Une Vie

Une Vie 『女の一生』第10章

 

Les jours furent bien tristes qui suivirent, ces jours mornes dans une maison qui semble vide par l'absence de l'être familier disparu pour toujours, ces jours criblés de souffrance à chaque rencontre de tout objet que maniait incessamment la morte. D'instant en instant, un souvenir vous tombe sur le coeur et le meurtrit. Voici son fauteuil, son ombrelle restée dans le vestibule, son verre que la bonne n'a point serré! Et dans toutes les chambres on retrouve des choses traînant: ses ciseaux, un gant, le volume dont les feuillets sont usés par ses doigts alourdis, et mille riens qui prennent une signification douloureuse parce qu'ils rappellent mille petits faits.

Et sa voix vous poursuit; on croit l'entendre; on voudrait fuir n'importe où, échapper à la hantise de cette maison. Il faut rester parce que d'autres sont là qui restent et souffrent aussi.

Et puis Jeanne demeurait écrasée sous le souvenir de ce qu'elle avait découvert. Cette pensée pesait sur elle; son coeur broyé ne se guérissait pas. Sa solitude d'à présent s'augmentait de ce secret horrible; sa dernière confiance était tombée avec sa dernière croyance.

Père, au bout de quelque temps, s'en alla, ayant besoin de remuer, de changer d'air, de sortir du noir chagrin où il s'enfonçait de plus en plus.

Et la grande maison, qui voyait ainsi de temps en temps disparaître un de ses maîtres, reprit sa vie calme et régulière.

Et puis Paul tomba malade. Jeanne en perdit la raison, resta douze jours sans dormir, presque sans manger.

Il guérit; mais elle demeura épouvantée par cette idée qu'il pouvait mourir. Alors que ferait-elle? que deviendrait-elle? Et tout doucement se glissa dans son coeur le vague besoin d'avoir un autre enfant. Bientôt elle en rêva, reprise tout entière par son ancien désir de voir autour d'elle deux petits êtres, un garçon et une fille. Et ce fut une obsession.

Mais, depuis l'affaire de Rosalie, elle vivait séparée de Julien. Un rapprochement semblait même impossible dans les situations où ils se trouvaient. Julien aimait ailleurs; elle le savait; et la seule pensée de subir de nouveau ses caresses la faisait frémir de répugnance.

Elle s'y serait pourtant résignée, tant l'envie d'être encore mère la harcelait; mais elle se demandait comment pourraient recommencer leurs baisers? Elle serait morte d'humiliation plutôt que de laisser deviner ses intentions; et il ne paraissait plus songer à elle.

Elle y eût renoncé peut-être; mais voilà que, chaque nuit, elle se mit à rêver d'une fille; et elle la voyait jouant avec Paul sous le platane; et parfois elle sentait une sorte de démangeaison de se lever, et d'aller, sans prononcer un mot, trouver son mari dans sa chambre. Deux fois même elle se glissa jusqu'à sa porte; puis elle revint vivement, le coeur battant de honte.

Le baron était parti; petite mère était morte; Jeanne maintenant n'avait plus personne qu'elle pût consulter, à qui elle pût confier ses intimes secrets.

Alors elle se résolut à aller trouver l'abbé Picot, et à lui dire, sous le sceau de la confession, les difficiles projets qu'elle avait.

Elle arriva comme il lisait son bréviaire dans son petit jardin planté d'arbres fruitiers.

Après avoir causé quelques minutes de choses et d'autres, elle balbutia, en rougissant:

— Je voudrais me confesser, monsieur l'abbé.

Il demeura stupéfait et releva ses lunettes pour la bien considérer; puis il se mit à rire.

— Vous ne devez pourtant pas avoir de gros péchés sur la conscience.

Elle se troubla tout à fait, et reprit:

— Non, mais j'ai un conseil à vous demander, un conseil si… si… si pénible que je n'ose pas vous en parler comme ça.

Il quitta instantanément son aspect bonhomme et prit son air sacerdotal:

— Eh bien, mon enfant, je vous écouterai dans le confessionnal, allons.

Mais elle le retint, hésitante, arrêtée tout à coup par une sorte de scrupule de parler de ces choses un peu honteuses dans le recueillement d'une église vide.

— Ou bien, non…, monsieur le curé… je puis… je puis… si vous le voulez… vous dire ici ce qui m'amène. Tenez, nous allons nous asseoir là-bas sous votre petite tonnelle.

Ils y allèrent à pas lents. Elle cherchait comment s'exprimer, comment débuter. Ils s'assirent.

Alors, comme si elle se fût confessée, elle commença: «Mon père…» puis elle hésita, répéta de nouveau: «Mon père…» et se tut, tout à fait troublée.

Il attendait, les mains croisées sur son ventre. Voyant son embarras, il l'encouragea:

— Eh bien, ma fille, on dirait que vous n'osez pas; voyons, prenez courage.

Elle se décida, comme un poltron qui se jette au danger:

— Mon père, je voudrais un autre enfant.

Il ne répondit rien, ne comprenant pas. Alors elle s'expliqua, perdant les mots, effarée.

— Je suis seule dans la vie maintenant; mon père et mon mari ne s'entendent guère; ma mère est morte; et… et…

Elle prononça tout bas en frissonnant…:

— L'autre jour j'ai failli perdre mon fils! Que serais-je devenue alors?…

Elle se tut. Le prêtre, dérouté, la regardait.

— Voyons, arrivez au fait.

Elle répéta:

— Je voudrais un autre enfant.

Alors il sourit, habitué aux grosses plaisanteries des paysans qui ne se gênaient guère devant lui, et il répondit avec un hochement de tête malin:

— Eh bien, il me semble qu'il ne tient qu'à vous.

Elle leva vers lui ses yeux candides, puis, bégayant de confusion:

— Mais… mais… vous comprenez que depuis ce… ce que… ce que vous savez de… de cette bonne… mon mari et moi nous vivons… nous vivons tout à fait séparés.

Accoutumé aux promiscuités et aux moeurs sans dignité des campagnes, il fut étonné de cette révélation; puis, tout à coup, il crut deviner le désir véritable de la jeune femme. Il la regarda de coin, plein de bienveillance et de sympathie pour sa détresse:

— Oui, je saisis parfaitement. Je comprends que votre… votre veuvage vous pèse. Vous êtes jeune, bien portante. Enfin, c'est naturel, trop naturel.

Il se remettait à sourire, emporté par sa nature grivoise de prêtre campagnard; et il tapotait doucement la main de Jeanne:

— Ça vous est permis, bien permis même par les commandements. — L'oeuvre de chair ne désireras qu'en mariage seulement. — Vous êtes mariée, n'est-ce pas? Ce n'est point pour piquer des raves.

À son tour elle n'avait pas compris d'abord ses sous-entendus; mais, sitôt qu'elle les pénétra, elle s'empourpra, toute saisie, avec des larmes aux yeux.

— Oh! monsieur le curé, que dites-vous? que pensez-vous? Je vous jure… Je vous jure…

Et les sanglots l'étouffèrent.

Il fut surpris; et il la consolait:

— Allons, je n'ai pas voulu vous faire de peine. Je plaisantais un peu; ça n'est pas défendu quand on est honnête. Mais comptez sur moi; vous pouvez compter sur moi. Je verrai M. Julien.

Elle ne savait plus que dire. Elle voulait maintenant refuser cette intervention qu'elle craignait maladroite et dangereuse, mais elle n'osait point; et elle se sauva après avoir balbutié:

— Je vous remercie, monsieur le curé.

Huit jours se passèrent. Elle vivait dans une angoisse d'inquiétude.

Un soir, au dîner, Julien la regarda d'une façon singulière avec un certain pli souriant des lèvres qu'elle lui connaissait en ses heures de gouaillerie. Il eut même à son égard une sorte de galanterie imperceptiblement ironique; et comme ils se promenaient ensuite dans la grande avenue de petite mère, il lui dit tout bas dans l'oreille:

— Il paraît que nous sommes raccommodés.

Elle ne répondit rien. Elle regardait par terre une sorte de ligne droite presque invisible à présent, l'herbe ayant repoussé. C'était la trace du pied de la baronne qui s'effaçait, comme s'efface un souvenir. Et Jeanne se sentait le coeur crispé, noyé de tristesse; elle se sentait perdue dans la vie, si loin de tout le monde.

Julien reprit:

— Moi, je ne demande pas mieux. Je craignais de te déplaire.

Le soleil se couchait, l'air était doux. Une envie de pleurer oppressait Jeanne, un de ces besoins d'expansion vers un coeur ami, un besoin d'étreindre, en murmurant ses peines. Un sanglot lui montait à la gorge. Elle ouvrit les bras et tomba sur le coeur de Julien.

Et elle pleura. Surpris, il la regardait dans les cheveux, ne pouvant voir le visage caché sur sa poitrine. Il pensa qu'elle l'aimait encore et déposa sur son chignon un baiser condescendant.

Puis ils rentrèrent sans dire un mot. Il la suivit en sa chambre et passa la nuit avec elle.

Et leurs rapports anciens recommencèrent. Il les accomplissait comme un devoir qui cependant ne lui déplaisait pas; elle les subissait comme une nécessité écoeurante et pénible, avec la résolution de les arrêter pour toujours dès qu'elle se sentirait enceinte de nouveau.

Mais elle remarqua bientôt que les caresses de son mari semblaient différentes de jadis. Elles étaient plus raffinées peut-être, mais moins complètes. Il la traitait comme un amant discret, et non plus comme un époux tranquille.

Elle s'étonna, observa, et s'aperçut bientôt que toutes ses étreintes s'arrêtaient avant qu'elle pût être fécondée.

Alors une nuit, la bouche sur la bouche, elle murmura:

— Pourquoi ne te donnes-tu plus à moi tout entier comme autrefois?

Il se mit à ricaner:

— Parbleu, pour ne pas t'engrosser.

Elle tressaillit:

— Pourquoi donc ne veux-tu plus d'enfants?

Il demeura perclus de surprise:

— Hein? tu dis? mais tu es folle? Un autre enfant? Ah! mais non, par exemple! C'est déjà trop d'un pour piailler, occuper tout le monde et coûter de l'argent. Un autre enfant: merci!

Elle le saisit dans ses bras, le baisa, l'enveloppa d'amour, et, tout bas:

— Oh! je t'en supplie, rends-moi mère encore une fois.

Mais il se fâcha comme si elle l'eût blessé: «Ça vraiment, tu perds la tête. Fais-moi grâce de tes bêtises, je te prie.»

Elle se tut et se promit de le forcer par ruse à lui donner le bonheur qu'elle rêvait.

Alors elle essaya de prolonger ses baisers, jouant la comédie d'une ardeur délirante, le liant à elle de ses deux bras crispés en des transports qu'elle simulait. Elle usa de tous les subterfuges; mais il resta maître de lui; et pas une fois il ne s'oublia.

Alors, travaillée de plus en plus par son désir acharné, poussée à bout, prête à tout braver, à tout oser, elle retourna chez l'abbé Picot.

Il achevait son déjeuner; il était fort rouge, ayant toujours des palpitations après ses repas. Dès qu'il la vit entrer, il s'écria: «Eh bien?» désireux de savoir le résultat de ses négociations.

