目 次
Chapitre I Histoire de Corinthe depuis sa fondation

Les Parisiens qui, aujourd'hui, en entrant dans la rue Rambuteau du côté des halles, remarquent à leur droite, vis-à-vis la rue Mondétour, une boutique de vannier ayant pour enseigne un panier qui a la forme de l'empereur Napoléon le Grand avec cette inscription:
NAPOLEON EST
FAIT TOUT EN OSIER
ne se doutent guère des scènes terribles que ce même emplacement a vues, il y a à peine trente ans.
C'est là qu'étaient la rue de la Chanvrerie, que les anciens titres écrivent Chanverrerie, et le cabaret célèbre appelé Corinthe.
On se rappelle tout ce qui a été dit sur la barricade élevée en cet endroit et éclipsée d'ailleurs par la barricade Saint-Merry. C'est sur cette fameuse barricade de la rue de la Chanvrerie, aujourd'hui tombée dans une nuit profonde, que nous allons jeter un peu de lumière.
Qu'on nous permette de recourir, pour la clarté du récit, au moyen simple déjà employé par nous pour Waterloo. Les personnes qui voudront se représenter d'une manière assez exacte les pâtés de maisons qui se dressaient à cette époque près la pointe Saint-Eustache, à l'angle nord-est des halles de Paris, où est aujourd'hui l'embouchure de la rue Rambuteau, n'ont qu'à se figurer, touchant la rue Saint-Denis par le sommet et par la base les halles, une N dont les deux jambages verticaux seraient la rue de la Grande-Truanderie et la rue de la Chanvrerie et dont la rue de la Petite-Truanderie ferait le jambage transversal. La vieille rue Mondétour coupait les trois jambages selon les angles les plus tortus. Si bien que l'enchevêtrement dédaléen de ces quatre rues suffisait pour faire, sur un espace de cent toises carrées, entre les halles et la rue Saint-Denis d'une part, entre la rue du Cygne et la rue des Prêcheurs d'autre part, sept îlots de maisons, bizarrement taillés, de grandeurs diverses, posés de travers et comme au hasard, et séparés à peine, ainsi que les blocs de pierre dans le chantier, par des fentes étroites.
Nous disons fentes étroites, et nous ne pouvons pas donner une plus juste idée de ces ruelles obscures, resserrées, anguleuses, bordées de masures à huit étages. Ces masures étaient si décrépites que, dans les rues de la Chanvrerie et de la Petite-Truanderie, les façades s'étayaient de poutres allant d'une maison à l'autre. La rue était étroite et le ruisseau large, le passant y cheminait sur le pavé toujours mouillé, côtoyant des boutiques pareilles à des caves, de grosses bornes cerclées de fer, des tas d'ordures excessifs, des portes d'allées armées d'énormes grilles séculaires. La rue Rambuteau a dévasté tout cela.
Le nom Mondétour peint à merveille les sinuosités de toute cette voirie. Un peu plus loin, on les trouvait encore mieux exprimées par la rue Pirouette qui se jetait dans la rue Mondétour.
Le passant qui s'engageait de la rue Saint-Denis dans la rue de la Chanvrerie la voyait peu à peu se rétrécir devant lui, comme s'il fût entré dans un entonnoir allongé. Au bout de la rue, qui était fort courte, il trouvait le passage barré du côté des halles par une haute rangée de maisons, et il se fût cru dans un cul-de-sac, s'il n'eût aperçu à droite et à gauche deux tranchées noires par où il pouvait s'échapper. C'était la rue Mondétour, laquelle allait rejoindre d'un côté la rue des Prêcheurs, de l'autre la rue du Cygne et la Petite-Truanderie. Au fond de cette espèce de cul-de-sac, à l'angle de la tranchée de droite, on remarquait une maison moins élevée que les autres et formant une sorte de cap sur la rue.
C'est dans cette maison, de deux étages seulement, qu'était allégrement installé depuis trois cents ans un cabaret illustre. Ce cabaret faisait un bruit de joie au lieu même que le vieux Théophile a signalé dans ces deux vers:
Là branle le squelette horrible
D'un pauvre amant qui se pendit.
L'endroit étant bon, les cabaretiers s'y succédaient de père en fils.
Du temps de Mathurin Régnier, ce cabaret s'appelait le Pot-aux-Roses, et comme la mode était aux rébus, il avait pour enseigne un poteau peint en rose. Au siècle dernier, le digne Natoire, l'un des maîtres fantasques aujourd'hui dédaignés par l'école roide, s'étant grisé plusieurs fois dans ce cabaret à la table même où s'était soûlé Régnier, avait peint par reconnaissance une grappe de raisin de Corinthe sur le poteau rose. Le cabaretier, de joie, en avait changé son enseigne et avait fait dorer au-dessous de la grappe ces mots: au Raisin de Corinthe. De là ce nom, Corinthe. Rien n'est plus naturel aux ivrognes que les ellipses. L'ellipse est le zigzag de la phrase. Corinthe avait peu à peu détrôné le Pot-aux-Roses. Le dernier cabaretier de la dynastie, le père Hucheloup, ne sachant même plus la tradition, avait fait peindre le poteau en bleu.
Une salle en bas où était le comptoir, une salle au premier où était le billard, un escalier de bois en spirale perçant le plafond, le vin sur les tables, la fumée sur les murs, des chandelles en plein jour, voilà quel était le cabaret. Un escalier à trappe dans la salle d'en bas conduisait à la cave. Au second était le logis des Hucheloup. On y montait par un escalier, échelle plutôt qu'escalier, n'ayant pour entrée qu'une porte dérobée dans la grande salle du premier. Sous le toit, deux greniers mansardes, nids de servantes. La cuisine partageait le rez-de-chaussée avec la salle du comptoir.
Le père Hucheloup était peut-être né chimiste, le fait est qu'il fut cuisinier; on ne buvait pas seulement dans son cabaret, on y mangeait. Hucheloup avait inventé une chose excellente qu'on ne mangeait que chez lui, c'étaient des carpes farcies qu'il appelait carpes au gras. On mangeait cela à la lueur d'une chandelle de suif ou d'un quinquet du temps de Louis XVI sur des tables où était clouée une toile cirée en guise de nappe. On y venait de loin. Hucheloup avait, un beau matin, avait jugé à propos d'avertir les passants de sa «spécialité»; il avait trempé un pinceau dans un pot de noir, et comme il avait une orthographe à lui, de même qu'une cuisine à lui, il avait improvisé sur son mur cette inscription remarquable:
CARPES HO GRAS
Un hiver, les averses et les giboulées avaient eu la fantaisie d'effacer l'S qui terminait le premier mot et le G qui commençait le troisième; et il était resté ceci:
CARPE HO RAS
Le temps et la pluie aidant, une humble annonce gastronomique était devenue un conseil profond.
De la sorte il s'était trouvé que, ne sachant pas le français, le père Hucheloup avait su le latin, qu'il avait fait sortir de la cuisine la philosophie, et que, voulant simplement effacer Carême, il avait égalé Horace. Et ce qui était frappant, c'est que cela aussi voulait dire: entrez dans mon cabaret.
Rien de tout cela n'existe aujourd'hui. Le dédale Mondétour était éventré et largement ouvert dès 1847, et probablement n'est plus à l'heure qu'il est. La rue de la Chanvrerie et Corinthe ont disparu sous le pavé de la rue Rambuteau.
Comme nous l'avons dit, Corinthe était un des lieux de réunion, sinon de ralliement, de Courfeyrac et de ses amis. C'est Grantaire qui avait découvert Corinthe. Il y était entré à cause de Carpe Horas et y était retourné à cause des Carpes au Gras. On y buvait, on y mangeait, on y criait; on y payait peu, on y payait mal, on n'y payait pas, on était toujours bienvenu. Le père Hucheloup était un bonhomme.
Hucheloup, bonhomme, nous venons de le dire, était un gargotier à moustaches; variété amusante. Il avait toujours la mine de mauvaise humeur, semblait vouloir intimider ses pratiques, bougonnait les gens qui entraient chez lui, et avait l'air plus disposé à leur chercher querelle qu'à leur servir la soupe. Et pourtant, nous maintenons le mot, on était toujours bienvenu. Cette bizarrerie avait achalandé sa boutique, et lui amenait des jeunes gens se disant: Viens donc voir maronner le père Hucheloup. Il avait été maître d'armes. Tout à coup il éclatait de rire. Grosse voix, bon diable. C'était un fond comique avec une apparence tragique; il ne demandait pas mieux que de vous faire peur; à peu près comme ces tabatières qui ont la forme d'un pistolet. La détonation éternue.
Il avait pour femme la mère Hucheloup, un être barbu, fort laid.
Vers 1830, le père Hucheloup mourut. Avec lui disparut le secret des carpes au gras. Sa veuve, peu consolable, continua le cabaret. Mais la cuisine dégénéra et devint exécrable, le vin, qui avait toujours été mauvais, fut affreux. Courfeyrac et ses amis continuèrent pourtant d'aller à Corinthe,—par piété, disait Bossuet.
La veuve Hucheloup était essoufflée et difforme avec des souvenirs champêtres. Elle leur ôtait la fadeur par la prononciation. Elle avait une façon à elle de dire les choses qui assaisonnait ses réminiscences villageoises et printanières. Ç'avait été jadis son bonheur, affirmait-elle, d'entendre «les loups-de-gorge chanter dans les ogrépines».
La salle du premier, où était le «restaurant» était une grande longue pièce encombrée de tabourets, d'escabeaux, de chaises, de bancs et de tables, et d'un vieux billard boiteux. On y arrivait par l'escalier en spirale qui aboutissait dans l'angle de la salle à un trou carré pareil à une écoutille de navire.
Cette salle, éclairée d'une seule fenêtre étroite et d'un quinquet toujours allumé, avait un air de galetas. Tous les meubles à quatre pieds se comportaient comme s'ils en avaient trois. Les murs blanchis à la chaux n'avaient pour tout ornement que ce quatrain en l'honneur de mame Hucheloup:
Elle étonne à dix pas, elle épouvante à deux.
Une verrue habite en son nez hasardeux;
On tremble à chaque instant qu'elle ne vous la mouche,
Et qu'un beau jour son nez ne tombe dans sa bouche.
Cela était charbonné sur la muraille.
Mame Hucheloup, ressemblante, allait et venait du matin au soir devant ce quatrain, avec une parfaite tranquillité. Deux servantes, appelées Matelote et Gibelotte, et auxquelles on n'a jamais connu d'autres noms, aidaient mame Hucheloup à poser sur les tables les cruchons de vin bleu et les brouets variés qu'on servait aux affamés dans des écuelles de poterie. Matelote, grosse, ronde, rousse et criarde, ancienne sultane favorite du défunt Hucheloup, était laide, plus que n'importe quel monstre mythologique; pourtant, comme il sied que la servante se tienne toujours en arrière de la maîtresse, elle était moins laide que mame Hucheloup. Gibelotte, longue, délicate, blanche d'une blancheur lymphatique, les yeux cernés, les paupières tombantes, toujours épuisée et accablée, atteinte de ce qu'on pourrait appeler la lassitude chronique, levée la première, couchée la dernière, servait tout le monde, même l'autre servante, en silence et avec douceur, en souriant sous la fatigue d'une sorte de vague sourire endormi.
Il y avait un miroir au-dessus du comptoir.
Avant d'entrer dans la salle-restaurant, on lisait sur la porte ce vers écrit à la craie par Courfeyrac:
Régale si tu peux et mange si tu l'oses.
今日、市場の方からランブュトー街へはいってゆくと、右手に、モンデトゥール街と向き合った所に、一軒の籠屋がある。その看板は、ナポレオン大帝の形をした籠で、「ナポレオンは柳の枝にて作らる」としるされている。そしてそれを見るパリー人も、わずか三十年前に恐ろしい光景がそこで演ぜられたとは、夢にも思わないであろう。(訳者注 本書の出版は一八六二年なることを記憶していただきたい)
こここそ、以前シャンヴルリー街といった所で、昔の書き方ではシャンヴェールリー街といい、コラントという有名な居酒屋のあった所である。
サン・メーリーの防寨の影に隠れてはいるが、この場所に設けられてた防寨の名が前にちょっと出てきたことを、読者は記憶しているだろう。いまわれわれが少しく明るみに持ち出さんとするのは、既に今日深い暗闇のうちに包まれているこのジャンヴルリー街の有名な防寨のことである。
叙述を簡明ならしめるために、ワーテルローについて既に用いた簡単な方法をここにも適用することを許していただきたい。サン・テュースターシュ会堂の先端の近くに、今日ランブュトー街の一端が開いてるパリーの市場町の北東の角に、当時立ち並んでいた人家の地勢を、かなり正確に頭に浮かべようとするならば、まずN字形を想像すればよい。上をサン・ドゥニ街とし下を市場町としてこのN字形を据えれば、縦の二本の足はグランド・トリュアンドリー街とシャンヴルリー街とであり、斜めの足はプティート・トリュアンドリー街となる。そして古いモンデトゥール街が、最もひどい角度で三本の足と交差していた。かくてこの四つの街路が不規則に交錯してるために、二方は市場町とサン・ドゥニ街とにはさまれ、他の二方はシーニュ街とプレーシュール街とにはさまれた、この二百メートル平方ほどの地面に、人家の小島が七つできて、どれも皆妙な形に断ち切られ、種々の大きさをし、秩序もなく並べられ、ようやく間がすいてるだけで、あたかも石工場にころがっていて狭い割れ目で別になってる石塊のようであった。
いま狭い割れ目と言ったが、実際九階もの破屋の間にはさまれて薄暗く狭くって角の多いそれらの小路は、割れ目とでも言うよりほかはないのであった。またそれらの破屋もはなはだしくいたんでいて、シャンヴルリー街やプティート・トリュアンドリー街などでは、各々の家の正面から正面へ梁を渡してささえてあった。街路は狭く溝は大きく、舗石はいつもじめじめしていて、両側には、窖のような商店、鉄の環がはまってる大きな標石、ひどい塵芥の山、何百年とたったような古い大きな鉄格子のついてる大門、などがあった。そしてその後、ランブュトー街ができたのですべてこわされてしまったものである。
モンデトゥール街(うねうね街)という名前は、曲がりくねったそれらの小路をみごとに言い現わしたものである。それから少し先の方に行くと、モンデトゥール街に落ち合ってるピルーエット街(ぐるぐる街)という名前に、それはなおよく言い現わされている。
サン・ドゥニ街からシャンヴルリー街へはいってゆくと、町幅がしだいに狭くなって長めの漏斗の中へでも進み入るがようだった。そしてごく短いその街路の先端は、市場の方を高い軒並みでさえぎられた一つの通路になっていて、ちょうど行き止まりかと思われたが、それでも右と左とにぬけられる二つの暗い横丁がついていた。それがすなわちモンデトゥール街で、一方はプレーシュール街に通じ、他方はプティート・トリュアンドリー街とシーニュ街との方に通じていた。この一種の行き止まりの奥、右の横丁の角の所に、街路の岬のようにして立っている他より低い一軒の家があった。
ただ三階建てのその家の中に、三百年以来繁盛してきた有名な居酒屋があって、老テオフィールが次の二句で形容したその場所に、愉快な響きを立てていた。
恐ろしき骸骨は揺めき動く。
けれども位置がよかったので、居酒屋は父から子へと代々相伝えていた。
マテュラン・レニエ(訳者注 十七世紀初めの風刺詩人)の頃には、この居酒屋はポ・トー・ローズ(薔薇の鉢)と号していて、判じ物がはやる頃だったから、薔薇色に塗った柱を看板にしていた。十八世紀には、今日頑固派から軽蔑されてる風流派の大家のひとりたるナトアールという画家が、元レニエが痛飲していた同じテーブルにすわって幾度も酔っ払い、その礼として薔薇色の柱にコラント(コリント)の葡萄を一ふさ描いてくれた。亭主は非常に喜んでそれを看板にし、葡萄のふさの下の「コラントの葡萄[#「コラントの葡萄」は底本では「コラントの葡萄」]」という文字を金文字にさした。それからコラントという名前は起こったのである。かく言葉をつづめることは、飲酒家には普通にありがちのことであって、略文はすなわち文句の千鳥足である。コラントという名前はしだいにポ・トー・ローズという名前をすたらした。最後の主人であるユシュルー親方は、昔からの伝統も知らないで、柱を青く塗りかえてしまった。
勘定台がある下の広間、球突場になってる二階の広間、天井をつきぬけてる螺旋形の木の階段、テーブルの上の葡萄酒、壁についてる煤、昼間からともされた蝋燭、そういうのがこの居酒屋のありさまだった。下の広間の揚げ戸から階段がついていて、窖に通じていた。ユシュルーの家族の住居は三階にあった。階段というよりむしろ梯子で上ってゆけるようになっていて、その入り口は二階の広間のうちにある隠し戸だけだった。屋根の下には二つの屋根部屋があって、女中どもの寝室になっていた。また料理場は勘定台のある広間とともに一階を二分していた。
亭主のユシュルーは、おそらく生まれながらの化学者だったろうが、実際は一個の料理人となった。その居酒屋では、酒が飲めるばかりでなく料理も食べられた。ユシュルーは他で食べられない独特の料理を一つ発明していた。ひき肉をつめた鯉であって、彼は自分で Carpes au gras(鯉の肉料理)と称していた。脂蝋燭かまたはルイ十六世時代のランプをともし、卓布の代わりに桐油を釘でとめたテーブルの上で、人々はそれを食べた。わざわざ遠くからやって来る客もあった。ユシュルーはある日、その「特製品」を通行人にも広告する方がいいと思いついた。で墨壺に刷毛を浸し、独特の料理と同じく独特の文字を知っていたので、表の壁に次のような注目すべき文句を即座に書き記した。
ところがある冬、悪戯な暴風雨が、第一字の終わりのSと第三字の初めのGとを消してしまって、次のような文字が残った。
時と風雨との助けによって、ごちそうのつまらぬ広告は意味深い忠告となったのである。(訳者注 ラテン語 carpe horas ―各時間を享楽せよ)
かくて亭主のユシュルーは、フランス語をよく知らないがかえってラテン語を知っていたわけで、料理場から哲学を引き出し、また単に四旬節の肉食禁制を廃しようとしながらホラチウスに匹敵するに至ったのである。そして特におもしろいことには、右の文句はまた「わが酒場にこられよ」という意味を含んでいたのである。
しかしそれらのものは、今日ではもう跡を留めていない。モンデトゥール小路は、一八四七年には既に大きく横腹を裂き割られたが、現在ではおそらくなくなってしまっているかも知れない。シャンヴルリー街とコラント亭も、ランブュトー街の舗石の下に没してしまっている。
前に言ったとおりコラント亭は、クールフェーラックやその仲間の者らの集会所、というのが変なら少なくとも出入り所の一つだった。コラント亭を発見したのはグランテールだった。彼はそこに各時間を享楽せよのためにはいってゆき、鯉の肉料理のために足を重ねた。人々はそこで、酒を飲み、料理を食い、大騒ぎをし、わずかの金を払い、払いをため、あるいは少しも払わなかった。しかしいつも歓待された。亭主のユシュルーは好人物だった。
まさしくユシュルーは好人物で、口髭まではやしていた。おもしろい変人だった。いつもふきげんそうな顔つきをし、客を威嚇しようとでも思ってるかのようで、はいって来る人々に乱暴な言葉を浴びせ、料理を食わせるというよりむしろ喧嘩を売りつけようとしてるかのようだった。それなのに、あえて言うが人々はいつも歓待された。その変わった調子はかえって店に客を呼び、青年らを引きつけた。「まあ亭主のユシュルーがどなるのを見にきてみたまえ、」と彼らは言った。彼はもと撃剣の先生だった。彼はよくだしぬけに笑い出した。大声でべらんめえだった。外見は鹿爪らしく、内部はおどけていた。ただ人を嚇かしてみようとばかりしていた。ピストルの形をした煙草入れみたいな男だった。その爆発は嚔と同じだった。
女房のユシュルー上さんというのがまた、髯のある醜い女だった。
一八三〇年ごろ、亭主のユシュルーは死んだ。そして彼とともに「鯉の肉料理」の秘法もわからなくなってしまった。けれども寡婦はとやかく店を続けていた。料理は悪くなってとても食えないほどになり、もとから悪かった酒はなおひどいものになった。それでもクールフェーラックとその仲間は、なおコラント亭から足を絶たなかった。「お慈悲に行ってやるんだ、」とボシュエは言っていた。
寡婦のユシュルーは、息切れがし、ぶかっこうで、田舎の思い出話をいつも持ち出した。そしてその変な言葉で彼らの退屈をいくらかまぎらしてやった。彼女には田舎の陽気な思い出話に味を添える独特な言葉使いがあった。「山
の中に駒鳥の鳴く」のを聞くのが昔は一番楽しみだったと、彼女はよく言っていた。
「レストーラン」になってる二階の広間は、大きな長めの室で、いろんな種類の腰掛けや椅子やテーブルやまた跛の古い球突台が一つ据えてあった。螺旋形の階段を下から上ってゆくと、室の片すみにある船の甲板の出入り口のような四角な穴に出るのだった。
その室は、ただ一つの狭い窓から明りが取られ、いつもランプが一つともされていて、ちょうど屋根裏みたいだった。四本足のすべての家具は、三本足で立ってるようにがたがたしていた。石灰で白く塗った壁の装飾としては、ユシュルー上さんにささげられた次の四句のみだった。
一つの疣ありてその蛮勇なる鼻に蹲る。
絶えまなく人は恐る、その鼻汁の飛沫を、
また他日口の中にその鼻の陥るべきを。
それは木炭で壁に書きつけてあった。
まったく右の詩とそっくりなユシュルー上さんは、落ち着き払ってこの四句の前を、朝から晩まで歩き回っていた。マトロート(魚料理)にジブロット(肉料理)という名だけで知られてるふたりの女中が、ユシュルー上さんを助けて、青葡萄酒[#ルビの「あおぶどうしゅ」は底本では「あをぶどうしゅ」]の壜や、瀬戸の皿に入れて空腹な客に出す種々な薄ソップなどを、テーブルの上に並べた。マトロートは肥った、丸々した、顔の赤い騒々しい女で、故ユシュルーの気に入りだったが、神話に出て来るどんな怪物よりも更に醜いかと思われるほどだった。けれども、女中というものは常に上さんの下に位するのが普通であるとおり、彼女も醜さの上ではユシュルー上さんに劣っていた。ジブロットは背の高い、弱々しい、淋巴質の色白い女で、目の縁が黒く、眼瞼がたれ下がり、いつも元気がなくがっかりして、慢性の疲労にとっつかれているとでもいうふうだったが、朝はまっさきに起き上がり、晩は最後に寝、だれの言うことでもきき、もひとりの女中の用までしてやりながら、無口でおとなしく、疲れた顔に生気のないぼんやりした微笑を浮かべていた。
勘定台の下には鏡が一つついていた。
レストーランになってる広間の入り口の扉には、クールフェーラックが白墨で書いた次の一句が読まれた。
Chapitre II Gaîtés préalables
Laigle de Meaux, on le sait, demeurait plutôt chez Joly qu'ailleurs. Il avait un logis comme l'oiseau a une branche. Les deux amis vivaient ensemble, mangeaient ensemble, dormaient ensemble. Tout leur était commun, même un peu Musichetta. Ils étaient ce que, chez les frères chapeaux, on appelle bini. Le matin du 5 juin, ils s'en allèrent déjeuner à Corinthe. Joly, enchifrené, avait un fort coryza que Laigle commençait à partager. L'habit de Laigle était râpé, mais Joly était bien mis.
