Les Misérables リーディング

Les Misérables Tome III : Livre huitième—Le mauvais pauvre Chapitre XI〜XXII

Chapitre XI Offres de service de la misère à la douleur

 

Marius monta l'escalier de la masure à pas lents; à l'instant où il allait rentrer dans sa cellule, il aperçut derrière lui dans le corridor la Jondrette aînée qui le suivait. Cette fille lui fut odieuse à voir, c'était elle qui avait ses cinq francs, il était trop tard pour les lui redemander, le cabriolet n'était plus là, le fiacre était bien loin. D'ailleurs elle ne les lui rendrait pas. Quant à la questionner sur la demeure des gens qui étaient venus tout à l'heure, cela était inutile, il était évident qu'elle ne la savait point, puisque la lettre signée Fabantou était adressée au monsieur bienfaisant de l'église Saint-Jacques-du-Haut-Pas.

Marius entra dans sa chambre et poussa sa porte derrière lui.

Elle ne se ferma pas; il se retourna et vit une main qui retenait la porte entr'ouverte.

—Qu'est-ce que c'est? demanda-t-il, qui est là?

C'était la fille Jondrette.

—C'est vous? reprit Marius presque durement, toujours vous donc! Que me voulez-vous?

Elle semblait pensive et ne regardait pas. Elle n'avait plus son assurance du matin. Elle n'était pas entrée et se tenait dans l'ombre du corridor, où Marius l'apercevait par la porte entre-bâillée.

—Ah çà, répondrez-vous? fit Marius. Qu'est-ce que vous me voulez?

Elle leva sur lui son œil morne où une espèce de clarté semblait s'allumer vaguement, et lui dit:

—Monsieur Marius, vous avez l'air triste. Qu'est-ce que vous avez?

—Moi! dit Marius.

—Oui, vous.

—Je n'ai rien.

—Si!

—Non.

—Je vous dis que si!

—Laissez-moi tranquille!

Marius poussa de nouveau la porte, elle continua de la retenir.

—Tenez, dit-elle, vous avez tort. Quoique vous ne soyez pas riche, vous avez été bon ce matin. Soyez-le encore à présent. Vous m'avez donné de quoi manger, dites-moi maintenant ce que vous avez. Vous avez du chagrin, cela se voit. Je ne voudrais pas que vous eussiez du chagrin. Qu'est-ce qu'il faut faire pour cela? Puis-je servir à quelque chose? Employez-moi. Je ne vous demande pas vos secrets, vous n'aurez pas besoin de me dire, mais enfin je peux être utile. Je peux bien vous aider, puisque j'aide mon père. Quand il faut porter des lettres, aller dans les maisons, demander de porte en porte, trouver une adresse, suivre quelqu'un, moi je sers à ça. Eh bien, vous pouvez bien me dire ce que vous avez, j'irai parler aux personnes. Quelquefois quelqu'un qui parle aux personnes, ça suffit pour qu'on sache les choses, et tout s'arrange. Servez-vous de moi.

Une idée traversa l'esprit de Marius. Quelle branche dédaigne-t-on quand on se sent tomber?

Il s'approcha de la Jondrette.

—Écoute... lui dit-il.

Elle l'interrompit avec un éclair de joie dans les yeux.

—Oh! oui, tutoyez-moi! j'aime mieux cela.

—Eh bien, reprit-il, tu as amené ici ce vieux monsieur avec sa fille....

—Oui.

—Sais-tu leur adresse?

—Non.

—Trouve-la-moi.

L'œil de la Jondrette, de morne, était devenu joyeux, de joyeux il devint sombre.

—C'est là ce que vous voulez? demanda-t-elle.

—Oui.

—Est-ce que vous les connaissez?

—Non.

—C'est-à-dire, reprit-elle vivement, vous ne la connaissez pas, mais vous voulez la connaître.

Ce les qui était devenu la avait je ne sais quoi de significatif et d'amer.

—Enfin, peux-tu? dit Marius.

—Vous avoir l'adresse de la belle demoiselle?

Il y avait encore dans ces mots «la belle demoiselle» une nuance qui importuna Marius. Il reprit:

—Enfin n'importe! l'adresse du père et de la fille. Leur adresse, quoi!

Elle le regarda fixement.

—Qu'est-ce que vous me donnerez?

—Tout ce que tu voudras!

—Tout ce que je voudrai?

—Oui.

—Vous aurez l'adresse.

Elle baissa la tête, puis d'un mouvement brusque elle tira la porte qui se referma.

Marius se retrouva seul.

Il se laissa tomber sur une chaise, la tête et les deux coudes sur son lit, abîmé dans des pensées qu'il ne pouvait saisir et comme en proie à un vertige. Tout ce qui s'était passé depuis le matin, l'apparition de l'ange, sa disparition, ce que cette créature venait de lui dire, une lueur d'espérance flottant dans un désespoir immense, voilà ce qui emplissait confusément son cerveau.

Tout à coup il fut violemment arraché à sa rêverie.

Il entendit la voix haute et dure de Jondrette prononcer ces paroles pleines du plus étrange intérêt pour lui:

—Je te dis que j'en suis sûr et que je l'ai reconnu.

De qui parlait Jondrette? il avait reconnu qui? M. Leblanc? le père de «son Ursule»? quoi! est-ce que Jondrette le connaissait? Marius allait-il avoir de cette façon brusque et inattendue tous les renseignements sans lesquels sa vie était obscure pour lui-même? allait-il savoir enfin qui il aimait, qui était cette jeune fille? qui était son père? l'ombre si épaisse qui les couvrait était-elle au moment de s'éclaircir? Le voile allait-il se déchirer? Ah! ciel!

Il bondit, plutôt qu'il ne monta, sur la commode, et reprit sa place près de la petite lucarne de la cloison.

Il revoyait l'intérieur du bouge Jondrette.

 

 

