Les Misérables リーディング

Les Misérables Tome III : Livre deuxième—Le grand bourgeois Chapitre I〜

Chapitre I Quatrevingt-dix ans et trente-deux dents

 

Rue Boucherat, rue de Normandie et rue de Saintonge, il existe encore quelques anciens habitants qui ont gardé le souvenir d'un bonhomme appelé M. Gillenormand[1], et qui en parlent avec complaisance. Ce bonhomme était vieux quand ils étaient jeunes. Cette silhouette, pour ceux qui regardent mélancoliquement ce vague fourmillement d'ombres qu'on nomme le passé, n'a pas encore tout à fait disparu du labyrinthe des rues voisines du Temple auxquelles, sous Louis XIV, on a attaché les noms de toutes les provinces de France, absolument comme on a donné de nos jours aux rues du nouveau quartier Tivoli [2]les noms de toutes les capitales d'Europe; progression, soit dit en passant, où est visible le progrès.

M. Gillenormand, lequel était on ne peut plus vivant en 1831, était un de ces hommes devenus curieux à voir uniquement à cause qu'ils ont longtemps vécu, et qui sont étranges parce qu'ils ont jadis ressemblé à tout le monde et que maintenant ils ne ressemblent plus à personne. C'était un vieillard particulier, et bien véritablement l'homme d'un autre âge, le vrai bourgeois complet et un peu hautain du dix-huitième siècle, portant sa bonne vieille bourgeoisie de l'air dont les marquis portaient leur marquisat. Il avait dépassé quatre-vingt-dix ans, marchait droit, parlait haut, voyait clair, buvait sec, mangeait, dormait et ronflait. Il avait ses trente-deux dents. Il ne mettait de lunettes que pour lire. Il était d'humeur amoureuse, mais disait que depuis une dizaine d'années il avait décidément et tout à fait renoncé aux femmes. Il ne pouvait plus plaire, disait-il; il n'ajoutait pas: Je suis trop vieux, mais: Je suis trop pauvre. Il disait: Si je n'étais pas ruiné... héée!—Il ne lui restait en effet qu'un revenu d'environ quinze mille livres. Son rêve était de faire un héritage et d'avoir cent mille francs de rente pour avoir des maîtresses. Il n'appartenait point, comme on voit, à cette variété malingre d'octogénaires qui, comme M. de Voltaire, ont été mourants toute leur vie; ce n'était pas une longévité de pot fêlé; ce vieillard gaillard s'était toujours bien porté. Il était superficiel, rapide, aisément courroucé. Il entrait en tempête à tout propos, le plus souvent à contre-sens du vrai. Quand on le contredisait, il levait la canne; il battait les gens, comme au grand siècle. Il avait une fille de cinquante ans passés, non mariée, qu'il rossait très fort quand il se mettait en colère, et qu'il eût volontiers fouettée. Elle lui faisait l'effet d'avoir huit ans. Il souffletait énergiquement ses domestiques et disait: Ah! carogne! Un de ses jurons était: Par la pantoufloche de la pantouflochade! Il avait des tranquillités singulières; il se faisait raser tous les jours par un barbier qui avait été fou, et qui le détestait, étant jaloux de M. Gillenormand à cause de sa femme, jolie barbière coquette[3]. M. Gillenormand admirait son propre discernement en toute chose, et se déclarait très sagace; voici un de ses mots: «J'ai, en vérité, quelque pénétration; je suis de force à dire, quand une puce me pique, de quelle femme elle me vient.» Les mots qu'il prononçait le plus souvent, c'était: l'homme sensible et la nature. Il ne donnait pas à ce dernier mot la grande acception que notre époque lui a rendue. Mais il le faisait entrer à sa façon dans ses petites satires du coin du feu:—La nature, disait-il, pour que la civilisation ait un peu de tout, lui donne jusqu'à des spécimens de barbarie amusante. L'Europe a des échantillons de l'Asie et de l'Afrique, en petit format. Le chat est un tigre de salon, le lézard est un crocodile de poche. Les danseuses de l'Opéra sont des sauvagesses roses. Elles ne mangent pas les hommes, elles les grugent. Ou bien, les magiciennes! elles les changent en huîtres, et les avalent. Les caraïbes ne laissent que les os, elles ne laissent que l'écaille. Telles sont nos mœurs. Nous ne dévorons pas, nous rongeons; nous n'exterminons pas, nous griffons.