Il était environ neuf heures du matin quand ils poussèrent la porte de Corinthe.
Ils montèrent au premier.
Matelote et Gibelotte les reçurent.
—Huîtres, fromage et jambon, dit Laigle.
Et ils s'attablèrent.
Le cabaret était vide; il n'y avait qu'eux deux.
Gibelotte, reconnaissant Joly et Laigle, mit une bouteille de vin sur la table.
Comme ils étaient aux premières huîtres, une tête apparut à l'écoutille de l'escalier, et une voix dit:
—Je passais. J'ai senti, de la rue, une délicieuse odeur de fromage de Brie. J'entre.
C'était Grantaire.
Grantaire prit un tabouret et s'attabla.
Gibelotte, voyant Grantaire, mit deux bouteilles de vin sur la table.
Cela fit trois.
—Est-ce que tu vas boire ces deux bouteilles? demanda Laigle à Grantaire.
Grantaire répondit:
—Tous sont ingénieux, toi seul es ingénu. Deux bouteilles n'ont jamais étonné un homme.
Les autres avaient commencé par manger, Grantaire commença par boire. Une demi-bouteille fut vivement engloutie.
—Tu as donc un trou à l'estomac? reprit Laigle.
—Tu en as bien un au coude, dit Grantaire.
Et, après avoir vidé son verre, il ajouta:
—Ah ça, Laigle des oraisons funèbres, ton habit est vieux.
—Je l'espère, repartit Laigle. Cela fait que nous faisons bon ménage, mon habit et moi. Il a pris tous mes plis, il ne me gêne en rien, il s'est moulé sur mes difformités, il est complaisant à tous mes mouvements; je ne le sens que parce qu'il me tient chaud. Les vieux habits, c'est la même chose que les vieux amis.
—C'est vrai, s'écria Joly entrant dans le dialogue, un vieil habit est un vieil abi.
—Surtout, dit Grantaire, dans la bouche d'un homme enchifrené.
—Grantaire, demanda Laigle, viens-tu du boulevard?
—Non.
—Nous venons de voir passer la tête du cortège, Joly et moi.
—C'est un spectacle berveilleux, dit Joly.
—Comme cette rue est tranquille! s'écria Laigle. Qui est-ce qui se douterait que Paris est sens dessus dessous? Comme on voit que c'était jadis tout couvents par ici! Du Breul et Sauval en donnent la liste, et l'abbé Lebeuf. Il y en avait tout autour, ça fourmillait, des chaussés, des déchaussés, des tondus, des barbus, des gris, des noirs, des blancs, des franciscains, des minimes, des capucins, des carmes, des petits augustins, des grands augustins, des vieux augustins...—Ça pullulait.
—Ne parlons pas de moines, interrompit Grantaire, cela donne envie de se gratter.
Puis il s'exclama:
—Bouh! je viens d'avaler une mauvaise huître. Voilà l'hypocondrie qui me reprend. Les huîtres sont gâtées, les servantes sont laides. Je hais l'espèce humaine. J'ai passé tout à l'heure rue Richelieu devant la grosse librairie publique. Ce tas d'écailles d'huîtres qu'on appelle une bibliothèque me dégoûte de penser. Que de papier! que d'encre! que de griffonnage! On a écrit tout ça! quel maroufle a donc dit que l'homme était un bipède sans plume? Et puis, j'ai rencontré une jolie fille que je connais, belle comme le printemps, digne de s'appeler Floréal, et ravie, transportée, heureuse, aux anges, la misérable, parce que hier un épouvantable banquier tigré de petite vérole a daigné vouloir d'elle! Hélas! la femme guette le traitant non moins que le muguet; les chattes chassent aux souris comme aux oiseaux. Cette donzelle, il n'y a pas deux mois qu'elle était sage dans une mansarde, elle ajustait des petits ronds de cuivre à des œillets de corset, comment appelez-vous ça? elle cousait, elle avait un lit de sangle; elle demeurait auprès d'un pot de fleurs, elle était contente. La voilà banquière. Cette transformation s'est faite cette nuit. J'ai rencontré cette victime ce matin, toute joyeuse. Ce qui est hideux, c'est que la drôlesse était tout aussi jolie aujourd'hui qu'hier. Son financier ne paraissait pas sur sa figure. Les roses ont ceci de plus ou de moins que les femmes, que les traces que leur laissent les chenilles sont visibles. Ah! il n'y a pas de morale sur la terre, j'en atteste le myrte, symbole de l'amour, le laurier, symbole de la guerre, l'olivier, ce bêta, symbole de la paix, le pommier, qui a failli étrangler Adam avec son pépin, et le figuier, grand-père des jupons. Quant au droit, voulez-vous savoir ce que c'est que le droit? Les Gaulois convoitent Cluse, Rome protège Cluse, et leur demande quel tort Cluse leur a fait. Brennus répond:—Le tort que vous a fait Albe, le tort que vous a fait Fidèrie, le tort que vous ont fait les Éques, les Volsques et les Sabins. Ils étaient vos voisins. Les Clusiens sont les nôtres. Nous entendons le voisinage comme vous. Vous avez volé Albe, nous prenons Cluse. Rome dit: Vous ne prendrez pas Cluse. Brennus prit Rome. Puis il cria: Voe victis! Voilà ce qu'est le droit. Ah! dans ce monde, que de bêtes de proie! que d'aigles! J'en ai la chair de poule.
Il tendit son verre à Joly qui le remplit, puis il but, et poursuivit, sans presque avoir été interrompu par ce verre de vin dont personne ne s'aperçut, pas même lui:
—Brennus, qui prend Rome, est un aigle; le banquier, qui prend la grisette, est un aigle. Pas plus de pudeur ici que là. Donc ne croyons à rien. Il n'y a qu'une réalité: boire. Quelle que soit votre opinion, soyez pour le coq maigre comme le canton d'Uri ou pour le coq gras comme le canton de Glaris, peu importe, buvez. Vous me parlez du boulevard, du cortège, et caetera. Ah çà, il va donc encore y avoir une révolution? Cette indigence de moyens m'étonne de la part du bon Dieu. Il faut qu'à tout moment il se remette à suifer la rainure des événements. Ça accroche, ça ne marche pas. Vite une révolution. Le bon Dieu a toujours les mains noires de ce vilain cambouis-là. À sa place, je serais plus simple, je ne remonterais pas à chaque instant ma mécanique, je mènerais le genre humain rondement, je tricoterais les faits maille à maille sans casser le fil, je n'aurais point d'en-cas, je n'aurais pas de répertoire extraordinaire. Ce que vous autres appelez le progrès marche par deux moteurs, les hommes et les événements. Mais, chose triste, de temps en temps, l'exceptionnel est nécessaire. Pour les événements comme pour les hommes, la troupe ordinaire ne suffit pas; il faut parmi les hommes des génies, et parmi les événements des révolutions. Les grands accidents sont la loi; l'ordre des choses ne peut s'en passer; et, à voir les apparitions de comètes, on serait tenté de croire que le ciel lui-même a besoin d'acteurs en représentation. Au moment où l'on s'y attend le moins, Dieu placarde un météore sur la muraille du firmament. Quelque étoile bizarre survient, soulignée par une queue énorme. Et cela fait mourir César. Brutus lui donne un coup de couteau, et Dieu un coup de comète. Crac, voilà une aurore boréale, voilà une révolution, voilà un grand homme; 93 en grosses lettres, Napoléon en vedette, la comète de 1811 au haut de l'affiche. Ah! la belle affiche bleue, toute constellée de flamboiements inattendus! Boum! boum! spectacle extraordinaire. Levez les yeux, badauds. Tout est échevelé, l'astre comme le drame. Bon Dieu, c'est trop, et ce n'est pas assez. Ces ressources, prises dans l'exception, semblent magnificence et sont pauvreté. Mes amis, la providence en est aux expédients. Une révolution, qu'est-ce que cela prouve? Que Dieu est à court. Il fait un coup d'État, parce qu'il y a solution de continuité entre le présent et l'avenir, et parce que, lui Dieu, il n'a pas pu joindre les deux bouts. Au fait, cela me confirme dans mes conjectures sur la situation de fortune de Jéhovah; et à voir tant de malaise en haut et en bas, tant de mesquinerie et de pingrerie et de ladrerie et de détresse au ciel et sur la terre, depuis l'oiseau qui n'a pas un grain de mil jusqu'à moi qui n'ai pas cent mille livres de rente, à voir la destinée humaine, qui est fort usée, et même la destinée royale, qui montre la corde, témoin le prince de Condé pendu, à voir l'hiver, qui n'est pas autre chose qu'une déchirure au zénith par où le vent souffle, à voir tant de haillons dans la pourpre toute neuve du matin au sommet des collines, à voir les gouttes de rosée, ces perles fausses, à voir le givre, ce strass, à voir l'humanité décousue et les événements rapiécés, et tant de taches au soleil, et tant de trous à la lune, à voir tant de misère partout, je soupçonne que Dieu n'est pas riche. Il a de l'apparence, c'est vrai, mais je sens la gêne. Il donne une révolution, comme un négociant dont la caisse est vide donne un bal. Il ne faut pas juger des dieux sur l'apparence. Sous la dorure du ciel j'entrevois un univers pauvre. Dans la création il y a de la faillite. C'est pourquoi je suis mécontent. Voyez, c'est le cinq juin, il fait presque nuit; depuis ce matin j'attends que le jour vienne. Il n'est pas venu, et je gage qu'il ne viendra pas de la journée. C'est une inexactitude de commis mal payé. Oui, tout est mal arrangé, rien ne s'ajuste à rien, ce vieux monde est tout déjeté, je me range dans l'opposition. Tout va de guingois; l'univers est taquinant. C'est comme les enfants, ceux qui en désirent n'en ont pas, ceux qui n'en désirent pas en ont. Total: je bisque. En outre, Laigle de Meaux, ce chauve, m'afflige à voir. Cela m'humilie de penser que je suis du même âge que ce genou. Du reste, je critique, mais je n'insulte pas. L'univers est ce qu'il est. Je parle ici sans méchante intention et pour l'acquit de ma conscience. Recevez, Père éternel, l'assurance de ma considération distinguée. Ah! par tous les saints de l'Olympe et par tous les dieux du paradis, je n'étais pas fait pour être Parisien, c'est-à-dire pour ricocher à jamais, comme un volant entre deux raquettes, du groupe des flâneurs au groupe des tapageurs! J'étais fait pour être Turc, regardant toute la journée des péronnelles orientales exécuter ces exquises danses d'Égypte lubriques comme les songes d'un homme chaste, ou paysan beauceron, ou gentilhomme vénitien entouré de gentilles-donnes, ou petit prince allemand fournissant la moitié d'un fantassin à la confédération germanique, et occupant ses loisirs à faire sécher ses chaussettes sur sa haie, c'est-à-dire sur sa frontière! Voilà pour quels destins j'étais né! Oui, j'ai dit Turc, et je ne m'en dédis point. Je ne comprends pas qu'on prenne habituellement les Turcs en mauvaise part; Mahom a du bon; respect à l'inventeur des sérails à houris et des paradis à odalisques! N'insultons pas le mahométisme, la seule religion qui soit ornée d'un poulailler! Sur ce, j'insiste pour boire. La terre est une grosse bêtise. Et il paraît qu'ils vont se battre, tous ces imbéciles, se faire casser le profil, se massacrer, en plein été, au mois de juin, quand ils pourraient s'en aller, avec une créature sous le bras, respirer dans les champs l'immense tasse de thé des foins coupés! Vraiment, on fait trop de sottises. Une vieille lanterne cassée que j'ai vue tout à l'heure chez un marchand de bric-à-brac me suggère une réflexion: Il serait temps d'éclairer le genre humain. Oui, me revoilà triste! Ce que c'est que d'avaler une huître et une révolution de travers! Je redeviens lugubre. Oh! l'affreux vieux monde! On s'y évertue, on s'y destitue, on s'y prostitue, on s'y tue, on s'y habitue!