Résolue maintenant et sans timidité pudique, elle répondit immédiatement:

— Mon mari ne veut plus d'enfants.

L'abbé se retourna vers elle, intéressé tout à fait, prêt à fouiller avec une curiosité de prêtre dans ces mystères du lit qui lui rendaient plaisant le confessionnal. Il demanda:

— Comment ça?

Alors, malgré sa détermination, elle se troubla pour expliquer:

— Mais il… il… il refuse de me rendre mère.

L'abbé comprit, il connaissait ces choses; et il se mit à interroger avec des détails précis et minutieux, une gourmandise d'homme qui jeûne.

Puis il réfléchit quelques instants et, d'une voix tranquille, comme s'il lui eût parlé de la récolte qui venait bien, il lui traça un plan de conduite habile, réglant tous les points:

— Vous n'avez qu'un moyen, ma chère enfant, c'est de lui faire accroire que vous êtes grosse. Il ne s'observera plus; et vous le deviendrez pour de vrai.

Elle rougit jusqu'aux yeux; mais, déterminée à tout, elle insista.

— Et… et s'il ne me croit pas?

Le curé savait bien les ressources pour conduire et tenir les hommes:

— Annoncez votre grossesse à tout le monde, dites-la partout; il finira par y croire lui-même.

Puis il ajouta, comme pour s'absoudre de ce stratagème:

— C'est votre droit, l'Église ne tolère les rapports entre homme et femme que dans le but de la procréation.

Elle suivit le conseil rusé et, quinze jours plus tard, elle annonçait à Julien qu'elle se croyait grosse. Il eut un sursaut.

— Pas possible! ce n'est pas vrai.

Elle indiqua aussitôt la raison de ses soupçons. Mais il se rassura.

— Bah! attends un peu. Tu verras.

Alors chaque matin, il demanda:

— Eh bien?

Et toujours elle répondait:

— Non, pas encore. Je serais bien trompée si je n'étais pas enceinte.

Il s'inquiétait à son tour, furieux et désolé, autant que surpris.
Il répétait:
— Je n'y comprends rien, mais rien. Si je sais comment cela s'est fait! je veux bien être pendu.

Au bout d'un mois elle annonçait de tous les côtés la nouvelle sauf à la comtesse Gilberte, par une sorte de pudeur compliquée et délicate.

Depuis sa première inquiétude, Julien ne l'approchait plus; puis il prit, en rageant, son parti, et déclara:

— En voilà un qui n'était pas demandé.

Et il recommença à pénétrer dans la chambre de sa femme.

Ce qu'avait prévu le prêtre se réalisa complètement. Elle était grosse.

Alors, inondée d'une joie délirante, elle ferma sa porte chaque soir, se vouant, dans un élan de reconnaissance vers la vague divinité qu'elle adorait, à une chasteté éternelle.

 

慣れ親しんだ人が永遠にいなくなり、空っぽになったような家の中での寂しい日々、死んだ女が常に扱っていたどんな物との出会いでも苦痛にまみれた日々、そのような日々が続いた。刻一刻と、思い出が胸に落ちてきて、あざになる。肘掛け椅子も、廊下に置かれた日傘も、メイドが振らなかったグラスもここにあります ハサミ、手袋、重くなった指でページをめくるようになった本、そして千もの小さな事実を思い起こさせるために痛々しい意味を持つ千もの小物。

そして彼の声はあなたを追いかけ、あなたはそれを聞いていると思い、この家の呪縛から逃れるためにどこへでも逃げようとするのです。同じように苦しんでいる人がいるのだから、ここにいなければならない。

そして、ジャンヌは自分が発見したことの記憶に押しつぶされたままであった。その思いが重くのしかかり、傷ついた心は癒えることはなかった。この恐ろしい秘密によって、彼女の現在の孤独はさらに増し、最後の自信は最後の信念とともに失われてしまった。

しばらくすると、神父様は、どんどん沈んでいく悲しみの闇から抜け出すために、動いて空気を入れ替えたくなり、どこかへ行ってしまった。

そして、時々主人がいなくなる大きな家は、穏やかで規則正しい生活を取り戻した。

そして、ポールは病に倒れた。ジャンヌは正気を失い、12日間も寝ずに、ほとんど食べずに過ごした。

彼は回復したが、彼女は彼が死ぬかもしれないという考えに怯えていた。その時、彼女はどうするのだろう、どうなってしまうのだろう。そして、もう一人子供が欲しいという漠然とした思いが、少しずつ彼女の心に芽生えてきた。やがて彼女は、自分の周りに男の子と女の子の2人の小さな人間が欲しいという昔からの願望に支配され、その夢を見るようになった。そして、それは強迫観念となった。

しかし、ロザリーの浮気以来、彼女はジュリアンと離れて暮らしていた。このような状況下では、和解は不可能とさえ思われた。ジュリアンは他の場所を愛していた。彼女はそれを知っていた。そして、彼の愛撫を再び受けることを考えるだけで、彼女は嫌悪感で身震いした。

しかし、彼女は、再び母親になりたいという願望が強かったので、それを受け入れることにした。しかし、彼女は、どうすれば2人のキスを再開できるのだろうかと考えた。彼女は、彼の意図が知られるくらいなら、屈辱で死んだ方がましだったでしょう。

しかし、毎晩、少女の夢を見るようになり、少女がプラタナスの木の下でポールと遊んでいるのを見て、時々、起き上がり、何も言わずに夫の部屋へ行きたいような気がしてきたのです。彼女は二度、彼の部屋へ忍び込み、羞恥心に駆られながら足早に帰っていった。

男爵は去り、幼い母は死んだ。ジャンヌには、相談できる相手も、親密な秘密を打ち明けられる相手もいないのだ。

というのも、"某国 "では、"某国 "と "某国 "の間に、"某国 "という言葉があるそうです。

果樹が植えられた小さな庭でブレヴィアリを読んでいると、彼女がやってきた。

数分間いろいろな話をした後、彼女は顔を赤らめて言いよどんだ。

- 神父様、告白させていただきます。

彼は唖然としたまま、メガネを上げて彼女をよく見ると、笑い出した。

- 良心に大きな罪がないこと。

彼女はかなり混乱し、再開した。

- いや、でも相談したいことがあるんだ、とても...とても...とても辛い相談だから、こんな風に話す勇気はないんだ。

彼は一瞬にして好々爺の姿を変え、神父のような風格を身にまとった。

- さて、我が子よ、懺悔室で話を聞いてあげよう、さぁ。

しかし、彼女は彼を引き留め、躊躇し、突然、誰もいない教会の中でこのような恥ずべきことを話すことに一種のためらいを感じて止めたのです。

- いや...神父様... 望むなら...何が私をここに連れてきたか話しますよ ほら、あそこの小さな木の下で座ろうよ。

ゆっくりしたペースで行ってくれました。彼女は自分を表現する方法、スタート地点を探していた。二人は座った。

そして、まるで告白したかのように、彼女は話し始めた。「そして、「私の父は......」と逡巡した後、完全に動揺したまま黙り込んだ。

彼は両手をお腹の上で組んで待っていた。そんな彼女の照れくさそうな様子を見て、彼は励ました。

- まあ、娘さん、勇気がないようですが、さあ、勇気を出してください。

彼女は、危険に身を投じる臆病者のように、決心したのだ。

- お父様、もう一人子供が欲しいです。

彼は何も答えず、理解していない。そして、彼女は言葉を失い、怯えながら説明した。

- 私は今、一人で生きています。父と夫はほとんど仲が悪く、母は亡くなり、そして...そして...。

彼女は震えながら、優しく語りかけた...。

- この前、息子を失いそうになったんだ!」。その時、私はどうなっていたのだろう。

彼女は黙ってしまった。神父は困惑しながらも、彼女を見つめた。

- さあ、本題に入りましょう。

彼女は繰り返した。

- もう一人子供が欲しいです。

そして、農民の大喜利に慣れた彼は、自分の前ではほとんど恥ずかしくないと微笑み、悪戯っぽくうなずきながら答えました。

- まあ、自分次第という気もしますが。

彼女は率直な目で彼を見上げ、そして、混乱に口ごもる。

- でも...でも...わかるでしょ...あれから...あのメイドのこと...夫と私は...かなり離れて暮らしているのよ

しかし、このとき、彼はこの女性の本心を察した。彼は、彼女の苦悩に同情し、慈愛に満ちた眼差しで隅から隅まで見ていた。

- はい、よくわかりました。未亡人であることが重荷になっていることは理解しています。若くて元気なんですね。自然だ、あまりにも自然だ。

そして、ジャンヌの手をそっとなでた。

- あなたには許されている、戒めによってさえ許されているのです。- 肉の働きは、結婚して初めて望まれるようになる。- あなたは結婚しているのですよね?レーブを盗むためではありません。

しかし、それを理解したとたん、彼女は目に涙を浮かべ、顔を赤らめた。

- お父様、何をおっしゃいますの、どう思われますの?誓うわ... 誓うわ...

そして、嗚咽が彼女を詰まらせた。

彼は驚き、そして彼女を慰めた。

- さあ、あなたを傷つけたくなかったの。少し冗談を言っただけで、正直に言えば、それは禁じ手ではない。しかし、あなたは私を頼りにしてください。M.ジュリアンに会いに行く

彼女は何を言っていいのかわからなかった。

- ありがとうございます、ムッシュー・ル・キュア。

8日間が過ぎた。彼女は不穏な空気の中で苦悶の日々を送っていた。

ある晩、夕食の席でジュリアンは、ゴシップに興じる彼の姿を知っている彼女は、微笑みながら唇を折り曲げ、独特の表情で彼女を見つめた。その後、リトル・マザーの大通りを歩きながら、彼は彼女の耳元でそっと言ったのです。

- 取り繕っているようです。

彼女は何も答えなかった。草が生い茂り、ほとんど見えなくなってしまった地面に、彼女は一本の線のようなものを見下ろした。それは、記憶が薄れていくように、男爵夫人の足の跡であった。そしてジャンヌは、悲しみに溺れて心が張り裂けそうになるのを感じた。

ジュリアンが再開した。

- これ以上のものは求めない。あなたの機嫌を損ねるのが怖かったんです。

太陽が沈み、空気がやわらかくなった。泣きたい願望がジャンヌを圧迫していた。優しい心に向かって広がる欲求の一つ、悲しみをつぶやくことによって、抱きしめる欲求があった。嗚咽が喉元まで上がってきた。彼女は両手を広げ、ジュリアンの胸に倒れ込んだ。

そして彼女は泣いた。驚いた彼は、胸に隠れた顔を見ることができず、彼女の髪を覗き込んだ。彼は、彼女がまだ自分を愛してくれていると思い、彼女のバンズに慇懃なキスを置いた。

そして、何も言わずに帰っていった。彼は彼女を部屋まで追いかけ、一晩を共にした。

そして、二人のかつての関係が再び始まった。しかし、彼はそれを義務として行っており、それは彼にとって不愉快なことではなかった。彼女は、再び妊娠したと感じたらすぐに永久にそれを止めようと決意して、気持ち悪く苦痛な必要性としてそれに耐えていた。

しかし、夫の愛撫が以前と違うことにすぐに気がついた。より洗練されているかもしれないが、完成度は低い。彼は彼女を静かな夫ではなく、控えめな恋人のように扱っていた。

彼女は不思議に思い、観察し、やがて、彼の抱擁はすべて、彼女が孕む前に止まってしまうことに気づいた。

そしてある夜、口に含んで、彼女はささやいた。

- 以前のように、完全に私に身を委ねてみてはいかがでしょうか?

