴェンティノの丘としてはサン・タントアーヌの一郭を、アシナリオムとしてはソルボンヌ大学を、パンテオンとしてはパンテオンの殿堂を、ヴィア・サクラとしてはイタリアン大通りを、アテネの風楼としては輿論を、パリーはみな有している。そしてゼモニエ(訳者注 古ローマにて処刑人の死体を陳列するカピトール山の階段)としては嘲弄がもって代えている。そのマホー(スペインの伊達者)をめかしやと言い、そのトランステヴェレノ(ローマのチベル彼岸の民)を郭外人と言い、そのハンマル(インドの籠舁)を市場人足と言い、そのラツァロネ(ナポリの乞食)を組合盗賊と言い、そのコクニー(ロンドンっ児)を洒落者と言う。世界中にあるものは皆パリーにもある。デュマルセーの描いた魚売り女はエウリピデスの草売り女と一対である。円盤投戯者のヴェジャヌスは綱渡り人フォリオゾのうちに復活している。テラポンティゴヌス・ミレスは擲弾兵ヴァドボンクールと腕を組み合って歩くであろう。骨董商ダマジプスはパリーの古物商人のうちに納まり返るであろう。アゴラ(アテネの要塞)はディドローを監禁するであろうが、それと同じくヴァンセヌの要塞はソクラテスをつかみ取るであろう。クルティルスが
の炙肉を考え出したように、グリモン・ド・ラ・レーニエールは油でいためたロースト・ビーフを考えついた。プラウツスの書いた鞦韆はエトアール凱旋門の気球の下に現われている。アプレイウスが出会ったペシルの剣食い芸人はポン・ヌーフ橋の上の刃呑み芸人である。ラモーの甥は寄食者クルクリオンと好一対をなすものである。エルガジルスも喜んでエーグルフイユによってカンバセレスの家に導かれるだろう。ローマの四人の遊冶郎アルセジマルクス、フェドロムス、ディアボルス、アルジリッペは、クールティーユからラバテュの駅馬車に乗り込む。アウルス・ジュリウスはコングリオの前に長くたたずんだが、シャール・ノディエはポリシネルの前に長くたたずんだ。マルトンは虎とは言えないが、しかしパリダリスカも決して竜ではなかった。道化者パントラビュスはイギリス・カフェーで遊蕩児ノメンタヌスをも愚弄する。ヘルモジェヌスはシャン・ゼリゼーのテノル歌手とも言い得べく、そのまわりには乞食のトラジウスがボベーシュ流の服を着て金を集めている。チュイルリー公園にはうるさく服のボタンをつかまえて引き留むる者がいて、テスブリオンから二千年後の今日もなお同じ抗議を人に言わする、「マントを引っ張るのはだれだ、私は急ぐんだ。」スュレーヌの葡萄酒はアルバの葡萄酒に肩を並べる。デゾージエの赤縁のコップはバラトロンの大杯にも匹敵する。ペール・ラシェーズの墓地は夜の雨の中にエスキリエの丘と同じようなすごい光を発する。そして五年間の契約で買われた貧民の墓は、いにしえの奴隷の借り棺と同じである。
パリーにないものがあるかさがしてみるがいい。トロフォニウスの染甕の中にあったものは皆、メスメルの桶の中にある。エルガフィラスはカグリオストロのうちによみがえる。バラモン僧ヴァサファンタはサン・ジェルマン伯のうちに化身している。サン・メダールの墓地はダマスクスの回教寺院ウームーミエに劣らぬ奇蹟を行なっている。
パリーはイソップとしてマイユーを有し、カニディアとしてルノルマン嬢を有する。パリーはデルフ町のように、あまり痛烈なる現実の幻に驚いている。ドドナの町で占考の椅子が震え動いたように、パリーではテーブルがひっくり返っている。ローマが娼婦を玉座にのぼしたように、パリーは浮気女工を玉座にのぼしている。そして要するに、ルイ十五世はクラウディウス皇帝より悪いとしても、デュ・バリー夫人はメッサリナよりも勝っている。われわれはそれを排斥したのであるが、本当に生きてた異常な一典型のうちにパリーは、ギリシャの赤裸とヘブライの潰瘍とガスコーニュの悪謔とを結合している。パリーはディオゲネスとヨブとペラースとを混合し、コンスティテュシオンネル(立憲)新聞の古い紙で一つの幽霊に着物を着せて、コドリュク・デュクロスを作り出している。
暴君はほとんど老いることなしとプルタルコスは言っているけれど、ローマはドミチアヌス皇帝の下におけると同じくシルラの下に自らあきらめて、甘んじてその酒に水を割った。多少正理派のきらいはあるがヴァルス・ヴィビスクスがなした次の賛辞を信ずるならば、チベル川は一つのレテ川(訳者注 地獄の忘却の川)と言うべきであった。「吾人はグラックス兄弟に対してチベル川を有す、チベルの水を飲むは反乱を忘るることなり。」しかるにパリーは一日に百万リットルの水を飲む。しかしそれにもかかわらず、場合によっては非常ラッパを鳴らし警鐘を乱打する。
それを外にしては、パリーは善良なる小児である。彼は堂々とすべてを受け入れる。彼はヴィーナスの世界においても気むずかしくはない。そのカリーピージュのヴィーナスはホッテントット式である。彼は一度笑えば、もはやすべてを許す。醜悪も彼を喜ばせ、畸形も彼を上きげんにし、悪徳も彼の気を慰むる。滑稽でさえあれば、卑しむべき人たるも許されるであろう。偽善でさえも、その最上の卑劣も、彼の気をそこなわない。彼は文学者であるから、バジルの前にも鼻つまみをしない。プリアポスの「しゃくり」を気にしなかったホラチウスのごとく、タルチュフの祈祷をも怒らない。世界の各面相はパリーの横顔のうちにある。マビーユの舞踏会はジャニクロムのポリムニア女神のダンスとは言えないが、しかし婦人服売買婦はじっと洒落女を見張っていて、あたかも周旋婦のスタフィラが処女のプラネジオムを待ち伏せしてるようである。コンバの市門はコリゼオムの劇場とは言えないが、しかしシーザーがそこに見物しているかのように人々は勢い込んでいる。シリアの上さんはサゲー小母さんよりも愛嬌があるだろうが、しかしヴィルギリウスがローマの居酒屋に入り浸ったとするならば、ダビド・ダンジェやバルザックやシャルレなどはパリーの飲食店にはいり込んでいる。パリーは君臨する。天才はそこに燃え出し、赤リボンの道化者はそこに栄える。アドナイは雷と電光との十二の車輪をそなえた車に乗ってパリーを過ぎる。シレヌスは驢馬に乗ってパリーにはいって来る。これをパリーではランポンノー爺さんと言う。