読者の知るとおり、レーグル・ド・モーはたいていジョリーといっしょに住んでいた。小鳥に木の枝があるように彼にも一つの住居があったわけである。ふたりの友人は、共に住み共に食し共に眠っていた。すべてが、ムュジシェッタ(訳者注 ジョリーの情婦)までも多少、彼らには共通であった。あたかも雛僧のうちでふたり組みと言われる者のような間柄だった。ところで六月五日の朝、彼らは共にコラント亭へ朝食をしに行った。ジョリーは鼻がつまってひどい鼻感冒をひいていたが、レーグルもそれに感染しかかっていた。レーグルの服はすり切れてい、ジョリーはりっぱな服をつけていた。
彼らがコラント亭の扉をくぐったのは、朝九時ごろだった。
ふたりは二階に上がった。
マトロートとジブロットが彼らを迎えた。
「牡蠣にチーズにハム。」とレーグルは言った。
そしてふたりは食卓についた。
店の中はがらんとしていて、彼らふたりきりだった。
ジブロットはジョリーとレーグルに謝意を表わして、食卓の上に葡萄酒の一瓶を添えた。
ふたりが牡蠣を食い始めていると、階段の出入り口から一つの顔がのぞき出して言った。
「前を通りかかると、ブリーのチーズのうまそうなにおいが往来までしていたので、はいってきたよ。」
それはグランテールだった。
グランテールは腰掛けを引きよせて食卓についた。
ジブロットはグランテールを見て、食卓の上に葡萄酒の瓶を二本置いた。
それで三本になったのである。
「君は二本とも飲むのか。」とレーグルはグランテールに尋ねた。
グランテールは答えた。
「みんな感心だが、君だけは簡単だね。二本の瓶に驚く奴があるか。」
ふたりはまず食う方から先にし、グランテールは飲む方を先にした。一瓶の半ばはすぐ飲みつくされてしまった。
「君の胃袋には穴があいてるんだね。」とレーグルは言った。
「君の肱にも穴があるじゃないか。」とグランテールは言った。
そしてコップの葡萄酒を飲み干して彼は言い添えた。
「おい、弔辞のレーグル、君の服はずいぶん古いね。」
「古い方がいいさ。」とレーグルは言った。「だから僕と服との間は至ってうまくいくんだ。僕の癖をすべてのみこんでくれてるし、少しも僕の意に逆らわないし、僕のかっこうのとおりになり、僕の身振りによく従ってくれる。暖かな点でようやく服をつけてるなとわかるくらいなもんだ。古い服は古い友人と同じさ。」
「それは本当だ。」とジョリーもふたりの会話に口を出して叫んだ。「古いアビ(服)は古いアビ(アミ、友人)だ。」
「ことに、」とグランテールは言った、「鼻感冒をひいてる者が言えばそういう音になる。」
「グランテール、」とレーグルは尋ねた、「君は大通りからきたのか。」
「いや。」
「ジョリーと僕は、行列の先頭を見てきた。」
「盛んなものだったよ。」とジョリーが言った。
「この街路は実に静かだ。」とレーグルは叫んだ。「パリーがひっくり返るような騒ぎをしてるとは思えないね。昔この辺は修道院ばかりだったというのももっともだ。デュ・ブルールとソーヴァルとがその名前をあげてるし、ルブーフ師もそれをあげてる。この付近にはまったく修道士どもがうようよしてたんだ、靴の奴、跣足の奴、いがぐり頭の奴、髯の奴、灰色服の奴、黒服の奴、白服の奴、フランシスカン派、ミニム派、カプェサン派、カルム派、小オーギュスタン派、大オーギュスタン派、旧オーギュスタン派、……いっぱいいたんだ。」
「僧侶の話なんかよせ、」とグランテールはさえぎった、「むしゃくしゃしてくる。」
それから彼は叫び出した。
「ぷー、悪い牡蠣をのみ込んじゃった。おお気持ちが悪い。牡蠣は腐ってるし、女中は醜いときてる。人間がいやになっちまう。僕はさっきリシェリユー街で大きな公衆図書館の前を通った。書庫と言わるる牡蠣殻のはきだめは、考えても胸糞が悪くなる。山のようにつんだ紙、インキ、なぐり書きだ。だれかがそんなものを書いたんだ。人間はプリューム(羽毛――ペン)のない二本足だと言ったばか者がいる。それからまた僕は、知り合いのきれいな娘に出会った。春のように美しい、フロレアル(花娘)とも言える奴で、輝いた、有頂天な、幸福な、まるで天使のようだが、みじめな奴さ、痘瘡面のたまらない銀行家が昨日その娘に思いをかけたんだ。実に女という奴は、金盗人と遊冶郎とにばかり目をつけてやがる。牝猫は鼠と小鳥とを追っかけるもんだ。その娘っ児も、二カ月前まではおとなしく屋根裏に住んで、胸衣の穴に銅の小さな環をつけていたんだぜ。そして針仕事をし、たたみ寝台に寝、一鉢の花のそばにいて、満足していたんだ。それが急に銀行家夫人となり上がった。その変化が昨夜起こったんだ。今朝僕は、すっかり得意げなその犠牲者に出会った。ことにたまらないのは、奴さん昨日と同じように今日もきれいだった。銀行家の面影がまだ少しもその顔の上に映っていなかった。薔薇の花が婦人よりすぐれてる点は、あるいは劣ってる点は、虫に食われた跡がはっきり見えるという所にあるんだ。ああ地上にはもはや徳操は存しない。僕は、愛の象徴たる天人花、戦いの象徴たる月桂樹、平和の象徴たる愚かな橄欖、種子でアダムの喉をふさごうとした林檎、裳衣の先祖たる無花果、などを証人としてそれを主張するんだ。権利についても、いったい君らは権利の何たるやを知ってるか。ゴール人らはクルジオム(訳者注 エトルリアの昔の都)を渇望し、ローマはクルジオムを保護して、それが彼らに何の害を与えたかを尋ねる。それに対して、ブレンヌス(訳者注 紀元前四世紀にローマを略奪せしゴールの首長)は答える。『しからばアルバは、フィデネは、エキー人やヴォルスキー人やサビニ人ら(訳者注 皆ローマが征服せし土地または人種)は、汝らに何の害をなしたか。彼らは汝らの隣人ではなかったか。クルジオム人らはわれらの隣人である。われらは隣人をただ汝らがなしたように取り扱うまでである。汝らはアルバを奪った、われらはクルジオムを奪うのだ。』するとローマは言う。『汝らはクルジオムを奪ってはいけない。』けれどブレンヌスはローマを奪った。それから叫んだ。『みじめなる敗北者ども!』(訳者注 ゴール人らにローマ撤退の代わりとして支払う黄金を量る秤が不正なものであることを、ローマ人らが抗議した時、彼がその剣を秤の中に投じて叫んだ言葉)それがすなわち権利なのだ。ああこの世には、いかに多くの猛獣がいることか、いかに多くの鷲が、ああいかに多くの鷲がいることか! 僕は慄然たらざるを得ない。」
彼は杯をジョリーに差し出して酒をつがせ、それを飲み干し、それからまた、だれも彼自身もそれと意識しないその一杯の葡萄酒にほとんど中断さるることなく、しゃべり続けた。
「ローマを奪ったブレンヌスは一つの鷲である。小娘を奪った銀行家は一つの鷲である。いずれも共に恥を知らない。ゆえにもはや何物をも信ずるなかれだ。ただ一つの現実は酒あるのみ。いかなる意見をいだこうとも、ユリー州のごとくやせたる鶏に味方し、あるいはグラリス州のごとく肥ったる鶏に味方しようとも(訳者注 いかなる物に対していかなる態度を取ろうとも)、それが何の関係があるか、ただ飲むべしである。君らは僕に語るに、大通りのこと、葬式の行列のこと、その他をもってする。そして再び革命が起こりかけてるというのか。僕は神の無策に驚くのほかはない。神は絶えず事変の車軸に油をぬりなおさなければならなくなるんだ。ねばり着いて少しも先へ進まないからだ。革命よ急げ。神はいつも下等な差し油で手をまっ黒によごしているんだ。しかし僕が神の地位にあったら、すべてをもっと簡単にやってのける。僕は機械の撥条を絶えず巻きはしない、一挙に人類を運び去ってやる、糸を切らさずに事実の網の目を編んでやる、予備の物をそなえない、決してよけいなものを積んでおかない。君らが進歩と呼ぶところのものは、人間と事変と、二つの発動機で動いている。しかし悲しいことには、時として例外のことが必要となる。人間に対すると同じく事変に対しても、普通の軍勢では不足である。人間のうちには天才が必要であり、事変のうちには革命が必要だ。大異変は必然の理である。事物の組成は大異変なしにすますことはできない。彗星の出現を見れば、天自身も名俳優を必要としてるのだと思えてくる。意外の時に神は、蒼空の壁上に一つの流星を掲げる。広大な尾をひく不思議な星がたちまちに現われる。そしてそれはシーザーを殺す。ブルツスは彼に短剣の一撃を与え、神は彼に彗星の一撃を与える。大音響とともに、ここに一つの極光が現われ、一つの革命が起こり、ひとりの偉人が現われる。大文字の九十三(一七九三年)、特別の行を占むるナポレオン、掲示の上部には一八一一年の彗星、実に意想外な炬火を鏤めた美しい青い掲示だ。轟然たる響き、異常なる壮観である。野次馬らは目を上げて見よ。偉人も一編の劇も、すべては雑然と錯綜している。しかしああそれはあまりに度を越している。そしてまた不十分である。例外として取られたそれらの手段は、一見壮観ではあるが、実は貧弱なものだ。諸君、天は窮余の策をめぐらしたのみだ。革命は何を証明するか、神が浅慮なことをではないか。現在と未来との間が切断されてるから、また神自身両端を結ぶことができなかったからして、神は一つの大英断を行なうのだ。事実それは、エホバの財産状態に対する僕の推測を確かめる。そして、天上と地上とにかくも多くの困窮を見、一粒の粟をも持たない小鳥から十万フランの年金をも持たない僕自身に至るまで、空と地上とにかくも多くの陋劣と貧弱と困厄とを見、はなはだしく疲弊してる人類の宿命を見、絞殺されたコンデ侯が証明するとおり絞首繩を示す王家の宿命を見、寒風の吹き込む高天の裂け目にほかならない冬を見、丘の頂の新しい曙の緋衣のうちに多くのぼろを見、偽りの真珠たる露の玉を見、擬いの金剛石たる霜を見、ほころびた人類と補綴をあてた事変とを見、太陽に多くの汚点と月に多くの穴とを見、至る所にかくも多くのみじめさを見る時、僕は神も富有ではないと推察するのである。いかにも神は体裁を飾ってはいるが、しかし僕はその困窮を感じる。空っぽな倉庫をかかえてる大商人が夜会を開くように、神は革命を起こしてやるのだ。外観のみで神々を判断してはいけない。空の金色の下に僕は貧しい宇宙を見て取る。万物のうちには破産が潜んでいる。それゆえ僕は不満なのだ。どうだ、今日は六月の五日だ、しかもまだほとんど闇夜だ。朝から僕は白光を待っている。しかしまだそれは到来していない。今日中には到来しないと僕は誓って言う。給金をよくもらってない奉公人があてにならないのと同じだ。確かに何事もよく整ってはいない。何一つ調和してるものはない。この古ぼけた世の中はすっかりゆがんでいる。僕はすべてに反対する。一つとしてまっすぐに動いてるものはない。世界は拗ねている。ちょうど子供と同じだ。ねだる子はもらえず、ねだらぬ子が皆取る。要するに僕は腹が立つんだ。それにレーグル・ド・モー、僕は君の禿頭を見るのも心苦しい。君の薬鑵頭と同じ年齢かと思うと僕は屈辱を感ずるんだ。もとより僕は批評はする、しかし侮辱はしない。世界はありのままの世界だ。僕は今、何ら悪意をもって語るのではない。自己の良心の荷を軽くせんがために語るのではない。永遠の父なる神よ、わが深き尊敬を受け入れよ。ああ、オリンポスの諸聖者よりまた天国の諸神より、僕はパリーっ児に作られてる者ではない。換言すれば、二枚の羽子板の間の羽子のように、遊民と暴民との間を常に行ききするように作られてる者ではない。貞節の士の夢のごとき淫逸美妙なエジプトの舞踏を東方の蓮葉女らがやるのを、終日ながめて暮らすトルコ人のように僕は作られてるのだ。あるいは肥沃なボースの農民のように、あるいは淑女にとり巻かれるヴェニスの貴人のように、あるいはまた、兵士の半ばをドイツ連邦に貸し与えて、暇な時間をその垣根すなわち国境の上で靴足袋をかわかすのに使うあのドイツの小侯のように、僕は作られてるのだ。そういう宿命に僕は生まれたのだ。それだ、僕はトルコ人と言った。それを取り消しはしない。トルコ人と言えば普通悪くばかり思われてるが、僕にはその理由がわからない。マホメには善良な点がある。天女の宮居や宦女の楽園を発明した者に敬意を表すべしである。牝鶏小屋で飾られてる唯一の宗教たるマホメット教に、敬意を表しようではないか。この点において僕は酒党の味方だ。世は大なる愚蒙にすぎず、夏の盛り、緑の月に、刈られた秣の大なる一皿の茶をかぎに腕に女を擁して野へ行き得る時に、あのばか者らは、互いに争いなぐり合い殺し合おうとしている。実際人間はあまりばかげたことをやりすぎる。先刻僕はある古物商の店の一つのこわれた古龕燈を見て、ふと考えさせられたのだ、まさに人類を照らしてやるべき時であると。そうだ僕はまた不愉快になった。一つの牡蠣と横にはってる革命とを飲み込んだからだ。僕はまた悲しくなる。おお実にたまらない古ぼけた世の中だ。人は苦しみもがき、おのれをすて、操を売り、自殺し、そしてそれになれきっている。」
Et Grantaire, après cette quinte d'éloquence, eut une quinte de toux, méritée.
—À propos de révolution, dit Joly, il paraît que décidébent Barius est aboureux.
—Sait-on de qui? demanda Laigle.
—Don.
—Non?
—Don! je te dis!
—Les amours de Marius! s'écria Grantaire. Je vois ça d'ici. Marius est un brouillard, et il aura trouvé une vapeur. Marius est de la race poète. Qui dit poète dit fou. Tymbrœus Apollo. Marius et sa Marie, ou sa Maria, ou sa Mariette, ou sa Marion, cela doit faire de drôles d'amants. Je me rends compte de ce que cela est. Des extases où l'on oublie le baiser. Chastes sur la terre, mais s'accouplant dans l'infini. Ce sont des âmes qui ont des sens. Ils couchent ensemble dans les étoiles.
そしてグランテールは、この雄弁の発作の後、それにふさわしい咳の発作に襲われた。
「革命と言えば、」とジョリーが言った、「バリユス(訳者注 鼻がつまっているためにマリユスのことをこう発音したのである)は夢中になってるというじゃないか。」
「相手はだれだかわかってるか。」とレーグルは尋ねた。
「ばからん。」
「わからない?」
「ばからんというんだ。」
「マリユスの色事か!」とグランテールは叫んだ。「僕にはここにいてちゃんとわかってる。あいつは霧だから、霞のような女を見つけたに違いない。マリユスは詩人の仲間だ。詩人と言えば狂人だ。アポロンは狂人なりだ。マリユスと、その相手のマリーかマリアかマリエットかマリオンか、とにかくふたりはおかしな一対に違いない。どんな具合か僕にはよくわかる、接吻を忘れた有頂天だ。無限のうちで抱擁する地上の貞節だ。官能を有する魂だ。彼らは星の中でいっしょに寝ているんだ。」

Grantaire entamait sa seconde bouteille, et peut-être sa seconde harangue quand un nouvel être émergea du trou carré de l'escalier. C'était un garçon de moins de dix ans, déguenillé, très petit, jaune, le visage en museau, l'œil vif, énormément chevelu, mouillé de pluie, l'air content.
L'enfant, choisissant sans hésiter parmi les trois, quoiqu'il n'en connût évidemment aucun, s'adressa à Laigle de Meaux.
—Est-ce que vous êtes monsieur Bossuet? demanda-t-il.
—C'est mon petit nom, répondit Laigle. Que me veux-tu?
—Voilà. Un grand blond sur le boulevard m'a dit: Connais-tu la mère Hucheloup? J'ai dit: Oui, rue Chanvrerie, la veuve au vieux. Il m'a dit: Vas-y. Tu y trouveras monsieur Bossuet, et tu lui diras de ma part: A-B-C. C'est une farce qu'on vous fait, n'est-ce pas? Il m'a donné dix sous.
—Joly, prête-moi dix sous, dit Laigle; et se tournant vers Grantaire: Grantaire, prête-moi dix sous.
Cela fit vingt sous que Laigle donna à l'enfant.
—Merci, monsieur, dit le petit garçon.
—Comment t'appelles-tu? demanda Laigle.
—Navet, l'ami à Gavroche.
—Reste avec nous, dit Laigle.
—Déjeune avec nous, dit Grantaire.
L'enfant répondit:
—Je ne peux pas, je suis du cortège, c'est moi qui crie à bas Polignac.
Et tirant le pied longuement derrière lui, ce qui est le plus respectueux des saluts possibles, il s'en alla.
L'enfant parti, Grantaire prit la parole:
—Ceci est le gamin pur. Il y a beaucoup de variétés dans le genre gamin. Le gamin notaire s'appelle saute-ruisseau, le gamin cuisinier s'appelle marmiton, le gamin boulanger s'appelle mitron, le gamin laquais s'appelle groom, le gamin marin s'appelle mousse, le gamin soldat s'appelle tapin, le gamin peintre s'appelle rapin, le gamin négociant s'appelle trottin, le gamin courtisan s'appelle menin, le gamin roi s'appelle dauphin, le gamin dieu s'appelle bambino.
Cependant Laigle méditait; il dit à demi-voix:
—A-B-C, c'est-à-dire: Enterrement de Lamarque.
—Le grand blond, observa Grantaire, c'est Enjolras qui te fait avertir.
—Irons-nous? fit Bossuet.
—Il pleut, dit Joly. J'ai juré d'aller au feu, pas à l'eau. Je de veux pas b'enrhuber.
—Je reste ici, dit Grantaire. Je préfère un déjeuner à un corbillard.
—Conclusion: nous restons, reprit Laigle. Eh bien, buvons alors. D'ailleurs on peut manquer l'enterrement, sans manquer l'émeute.
—Ah! l'ébeute, j'en suis, s'écria Joly.
Laigle se frotta les mains:
—Voilà donc qu'on va retoucher à la révolution de 1830. Au fait elle gêne le peuple aux entournures.
—Cela m'est à peu près égal, votre révolution, dit Grantaire. Je n'exècre pas ce gouvernement-ci. C'est la couronne tempérée par le bonnet de coton. C'est un sceptre terminé en parapluie. Au fait, aujourd'hui, j'y songe, par le temps qu'il fait, Louis-Philippe pourra utiliser sa royauté à deux fins, étendre le bout sceptre contre le peuple et ouvrir le bout parapluie contre le ciel.
La salle était obscure, de grosses nuées achevaient de supprimer le jour. Il n'y avait personne dans le cabaret, ni dans la rue, tout le monde étant allé «voir les événements».
—Est-il midi ou minuit? cria Bossuet. On n'y voit goutte. Gibelotte, de la lumière!
Grantaire, triste, buvait.
—Enjolras me dédaigne, murmura-t-il. Enjolras a dit: Joly est malade, Grantaire est ivre. C'est à Bossuet qu'il a envoyé Navet. S'il était venu me prendre, je l'aurais suivi. Tant pis pour Enjolras! je n'irai pas à son enterrement.
Cette résolution prise, Bossuet, Joly et Grantaire ne bougèrent plus du cabaret. Vers deux heures de l'après-midi, la table où ils s'accoudaient était couverte de bouteilles vides. Deux chandelles y brûlaient, l'une dans un bougeoir de cuivre parfaitement vert, l'autre dans le goulot d'une carafe fêlée. Grantaire avait entraîné Joly et Bossuet vers le vin; Bossuet et Joly avaient ramené Grantaire vers la joie.
Quant à Grantaire, depuis midi, il avait dépassé le vin, médiocre source de rêves. Le vin, près des ivrognes sérieux, n'a qu'un succès d'estime. Il y a, en fait d'ébriété, la magie noire et la magie blanche; le vin n'est que la magie blanche. Grantaire était un aventureux buveur de songes. La noirceur d'une ivresse redoutable entr'ouverte devant lui, loin de l'arrêter l'attirait. Il avait laissé là les bouteilles et pris la chope. La chope, c'est le gouffre. N'ayant sous la main ni opium, ni haschisch, et voulant s'emplir le cerveau de crépuscule, il avait eu recours à cet effrayant mélange d'eau-de-vie, de stout et d'absinthe, qui produit des léthargies si terribles. C'est de ces trois vapeurs, bière, eau-de-vie, absinthe, qu'est fait le plomb de l'âme. Ce sont trois ténèbres; le papillon céleste s'y noie; et il s'y forme, dans une fumée membraneuse vaguement condensée en aile de chauve-souris, trois furies muettes, le Cauchemar, la Nuit, la Mort, voletant au-dessus de Psyché endormie.