と卑屈になり始めた。

- あなたを倒さないようにね。

彼女は震え上がった。

- なぜ子供を作らないのですか?

彼は唖然とした。

- 正気か?もう一人の子供?あ、でも、たとえばの話、ダメですよー。もう、一匹でチャリンチャリンと鳴いて、みんなを忙しくさせて、お金もかかるというのはやりすぎです。別の子:ありがとうございました

彼女は彼を抱き寄せ、キスをし、愛で包み込み、かなり低い声でこう言った。

- ああ、お願いだから、もう一度母親にして。。

しかし、彼は彼女が自分を傷つけたかのように、「お前は本当に気が狂っている」と怒った。

彼女は黙って、自分が夢見る幸福を与えてくれるよう、欺瞞によって彼に強要することを自分に誓った。

そして、彼女は彼のキスを長引かせようと、錯乱した熱情の喜劇を演じ、二本の腕を握りしめて彼を縛りつけて、擬似的な興奮を味わうのだった。彼女はあらゆる策略をめぐらせたが、彼は一度も自分を忘れることなく、自分自身を支配し続けた。

そして、執拗なまでの欲望にますます鍛えられ、限界まで追い詰められ、すべてを賭ける覚悟で、ピコ修道院長の家に戻ってきたのです。

食後はいつも動悸がするので、真っ赤になっていた。彼は彼女が入ってくるのを見るや否や、「どうだ」と叫び、交渉の結果を知りたがった。

彼女は照れることなく、即座に答えた。

- 夫はもう子供を欲しがりません。

修道院長は、懺悔室をとても快適なものにしているベッドの謎を、司祭としての好奇心をもって掘り下げようと、かなり興味をもって彼女の方を向いた。と問いかけた。

- どういうことですか?

そして、決意とは裏腹に、説明するのに苦労した。

- でも彼は...彼は...私を母にすることを拒否しています。

修道院長は理解し、これらのことを知っていた。そして、断食者の正確で微細な質問をし始めたのである。

そして、しばらく考えてから、まるでこれから始まる収穫の話をするように、静かな声で、すべてのポイントを解決して、巧みな行動計画を描き出したのである。

- 方法はただ一つ、愛しい子よ、あなたが妊娠したと彼に思わせることです。彼はもはや自分自身を観察することはないでしょう。そして、あなたは本当の意味で一つになるのです。

彼女は目まで赤くなった。しかし、何としてもやり遂げようと決意し、言い張った。

- もし、彼が私を信じなかったら?

神父は人を統率する術を心得ており、人を抱きしめる術も心得ていた。

- あなたの妊娠をみんなに発表し、あらゆるところでそれを言う。彼は結局、自分でもそれを信じることになる。

そして、この策略を断ち切るかのように、こう付け加えた。

- その通りです。教会は、子孫繁栄のための男女の関係しか認めません。

彼女はその狡猾なアドバイスに従って、2週間後、ジュリアンに「自分は妊娠していると思う」と告げた。彼はびっくりした。

- まさか!そんなことないよ。

彼女はすぐに疑惑の理由を指摘した。しかし、彼は自分を安心させた。

- まあ、少し待ってください。見えてくるはずです。

そこで毎朝、彼は尋ねた。

- どう?

そして、彼女はいつもこう答えた。

- いいえ、まだです。妊娠していなかったら、すごく騙されそうです。

そして、心配したり、怒ったり、申し訳なく思ったり、また驚いたりするようになった。

- 何もわからないけど、何もない。もし、その経緯がわかったら、私は呪われる。

一ヶ月後、彼女はジルベルテ伯爵夫人を除くすべての人に、複雑で繊細な謙遜のようなもので妊娠の知らせを告げた。

ジュリアンは、再び妻の部屋に入り始めた。

神父が予言したことが現実になった。彼女は妊娠した。

そして、恍惚とした喜びに浸りながら、毎晩、扉を閉め、漠然とした神への感謝を込めて、永遠の貞操を誓うのであった。

 

Elle se sentait de nouveau presque heureuse, s'étonnant de la promptitude avec laquelle s'était adoucie sa douleur après la mort de sa mère. Elle s'était crue inconsolable; et voilà qu'en deux mois à peine cette plaie vive se fermait. Il ne lui restait plus qu'une mélancolie attendrie, comme un voile de chagrin jeté sur sa vie. Aucun événement ne lui paraissait plus possible. Ses enfants grandiraient, l'aimeraient; elle vieillirait tranquille, contente, sans s'occuper de son mari.

Vers la fin du mois de septembre, l'abbé Picot vint faire une visite de cérémonie avec une soutane neuve qui ne portait encore que huit jours de taches; et il présenta son successeur, l'abbé Tolbiac. C'était un tout jeune prêtre maigre, fort petit, à la parole emphatique, et dont les yeux, cerclés de noir et caves, indiquaient une âme violente. Le vieux curé était nommé doyen de Goderville.

Jeanne ressentit une vraie tristesse de ce départ. La figure du bonhomme était liée à tous ses souvenirs de jeune femme. Il l'avait mariée, il avait baptisé Paul, et enterré la baronne. Elle ne se figurait pas Étouvent sans la bedaine de l'abbé Picot passant le long des cours des fermes; et elle l'aimait parce qu'il était joyeux et naturel.

Malgré son avancement il ne semblait pas gai. Il disait:

— Ça me coûte, ça me coûte, madame la comtesse. Voilà dix-huit ans que je suis ici. Oh! la commune rapporte peu et ne vaut point grand-chose. Les hommes n'ont pas plus de religion qu'il ne faut, et les femmes, les femmes, voyez-vous, n'ont guère de conduite. Les filles ne passent à l'église pour le mariage qu'après avoir fait un pèlerinage à Notre- Dame du Gros-Ventre, et la fleur d'oranger ne vaut pas cher dans le pays. Tant pis, je l'aimais, moi.

Le nouveau curé faisait des gestes d'impatience, et devenait rouge. Il dit brusquement:

— Avec moi, il faudra que tout cela change.

Il avait l'air d'un enfant rageur, tout frêle et tout maigre dans sa soutane usée déjà, mais propre.

L'abbé Picot le regarda de biais, comme il faisait en ses moments de gaieté, et il reprit:

— Voyez-vous, l'abbé, pour empêcher ces choses-là, il faudrait enchaîner vos paroissiens, et encore ça ne servirait à rien.

Le petit prêtre répondit d'un ton cassant:

— Nous verrons bien.

Et le vieux curé sourit en humant sa prise:

— L'âge vous calmera, l'abbé, et l'expérience aussi; vous éloignerez de l'église vos derniers fidèles; et voilà tout. Dans ce pays-ci, on est croyant, mais tête de chien: prenez garde. Ma foi, quand je vois entrer au prône une fille qui me paraît un peu grasse, je me dis: «C'est un paroissien de plus qu'elle m'amène» et je tâche de la marier. Vous ne les empêcherez pas de fauter, voyez-vous; mais vous pouvez aller trouver le garçon et l'empêcher d'abandonner la mère. Mariez-les, l'abbé, mariez-les, ne vous occupez pas d'autre chose.

Le nouveau curé répondit avec rudesse:

— Nous pensons différemment; il est inutile d'insister.

Et l'abbé Picot se remit à regretter son village, la mer qu'il voyait des fenêtres du presbytère, les petites vallées en entonnoir où il allait réciter son bréviaire, en regardant au loin passer les bateaux.

Et les deux prêtres prirent congé. Le vieux embrassa Jeanne, qui faillit pleurer.

Huit jours plus tard, l'abbé Tolbiac revint. Il parla des réformes qu'il accomplissait comme aurait pu le faire un prince prenant possession de son royaume. Puis il pria la comtesse de ne point manquer l'office du dimanche, et de communier à toutes les fêtes.

— Vous et moi, disait-il, nous sommes la tête du pays; nous devons le gouverner et nous montrer toujours comme un exemple à suivre. Il faut que nous soyons unis pour être puissants et respectés. L'église et le château se donnant la main, la chaumière nous craindra et nous obéira.

La religion de Jeanne était toute de sentiment; elle avait cette foi rêveuse que garde toujours une femme; et, si elle accomplissait à peu près ses devoirs, c'était surtout par habitude gardée du couvent, la philosophie frondeuse du baron ayant depuis longtemps jeté bas ses convictions.

L'abbé Picot se contentait du peu qu'elle pouvait lui donner et ne la gourmandait jamais. Mais son successeur, ne l'ayant point vue à l'office du précédent dimanche, était accouru inquiet et sévère.

Elle ne voulut point rompre avec le presbytère et promit, se réservant de ne se montrer assidue que par complaisance dans les premières semaines.

Mais, peu à peu, elle prit l'habitude de l'église et subit l'influence de ce frêle abbé intègre et dominateur. Mystique, il lui plaisait par ses exaltations et ses ardeurs. Il faisait vibrer en elle la corde de poésie religieuse que toutes les femmes ont dans l'âme. Son austérité intraitable, son mépris du monde et des sensualités, son dégoût des préoccupations humaines, son amour de Dieu, son inexpérience juvénile et sauvage, sa parole dure, sa volonté inflexible donnaient à Jeanne l'impression de ce que devaient être les martyrs; et elle se laissait séduire, elle, cette souffrante déjà désabusée, par le fanatisme rigide de cet enfant, ministre du Ciel.

Il la menait au Christ consolateur, lui montrant comment les joies pieuses de la religion apaiseraient toutes ses souffrances; et elle s'agenouillait au confessionnal, s'humiliant, se sentant petite et faible devant ce prêtre qui semblait avoir quinze ans.

Mais il fut bientôt détesté par toute la campagne.

D'une inflexible sévérité pour lui-même, il se montrait pour les autres d'une implacable intolérance. Une chose surtout le soulevait de colère et d'indignation, l'amour. Il en parlait dans ses prêches avec emportement, en termes crus, selon l'usage ecclésiastique, jetant sur cet auditoire de rustres des périodes tonnantes contre la concupiscence; et il tremblait de fureur, trépignait, l'esprit hanté des images qu'il évoquait dans ses fureurs.

Les grands gars et les filles se coulaient des regards sournois à travers l'église; et les vieux paysans, qui aiment toujours à plaisanter sur ces choses-là, désapprouvaient l'intolérance du petit curé en retournant à la ferme après l'office, à côté du fils en blouse bleue et de la fermière en mante noire. Et toute la contrée était en émoi.

On se racontait tout bas ses sévérités au confessionnal, les pénitences sévères qu'il infligeait; et, comme il s'obstinait à refuser l'absolution aux filles dont la chasteté avait subi des atteintes, la moquerie s'en mêla. On riait, aux grand-messes des fêtes, quand on voyait des jeunesses rester à leurs bancs au lieu d'aller communier avec les autres.