パリーはコスモス(宇宙)と同意義の語である。パリーは、アテネであり、ローマであり、シバリスであり、エルサレムであり、パンタンである。パリーにはあらゆる文明が概括され、またあらゆる野蛮が概括されている。パリーは一つの断頭台を欠いても気を悪くするであろう。
グレーヴ処刑場の少しを有するはいいことである。そういう香味がなかったならば、この永久の祭典はどうなるであろう。われわれの法律は賢くもそこにそなわっている、そしてそれによって、この肉切り包丁はカルナヴァル祭最終日に血をしたたらせる。
Chapitre XI Railler, régner
De limite à Paris, point. Aucune ville n'a eu cette domination qui bafoue parfois ceux qu'elle subjugue. Vous plaire, ô Athéniens! s'écriait Alexandre. Paris fait plus que la loi, il fait la mode; Paris fait plus que la mode, il fait la routine. Paris peut être bête si bon lui semble, il se donne quelquefois ce luxe; alors l'univers est bête avec lui; puis Paris se réveille, se frotte les yeux, dit: Suis-je stupide! et éclate de rire à la face du genre humain. Quelle merveille qu'une telle ville! Chose étrange que ce grandiose et ce burlesque fassent bon voisinage, que toute cette majesté ne soit pas dérangée par toute cette parodie, et que la même bouche puisse souffler aujourd'hui dans le clairon du jugement dernier et demain dans la flûte à l'oignon! Paris a une jovialité souveraine. Sa gaîté est de la foudre et sa farce tient un sceptre. Son ouragan sort parfois d'une grimace. Ses explosions, ses journées, ses chefs-d'œuvre, ses prodiges, ses épopées, vont au bout de l'univers, et ses coq-à-l'âne aussi. Son rire est une bouche de volcan qui éclabousse toute la terre. Ses lazzis sont des flammèches. Il impose aux peuples ses caricatures aussi bien que son idéal; les plus hauts monuments de la civilisation humaine acceptent ses ironies et prêtent leur éternité à ses polissonneries. Il est superbe; il a un prodigieux 14 juillet qui délivre le globe; il fait faire le serment du Jeu de Paume à toutes les nations; sa nuit du 4 août dissout en trois heures mille ans de féodalité; il fait de sa logique le muscle de la volonté unanime; il se multiplie sous toutes les formes du sublime; il emplit de sa lueur Washington, Kosciusko, Bolivar, Botzaris, Riego, Bem, Manin, Lopez, John Brown, Garibaldi; il est partout où l'avenir s'allume, à Boston en 1779, à l'île de Léon en 1820, à Pesth en 1848, à Palerme en 1860; il chuchote le puissant mot d'ordre: Liberté, à l'oreille des abolitionnistes américains groupés au bac de Harper's Ferry, et à l'oreille des patriotes d'Ancône