Grantaire n'en était point encore à cette phase lugubre; loin de là. Il étai prodigieusement gai, et Bossuet et Joly lui donnaient la réplique. Ils trinquaient. Grantaire ajoutait à l'accentuation excentrique des mots et des idées la divagation du geste, il appuyait avec dignité son poing gauche sur son genou, son bras faisant l'équerre, et, la cravate défaite, à cheval sur un tabouret, son verre plein dans sa main droite, il jetait à la grosse servante Matelote ces paroles solennelles:
—Qu'on ouvre les portes du palais! que tout le monde soit de l'Académie française, et ait le droit d'embrasser madame Hucheloup! Buvons.
Et se tournant vers mame Hucheloup, il ajoutait:
—Femme antique et consacrée par l'usage, approche que je te contemple!
Et Joly s'écriait:
—Batelote et Gibelotte, de doddez plus à boire à Grantaire. Il bange des argents fous. Il a déjà dévoré depuis ce batin en prodigalités éperdues deux francs quatre-vingt-quinze centibes.
Et Grantaire reprenait:
—Qui donc a décroché les étoiles sans ma permission pour les mettre sur la table en guise de chandelles?
Bossuet, fort ivre, avait conservé son calme.
Il s'était assis sur l'appui de la fenêtre ouverte, mouillant son dos à la pluie qui tombait, et il contemplait ses deux amis.
Tout à coup il entendit derrière lui un tumulte, des pas précipités, des cris aux armes! Il se retourna, et aperçut, rue Saint-Denis, au bout de la rue de la Chanvrerie, Enjolras qui passait, la carabine à la main, et Gavroche avec son pistolet, Feuilly avec son sabre, Courfeyrac avec son épée, Jean Prouvaire avec son mousqueton, Combeferre avec son fusil, Bahorel avec son fusil, et tout le rassemblement armé et orageux qui les suivait.
La rue de la Chanvrerie n'était guère longue que d'une portée de carabine. Bossuet improvisa avec ses deux mains un porte-voix autour de sa bouche, et cria:
—Courfeyrac! Courfeyrac! hohée!
Courfeyrac entendit l'appel, aperçut Bossuet, et fit quelques pas dans la rue de la Chanvrerie, en criant un: que veux-tu? qui se croisa avec un: où vas-tu?
—Faire une barricade, répondit Courfeyrac.
—Eh bien, ici! la place est bonne! fais-la ici!
—C'est vrai, Aigle, dit Courfeyrac.
Et sur un signe de Courfeyrac, l'attroupement se précipita rue de la Chanvrerie.
グランテールは二本目の壜に手をつけた。そしてたぶん二回目の冗弁に取りかかろうとしたが、その時新たな顔が階段の所の四角な穴から現われた。十歳にも満たない子供で、ぼろをまとい、ごく背が低く、色が黄色く、動物面をし、目が鋭く、髪の毛をぼうぼうとさし、雨にぬれ、それで満足げな様子をしていた。
少年は明らかに彼ら三人のだれをも知らなかったが、臆面もなくじろじろ見分けて、レーグル・ド・モーに言葉をかけた。
「あなたはボシュエさんですか。」と彼は尋ねた。
「それは僕の綽名だ。」とレーグルは答えた。「何か用があるのか。」
「こうなんです。大通りで背の高い金髪の人が、君はユシュルー上さんを知ってるかって私に言いました。知ってる、シャンヴルリー街の古手の後家さんでしょう、と答えると、こう言ったんです。『そこへ行ってくれ、ボシュエという人がそこにいるから、A――B――Cと僕が言ったと伝えてくれ。』だがそれだけのことだから、あなたをからかったんでしょうね。そして私は十スーもらいましたよ。」
「ジョリー、十スー貸してくれ。」とレーグルは言った。そしてグランテールの方を向いた。「グランテール、君も十スー貸してくれ。」
それで二十スー集めて、レーグルはそれを少年に与えた。
「ありがとう。」と子供は言った。
「お前の名は何と言うんだ。」とレーグルは尋ねた。
「ナヴェといってガヴローシュの友だちです。」
「俺たちといっしょにここにいるがいい。」とレーグルは言った。
「俺たちといっしょに食っていけ。」とグランテールは言った。
少年は答えた。
「そうはいきません。私は行列にはいってるんです。ポリニャックを打ち倒せをどなる役目を持ってるんです。」
彼はできるだけ丁寧な挨拶をして後ろに長く足を引きずり、そして立ち去った。
少年が出てゆくと、グランテールは口を開いた。
「あいつは生粋の浮浪少年だ。浮浪少年の間にも多くの種類がある。公証人の浮浪少年を使丁と言い、料理人のを下働と言い、パン屋のを丁稚と言い、従僕のを小使いと言い、水夫のを見習いと言い、兵士のを鼓手と言い、画家のを弟子と言い、商人のを小僧と言い、廷臣のを扈従と言い、国王のを皇太子と言い、神のを神童というんだ。」
その間レーグルは考え込んでいた。彼は半ば口の中で言った。
「A――B――C、すなわちラマルクの葬式と。」
「背の高い金髪の男は、」とグランテールが言った。「アンジョーラだ。君に知らしてよこしたんだ。」
「行ったものかしら。」とボシュエは言った。
「雨が降ってるぜ。」とジョリーは言った。「僕は火の中にでも飛び込ぶとは誓ったが、水の中でぼとは言わなかった。風邪を引いちゃ、つばらない。」
「僕はここにいよう。」とグランテールは言った。「棺車より食事の方がいいや。」
「結局このままじっとしてることにしよう。」とレーグルは言った。「でおおいに飲もう。それに葬式には行かなくとも、暴動には加わり得るんだ。」
「ああ暴動か、賛成だ。」とジョリーは叫んだ。
レーグルは両手をすり合わして言った。
「いよいよ一八三〇年の革命に少し手入れをする時になったんだ。実際それは人民を窮屈にしてるからね。」
「君の言う革命なんか僕にはどうだっていい。」とグランテールは言った。「僕は別に今の政府を憎みはしない。それは綿の帽子で和らげた王冠だ。先が雨傘になってる王笏だ。実際今日のような天気では、僕はこう思うんだ。ルイ・フィリップはその王位を利用することができる。すなわち笏の方を人民に差し伸べ、雨傘の方を空に開くことだ。」
室の中は暗かった。大きな雲が日の光をさえぎっていた。店の中にも往来にもだれもいず、人は皆「事変を見に」行っていた。
「昼間なのか夜中なのか。」とボシュエは叫んだ。「一寸先も見えない。ジブロット、灯を持ってこい。」
グランテールはつまらなそうな様子で酒を飲んでいた。
「アンジョーラは人をばかにしてやがる。」と彼はつぶやいた。「きっと、ジョリーは病気だしグランテールは酔っ払ってる、とでも思ったんだろう。それでボシュエを名ざしてナヴェをよこしたんだ。もし俺を迎えにきたんなら行ってやるがな。気の毒なアンジョーラだ。そんな葬式なんかに行くもんか。」
一度そうと心を定めると、ボシュエとジョリーとグランテールとはもうその居酒屋に腰を落ち着けてしまった。午後の二時ごろには、彼らのテーブルには空壜がいっぱい並んでいた。二本の蝋燭が、一本は全部緑色の銅の燭台に、一本は欠けた壜の鶴首にささっていた。グランテールはジョリーとボシュエとを酒の方へ引き込み、ボシュエとジョリーとはグランテールを快活のうちに引き込んでしまっていた。
グランテールはもう十二時ごろから、夢想の源としてはつまらない葡萄酒だけでは満足できなくなっていた。葡萄酒は本当の酒飲みに対しては、ただ味の上の成功をしか博しない。およそ酩酊には、黒い幻覚と白い幻覚とがある。葡萄酒は白い幻覚である。グランテールは勇敢な夢食家であった。恐るべき酩酊の暗黒が前にほの見えても、立ち止まるどころかかえってそれにひきつけられた。そこで彼は葡萄酒の壜をすて、ビールのコップを取り上げた。ビールのコップは深淵である。そして阿片もハシシュも手に入れることができなかったので、彼は頭の中に暗黒を満たさんために、ブランデーと強ビールとアブサントとの恐るべき混合酒、ひどい昏睡を起こさすべきものに、手を伸ばした。魂の鉛を作るものは、ビールとブランデーとアブサントとの三つの湯気である。それは三つの暗黒で、天の蝶もその中にはおぼれてしまう。そしてそのぼんやり蝙蝠の翼に凝集した膜質の煙の中に現わるるものは、眠れるサイキーの上に飛ぶ夢と夜と死との黙々たる三魔神である。
しかしグランテールはまだそういう痛ましい状態には達していなかった。むしろ彼は驚くほど快活になっていて、ボシュエとジョリーとを相手にしていた。彼らは祝杯を上げた。グランテールは法外に強調した言葉と思想とに、大げさな身振りをさえ添えていた。彼は鹿爪らしく左の拳を膝につき、腕を直角にまげ、首飾りを解き、腰掛けにどっかとまたがり、なみなみとついだ杯を右手に持ち、そして肥った女中のマトロートにこういう荘厳な言葉を浴びせかけた。
「宮殿の扉を開けよ、すべての者をアカデミー会員たらしめよ、そしてユシュルー夫人を抱擁するの権利を有せしめよ。さあ飲むべしだ。」
そして彼はユシュルー上さんの方を向いて付け加えた。
「時代の箔をつけた古代の婦人よ、近くに寄りたまえ、汝の顔をわれにながめしめよ!」
ジョリーは叫んでいた。
「バトロート、ジブロット、ぼうグランテールに酒をどばせるな、ばかな金ばかり使ってる。今朝からぶちゃくちゃに二フラン九十五サンティーブ飲んじばったぞ。」
グランテールはまた言っていた。
「予が許しを待たずして星をもぎ取り、蝋燭の代わりに卓上に置きしは、たれの仕業ぞ。」
ボシュエは酔っ払ってはいたが、平静を保っていた。
彼は開いた窓縁に腰掛け、背中を雨にぬらしながら、二人の友人をながめていた。
と突然彼は後ろに、騒がしい物音を、早い足取りを、武器を取れ! という叫びを聞いた。振り返ってみると、シャンヴルリー街の端、サン・ドゥニ街を、銃を手にしたアンジョーラが通っていて、そのあとには、ピストルを持ったフイイー、剣を持ったクールフェーラック、短剣を持ったジャン・プルーヴェール、銃を持ったコンブフェール、カラビン銃を持ったバオレル、それから暴風のような武装した一群が続いていた。
シャンヴルリー街はカラビン銃の弾が届くくらいの長さしかなかった。ボシュエは即座に両手を口のまわりにあてて通話管とし、そして叫んだ。
「クールフェーラック! クールフェーラック! おーい。」
クールフェーラックはその呼び声を聞き、ボシュエの姿を認め、二、三歩シャンヴルリー街へはいり込み、「何だ?」と叫んだ。と同時にボシュエは、「どこへ行くんだ?」と叫んだ。
「防寨を作りに。」とクールフェーラックは答えた。
「じゃあここへこい。適当な場所だ。ここに作れ。」
「そうだ。」とクールフェーラックは言った。
そしてクールフェーラックの合い図で、一隊の者は、シャンヴルリー街へはいり込んだ。
Chapitre III La nuit commence à se faire sur Grantaire
La place était en fait admirablement indiquée, l'entrée de la rue évasée, le fond rétréci et en cul-de-sac, Corinthe y faisant un étranglement, la rue Mondétour facile à barrer à droite et à gauche, aucune attaque possible que par la rue Saint-Denis, c'est-à-dire de front et à découvert. Bossuet gris avait eu le coup d'œil d'Annibal à jeun.
À l'irruption du rassemblement, l'épouvante avait pris toute la rue. Pas un passant qui ne se fût éclipsé. Le temps d'un éclair, au fond, à droite, à gauche, boutiques, établis, portes d'allées, fenêtres, persiennes, mansardes, volets de toute dimension, s'étaient fermés depuis les rez-de-chaussée jusque sur les toits. Une vieille femme effrayée avait fixé un matelas devant sa fenêtre à deux perches à sécher le linge, afin d'amortir la mousqueterie. La maison du cabaret était seule restée ouverte; et cela pour une bonne raison, c'est que l'attroupement s'y était rué.—Ah mon Dieu! ah mon Dieu! soupirait mame Hucheloup.
Bossuet était descendu au-devant de Courfeyrac.
Joly, qui s'était mis à la fenêtre, cria:
—Courfeyrac, tu aurais dû prendre un parapluie. Tu vas t'enrhuber.
Cependant, en quelques minutes, vingt barres de fer avaient été arrachées de la devanture grillée du cabaret, dix toises de rue avaient été dépavées; Gavroche et Bahorel avaient saisi au passage et renversé le haquet d'un fabricant de chaux appelé Anceau, ce haquet contenait trois barriques pleines de chaux qu'ils avaient placées sous des piles de pavés; Enjolras avait levé la trappe de la cave, et toutes les futailles vides de la veuve Hucheloup étaient allées flanquer les barriques de chaux; Feuilly, avec ses doigts habitués à enluminer les lames délicates des éventails, avait contre-buté les barriques et le haquet de deux massives piles de moellons. Moellons improvisés comme le reste, et pris on ne sait où. Des poutres d'étai avaient été arrachées à la façade d'une maison voisine et couchées sur les futailles. Quand Bossuet et Courfeyrac se retournèrent, la moitié de la rue était déjà barrée d'un rempart plus haut qu'un homme. Rien n'est tel que la main populaire pour bâtir tout ce qui se bâtit en démolissant.
Matelote et Gibelotte s'étaient mêlées aux travailleurs. Gibelotte allait et venait chargée de gravats. Sa lassitude aidait à la barricade. Elle servait des pavés comme elle eût servi du vin, l'air endormi.
Un omnibus qui avait deux chevaux blancs passa au bout de la rue.
Bossuet enjamba les pavés, courut, arrêta le cocher, fit descendre les voyageurs, donna la main «aux dames», congédia le conducteur et revint ramenant voiture et chevaux par la bride.
—Les omnibus, dit-il, ne passent pas devant Corinthe. Non licet omnibus adire Corinthum.
Un instant après, les chevaux dételés s'en allaient au hasard par la rue Mondétour, et l'omnibus couché sur le flanc complétait le barrage de la rue.
Mame Hucheloup, bouleversée, s'était réfugiée au premier étage.
Elle avait l'œil vague et regardait sans voir, criant tout bas. Ses cris épouvantés n'osaient sortir de son gosier.
—C'est la fin du monde, murmurait-elle.
Joly déposait un baiser sur le gros cou rouge et ridé de mame Hucheloup et disait à Grantaire:—Mon cher, j'ai toujours considéré le cou d'une femme comme une chose infiniment délicate.
Mais Grantaire atteignait les plus hautes régions du dithyrambe. Matelote étant remontée au premier, Grantaire l'avait saisie par la taille et poussait à la fenêtre de longs éclats de rire.
—Matelote est laide! criait-il. Matelote est la laideur rêve! Matelote est une chimère. Voici le secret de sa naissance: un Pygmalion gothique qui faisait des gargouilles de cathédrales tomba un beau matin amoureux de l'une d'elles, la plus horrible. Il supplia l'amour de l'animer, et cela fit Matelote. Regardez-la, citoyens! elle a les cheveux couleur chromate de plomb comme la maîtresse du Titien, et c'est une bonne fille. Je vous réponds qu'elle se battra bien. Toute bonne fille contient un héros. Quant à la mère Hucheloup, c'est une vieille brave. Voyez les moustaches qu'elle a! elle les a héritées de son mari. Une housarde, quoi! Elle se battra aussi. À elles deux elles feront peur à la banlieue. Camarades, nous renverserons le gouvernement, vrai comme il est vrai qu'il existe quinze acides intermédiaires entre l'acide margarique et l'acide formique. Du reste cela m'est parfaitement égal. Messieurs, mon père m'a toujours détesté parce que je ne pouvais comprendre les mathématiques. Je ne comprends que l'amour et la liberté. Je suis Grantaire le bon enfant! N'ayant jamais eu d'argent, je n'en ai pas pris l'habitude, ce qui fait que je n'en ai jamais manqué; mais si j'avais été riche, il n'y aurait plus eu de pauvres! on aurait vu! Oh! si les bons cœurs avaient les grosses bourses! comme tout irait mieux! Je me figure Jésus-Christ avec la fortune de Rothschild! Que de bien il ferait! Matelote, embrassez-moi! Vous êtes voluptueuse et timide! vous avez des joues qui appellent le baiser d'une sœur, et des lèvres qui réclament le baiser d'un amant!
—Tais-toi, futaille! dit Courfeyrac.
Grantaire répondit:
—Je suis capitoul et maître ès jeux floraux!
Enjolras qui était debout sur la crête du barrage, le fusil au poing, leva son beau visage austère. Enjolras, on le sait, tenait du spartiate et du puritain. Il fût mort aux Thermopyles avec Léonidas et eût brûlé Drogheda avec Cromwell.
—Grantaire! cria-t-il, va-t'en cuver ton vin hors d'ici. C'est la place de l'ivresse et non de l'ivrognerie. Ne déshonore pas la barricade!
Cette parole irritée produisit sur Grantaire un effet singulier. On eût dit qu'il recevait un verre d'eau froide à travers le visage. Il parut subitement dégrisé. Il s'assit, s'accouda sur une table près de la croisée, regarda Enjolras avec une inexprimable douceur, et lui dit:
—Tu sais que je crois en toi.
—Va-t'en.
—Laisse-moi dormir ici.
—Va dormir ailleurs, cria Enjolras.
Mais Grantaire, fixant toujours sur lui ses yeux tendres et troubles, répondit:
—Laisse-moi y dormir—jusqu'à ce que j'y meure.
Enjolras le considéra d'un œil dédaigneux:
—Grantaire, tu es incapable de croire, de penser, de vouloir, de vivre, et de mourir.
Grantaire répliqua d'une voix grave:
—Tu verras.
Il bégaya encore quelques mots inintelligibles, puis sa tête tomba pesamment sur la table, et, ce qui est un effet assez habituel de la seconde période de l'ébriété où Enjolras l'avait rudement et brusquement poussé, un instant après il était endormi.