ブーシュラー街やノルマンディー街やサントンジュ街などには、ジルノルマンという爺じいさんのことを覚えていて喜んで話してくれる昔からの住人が、今なおいくらか残っている。彼らが若い頃その人はもう老人だった。過去と称する漠然たる幻の立ちこめた曠野こうやを憂鬱ゆううつにながめる人たちの頭には、その老人の姿がタンプル修道院に隣していた迷宮のような小路のうちにおぼろに浮かんでくる。その一郭の入り組んだ小路にはルイ十四世の頃はフランスの各地方の名前がつけられていて、あたかも今日ティヴォリの新しい街区の小路に欧州の各首都の名前がつけられてるのと同じであった。ついでに言うが、それは一つの前進であってそこに進歩が見られるではないか。
ジルノルマン氏は一八三一年には飛び切りの長寿者だった。そしてその長く生きてきたという理由だけで滅多に見られない人となっており、昔は普通の人だったが今はまったくひとりっきりの人であるという理由で不思議な人となっていた。独特な老人で、いかにも時勢はずれの人で、十八世紀式の多少傲慢ごうまんな完全な真の市民であり、侯爵らが侯爵ふうを持っているようにその古い市民ふうをなお保っていた。九十歳を越えていたが、腰も曲がらず、声も大きく、目もたしかで、酒も強く、よく食い、よく眠り、鼾いびきまでかいた。歯は三十二枚そろっていた。物を読む時だけしか眼鏡めがねをかけなかった。女も好きだったが、もう十年この方断然そして全然女に接しないと自ら言っていた。「もう女の気に入らない」と言っていた。しかしそれにつけ加えて、「あまり年取ったから」とは決して言わず、「あまり貧乏だから」と言っていた。そしてよく言った、「私がもし尾羽うち枯らしていなかったら……へへへ。」実際彼にはもう一万五千フランばかりの収入きり残っていなかった。彼の夢想は、何か遺産でも受け継いで、妾めかけを置くために十万フランばかりの年金を得ることだった。明らかに彼は、ヴォルテール氏のように生涯中死にかかってた虚弱な八十翁の類たぐいではなかった。亀裂ひびのはいった長生きではなかった。この元気な老人は常に健康だった。彼は浅薄で、気が早く、すぐに腹を立てた。何事にも、多くは条理もたたないのに、煮えくり返った。その意見に反対しようものなら、すぐに杖つえを振り上げた。大世紀(訳者注 ルイ十四世時代)のころのようになぐりつけまでした。もう五十歳以上の未婚の娘を持っていたが、怒おこった時にはそれをひどくなぐりつけ、また鞭むちでよくひっぱたいた。彼の目にはその老嬢も七、八歳の子供としか見えなかった。彼はまた激しく召し使いどもに平手を食わした、そして「このひきずり奴めが!」とよく言った。彼が口癖のののしり語の一つは、足が額にくっつこうともというのだった。ある点について彼は妙に泰然としていた。毎日ある理髪屋に顔をそらせていた。その理髪屋はかつて気が狂ったことのある男で、愛嬌者あいきょうもののきれいな上かみさんである自分の女房のことについてジルノルマン氏を妬やいていたので、従って彼をきらっていた。ジルノルマン氏は何事にも自分の鑑識に自ら感心していて、自分は至って機敏だと公言していた。次に彼の言い草を一つ紹介しよう。「実際私わしは洞察力どうさつりょくを持ってるんだ。蚤のみがちくりとやる場合には、どの女からその蚤がうつってきたか、りっぱに言いあてることができる。」彼が最もしばしば口にする言葉は、多感な男というのと自然というのだった。この第二の方の言葉は、現代使われてるような広大な意味でではなかった。そして彼は炉辺のちょっとした風刺のうちに独特な仕方でそれを※(「插」でつくりの縦棒が下に突き抜けている、第4水準2-13-28)入そうにゅうしていた。彼は言った。「自然は、あらゆるものを多少文明に持たせるため、おもしろい野蛮の雛形ひながたまでも文明に与えている。ヨーロッパはアジアやアフリカの小形の見本を持っている。猫ねこは客間の虎とらであり、蜥蜴とかげはポケットの鰐わにである。オペラ座の踊り子たちは薔薇ばらのような野蛮女である。彼女らは男を食いはしないが、男の脛すねをかじっている。というよりも、魔術使いだ。男を牡蠣かきみたいにばかにして、貪むさぼり食う。カリブ人は人を食ってその骨だけしか残さない、だが彼女らはその殻だけしか残さない。そういうのがわれわれの風俗だ。われわれの方はのみ下しはしないが、かみつくのだ。屠ほふりはしないが、引っかくのだ。」

 

 

Chapitre II Tel maître, tel logis

Il demeurait au Marais, rue des Filles-du-Calvaire, nº 6. La maison était à lui. Cette maison a été démolie et rebâtie depuis, et le chiffre en a probablement été changé dans ces révolutions de numérotage que subissent les rues de Paris. Il occupait un vieil et vaste appartement au premier, entre la rue et des jardins, meublé jusqu'aux plafonds de grandes tapisseries des Gobelins et de Beauvais représentant des bergerades; les sujets des plafonds et des panneaux étaient répétés en petit sur les fauteuils. Il enveloppait son lit d'un vaste paravent à neuf feuilles en laque de Coromandel. De longs rideaux diffus pendaient aux croisées et y faisaient de grands plis cassés très magnifiques. Le jardin immédiatement situé sous ses fenêtres se rattachait à celle d'entre elles qui faisait l'angle au moyen d'un escalier de douze ou quinze marches fort allégrement monté et descendu par ce bonhomme. Outre une bibliothèque contiguë à sa chambre, il avait un boudoir auquel il tenait fort, réduit galant tapissé d'une magnifique tenture de paille fleurdelysée et fleurie faite sur les galères de Louis XIV et commandée par M. de Vivonne à ses forçats pour sa maîtresse. M. Gillenormand avait hérité cela d'une farouche grand'tante maternelle, morte centenaire. Il avait eu deux femmes. Ses manières tenaient le milieu entre l'homme de cour qu'il n'avait jamais été et l'homme de robe qu'il aurait pu être. Il était gai, et caressant quand il voulait. Dans sa jeunesse, il avait été de ces hommes qui sont toujours trompés par leur femme et jamais par leur maîtresse, parce qu'ils sont à la fois les plus maussades maris et les plus charmants amants qu'il y ait. Il était connaisseur en peinture. Il avait dans sa chambre un merveilleux portrait d'on ne sait qui, peint par Jordaens, fait à grands coups de brosse, avec des millions de détails, à la façon fouillis et comme au hasard. Le vêtement de M. Gillenormand n'était pas l'habit Louis XV, ni même l'habit Louis XVI; c'était le costume des incroyables du Directoire. Il s'était cru tout jeune jusque-là et avait suivi les modes. Son habit était en drap léger, avec de spacieux revers, une longue queue de morue et de larges boutons d'acier. Avec cela la culotte course et les souliers à boucles. Il mettait toujours les mains dans ses goussets. Il disait avec autorité: La Révolution française est un tas de chenapans.