assemblés dans l'ombre aux Archi, devant l'auberge Gozzi, au bord de la mer; il crée Canaris; il crée Quiroga; il crée Pisacane; il rayonne le grand sur la terre; c'est en allant où son souffle les pousse que Byron meurt à Missolonghi et que Mazet meurt à Barcelone; il est tribune sous les pieds de Mirabeau et cratère sous les pieds de Robespierre; ses livres, son théâtre, son art, sa science, sa littérature, sa philosophie, sont les manuels du genre humain; il a Pascal, Régnier, Corneille, Descartes, Jean-Jacques, Voltaire pour toutes les minutes, Molière pour tous les siècles; il fait parler sa langue à la bouche universelle, et cette langue devient verbe; il construit dans tous les esprits l'idée de progrès; les dogmes libérateurs qu'il forge sont pour les générations des épées de chevet, et c'est avec l'âme de ses penseurs et de ses poètes que sont faits depuis 1789 tous les héros de tous les peuples; cela ne l'empêche pas de gaminer; et ce génie énorme qu'on appelle Paris, tout en transfigurant le monde par sa lumière, charbonne le nez de Bouginier au mur du temple de Thésée et écrit Crédeville voleur sur les Pyramides.
Paris montre toujours les dents; quand il ne gronde pas, il rit.
Tel est ce Paris. Les fumées de ses toits sont les idées de l'univers. Tas de boue et de pierres si l'on veut, mais, par-dessus tout, être moral. Il est plus que grand, il est immense. Pourquoi? parce qu'il ose.
Oser; le progrès est à ce prix.
Toutes les conquêtes sublimes sont plus ou moins des prix de hardiesse. Pour que la révolution soit, il ne suffit pas que Montesquieu la pressente, que Diderot la prêche, que Beaumarchais l'annonce, que Condorcet la calcule, qu'Arouet la prépare, que Rousseau la prémédite; il faut que Danton l'ose.
Le cri: Audace! est un Fiat Lux. Il faut, pour la marche en avant du genre humain, qu'il y ait sur les sommets en permanence de fières leçons de courage. Les témérités éblouissent l'histoire et sont une des grandes clartés de l'homme. L'aurore ose quand elle se lève. Tenter, braver, persister, persévérer, s'être fidèle à soi-même, prendre corps à corps le destin, étonner la catastrophe par le peu de peur qu'elle nous fait, tantôt affronter la puissance injuste, tantôt insulter la victoire ivre, tenir bon, tenir tête; voilà l'exemple dont les peuples ont besoin, et la lumière qui les électrise. Le même éclair formidable va de la torche de Prométhée au brûle-gueule de Cambronne.