マリユスはゆるい足取りで家の階段を上って行った。そして自分の室へやにはいろうとする時、自分のあとについてくるジョンドレットの姉娘の姿を廊下に認めた。彼女は彼にとっては見るも不快の種だった。彼の五フランを持ってるのは彼女だった。今更それを返せと言ったところで仕方がない。官営馬車はもうそこにいず、またあの辻馬車つじばしゃは遠くに行っていた。その上彼女は金を返しもすまい。また先刻きたあの人たちの住所を彼女に尋ねても、たぶんむだだろう。彼女はとうていそれを知ってるわけはない。なぜなら、ファバントゥーと署名されていた手紙のあて名は、サン・ジャック・デュ・オー・パ会堂の慈悲深き紳士殿としてあったばかりだから。
マリユスは室にはいって、後ろに扉とびらを押ししめた。
しかし扉はしまらなかった。ふり返って見ると、半ば開いた扉を一つの手がささえていた。
「何だ? だれだ?」と彼は尋ねた。
それはジョンドレットの姉娘だった。
「あああなたですか、」とマリユスはほとんど冷酷に言った、「またきたんですか。何か用ですか。」
娘は何か考えてるらしく、返事もしなかった。朝のような臆面おくめんなさはもうなかった。はいってもこないで、廊下の陰の所に立っていた。マリユスはただ半開きの扉とびらからその姿を見るだけだった。
「さあどうしたんです。」とマリユスは言った。「何か用があるんですか。」
娘は陰鬱いんうつな目を上げて彼を見た。その目には一種の光がぼんやりひらめいていた。彼女は彼に言った。
「マリユスさん、あなたはふさいでるわね。どうかしたの?」
「私が!」とマリユスは言った。
「ええ、あなたがよ。」
「私はどうもしません。」
「いいえ。」
「本当です。」
「いいえきっとそうだわ。」
「かまわないで下さい。」
マリユスはまた扉を押しやったが、娘はなおそれをささえていた。
「ねえ、あなたはまちがってるわ。」と彼女は言った。「あなたはお金持ちでもないのに、今朝けさ大変親切にしてくれたでしょう。だから今もそうして下さいな。今朝あたしに食べるものをくれたでしょう、だからこんどは心にあることを言って下さいな。何かあなたは心配してるわ、よく見えてよ。あたしあなたに心配させたくないのよ。どうしたらいいの。あたしでは役に立たなくて? あたしを使って下さいな。何もあなたの秘密を聞こうっていうんじゃないわ、そんなこと言わなくてもいいわよ。でもあたしだって役に立つこともあってよ。あなたの手伝いぐらいあたしにもできるわ、あたしは父さんの用を助けてるんだもの。手紙を持っていくとか、人の家へいくとか、方々尋ね回るとか、居所をさがすとか、人の跡をつけるとか、そんなことならあたしにもできてよ。ねえ、何のことだかあたしに言って下さいな。どんな人の所へだって行って話してきてあげるわ。ちょっとだれかが口をききさえすれば、それでよくわかってうまくいくこともあるものよ。ねえあたしを使って下さいな。」
ある考えがマリユスの頭に浮かんだ。人はおぼれかかる時には一筋の藁わらにもあえてすがろうとする。
彼は娘のそばに寄った。
「聞いておくれ……。」と彼は娘に言った。
彼女は喜びの色に目を輝かしてそれをさえぎった。
「ええあたしにそう親しい言葉を使って下さいな! あたしその方がほんとにうれしいわ。」
「ではね、」と彼は言った、「お前はここに、あの……娘といっしょにお爺じいさんを連れてきたんだね。」
「ええ。」
「お前はあの人たちの住所を知ってるのかい。」
「いいえ。」
「それを僕のためにさがし出してくれよ。」
娘の陰鬱いんうつな目つきはうれしそうになっていたが、そこで急に曇ってきた。
「あなたが思っていたことはそんなことなの。」と彼女は尋ねた。
「ああ。」
「あの人たちを知ってるの。」
「いいや。」
「では、」と彼女は早口に言った、「あの娘さんを知っていないのね、そしてこれから知り合いになりたいと言うのね。」
あの人たちというのがあの娘さんと変わったことのうちには、何かしら意味ありげなまた苦々にがにがしいものがあった。
「とにかくお前にできるかね。」とマリユスは言った。
「あの美しいお嬢さんの居所を聞き出してくることね?」
あの美しいお嬢さんというその言葉のうちには、なお一種の影があって、それがマリユスをいらいらさした。彼は言った。
「まあ何でもいいから、あの親と娘との住所だ。なにふたりの住所だけだよ。」
娘はじっと彼を見つめた。
「それであたしに何をくれるの。」
「何でも望みどおりのものを。」
「あたしの望みどおりのものを?」
「ああ。」
「ではきっとさがし出してくるわ。」
彼女は頭を下げ、そして突然ぐいと扉とびらを引いた。扉はしまった。
マリユスはひとりになった。
彼は椅子いすの上に身を落とし、頭と両腕とを寝台の上に投げ出し、とらえ所のない考えのうちに沈み、あたかも眩暈げんうんでもしてるかのようだった。朝以来起こってきたあらゆること、天使エンゼルの出現、その消失、あの娘の今の言葉、絶望の淵ふちのうちに漂ってきた希望の光、それらが入り乱れて彼の頭にいっぱいになっていた。
突然彼はその夢想から激しく呼びさまされた。
彼はジョンドレットの高いきびしい声を耳にしたのである。その言葉は彼の異常な注意をひくものだった。
「確かにそうだ、俺おれはそうと見て取ったんだ。」
ジョンドレットが言ってるのはだれのことだろう? だれをいったい見て取ったのか。それはルブラン氏のことなのか。「わがユルスュール」の父親のことなのか。でもジョンドレットはいったい彼を知ってるのか。自分の生涯を暗闇くらやみから救ってくれるあらゆる手掛かりは、かくも突然にまた意外に得られようとするのか。自分の愛する者はだれであるか、あの若い娘はいかなる人であるか、その父親はいかなる人であるか、遂にそれがわかろうとするのか。ふたりをおおっていた濃い闇もまさに晴れようとするのか。ヴェールはまさに引き裂かれんとするのか。ああ天よ!
彼は戸棚の上にのぼった、というよりもむしろ飛び上がった。そして例の壁の小穴の近くに位置を占めた。
彼は再びジョンドレットの陋屋ろうおくの内部を見た。

 

Chapitre XII Emploi de la pièce de cinq francs de M. Leblanc

 

Rien n'était changé dans l'aspect de la famille, sinon que la femme et les filles avaient puisé dans le paquet, et mis des bas et des camisoles de laine. Deux couvertures neuves étaient jetées sur les deux lits.

Le Jondrette venait évidemment de rentrer. Il avait encore l'essoufflement du dehors. Ses filles étaient près de la cheminée, assises à terre, l'aînée pansant la main de la cadette. Sa femme était comme affaissée sur le grabat voisin de la cheminée avec un visage étonné. Jondrette marchait dans le galetas de long en large à grands pas. Il avait les yeux extraordinaires.

La femme, qui semblait timide et frappée de stupeur devant son mari, se hasarda à lui dire:

—Quoi, vraiment? tu es sûr?

—Sûr! Il y a huit ans! mais je le reconnais! Ah! je le reconnais! je l'ai reconnu tout de suite! Quoi, cela ne t'a pas sauté aux yeux?

—Non.

—Mais je t'ai dit pourtant: fais attention! mais c'est la taille, c'est le visage, à peine plus vieux, il y a des gens qui ne vieillissent pas, je ne sais pas comment ils font; c'est le son de voix. Il est mieux mis, voilà tout! Ah! vieux mystérieux du diable, je te tiens, va!

Il s'arrêta et dit à ses filles:

—Allez-vous-en, vous autres!—C'est drôle que cela ne t'ait pas sauté aux yeux.

Elles se levèrent pour obéir.

La mère balbutia:

—Avec sa main malade?

—L'air lui fera du bien, dit Jondrette. Allez.

Il était visible que cet homme était de ceux auxquels on ne réplique pas. Les deux filles sortirent.

Au moment où elles allaient passer la porte, le père retint l'aînée par le bras et dit avec un accent particulier:

—Vous serez ici à cinq heures précises. Toutes les deux. J'aurai besoin de vous.

Marius redoubla d'attention.

Demeuré seul avec sa femme, Jondrette se remit à marcher dans la chambre et en fit deux ou trois fois le tour en silence. Puis il passa quelques minutes à faire rentrer et à enfoncer dans la ceinture de son pantalon le bas de la chemise de femme qu'il portait.

Tout à coup il se tourna vers la Jondrette, croisa les bras, et s'écria:

—Et veux-tu que je te dise une chose? La demoiselle....

—Eh bien quoi! repartit la femme, la demoiselle?

Marius n'en pouvait douter, c'était bien d'elle qu'on parlait. Il écoutait avec une anxiété ardente. Toute sa vie était dans ses oreilles.

Mais le Jondrette s'était penché, et avait parlé bas à sa femme. Puis il se releva et termina tout haut:

—C'est elle!

—Ça? dit la femme.

—Ça! dit le mari.

Aucune expression ne saurait rendre ce qu'il y avait dans le ça de la mère. C'était la surprise, la rage, la haine, la colère, mêlées et combinées dans une intonation monstrueuse. Il avait suffi de quelques mots prononcés, du nom sans doute, que son mari lui avait dit à l'oreille, pour que cette grosse femme assoupie se réveillât, et de repoussante devînt effroyable.

—Pas possible! s'écria-t-elle. Quand je pense que mes filles vont nu-pieds et n'ont pas une robe à mettre! Comment! une pelisse de satin, un chapeau de velours, des brodequins, et tout! pour plus de deux cents francs d'effets! qu'on croirait que c'est une dame! Non, tu te trompes! Mais d'abord l'autre était affreuse, celle-ci n'est pas mal! elle n'est vraiment pas mal! ce ne peut pas être elle!

—Je te dis que c'est elle. Tu verras.

À cette affirmation si absolue, la Jondrette leva sa large face rouge et blonde et regarda le plafond avec une expression difforme. En ce moment elle parut à Marius plus redoutable encore que son mari. C'était une truie avec le regard d'une tigresse.

—Quoi! reprit-elle, cette horrible belle demoiselle qui regardait mes filles d'un air de pitié, ce serait cette gueuse! Oh! je voudrais lui crever le ventre à coups de sabot!

Elle sauta à bas du lit, et resta un moment debout, décoiffée, les narines gonflées, la bouche entr'ouverte, les poings crispés et rejetés en arrière. Puis elle se laissa retomber sur le grabat. L'homme allait et venait sans faire attention à sa femelle.

Après quelques instants de ce silence, il s'approcha de la Jondrette et s'arrêta devant elle, les bras croisés, comme le moment d'auparavant.

—Et veux-tu que je te dise encore une chose?

—Quoi? demanda-t-elle.

Il répondit d'une voix brève et basse:

—C'est que ma fortune est faite.

La Jondrette le considéra de ce regard qui veut dire: Est-ce que celui qui me parle deviendrait fou?

Lui continua:

—Tonnerre! voilà pas mal longtemps déjà que je suis paroissien de la paroisse-meurs-de-faim-si-tu-as-du-feu-meurs-de-froid-si-tu-as-du-pain! j'en ai assez eu de la misère! ma charge et la charge des autres! Je ne plaisante plus, je ne trouve plus ça comique, assez de calembours, bon Dieu! plus de farces, père éternel! Je veux manger à ma faim, je veux boire à ma soif! bâfrer! dormir! ne rien faire! je veux avoir mon tour, moi, tiens! avant de crever! je veux être un peu millionnaire.