実際そこはこの上もない場所であって、街路の入り口は広く、奥は狭まって行き止まりになり、コラント亭はその喉を扼し、モンデトゥール街は左右とも容易にふさぐことができ、攻撃することのできる口はただ、何ら掩蔽物のない正面のサン・ドゥニ街からだけだった。酔っ払っていたボシュエは、食を断って専念するハンニバルにも劣らぬ慧眼を有していたわけである。
一隊の者が侵入してきたので、その街路はすべて恐怖に満たされた。通行人らは皆姿を隠した。たちまちのうちに街路の奥も右も左も、商店、仕事場、大門、窓、鎧戸、屋根窓、あらゆる雨戸、すべてが一階から屋根に至るまで閉ざされてしまった。おびえてるひとりの婆さんは、窓の前の物干し棒にふとんをかけて、銃弾の勢いを殺ごうとしていた。ただ居酒屋ばかりが戸を開いていた。そしてそれも、一隊の者がはいり込んできたからであって、別に仕方がなかったのである。「まあ、まあ!」とユシュルー上さんはため息をついていた。
ボシュエはクールフェーラックに会いにおりていった。
窓によりかかっていたジョリーは叫んだ。
「クールフェーラック、雨傘ぼって来るとよかったんだ。風邪を引くよ。」
そのうちにやがて、居酒屋の店先の鉄格子から多くの鉄棒はぬき取られ、十間ばかりの街路は舗石をめくられた。ガヴローシュとバオレルとは、アンソーという石灰屋の荷馬車を通りがかりに奪い取って、それをひっくり返した。馬車には石灰をつめこんだ樽が三つのっていたので、彼らはそれを下敷きにして舗石を積んだ。アンジョーラは窖の揚げ戸を開いた。そしてユシュルー上さんの空の酒樽は皆石灰樽の横に並べられた。フイイーはいつも扇の薄い骨を彩色するになれた指で、切り石を二所につんで石灰樽や馬車のささえにした。その切り石も他の物と同じく即座に取ってこられたもので、どこで得られたのかわからなかった。近くの家の正面からいくつもの支柱がぬき取られて、酒樽の上に横たえられた。ボシュエとクールフェーラックとがふり返った時には、街路の半ばは既に人の背丈よりも高い砦でふさがれていた。他の物をこわしながら何かを築くには、群集の手に如くものはない。
マトロートとジブロットも、人々の間に交じって働いた。ジブロットは漆喰の破片を運んで行ききしていた。元気のない彼女も防寨の手助けをしたのである。彼女はいつものとおり半ば眠ったような様子をしながら、酒を客に出すと同じように舗石を提供していた。
二頭の白馬をつけた乗り合い馬車が街路の向こう端を通った。
ボシュエは舗石をまたぎ越し、走って行って御者を呼び止め、乗客をおろし、「婦人ら」には手を貸してやり、御者を去らせ、馬車と馬とを手綱で引っぱってきた。
「乗り合い馬車はコラント亭の前を通るべからず。」と彼は言った。「人はすべてコラントに行き得るものに非ずだ。(訳者注 コリントでは非常に金がかかるので普通の者はそこに遊び行くことができないという意味のギリシャの謎)
すぐに馬は解き放されて、モンデトゥール街の方へ自由に追い放された。馬車は横倒しにされて、街路をすっかりふさいでしまった。
ユシュルー上さんは狼狽のあまり二階に身を隠していた。彼女はただぼんやり目を見開いたまま何にも見ず、ただ低く泣いていた。そのおびえた泣き声は喉の外にはもれなかった。
「ああ世の中もおしまいだ。」と彼女はつぶやいた。
ジョリーは上さんのしわよった赤い太い首に脣づけをしてやって、それからグランテールに言った。
「おい君、僕はいつも女の首ってぼのはこの上もなく美妙なぼのと考えるね。」
しかしグランテールは無上の酔いきげんに達していた。マトロートが二階に上がってくると、彼女の腰をとらえて、盛んな笑い声を窓から外に送った。
「マトロートは醜い。」と彼は叫んだ。「マトロートは醜悪の夢だ。マトロートは一つの幻だ。この女の出生の秘密はこうだ。大会堂の水口を作っていたあるゴチックのピグマリオンが、(訳者注 ピグマリオンは古代の彫刻家で、おのれの手に成ったガラテアの像に恋いし、ヴィーナスからそれに生命を与えてもらってそれと結婚した人―神話)ある時自分で作った最も拙劣な一つの水口に恋いした。彼は愛の神に願ってそれに生命を与えてもらい、かくてマトロートができたのである。諸君、彼女を見たまえ。チチアーノの情婦のようにクロム鉛の色をした髪の毛を持っている。そして善良な娘だ。うまく戦えることは僕が受け合う。善良な娘はすべて英雄的なところがあるものだ。またユシュルー上さんの方は、一個の古勇士だ。その口髭を見るがいい。亭主から受け継いだのだ。女驃騎兵とも言える。これもまた戦える。このふたりの女だけでも、近郊を脅かすに足りる。諸君、吾人は政府をくつがえすことができる。真珠酸と蟻酸との間に十五の酸があるのが真実であるとおり、それはまさしく確かなのだ。しかし僕にはどうでもかまわない。僕の親父は、僕をいつも数学がわからないといって軽蔑した。僕は愛と自由とをしか知らないんだ。僕はいい児のグランテールだ。かつて金を持ったことがなく、金にはなれていない、それゆえにかつて金の欠乏を知らないんだ。しかし僕がもし金持ちであったら、世の中に貧乏な者をなくしてみせる。だれでも酒が飲めるようにしてみせる。おおもし善良なる心の者をしてふくれたる財布を持たしめば、万事はいかにうまくゆくことであろうぞ! ロスチャイルドの財産を有するイエス・キリストを僕は想像する。いかに多くの善を彼はなすであろう! マトロート、僕を抱け。お前はあでやかでしかも臆病だ。お前の頬は妹の脣づけを呼び、お前の脣は恋人の脣づけを招く!」
「黙れ、酒樽めが!」とクールフェーラックは言った。
グランテールは答えた。
「僕はカピトゥールにして詩花会の主脳だ!」(訳者注 カピトゥールはツールーズの市吏員の古称で、またこの市には、毎年一回詩花会という、詩文の懸賞競技会が開かれていた)
手に銃を持って防堤の上に立っていたアンジョーラは、その厳乎たる美しい顔を上げた。読者の知るとおりアンジョーラにはスパルタ人の面影と清教徒の面影とがあった。テルモピレーにてレオニダスとともに死し、クロンウェルとともにドロゲダの町を焼き払うのに、彼はふさわしい男だった。
「グランテール!」と彼は叫んだ、「他の所で一眠りして酔いをさましてこい。ここは熱血児の場所で、酔っ払いの場所ではない。君は防寨の汚れだ。」
その憤激の一語は、グランテールに特殊な影響を与えた。彼はあたかも顔に一杯の冷水を浴びせられたようだった。そしてにわかにまじめになった。彼は腰をおろし、窓のそばのテーブルの上に肱をつき、何とも言えぬやさしさでアンジョーラをながめ、そして彼に言った。
「僕は君を信頼してるよ。」
「行っちまえ。」
「ここへ寝かしてくれ。」
「他の所へ行って寝ろ。」とアンジョーラは叫んだ。
しかしグランテールは、当惑したようなやさしそうな目をなお彼の上に据えて答えた。
「ここに僕を眠らしてくれたまえ……死ぬるまで。」
アンジョーラは軽蔑の目で彼をながめた。
「グランテール、君は信ずることも、思索することも、意欲することも、生きることも、死ぬることも、みなできない男だ。」
グランテールはまじめな声で返答した。
「まあ見ていたまえ。」
彼はなお聞き取り難い言葉を少しつぶやいたが、それからテーブルの上に重そうに頭をたれ、アンジョーラから酩酊の第二期に突然手荒く押し込まれたので、その常として、間もなく眠りに陥ってしまった。
Chapitre IV Essai de consolation sur la veuve Hucheloup
Bahorel, extasié de la barricade, criait:
Voilà la rue décolletée! comme cela fait bien!
Courfeyrac, tout en démolissant un peu le cabaret, cherchait à consoler la veuve cabaretière.
—Mère Hucheloup, ne vous plaigniez-vous pas l'autre jour qu'on vous avait signifié procès-verbal et mise en contravention parce que Gibelotte avait secoué un tapis de lit par votre fenêtre?
—Oui, mon bon monsieur Courfeyrac. Ah! mon Dieu est-ce que vous allez me mettre aussi cette table-là dans votre horreur? Et même que, pour le tapis, et aussi pour un pot de fleurs qui était tombé de la mansarde dans la rue, le gouvernement m'a pris cent francs d'amende. Si ce n'est pas une abomination!
—Eh bien! mère Hucheloup, nous vous vengeons.
La mère Hucheloup, dans cette réparation qu'on lui faisait, ne semblait pas comprendre beaucoup son bénéfice. Elle était satisfaite à la manière de cette femme arabe qui, ayant reçu un soufflet de son mari, s'alla plaindre à son père, criant vengeance et disant:—Père, tu dois à mon mari affront pour affront. Le père demanda:—Sur quelle joue as-tu reçu le soufflet? Sur la joue gauche. Le père souffleta la joue droite et dit:—Te voilà contente. Va dire à ton mari qu'il a souffleté ma fille, mais que j'ai souffleté sa femme.
La pluie avait cessé. Des recrues étaient arrivées. Des ouvriers avaient apporté sous leurs blouses un baril de poudre, un panier contenant des bouteilles de vitriol, deux ou trois torches de carnaval et une bourriche pleine de lampions «restés de la fête du roi». Laquelle fête était toute récente, ayant eu lieu le 1er mai. On disait que ces munitions venaient de la part d'un épicier du faubourg Saint-Antoine nommé Pépin. On brisait l'unique réverbère de la rue de la Chanvrerie, la lanterne correspondante de la rue Saint-Denis, et toutes les lanternes des rues circonvoisines, de Mondétour, du Cygne, des Prêcheurs, et de la Grande et de la Petite-Truanderie.
Enjolras, Combeferre et Courfeyrac dirigeaient tout. Maintenant deux barricades se construisaient en même temps, toutes deux appuyées à la maison de Corinthe et faisant équerre; la plus grande fermait la rue de la Chanvrerie, l'autre fermait la rue Mondétour du côté de la rue du Cygne. Cette dernière barricade, très étroite, n'était construite que de tonneaux et de pavés. Ils étaient là environ cinquante travailleurs; une trentaine armés de fusils; car, chemin faisant, ils avaient fait un emprunt en bloc à une boutique d'armurier.
Rien de plus bizarre et de plus bigarré que cette troupe. L'un avait un habit-veste, un sabre de cavalerie et deux pistolets d'arçon, un autre était en manches de chemise avec un chapeau rond et une poire à poudre pendue au côté, un troisième plastronné de neuf feuilles de papier gris et armé d'une alène de sellier. Il y en avait un qui criait. Exterminons jusqu'au dernier et mourons au bout de notre bayonnette! Celui-là n'avait pas de bayonnette. Un autre étalait par-dessus sa redingote une buffleterie et une giberne de garde national avec le couvre-giberne orné de cette inscription en laine rouge: Ordre public. Force fusils portant des numéros de légions, peu de chapeaux, point de cravates, beaucoup de bras nus, quelques piques. Ajoutez à cela tous les âges, tous les visages, de petits jeunes gens pâles, des ouvriers du port bronzés. Tous se hâtaient, et, tout en s'entr'aidant, on causait des chances possibles,—qu'on aurait des secours vers trois heures du matin,—qu'on était sûr d'un régiment,—que Paris se soulèverait. Propos terribles auxquels se mêlait une sorte de jovialité cordiale. On eût dit des frères; ils ne savaient pas les noms les uns des autres. Les grands périls ont cela de beau qu'ils mettent en lumière la fraternité des inconnus.
Un feu avait été allumé dans la cuisine et l'on y fondait dans un moule à balles brocs, cuillers, fourchettes, toute l'argenterie d'étain du cabaret. On buvait à travers tout cela. Les capsules et les chevrotines traînaient pêle-mêle sur les tables avec les verres de vin. Dans la salle de billard, mame Hucheloup, Matelote et Gibelotte, diversement modifiées par la terreur, dont l'une était abrutie, l'autre essoufflée, l'autre éveillée, déchiraient de vieux torchons et faisaient de la charpie; trois insurgés les assistaient, trois gaillards chevelus, barbus et moustachus, qui épluchaient la toile avec des doigts de lingère et qui les faisaient trembler.
L'homme de haute stature que Courfeyrac, Combeferre et Enjolras avaient remarqué à l'instant où il abordait l'attroupement au coin de la rue des Billettes, travaillait à la petite barricade et s'y rendait utile. Gavroche travaillait à la grande. Quant au jeune homme qui avait attendu Courfeyrac chez lui et lui avait demandé monsieur Marius, il avait disparu à peu près vers le moment où l'on avait renversé l'omnibus.
Gavroche, complètement envolé et radieux, s'était chargé de la mise en train. Il allait, venait, montait, descendait, remontait, bruissait, étincelait. Il semblait être là pour l'encouragement de tous. Avait-il un aiguillon? oui, certes, sa misère; avait-il des ailes? oui, certes, sa joie. Gavroche était un tourbillonnement. On le voyait sans cesse, on l'entendait toujours. Il remplissait l'air, étant partout à la fois. C'était une espèce d'ubiquité presque irritante; pas d'arrêt possible avec lui. L'énorme barricade le sentait sur sa croupe. Il gênait les flâneurs, il excitait les paresseux, il ranimait les fatigués, il impatientait les pensifs, mettait les uns en gaîté, les autres en haleine, les autres en colère, tous en mouvement, piquait un étudiant, mordait un ouvrier; se posait, s'arrêtait, repartait, volait au-dessus du tumulte et de l'effort, sautait de ceux-ci à ceux-là, murmurait, bourdonnait, et harcelait tout l'attelage; mouche de l'immense Coche révolutionnaire.
Le mouvement perpétuel était dans ses petits bras et la clameur perpétuelle dans ses petits poumons:
—Hardi! encore des pavés! encore des tonneaux! encore des machins! où y en a-t-il? Une hottée de plâtras pour me boucher ce trou-là. C'est tout petit, votre barricade. Il faut que ça monte. Mettez-y tout, flanquez-y tout, fichez-y tout. Cassez la maison. Une barricade, c'est le thé de la mère Gibou. Tenez, voilà une porte vitrée.
Ceci fit exclamer les travailleurs.
—Une porte vitrée! qu'est-ce que tu veux qu'on fasse d'une porte vitrée, tubercule?
—Hercules vous-mêmes! riposta Gavroche. Une porte vitrée dans une barricade, c'est excellent. Ça n'empêche pas de l'attaquer, mais ça gêne pour la prendre. Vous n'avez donc jamais chipé des pommes pardessus un mur où il y avait des culs de bouteilles? Une porte vitrée, ça coupe les cors aux pieds de la garde nationale quand elle veut monter sur la barricade. Pardi! le verre est traître. Ah çà, vous n'avez pas une imagination effrénée, mes camarades!
Du reste, il était furieux de son pistolet sans chien. Il allait de l'un à l'autre, réclamant:—Un fusil! Je veux un fusil! Pourquoi ne me donne-t-on pas un fusil?
—Un fusil à toi! dit Combeferre.
—Tiens! répliqua Gavroche, pourquoi pas? J'en ai bien eu un en 1830 quand on s'est disputé avec Charles X!
Enjolras haussa les épaules.
—Quand il y en aura pour les hommes, on en donnera aux enfants.
Gavroche se tourna fièrement, et lui répondit:
—Si tu es tué avant moi, je te prends le tien.
—Gamin! dit Enjolras.
—Blanc-bec! dit Gavroche.
Un élégant fourvoyé qui flânait au bout de la rue, fit diversion.
Gavroche lui cria:
—Venez avec nous, jeune homme! Eh bien, cette vieille patrie, on ne fait donc rien pour elle?
L'élégant s'enfuit.