パリーに限界があるか、否少しもない。おのれが統御する者らをも時として愚弄するほどのこの権勢を持っていた都市は、他に一つもない。「喜べ、アテネ人よ!」とアレクサンデルは常に叫んでいた。パリーは法律以上のものを、流行を作る。パリーは流行以上のものを、慣例を作る。もし気が向けばばかとなることもある。時としては自らそういう贅沢もする。すると世界はパリーとともにばかとなる。それからパリーは目をさまし、目をこすりながら言う、「ほんとに俺はばかげてる!」そして人類の面前に向かって放笑す。そういう都市は何と驚くべきものではないか。不思議にも、その偉大さとその滑稽さとは親しく隣合い、その威厳はその戯言から少しも乱さるることなく、同じ一つの口が、今日は最後の審判のラッパを吹き、明日は蘆笛を吹き得るのである。パリーは主権的な陽気さを持っている。その快活は火薬でできており、その滑稽は帝王の笏を保っている。その颶風は時として一の渋面から出て来る。その爆発、その戦乱、その傑作、その偉業、その叙事詩は、世界の果てまでも響き渡る、そしてその諧謔も世界の果てにおよぶ。その笑いはすべての土をはね上げる火山の口である。その嘲弄は火炎である。彼は各民衆にその風刺と理想とを課する。人間の文明の最も高い記念塔は、彼の皮肉を受け入れ、彼の悪戯を恒久のものたらしむる。彼は壮大である。彼は世界を開放せしむる偉大なる一七八九年七月十四日を持っている。彼はあらゆる国民に憲法制定の宣誓をなさせる。一七八九年八月四日のその一夜は、わずか三時間のうちに封建制度の一千年を解決した。彼はその理論をもって、満場一致の意志の筋力とする。彼はあらゆる壮大なる形の下に仲間を増してゆく。ワシントン、コスキュースコ、ボリヴァール、ボツァリス、リエゴ、ベム、マニン、ロペス、ジョン・ブラウン、ガリバルディーなど、彼はおのれの光によって彼らを皆満たしてやる。未来が光り輝く所にはどこにも彼はいる、一七七九年にはボストンに、一八二〇年にはレオン島に、一八四八年にはペストに、一八六〇年にはパレルモに。ハーパース・フェヤリーの小舟に集まったアメリカの奴隷廃止党員の耳に、またゴツィー旅館の前の海辺アルキーにひそかに集まったアンコナの愛国者らの耳に、彼は自由という力強い標榜語をささやく。彼はカナリスを作り出し、キロガを作り出し、ピザカーヌを作り出す。彼は偉大なるものを地上に光被する。バイロンがミソロンギーで死に、マツェットがバルセロナで死ぬのは、彼の息吹に吹きやられてである。彼はミラボーの足もとでは演壇となり、ロベスピエールの足もとでは噴火口となる。その書籍、その劇、その美術、その科学、その文学、その哲学などは、人類の宝鑑である。パスカル、レニエ、コルネイユ、デカルト、ジャン・ジャック・ルーソーを彼は有し、各瞬間にわたるヴォルテールを、各世紀にわたるモリエールを有している。彼はおのれの言葉を世界の人々の口に話させる、そしてその言葉は「道」となる(訳者注 太初に道(ことば)あり道は神と偕にあり道は即ち神なり云々――ヨハネ伝第一章)。彼はすべての人の精神のうちに進歩の観念をうち立てる。彼が鍛える救済の信条は、各時代にとっての枕刀である。一七八九年いらい各民衆のあらゆる英雄が作られたのは、彼の思想家および詩人の魂をもってである。それでもなお彼は悪戯する。そしてパリーと称するこの巨大なる英才は、その光明によって世界の姿を変えながら、テセウスの殿堂の壁にブージニエの鼻を楽書きし、ピラミッドの上に盗人クレドヴィルと書きつける。
パリーはいつも歯をむき出している。叱
していない時は笑っている。
そういうのがすなわちパリーである。その屋根から立ち上る煙は、全世界の思想である。泥と石との堆積であると言わば言え、特にそれは何よりも精神的一存在である。それは偉大以上であって、無限大である。そして何ゆえにそうであるか? あえてなすからである。
あえてなす。進歩が得らるるのはそれによってである。
あらゆる荘厳なる征服は、みな多少とも大胆の賜物である。革命が行なわれるには、モンテスキューがそれを予感し、ディドローがそれを説き、ボーマルシェーがそれを布告し、コンドルセーがそれを計画し、アルーエがそれを準備し、ルーソーがそれを予考する、などのみにては足りない。ダントンがそれを敢行しなければいけない。
果敢! の叫びは一つの光あれ(訳者注 神光あれと言いたまいければ光ありき)である。人類の前進のためには、常に高峰の上に勇気という慢らかな教訓がなければならない。豪胆は歴史を輝かすものであって、人間の最も大なる光輝の一つである。曙光は立ち上る時に敢行する。試み、いどみ、固執し、忍耐し、自己に忠実であり、運命とつかみ合い、恐怖の過少をもってかえって破滅を驚かし、あるいは不正なる力に対抗し、あるいは酔える勝利を侮辱し、よく執しよく抗する、それがすなわち民衆の必要とする実例であり、民衆を奮起せしむる光明である。その恐るべき光こそ、プロメテウスの炬火からカンブロンヌの煙管に伝わってゆくところのものである。
Chapitre XII L'avenir latent dans le peuple
Quant au peuple parisien, même homme fait, il est toujours le gamin; peindre l'enfant, c'est peindre la ville; et c'est pour cela que nous avons étudié cet aigle dans ce moineau franc.