Il fit le tour du bouge et ajouta:

—Comme les autres.

—Qu'est-ce que tu veux dire? demanda la femme.

Il secoua la tête, cligna de l'œil et haussa la voix comme un physicien de carrefour qui va faire une démonstration:

—Ce que je veux dire? écoute!

—Chut! grommela la Jondrette, pas si haut! si ce sont des affaires qu'il ne faut pas qu'on entende.

—Bah! qui ça? le voisin? je l'ai vu sortir tout à l'heure. D'ailleurs est-ce qu'il entend, ce grand bêta? Et puis je te dis que je l'ai vu sortir.

Cependant, par une sorte d'instinct, Jondrette baissa la voix, pas assez pourtant pour que ses paroles échappassent à Marius. Une circonstance favorable, et qui avait permis à Marius de ne rien perdre de cette conversation, c'est que la neige tombée assourdissait le bruit des voitures sur le boulevard.

Voici ce que Marius entendit:

—Écoute bien. Il est pris, le crésus! C'est tout comme. C'est déjà fait. Tout est arrangé. J'ai vu des gens. Il viendra ce soir à six heures. Apporter ses soixante francs, canaille! As-tu vu comme je vous ai débagoulé ça, mes soixante francs, mon propriétaire, mon 4 février! ce n'est seulement pas un terme! était-ce bête! Il viendra donc à six heures! c'est l'heure où le voisin est allé dîner. La mère Burgon lave la vaisselle en ville. Il n'y a personne dans la maison. Le voisin ne rentre jamais avant onze heures. Les petites feront le guet. Tu nous aideras. Il s'exécutera.

—Et s'il ne s'exécute pas? demanda la femme.

Jondrette fit un geste sinistre et dit:

—Nous l'exécuterons.

Et il éclata de rire.

C'était la première fois que Marius le voyait rire. Ce rire était froid et doux, et faisait frissonner.

Jondrette ouvrit un placard près de la cheminée et en tira une vieille casquette qu'il mit sur sa tête après l'avoir brossée avec sa manche.

—Maintenant, fit-il, je sors. J'ai encore des gens à voir. Des bons. Tu verras comme ça va marcher. Je serai dehors le moins longtemps possible. C'est un beau coup à jouer. Garde la maison.

Et, les deux poings dans les deux goussets de son pantalon, il resta un moment pensif, puis s'écria:

—Sais-tu qu'il est tout de même bien heureux qu'il ne m'ait pas reconnu, lui! S'il m'avait reconnu de son côté, il ne serait pas revenu. Il nous échappait! C'est ma barbe qui m'a sauvé! ma barbiche romantique! ma jolie petite barbiche romantique!

Et il se remit à rire.

Il alla à la fenêtre. La neige tombait toujours et rayait le gris du ciel.

—Quel chien de temps! dit-il.

Puis croisant la redingote:

—La pelure est trop large.—C'est égal, ajouta-t-il, il a diablement bien fait de me la laisser, le vieux coquin! Sans cela je n'aurais pas pu sortir et tout aurait encore manqué! À quoi les choses tiennent pourtant!

Et, enfonçant la casquette sur ses yeux, il sortit.

À peine avait-il eu le temps de faire quelques pas dehors que la porte se rouvrit et que son profil fauve et intelligent reparut par l'ouverture.

—J'oubliais, dit-il. Tu auras un réchaud de charbon.

Et il jeta dans le tablier de sa femme la pièce de cinq francs que lui avait laissée le «philanthrope».

—Un réchaud de charbon? demanda la femme.

—Oui.

—Combien de boisseaux?

—Deux bons.

—Cela fera trente sous. Avec le reste j'achèterai de quoi dîner.

—Diable, non.

—Pourquoi?

—Ne va pas dépenser la pièce-cent-sous.

—Pourquoi?

—Parce que j'aurai quelque chose à acheter de mon côté.

—Quoi?

—Quelque chose.

—Combien te faudra-t-il?

—Où y a-t-il un quincaillier par ici?

—Rue Mouffetard.

—Ah oui, au coin d'une rue, je vois la boutique.

—Mais dis-moi donc combien il te faudra pour ce que tu as à acheter?

—Cinquante sous-trois francs.

—Il ne restera pas gras pour le dîner.

—Aujourd'hui il ne s'agit pas de manger. Il y a mieux à faire.

—Ça suffit, mon bijou.

Sur ce mot de sa femme, Jondrette referma la porte, et cette fois Marius entendit son pas s'éloigner dans le corridor de la masure et descendre rapidement l'escalier.

Une heure sonnait en cet instant à Saint-Médard.