Bientôt il épia les amoureux pour empêcher leurs rencontres, comme fait un garde poursuivant les braconniers. Il les chassait le long des fossés, derrière les granges, par les soirs de lune, et dans les touffes de joncs marins sur le versant des petites côtes.

Une fois il en découvrit deux qui ne se désunirent pas devant lui; ils se tenaient par la taille, et marchaient en s'embrassant dans un ravin rempli de pierres.

L'abbé cria:

— Voulez-vous bien finir, manants que vous êtes!

Et le gars, s'étant retourné, lui répondit:

— Mêlez-vous d'vos affaires, m'sieu l'curé, celles-là n'vous r'gardent pas.

Alors l'abbé ramassa des cailloux et les leur jeta comme on fait aux chiens.

Ils s'enfuirent en riant tous deux; et le dimanche suivant, il les dénonça par leurs noms en pleine église.

Tous les garçons du pays cessèrent d'aller aux offices.

Le curé dînait au château tous les jeudis, et venait souvent en semaine causer avec sa pénitente. Elle s'exaltait comme lui, discutait sur les choses immatérielles, maniait tout l'arsenal antique et compliqué des controverses religieuses.

Ils se promenaient tous deux le long de la grande allée de la baronne en parlant du Christ et des Apôtres, et de la Vierge et des Pères de l'Église, comme s'ils les eussent connus. Ils s'arrêtaient parfois pour se poser des questions profondes qui les faisaient divaguer mystiquement, elle, se perdant en des raisonnements poétiques qui montaient au ciel comme des fusées, lui plus précis, arguant comme un avoué monomane qui démontrerait mathématiquement la quadrature du cercle.

Julien traitait le nouveau curé avec un grand respect, répétant sans cesse:

— Il me va, ce prêtre-là, il ne pactise pas.

Et il se confessait et communiait à volonté, donnant l'exemple prodigalement.

Il allait maintenant presque chaque jour chez les Fourville, chassant avec le mari qui ne pouvait plus se passer de lui, et montant à cheval avec la comtesse, malgré les pluies et les gros temps. Le comte disait:

— Ils sont enragés avec leur cheval, mais cela fait du bien à ma femme.

Le baron revint vers la mi-novembre. Il était changé, vieilli, éteint, baigné dans une tristesse noire qui avait pénétré son esprit. Et tout de suite l'amour qui le liait à sa fille sembla accru comme si ces quelques mois de morne solitude eussent exaspéré son besoin d'affection, de confiance et de tendresse.

Jeanne ne lui confia point ses idées nouvelles, son intimité avec l'abbé Tolbiac, et son ardeur religieuse; mais, la première fois qu'il vit le prêtre, il sentit s'éveiller contre lui une inimitié véhémente.

Et quand la jeune femme lui demanda, le soir: «Comment le trouves- tu?» il répondit:

— Cet homme-là, c'est un inquisiteur! Il doit être très dangereux.

Puis quand il eut appris par les paysans dont il était l'ami, les sévérités du jeune prêtre, ses violences, cette espèce de persécution qu'il exerçait contre les lois et les instincts innés, ce fut une haine qui éclata dans son coeur.

Il était, lui, de la race des vieux philosophes adorateurs de la nature, attendri dès qu'il voyait deux animaux s'unir, à genoux devant une espèce de Dieu panthéiste et hérissé devant la conception catholique d'un Dieu à intentions bourgeoises, à colères jésuitiques et à vengeances de tyran, un Dieu qui lui rapetissait la création entrevue, fatale, sans limites, toute- puissante, la création vie, lumière, terre, pensée, plante, roche, homme, air, bête, étoile, Dieu, insecte en même temps, créant parce qu'elle est création, plus forte qu'une volonté, plus vaste qu'un raisonnement, produisant sans but, sans raison et sans fin dans tous les sens et dans toutes les formes à travers l'espace infini, suivant les nécessités du hasard et le voisinage des soleils chauffant les mondes.

La création contenait tous les germes, la pensée et la vie se développant en elle comme des fleurs et des fruits sur les arbres.

Pour lui donc, la reproduction était la grande loi générale, l'acte sacré, respectable, divin, qui accomplit l'obscure et constante volonté de l'Être Universel. Et il commença, de ferme en ferme, une campagne ardente contre le prêtre intolérant, persécuteur de la vie.

Jeanne, désolée, priait le Seigneur, implorait son père; mais il répondait toujours:

— Il faut combattre ces hommes-là, c'est notre droit et notre devoir. Ils ne sont pas humains.

Il répétait, en secouant ses longs cheveux blancs:

— Ils ne sont pas humains; ils ne comprennent rien, rien, rien.
Ils agissent dans un rêve fatal; ils sont anti-physiques.
Et il criait «Anti-physiques!» comme s'il eût jeté une malédiction.

Le prêtre sentait bien l'ennemi, mais, comme il tenait à rester maître du château et de la jeune femme, il temporisait, sûr de la victoire finale.

Puis une idée fixe le hantait; il avait découvert par hasard les amours de Julien et de Gilberte, et il les voulait interrompre à tout prix.

Il s'en vint un jour trouver Jeanne et, après un long entretien mystique, il lui demanda de s'unir à lui pour combattre, pour tuer le mal dans sa propre famille, pour sauver deux âmes en danger.

Elle ne comprit pas et voulut savoir. Il répondit:

— L'heure n'est pas venue, je vous reverrai bientôt.

Et il partit brusquement.

L'hiver alors touchait à sa fin, un hiver pourri, comme on dit aux champs, humide et tiède.

L'abbé revint quelques jours plus tard et parla en termes obscurs d'une de ces liaisons indignes entre gens qui devraient être irréprochables. Il appartenait, disait-il, à ceux qui avaient connaissance de ces faits, de les arrêter par tous les moyens. Puis il entra en des considérations élevées, puis, prenant la main de Jeanne, il l'adjura d'ouvrir les yeux, de comprendre et de l'aider.

Elle avait compris, cette fois, mais elle se taisait, épouvantée à la pensée de tout ce qui pouvait survenir de pénible dans sa maison tranquille à présent, et elle feignit de ne pas savoir ce que l'abbé voulait dire. Alors il n'hésita plus et parla clairement.

— C'est un devoir pénible que je vais accomplir, madame la comtesse, mais je ne puis faire autrement. Le ministère que je remplis m'ordonne de ne pas vous laisser ignorer ce que vous pouvez empêcher. Sachez donc que votre mari entretient une amitié criminelle avec Mme de Fourville.

Elle baissa la tête, résignée et sans force.

Le prêtre reprit:

— Que comptez-vous faire, maintenant?

Alors elle balbutia:

— Que voulez-vous que je fasse, monsieur l'abbé?

Il répondit violemment:

— Vous jeter en travers de cette passion coupable.

Elle se mit à pleurer; et d'une voix navrée:

— Mais il m'a déjà trompée avec une bonne; mais il ne m'écoute pas; il ne m'aime plus; il me maltraite sitôt que je manifeste un désir qui ne lui convient pas. Que puis-je?

Le curé, sans répondre directement, s'écria:

— Alors, vous vous inclinez! Vous vous résignez! Vous consentez! L'adultère est sous votre toit; et vous le tolérez! Le crime s'accomplit sous vos yeux, et vous détournez le regard? Êtes-vous une épouse? une chrétienne? une mère?

Elle sanglotait:

— Que voulez-vous que je fasse?

Il répliqua:

— Tout plutôt que de permettre cette infamie. Tout, vous dis-je.
Quittez-le. Fuyez cette maison souillée.
Elle dit:

— Mais je n'ai pas d'argent, monsieur l'abbé; et puis je suis sans courage, maintenant; et puis comment partir sans preuves? Je n'en ai même pas le droit.

Le prêtre se leva, frémissant:

— C'est la lâcheté qui vous conseille, madame, je vous croyais autre. Vous êtes indigne de la miséricorde de Dieu!

Elle tomba à ses genoux:

— Oh! je vous en prie, ne m'abandonnez pas, conseillez-moi!

Il prononça d'une voix brève:

— Ouvrez les yeux de M. de Fourville. C'est à lui qu'il appartient de rompre cette liaison.

À cette pensée une épouvante la saisit:

— Mais il les tuerait, monsieur l'abbé! Et je commettrais une dénonciation! Oh! pas cela, jamais!

Alors, il leva la main comme pour la maudire, tout soulevé de colère:

— Restez dans votre honte et dans votre crime; car vous êtes plus coupable qu'eux. Vous êtes l'épouse complaisante! Je n'ai plus rien à faire ici.

Et il s'en alla, si furieux que tout son corps tremblait.

Elle le suivit éperdue, prête à céder, commençant à promettre. Mais il demeurait vibrant d'indignation, marchant à pas rapides en secouant de rage son grand parapluie bleu presque aussi haut que lui.

Il aperçut Julien debout près de la barrière, dirigeant des travaux d'ébranchage; alors il tourna à gauche pour traverser la ferme des Couillard; et il répétait:

— Laissez-moi, madame, je n'ai plus rien à vous dire.

Juste sur son chemin, au milieu de la cour, un tas d'enfants, ceux de la maison et ceux des voisins attroupés autour de la loge de la chienne Mirza, contemplaient curieusement quelque chose, avec une attention concentrée et muette. Au milieu d'eux le baron, les mains derrière le dos, regardait aussi avec curiosité. On eût dit un maître d'école. Mais, quand il vit de loin le prêtre, il s'en alla pour éviter de le rencontrer, de le saluer, de lui parler.

Jeanne disait, suppliante:

— Laissez-moi quelques jours, monsieur l'abbé, et revenez au château. Je vous raconterai ce que j'aurai pu faire, et ce que j'aurai préparé; et nous aviserons.

Ils arrivaient alors auprès du groupe des enfants; et le curé s'approcha pour voir ce qui les intéressait ainsi. C'était la chienne qui mettait bas. Devant sa niche cinq petits grouillaient déjà autour de la mère qui les léchait avec tendresse, étendue sur le flanc, tout endolorie. Au moment où le prêtre se penchait, la bête crispée s'allongea et un sixième petit toutou parut. Tous les galopins alors, saisis de joie, se mirent à crier en battant des mains:

— En v'là encore un, en v'là encore un!

C'était un jeu pour eux, un jeu naturel où rien d'impur n'entrait. Ils contemplaient cette naissance comme ils auraient regardé tomber des pommes.

L'abbé Tolbiac demeura d'abord stupéfait, puis, saisi d'une fureur irrésistible, il leva son grand parapluie et se mit à frapper dans le tas des enfants sur les têtes, de toute sa force. Les galopins effarés s'enfuirent à toutes jambes; et il se trouva subitement en face de la chienne en gésine qui s'efforçait de se lever. Mais il ne la laissa pas même se dresser sur ses pattes, et, la tête perdue, il commença à l'assommer à tour de bras. Enchaînée, elle ne pouvait s'enfuir, et gémissait affreusement en se débattant sous les coups. Il cassa son parapluie. Alors, les mains vides, il monta dessus, la piétinant avec frénésie, la pilant, l'écrasant. Il lui fit mettre au monde un dernier petit qui jaillit sous la pression; et il acheva, d'un talon forcené, le corps saignant qui remuait encore au milieu des nouveau-nés piaulants, aveugles et lourds, cherchant déjà les mamelles.