C'est surtout dans les faubourgs, insistons-y, que la race parisienne apparaît; là est le pur sang; là est la vraie physionomie; là ce peuple travaille et souffre, et la souffrance et le travail sont les deux figures de l'homme. Il y a là des quantités profondes d'êtres inconnus où fourmillent les types les plus étranges depuis le déchargeur de la Râpée jusqu'à l'équarrisseur de Montfaucon. Fex urbis, s'écrie Cicéron; mob[11], ajoute Burke indigné; tourbe, multitude, populace. Ces mots-là sont vite dits. Mais soit. Qu'importe? qu'est-ce que cela fait qu'ils aillent pieds nus? Ils ne savent pas lire; tant pis. Les abandonnerez-vous pour cela? leur ferez-vous de leur détresse une malédiction? la lumière ne peut-elle pénétrer ces masses? Revenons à ce cri: Lumière! et obstinons-nous-y! Lumière! lumière!—Qui sait si ces opacités ne deviendront pas transparentes? les révolutions ne sont-elles pas des transfigurations? Allez, philosophes, enseignez, éclairez, allumez, pensez haut, parlez haut, courez joyeux au grand soleil, fraternisez avec les places publiques, annoncez les bonnes nouvelles, prodiguez les alphabets, proclamez les droits, chantez les Marseillaises, semez les enthousiasmes, arrachez des branches vertes aux chênes. Faites de l'idée un tourbillon. Cette foule peut être sublimée. Sachons nous servir de ce vaste embrasement des principes et des vertus qui pétille, éclate et frissonne à de certaines heures. Ces pieds nus, ces bras nus, ces haillons, ces ignorances, ces abjections, ces ténèbres, peuvent être employés à la conquête de l'idéal. Regardez à travers le peuple et vous apercevrez la vérité. Ce vil sable que vous foulez aux pieds, qu'on le jette dans la fournaise, qu'il y fonde et qu'il y bouillonne, il deviendra cristal splendide, et c'est grâce à lui que Galilée et Newton découvriront les astres.