バオレルは防寨ができたのに狂喜して叫んだ。
「さあ街路はふさがったぞ。うまくいった!」
クールフェーラックは居酒屋を少しうちこわしながらも、寡婦の上さんを慰めようとしていた。
「ユシュルーお上さん、こないだジブロットが敷き布を窓からふるったというので、警察から調べられて違警罪に問われたというじゃないですか。」
「そうですよ、クールフェーラックさん。ですがまあ、そのテーブルまであなたは恐ろしい所に持ち出すつもりですか。敷き布のことと、屋根裏から植木鉢を一つ往来に落としたというだけで、百フランの罰金を政府から取られたんですよ。あまりひどいではありませんか。」
「だから、お上さん、われわれがその仇をうってやろうというんです。」
ユシュルー上さんは、今皆がなしてるような返報が自分のためになるとはよくわかっていないらしかった。彼女は昔のあるアラビアの女のような仕方で満足させられていたのである。その女というのは、夫から頬を打たれ、父の所へ行ってそれを訴え、返報を求めて言った、「お父さん、私の夫に対して侮辱の仕返しをして下さい。」父は尋ねた、「どちらの頬をお前は打たれたのか。」「左の頬です。」父は娘の右の頬を打って言った、「これでいいだろう。夫に言うがよい。彼は私の娘を打った、しかし私は彼の妻を打ったと。」
雨はやんでいた。新たな者らも到着した。労働者らは上衣の下に隠して種々なものを持ってきていた、火薬の樽一個、硫酸の壜のはいってる籠一つ、謝肉祭用の炬火二、三本、「国王祝名祭の残り物」たる灯明皿のはいった一つの籠。この祭は少し前、五月一日に行なわれたのだった。それらの品物は、サン・タントアーヌ郭外のペパンという雑貨商の家から持ってこられたということである。また、シャンヴルリー街のただ一つの街灯、その向こうサン・ドゥニ街にある街灯、それからモンデトゥールやシーニュやプレシュールやグランド・トリュアンドリーやプティート・トリュアンドリーなど付近の街路のあらゆる街灯を、人々はこわしてしまった。
アンジョーラとコンブフェールとクールフェーラックとがすべてを指揮していた。そして今や二つの防寨が、コラント亭を基点として直角をなすように同時に築かれていた。大きい方はシャンヴルリー街をふさぎ、も一つはモンデトゥール街のシーニュ街の方面をふさいでいた。このあとの方のはごく狭くて、樽と舗石とだけで作られた。働いてる者は約五十人で、その三十人ばかりは銃を持っていた。途中で彼らはある武器商の店をすっかり徴発してきたのである。
この一隊は実に異様で雑然たるものだった。短上衣を着て騎兵用のサーベルを一つとピストルを二つ持ってる者もあり、シャツ一枚になり丸い帽子をかぶってわきに火薬盒を下げてる者もあり、灰色の九枚合わせた紙の胸甲をつけて馬具職工用の皮針を持ってる者もあった。「敵を一人残らず屠って自分の剣で死ぬんだ!」と叫んでる者もあった。しかしその男は剣を持っていなかった。またある男は、その長上衣の上に国民兵の皮帯と弾薬盒とをつけていたが、弾薬盒の被布には公の秩序と赤ラシャで縫いつけられていた。隊の番号がついてる銃を持ってる者が多く、帽子をかぶってる者はごく少なく、襟飾りをしてる者はひとりもなく、たいてい皆腕をまくり、また槍を持ってる者もいた。それに加うるに、あらゆる年齢、あらゆる顔つき、青白い少年、日に焼けた川岸人足。みな仕事を急ぎ、また互いに助け合いながら何かの希望を語り合っていた。朝の三時ごろには援兵が来るかも知れない――ある一つの連隊はあてにできる――パリー全市が蜂起するだろう。また一種の親しい快活さがこもってる恐ろしい言葉をかわしていた。あたかも皆兄弟のようであったが、実は互いに名前も知っていなかった。大なる危険は、未知の間柄をも互いに兄弟たらしむる美点を持っている。
料理場には火が熾されて、片口や匙やフォークなどすべて居酒屋にある錫製のものが、弾型の中で熔かされていた。その片手間に人々は酒を飲んだ。雷管や大弾が、杯といっしょになってテーブルの上に並んでいた。球突場の広間では、ユシュルー上さんとマトロートとジブロットとが、恐怖のため三様の変化を受けて、ひとりは惘然としひとりは息をはずましひとりはほんとに目をさまし、古布巾を引き裂いて綿撒糸をこしらえていた。三人の暴徒が彼女らに手伝っていた。髪の毛が長くて頤鬚と口髭とのあるたくましい男どもで、リンネル女工のような手つきで布を選り分けながら、彼女らをおびえさしていた。
クールフェーラックとコンブフェールとアンジョーラとが、ビエット街の角で一隊のうちにはいってきたのを見つけた背の高い男は、小さな方の防寨で働いていて、はなはだ役に立っていた。ガヴローシュは大きい方の防寨で働いていた。クールフェーラックの家で待っていてマリユスのことを尋ねた若者は、乗り合い馬車をひっくり返す頃から姿を隠してしまった。ガヴローシュは、すっかり有頂天になり顔を輝かして、推進機の役目をしていた。行き、きたり、上り、下り、また上り、騒ぎ、叫んでいた。あたかも一同に元気をつけるためにきてるかのようだった。身を打つ鞭としては確かに困窮を持っており、飛び回る翼としては確かに快活を持っていた。ガヴローシュは一つの旋風であった。絶えずその顔が現われ、常にその声が聞こえた。同時に至る所に出没して、空中にまでいっぱいひろがっていた。ほとんど目まぐるしいほどの普遍的存在物で、一定の所に止めることはできなかった。大きな防寨はその背中にはっきり彼を感じていた。遊んでる者らを妨げ、懶けてる者らを刺激し、疲れてる者らを元気づけ、考え込んでる者らを急き立て、ある者を快活にし、ある者を奮起させ、ある者を憤激させ、すべての者を推し動かし、学生を鼓舞し、労働者を激励し、身を据え、立ち止まり、また駆け出し、騒擾と努力との上を翔り、あちらこちら飛び回り、ささやき、怒鳴り、全員を鞭打っていた。実に彼は広大な革命の馬車の繩であった。
その小さな双腕は絶えず働き、その小さな肺は絶えず音を立てていた。
「しっかりやれ! もっと舗石だ、もっと樽だ、もっと道具だ! どこにあるんだ? この穴をふさぐ漆喰をいっぱい持ってこい。こんな小さな防寨ではだめだ。もっと高めなくちゃいかん。何でもある物はみんな積め、横にあてろ、ぶち込んじまえ。家をこわせ。防寨はジブー魔女のお茶だ。やあ、ガラス戸がきた。」
その一語に、働いてる者らは叫んだ。
「ガラス戸だと! そんな物をどうしようというんだ、チュベルキュール!(小僧めが)」
「何だヘルキュール!(大僧めが)」とガヴローシュは答え返した。「ガラス戸は防寨には素敵だ。攻めることはできるが、取ることはできねえ、壜の破片が立ってる壁越しに林檎を盗んだことがあるか。国民兵が防寨に上ろうとすりゃあ、ガラス戸で足の蹠を切っちまわあ。へん、ガラスという奴は裏切り人だ。お前たちにはいい考えはねえんだな!」
また彼は、撃鉄のないピストルのことにいら立っていた。人ごとに尋ね回った。「銃をくれ! 銃がいるんだがな。なぜだれも俺に銃をくれねえのか。」
「お前に銃だって!」とコンブフェールは言った。
「なに!」とガヴローシュは答え返した、「どうしていけねえんだ? 一八三〇年には、シャール十世と戦った時には、俺だって一つ持っていたんだぜ。」
アンジョーラは肩をそびやかした。
「大人に余ったら子供にもやるよ。」
ガヴローシュは昂然と向き返って、彼に答えた。
「お前が先に死んだら、お前のを俺がもらってやる。」
「小僧!」とアンジョーラは言った。
「青二才!」とガヴローシュは言った。
うっかりしてる洒落者が街路の向こうを通りかかったので、その方に心が向いた。
ガヴローシュはその男に叫んだ。
「こっちにこないか、若いの! 老いぼれた祖国のために、何か一つ働いてみる気はないか。」
洒落者は逃げ出してしまった。
Chapitre V Les préparatifs
Les journaux du temps qui ont dit que la barricade de la rue de la Chanvrerie, cette construction presque inexpugnable, comme ils l'appellent, atteignait au niveau d'un premier étage, se sont trompés. Le fait est qu'elle ne dépassait pas une hauteur moyenne de six ou sept pieds. Elle était bâtie de manière que les combattants pouvaient, à volonté, ou disparaître derrière, ou dominer le barrage et même en escalader la crête au moyen d'une quadruple rangée de pavés superposés et arrangés en gradins à l'intérieur. Au dehors le front de la barricade, composé de piles de pavés et de tonneaux reliés par des poutres et des planches qui s'enchevêtraient dans les roues de la charrette Anceau et de l'omnibus renversé, avait un aspect hérissé et inextricable. Une coupure suffisante pour qu'un homme y pût passer avait été ménagée entre le mur des maisons et l'extrémité de la barricade la plus éloignée du cabaret, de façon qu'une sortie était possible. La flèche de l'omnibus était dressée droite et maintenue avec des cordes, et un drapeau rouge, fixé à cette flèche, flottait sur la barricade.
La petite barricade Mondétour, cachée derrière la maison du cabaret, ne s'apercevait pas. Les deux barricades réunies formaient une véritable redoute. Enjolras et Courfeyrac n'avaient pas jugé à propos de barricader l'autre tronçon de la rue Mondétour qui ouvre par la rue des Prêcheurs une issue sur les halles, voulant sans doute conserver une communication possible avec le dehors et redoutant peu d'être attaqués par la dangereuse et difficile ruelle des Prêcheurs.
À cela près de cette issue restée libre, qui constituait ce que Folard, dans son style stratégique, eût appelé un boyau, et en tenant compte aussi de la coupure exiguë ménagée sur la rue de la Chanvrerie, l'intérieur de la barricade, où le cabaret faisait un angle saillant, présentait un quadrilatère irrégulier fermé de toutes parts. Il y avait une vingtaine de pas d'intervalle entre le grand barrage et les hautes maisons qui formaient le fond de la rue, en sorte qu'on pouvait dire que la barricade était adossée à ces maisons, toutes habitées, mais closes du haut en bas.
Tout ce travail se fit sans empêchement en moins d'une heure et sans que cette poignée d'hommes hardis vît surgir un bonnet à poil ni une bayonnette. Les bourgeois peu fréquents qui se hasardaient encore à ce moment de l'émeute dans la rue Saint-Denis jetaient un coup d'œil rue de la Chanvrerie, apercevaient la barricade, et doublaient le pas.
Les deux barricades terminées, le drapeau arboré, on traîna une table hors du cabaret? et Courfeyrac monta sur la table. Enjolras apporta le coffre carré et Courfeyrac l'ouvrit. Ce coffre était rempli de cartouches. Quand on vit les cartouches, il y eut un tressaillement parmi les plus braves et un moment de silence.
Courfeyrac les distribua en souriant.
Chacun reçut trente cartouches. Beaucoup avaient de la poudre et se mirent à en faire d'autres avec les balles qu'on fondait. Quant au baril de poudre, il était sur une table à part, près de la porte, et on le réserva.
Le rappel, qui parcourait tout Paris, ne discontinuait pas, mais cela avait fini par ne plus être qu'un bruit monotone auquel ils ne faisaient plus attention. Ce bruit tantôt s'éloignait, tantôt s'approchait, avec des ondulations lugubres.
On chargea les fusils et les carabines, tous ensemble, sans précipitation, avec une gravité solennelle. Enjolras alla placer trois sentinelles hors des barricades, l'une rue de la Chanvrerie, la seconde rue des Prêcheurs, la troisième au coin de la Petite-Truanderie.
Puis, les barricades bâties, les postes assignés, les fusils chargés, les vedettes posées, seuls dans ces rues redoutables où personne ne passait plus, entourés de ces maisons muettes et comme mortes où ne palpitait aucun mouvement humain, enveloppés des ombres croissantes du crépuscule qui commençait, au milieu de cette obscurité et de ce silence où l'on sentait s'avancer quelque chose et qui avaient je ne sais quoi de tragique et de terrifiant, isolés, armés, déterminés, tranquilles, ils attendirent.
当時の新聞に、このシャンヴルリー街の防寨は、ほとんど難攻不落の構造であって、二階ほどの高さにおよんでいたと書き立てたが、それはまちがいである。実際はただ六、七尺の高さにすぎなかった。そして戦士が思うままにその背後に隠れ、あるいはそこから瞰射し、またはその頂上にも上れるよう、内部には段をなして積み重ねた舗石が四列作られていた。防寨の前面には、舗石や樽がつみ重ねられ、更にアンソーの荷車と乗り合い馬車とがひっくり返されて、その車輪にさし込んだ支柱や板で固められ、錯雑していかんともし難い光景を呈していた。人ひとり通れるくらいの切れ目が、居酒屋に遠い一端と人家の壁との間に設けられていて、どうにか出入りができるようになっていた。乗り合い馬車の轅は、まっすぐに立てられ繩で結えられて、その先につけられた赤旗が防寨の上に翻っていた。
モンデトゥール街の小さな防寨は、居酒屋の後ろに隠れて見えなかった。その連結した二つの防寨は、まったく一つの角面堡であった。アンジョーラとクールフェーラックとは、モンデトゥール街の他の一方には防寨を設けなくてもいいと考えた。それはプレーシュール街をぬけて市場町への出口となっていた。彼らはおそらく、できるならば外部との連絡を保たんと欲し、また危険で困難なプレーシュール小路からの攻撃をあまり恐れなかったのであろう。
フォラールがその戦略上の言葉で鋸歯壕とも呼びそうなものを形造ってるその自由な出口を外にし、またシャンヴルリー街につけられてる狭い切れ目を別にすると、居酒屋がつき出ている防寨内部は、四方を城砦で閉じた不規則な四角形をなしていた。大きい方の防寨と街路の奥に立ってる高い人家との間は、約二十歩ばかりの距離で、そのために、上から下まで雨戸をしめ切ったまま人が住んでるそれらの人家に防寨がよりかかったようになっていた。
それらの工事は、一時間足らずのうちにとどこおりなくなされたのであって、その間この勇敢な一群の人々の前には、一つの軍帽も一つの銃剣も現われなかった。またその騒ぎの最中にサン・ドゥニ街を通りかかる市民もままあったが、彼らは皆シャンヴルリー街に一瞥を投げて防寨を認め、足を早めて去ってしまった。
二つの防寨の工事が終わり赤旗が掲げられると、人々は居酒屋の外にテーブルを一つ持ち出した。クールフェーラックはその上に上がった。アンジョーラが四角な箱を持ってき、クールフェーラックがそれを開いた。中には弾薬がいっぱいはいっていた。その弾薬を見ると、勇敢な人々はおどり上がった。そしてちょっと静まり返った。
クールフェーラックはほほえみながら弾薬を分配した。
各人三十個ずつ弾薬をもらった。多くの者はそのほかに火薬を所持していたので、鋳られた弾とそれとでまた弾薬をこしらえた。火薬の小樽は、扉のそばの別のテーブルの上にのせて取って置かれた。
パリー中にひろがってゆく国民兵召集の太鼓は、なお絶えず続いていたが、ついにはただ単調な響きになってしまって、彼らの注意をもう少しもひかなかった。その響きはあるいは遠ざかり、あるいは近づいて、陰鬱な波動をなしていた。
人々は皆いっしょになって、別に急ぎもせず荘重なまじめさで、小銃やカラビン銃に弾をこめた。アンジョーラは防寨の外に三人の哨兵を出し、ひとりをシャンヴルリー街に、ひとりをプレーシュール街に、ひとりをプティート・トリュアンドリー街の角に置いた。
かく防寨を築き、部署を定め、銃には弾をこめ、見張りを出し、もはや人通りもない恐ろしい街路に残り、人の気配もしない黙々たる死んだような人家に囲まれ、しだいに濃くなってゆく夕闇のうちに包まれ、一種悲壮な恐ろしい気がこもっていて何かが進んでくるように思われる闇と沈黙とのうちにあって、孤立し武装し決意し落ち着いて、彼らは待ち受けた。
Chapitre VI En attendant
Dans ces heures d'attente, que firent-ils?
Il faut bien que nous le disions, puisque ceci est de l'histoire.
Tandis que les hommes faisaient des cartouches et les femmes de la charpie, tandis qu'une large casserole, pleine d'étain et de plomb fondu destinés au moule à balles, fumait sur un réchaud ardent, pendant que les vedettes veillaient l'arme au bras sur la barricade, pendant qu'Enjolras, impossible à distraire, veillait sur les vedettes, Combeferre, Courfeyrac, Jean Prouvaire, Feuilly, Bossuet, Joly, Bahorel, quelques autres encore, se cherchèrent et se réunirent, comme aux plus paisibles jours de leurs causeries d'écoliers, et dans un coin de ce cabaret changé en casemate, à deux pas de la redoute qu'ils avaient élevée, leurs carabines amorcées et chargées appuyées au dossier de leur chaise, ces beaux jeunes gens, si voisins d'une heure suprême, se mirent à dire des vers d'amour.
Quels vers? Les voici:
Vous rappelez-vous notre douce vie,
Lorsque nous étions si jeunes tous deux,
Et que nous n'avions au cœur d'autre envie
Que d'être bien mis et d'être amoureux!
Lorsqu'en ajoutant votre âge à mon âge,
Nous ne comptions pas à deux quarante ans,
Et que, dans notre humble et petit ménage,
Tout, même l'hiver, nous était printemps!
Beaux jours! Manuel était fier et sage,
Paris s'asseyait à de saints banquets,
Foy lançait la foudre, et votre corsage
Avait une épingle où je me piquais.
Tout vous contemplait. Avocat sans causes,
Quand je vous menais au Prado dîner,
Vous étiez jolie au point que les roses
Me faisaient l'effet de se retourner;
Je les entendais dire: Est-elle belle!
Comme elle sent bon! quels cheveux à flots!
Sous son mantelet elle cache une aile;
Son bonnet charmant est à peine éclos.
J'errais avec toi, pressant ton bras souple.
Les passants croyaient que l'amour charmé
Avait marié, dans notre heureux couple,
Le doux mois d'avril au beau mois de mai.
Nous vivions cachés, contents, porte close,
Dévorant l'amour, bon fruit défendu;
Ma bouche n'avait pas dit une chose
Que déjà ton cœur avait répondu.
Sorbonne était l'endroit bucolique
Où je t'adorais du soir au matin.
C'est ainsi qu'une âme amoureuse applique
La carte du Tendre au pays latin.
Ô place Maubert! Ô place Dauphine
Quand, dans le taudis frais et printanier,
Tu tirais ton bas sur ta jambe fine,
Je voyais un astre au fond du grenier.
J'ai fort lu Platon, mais rien ne m'en reste;
Mieux que Malebranche et que Lamennais,
Tu me démontrais la bonté céleste
Avec une fleur que tu me donnais.
Je t'obéissais, tu m'étais soumise.
Ô grenier doré! te lacer! te voir
Aller et venir dès l'aube en chemise,
Mirant ton front jeune à ton vieux miroir!
Et qui donc pourrait perdre la mémoire
De ces temps d'aurore et de firmament,
De rubans, de fleurs, de gaze et de moire,
Où l'amour bégaye un argot charmant?
Nos jardins étaient un pot de tulipe;
Tu masquais la vitre avec un jupon;
Je prenais le bol de terre de pipe,
Et je te donnais la tasse en japon.
Et ces grands malheurs qui nous faisaient rire!
Ton manchon brûlé, ton boa perdu!
Et ce cher portrait du divin Shakespeare
Qu'un soir pour souper nous avons vendu!
J'étais mendiant, et toi charitable.
Je baisais au vol tes bras frais et ronds.
Dante in-folio nous servait de table
Pour manger gaîment un cent de marrons.
La première fois qu'en mon joyeux bouge
Je pris un baiser à ta lèvre en feu,
Quand tu t'en allas décoiffée et rouge,
Je restai tout pâle et je crus en Dieu
Te rappelles-tu nos bonheurs sans nombre,
Et tous ces fichus changés en chiffons?
Oh! que de soupirs, de nos cœurs pleins d'ombre,
Se sont envolés dans les cieux profonds!
L'heure, le lieu, ces souvenirs de jeunesse rappelés, quelques étoiles qui commençaient à briller au ciel, le repos funèbre de ces rues désertes, l'imminence de l'aventure inexorable qui se préparait, donnaient un charme pathétique à ces vers murmurés à demi-voix dans le crépuscule par Jean Prouvaire qui, nous l'avons dit, était un doux poète.
Cependant on avait allumé un lampion dans la petite barricade, et, dans la grande, une de ces torches de cire comme on en rencontre le mardi gras en avant des voitures chargées de masques qui vont à la Courtille. Ces torches, on l'a vu, venaient du faubourg Saint-Antoine.
La torche avait été placée dans une espèce de cage de pavés fermée de trois côtés pour l'abriter du vent, et disposée de façon que toute la lumière tombait sur le drapeau. La rue et la barricade restaient plongées dans l'obscurité, et l'on ne voyait rien que le drapeau rouge formidablement éclairé comme par une énorme lanterne sourde.
Cette lumière ajoutait à l'écarlate du drapeau je ne sais quelle pourpre terrible.
戦いを待ってるその間、彼らは何をしたか?