Jeanne s'était sauvée; mais le prêtre soudain se sentit pris au cou, un soufflet fit sauter son tricorne; et le baron, exaspéré, l'emporta jusqu'à la barrière et le jeta sur la route.

Quand M. Le Perthuis se retourna, il aperçut sa fille à genoux, sanglotant au milieu des petits chiens et les recueillant dans sa jupe. Il revint vers elle à grands pas, en gesticulant, et il criait:

— Le voilà, le voilà, l'homme en soutane! L'as-tu vu, maintenant?

Les fermiers étaient accourus, tout le monde regardait la bête éventrée; et la mère Couillard déclara:

— C'est-il possible d'être sauvage comme ça!

 

母の死後、こんなに早く痛みが和らぐなんてと驚いている。そして、たった2カ月でその傷口はふさがった。あとは、彼女の人生にベールをかけたような、優しいメランコリーだけが残った。これ以上の出来事はありえないように思えた。子供たちは成長し、彼女を愛し、彼女は静かに、満足して、夫のことを心配することなく年をとっていくのだ。

9月末、ピコ修道士がまだ8日分のシミしかついていない新しいカソックを持って儀式に訪れ、後任のトルビアック修道士を紹介した。彼はとても若くて細い神父で、背が低く、強調された話し方をし、黒く丸くくぼんだ目は激しい魂を示していた。老神父はゴダビルの学長に任命されたのだ。

ジャンヌは、この旅立ちに本当に寂しさを覚えた。その姿は、彼女の青春時代のすべての記憶とリンクしていた。彼は彼女と結婚し、パウロに洗礼を授け、男爵夫人を埋葬したのである。彼女は、ピコ修道院長のお腹が畑を通ることなしにエトゥーヴァンを想像することはできなかったし、彼が明るく自然体であったために、彼を愛していた。

しかし、その表情は決して明るくはない。とよく言っていた。

- お金がかかるんです、マダム・ラ・コントゥース。私は18年前からここにいます。ああ、コミューンは給料が少ないし、あまり価値がない。男たちは必要以上に宗教を持たず、女たちは、ほら、行いが悪い。彼女たちは、結婚式のためにビッグセンターの聖母を巡礼してから教会に行くだけで、オレンジの花は田舎ではあまり価値がない。気にしないでください、私は彼を愛していました。

新任の神父は焦ったような仕草をし、顔を真っ赤にした。と唐突に言われた。

- 私がいれば、すべてが変わるはずです。

その姿は、まるで怒れる子供のようで、着古したとはいえ清潔なキャスケットに身を包み、ひ弱で痩せていた。

アベ・ピコは、陽気な時のように横目で彼を見ながら、こう続けた。

- アッベ、こういうことを防ぐには、教区民を鎖でつなぐ必要があるが、それすらも無駄なことなのだ。

小坊主は、はにかんだような口調で答えた。

- 見てみよう。

そして、老神父は握ったものを嗅ぎながら微笑んだ。

- 父上、年齢があなたを落ち着かせるでしょう、そして経験も。あなたは最後の忠誠を教会から遠ざけるでしょう、それだけです。この国では、人は信者であるが、犬の頭:用心せよ。なんと、ちょっと太ったような女の子が説教に入ってきたのを見ると、「あの子が連れてきた檀家が一人増えた」と言いながら、結婚させようとするのです。あなたは彼らが間違いを犯すのを防ぐことはできませんよ。でも、その少年を探しに行って、彼が母親を見捨てるのを防ぐことはできますね。結婚してください、お父さん、結婚してください、他のことは気にしないでください。

新任の神父は不機嫌そうに答えた。

- 私たちの考えは違うのだから、主張しても無駄だ。

そして、アッベ・ピコは、自分の村が恋しくなり、司祭館の窓から見える海や、遠くを行き交う船を眺めながらブレヴィアを朗読していた小さな漏斗状の谷が恋しくなり始めたのです。

そして、二人の司祭は去っていった。泣きそうになるジャンヌに、老人はキスをした。

8日後、トルビアック師が戻ってきた。彼は、王子が王国を手に入れるときに行うような改革を行ったと話した。そして、伯爵夫人に日曜礼拝を欠かさず、すべての祝祭日で聖体拝領をするよう懇願した。

- あなたと私は、この国のトップです。この国を治め、常に手本となるような姿を見せなければなりません。私たちは団結しなければ、パワフルで尊敬に値する存在にはなれません。教会と城が手を結べば、コテージは我々を恐れ、従うだろう。

そのため、このような弊害が発生する可能性があります。

アベ・ピコは、彼女がくれるわずかなもので満足し、決して貪欲に彼女を言いくるめることはなかった。しかし、後継者は、前の日曜の礼拝で彼女を見かけなかったので、心配そうに厳かに入ってきた。

彼女は長老会と縁を切りたくなかったので、最初の数週間は気ままに出席することだけを約束した。

しかし、少しずつ教会に慣れ、このか弱く誠実で支配的な修道院長の影響下に入るようになった。彼は神秘主義者で、その高揚感と熱情で彼女を魅了した。彼は、すべての女性がその魂の中に持っている宗教的な詩情で彼女を振動させた。その妥協のない厳格さ、世俗と官能への軽蔑、人間関係への嫌悪、神への愛、若く荒々しい未熟さ、硬い言葉、柔軟性のない意志は、ジャンヌに殉教者とはかくあるべきという印象を与え、すでに幻滅した苦行者である彼女は、この子、天国の大臣の厳格な狂信に誘惑されることを許したのです。

彼は彼女を慰め主であるキリストのもとに導き、宗教の敬虔な喜びがいかに彼女の苦しみを和らげるかを示した。彼女は懺悔室にひざまずき、15歳にも見えるこの司祭の前で自分を卑下し、小さく弱いと感じた。

しかし、彼はすぐに国中から嫌われるようになった。

自分には厳しく、他人には容赦がない。彼の怒りと憤りは、何よりも「愛」であった。彼は説教の中で、教会の慣習に従って生々しい言葉でそのことを語り、この野人たちの聴衆に向かって、俗物に対する雷のような言葉を投げつけた。

大きな男の子と女の子は、教会の向こう側で互いににらみ合いをしていました。そして、いつもそんな冗談が好きな老百姓たちは、礼拝の後、青いスモックを着た息子と黒いコートを着た農夫の妻の隣で、小さな司祭の不寛容さを不服に思っていたのです。そして、地域全体が大騒ぎになった。

懺悔室での彼の厳しさ、厳しい懺悔を互いに語り合い、貞操を破られた少女たちに赦免を拒み続けたので、嘲笑の対象になった。祝祭日の大ミサで、若い女の子が他の人と一緒に聖体拝領に行かず、自分の席に留まっているのを見て、彼らは笑った。

やがて彼は、密猟者を追う警備員のように、恋人たちが会わないように見張りをするようになった。溝沿いや納屋の裏、月夜の晩、小さな海岸の斜面の海イ草の群れで狩りをした。

あるとき、彼はそのうちの二人を見つけたが、彼の前で別れることはなかった。彼らは互いに腰を抱き合い、石の多い峡谷で接吻しながら歩いた。

修道院長は叫んだ。

- 早く終わらせてくれ!

すると、若者は振り向いて、彼に答えた。

- 神父さんは自分のことだけを考えてくださいよ。

そこで神父は石を拾って、犬に投げるように彼らに投げつけました。

二人は笑って逃げ出した。翌日の日曜日、彼は教会で二人を名指しで糾弾した。

田舎の男の子はみんな教会に行かなくなった。

神父は毎週木曜日に城で食事をし、平日にもしばしばやってきては懺悔する者と話をした。彼女は彼と同じように興奮し、非物質的なことを議論し、宗教的論争の古くて複雑な武器をすべて振り回していた。

二人は男爵夫人の長い私道を歩きながら、キリストや使徒、聖母や教父のことを、まるで知っているかのように話していました。彼女はロケットのように空に舞い上がる詩的な推論に没頭し、彼はより正確に、円を描く方法を数学的に示す狂信的な弁護士のような議論を展開した。

ジュリアンは新任の神父に敬意をもって接し、何度も何度も繰り返した。

- あの神父は私にぴったりで、盟約を交わすことはありません。

そして、自由に告白し、聖餐式を行い、天才的な模範を示したのです。

今ではほとんど毎日フルヴィル家に通い、もはや自分なしではいられない夫と狩りをし、雨や大荒れの天候にもかかわらず伯爵夫人と乗馬をするようになったのです。伯爵はよく言ったものだ。

- 彼らは馬で怒っていますが、私の妻はそれが良いのです。

男爵は11月中旬に帰ってきた。彼は変わり、老い、消滅し、心を貫いた黒い悲しみを浴びていた。そして、この数ヶ月の寂しい孤独が、愛情、信頼、優しさを求める彼の気持ちを昂ぶらせたかのように、彼と娘とを結ぶ愛情が一気に強まった。

ジャンヌは自分の新しい考え、トルビアック修道院長との親密さ、宗教的熱意を打ち明けなかったが、初めてこの神父を見たとき、激しい敵意を覚えた。

そして、夜になって若い女性が彼にこう尋ねた。

- あの男は審問官だ! 彼はとても危険な存在に違いない。

そして、彼の友人である農民から、若い神父の厳しさ、暴力、法律や生来の本能に対する迫害のようなものを聞いたとき、彼の心に憎悪が沸き起こった。

彼は古い自然崇拝の哲学者の一人で、2つの動物が結合するのを見るやいなや軟化し、一種の汎神論の神の前にひざまずき、ブルジョア的意図、イエズス会的怒り、専制的復讐を持つ神、彼にとって見たことのある創造、運命、無限、全能、生命の創造を小さくする神のカトリック概念に対して歯がゆく思っていました。光、大地、思考、植物、岩石、人間、空気、獣、星、神、虫を同時に創造し、創造であるがゆえに創造し、意志よりも強く、理性よりも広く、偶然と世界を暖める太陽の近さの必要性に応じて、無限の空間を通してあらゆる方向と形態に目標も理由もなく終わりなく生産しているのだ。

天地創造には、木に咲く花や実のように、あらゆる細菌、思想、生命が宿っている。

したがって、彼にとって生殖は偉大な一般法であり、普遍的存在の不明瞭で不変の意志を実現する神聖で尊敬に値する神聖な行為であったのです。そして、生命を迫害する不寛容な司祭に対する熱心なキャンペーンを、農家から農家へと始めた。

寂しくなったジャンヌは、主に祈り、父に懇願したが、父はいつも答えてくれた。

- 我々は彼らと戦わなければならない。それは我々の権利であり義務である。彼らは人間ではありません。

長い白髪を揺らしながら、彼は繰り返した。

- 彼らは人間ではない。何も、何も、何も理解できない。
彼らは宿命的な夢の中で行動し、反物理的である。
そして、呪いをかけたかのように「アンチフィジカル!」と叫んだ。

司祭は敵を察知したが、城と若い女性の主人であり続けたいので、最後の勝利を確信して、遅らせた。

偶然にもジュリアンとジルベールの恋仲を知った彼は、何としてもそれを邪魔したいと考えた。

ある日、彼はジャンヌに会いに行き、長い神秘的な会話の後、彼はジャンヌに、自分の家族の中の悪を殺すために、危険にさらされている2つの魂を救うために、自分と一緒に戦ってくれるように頼んだ。

彼女は理解できず、知りたがった。と答えた。

- まだその時は来ていません、またすぐにお会いしましょう。

そして、彼は唐突に去っていった。

野原で言うところの腐ったような冬が終わりを告げ、雨に濡れて暖かくなってきたのだ。

数日後、修道院長が戻ってきて、罪のないはずの人たちの間のふさわしくない関係の一つを、不明瞭な言葉で語った。このような事実を知っている人が、なんとしても阻止しなければならない、と。そして、高邁な思考に入り、ジャンヌの手を取って、目を開けて、理解して、助けてくれるよう促した。

この時、彼女は理解していたのだが、今、静かな家で起こりうるすべてのことを考えると怖くて黙ってしまい、修道院長の言っている意味がわからないふりをしたのである。そして、躊躇することなく、はっきりと言葉を発した。

- 苦渋の決断ではありますが他に方法がありません 私が果たすべき務めは、防ぐことのできるものを無視させないようにすることです。あなたの夫がマダム・ドゥ・フルヴィルと 犯罪的な友情関係にあることは知っておいてください。

彼女は頭を下げ、諦めて力なくなった。

神父は続けた。

- これからどうするつもりですか?