彼はマレーのフィーユ・デュ・カルヴェール街六番地に住んでいた。自分の家であった。この家はその後こわされて建て直され、パリーの各街路の番地変更の時にやはりその番地も変えられたはずである。当時彼はその二階の古い広い部屋に住んでいた。それは街路と庭とを両方に控え、ゴブランやボーヴェー製の牧羊の絵のついてる大きな布で天井までもすっかり張られていた。天井や鏡板かがみいたについてる画題は、小さくして肱掛椅子ひじかけいすにも施されていた。またその寝台は、コロマンデル製のラック塗りの大きな九枚折り屏風びょうぶで囲まれていた。窓には長く広い窓掛けが下がっていて、いかにもみごとな大きな縮れ襞ひだをこしらえていた。庭はすぐそれらの窓の下にあったが、愉快げに老人が上り下りする十二、三段の階段で角かどになってる一つの窓から、ことによく見られた。室に接している文庫のほかに、彼がごく大事にしてる納戸部屋なんどべやが一つあった。それはりっぱな小室へやで、そこに張ってある素敵な壁紙には百合ゆりの花模様や種々な花がついていた。その壁紙は、ルイ十四世の漕刑場そうけいじょうでこしらえられたもので、王の情婦のためにヴィヴォンヌ氏が囚人らに命じて作らせたものだった。ジルノルマン氏はそれを、百歳も長寿を保って死んだ母方の大変な大叔母から譲り受けたのだった。彼は二度妻を持ったことがあった。彼の様子は朝臣と法官との中間に止まっていた。しかし彼はかつて朝臣であったことはないが、法官にはなろうとすればなれないこともなかったかも知れない。彼は快活であり、気が向けば人をいたわってやった。世には、最もふきげんな夫であるとともに最もおもしろい情人であるために、いつも妻からは裏切られるが決して情婦からは欺かれることのないような男がいるものだが、彼も若い頃はそういう男のひとりだった。彼は絵画の方面に鑑識があった。彼の室にはだれかのみごとな肖像が一つあった。ヨルダンスの手に成ったもので、荒い筆触で様々な細部まで描かれていて、乱雑にでたらめに書かれたものらしかった。ジルノルマン氏の服装は、ルイ十五世式でもなければ、ルイ十六世式でもなく、執政内閣時代の軽薄才子アンクロアイヤブルのような服装だった。彼はそれほど自分を若いと思っていて、その流行をまねたのだった。その上衣は軽いラシャで、広い折り襟えりと、長い燕尾えんびと、大きな鉄のボタンとがついていた。それに加うるに、短いズボンと留め金つきの靴くつ。そしていつも両手をズボンのポケットにつっ込んでいた。彼は堂々と言っていた、「フランス大革命は無頼漢どもの寄り合いだ。」

 

 

Chapitre III Luc-Esprit

À l'âge de seize ans, un soir, à l'Opéra, il avait eu l'honneur d'être lorgné à la fois par deux beautés alors mûres et célèbres et chantées par Voltaire, la Camargo et la Sallé. Pris entre deux feux, il avait fait une retraite héroïque vers une petite danseuse, fillette appelée Nahenry, qui avait seize ans comme lui, obscure comme un chat, et dont il était amoureux. Il abondait en souvenirs. Il s'écriait:—Qu'elle était jolie, cette Guimard-Guimardini-Guimardinette, la dernière fois que je l'ai vue à Longchamps, frisée en sentiments soutenus, avec ses venez-y-voir en turquoises, sa robe couleur de gens nouvellement arrivés, et son manchon d'agitation!—Il avait porté dans son adolescence une veste de Nain-Londrin dont il parlait volontiers et avec effusion.—J'étais vêtu comme un turc du Levant levantin, disait-il. Mme de Boufflers, l'ayant vu par hasard quand il avait vingt ans, l'avait qualifié «un fol charmant». Il se scandalisait de tous les noms qu'il voyait dans la politique et au pouvoir, les trouvant bas et bourgeois. Il lisait les journaux, les papiers nouvelles, les gazettes, comme il disait, en étouffant des éclats de rire. Oh! disait-il, quelles sont ces gens-là! Corbière! Humann! Casimir-Perier! cela vous est ministre. Je me figure ceci dans un journal: M. Gillenormand, ministre! ce serait farce. Eh bien! ils sont si bêtes que ça irait! Il appelait allégrement toutes choses par le mot propre ou malpropre et ne se gênait pas devant les femmes. Il disait des grossièretés, des obscénités et des ordures avec je ne sais quoi de tranquille et de peu étonné qui était élégant. C'était le sans-façon de son siècle. Il est à remarquer que le temps des périphrases en vers a été le temps des crudités en prose. Son parrain avait prédit qu'il serait un homme de génie, et lui avait donné ces deux prénoms significatifs: Luc-Esprit

十六歳の時に彼は、当時成熟していてヴォルテールから歌いはやされた有名なふたりの美形カマルゴー嬢とサレ嬢とから、同時に色目を使われるの光栄に浴した。そして両方の炎の間にはさまれて、勇ましい退却を行ない、ナアンリーという小さな踊り子の方へなびいていった。その娘は彼と同じ十六歳で、まだ子猫こねこのように名も知られない者だったが、彼はそれに恋したのだった。彼はいつもその思い出をいっぱい持っていた。彼はよく叫んだ。「あのギマール・ギマルディニ・ギマルディネットは実にきれいだった。最後にロンシャンで会った時には、髪の毛を神々こうごうしくちぢらし、世にも珍しいトルコ玉の飾りをつけ、赤ん坊の頬ほほの色のような長衣を引っかけ、ふさふさしたマッフを持っていた。」彼はまた青春の頃にナン・ロンドランのチョッキをつけてたことがあって、そのことを心ゆくばかり語っていた。「私は日の出る東あずまのトルコ人のような服を着ていた、」と彼はよく言った。二十歳のころ彼はふとブーフレル夫人に見られて、「ばかにかわいい人」と言われたことがあった。政治界や官界に現われてる名前は、どれもこれも皆下等で市民的であると言って憤慨していた。彼は新聞を、彼のいわゆる新報紙だの報知紙だのを、笑いをおさえながら読んでいた。彼はよく言った。「何という者どもだ、コルビエール、ユマン、カジミール・ペリエ、そういうのが大臣だって。まあ新聞に大臣ジルノルマン氏と書いてあるとしてごらん、おかしいだろうじゃないか。ところでまあ彼らときたら、結構それで通るくらいばかだからな。」彼は上品も下等もおかまいなしの言葉で何でも快活に言ってのけ、女の前であろうと少しもはばからなかった。野卑なこと、猥褻わいせつなこと、不潔なこと、それを語るにも一種の落ち着きをもってし、風流の冷静さをもってした。まったく彼が属する前世紀の不作法さである。婉曲えんきょくなる詩の時代はまた生々なまなましい散文の時代であったことは注意すべきである。彼の教父は、彼が他日天才になるだろうと予言して、次の意味深い二つの洗礼名を彼に与えていた、すなわちリュク・エスプリと(訳者注 使徒ルカ・精霊の意)。

.