これは歴史であるからして、われわれはそれを語らなければならない。
男らは弾薬を作り、女らは綿撒糸をこしらえ、弾型に入れるためにとかす錫や鉛がいっぱいはいってる大きな鍋は盛んな炉の火にかかって煙を出しており、見張りの者らは武器を腕にして防寨の上で番をし、他に心を散らさないアンジョーラは見張りの者らを監視していたが、その間に、コンブフェール、クールフェーラック、ジャン・プルーヴェール、フイイー、ボシュエ、ジョリー、バオレル、および他の数名の者らは、互いに学生間でむだ話にふける平常の時のように、いっしょに寄り集まり、窖と変化した居酒屋の片すみ、築かれた角面堡から二、三歩の所で、装薬し実弾をこめたカラビン銃を椅子の背に立てかけて、愉快なる青年らではないか、危急のまぎわにありながら恋の詩を吟じ始めた。
その詩は次のとおりであった。
うら若きふたりにてありける頃、
また心にいだく望みと言わば
美服と愛とのみなりける頃を!君が年齢わが年齢に加うるも
未だ四十に満たざりし頃、
またわれらのつましき家庭には
冬とても物皆春なりし頃を!美しき日々なりしよ! マニュエルは気高く、
パリーは聖き宴楽にふさわしく、
フォアは怒号し、また君が胸衣には
一つの針ありて常にわが身を刺したりき。
(訳者注 マニュエルは王政復古頃の雄弁家、フォアはナポレオン旗下の将軍にして後に自由党の雄弁家)
プラドーへ君を食事に伴いし時、
薔薇の花さえ君が妙なる姿を
振り返り見るかとわれには思えぬ。花は言いぬ、いかに美しの少女よ、
ああよきかおりよ、ああ波うてる髪よ!
その肩衣の下には一つの翼ひそみ、
可憐なる帽子はまだ半ば蕾なるよと。君がたおやかなる腕を取りて共に歩けば、
いみじき恋に心楽しきふたり、
やさしき四月と麗しき五月との仲よと、
道行く人にもわれらは思われぬ。甘き禁断の果実を、愛を、味わいつつ、
世に隠れ心満ちてわれらは暮らしぬ。
わが脣に上る言葉の数々は
既に君の心が応えたることのみなりき。ソルボンヌの園こそは牧歌の場所、
われは朝に夕に君を愛しぬ。
かくてぞただ愛に燃ゆる心は、
ラタン街区をして愛情の国とはなしぬ。おおモーベール広場よ、ドーフィーヌ広場よ!
さわやかな春めける小屋の中、
細けき膝に君が靴足袋を引き上ぐる時、
われは屋根裏に輝ける星を見たりき。
われは多くプラトンを読みしもすべて忘れぬ、
マルブランシュもはたラムネーも何かせん、
われは更に多く天国の幸を感じたりき、
君より受くる一輪の花のうちにこそ。
(訳者注 マルブランシュは十七世紀末の唯神論者、ラムネーは十九世紀初めの神学者)
夜明けより古き鏡に若き額を映しつつ
シャツのままにて行ききする君を見し、
また君が胸ひもをしめやりし、おお金色の陋屋よ!いかにしてか忘れ得べき!
リボンと花と紗と艶衣と
おお曙と蒼天とのその時代よ、
愛は楽しき隠語をささやきしその時代よ!われらの庭はチューリップの一鉢。
君は裳衣にて窓を隠しぬ。
素焼きの碗をわれは取り、
瀬戸の皿を君には与えぬ。更にまたわれらが興ぜし大なる災い――
焼けし君がマッフ、失くせし首巻き、
または夜食の料にとわれらが売りし
セークスピアの貴き肖像よ!われは乞い、君は豊かに与えぬ。
君が清き丸き腕、われはそと脣づけぬ。
栗の実を興がりて食せんためには
二折本のダンテを食卓とはなしぬ。たのしき陋屋のうちにてわが脣を
燃ゆる君が脣に始めて触れし時、
髪を乱し頬を赤めて君去りし時、
色青ざめてわれはひとり、神を念じぬ。
君記憶すや、数限りなきわれらが幸を、
またついにはぼろとなりしかの襟巻きを。
おおいかに多くの嘆息は、暗きわれらが心より
深き空の彼方へと上りゆきたりけるよ!
その時、その場所、浮かびくる青春の思い出、空に輝きそめる二、三の星、人無き街路の寂寞たる静けさ、準備されている厳正なる事変の急迫、それらは、前に述べたとおり叙情詩人であるジャン・プルーヴェールが暗闇の中で低唱する右の詩句に、一種悲痛な魅力を与えていた。
そのうちに、小さな防寨の中には豆ランプがともされ、大きな防寨の中には、四旬節祭前日にクールティーユへ行く仮面を積んだ馬車の前に見られるような蝋炬火が一本ともされた。それらの炬火は前に言ったとおりサン・タントアーヌ郭外からきたものである。
この炬火は、風に消されないように三方に舗石を立てた一種の籠の中に置かれて、その光はすべて旗の上に射すようになっていた。街路も防寨も闇の中に沈んでいて、この大きな龕灯で恐ろしく照らされた赤旗のほかは、何にも見えなかった。
その光は、一種言い知れぬすごい赤味を旗の紅色に添えていた。
Chapitre VII L'homme recruté rue des Billettes
La nuit était tout à fait tombée, rien ne venait. On n'entendait que des rumeurs confuses, et par instants des fusillades, mais rares, peu nourries et lointaines. Ce répit, qui se prolongeait, était signe que le gouvernement prenait son temps et ramassait ses forces. Ces cinquante hommes en attendaient soixante mille.
Enjolras se sentit pris de cette impatience qui saisit les âmes fortes au seuil des événements redoutables. Il alla trouver Gavroche qui s'était mis à fabriquer des cartouches dans la salle basse à la clarté douteuse de deux chandelles, posées sur le comptoir par précaution à cause de la poudre répandue sur les tables. Ces deux chandelles ne jetaient aucun rayonnement au dehors. Les insurgés en outre avaient eu soin de ne point allumer de lumière dans les étages supérieurs.
Gavroche en ce moment était fort préoccupé, non pas précisément de ses cartouches.
L'homme de la rue des Billettes venait d'entrer dans la salle basse et était allé s'asseoir à la table la moins éclairée. Il lui était échu un fusil de munition grand modèle, qu'il tenait entre ses jambes. Gavroche jusqu'à cet instant, distrait par cent choses «amusantes», n'avait pas même vu cet homme.
Lorsqu'il entra, Gavroche le suivit machinalement des yeux, admirant son fusil, puis, brusquement, quand l'homme fut assis, le gamin se leva. Ceux qui auraient épié l'homme jusqu'à ce moment l'auraient vu tout observer dans la barricade et dans la bande des insurgés avec une attention singulière; mais depuis qu'il était entré dans la salle, il avait été pris d'une sorte de recueillement et semblait ne plus rien voir de ce qui se passait. Le gamin s'approcha de ce personnage pensif et se mit à tourner autour de lui sur la pointe du pied comme on marche auprès de quelqu'un qu'on craint de réveiller. En même temps, sur son visage enfantin, à la fois si effronté et si sérieux, si évaporé et si profond, si gai et si navrant, passaient toutes ces grimaces de vieux qui signifient:—Ah bah!—pas possible!—j'ai la berlue!—je rêve!—est-ce que ce serait?...—non, ce n'est pas!—mais si!—mais non! etc. Gavroche se balançait sur ses talons crispait ses deux poings dans ses poches, remuait le cou comme un oiseau, dépensait en une lippe démesurée toute la sagacité de sa lèvre inférieure. Il était stupéfait, incertain, incrédule, convaincu, ébloui. Il avait la mine du chef des eunuques au marché des esclaves découvrant une Vénus parmi des dondons, et l'air d'un amateur reconnaissant un Raphaël dans un tas de croûtes. Tout chez lui était en travail, l'instinct qui flaire et l'intelligence qui combine. Il était évident qu'il arrivait un événement à Gavroche.
C'est au plus fort de cette préoccupation qu'Enjolras l'aborda.
—Tu es petit, dit Enjolras, on ne te verra pas. Sors des barricades, glisse-toi le long des maisons, va un peu partout par les rues, et reviens me dire ce qui se passe.
Gavroche se haussa sur ses hanches.
—Les petits sont donc bons à quelque chose! c'est bien heureux! J'y vas. En attendant fiez-vous aux petits, méfiez-vous des grands...—Et Gavroche, levant la tête et baissant la voix, ajouta, en désignant l'homme de la rue des Billettes:
—Vous voyez bien ce grand-là?
—Eh bien?
—C'est un mouchard.
—Tu es sûr?
—Il n'y a pas quinze jours qu'il m'a enlevé par l'oreille de la corniche du pont Royal où je prenais l'air.
Enjolras quitta vivement le gamin et murmura quelques mots très bas à un ouvrier du port aux vins qui se trouvait là. L'ouvrier sortit de la salle et y rentra presque tout de suite accompagné de trois autres. Ces quatre hommes, quatre portefaix aux larges épaules, allèrent se placer, sans rien faire qui pût attirer son attention, derrière la table où était accoudé l'homme de la rue des Billettes. Ils étaient visiblement prêts à se jeter sur lui.
Alors Enjolras s'approcha de l'homme et lui demanda:
—Qui êtes-vous?
À cette question brusque, l'homme eut un soubresaut. Il plongea son regard jusqu'au fond de la prunelle candide d'Enjolras et parut y saisir sa pensée. Il sourit d'un sourire qui était tout ce qu'on peut voir au monde de plus dédaigneux, de plus énergique et de plus résolu, et répondit avec une gravité hautaine:
—Je vois ce que c'est.... Eh bien oui!
—Vous êtes mouchard?
—Je suis agent de l'autorité.
—Vous vous appelez?
—Javert.
Enjolras fit signe aux quatre hommes. En un clin d'œil, avant que Javert eût eu le temps de se retourner, il fut colleté, terrassé, garrotté, fouillé.
On trouva sur lui une petite carte ronde collée entre deux verres et portant d'un côté les armes de France, gravées, avec cette légende: Surveillance et vigilance, et de l'autre cette mention: JAVERT, inspecteur de police, âgé de cinquante-deux ans; et la signature du préfet de police d'alors, M. Gisquet.
Il avait en outre sa montre et sa bourse, qui contenait quelques pièces d'or. On lui laissa la bourse et la montre. Derrière la montre, au fond du gousset, on tâta et l'on saisit un papier sous enveloppe qu'Enjolras déplia et où il lut ces cinq lignes écrites de la main même du préfet de police:
«Sitôt sa mission politique remplie, l'inspecteur Javert s'assurera, par une surveillance spéciale, s'il est vrai que des malfaiteurs aient des allures sur la berge de la rive droite de la Seine, près le pont d'Iéna.»
Le fouillage terminé, on redressa Javert, on lui noua les bras derrière le dos et on l'attacha au milieu de la salle basse à ce poteau célèbre qui avait jadis donné son nom au cabaret.
Gavroche, qui avait assisté à toute la scène et tout approuvé d'un hochement de tête silencieux, s'approcha de Javert et lui dit:
—C'est la souris qui a pris le chat.
Tout cela s'était exécuté si rapidement que c'était fini quand on s'en aperçut autour du cabaret. Javert n'avait pas jeté un cri. En voyant Javert lié au poteau, Courfeyrac, Bossuet, Joly, Combeferre, et les hommes dispersés dans les deux barricades, accoururent.
Javert, adossé au poteau, et si entouré de cordes qu'il ne pouvait faire un mouvement, levait la tête avec la sérénité intrépide de l'homme qui n'a jamais menti.
—C'est un mouchard, dit Enjolras.
Et se tournant vers Javert:
—Vous serez fusillé deux minutes avant que la barricade soit prise.
Javert répliqua de son accent le plus impérieux:
—Pourquoi pas tout de suite?
—Nous ménageons la poudre.
—Alors finissez-en d'un coup de couteau.
—Mouchard, dit le bel Enjolras, nous sommes des juges et non des assassins.
Puis il appela Gavroche.
—Toi! va à ton affaire! Fais ce que je t'ai dit.
—J'y vas, cria Gavroche.
Et s'arrêtant au moment de partir:
—À propos, vous me donnerez son fusil! Et il ajouta: Je vous laisse le musicien, mais je veux la clarinette.
Le gamin fit le salut militaire et franchit gaîment la coupure de la grande barricade.
まったく夜になってしまったが、何事も起こってこなかった。ただ漠然たるどよめきが聞こえていて、また間を置いて小銃の響きがしたが、それもごくまれでかつ遠いわずかなものだった。かく長引くのは、政府の方でその間を利用して兵力を集めてるしるしだった。今やこの五十人の者は、六万の兵を待っていたのである。
アンジョーラは、恐るべき事変のまぎわに強い心の者を襲う一種の焦燥を感じていた。彼はガヴローシュをさがしに行った。ガヴローシュは階下の広間にいて、テーブルの上に散らかってる火薬を用心して勘定台の上に置かれた二本の蝋燭の弱い光で、弾薬を作っていた。その蝋燭の光は家の外には少しももれていなかった。なお暴徒らは階上ではまったく火をともさないようにしていた。
ガヴローシュはその時非常に気を取られていた。しかしそれはまさしく弾薬の方へではなかった。
ビエット街で列に加わってきた男が、下の広間にはいってきて一番薄暗いテーブルの所にすわったのである。彼はりっぱな歩兵銃を手に入れて、それを両膝の間に持っていた。ガヴローシュはその時まで、たくさんのおもしろいことに気を取られて、その男には目もつけなかった。
今男が室にはいってきた時、ガヴローシュはその銃を感心して機械的に見やった。それから、男が腰をおろした時、ガヴローシュは突然立ち上がった。もしその以前に男の様子をうかがったら、彼が特別の注意をもって防寨の中や暴徒らの間を観察してるのが見られたはずである。しかし室の中にはいってきてからは、何か深く考え込んで、もう周囲に行なわれてることを少しも見ないがようだった。浮浪少年はその考えにふけってる男に近寄り、眠ってる者をさますのを恐れでもするように爪先で、そのまわりを歩き始めた。と同時に、厚かましくかつまじめな、軽快でかつ考え深い、快活でかつ鋭い、彼の子供らしい顔には、老人らしい渋面が浮かんだ。それはこういう意味だった。「なあに! ――そんなことがあるもんか――俺の見違いだ――夢を見てるんだ――そんなことがあろうか――いやあるはずはない――でもそうだ――いやそうじゃない。云々。」ガヴローシュは踵の上に身を揺すり、ポケットの中に両手を握りしめ、小鳥のように首を振り、下脣をつき出して慧敏らしい脹れ面をした。彼はびっくりし、不安心で、半信半疑で、気迷っていた。その顔つきは、奴隷市で山出し女どもの中にひとりのヴィーナスを見いだした宦官の長のようでもあり、三文絵の中にラファエロの一枚を掘り出した美術愛好者のようでもあった。物をかぎ分ける本能も、物を考察する知力も、彼のうちのすべてが働いていた。ガヴローシュに一大事が起こったことは明らかだった。
アンジョーラがやってきたのは、かく彼が最も考えあぐんでる時だった。
「お前は小さくて人目につかないから、」とアンジョーラは言った、「防寨から出て、人家に沿って忍んでゆき、方々を少し見回って、どんな様子だか僕に知らしてくれ。」
ガヴローシュはすっくと身を伸ばした。
「小僧も何かの役には立つんだね。結構だ。行ってこよう。だがね、小僧に安心できても、大僧には安心できねえよ。」
そしてガヴローシュは、頭を上げ声を低め、ビエット街ではいってきた男を指さしながら言い添えた。
「あの大僧がわかるかい。」
「それがどうした?」
「あいつは回し者だ。」
「確かか。」
「半月ほど前に、俺がロアイヤル橋の欄干で涼んでると、耳をつかまえて引きおろした奴だ。」
アンジョーラはすぐに浮浪少年のもとを去り、向こうにいたひとりの酒樽人足にごく低く数語ささやいた。その労働者は室から出て行ったが、またすぐに三人の仲間をつれてはいってきた。そしてこの肩幅の広い四人の人夫は、ビエット街からきた男が肱でよりかかってるテーブルの後ろに、気づかれないようにそっと並んだ。彼らは明らかに今にもその男に飛びかかりそうな姿勢を取った。
その時アンジョーラは、男に近づいていって尋ねた。
「君はだれだ?」
その突然の問いに、男ははっとして顔を上げた。彼はアンジョーラの澄み切った瞳の奥をのぞき込んで、その考えを読み取ったらしかった。そして世に最も人を見下げた力強い決然たる微笑を浮かべて、昂然としたいかめしい調子で答えた。
「わかってる……そのとおりだ!」
「君は間諜なのか。」
「政府の役人だ。」
「名前は?」
「ジャヴェル。」
アンジョーラは四人の者に合い図をした。するとたちまちのうちに、振り返る間もなくジャヴェルは、首筋をつかまれ、投げ倒され、縛り上げられ、身体を検査された。
彼は二枚のガラスの間に糊付けにされた小さな丸いカードを一枚持っていた。その一面には、フランスの紋章と「監視と警戒」という銘がついており、他の面には、「警視ジャヴェル、五十二歳」としるしてあって、当時の警視総監ジスケ氏の署名があった。
そのほかに彼は、時計を一つと数個の金貨がはいってる金入れとを持っていた。人々はその二品を彼に返した。時計のはいっていた内隠しの底を探ってみると、封筒にはいってる一枚の紙があった。アンジョーラはそれを開いて、同じく警視総監の手で書かれた次の数行を読んだ。
身体をさがし終わると、人々はジャヴェルを引き起こし、両腕を後手に縛り上げ、昔その居酒屋の屋号の由来となった室の中央の名高い柱に結えつけた。
ガヴローシュはそれらの光景に臨み、黙ってうなずきながらすべてを承認していたが、そのジャヴェルに近寄って言った。
「鼠が猫をつかまえたんだ。」
それらのことはきわめてすみやかに行なわれたので、居酒屋のまわりにいた者らがそれと気づいた時は、もうすべてが終わっていた。ジャヴェルは声一つ立てなかった。ジャヴェルが柱に縛りつけられたのを見て、クールフェーラックとボシュエとジョリーとコンブフェールと、二つの防寨に散らばっていた人々とは、そこに駆けつけてきた。
ジャヴェルは柱を背に負い、身動きもできないほど繩で巻きつけられていたが、かつて嘘を言ったことのない男にふさわしい勇敢な沈着さで頭を上げていた。
「こいつは間諜だ。」とアンジョーラは言った。
そして彼はジャヴェルの方へ向いた。
「防寨が陥る十分前に君を銃殺してやる。」
ジャヴェルはその最も傲然たる調子で言い返した。
「なぜすぐにしない?」
「火薬を倹約するためだ。」
「では刃物でやったらどうだ。」
「間諜、」と麗わしいアンジョーラは言った、「われわれは審判者だ、屠殺者ではない。」
それから彼はガヴローシュを呼んだ。
「お前は自分の用をしないか。僕が言いつけたことをやってこい。」
「今いくよ。」とガヴローシュは叫んだ。
そして、行きかけて立ち止まった。
「ところで、俺にあいつの銃をおくれよ。」そしてまた付け加えた。「奴さんの方は君にあげるが、俺は道具の方がほしいんだ。」
浮浪少年は挙手の礼をして、大きい方の防寨の切れ目を喜んで出て行った。
Chapitre VIII
Plusieurs points d'interrogation à propos d'un nommé Le Cabuc qui ne se nommait peut-être pas Le Cabuc
La peinture tragique que nous avons entreprise ne serait pas complète, le lecteur ne verrait pas dans leur relief exact et réel ces grandes minutes de gésine sociale et d'enfantement révolutionnaire où il y a de la convulsion mêlée à l'effort, si nous omettions, dans l'esquisse ébauchée ici, un incident plein d'une horreur épique et farouche qui survint presque aussitôt après le départ de Gavroche.