そして、彼女は口ごもった。

- 私にどうしろというのですか、ムッシュー・ラベ?

と激しく答えた。

- この罪深い情熱に身を投じてください。

彼女は泣き出し、苦しそうな声で言った。

- しかし、彼はすでに女中で私を欺き、しかし、彼は私の言うことを聞かず、もはや私を愛さず、私が彼の意にそぐわない欲望を示すとすぐに私を虐げるのです。どうしたらいいのでしょうか?

神父は、直接答えることなく、こう叫んだ。

- だから頭を下げるんだ!諦めろ!同意見です! 不倫が屋根の下にあるのに、それを容認するのか! 目の前で犯罪が行われているのに、目をそらすのか?あなたは妻ですか?クリスチャンですか?母ですか?

彼女は泣きじゃくりました。

- どうすればいいんだ?

と答えた。

- この悪評を許すくらいなら、何でもします。何でもいいんです。
ほっとけよ この汚れた家から逃げろ。
と彼女は言った。

- でも、お金がないんです、アボットさん。それに、勇気がないんです。証拠もないのに、どうやって帰ればいいんですか?権利もないんだけどね。

神父は震えながら立ち上がりました。

- 臆病だから忠告するのです、マダム、あなたは違うと思いました。あなたは神の慈悲を受けるに値しないのです!

彼女は膝をついてしまった。

- お願いです、見捨てないでください、助言してください

と短い声で言った。

- ドゥ・フルヴィル氏の目を開けてください。この関係を断ち切るかどうかは、彼次第だ。

そう思ったとき、彼女は恐怖に襲われた。

- でも、彼は彼らを殺すでしょう、ムッシュー・ラベ!そして、私は彼を糾弾するのだ! ああ、それはない、絶対にない!

そして、彼女を呪うかのように、怒りのあまり手を振り上げたのである。

- 自分の恥と罪の中にとどまりなさい、あなたは彼らよりも罪深いのだから。あなたはお人好しの奥様!?私はもうここで用を足すことはない。

そして、全身が震えるほど激怒して立ち去った。

彼女はパニックになりながら、屈服する覚悟で彼の後を追い、約束し始めた。しかし、彼は憤慨したまま、大きな青い傘を自分の身の丈ほどもある高さで振りながら、早足で歩いていた。

ジュリアンがフェンスのそばに立って、伐採作業を指示しているのが見えた。それから左に曲がってクーヤード農場を横切り、それを繰り返した。

- もう、何も言うことはありません。

ちょうど彼の行く手、中庭の真ん中にあるミルザビッチの小屋の周りに、この家の子供たちと近所の子供たちが群がって、不思議そうに、集中して無言で何かを考えているのである。その中で、男爵も両手を後ろに回して、不思議そうに見ていた。校長先生のような顔をしていた。しかし、遠くから祭司を見ると、会わないように、挨拶しないように、話しかけないように、去っていった。

ジャンヌが含みを持たせて言った。

- 父上、数日置いてから、城に戻ってきてください。私ができること、準備したことをお伝えし、アドバイスをさせていただきます。

神父は、子供たちが何に興味を持ったのか見に行った。産むのはビッチだった。犬小屋の前では、すでに5匹の子犬が母犬の周りに群がっていて、母犬は痛そうに横向きになりながら、優しく舐めている。神父が身をかがめると、握りしめていた動物が伸び、6匹目の小さなワンちゃんが現れました。子供たちは皆大喜びで、声をあげ、手をたたき始めた。

- もう一人いる!もう一人いる!?

彼らにとっては、不純物が入らない自然な遊びだったのだ。彼らは、リンゴが落ちるのを見るように、この誕生を考えたのです。

トルビアック師は、最初は唖然としていたが、怒りに燃えて大きな傘を振り上げ、子供たちの頭を力いっぱい叩き始めた。怯えた子供たちは足早に逃げ出し、立ち上がろうとするゲシンの犬の前に、ふと気がつく。しかし、彼は彼女を足で立たせることもせず、頭を失くしたまま、腕で彼女を倒し始めたのです。鎖でつながれているため、逃げることもできず、ひどい呻き声をあげながら、打撃を受けてもがき苦しむ。傘を壊された。そして、徒手空拳で彼女の上に乗り、必死で踏みつけ、叩き、押しつぶす。そして、盲目で重く、すでに乳房を求める牡牛座の新生児たちの中でまだ蠢いている出血した体を、無理やりかかとで仕留めたのである。

ル・ペルテュイ氏が振り向くと、娘が膝をついて、小犬の中で泣きながらスカートの中に小犬を集めているのが見えた。彼は大股で、身振り手振りで、叫びながら、彼女のもとに戻ってきた。

- いた!いた!カソックの男!?今、彼を見ましたか?

農民たちは駆けつけ、誰もが内臓を抜かれた獣に目を見張った。そして、マザー・クイヤールはこう宣言した。

- そんなワイルドなことが可能なのか!

 

Mais Jeanne avait ramassé les sept petits et prétendait les élever.

On essaya de leur donner du lait: trois moururent le lendemain. Alors le père Simon courut le pays pour découvrir une chienne allaitant. Il n'en trouva pas, mais il rapporta une chatte en affirmant qu'elle ferait l'affaire. On tua donc trois autres petits et on confia le dernier à cette nourrice d'une autre race. Elle l'adopta immédiatement, et lui tendit sa mamelle en se couchant sur le côté.

Pour qu'il n'épuisât point sa mère adoptive, on sevra le chien quinze jours après, et Jeanne se chargea de le nourrir elle-même au biberon. Elle l'avait nommé Toto. Le baron changea son nom d'autorité, et le baptisa «Massacre».

Le prêtre ne revint pas, mais, le dimanche suivant, il lança du haut de la chaire des imprécations, des malédictions et des menaces contre le château, disant qu'il faut porter le fer rouge dans les plaies, anathématisant le baron qui s'en amusa, et marquant d'une allusion voilée, encore timide, les nouvelles amours de Julien. Le vicomte fut exaspéré, mais la crainte d'un scandale affreux éteignit sa colère.

Alors, de prône en prône, le prêtre continua l'annonce de sa vengeance, prédisant que l'heure de Dieu approchait, que tous ses ennemis seraient frappés.

Julien écrivit à l'archevêque une lettre respectueuse mais énergique. L'abbé Tolbiac fut menacé d'une disgrâce. Il se tut.

On le rencontrait maintenant faisant de longues courses solitaires, à pas allongés, avec un air exalté. Gilberte et Julien dans leurs promenades à cheval l'apercevaient à tout moment, parfois au loin comme un point noir au bout d'une plaine ou sur le bord de la falaise, parfois lisant son bréviaire dans quelque étroit vallon où ils allaient entrer. Ils tournaient bride alors pour ne point passer près de lui.

Le printemps était venu, ravivant leur amour, les jetant chaque jour aux bras l'un de l'autre, tantôt ici, tantôt là, sous tout abri où les portaient leurs courses.

Comme les feuilles des arbres étaient encore claires, et l'herbe humide, et qu'ils ne pouvaient, ainsi qu'au coeur de l'été, s'enfoncer dans les taillis des bois, ils avaient adopté le plus souvent, pour cacher leurs étreintes, la cabane ambulante d'un berger, abandonnée depuis l'automne au sommet de la côte de Vaucotte.

Elle restait là toute seule, haute sur ses roues, à cinq cents mètres de la falaise, juste au point où commençait la descente rapide du vallon. Ils ne pouvaient être surpris dedans, car ils dominaient la plaine; et les chevaux attachés aux brancards attendaient qu'ils fussent las de baisers.

Mais voilà qu'un jour, au moment où ils quittaient ce refuge, ils aperçurent l'abbé Tolbiac assis presque caché dans les joncs marins de la côte.

— Il faudra laisser nos chevaux dans le ravin, dit Julien, ils pourraient nous dénoncer de loin.

Et ils prirent l'habitude d'attacher les bêtes dans un repli du val plein de broussailles.

Puis un soir, comme ils rentraient tous deux à la Vrillette où ils devaient dîner avec le comte, ils rencontrèrent le curé d'Étouvent qui sortait du château. Il se rangea pour les laisser passer; et salua sans qu'ils rencontrassent ses yeux.

Une inquiétude les saisit qui se dissipa bientôt.

Or Jeanne, un après-midi, lisait auprès du feu par un grand coup de vent (c'était au commencement de mai), quand elle aperçut soudain le comte de Fourville qui s'en venait à pied et si vite qu'elle crut un malheur arrivé.

Elle descendit vivement pour le recevoir et, quand elle fut en face de lui, elle le pensa devenu fou. Il était coiffé d'une grosse casquette fourrée qu'il ne portait que chez lui, vêtu de sa blouse de chasse, et si pâle que sa moustache rousse, qui ne tranchait point d'ordinaire sur son teint coloré, semblait une flamme. Et ses yeux étaient hagards, roulaient, comme vides de pensée.

Il balbutia:

— Ma femme est ici, n'est-ce pas?

Jeanne, perdant la tête, répondit:

— Mais non, je ne l'ai point vue aujourd'hui.

Alors il s'assit, comme si ses jambes se fussent brisées, il ôta sa coiffure et s'essuya le front avec son mouchoir, plusieurs fois, par un geste machinal; puis se relevant d'une secousse, il s'avança vers la jeune femme, les deux mains tendues, la bouche ouverte, prêt à parler, à lui confier quelque affreuse douleur; puis il s'arrêta, la regarda fixement, prononça dans une sorte de délire:

— Mais c'est votre mari… vous aussi…

Et il s'enfuit du côté de la mer.