一家の様子には前と変わった所はなく、ただ女房と娘たちとが包みの中のものを取り出して、毛の靴下くつしたやシャツをつけていたばかりだった。新しい二枚の毛布は二つの寝台の上にひろげられていた。
ジョンドレットは今帰ってきたばかりらしかった。まだ外からはいってきたばかりの荒い息使いをしていた。ふたりの娘は暖炉のそばに床ゆかの上にすわって、姉の方は妹の手を結わえてやっていた。女房は暖炉のそばの寝床の上に身を投げ出して驚いたような顔つきをしていた。ジョンドレットは室へやの中を大またにあちこち歩き回っていた。彼は異様な目つきをしていた。
女房は亭主の前におずおずして呆気あっけに取られてるようだったが、やがてこう言った。
「でも本当かね、確かかね。」
「確かだ。もう八年になるんだが、俺おれは見て取ったんだ。奴やつだと見て取った。一目でわかった。だが、お前にはわからなかったのか。」
「ええ。」
「でも俺おれが言ったじゃねえか、注意しろって。全く同じかっこうで、同じ顔つきで、年も大して取ってはいねえ。世間にはどうしたわけのものか少しも老ふけねえ奴やつがいる。それから声までそっくりだ。ただいい服装なりをしてるだけのことだ。全く不思議な畜生だが、とうとうとらえてやったというもんだ。」
彼は立ち止まって、娘らの方へ言った。
「お前たちは出て行くんだ。――ばかだな、あれに気がつかなかったって。」
娘らは父の言うとおりに出てゆこうとして立ち上がった。
母親はつぶやいた。
「手にけがをしてるのに……。」
「外の風に当たればなおる。」とジョンドレットは言った。「出て行け。」
明らかに彼にはだれも口答えができないらしい。ふたりの娘は出て行った。
ふたりが扉とびらから出ようとした時、亭主は姉娘の腕をとらえ、一種特別な調子で言った。
「お前たちはちょうど五時にここへ帰って来るんだぞ、ふたりいっしょに。用があるんだから。」
マリユスは更に注意して耳を澄ました。
女房とふたりきりになると、ジョンドレットはまた歩き出し、黙って室へやの中を二、三度回った。それからしばらくの間、着ていた女シャツの裾すそをズボンの帯の中に押し込んでいた。
突然彼は女房の方を向き、腕を組み、そして叫んだ。
「も一つおもしろいことを聞かしてやろうか。あの娘はな……。」
「え、なに?」と女房は言った、「あの娘が?」
マリユスはもう疑えなかった。まさしくそれは「彼女」のことに違いなかった。彼は非常な懸念で耳を傾けた。彼の全生命は耳の中に集中していた。
しかしジョンドレットは身をかがめ、女房に低い声でささやいた。それから身を起こして、声高に言い添えた。
「彼女あれだ!」
「さっきのが?」と女は言った。
「そうだ。」と亭主は言った。
およそいかなる言葉をもってしても、女房の言ったさっきのが? という語のうちにこもってたものを伝えることはできないだろう。驚駭きょうがいと憤慨と憎悪ぞうおと憤怒とがこんがらがって一つの恐ろしい高調子になって現われたのである。亭主から耳にささやかれた数語、それはおそらくある名前だったろうが、それを聞いたばかりでこの大女は、ぼんやりしていたのがにわかに飛び上がって、いとうべき様子から急に恐るべき様子に変わったのである。
「そんなことがあるもんかね!」と彼女は叫んだ。「家の娘どもでさえ跣足はだしのままで長衣もない始末じゃないかね。それに、繻子しゅすの外套がいとう、ビロードの帽子、半靴はんぐつ、それからいろいろなもの、身につけてるものばかりでも二百フランの上になるよ。まるでお姫様だね。いいえお前さんの見違いだよ。それに第一、彼女あれは醜い顔だったが、今のはそんなに悪くもないじゃないか。全く悪い方じゃない。彼女あれのはずはないよ。」
「いや大丈夫彼女あれだ。今にわかる。」
その疑念の余地のない断定を聞いて、女房は大きな赤ら顔を上げて、変な表情で天井を見上げた。その時マリユスには、亭主よりも彼女の方がはるかに恐ろしく思えた。それは牝虎めとらの目つきをした牝豚のようだった。
「ええッ!」と彼女は言った、「うちの娘どもを気の毒そうな目で見やがったあのきれいな嬢さんの畜生が、乞食娘こじきむすめだって。ええあのどてっ腹を蹴破けやぶってでもやりたい!」
彼女は寝台から飛びおり、髪の毛を乱し、小鼻をふくらまし、口を半ば開け、手を後ろに伸ばして拳こぶしを握りしめ、しばらくじっと立っていた。それから、そのまま寝床の上に身を投げ出した。亭主の方は女房に気も留めずに、室へやの中を歩き回っていた。
しばらく沈黙の後、彼は女房の方へ近寄って、その前に立ち止まり、前の時のように両腕を組んだ。
「も一ついいことを聞かしてやろうか。」
「何だね。」と彼女は尋ねた。
彼は低い短い声で答えた。
「金蔵かねぐらができたんだ。」
女房は「気が違ったんじゃないかしら」というような目つきで、じっと彼をながめた。
彼は続けて言った。
「畜生! 今まで長い間というもの、火がありゃ腹がへるしパンがありゃ凍えるってわけだった。もう貧乏は飽き飽きだ。俺おれもみんなも首が回らなかったんだ。笑い事じゃねえ、冗談じゃねえ、くそおもしろくもねえや、狂言もおやめだ。へった腹にかき込んで、かわいた喉のどにつぎ込むんだ。食い散らして眠って何にもしねえ。そろそろこちらの番になってきたんだ。くたばる前に一度は金持ちにもならなけりゃあね!」
彼は室へやをぐるりと一回りしてつけ加えた。
「ほかの奴やつらのようにね。」
「いったい何のことだよ?」と女房は尋ねた。
彼は頭を振り、目をまばたき、何か述べ立てようとする大道香具師だいどうやしのように声を高めた。
「何のことかというのか、まあ聞けよ。」
「しッ!」と女房は言った。「大きな声をしなさんな。人に聞かれて悪いことだったら。」
「なあに、だれが聞くもんか。お隣か。奴やっこさんさっき出て行ったよ。いたってあのおばかさんが聞きなんかするもんか。だがさっき出かけるのを見たんだ。」
それでも一種の本能からジョンドレットは声を低めた。しかしマリユスに聞こえないほど低くはならなかった。幸いにも雪が降っていて大通りの馬車の音を低くしていたので、マリユスはその会話をすっかり聞き取ることができた。
マリユスが聞いたのは次のような言葉だった。
「よく聞け。黄金の神様がつかまったんだ。つかまったも同じことだ。もう大丈夫だ。手はずはでき上がってる。仲間にも会ってきた。あいつは今晩六時に来る。六十フランを持ってきやがる。どうだ、俺おれの口上はうめえだろう、六十フラン、家主、二月四日。実は一期分も借りはねえんだからな、ばか野郎だ。がとにかく六時にあいつはやって来る。ちょうど隣の先生も飯を食いに行く時分だ。ビュルゴン婆さんも町に皿洗いに行ってる時分だ。家の中にはだれもいやしねえ。お隣は十一時までは帰らねえ。娘どもには番をさしておく。お前は手伝わなくちゃいけねえ。野郎降参するにきまってる。」
「もし降参しなかったら?」と女房は尋ねた。
ジョンドレットはすごい身振りをして言った。
「やっつけてしまうばかりさ。」
そして彼は笑い出した。
彼が笑うのを見るのは、マリユスにとっては初めてだった。その笑いは冷ややかで静かで、人を慄然りつぜんたらしむるものがあった。
ジョンドレットは暖炉のそばの戸棚を開き、古い帽子を取り出し、袖でその塵を払って頭にかぶった。
「ちょっと出かけるぜ。」と彼は言った。「まだ会って置かなくちゃならねえ者もいる。みないい奴やつばかりだ。まあ仕上げを御覧ごろうじろだ。なるべく早く帰ってくる。うめえ仕事だ。家に気をつけておけよ。」
そして両手をズボンの隠しにつっ込み、ちょっと考えていたが、それから叫んだ。
「あいつが俺に気づかなかったのは、もっけの仕合わせというものだ。向こうでも気がついたらもうきやしねえ。危うく取りもらす所だった。この髯ひげのおかげで助かったんだ。このおかしな頤髯あごひげでな、このかわいいちょっとおもしろい頤髯でな。」
そして彼はまた笑い出した。
彼は窓の所へ行った。雪はなお降り続いていて灰色の空を隠していた。
「何てひどい天気だ!」と彼は言った。
それから外套がいとうの襟えりを合わした。
「こいつあ少し大きすぎる。」そしてつけ加えた。「だがまあいいや。あいつが置いてゆきやがったんで大きに助からあ。これがなかったら外へも出られねえし、何もかも手違いになる所だった。世の中の事ってどうかこうかうまくゆくもんだ。」
そして帽子を眼深まぶかに引き下げながら、彼は出て行った。
戸口から彼が五、六歩したかどうかと思われるくらいの時、扉とびらは再び開いて、その間から彼の荒々しいそしてずるそうな顔が現われた。
「忘れていた。」と彼は言った。「火鉢ひばちに炭をおこしておくんだぜ。」
そして彼は女房の前掛けの中に、「慈善家」がくれた五フラン貨幣を投げ込んだ。
「火鉢に炭を?」女房は尋ねた。
「そうだ。」
「幾桝いくますばかり?」
「二桝もありゃあいい。」
「それだけなら三十スーばかりですむ。残りでごちそうでも買おうよ。」
「そんなことをしちゃいけねえ。」
「なぜさ?」
「大事な五フランをむだにしちゃいけねえ。」
「なぜだよ?」
「俺おれの方でまだ買うものがあるんだ。」
「何を?」
「ちょっとしたものだ。」
「どれくらいかかるんだよ。」
「どこか近くに金物屋があったね。」
「ムーフタール街にあるよ。」
「そうだ、町角まちかどの所に、わかってる。」
「でもその買い物にいくらかかるんだよ。」
「五十スーか……まあ三フランだ。」
「ではごちそうの代はあまり残らないね。」
「今日は食物くいものどころじゃねえ。もっと大事なことがあるんだ。」
「そう、それでいいよ、お前さん。」
女房のその言葉を聞いて、ジョンドレットは扉とびらをしめた。そしてこんどは、彼の足音が廊下をだんだん遠ざかっていって急いで階段をおりてゆくのを、マリユスは聞いた。
その時、サン・メダール会堂で一時の鐘が鳴った。

 

 

Chapitre XIII Solus cum solo, in loco remoto, non cogitabuntur orare pater noster

 

Marius, tout songeur qu'il était, était, nous l'avons dit, une nature ferme et énergique. Les habitudes de recueillement solitaire, en développant en lui la sympathie et la compassion, avaient diminué peut-être la faculté de s'irriter, mais laissé intacte la faculté de s'indigner; il avait la bienveillance d'un brahme et la sévérité d'un juge; il avait pitié d'un crapaud, mais il écrasait une vipère. Or, c'était dans un trou de vipères que son regard venait de plonger; c'était un nid de monstres qu'il avait sous les yeux.

—Il faut mettre le pied sur ces misérables, dit-il.

Aucune des énigmes qu'il espérait voir dissiper ne s'était éclaircie; au contraire, toutes s'étaient épaissies peut-être; il ne savait rien de plus sur la belle enfant du Luxembourg et sur l'homme qu'il appelait M. Leblanc, sinon que Jondrette les connaissait. À travers les paroles ténébreuses qui avaient été dites, il n'entrevoyait distinctement qu'une chose, c'est qu'un guet-apens se préparait, un guet-apens obscur, mais terrible; c'est qu'ils couraient tous les deux un grand danger, elle probablement, son père à coup sûr; c'est qu'il fallait les sauver; c'est qu'il fallait déjouer les combinaisons hideuses des Jondrette et rompre la toile de ces araignées.

Il observa un moment la Jondrette. Elle avait tiré d'un coin un vieux fourneau de tôle et elle fouillait dans des ferrailles.

Il descendit de la commode le plus doucement qu'il put et en ayant soin de ne faire aucun bruit.

Dans son effroi de ce qui s'apprêtait et dans l'horreur dont les Jondrette l'avaient pénétré, il sentait une sorte de joie à l'idée qu'il lui serait peut-être donné de rendre un tel service à celle qu'il aimait.