Les attroupements, comme on sait, font boule de neige et agglomèrent en roulant un tas d'hommes tumultueux. Ces hommes ne se demandent pas entre eux d'où ils viennent. Parmi les passants qui s'étaient réunis au rassemblement conduit par Enjolras, Combeferre et Courfeyrac, il y avait un être portant la veste du portefaix usée aux épaules, qui gesticulait et vociférait et avait la mine d'une espèce d'ivrogne sauvage. Cet homme, un nommé ou surnommé Le Cabuc, et du reste tout à fait inconnu de ceux qui prétendaient le connaître, très ivre, ou faisant semblant, s'était attablé avec quelques autres à une table qu'ils avaient tirée en dehors du cabaret. Ce Cabuc, tout en faisant boire ceux qui lui tenaient tête, semblait considérer d'un air de réflexion la grande maison du fond de la barricade dont les cinq étages dominaient toute la rue et faisaient face à la rue Saint-Denis. Tout à coup il s'écria:
—Camarades, savez-vous? c'est de cette maison-là qu'il faudrait tirer. Quand nous serons là aux croisées, du diable si quelqu'un avance dans la rue!
—Oui, mais la maison est fermée, dit un des buveurs.
—Cognons!
—On n'ouvrira pas.
—Enfonçons la porte!
Le Cabuc court à la porte qui avait un marteau fort massif, et frappe. La porte ne s'ouvre pas. Il frappe un second coup. Personne ne répond. Un troisième coup. Même silence.
—Y a-t-il quelqu'un ici? crie Le Cabuc.
Rien ne bouge.
Alors il saisit un fusil et commence à battre la porte à coups de crosse. C'était une vieille porte d'allée, cintrée, basse, étroite, solide, toute en chêne, doublée à l'intérieur d'une feuille de tôle et d'une armature de fer, une vraie poterne de bastille. Les coups de crosse faisaient trembler la maison, mais n'ébranlaient pas la porte.
Toutefois il est probable que les habitants s'étaient émus, car on vit enfin s'éclairer et s'ouvrir une petite lucarne carrée au troisième étage, et apparaître à cette lucarne une chandelle et la tête béate et effrayée d'un bonhomme en cheveux gris qui était le portier.
L'homme qui cognait s'interrompit.
—Messieurs, demanda le portier, que désirez-vous?
—Ouvre! dit Le Cabuc.
—Messieurs, cela ne se peut pas.
—Ouvre toujours!
—Impossible, messieurs!
Le Cabuc prit son fusil et coucha en joue le portier; mais comme il était en bas, et qu'il faisait très noir, le portier ne le vit point.
—Oui ou non, veux-tu ouvrir?
—Non, messieurs!
—Tu dis non?
—Je dis non, mes bons....
Le portier n'acheva pas. Le coup de fusil était lâché; la balle lui était entrée sous le menton et était sortie par la nuque après avoir traversé la jugulaire. Le vieillard s'affaissa sur lui-même sans pousser un soupir. La chandelle tomba et s'éteignit, et l'on ne vit plus rien qu'une tête immobile posée au bord de la lucarne et un peu de fumée blanchâtre qui s'en allait vers le toit.
—Voilà! dit Le Cabuc en laissant retomber sur le pavé la crosse de son fusil.
Il avait à peine prononcé ce mot qu'il sentit une main qui se posait sur son épaule avec la pesanteur d'une serre d'aigle, et il entendit une voix qui lui disait:
—À genoux.
Le meurtrier se retourna et vit devant lui la figure blanche et froide d'Enjolras. Enjolras avait un pistolet à la main.
À la détonation, il était arrivé.
Il avait empoigné de sa main gauche le collet, la blouse, la chemise et la bretelle du Cabuc.
—À genoux, répéta-t-il.
Et d'un mouvement souverain le frêle jeune homme de vingt ans plia comme un roseau le crocheteur trapu et robuste et l'agenouilla dans la boue. Le Cabuc essaya de résister, mais il semblait qu'il eût été saisi par un poing surhumain.
Pâle, le col nu, les cheveux épars, Enjolras, avec son visage de femme, avait en ce moment je ne sais quoi de la Thémis antique. Ses narines gonflées, ses yeux baissés donnaient à son implacable profil grec cette expression de colère et cette expression de chasteté qui, au point de vue de l'ancien monde, conviennent à la justice.
Toute la barricade était accourue, puis tous s'étaient rangés en cercle à distance, sentant qu'il était impossible de prononcer une parole devant la chose qu'ils allaient voir.
Le Cabuc, vaincu, n'essayait plus de se débattre et tremblait de tous ses membres. Enjolras le lâcha et tira sa montre.
—Recueille-toi, dit-il. Prie ou pense. Tu as une minute.
—Grâce, murmura le meurtrier; puis il baissa la tête et balbutia quelques jurements inarticulés.
Enjolras ne quitta pas la montre des yeux; il laissa passer la minute, puis il remit la montre dans son gousset. Cela fait, il prit par les cheveux Le Cabuc qui se pelotonnait contre ses genoux en hurlant et lui appuya sur l'oreille le canon de son pistolet. Beaucoup de ces hommes intrépides, qui étaient si tranquillement entrés dans la plus effrayante des aventures, détournèrent la tête.
On entendit l'explosion, l'assassin tomba sur le pavé le front en avant, et Enjolras se redressa et promena autour de lui son regard convaincu et sévère.
Puis il poussa du pied le cadavre et dit:
—Jetez cela dehors.
Trois hommes soulevèrent le corps du misérable qu'agitaient les dernières convulsions machinales de la vie expirée, et le jetèrent par-dessus la petite barricade dans la ruelle Mondétour.
Enjolras était demeuré pensif. On ne sait quelles ténèbres grandioses se répandaient lentement sur sa redoutable sérénité. Tout à coup il éleva la voix. On fit silence.
—Citoyens, dit Enjolras, ce que cet homme a fait est effroyable et ce que j'ai fait est horrible. Il a tué, c'est pourquoi je l'ai tué. J'ai dû le faire, car l'insurrection doit avoir sa discipline. L'assassinat est encore plus un crime ici qu'ailleurs; nous sommes sous le regard de la révolution, nous sommes les prêtres de la république, nous sommes les hosties du devoir, et il ne faut pas qu'on puisse calomnier notre combat. J'ai donc jugé et condamné à mort cet homme. Quant à moi, contraint de faire ce que j'ai fait, mais l'abhorrant, je me suis jugé aussi, et vous verrez tout à l'heure à quoi je me suis condamné.
Ceux qui écoutaient tressaillirent.
—Nous partagerons ton sort, cria Combeferre.
—Soit, reprit Enjolras. Encore un mot. En exécutant cet homme, j'ai obéi à la nécessité; mais la nécessité est un monstre du vieux monde; la nécessité s'appelle Fatalité. Or, la loi du progrès, c'est que les monstres disparaissent devant les anges, et que la fatalité s'évanouisse devant la fraternité. C'est un mauvais moment pour prononcer le mot amour. N'importe, je le prononce, et je le glorifie. Amour, tu as l'avenir. Mort, je me sers de toi, mais je te hais. Citoyens, il n'y aura dans l'avenir ni ténèbres, ni coups de foudre, ni ignorance féroce, ni talion sanglant. Comme il n'y aura plus de Satan, il n'y aura plus de Michel. Dans l'avenir personne ne tuera personne, la terre rayonnera, le genre humain aimera. Il viendra, citoyens, ce jour où tout sera concorde, harmonie, lumière, joie et vie, il viendra. Et c'est pour qu'il vienne que nous allons mourir.
Enjolras se tut. Ses lèvres de vierge se refermèrent; et il resta quelque temps debout à l'endroit où il avait versé le sang, dans une immobilité de marbre. Son œil fixe faisait qu'on parlait bas autour de lui.
Jean Prouvaire et Combeferre se serraient la main silencieusement, et, appuyés l'un sur l'autre à l'angle de la barricade, considéraient avec une admiration où il y avait de la compassion ce grave jeune homme, bourreau et prêtre, de lumière comme le cristal, et de roche aussi.
Disons tout de suite que plus tard, après l'action, quand les cadavres furent portés à la morgue et fouillés, on trouva sur Le Cabuc une carte d'agent de police. L'auteur de ce livre a eu entre les mains, en 1848, le rapport spécial fait à ce sujet au préfet de police de 1832.
Ajoutons que, s'il faut en croire une tradition de police étrange, mais probablement fondée, Le Cabuc, c'était Claquesous. Le fait est qu'à partir de la mort du Cabuc, il ne fut plus question de Claquesous. Claquesous n'a laissé nulle trace de sa disparition; il semblerait s'être amalgamé à l'invisible. Sa vie avait été ténèbres; sa fin fut nuit.
Tout le groupe insurgé était encore sous l'émotion de ce procès tragique si vite instruit et si vite terminé, quand Courfeyrac revit dans la barricade le petit jeune homme qui le matin avait demandé chez lui Marius.
Ce garçon, qui avait l'air hardi et insouciant, était venu à la nuit rejoindre les insurgés.
もし、ガヴローシュが出かけて行った後ほとんどすぐに起こった壮烈な恐ろしい一事件を、この概略な草案からはぶいたならば、われわれがここに試作してる悲壮な画面は不完全なものとなるだろう、そして、痙攣と努力とを交じえた社会的産褥と革命的分娩との偉大な時間を、そのありのままの正確な浮き彫りで読者に見せることができないだろう。でわれわれはその一事をここに付加したい。
人の知るとおり、群集は雪達磨のようなもので、転々しながらもしだいに多くの野次馬を巻き込むものである。それらの人々は互いにどこからきたかとも尋ね合わない。ところでアンジョーラとコンブフェールとクールフェーラックとに導かれた一群にも、途中から加わってきた多くの者があったが、そのうちに、肩のすれ切った人夫ふうな短上衣を着、盛んに身振りをし、声が太く、気の荒い酔っ払いみたいな顔つきをした、ひとりの男がいた。その男は、本名か綽名かはわからないがル・カブュクと呼ばれていた。そしてまた、見覚えがあるようだと言ってる人たちも本当はまったく知らないのであって、ひどく酩酊してるのかまたはそのまねをしてるのかもわからなかった。彼は数人の者とともに、居酒屋の外に持ち出したテーブルにすわっていた。そして一座の者らに酒をすすめながら、防寨の奥にある大きな人家をながめてはしきりに考えてるらしかった。その六階建ての家は、街路をずっと見おろして、サン・ドゥニ街に正面を向けていた。すると突然彼は叫んだ。
「おい皆の者、あの家から射撃したらいいじゃねえか。あの窓に控えてりゃあ、だれも街路を進んでくることはできねえ。」
「うん、しかし家はしまってるからな。」と酒を飲んでた一人が言った。
「たたいてみようや。」
「たたいたってあけるものか。」
「では扉をぶちこわすばかりだ。」
ル・カブュクは扉の所へ駆けて行って、そこについてる大きな槌を取ってたたいた。扉は開かれなかった。彼は二度たたいた。何の返事もなかった。彼は三度たたいた。やはりしいんとしていた。
「だれかいねえか。」とル・カブュクは叫んだ。
何の動くものもなかった。
その時彼は銃を取って、その床尾で扉をたたき始めた。それは穹窿形の低い狭い丈夫な古い通路門で、全部樫の木で造られ、内部には鉄板を張り鉄骨が施されていて、監獄の暗道そっくりだった。銃床尾でたたいても、家は揺れたが扉はびくともしなかった。
けれども、家の者らは心配したと見えて、ついに四階の小さな四角い軒窓に光がさし、それが開き、一本の蝋燭が現われ、半白の髪をした老人の静かなしかもおびえた顔が現われた。それは門番だった。
ル・カブュクは扉をたたくのをやめた。
「皆さん、」と門番は尋ねた、「何の御用ですか。」
「あけろ。」とル・カブュクは言った。
「それはできません。」
「是非あけろ。」
「なりません。」
ル・カブュクは銃を取って、門番をねらった。しかし彼は下の方にいたし、ごく暗かったので、門番にはその姿が見えなかった。
「さああけるかどうだ。」
「あけられません。」
「あけないというのか。」
「はいあけません、どうか……。」
門番が、その言葉を言い終わらないうちに、銃は発射された。弾は頤の下から頸静脈を[#「頸静脈を」はママ]貫いて首の後ろにぬけた。老人は声も立てずにがくりとなった。蝋燭は下に落ちて消えた。そしてあとに見えるものは、軒窓の縁にもたれてる動かぬ頭と、屋根の方へ上ってゆく少しのほの白い煙ばかりだった。
「このとおりだ!」とル・カブュクは言いながら、舗石の上に銃の床尾をおろした。
しかしその言葉を言い終わるか終わらないうちに彼は、自分を鷲づかみにする重い手を肩の上に感じ、また自分に言いかける声を聞いた。
「ひざまずけ。」
振り向いてみると、アンジョーラの白い冷ややかな顔が前にあった。アンジョーラは手にピストルを持っていた。
彼は銃の音を聞いてすぐにやってきたのである。
彼は左手で、ル・カブュクの首筋と上衣とシャツとズボンつりとを一つかみにした。
「ひざまずけ。」と彼はくり返した。
そして厳然たる様子でこのやせた二十歳の青年は、太い頑丈な人夫を一枝の葦のようにへし折って、泥の中にひざまずかした。ル・カブュクは抵抗しようとしたが、あたかも人力以上の手につかまれてるがようでどうにもできなかった。
その時、色を変え首をあらわにし髪をふり乱してるアンジョーラには、その女のような顔つきをもってして、何となく古のテミス(訳者注 正義の女神)のような趣があった。彼のふくらした小鼻、伏せた目は、そのギリシャ式の厳乎たる横顔に、古人が正義の姿にふさわしいものとした憤怒の表情と清廉の表情とを与えていた。
防寨のうちにいた者は皆駆けつけてき、少し遠巻きに居並んで、まさに起こらんとする事柄に対して一言をも発することができないように感じた。
ル・カブュクは取りひしがれて、もうのがれようともせず、ただ全身を震わしていた。アンジョーラは手を放して、時計を取り出した。
「気を落ちつけろ。」と彼は言った。「祈るか考えるかするがいい。一分間の猶予を与えてやる。」
「許して下さい!」と殺害者はつぶやいた。それから頭を下げて、舌の回らぬわめき声を立てた。
アンジョーラは時計を見つめていたが、一分間過ぎるとそれを内隠しに納めた。それから、わめきながらうずくまってるル・カブュクの頭髪をつかみ、その耳にピストルの先をあてがった。最も恐るべき暴挙のうちに平然と加入してきた多くの勇敢な人々も、顔をそむけた。
一発のピストルの音がして、殺害者は額から先に地面の上に倒れた。アンジョーラはすっくと背を伸ばし、信念のこもったいかめしい目つきであたりを見回した。
それから彼は死体を蹴やって言った。
「そいつを外に投げすてろ。」
死にぎわの機械的な最後の痙攣でぴくぴくやってるみじめな男の身体を、三人の男が持ち上げて、小さな防寨からモンデトゥール街に投げすてた。
アンジョーラはじっと考え込んでいた。ある壮大な神秘な影が、彼の恐ろしい清朗さの上に静かにひろがっていった。突然彼は声を上げた。人々は静まり返った。
「諸君、」とアンジョーラは言った、「あの男がなしたことは憎むべきものである、僕がなしたことは恐るべきものである。彼は人を殺した、それゆえに僕は彼を殺した。反乱にも規律が必要であるから、僕はそれをなさなければならなかった。殺害は、他におけるよりもわれわれの間においていっそう罪悪となる。われわれは革命に監視されている。われわれは共和の牧師である、われわれは義務の犠牲である。われわれの戦いは一点の汚れもないものでなければならない。それゆえ僕はあの男を裁いて死刑に処した。僕は心ならずもそうなさざるを得なかった。そしてまた自分自身をも裁いている。やがて諸君は、僕が自分自身をいかなる刑に処したかを見るだろう。」
聞いていた者らは身を震わした。
「われわれも君と運命を共にする。」とコンブフェールは叫んだ。
「よろしい。」とアンジョーラは言った。「なお一言しておきたい。あの男を処罰しながら、僕は必然の理に服従した。しかし必然の理は旧世界の一怪物である。必然の理はすなわち宿命と呼ばれる。しかるに進歩の法則は、怪物が天使の前に消滅することであり、宿命が友愛の前に消散することである。今は愛という語を口にするのは当を得ない時期であるが、しかも僕はあえてそれを口にし、それを賛美する。愛よ、未来は汝のものである。死よ、われは今汝を使用するがしかし汝を憎む。諸君、未来には、暗黒もなく、剣撃もなく、狂猛な無知もなく、血腥い復讐もないだろう。もはやサタンもないとともに、ミカエル(訳者注 戦の天使)もないだろう。未来には、何人も人を殺すことなく、地は輝き渡り、人類は愛に満たさるるだろう。諸君、すべてが一致と調和と光輝と喜悦と生命とであるべき日も、やがては来るだろう。そしてわれわれがまさに死なんとするのは、そういう日をきたさんためである。」
アンジョーラは口をつぐんだ。その潔い脣は再び閉じた。そして彼は血を流したその場所に、しばらく大理石のような不動の姿で立ちつくしていた。彼のじっと据わった目は、周囲の人々をして声を低めさした。
ジャン・プルーヴェールとコンブフェールとは、黙って手を握り合い、防寨の角で互いに寄り添って、死刑執行者であるとともにまた牧師であり、水晶のごとき光輝であるとともにまた巌である、その厳乎たる青年を、同感のこもった嘆賞の心でうちながめていた。
あとでというよりも今ここにすぐ言っておくが、戦いの後に、すべての死体が収容所に運ばれて探査された時、ル・カブュクの懐中から警官のカードが一つ現われた。本書の著者は、この事件に関して一八三二年の警視総監に提出された特殊の報告を、一八四八年に手に入れたのである。
なお言い添えたいことには、不思議ではあるがたぶん事実らしい警察の言い伝えによると、ル・カブュクは実はクラクズーだったというのである。実際、ル・カブュクが死んで以来クラクズーのことは一度も出てこなくなった。クラクズーの消滅の経路はまったくわからなくなっている。あたかも彼は目に見えないものに化してしまったがようである。彼の生涯は暗黒であり、その終わりは闇夜であった。
一群の暴徒らは皆、かくもすみやかに調査され処分されたその悲壮な審判に、なおいたく感動していた。その時クールフェーラックは、その朝彼の家にきてマリユスを尋ねた小さな青年の姿を、再び防寨の中に見いだした。
豪胆なまたむとんちゃくな様子をしたその若者は、夜になって暴徒らの中に再びはいってきたのだった。
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