 

Chapitre IV Aspirant centenaire

Il avait eu des prix en son enfance au collège de Moulins où il était né, et il avait été couronné de la main du duc de Nivernais qu'il appelait le duc de Nevers. Ni la Convention ni la mort de Louis XVI, ni Napoléon, ni le retour des Bourbons, rien n'avait pu effacer le souvenir de ce couronnement. Le duc de Nevers était pour lui la grande figure du siècle. Quel charmant grand seigneur, disait-il, et qu'il avait bon air avec son cordon bleu! Aux yeux de M. Gillenormand, Catherine II avait réparé le crime du partage de la Pologne en achetant pour trois mille roubles le secret de l'élixir d'or à Bestuchef. Là-dessus, il s'animait:—L'élixir d'or, s'écriait-il, la teinture jaune de Bestuchef, les gouttes du général Lamotte, c'était, au dix-huitième siècle, à un louis le flacon d'une demi-once, le grand remède aux catastrophes de l'amour, la panacée contre Vénus. Louis XV en envoyait deux cents flacons au pape.—On l'eût fort exaspéré et mis hors des gonds si on lui eût dit que l'élixir d'or n'est autre chose que le perchlorure de fer. M. Gillenormand adorait les Bourbons et avait en horreur 1789; il racontait sans cesse de quelle façon il s'était sauvé dans la Terreur, et comment il lui avait fallu bien de la gaîté et bien de l'esprit pour ne pas avoir la tête coupée. Si quelque jeune homme s'avisait de faire devant lui l'éloge de la République, il devenait bleu et s'irritait à s'évanouir. Quelquefois il faisait allusion à son âge de quatrevingt-dix ans, et disait: J'espère bien que je ne verrai pas deux fois quatrevingt-treize. D'autres fois, il signifiait aux gens qu'il entendait vivre cent ans.

は子供の時、故郷のムーランの中学校で幾つかの褒賞ほうしょうをもらい、彼がヌヴェール公爵と呼んでいたニヴェルネー公爵の手から親しく授かった。国約議会も、ルイ十六世の処刑も、ナポレオンも、ブールボン家の復帰も、その褒賞の思い出を彼の心から消すことはできなかった。ヌヴェール公爵は、彼にとっては時代の最も偉い大立て物だった。彼はよく言った。「何というりっぱな大貴族だったろう、あの青い大綬たいじゅをつけられたところは何というみごとさだったろう!」ジルノルマン氏の目には、カテリナ二世はベステュシェフから三千ルーブルで黄金精液の秘法を買い取ったので、ポーランド分割の罪をつぐなったことになるのだった。彼は叫んだ。「黄金精液、ベステュシェフの黄色い薬、将軍ラモットの液、それは十八世紀では半オンス壜びんが一ルイ(二十フラン)もしたものだ。恋の災厄に対する偉大な薬で、ヴィーナスに対する万能薬だ。ルイ十五世はその二百壜を法王に贈られたものだ。」もし彼に、その黄金精液は実は鉄の過塩化物にすぎないのだと言ったら、彼は非常に絶望し狼狽ろうばいしたに違いない。ジルノルマン氏はブールボン家を賛美し、恐怖のうちに一七八九年を過ごした。そしていかなる方法で恐怖時代をのがれていたか、いかに多くの快活と機才とが首を切られないためには必要であったかを、彼は絶えず語っていた。もしある若い者が彼の前で共和政を賛美でもしようものなら、彼は顔の色を変え息もつけないほどにいらだつのだった。時とすると彼は自分の九十歳ということに関連さして、こんなことを言った。「私は九十三という年を二度と見たくない。」(訳者注 ルイ十六世の死刑が行なわれた一七九三年にかけた言葉)しかしまたある時には、百歳までは生きるつもりだと人にもらしていた。

 

 

Chapitre V Basque et Nicolette

 

Il avait des théories. En voici une: «Quand un homme aime passionnément les femmes, et qu'il a lui-même une femme à lui dont il se soucie peu, laide, revêche, légitime, pleine de droits, juchée sur le code et jalouse au besoin, il n'a qu'une façon de s'en tirer et d'avoir la paix, c'est de laisser à sa femme les cordons de la bourse. Cette abdication le fait libre. La femme s'occupe alors, se passionne au maniement des espèces, s'y vert-de-grise les doigts, entreprend l'élève des métayers et le dressage des fermiers, convoque les avoués, préside les notaires, harangue les tabellions, visite les robins, suit les procès, rédige les baux, dicte les contrats, se sent souveraine, vend, achète, règle, jordonne, promet et compromet, lie et résilie, cède, concède et rétrocède, arrange, dérange, thésaurise, prodigue, elle fait des sottises, bonheur magistral et personnel, et cela console. Pendant que son mari la dédaigne, elle a la satisfaction de ruiner son mari.» Cette théorie, M. Gillenormand se l'était appliquée, et elle était devenue son histoire. Sa femme, la deuxième, avait administré sa fortune de telle façon qu'il restait à M. Gillenormand, quand un beau jour il se trouva veuf, juste de quoi vivre, en plaçant presque tout en viager, une quinzaine de mille francs de rente dont les trois quarts devaient s'éteindre avec lui. Il n'avait pas hésité, peu préoccupé du souci de laisser un héritage. D'ailleurs il avait vu que les patrimoines avaient des aventures, et, par exemple, devenaient des biens nationaux; il avait assisté aux avatars du tiers consolidé, et il croyait peu au grand-livre.—Rue Quincampoix que tout cela! disait-il. Sa maison de la rue des Filles-du-Calvaire, nous l'avons dit, lui appartenait. Il avait deux domestiques, «un mâle et un femelle». Quand un domestique entrait chez lui, M. Gillenormand le rebaptisait. Il donnait aux hommes le nom de leur province: Nîmois, Comtois, Poitevin, Picard. Son dernier valet était un gros homme fourbu et poussif de cinquante-cinq ans, incapable de courir vingt pas, mais, comme il était né à Bayonne, M. Gillenormand l'appelait Basque. Quant aux servantes, toutes s'appelaient chez lui Nicolette (même la Magnon dont il sera question plus loin). Un jour une fière cuisinière, cordon bleu, de haute race de concierges, se présenta.—Combien voulez-vous gagner de gages par mois? lui demanda M. Gillenormand.—Trente francs.—Comment vous nommez-vous?—Olympie.—Tu auras cinquante francs, et tu t'appelleras Nicolette.