Jeanne courut pour l'arrêter, l'appelant, l'implorant, le coeur crispé de terreur, pensant: «Il sait tout! que va-t-il faire? Oh! pourvu qu'il ne les trouve point!»

Mais elle ne le pouvait atteindre, et il ne l'écoutait pas. Il allait devant lui sans hésiter, sûr de son but. Il franchit le fossé, puis enjambant les joncs marins à pas de géant, il gagna la falaise.

Jeanne, debout sur le talus planté d'arbres, le suivit longtemps des yeux; puis, le perdant de vue, elle rentra, torturée d'angoisse.

Il avait tourné vers la droite, et s'était mis à courir. La mer houleuse roulait ses vagues; les gros nuages tout noirs arrivaient d'une vitesse folle, passaient, suivis par d'autres; et chacun d'eux criblait la côte d'une averse furieuse. Le vent sifflait, geignait, rasait l'herbe, couchait les jeunes récoltes, emportait, pareils à des flocons d'écume, de grands oiseaux blancs qu'il entraînait au loin dans les terres.

Les grains, qui se succédaient, fouettaient le visage du comte, trempaient ses joues et ses moustaches où l'eau glissait, emplissaient de bruit ses oreilles et son coeur de tumulte.

Là-bas, devant lui, le val de Vaucotte ouvrait sa gorge profonde. Rien jusque-là qu'une hutte de berger auprès d'un parc à moutons vide. Deux chevaux étaient attachés aux brancards de la maison roulante. Que pouvait-on craindre par cette tempête?

Dès qu'il les eut aperçus, le comte se coucha contre terre, puis il se traîna sur les mains et sur les genoux, semblable à une sorte de monstre avec son grand corps souillé de boue et sa coiffure en poil de bête. Il rampa jusqu'à la cabane solitaire et se cacha dessous pour n'être point découvert par les fentes des planches.

Les chevaux, l'ayant vu, s'agitaient. Il coupa lentement leurs brides avec son couteau qu'il tenait ouvert à la main et, une bourrasque étant survenue, les animaux s'enfuirent, harcelés par la grêle qui cinglait le toit penché de la maison de bois, la faisant trembler sur ses roues.

Le comte alors, redressé sur les genoux, colla son oeil au bas de la porte, en regardant dedans.

Il ne bougeait plus; il semblait attendre. Un temps assez long s'écoula; et tout à coup il se releva, fangeux de la tête aux pieds. Avec un geste forcené il poussa le verrou qui fermait l'auvent au-dehors, et, saisissant les brancards, il se mit à secouer cette niche comme s'il eût voulu la briser en pièces. Puis soudain, il s'attela, pliant sa haute taille dans un effort désespéré, tirant comme un boeuf, et haletant; et il entraîna, vers la pente rapide, la maison voyageuse et ceux qu'elle enfermait.

Ils criaient là-dedans, heurtant la cloison du poing, ne comprenant pas ce qui leur arrivait.

Lorsqu'il fut en haut de la descente, il lâcha la légère demeure qui se mit à rouler sur la côte inclinée.

Elle précipitait sa course, emportée follement, allant toujours plus vite, sautant, trébuchant comme une bête, battant la terre de ses brancards.

Un vieux mendiant, blotti dans un fossé, la vit passer d'un élan sur sa tête; et il entendit des cris affreux poussés dans le coffre de bois.

Tout à coup elle perdit une roue arrachée d'un heurt, s'abattit sur le flanc et se remit à dévaler comme une boule, comme une maison déracinée dégringolerait du sommet d'un mont. Puis, arrivant au rebord du dernier ravin, elle bondit en décrivant une courbe, et, tombant au fond, s'y creva comme un oeuf.

Dès qu'elle se fut brisée sur le sol de pierre, le vieux mendiant, qui l'avait vue passer, descendit à petits pas à travers les ronces; et, mû par une prudence de paysan, n'osant approcher du coffre éventré, il alla jusqu'à la ferme voisine annoncer l'accident.

On accourut; on souleva les débris; on aperçut deux corps. Ils étaient meurtris, broyés, saignants. L'homme avait le front ouvert et toute la face écrasée. La mâchoire de la femme pendait, détachée dans un choc; et leurs membres cassés étaient mous comme s'il n'y avait plus d'os sous la chair.

On les reconnut cependant; et on se mit à raisonner longuement sur les causes de ce malheur.

— Qué qui faisaient dans c'té cahute? dit une femme.

Alors, le vieux pauvre raconta qu'ils s'étaient apparemment réfugiés là-dedans pour se mettre à l'abri d'une bourrasque, et que le vent furieux avait dû chavirer et précipiter la cabane. Et il expliquait que lui-même allait s'y cacher quand il avait vu les chevaux attachés aux brancards, et compris par là que la place était occupée.

Il ajouta d'un air satisfait:

— Sans ça, c'est moi qu'j'y passais.

Une voix dit:

— Ça aurait-il pas mieux valu?

Alors, le bonhomme se mit dans une colère terrible:

— Pourquoi qu'ça aurait mieux valu? Parce qu'je sieus pauvre et qu'i sont riches! Guettez-les, à c't'heure…

Et, tremblant, déguenillé, ruisselant d'eau, sordide avec sa barbe mêlée et ses longs cheveux coulant du chapeau défoncé, il montrait les deux cadavres du bout de son bâton crochu; et il déclara:

— J'sommes tous égaux, là-devant.

Mais d'autres paysans étaient venus, et regardaient de coin, d'un oeil inquiet, sournois, effrayé, égoïste et lâche. Puis on délibéra sur ce qu'on ferait; et il fut décidé, dans l'espoir d'une récompense, que les corps seraient reportés aux châteaux. On attela donc deux carrioles. Mais une nouvelle difficulté surgit. Les uns voulaient simplement garnir de paille le fond des voitures; les autres étaient d'avis d'y placer des matelas par convenance.

La femme qui avait déjà parlé cria:

— Mais y s'ront pleins d'sang, ces matelas, qu'y faudra les r'laver à l'ieau de javelle.

Alors, un gros fermier à face réjouie répondit:

— Y les paieront donc. Plus qu'ça vaudra, plus qu'ça sera cher.

L'argument fut décisif.

Et les deux carrioles, haut perchées sur des roues sans ressorts, partirent au trot, l'une à droite, l'autre à gauche, secouant et ballottant à chaque cahot des grandes ornières ces restes d'êtres qui s'étaient étreints et qui ne se rencontreraient plus.

Le comte, dès qu'il avait vu rouler la cabane sur la dure descente, s'était enfui de toute la vitesse de ses jambes à travers la pluie et les bourrasques. Il courut ainsi pendant plusieurs heures, coupant les routes, sautant les talus, crevant les haies; et il était rentré chez lui à la tombée du jour, sans savoir comment.

Les domestiques effarés l'attendaient et lui annoncèrent que les deux chevaux venaient de revenir sans cavaliers, celui de Julien ayant suivi l'autre.

Alors M. de Fourville chancela; et d'une voix entrecoupée:

— Il leur sera arrivé quelque accident par ce temps affreux. Que tout le monde se mette à leur recherche.

Il repartit lui-même; mais, dès qu'il fut hors de vue, il se cacha sous une ronce, guettant la route par où allait revenir morte, ou mourante, ou peut-être estropiée, défigurée à jamais, celle qu'il aimait encore d'une passion sauvage.

Et bientôt, une carriole passa devant lui, qui portait quelque chose d'étrange.

Elle s'arrêta devant le château, puis entra. C'était cela, oui, c'était Elle; mais une angoisse effroyable le cloua sur place, une peur horrible de savoir, une épouvante de la vérité; et il ne remuait plus, blotti comme un lièvre, tressaillant au moindre bruit.

Il attendit une heure, deux heures peut-être. La carriole ne sortait pas. Il se dit que sa femme expirait; et la pensée de la voir, de rencontrer son regard, l'emplit d'une telle horreur qu'il craignit soudain d'être découvert dans sa cachette et forcé de rentrer pour assister à cette agonie, et qu'il s'enfuit encore jusqu'au milieu des bois. Alors, tout à coup, il réfléchit qu'elle avait peut-être besoin de secours, que personne sans doute ne pouvait la soigner; et il revint en courant éperdument.

Il rencontra, en rentrant, son jardinier et lui cria:

— Eh bien?

L'homme n'osait pas répondre. Alors, M. de Fourville hurlant presque:

— Est-elle morte?

Et le serviteur balbutia:

— Oui, monsieur le comte.

Il ressentit un soulagement immense. Un calme brusque entra dans son sang et dans ses muscles vibrants; et il monta d'un pas ferme les marches de son grand perron.

L'autre carriole avait gagné les Peuples. Jeanne, de loin, l'aperçut, vit le matelas, devina qu'un corps gisait dessus, et comprit tout. Son émotion fut si vive qu'elle s'affaissa sans connaissance.

Quand elle reprit ses sens, son père lui tenait la tête et lui mouillait les tempes de vinaigre. Il demanda en hésitant:

— Tu sais?…

Elle murmura:

— Oui, père.

Mais, quand elle voulut se lever, elle ne le put tant elle souffrait.

Le soir même elle accoucha d'un enfant mort: d'une fille.

Elle ne vit rien de l'enterrement de Julien; elle n'en sut rien. Elle s'aperçut seulement au bout d'un jour ou deux que tante Lison était revenue; et, dans les cauchemars fiévreux qui la hantaient, elle cherchait obstinément à se rappeler depuis quand la vieille fille était repartie des Peuples, à quelle époque, dans quelles circonstances. Elle n'y pouvait parvenir, même en ses heures de lucidité, sûre seulement qu'elle l'avait vue après la mort de petite mère.