Mais comment faire? Avertir les personnes menacées? où les trouver? Il ne savait pas leur adresse. Elles avaient reparu un instant à ses yeux, puis elles s'étaient replongées dans les immenses profondeurs de Paris. Attendre M. Leblanc à la porte le soir à six heures, au moment où il arriverait, et le prévenir du piège? Mais Jondrette et ses gens le verraient guetter, le lieu était désert, ils seraient plus forts que lui, ils trouveraient moyen de le saisir ou de l'éloigner, et celui que Marius voulait sauver serait perdu. Une heure venait de sonner, le guet-apens devait s'accomplir à six heures. Marius avait cinq heures devant lui.

Il n'y avait qu'une chose à faire.

Il mit son habit passable, se noua un foulard au cou, prit son chapeau, et sortit, sans faire plus de bruit que s'il eût marché sur de la mousse avec des pieds nus.

D'ailleurs la Jondrette continuait de fourgonner dans ses ferrailles.

Une fois hors de la maison, il gagna la rue du Petit-Banquier.

Il était vers le milieu de cette rue près d'un mur très bas qu'on peut enjamber à de certains endroits et qui donne dans un terrain vague, il marchait lentement, préoccupé qu'il était, la neige assourdissait ses pas; tout à coup il entendit des voix qui parlaient tout près de lui. Il tourna la tête, la rue était déserte, il n'y avait personne, c'était en plein jour, et cependant il entendait distinctement des voix.

Il eut l'idée de regarder par-dessus le mur qu'il côtoyait.

Il y avait là en effet deux hommes adossés à la muraille, assis dans la neige et se parlant bas.

Ces deux figures lui étaient inconnues. L'un était un homme barbu en blouse et l'autre un homme chevelu en guenilles. Le barbu avait une calotte grecque, l'autre la tête nue et de la neige dans les cheveux.

En avançant la tête au-dessus d'eux, Marius pouvait entendre.

Le chevelu poussait l'autre du coude et disait:

—Avec Patron-Minette, ça ne peut pas manquer.

—Crois-tu? dit le barbu; et le chevelu repartit:

—Ce sera pour chacun un fafiot de cinq cents balles, et le pire qui puisse arriver: cinq ans, six ans, dix ans au plus!

L'autre répondit avec quelque hésitation et en grelottant sous son bonnet grec:

—Ça, c'est une chose réelle. On ne peut pas aller à l'encontre de ces choses-là.

—Je te dis que l'affaire ne peut pas manquer, reprit le chevelu. La maringotte du père Chose sera attelée.

Puis ils se mirent à parler d'un mélodrame qu'ils avaient vu la veille à la Gaîté.

Marius continua son chemin.

Il lui semblait que les paroles obscures de ces hommes, si étrangement cachés derrière ce mur et accroupis dans la neige, n'étaient pas peut-être sans quelque rapport avec les abominables projets de Jondrette. Ce devait être là l'affaire.

Il se dirigea vers le faubourg Saint-Marceau et demanda à la première boutique qu'il rencontra où il y avait un commissaire de police.

On lui indiqua la rue de Pontoise et le numéro 14.

Marius s'y rendit.

Et passant devant un boulanger, il acheta un pain de deux sous et le mangea, prévoyant qu'il ne dînerait pas.

Chemin faisant, il rendit justice à la providence. Il songea que, s'il n'avait pas donné ses cinq francs le matin à la fille Jondrette, il aurait suivi le fiacre de M. Leblanc, et par conséquent tout ignoré, que rien n'aurait fait obstacle au guet-apens des Jondrette, et que M. Leblanc était perdu, et sans doute sa fille avec lui.

 

マリユスは夢想家ではあったが、既に言ったとおり、また生来堅固な勇敢な男であった。孤独な瞑想めいそうの習慣は、彼のうちに同情と哀憐あいれんとの念を深めながら、おそらく激昂げっこうする力を減じたであろうが、憤慨の力は少しもそこなわれずにいた。彼はバラモン教徒のような慈悲心と法官のような峻厳しゅんげんさとを持っていた。蛙かえるをあわれむとともに蛇へびを踏みつぶすだけの心を持っていた。しかるに彼が今のぞき込んだ所は、蝮まむしの穴であった。彼が見た所のものは、怪物の巣であった。
「かかる悪人どもは踏みつぶさなければいけない。」と彼は自ら言った。
解決されるかと思っていた謎なぞは一つも解かれなかった。否かえってすべてはますます不可解になった。リュクサンブールの美しい娘についてもまたルブラン氏と呼んでいる男についても、ジョンドレットが彼らを知っているということのほかには何らの得る所もなかった。そして耳にした怪しい言葉を通してようやく彼にはっきりわかったことは、ただ一事にすぎなかった。すなわち、ある待ち伏せが、ひそかなしかも恐ろしい待ち伏せが、今計画されているということ。ふたりとも、父親の方は確かに、娘の方もたぶん、大なる危険に遭遇せんとしていること。自分はふたりを救わなければならないこと。ジョンドレットの者らの忌むべき策略の裏をかき、その蜘蛛くもの巣を破ってしまわなければならないこと。
彼はちょっとジョンドレットの女房に目を注いだ。彼女は片すみから古い鉄の火鉢ひばちを引き出し、また鉄屑てつくずの中に何かさがしていた。
彼は音を立てないように注意してできるだけ静かに戸棚からおりた。
今なされつつある事柄に対して恐怖の念をいだきながらも、またジョンドレット一家の者らに対して嫌悪けんおの感をいだきながらも、彼は自分の愛する人のために力を尽くすようになったと考えて、一種の喜びを感じた。
しかしどうしたらいいものか? ねらわれてるふたりに知らせると言ったところで、ふたりをどこに見いだすことができよう。マリユスはその住所を知らなかった。ふたりはちょっと彼の目の前に現われて、それから再びパリーの深い大きな淵ふちの中に沈んでしまったのである。あるいは晩の六時に、ルブラン氏がやって来る時に、扉とびらの所に待っていて、罠わなのあることを知らせるとしようか。しかしジョンドレットとその仲間の者らは、自分が待ち受けてるのを見つけるに違いない。あたりには人もいないし、向こうの方が強いので、彼らは何とでもして自分を捕えてしまうか、または自分を遠ざけてしまうだろう。そうすれば自分が助けようと思ってる人もそれで破滅だ。ちょうど一時が鳴ったばかりである。待ち伏せは六時にすっかりでき上がるはずだ。それまでには五時間の余裕がある。
なすべき道はただ一つきりなかった。
彼はいい方の服をつけ、絹の襟巻えりまきを結び、帽子を取り、ちょうど苔こけの上を跣足はだしで歩くように少しも音を立てないで出て行った。
その上幸いにも、ジョンドレットの女房はなお続けて鉄屑てつくずの中をかき回していた。
外に出ると彼は、すぐにプティー・バンキエ街の方へ行った。
その街路の中ほどに、ある所はまたげそうな低い壁があって、向こうは荒れ地になっていた。そこを通る時分には、彼はすっかり考え込んでゆっくり足を運んでいた。そして雪のために足音もしなかった。その時突然彼は、すぐ近くに人の話し声を聞いた。ふり返ってみると、街路はひっそりして、人影もなく、まっ昼間であった。しかもはっきり人声が聞こえていた。
彼はふと思いついてそばの壁の上から向こうをのぞいてみた。
果たしてそこには、ふたりの男が壁に背を向け、雪の上にかがんで、低く語り合っていた。
ふたりとも彼の見知らぬ顔だった。ひとりはだぶだぶの上衣をつけた髯ひげのある男で、もひとりはぼろをまとった髪の長い男だった。髯のある方は丸いギリシャ帽をかぶっていたが、もひとりは何もかぶらず、髪の上に雪が積っていた。
ふたりの上に頭をつき出して、マリユスはその言葉をよく聞き取ることができた。
長髪の男は相手を肱ひじでつっ突いて言った。
「パトロン・ミネットの力を借りれば、しくじることはねえ。」
「そうかな。」と髯の男は言った。
長髪の方は続けた。
「ひとりに五百弾でいいだろう。もしどじっても、五年か六年、まあ長くて十年だ。」
相手はやや躊躇ちゅうちょして、ギリシャ帽の下を指でかきながら答えた。
「そっちは実際だからな。そんな目にあっちゃあ。」
「大丈夫しくじりっこはねえ。」と長髪の方は言った。「爺とっつぁんの小馬車に馬をつけとくんだから。」
それから彼らはゲイテ座で前日見た芝居のことを話し初めた。
マリユスは歩き出した。
不思議にも壁の後ろに隠れ雪の中にうずくまってるそれらふたりの男の曖昧あいまいな話は、何だかジョンドレットの恐ろしい計画に関係があるらしく、マリユスには思われてならなかった。どうしてもあのことらしかった。
彼はサン・マルソー郭外の方へ行って、見当たり次第の店で、警察部長の居所を尋ねた。
ポントアーズ街十四番地というのを教えられた。
マリユスはその方へ行った。
パン屋の前を通った時、晩の食事はできないかも知れないと思って、二スーのパンを買い、それを食べた。
道すがら彼は天に感謝した。彼は考えた。今朝ジョンドレットの娘に五フランやっていなかったら、自分はルブラン氏の馬車について行って、その結果何にも知らなかったに違いない、そしてジョンドレット一家の者の待ち伏せを妨ぐるものもなく、ルブラン氏はそれで破滅になり、またおそらく娘もともに破滅の淵ふちに陥ってしまったであろう。

 

Chapitre XIV Où un agent de police donne deux coups de poing à un avocat

 

Arrivé au numéro 14 de la rue de Pontoise, il monta au premier et demanda le commissaire de police.