 

彼は定説を持っていた。その一つは次のようなものだった。「もし人が熱烈に女を愛し、しかも自分には、醜い、頑固がんこな、正当な、権利を有し、法律を楯たてにとり、場合によっては嫉妬しっとを起こすがような、あまり気に入らない正妻がある時には、それに処して平和なるを得る方法はただ一つあるのみである。すなわち、妻に財布のひもを任せることである。権利をすてて自由の身になるのだ。すると妻はその方に心を奪われ、貨幣の取り扱いに熱中し、指に緑青ろくしょうを染め、折半小作人や請作人を仕込み、代言人をよび、公証人を指揮し、弁護士をわずらわし、法官を訪れ、裁判を起こし、証書を作り、契約を書かせ、得意になり、売り、買い、計算し、命令し、約束し和解し、契約し取り消し、譲歩し譲与し還付し、整理し、混乱させ、蓄財し、浪費する。その他種々のばかなことを行ない、それが権柄的けんぺいてきなまた個人的な喜びとなり、それで自ら慰める。夫おっとから軽蔑されてる間に、夫を破産さして満足するものである。」この理論を彼は自分自身に適用し、自分の履歴とまでなっていた。彼の二番目の妻は、彼の財産をかなり賢く管理していたので、ある日彼女が死んだ時、彼には食べるだけのものが残っていた、すなわちほとんど全部を終身年金に預けて年収一万五千フランほどにはなった。がその大部分は彼とともに消え失せることになっていた。彼は別に驚きもしなかった、遺産を残すことなんかあまり考えてもいなかったから。それにまた、世襲財産はあぶなっかしいものであって、たとえば国有財産になることもあるのを、彼は見てきたのだった。整理公債の変動に立ち会ってきたのだった。そして彼は公債大帳をあまり信用しなかった。「カンカンポア街の銀行だけじゃないか、」と彼は言っていた。フィーユ・デュ・カルヴェール街の家は、前に言ったとおり自分のものであった。「牡おすと牝めすと」ふたりの雇い人がいた。新しい雇い人がやって来る時には、ジルノルマン氏は新たに洗礼名をつけてやるのを常とした。男の方にはその出生地の名前を与えた、ニモア、コントア、ポアトヴァン、ピカールなどと。最後の下男は、ふとってよぼよぼした息切れのする五十歳ばかりの男で、二十歩とは走れなかった。しかしバイヨンヌ生まれであるところから、ジルノルマン氏は彼にバスクという名前を与えていた(訳者注 ピレネー山間の剽悍なる民にバスク人というのがある)。下女の方は皆ニコレットという名前をもらっていた。(後に出てくるマニョンという女もそうであった。)ある日、門番に見るような背せの高いつんとしたすてきな料理女が彼の家にやってきた。ジルノルマン氏は尋ねた。「給金は月にいくらほしいんだ。」「三十フランです。」「何という名前だ。」「オランピーと申します。」「よろしい五十フランあげよう、そしてニコレットという名前にしたがいい。」

 

Chapitre VI Où l'on entrevoit la Magnon et ses deux petits

Chez M. Gillenormand la douleur se traduisait en colère; il était furieux d'être désespéré. Il avait tous les préjugés et prenait toutes les licences. Une des choses dont il composait son relief extérieur et sa satisfaction intime, c'était, nous venons de l'indiquer, d'être resté vert galant, et de passer énergiquement pour tel. Il appelait cela avoir «royale renommée». La royale renommée lui attirait parfois de singulières aubaines. Un jour on apporta chez lui dans une bourriche, comme une cloyère d'huîtres, un gros garçon nouveau-né, criant le diable et dûment emmitouflé de langes, qu'une servante chassée six mois auparavant lui attribuait. M. Gillenormand avait alors ses parfaits quatrevingt-quatre ans. Indignation et clameur dans l'entourage. Et à qui cette effrontée drôlesse espérait-elle faire accroire cela? Quelle audace! quelle abominable calomnie! M. Gillenormand, lui, n'eut aucune colère. Il regarda le maillot avec l'aimable sourire d'un bonhomme flatté de la calomnie, et dit à la cantonade: «—Eh bien quoi? qu'est-ce? qu'y a-t-il? qu'est-ce qu'il y a? vous vous ébahissez bellement, et, en vérité, comme aucunes personnes ignorantes. Monsieur le duc d'Angoulême, bâtard de sa majesté Charles IX, se maria à quatrevingt-cinq ans avec une péronnelle de quinze ans, monsieur Virginal, marquis d'Alluye, frère du cardinal de Sourdis, archevêque de Bordeaux, eut à quatrevingt-trois ans d'une fille de chambre de madame la présidente Jacquin un fils, un vrai fils d'amour, qui fut chevalier de Malte et conseiller d'état d'épée; un des grands hommes de ce siècle-ci, l'abbé Tabaraud, est fils d'un homme de quatrevingt-sept ans. Ces choses-là n'ont rien que d'ordinaire. Et la Bible donc! Sur ce, je déclare que ce petit monsieur n'est pas de moi. Qu'on en prenne soin. Ce n'est pas sa faute.»—Le procédé était débonnaire. La créature, celle-là qui se nommait Magnon, lui fit un deuxième envoi l'année d'après. C'était encore un garçon. Pour le coup, M. Gillenormand capitula. Il remit à la mère les deux mioches, s'engageant à payer pour leur entretien quatre-vingts francs par mois, à la condition que ladite mère ne recommencerait plus. Il ajouta: «J'entends que la mère les traite bien. Je les irai voir de temps en temps.» Ce qu'il fit. Il avait eu un frère prêtre, lequel avait été trente-trois ans recteur de l'académie de Poitiers, et était mort à soixante-dix-neuf ans. Je l'ai perdu jeune, disait-il. Ce frère, dont il est resté peu de souvenir, était un paisible avare qui, étant prêtre, se croyait obligé de faire l'aumône aux pauvres qu'il rencontrait, mais il ne leur donnait jamais que des monnerons ou des sous démonétisés, trouvant ainsi moyen d'aller en enfer par le chemin du paradis. Quant à M. Gillenormand aîné, il ne marchandait pas l'aumône et donnait volontiers, et noblement. Il était bienveillant, brusque, charitable, et s'il eût été riche, sa pente eût été le magnifique. Il voulait que tout ce qui le concernait fût fait grandement, même les friponneries. Un jour, dans une succession, ayant été dévalisé par un homme d'affaires d'une manière grossière et visible, il jeta cette exclamation solennelle:—«Fi! c'est malproprement fait! j'ai vraiment honte de ces grivelleries. Tout a dégénéré dans ce siècle, même les coquins. Morbleu! ce n'est pas ainsi qu'on doit voler un homme de ma sorte. Je suis volé comme dans un bois, mais mal volé. Sylvae sint consule dignae!»—il avait eu, nous l'avons dit, deux femmes; de la première une fille qui était restée fille, et de la seconde une autre fille, morte vers l'âge de trente ans, laquelle avait épousé par amour ou hasard ou autrement un soldat de fortune qui avait servi dans les armées de la République et de l'Empire, avait eu la croix à Austerlitz et avait été fait colonel à Waterloo. C'est la honte de ma famille, disait le vieux bourgeois. Il prenait force tabac, et avait une grâce particulière à chiffonner son jabot de dentelle d'un revers de main. Il croyait fort peu en Dieu.