パリーの民衆は、たとい大人に生長しても、常に浮浪少年である。その少年を描くことは、その都市を描くことである。鷲をその磊落なる小雀のうちにわれわれが研究したのは、このゆえである。
あえて力説するが、パリー民族が見られるのは特にその郭外においてである。そこに純粋の血があり、真の相貌がある。そこにこの民衆は働きかつ苦しんでいる。苦悩と労働とは人間の二つの相である。そこに名も知られぬ無数の人々がいる。そしてその中に、ラーペの仲仕からモンフォーコンの屠獣者に至るまであらゆる奇体な典型が群がっている。町の掃きだめとキケロは叫び、憤ったバークは愚衆と言い添える。賤民どもであり、群衆どもであり、平民どもである。そういう言葉は早急に発せられたものである。しかしまあおくとしよう、それが何のかかわりがあろう。彼らがはだしで歩いているとしても、それが何であろう。けれども悲しいかな、彼らは文字を知らない。そしてそのために彼らは見捨てらるべきであろうか。彼らの窮迫をののしりの一材料とすべきであろうか。光明もそれらの密層を貫くことはできないであろうか。顧みて、光明! というその叫びを聞き、それに心をとどめようではないか。光明! 光明! その混濁も透明となり得ないことがあろうか。革命は一つの変容ではないか。行け、哲人らよ、教えよ、照らせよ、燃やせよ、声高に考えよ、声高に語れよ、日の照る下に喜んで走れよ、街頭に親しめよ、よき便りをもたらせよ、ABCを豊かに与えよ、権利を宣言せよ、マルセイエーズを歌えよ、熱誠をまき散らせよ、樫の青葉を打ち落とせよ。そして思想をして旋風たらしめよ。あの群集は昇華され得るであろう。時々にひらめき激し震えるあの広大なる主義と徳との燎原の火を、利用し得る道を知ろうではないか。あの露わな足、露わな腕、ぼろ、無知、卑賤、暗黒、それらは理想の実現のために使用し得らるるであろう。民衆を通してながめよ、さすれば真理を認め得るであろう。人が足に踏みにじり、炉のうちに投じ、溶解し、沸騰せしむる、あの賤しき石くれも、やがては燦爛たる結晶体となるであろう。ガリレオやニュートンが天体を発見し得るのは、実にそれによってである。
Chapitre XIII Le petit Gavroche

Huit ou neuf ans environ après les évènements racontés dans la deuxième partie de cette histoire, on remarquait sur le boulevard du Temple et dans les régions du Château-d'Eau un petit garçon de onze à douze ans qui eût assez correctement réalisé cet idéal du gamin ébauché plus haut, si, avec le rire de son âge sur les lèvres, il n'eût pas eu le cœur absolument sombre et vide. Cet enfant était bien affublé d'un pantalon d'homme, mais il ne le tenait pas de son père, et d'une camisole de femme, mais il ne la tenait pas de sa mère. Des gens quelconques l'avaient habillé de chiffons par charité. Pourtant il avait un père et une mère. Mais son père ne songeait pas à lui et sa mère ne l'aimait point. C'était un de ces enfants dignes de pitié entre tous qui ont père et mère et qui sont orphelins.
Cet enfant ne se sentait jamais si bien que dans la rue. Le pavé lui était moins dur que le cœur de sa mère.
Ses parents l'avaient jeté dans la vie d'un coup de pied.
Il avait tout bonnement pris sa volée.
C'était un garçon bruyant, blême, leste, éveillé, goguenard, à l'air vivace et maladif. Il allait, venait, chantait, jouait à la fayousse, grattait les ruisseaux, volait un peu, mais comme les chats et les passereaux, gaîment, riait quand on l'appelait galopin, se fâchait quand on l'appelait voyou. Il n'avait pas de gîte, pas de pain, pas de feu, pas d'amour; mais il était joyeux parce qu'il était libre.
Quand ces pauvres êtres sont des hommes, presque toujours la meule de l'ordre social les rencontre et les broie, mais tant qu'ils sont enfants, ils échappent, étant petits. Le moindre trou les sauve.
Pourtant, si abandonné que fût cet enfant, il arrivait parfois, tous les deux ou trois mois, qu'il disait: Tiens, je vais voir maman! Alors il quittait le boulevard, le Cirque, la porte Saint-Martin, descendait aux quais, passait les ponts, gagnait les faubourgs, atteignait la Salpêtrière, et arrivait où? Précisément à ce double numéro 50-52 que le lecteur connaît, à la masure Gorbeau.
À cette époque, la masure 50-52, habituellement déserte et éternellement décorée de l'écriteau: «Chambres à louer», se trouvait, chose rare, habitée par plusieurs individus qui, du reste, comme cela est toujours à Paris, n'avaient aucun lien ni aucun rapport entre eux. Tous appartenaient à cette classe indigente qui commence à partir du dernier petit bourgeois gêné et qui se prolonge de misère en misère dans les bas-fonds de la société jusqu'à ces deux êtres auxquels toutes les choses matérielles de la civilisation viennent aboutir, l'égoutier qui balaye la boue et le chiffonnier qui ramasse les guenilles.