—Monsieur le commissaire de police n'y est pas, dit un garçon de bureau quelconque; mais il y a un inspecteur qui le remplace. Voulez-vous lui parler? est-ce pressé?

—Oui, dit Marius.

Le garçon de bureau l'introduisit dans le cabinet du commissaire. Un homme de haute taille s'y tenait debout, derrière une grille, appuyé à un poêle, et relevant de ses deux mains les pans d'un vaste carrick à trois collets. C'était une figure carrée, une bouche mince et ferme, d'épais favoris grisonnants très farouches, un regard à retourner vos poches. On eût pu dire de ce regard, non qu'il pénétrait, mais qu'il fouillait.

Cet homme n'avait pas l'air beaucoup moins féroce ni beaucoup moins redoutable que Jondrette; le dogue quelquefois n'est pas moins inquiétant à rencontrer que le loup.

—Que voulez-vous? dit-il à Marius, sans ajouter monsieur.

—Monsieur le commissaire de police?

—Il est absent. Je le remplace.

—C'est pour une affaire très secrète.

—Alors parlez.

—Et très pressée.

—Alors, parlez vite.

Cet homme, calme et brusque, était tout à la fois effrayant et rassurant. Il inspirait la crainte et la confiance. Marius lui conta l'aventure.—Qu'une personne qu'il ne connaissait que de vue devait être attirée le soir même dans un guet-apens;—qu'habitant la chambre voisine du repaire il avait, lui Marius Pontmercy, avocat, entendu tout le complot à travers la cloison;—que le scélérat qui avait imaginé le piège était un nommé Jondrette;—qu'il aurait des complices, probablement des rôdeurs de barrières, entre autres un certain Panchaud, dit Printanier, dit Bigrenaille;—que les filles de Jondrette feraient le guet;—qu'il n'existait aucun moyen de prévenir l'homme menacé, attendu qu'on ne savait même pas son nom;—et qu'enfin tout cela devait s'exécuter à six heures du soir au point le plus désert du boulevard de l'Hôpital, dans la maison du numéro 50-52.

À ce numéro, l'inspecteur leva la tête, et dit froidement:

—C'est donc dans la chambre du fond du corridor?

—Précisément, fit Marius, et il ajouta:—Est-ce que vous connaissez cette maison?

L'inspecteur resta un moment silencieux, puis répondit en chauffant le talon de sa botte à la bouche du poêle:

—Apparemment.

Il continua dans ses dents, parlant moins à Marius qu'à sa cravate:

—Il doit y avoir un peu de Patron-Minette là dedans.

Ce mot frappa Marius.

—Patron-Minette, dit-il. J'ai en effet entendu prononcer ce mot-là.

Et il raconta à l'inspecteur le dialogue de l'homme chevelu et de l'homme barbu dans la neige derrière le mur de la rue du Petit-Banquier.

L'inspecteur grommela:

—Le chevelu doit être Brujon, et le barbu doit être Demi-Liard, dit Deux-Milliards.

Il avait de nouveau baissé les paupières, et il méditait.

—Quant au père Chose, je l'entrevois. Voilà que j'ai brûlé mon carrick. Ils font toujours trop de feu dans ces maudits poêles. Le numéro 50-52. Ancienne propriété Gorbeau.

Puis il regarda Marius.

—Vous n'avez vu que ce barbu et ce chevelu?

—Et Panchaud.

—Vous n'avez pas vu rôdailler par là une espèce de petit muscadin du diable?

—Non.

—Ni un grand gros massif matériel qui ressemble à l'éléphant du Jardin des Plantes?

—Non.

—Ni un malin qui a l'air d'une ancienne queue-rouge?

—Non.

—Quant au quatrième, personne ne le voit, pas même ses adjudants, commis et employés. Il est peu surprenant que vous ne l'ayez pas aperçu.

—Non. Qu'est-ce que c'est, demanda Marius, que tous ces êtres-là?

L'inspecteur répondit:

—D'ailleurs ce n'est pas leur heure.

Il retomba dans son silence, puis reprit:

—50-52. Je connais la baraque. Impossible de nous cacher dans l'intérieur sans que les artistes s'en aperçoivent. Alors ils en seraient quittes pour décommander le vaudeville. Ils sont si modestes! le public les gêne. Pas de ça, pas de ça. Je veux les entendre chanter et les faire danser.

Ce monologue terminé, il se tourna vers Marius et lui demanda en le regardant fixement:

—Aurez-vous peur?

—De quoi? dit Marius.

—De ces hommes?

—Pas plus que de vous! répliqua rudement Marius qui commençait à remarquer que ce mouchard ne lui avait pas encore dit monsieur.

L'inspecteur regarda Marius plus fixement encore et reprit avec une sorte de solennité sentencieuse.

—Vous parlez là comme un homme brave et comme un homme honnête. Le courage ne craint pas le crime, et l'honnêteté ne craint pas l'autorité.

Marius l'interrompit:

—C'est bon; mais que comptez-vous faire?

L'inspecteur se borna à lui répondre:

—Les locataires de cette maison-là ont des passe-partout pour rentrer la nuit chez eux. Vous devez en avoir un?

—Oui, dit Marius.

—L'avez-vous sur vous?

—Oui.

—Donnez-le-moi, dit l'inspecteur.

Marius prit sa clef dans son gilet, la remit à l'inspecteur, et ajouta:

—Si vous m'en croyez, vous viendrez en force.

L'inspecteur jeta sur Marius le coup d'œil de Voltaire à un académicien de province qui lui eût proposé une rime; il plongea d'un seul mouvement ses deux mains, qui étaient énormes, dans les deux poches de son carrick, et en tira deux petits pistolets d'acier, de ces pistolets qu'on appelle coups de poing. Il les présenta à Marius en disant vivement et d'un ton bref:

—Prenez ceci. Rentrez chez vous. Cachez-vous dans votre chambre. Qu'on vous croie sorti. Ils sont chargés. Chacun de deux balles. Vous observerez, il y a un trou au mur, comme vous me l'avez dit. Les gens viendront. Laissez-les aller un peu. Quand vous jugerez la chose à point, et qu'il sera temps de l'arrêter, vous tirerez un coup de pistolet. Pas trop tôt. Le reste me regarde. Un coup de pistolet en l'air, au plafond, n'importe où. Surtout pas trop tôt. Attendez qu'il y ait commencement d'exécution, vous êtes avocat, vous savez ce que c'est.

Marius prit les pistolets et les mit dans la poche de côté de son habit.

—Cela fait une bosse comme cela, cela se voit, dit l'inspecteur. Mettez-les plutôt dans vos goussets.

Marius cacha les pistolets dans ses goussets.

—Maintenant, poursuivit l'inspecteur, il n'y a plus une minute à perdre pour personne. Quelle heure est-il? Deux heures et demie. C'est pour sept heures?

—Six heures, dit Marius.

—J'ai le temps, reprit l'inspecteur, mais je n'ai que le temps. N'oubliez rien de ce que je vous ai dit. Pan. Un coup de pistolet.

—Soyez tranquille, répondit Marius.

Et comme Marius mettait la main au loquet de la porte pour sortir l'inspecteur lui cria:

—À propos, si vous aviez besoin de moi d'ici-là, venez ou envoyez ici. Vous feriez demander l'inspecteur Javert.