ジルノルマン氏においては、心痛は憤怒となって現われた。彼は絶望すると狂猛になった。彼はあらゆる偏見を持っていて、あらゆるわがままを行なった。彼の外部の特徴を形造っていたものの一つで、また彼の内心の満足であったところのものは、前に指摘しておいたとおり、老いても血気盛んだということで、是非ともそういうふうに装うということだった。彼はそれを「りっぱな評判」を得ることと称していた。りっぱな評判は彼に時とすると、不思議な意外な獲物をもたらすことがあった。ある日、相当な産着うぶぎにくるまれ泣き叫んでる生まれたばかりの大きな男の児が牡蠣籠かきかごみたいな籠の中に入れられて、彼の家に持ち込まれた。六カ月前に追い出されたひとりの下女が、その赤ん坊は彼の児だと言ったのである。ジルノルマン氏はその時ちょうど八十四歳いっぱいになっていた。まわりの者は大変に腹を立てわき返るような騒ぎをした。恥知らずの売女ばいためが、いったいだれに赤ん坊を育てさせようと思ってるのか。何という大胆さだ。何と忌まわしい中傷だ! ところがジルノルマン氏の方は、少しも腹を立てなかった。彼は中傷によってへつらわれた好々爺こうこうやらしい快い微笑を浮かべて、その赤児をながめた、そして他人事ひとごとのように言った。「なあに、なんだと、どうしたと、いったいどうしたんだと? みんなばかに驚いてるな。なるほど無学な者どもだわい。シャール九世陛下の庶子アングーレーム公爵閣下は、八十五歳になって十五の蓮葉娘はすはむすめと結婚された。ボルドーの大司教だったスールディー枢機官の弟のアリューイ侯爵ヴィルジナル氏は、八十三歳で議長ジャカン夫人の小間使いによってひとりの児を設けられた、真の恋愛の児で、後にマルタ団の騎士となり軍事顧問官となった人だ。近代の偉人のひとりであるタバロー修道院長は、八十七歳の人の設けた児である。そんなことは何も不思議とするには当たらない。聖書を見てもわかる。ただこのお児さんは、私わしのでないということを宣言する。がまあ世話してやるがいい。このお児さんが悪いのではない。」そのやり方はいかにも善良だった。女はマニョンという名だったが、次の年にまた第二の子供を彼に贈ってきた。それもやはり男の児だった。そしてこんどはジルノルマン氏もついに降参した。彼はふたりの子供を母親に送り返して、該母親が再びかかることをしないという条件で、その養育料として毎月八十フランを与えることにした。彼はつけ加えて言った。「もちろん母親はふたりを大事にしなければいけない。時々私が見に行くことにする。」そして彼は実際それを行なった。彼はまた牧師になっているひとりの弟を持っていた。その弟はポアティエ学会の会長を三十三年間もしていて、七十九歳で死んだ。「若くて亡なくなった」とジルノルマン氏は言っていた。彼はその思い出をあまり多く持っていなかった。弟はおとなしい吝嗇家りんしょくかで、牧師だから貧しい人々に出会えば施与をしなければならないと思ってはいたが、小銭だの法価を失った銅貨だのしか恵まなかった、そして天国の道によって地獄に行く方法を見いだしていた。兄のジルノルマン氏の方は、施与をおしまないで、好んでまた鷹揚おうように与えていた。彼は親切で、性急で、恵み深くて、もし金がたくさんあったらそのやり口はみごとなものだったろう。自分に関係することなら何でも、たとい騙詐かたりでも、堂々とやってもらいたがっていた。ある日、ある相続の件について、厚かましい明らかなやり方でその道の者からごまかされた時、彼は次のようにおごそかに叫んだ。「チェッ! いかにも卑しいやり方だ! かかる我利我利を私は恥ずかしく思う。この節ではすべてが、悪者までが堕落している。断じて、それは私のような者から盗むべきやり口ではない。森の中で盗まれたようなものだ、しかも悪い盗み方だ。森は督政官コンスユルの名を汚さざらんことを。」(訳者注 森の中で盗まれることは、大胆な避くる道のない方法で盗まれることを言う)彼はまた、前に言ったとおり二度妻を持った。第一の妻にひとりの娘があって、結婚しないでいた。第二の妻にもひとりの娘があった。この方は三十歳ばかりで死んだが、その前に、一兵卒から成り上がりの軍人と、愛し合ったのか偶然でき合ったのかまたは何かで、結婚していた。その軍人は、共和政および帝政の頃に軍隊にはいっていて、アウステルリッツの戦に勲章をもらい、ワーテルローでは大佐になっていた。「これは私の家の恥だ、」と老市民は言っていた。彼はまたひどく煙草たばこが好きだった。それからことにちょっと手先でレースの襟飾えりかざりをちぢらすのに巧みだった。彼はあまり神を信じていなかった。

 

 

Chapitre VII Règle: Ne recevoir personne que le soir

 

Tel était M. Luc-Esprit Gillenormand, lequel n'avait point perdu ses cheveux, plutôt gris que blancs, et était toujours coiffé en oreilles de chien. En somme, et avec tout cela, vénérable.

Il tenait du dix-huitième siècle: frivole et grand.

Dans les premières années de la Restauration, M. Gillenormand, qui était encore jeune,—il n'avait que soixante-quatorze ans en 1814,—avait habité le faubourg Saint-Germain, rue Servandoni, près Saint-Sulpice. Il ne s'était retiré au Marais qu'en sortant du monde, bien après ses quatre-vingts ans sonnés.