La «principale locataire» du temps de Jean Valjean était morte et avait été remplacée par toute pareille. Je ne sais quel philosophe a dit: On ne manque jamais de vieilles femmes.
Cette nouvelle vieille s'appelait madame Burgon, et n'avait rien de remarquable dans sa vie qu'une dynastie de trois perroquets, lesquels avaient successivement régné sur son âme.
Les plus misérables entre ceux qui habitaient la masure étaient une famille de quatre personnes, le père, la mère et deux filles déjà assez grandes, tous les quatre logés dans le même galetas, une de ces cellules dont nous avons déjà parlé.
Cette famille n'offrait au premier abord rien de très particulier que son extrême dénûment. Le père en louant la chambre avait dit s'appeler Jondrette. Quelque temps après son emménagement qui avait singulièrement ressemblé, pour emprunté l'expression mémorable de la principale locataire, à l'entrée de rien du tout, ce Jondrette avait dit à cette femme qui, comme sa devancière, était en même temps portière et balayait l'escalier:—Mère une telle, si quelqu'un venait par hasard demander un polonais ou un italien, ou peut-être un espagnol, ce serait moi.
Cette famille était la famille du joyeux va-nu-pieds. Il y arrivait et il y trouvait la pauvreté, la détresse, et, ce qui est plus triste, aucun sourire; le froid dans l'âtre et le froid dans les cœurs. Quand il entrait, on lui demandait:—D'où viens-tu? Il répondait:—De la rue. Quand il s'en allait, on lui demandait:—Où vas-tu? il répondait:—Dans la rue. Sa mère lui disait:—Qu'est-ce que tu viens faire ici?
Cet enfant vivait dans cette absence d'affection comme ces herbes pâles qui viennent dans les caves. Il ne souffrait pas d'être ainsi et n'en voulait à personne. Il ne savait pas au juste comment devaient être un père et une mère.
Du reste sa mère aimait ses sœurs.
Nous avons oublié de dire que sur le boulevard du Temple on nommait cet enfant le petit Gavroche. Pourquoi s'appelait-il Gavroche[12]? Probablement parce que son père s'appelait Jondrette.
Casser le fil semble être l'instinct de certaines familles misérables.
La chambre que les Jondrette habitaient dans la masure Gorbeau était la dernière au bout du corridor. La cellule d'à côté était occupée par un jeune homme très pauvre qu'on nommait Marius.
Disons ce que c'était que monsieur Marius.