ポントアーズ街十四番地にきて、マリユスはその二階に上がり、警察部長を尋ねた。
「部長さんはお留守です。」とひとりの小僧が言った。「ですが代理の警視はおられます。お会いになりますか。急ぎの用ですか。」
「そうです。」とマリユスは言った。
小僧は彼を部長室に案内した。中格子なかごうしの後ろに、ストーブに身を寄せ、三重まわしの大きなマントの袖そでを両手で上げている、背の高い男がひとりそこに立っていた。四角張った顔、脣くちびるの薄い引き締まった口、荒々しい半白の濃い頬鬚ほおひげ、ふところの中まで見通すような目つき、それは透徹する目ではなくて、探索する目と言う方が適当だった。
その男は獰猛どうもうさと恐ろしさとにおいてはあえてジョンドレットに劣りはしなかった。番犬も時とすると、狼おおかみに劣らず出会った者に不安を与えることがある。
「何の用かね。」と彼はぞんざいな言葉でマリユスに尋ねた。
「部長さんは?」
「不在だ。私わしがその代理をしている。」
「ごく秘密な事件ですが。」
「話してみたまえ。」
「そしてごく急な事件です。」
「では早く話すがいい。」
その男は平静でまた性急であって、人をこわがらせまた同時に安心させる点を持っていた。恐怖と信頼とを与えるのだった。マリユスは彼にできごとを語った。――ただ顔を知ってるばかりの人ではあるが、その人が今夜、待ち伏せに会うことになっている。――自分はマリユス・ポンメルシーという弁護士であるが、自分のいる室へやの隣が悪漢の巣窟そうくつで、壁越しにその計画をすっかり聞き取った。――罠わなを張った悪漢はジョンドレットとかいう男である。――共犯者もいるらしい。たぶん場末の浮浪人どもで、なかんずくパンショー一名プランタニエ一名ビグルナイユという男がいる。――ジョンドレットの娘どもが見張りをするだろう。――ねらわれてる人は、その名前もわからないので、前もって知らせる方法もない。――そしてそれらのことは晩の六時に、オピタル大通りの最も寂しい所、五十・五十二番地の家で、実行されることになっている。
その番地を聞いて、警視は顔を上げ、冷ややかに言った。
「では廊下の一番奥の室へやだろう。」
「そうです。」とマリユスは言った、そしてつけ加えた。「その家を御存じですか。」
警視はちょっと黙っていたが、それから靴くつの踵かかとをストーブの火口で暖めながら答えた。
「そうかも知れないね。」
それから、マリユスにというよりもむしろその襟飾えりかざりにでも口をきいてるように目を下げて、半ば口の中で続けて言った。
「パトロン・ミネットが多少関係してるに違いない。」
その言葉にマリユスは驚いた。
「パトロン・ミネット、」と彼は言った、「ほんとに私はそういう言葉を耳にしました。」
そして彼は、プティー・バンキエ街の壁の後ろで、長髪の男と髯ひげの男とが雪の中で話していたことを、警視に語った。
警視はつぶやいた。
「髪の長い男はブリュジョンに違いない。髯のある方は、ドゥミ・リヤール一名ドゥー・ミリヤールに違いない。」
彼はまた眼瞼まぶたを下げて、考え込んだ。
「その爺とっつぁんというのも、およそ見当はついてる。ああマントを焦がしてしまった。いつもストーブに火を入れすぎるんだ。五十・五十二番地と。もとのゴルボーの持ち家だな。」
それから彼はマリユスをながめた。
「君が見たのは、その髯ひげの男と髪の長い男きりかね。」
「それとパンショーです。」
「その辺をぶらついてるお洒落しゃれの小男を見なかったかね。」
「見ません。」
「では植物園にいる象のような大男は?」
「見ません。」
「では昔の手品師のような様子をした悪者は?」
「見ません。」
「四番目に……いやこいつはだれの目にもはいらない、仲間も手下も使われてる奴やつも、彼を見たことがないんだから、君が見つけなかったからって怪しむに足りん。」
「見ません。いったいそいつらは何者ですか。」とマリユスは尋ねた。
警視は言った。
「その上まだ奴らの出る時ではないからな。」
彼はまたちょっと口をつぐんだが、やがて言った。
「五十・五十二番地と。家は知ってる。中に隠れようとすれば、役者どもにきっと見つかる。そうすればただ芝居をやらずに逃げるばかりだ。どうも皆はにかみやばかりで、見物人をいやがるからな。そりゃあいかん、いかん。少し奴らに歌わしたり踊らしたりしたいんだがな。」
そんな独語を言い終わって、彼はマリユスの方へ向き、じっとその顔を見ながら尋ねた。
「君はこわいかね。」
「何がです?」とマリユスは言った。
「その男どもが。」
「まああなたに対してと同じくらいなものです。」とマリユスはぶしつけに答えた。その警官が自分に向かってぞんざいな言葉ばかり使ってるのを、彼はようやく気づき初めていた。
警視はなおじっとマリユスを見つめ、一種のおごそかな調子で言った。
「君はなかなか勇気のあるらしい正直者らしい口のきき方をする。勇気は罪悪を恐れず、正直は官憲を恐れずだ。」
マリユスはその言葉をさえぎった。
「それはとにかく、どうなさるつもりです。」
警視はただこう答えた。
「あの家に室へやを借りてる者は皆、夜分に帰ってゆくための合い鍵かぎを持っている。君も一つ持ってるはずだね。」
「ええ。」とマリユスは言った。
「今そこに持ってるかね。」
「ええ。」
「それを私わしにくれ。」と警視は言った。
マリユスはチョッキの隠しから鍵を取って、それを警視に渡し、そして言い添えた。
「ちょっと申しておきますが、人数を引き連れてこられなければいけません。」
警視はマリユスに一瞥いちべつを与えた。ヴォルテールがもし田舎出いなかでのアカデミー会員から音韻の注意でも受けたら、やはりそんな一瞥いちべつを与えたことだろう。そして警視は、太い両手をマントの大きな両のポケットにずぶりとつっ込み、普通は拳骨げんこつと言わるる鋼鉄の小さなピストルを二つ取り出した。彼はそれをマリユスに差し出しながら、口早に強く言った。
「これを持って、家に帰って、室へやに隠れていたまえ。不在らしく見せかけなくちゃいかん。二つとも弾たまがこもってる。一梃いっちょうに二発ずつだ。よく気をつけて見ているんだ。壁に穴があると言ったね。奴やつらがやってきたら、しばらく勝手にさしておくがいい。そしてここだと思ったら、手を下す時だと思ったら、ピストルを打つんだ。早すぎてはいかん。それからは私わしの仕事だ。ピストルを打つのは、空へでも、天井へでも、どこでもかまわん。ただ早くしすぎないことだ。いよいよ仕事が初まるまで待つんだ。君は弁護士と言ったね、それくらいのことはわかってるだろう。」
マリユスは二梃のピストルを取って、上衣のわきのポケットの中に入れた。
「それじゃふくらんで外から見える。」と警視は言った。「それよりズボンの両方の隠しに入れるがいい。」
マリユスはピストルを各、ズボンの両の隠しに入れた。
「もうこれで一刻もぐずぐずしておれない。」と警視は言った。「今何時なんじだ? 二時半か。それは七時だったな。」
「六時です。」とマリユスは言った。
「まだ充分時間はある、が余るほどはない。」と警視は言った。「今言ったことを少しでも忘れてはいかん。ぽーんとピストルを一つ打つんだぞ。」
「大丈夫です。」とマリユスは答えた。
そしてマリユスが出て行こうとして扉とびらのとっ手に手をかけた時、警視は彼に呼びかけた。
「それから、それまでに何か私わしに用ができたら、ここに自分で来るか使いをよこすかしたまえ、警視のジャヴェルと言ってくればわかる。」

 

 

Chapitre XV Jondrette fait son emplette

 

Quelques instants après, vers trois heures, Courfeyrac passait par aventure rue Mouffetard en compagnie de Bossuet. La neige redoublait et emplissait l'espace. Bossuet était en train de dire à Courfeyrac:

—À voir tomber tous ces flocons de neige, on dirait qu'il y a au ciel une peste de papillons blancs.—Tout à coup, Bossuet aperçut Marius qui remontait la rue vers la barrière et avait un air particulier.

—Tiens! s'exclama Bossuet. Marius!

—Je l'ai vu, dit Courfeyrac. Ne lui parlons pas.

—Pourquoi?

—Il est occupé.

—À quoi?

—Tu ne vois donc pas la mine qu'il a?

—Quelle mine?

—Il a l'air de quelqu'un qui suit quelqu'un.

—C'est vrai, dit Bossuet.

—Vois donc les yeux qu'il fait! reprit Courfeyrac.

—Mais qui diable suit-il?

—Quelque mimi-goton-bonnet-fleuri! il est amoureux.

—Mais, observa Bossuet, c'est que je ne vois pas de mimi, ni de goton, ni de bonnet-fleuri dans la rue. Il n'y a pas une femme.