Et en sortant du monde, il s'était muré dans ses habitudes. La principale, et où il était invariable, c'était de tenir sa porte absolument fermée le jour, et de ne jamais recevoir qui que ce soit, pour quelque affaire que ce fût, que le soir. Il dînait à cinq heures, puis sa porte était ouverte. C'était la mode de son siècle, et il n'en voulait point démordre.—Le jour est canaille, disait-il, et ne mérite qu'un volet fermé. Les gens comme il faut allument leur esprit quand le zénith allume ses étoiles.—Et il se barricadait pour tout le monde, fût-ce pour le roi. Vieille élégance de son temps.

リュク・エスプリ・ジルノルマン氏とは右のような人物であった。彼は少しも頭髪を失わず、白髪しらがというよりもむしろ灰色の髪をしていて、いつも「犬の耳」式にそれをなでつけていた。要するに、そしてそれらのことをいっしょにして、彼は一個の敬愛すべき人物だった。
彼は十八世紀式の人物であって、軽佻けいちょうにして偉大であった。
王政復古の初めのころ、まだ若かったジルノルマン氏は――彼は一八一四年には七十四歳にすぎなかった――サン・ジェルマン郭外セルヴァンドニ街のサン・スュルピス会堂の近くに住んでいた。彼がマレーに退いたのは、八十歳に達した後、社会から隠退してであった。
そして社会から隠退して閉じこもり、自分の習慣のみを守った。原則として、そして彼はそれに一徹であったが、昼間はまったく門を閉ざし、決して晩にしか訪客を受けなかった。だれであろうといかなる用件があろうと、晩に限るのだった。五時に夕食をして、それから門が開かれた。それは彼の世紀の習慣であって、それを少しも改めようとしなかったのである。彼は言っていた。「昼間は物騒で、雨戸を閉ざすべきである。りっぱな紳士は、蒼空そうくうが星を輝かす時に、おのれの精神を輝かすのである。」そして彼はすべての人に対して、たとい国王に対してさえ、墻壁しょうへきを高く築いていた。彼の時代の古い都雅である。

 

 

Chapitre VIII Les deux ne font pas la paire

 

Quant aux deux filles de M. Gillenormand, nous venons d'en parler. Elles étaient nées à dix ans d'intervalle. Dans leur jeunesse elles s'étaient fort peu ressemblé, et, par le caractère comme par le visage, avaient été aussi peu sœurs que possible. La cadette était une charmante âme tournée vers tout ce qui est lumière, occupée de fleurs, de vers et de musique, envolée dans des espaces glorieux, enthousiaste, éthérée, fiancée dès l'enfance dans l'idéal à une vague figure héroïque. L'aînée avait aussi sa chimère; elle voyait dans l'azur un fournisseur, quelque bon gros munitionnaire bien riche, un mari splendidement bête, un million fait homme, ou bien, un préfet; les réceptions de la préfecture, un huissier d'antichambre chaîne au cou, les bals officiels, les harangues de la mairie, être «madame la préfète», cela tourbillonnait dans son imagination. Les deux sœurs s'égaraient ainsi, chacune dans son rêve, à l'époque où elles étaient jeunes filles. Toutes deux avaient des ailes, l'une comme un ange, l'autre comme une oie.

Aucune ambition ne se réalise pleinement, ici-bas du moins. Aucun paradis ne devient terrestre à l'époque où nous sommes. La cadette avait épousé l'homme de ses songes, mais elle était morte. L'aînée ne s'était pas mariée.

Au moment où elle fait son entrée dans l'histoire que nous racontons, c'était une vieille vertu, une prude incombustible, un des nez les plus pointus et un des esprits les plus obtus qu'on pût voir. Détail caractéristique: en dehors de la famille étroite, personne n'avait jamais su son petit nom. On l'appelait mademoiselle Gillenormand l'aînée.

En fait de cant, mademoiselle Gillenormand l'aînée eût rendu des points à une miss. C'était la pudeur poussée au noir. Elle avait un souvenir affreux dans sa vie; un jour, un homme avait vu sa jarretière.

L'âge n'avait fait qu'accroître cette pudeur impitoyable. Sa guimpe n'était jamais assez opaque, et ne montait jamais assez haut. Elle multipliait les agrafes et les épingles là où personne ne songeait à regarder. Le propre de la pruderie, c'est de mettre d'autant plus de factionnaires que la forteresse est moins menacée.

Pourtant, explique qui pourra ces vieux mystères d'innocence, elle se laissait embrasser sans déplaisir par un officier de lanciers qui était son petit-neveu et qui s'appelait Théodule.

En dépit de ce lancier favorisé, l'étiquette: Prude, sous laquelle nous l'avons classée, lui convenait absolument. Mlle Gillenormand était une espèce d'âme crépusculaire. La pruderie est une demi-vertu et un demi-vice.

Elle ajoutait à la pruderie le bigotisme, doublure assortie. Elle était de la confrérie de la Vierge, portait un voile blanc à de certaines fêtes, marmottait des oraisons spéciales, révérait «le saint sang», vénérait «le sacré cœur», restait des heures en contemplation devant un autel rococo-jésuite dans une chapelle fermée au commun des fidèles, et y laissait envoler son âme parmi de petites nuées de marbre et à travers de grands rayons de bois doré.

Elle avait une amie de chapelle, vieille vierge comme elle, appelée Mlle Vaubois, absolument hébétée, et près de laquelle Mlle Gillenormand avait le plaisir d'être un aigle. En dehors des agnus dei et des ave maria, Mlle Vaubois n'avait de lumières que sur les différentes façons de faire les confitures. Mlle Vaubois, parfaite en son genre, était l'hermine de la stupidité sans une seule tache d'intelligence.

Disons-le, en vieillissant Mlle Gillenormand avait plutôt gagné que perdu. C'est le fait des natures passives. Elle n'avait jamais été méchante, ce qui est une bonté relative; et puis, les années usent les angles, et l'adoucissement de la durée lui était venu. Elle était triste d'une tristesse obscure dont elle n'avait pas elle-même le secret. Il y avait dans toute sa personne la stupeur d'une vie finie qui n'a pas commencé.

Elle tenait la maison de son père. M. Gillenormand avait près de lui sa fille comme on a vu que monseigneur Bienvenu avait près de lui sa sœur. Ces ménages d'un vieillard et d'une vieille fille ne sont point rares et ont l'aspect toujours touchant de deux faiblesses qui s'appuient l'une sur l'autre.