 

しかし、ジャンヌは7人の赤ん坊を拾ってきて、育てていると言い出した。

牛乳を飲ませようとしたが、翌日には3人が死んでしまった。そして、シモン神父は、看護婦を探すために国中を走り回った。しかし、「これでいい」と猫を一匹連れて帰ってきた。そこで、さらに3匹の子猫が殺され、最後の1匹は別の品種のこの看護婦さんに譲られた。彼女はすぐに彼を採用し、横向きに寝たまま乳首を手渡した。

母犬を疲れさせないために、2週間後に離乳させ、ジャンヌさんが自ら哺乳瓶でミルクを与えるようにした。彼女はトトと名付けた。男爵は勅令で名前を変え、「マサクレア」と命名した。

神父は戻らなかったが、次の日曜日、説教壇から、城に対して罵声、呪い、脅迫を浴びせ、傷口に赤い鉄を入れなければならないと言い、これを面白がっている男爵を忌み嫌い、ジュリアンの新しい恋愛を、ベールに包んだ、まだ臆病な暗示でマークしたのだった。子爵は憤慨したが、ひどいスキャンダルを恐れるあまり、怒りは消えた。

そして、説教師から説教師へと、司祭は復讐を告げ続け、神の時が近づいていること、すべての敵が打ち倒されることを予言したのである。

ジュリアンは、大司教に敬意を表しながらも精力的な手紙を書いた。トルビアック修道院長は、恥辱を味わうと脅された。彼は黙ったままだった。

今では、一人で長い間散歩をする姿も見られるようになり、高揚した雰囲気が漂っている。ジルベルテとジュリアンは、馬に乗っているとき、いつも彼を見かけた。あるときは平原の果てや崖っぷちに黒い点のように遠くに見え、あるときはこれから入る狭い谷間でブレヴィアリーを読んでいるのが見えた。そして、すれ違わないように引き返すのである。

春が来て、二人の愛が再燃し、毎日のように腕の中に放り込まれ、時にはあちらこちらで、用事があればどんな庇護のもとでも、二人は結ばれました。

木々の葉はまだ薄く、草は湿っており、夏の盛りのように森の茂みに深く入ることはできないので、二人は抱擁を隠すために、秋以来ヴォーコットの丘の上に放置されている羊飼いの旅小屋を最もよく利用したものだった。

崖から500メートル、谷の急降下が始まる地点に、たった一台、車輪を高く上げて立っていた。平野を見下ろしているため、その中に捕まることはできず、担架につながれた馬は、キスに飽きるまで待っていました。

しかし、ある日、この避難所を出ようとすると、トルビアック師が海岸の葦の中にほとんど隠れて座っているのが見えた。

- 馬は渓谷に置いていかなければならない」とジュリアンは言った。「遠くからだとばれてしまうかもしれない。

そして、柴の生い茂る谷間に家畜を繋ぐ習慣が身につきました。

ある晩、二人は伯爵と食事をするためにラ・ヴリレットに戻ろうとすると、エトゥーヴァンの教区司祭が城から出てくるところに出会った。彼は車を停めて彼らを通し、目を合わせないまま敬礼した。

不安はすぐに解消された。

ある日の午後、強風の中(5月の初めだった)、ジャンヌが暖炉のそばで本を読んでいると、突然フルヴィル伯爵が歩いてやってきて、あまりの速さに、何か悪いことが起こったのではと思ったほどだった。

彼女は急いで階下に降りて彼を迎えたが、彼と対面した時、彼は気が狂ったかと思った。彼は家でしかかぶらない大きな毛皮の帽子をかぶり、狩猟用のコートを着て、普段はその色の顔立ちに似合わない赤い口髭が炎のように見えるほど青白い顔をしていた。そして、その目は、まるで思考が空っぽになったかのように、うつろに転がっていた。

と口ごもった。

- 妻はここにいますね?

ジャンヌは首をかしげながら、こう答えた。

- でも、今日は見かけませんね。

そして、まるで足が折れたかのように座り込み、髪を脱ぎ、ハンカチで何度も機械的な仕草で額を拭いた。それからピクッと起き上がり、若い女性の方に進み、両手を広げ、口を開いて、何か恐ろしい痛みを打ち明けようとした。それから立ち止まり、彼女をじっと見つめ、一種の錯乱状態にあると宣告した。

- でも、彼はあなたの夫です...あなたも...。

そして、彼は海に向かって逃げ出した。

ジャンヌは彼を止めようと走り、彼に呼びかけ、懇願し、恐怖で胸が締め付けられる思いだった。「彼はすべてを知っている! 彼は何をするのだろう?ああ、見つからなければいいのですが......。

しかし、連絡は取れないし、話も聞いてくれない。彼は迷うことなく、自分の目標を確信して進んでいった。溝を越え、海草を大股で踏み越えて、崖に取り付く。

ジャンヌは、並木の堤防の上に立って、長い間彼を目で追い、そして彼を見失い、苦悩に苛まれながら戻ってきた。

右に曲がって、走り出したのだ。海は波を立て、大きな黒い雲が猛スピードでやってきては通り過ぎ、また別の雲が続き、そのたびに猛烈な雨が海岸に降り注ぎました。風は口笛を吹きながら、草を削り、若い作物を寝かせ、泡のように白い大きな鳥を運び、はるか内陸まで運んでいったのです。

相次ぐスコールは伯爵の顔を鞭打ち、水が滑った頬や口髭を濡らし、耳と心を騒がしさで満たした。

目の前には、ヴォーコット渓谷が深い渓谷を開いていた。この辺りは、羊小屋の横に何もないところだった。ローリングハウスの担架には、2頭の馬がつながれていた。この嵐の中で、何を恐れるというのだろう。

伯爵は二人を見るなり、地面に寝転んで、手と膝で体を引きずり、泥にまみれた大きな体と獣のような髪で、まるで何かの怪物のようでした。彼は淋しい小屋に這入ると、板の割れ目から見つからないようにその下に隠れました。

その姿を見て、馬は落ち着きをなくした。彼は手に持ったナイフでゆっくりと彼らの手綱を切り、一陣の風が吹くと、木造家屋の傾いた屋根に雹が降り注ぎ、車輪を揺らして嫌がらせをするように動物たちは逃げ出しました。

すると伯爵は、膝を立てて座りながら、扉の下に目を突き出して、中を覗き込んだ。

彼は動かず、待っているようだった。長い時間が過ぎた。突然、彼は頭から足まで泥まみれになって立ちあがった。彼は必死の形相で外の日よけを閉めるボルトを押し、担架を掴んでそのニッチを粉々に砕くかのように揺さぶりはじめた。そして、突然、腰を上げ、長身を必死に曲げ、牛のように引き、喘ぎながら、旅籠とその中にいた人々を引きずって、急斜面を下りました。

彼らはそこで叫び、壁に拳を打ちつけ、自分たちに何が起こっているのか理解できないでいた。

坂を上りきったところでライトハウスを放すと、ライトハウスは坂を転がり落ちていった。

それは、狂ったように流され、どんどん加速し、動物のように飛び跳ね、よろめきながら、脚で大地を叩いていた。

この時、溝に身を寄せていた老乞食は、その頭上を駆け抜けるのを目撃し、木箱から恐ろしい叫び声が聞こえてきました。

突然、衝突して車輪を失い、横倒しになり、根こそぎ倒れた家が山の頂上から転げ落ちるように、玉のように転がり始めたのである。そして、最後の渓谷の端まで来ると、カーブを描いて飛び出し、底に落ちて卵のように割れてしまったのだ。

石床で割れるや否や、それを見ていた老乞食は、藪の中を小さな階段で降り、農民の慎重さに感動して、あえて抉れた胸に近づかず、隣の農場に行って事故を知らせた。

彼らは走ってきて、瓦礫を持ち上げ、2つの死体を見た。傷つき、潰れ、出血していた。男の額は開き、顔全体が押しつぶされていた。女性の顎は衝撃で緩み、折れた手足は肉の下に骨が残っていないかのようにぐにゃぐにゃになっていた。

しかし、彼らはこの不幸の原因について、じっくりと考え始めた。

- あの小屋で何をしていたんだろう」と、ある女性が言った。

すると老婆は、どうやら強風から逃れるためにこの小屋に避難したようで、猛烈な風が小屋をひっくり返したに違いないと言った。そして、自分もそこに隠れようとした時に、担架に繋がれた馬を見て、その場所が占拠されていることに気付いたと説明した。

と、満足げに付け加えた。

- それがなければ、私はそこにいたでしょう。

と声がした。

- そのほうがよかったのでは?

すると、男はひどく怒った。

- なぜ、その方が良かったのでしょうか?私は貧乏で、彼らは金持ちだからだ! この際、見ておけよ...。

そして、震え、乱れ、水を滴らせ、混じった髭と潰れた帽子から流れる長い髪で不潔にしながら、鈎のついた棒の先で二つの死体を指差し、こう宣言したのです。

- ここでは、私はすべて平等です。

しかし、他の農民もやってきて、隅から、心配そうに、しおしおに、おびえながら、自分勝手な、臆病な目で見ていました。そして、どうしようかと考えた結果、報酬を期待して、遺体を城に持ち帰ることにした。そこで、2台のカートが連結された。しかし、新たな難題が発生した。馬車の底に藁を敷くだけでいいという人もいれば、マットレスを敷いて便利に使うという意見もあった。

すでに発言していた女性が叫んだ。

- でも、このマットレスは血だらけで、漂白剤で洗わなければならないでしょう。

すると、太った幸せそうな顔の農夫が答えた。

- お金を払ってもらう。価値が高ければ高いほど、高くなる。

その主張は決定的だった。

そして、バネのない車輪で高く積み上げられた2台の荷車は、一方は右に、他方は左に小走りに走り出し、大きなわだちでぶつかるたびに、互いに抱き合ったままもう会うことのない者たちの遺骸を揺すり、投げつけました。

伯爵は、小屋が固い斜面を転がり落ちるのを見るや否や、雨と突風の中を全身の脚力で逃げ出した。こうして、道を切り、堤防を飛び、垣根を壊しながら、数時間走り続け、夜になって、わけもわからず帰ってきたのである。

怯えた使用人たちが待ち構えていて、二頭の馬が乗り手を失って帰ってきたところだと言い、ジュリアンの馬がもう一頭の馬の後を追ったのだと言うのです。

そのため、このようなことが起こるのです。

- この恐ろしい天候の中、彼らにとっては事故であろう。という感じです。

しかし、見えなくなるとすぐに、茨の下に隠れて、まだ荒々しい情熱で愛している人が死んで、あるいは死んで、あるいは不具になって、永遠に醜くなって帰ってくる道を探した。

そして、やがて彼の目の前を、奇妙なものを乗せた馬車が通り過ぎた。

それは城の前で止まり、中に入っていった。しかし、恐ろしい苦悩が彼をその場に釘付けにし、知ることへの恐ろしさ、真実への恐怖が彼を襲う。

1時間か2時間か、待った。馬車は出てこなかった。彼は妻が息絶えたと思い、その姿を見ること、その視線に会うことを考えると、恐怖でいっぱいになり、突然、隠れているところを発見され、この苦悩を目撃するために戻ることを強いられ、再び森の真ん中に逃げ込んだ。そして突然、もしかしたら彼女には助けが必要かもしれない、誰も彼女の面倒を見ることはできないかもしれないと思い、彼は夢中で走って戻った。

帰宅途中の庭師に出会い、大声で叫んだ。

- どう?

男はあえて答えなかった。すると、ドゥ・フルヴィル氏が叫びそうになった。

- 彼女は死んだのか?

と召使は口ごもりました。

- 私は気楽に構えているつもりはない。

彼は、計り知れない安堵感を覚えた。血の巡りが良くなり、筋肉が振動していたのが急に穏やかになり、しっかりとした足取りで大階段を登っていった。

もう一台の馬車は、ピープルズ号に到着していた。 あまりの感激に、彼女は意識もなく倒れてしまった。

正気を取り戻したとき、父は彼女の頭を抱え、こめかみを酢で濡らしていた。と、ためらいながら聞いてきた。

- 知ってる?

彼女はささやくように言った。

- はい、お父さん。

しかし、起き上がろうと思っても、痛くて起き上がれない。

その晩、彼女は死んだ子供、つまり女の子を産んだ。

彼女はジュリアンの埋葬を何も見ていない、何も知らない。リゾンおばさんが帰ってきたことに気づいたのは、1日か2日経ってからだった。熱っぽい悪夢にうなされながら、おばさんが何年前に、いつ、どんな状況でピーポス家を出たのか、頑なに思い出そうとするのだった。彼女は、明晰な時でさえも、幼い母の死後、彼女を見たことだけは覚えていたのだ。

第11章へ続く

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