この物語の第二部に述べられた事件から八、九年たった時、タンプル大通りやシャトー・ドォーの方面において、十一、二歳のひとりの少年が人の目をひいていた。その少年は、脣には年齢にふさわしい笑いを持っていたが、それとともにまったく陰鬱な空虚な心を持っていた。もしそういう心さえなかったならば、上に述べた浮浪少年の理想的タイプをかなり完全にそなえているとも称し得るものだった。大人のズボンを変なふうにはいていた。しかしそれは親譲りのものではなかった。また女用の上衣をつけていた。しかしそれは母親からもらったものではなかった。だれかがかわいそうに思ってそういうぼろを着せてやったものだろう。といっても、彼は両親を持っていた。ただ、父親は彼のことを気にも止めず、母親は彼を少しも愛していなかった。彼はあらゆる子供のうちでも最もあわれむべき者のひとりだった。父と母とを持ちながらしかも孤児でもある子供のひとりだった。
この少年は、往来にいる時が一番楽しかった。街路の舗石も彼にとっては、母の心ほどに冷酷ではなかった。
彼の両親は彼を世の中に蹴り捨ててしまったのである。
彼はただ訳もなく飛び出してしまったのである。
彼は、騒々しい、色の青い、すばしこい、敏感な、いたずら者で、根強いかつ病身らしい様子をしていた。街頭を行き来し、歌を歌い、銭投げをし、溝をあさり、少しは盗みをもした。しかし猫や雀のように快活に盗みをやり、悪戯者と言われれば笑い、悪者と言われれば腹を立てた。住居もなく、パンもなく、火もなく、愛も持たなかった。しかし彼は自由だったので、いつも快活だった。
かかるあわれな者らがもし大人である時には、たいていは社会の秩序という石臼がやって来て押しつぶしてしまうものである。しかし子供である間は、小さいからそれをのがれ得る。ごく小さな穴さえあればそれで身を免れることができる。
この少年は前に述べたとおりまったく放棄されていたけれど、時とすると三カ月に一度くらいは、「どれどれひとつ阿母にでも会ってこよう!」と言うことがあった。すると彼はもう、その大通りも曲馬場もサン・マルタン凱旋門も打ち捨てて、川岸に行き、橋を渡り、郭外に出で、サルペートリエール救済院のほとりに行き、それから、どこへ行くのか。それはまさしく、読者が既に知っているあの五十・五十二番地という二重番地の家、ゴルボー屋敷へである。
いつも住む人がなく、「貸し間」という札が常にはりつけられていたその五十・五十二番地の破屋には、その頃珍しくも、大勢の人が住んでいた。もとよりパリーのことであるから、大勢の人と言っても互いに何らの縁故も関係も持たなかった。皆赤貧の部類に属する者たちだった。赤貧の階級は、まず困窮な下層市民から初まり、困苦から困苦へとしだいに社会のどん底の方へ沈んでゆき、物質的文明の末端である二つのものとなってしまうのである。すなわち、泥を掃き除ける溝渫い人と、ぼろを集める屑屋とである。
ジャン・ヴァルジャンのいた頃の「借家主」の婆さんはもう死んでいて、後にはそれとちょうど同じような婆さんがきていた。だれかある哲学者が言ったことがある、「婆というものは決してなくならないものだ。」
この新たにきた婆さんは、ビュルゴン夫人と言って、その生涯に重立ったことと言っては、ただ三羽の鸚鵡を飼ったくらいのもので、それらの鸚鵡が三代順次に彼女の心に君臨したのである。
その破屋に住んでいた人々のうちで最も惨めなのは、四人の一家族だった。父と母ともうかなり大きなふたりの娘とで、前に述べておいたあの屋根部屋の一つに、四人いっしょになって住んでいた。
その一家族は、極端に貧窮であるというほかには、一見したところ別に変わった点もないようだった。父親は室を借りる時、ジョンドレットという名前だと言った。引っ越してきてから、と言っても、借家主婆さんのうまい言い方を借りれば、それはまったく身体だけの引っ越しにすぎなかったが、その後しばらくしてジョンドレットは、前の婆さんと同じく門番でまた掃除女であるその借家主婆さんに、次のように言ったことがある。「婆さん、もしだれかひょっとやってきて、ポーランド人とか、イタリア人とか、またスペイン人とかを尋ねる者があったら、それは私のことだと思っていてもらいましょう。」
その一家族は、あの愉快なはだしの少年の家族だった。少年はそこへやってきても、見いだすものはただ貧窮と悲惨とだけで、それになおいっそう悲しいことには、何らの笑顔をも見いださなかった。竈も冷えておれば、人の心も冷えている。彼がはいってゆくと、家の者は尋ねた、「どこからきたんだい。」彼は答えた、「おもてからさ。」また彼が出て行こうとすると、家の者は尋ねた、「どこへ行くんだい。」彼は答えた、「おもてへさ。」母親はいつも言った、「何しに帰ってきたんだい。」
その少年は、窖の中にはえた青白い草のように、まったく愛情のない中に生きていた。けれども彼はそれを少しも苦にせず、まただれをも恨まなかった。彼はいったい両親というものはどうあるべきものかということをもよくは知らなかった。
それでも、母親は彼の姉たちをかわいがっていた。
言うのを忘れていたが、タンプル大通りではこの少年を小僧ガヴローシュと言っていた。なぜガヴローシュと呼ばれたかというと、おそらくその父親がジョンドレットというからだったろう。
家名を断つということは、ある種の悲惨な家族における本能らしい。
ジョンドレット一家が住んでいたゴルボー屋敷の室は、廊下の端の一番奥だった。そしてそれと並んだ室にはマリユス君というごく貧しいひとりの青年が住んでいた。
このマリユス君が何人であるかは、次に説明しよう。
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