Il y avait en outre dans la maison, entre cette vieille fille et ce vieillard, un enfant, un petit garçon toujours tremblant et muet devant M. Gillenormand. M. Gillenormand ne parlait jamais à cet enfant que d'une voix sévère et quelquefois la canne levée:—Ici! monsieur!—Maroufle, polisson, approchez!—Répondez, drôle!—Que je vous voie, vaurien! etc., etc. Il l'idolâtrait.

C'était son petit-fils[4]. Nous retrouverons cet enfant.

ジルノルマン氏のふたりの娘については、上に少しく述べておいた。ふたりは十年の間をおいて生まれた。若い頃、ふたりにはほとんど似寄った所がなかった。その性質から言っても容貌ようぼうから言っても、これが姉妹かと思われるほどだった。妹の方はかわいい心根を持っていて、すべて輝かしい方へ心を向け、花や詩や音楽に夢中になり、光栄ある世界をあこがれ、熱烈で、高潔で、子供の時から頭の中である勇壮な者に身をささげていた。姉の方もまた自分の夢想を持っていた。ある御用商人、ある金持ちで恰幅かっぷくのいい糧秣係りょうまつがかり、あるいかにもお人よしの夫おっと、ある成金、またはある県知事、そういうものを蒼空そうくうのうちに夢みていた。県庁の招待会、首に鎖をからました控え室の接待員、公の舞踏会、市町村長の祝辞、「知事夫人」たること、そういうものが彼女の想像のうちに渦巻いていた。そのようにしてふたりの姉妹は若いころ、めいめい自分の夢想のうちにさまよい出ていた。ふたりとも翼を持っていた、ひとりは天使のように、ひとりは鵞鳥がちょうのように。
いかなる野心も、少なくともこの世では、十分に満たさるることはない。いかなる天国も、現代の時勢では、地上のものとなることはない。妹は自分の夢想中の男と実際結婚したが、その後死んでしまった。姉の方は一度も結婚をしなかった。
われわれのこの物語の中に現われてくる頃の彼女は、一片の老いぼれた徳であり、一個の燃焼し難い似而非貞女えせていじょであり、最もとがった鼻の一つであり、およそ世にある最も遅鈍な精神の一つであった。特殊な一事としては、その狭い家庭外にあってはだれも彼女の呼び名を知ってる者のないことだった。人々は彼女を姉のジルノルマン嬢と呼んでいた。
偽君子的なことでは、姉のジルノルマン嬢はイギリスの未婚婦人よりも一日の長があったろう。彼女は暗闇くらやみにまで押し進められた貞節であった。生涯のうちの恐ろしい思い出と自称していることは、ある日靴下留めの紐ひもをひとりの男に見られたということだった。
年とともにその無慈悲な貞節はつのるばかりだった。その面布かおぎぬはかつて十分に透き通ったものにされたことがなく、かつて十分に高く引き上げられたことがなかった。だれものぞこうともしない所にまで、やたらに留め金や留め針が使われた。貞節を装うことの特性は、要塞ようさいが脅かさるること少なければ少ないほどますます多くの番兵を配置することである。
けれども、その古い潔白の秘密を説明するものとするならしてもいいが、彼女はひとりの槍騎兵そうきへいの将校に抱擁されることを、別に不快がりもせずに許していた。それは彼女の甥おいの子で、テオデュールという名前だった。
そのかわいがってる槍騎兵がひとりありはしたが、われわれが彼女に与えた似而非貞女という付札は、まったくよく適当していた。ジルノルマン嬢は一種の薄明の魂であった。貞節を装うことは半端はんぱの徳でありまた半端の不徳である。
彼女は貞節を装うことのほかになお狂信癖を持っていた。実によく適当した裏地である。彼女はヴィエルジュ会にはいっており、ある種の祭典には白い面紗ヴェールをつけ、特殊な祈祷きとうをつぶやき、「聖なる血」を尊び、「聖きよき心」を敬い、普通一般の信者どもには許されない礼拝堂の中で、ロココ・ゼジュイット式の祭壇の前に数時間じっと想を凝らし、そしてそこで、大理石像の群の間に、金箔きんぱくをかぶせた木材の大きな円光の輻やの中に、自分の心を翔かけらせるのであった。
彼女は礼拝堂での友だちをひとり持っていた。同じく年老いた童貞の女で、名前をヴォーボアと言い、全然愚蒙ぐもうな婆さんであって、ジルノルマン嬢はそのそばで一つの俊敏しゅんびんな鷲わしたるの愉快を感じていた。アグニュス・デイやアヴェ・マリア(訳者注 神の羊のものにて人はあるなり云々――めでたしマリアよ恵まるるものよ云々――という祈祷)のほかにヴォーボア嬢は、種々な菓子を作る方法を心得てるきりで、他に何らの教養もそなえていなかった。一点の知力の汚点しみもない愚昧ぐまいの完全な白紙であった。
なお付記すべきことは、ジルノルマン嬢は老年になるにつれて悪くなるというよりもむしろよくなっていった。それは消極的な性質の者には通例のことである。彼女はかつて意地悪だったことはなかった。意地悪でないというのは一つの相対的な善良さである。それからまた、年ごとに圭角けいかくがとれてきて、時とともに穏和になってきた。彼女のうちには言い知れぬ哀愁がこめていて、自分でもその理由を知らなかった。彼女の様子のうちには、まだ初まらないうちに既に終わった一生涯がもつところの茫然ぼうぜん自失さがあった。
彼女は父の家を整えていた。あたかもビヤンヴニュ閣下が自分のそばに妹を引きつけていたように、ジルノルマン氏は自分のそばに娘を引きとめていた。老人と老嬢との世帯は決して珍しいものではなく、ふたりの弱い者が互いによりかかってるありさまは常に人の心を打つ光景である。
この一家の中には、以上の老嬢と老人とのほかに、なおひとりの少年がいた。小さな男の児で、いつもジルノルマン氏の前に身を震わして黙っていた。ジルノルマン氏がその子供に口をきく時は、いつもきびしい声を上げ、時として杖つえを振り上げまでもした。「おいで、横着さん!――いたずらさん、こちらへおいで!――返事をしなさい、おばかさん!――顔をお見せ、ろくでなしさん!――云々うんぬん、云々。」そして彼はその子供を無性にかわいがっていた。
それは彼の孫であった。この少年のことはおいおい述べるとしよう。

 

 

Livre troisième(第3編)に続く

合計ビュー 608 , 今日のビュー 12 

-Les Misérables, リーディング