Courfeyrac regarda, et s'écria:

—Il suit un homme!

Un homme en effet, coiffé d'une casquette, et dont on distinguait la barbe grise quoiqu'on ne le vît que de dos, marchait à une vingtaine de pas en avant de Marius.

Cet homme était vêtu d'une redingote toute neuve trop grande pour lui et d'un épouvantable pantalon en loques tout noirci par la boue.

Bossuet éclata de rire.

—Qu'est-ce que c'est que cet homme-là?

—Ça? reprit Courfeyrac, c'est un poète. Les poètes portent assez volontiers des pantalons de marchands de peaux de lapin et des redingotes de pairs de France.

—Voyons où va Marius, fit Bossuet, voyons où va cet homme, suivons-les, hein?

—Bossuet! s'écria Courfeyrac, aigle de Meaux! vous êtes une prodigieuse brute. Suivre un homme qui suit un homme!

Ils rebroussèrent chemin.

Marius en effet avait vu passer Jondrette rue Mouffetard, et l'épiait.

Jondrette allait devant lui sans se douter qu'il y eût déjà un regard qui le tenait.

Il quitta la rue Mouffetard, et Marius le vit entrer dans une des plus affreuses bicoques de la rue Gracieuse, il y resta un quart d'heure environ, puis revint rue Mouffetard. Il s'arrêta chez un quincaillier qu'il y avait à cette époque au coin de la rue Pierre-Lombard, et, quelques minutes après, Marius le vit sortir de la boutique, tenant à la main un grand ciseau à froid emmanché de bois blanc qu'il cacha sous sa redingote. À la hauteur de la rue du Petit-Gentilly, il tourna à gauche et gagna rapidement la rue du Petit-Banquier. Le jour tombait, la neige qui avait cessé un moment venait de recommencer. Marius s'embusqua au coin même de la rue du Petit-Banquier qui était déserte comme toujours, et il n'y suivit pas Jondrette. Bien lui en prit, car, parvenu près du mur bas où Marius avait entendu parler l'homme chevelu et l'homme barbu, Jondrette se retourna, s'assura que personne ne le suivait et ne le voyait, puis enjamba le mur, et disparut.

Le terrain vague que ce mur bordait communiquait avec l'arrière-cour d'un ancien loueur de voitures mal famé qui avait fait faillite et qui avait encore quelques vieux berlingots sous des hangars.

Marius pensa qu'il était sage de profiter de l'absence de Jondrette pour rentrer; d'ailleurs l'heure avançait; tous les soirs mame Burgon, en partant pour aller laver la vaisselle en ville, avait coutume de fermer la porte de la maison qui était toujours close à la brune; Marius avait donné sa clef à l'inspecteur de police; il était donc important qu'il se hâtât.

Le soir était venu; la nuit était à peu près fermée; il n'y avait plus, sur l'horizon et dans l'immensité, qu'un point éclairé par le soleil, c'était la lune.

Elle se levait rouge derrière le dôme bas de la Salpêtrière.

Marius regagna à grands pas le nº 50-52. La porte était encore ouverte quand il arriva. Il monta l'escalier sur la pointe du pied et se glissa le long du mur du corridor jusqu'à sa chambre. Ce corridor, on s'en souvient, était bordé des deux côtés de galetas en ce moment tous à louer et vides. Mame Burgon en laissait habituellement les portes ouvertes. En passant devant une de ces portes, Marius crut apercevoir dans la cellule inhabitée quatre têtes d'hommes immobiles que blanchissait vaguement un reste de jour tombant par une lucarne. Marius ne chercha pas à voir, ne voulant pas être vu. Il parvint à rentrer dans sa chambre sans être aperçu et sans bruit. Il était temps. Un moment après, il entendit mame Burgon qui s'en allait et la porte de la maison qui se fermait.

それから少したって、三時ごろ、クールフェーラックがボシュエと連れ立って、偶然ムーフタール街を通った。雪はますます降りしきって、空間を満たしていた。ボシュエはクールフェーラックにこんなことを言っていた。
「こう綿をちぎったような雪が落ちて来るのを見ると、何だか天には白い蝶ちょうの疫病でも流行してるらしく思えるね。」
と突然ボシュエは、変な様子をして市門の方へ街路を歩いて行くマリユスの姿を認めた。
「おや、」とボシュエは叫んだ、「マリユスだ。」
「僕も知ってる。」とクールフェーラックは言った。「だが言葉をかけるのはよそうや。」
「なぜだ。」
「気を取られてるんだ。」
「何に?」
「あの顔つきを見たらわかるじゃないか。」
「顔つきって?」
「だれかの跡をつけてるような様子だ。」
「なるほどそうだ。」とボシュエは言った。
「まああの目つきを見てみたまい。」とクールフェーラックはまた言った。
「だがいったいだれの跡をつけてるんだろう。」
「いずれかわいい者に違いない。夢中になってるんだ。」
「だがね、」とボシュエは注意した、「街路にはかわいいのかの字も見えないじゃないか。女なんてひとりもいやしない。」
クールフェーラックはよくながめた、そして叫んだ。
「男の跡をつけてるんだ。」
実際、後ろからでも灰色の髯ひげがよく見えてるひとりの男が帽子をかぶって、マリユスから二十歩ばかり先に歩いていた。
その男は大きすぎて身体によく合わないま新しい外套がいとうをつけ、泥にまみれてるぼろぼろになったひどいズボンをはいていた。
ボシュエは笑い出した。
「あの男はいったい何だい。」
「あれか、」とクールフェーラックは言った、「まあ詩人だね。詩人って奴やつはよく、兎うさぎの皮売りみたいなズボンをはき、上院議員みたいな外套を着てるものだ。」
「マリユスがどこへ行くか見てやろうよ、」とボシュエは言った、「あの男がどこへ行くか見てやろうよ。ふたりの跡をつけてやろう、おい。」
「ボシュエ!」とクールフェーラックは叫んだ、「エーグル・ド・モー(モーの鷲わし)、なるほど君はすてきな獣だね。男の跡をつけてる男を、また追っかけて行こうというんだからな。」
それで彼らは道を引き返した。
マリユスは実際、ムーフタール街をジョンドレットが通るのを見て、その様子をうかがっていたのである。
ジョンドレットは後ろから既に目をつけられていようとは夢にも思わないで、まっすぐに歩いて行った。
彼はムーフタール街を離れた。マリユスはグラシユーズ街の最も下等な家の一つに彼がはいるのを見た。十五分ばかりして彼はそこから出てきて、それからまたムーフタール街に戻ってきた。当時ピエール・ロンバール街の角かどにあった金物屋に彼は足を止めた。それからしばらくしてマリユスは、彼がその店から出て来るのを見た。彼は白木の柄のついた冷やりとするような大きな鑿のみを、外套がいとうの下に隠し持っていた。プティー・ジャンティイー街の端まで行って彼は左に曲がり、足早にプティー・バンキエ街へはいった。日は暮れようとしていた。ちょっとやんだ雪はまた降り出していた。マリユスは同じプティー・バンキエ街の角に身を潜めた。街路にはやはり人の姿も見えなかった。マリユスはジョンドレットの跡をつけてその街路に出るのをやめた。それはマリユスにとって幸いだった。なぜなら、彼が先刻長髪の男と髯ひげの男との話を聞いた低い壁の所まで行くと、ジョンドレットはふり返ってながめ、跡をつけてる者も見てる者もないのを確かめ、それから壁をまたぎ、姿を消してしまったのである。
その壁に囲まれた荒れ地は、あまり評判のよくない古い貸し馬車屋の後庭に続いていた。その馬車屋はかつて破産したことがあったが、まだ小屋の中には四、五台の古馬車を持っていた。
ジョンドレットの不在の間に帰ってゆく方が悧巧りこうだとマリユスは考えた。その上もうだいぶ遅くもなっていた。毎晩早くから、ビュルゴン婆さんは町に皿洗いに出かけて、いつも戸を閉ざすことにしていたので、家の戸はきまって暮れ方には締まりがしてあった。ところがマリユスは鍵かぎを警視に渡してしまった。それで急いで帰る必要があった。
夕方になっていた。夜は刻々に迫っていた。地平線の上にもまた広い大空のうちにも、太陽に照らされた所はただ一カ所あるきりだった、すなわち月が。
月はサルペートリエール救済院の低い丸屋根のかなたに、赤く上りかけていた。
マリユスは大またに歩いて五十・五十二番地へ帰ってきた。その時まだ戸は開いていた。彼は爪先だって階段を上り、廊下の壁伝いに自分の室へやにすべり込んだ。読者の記憶するとおり、廊下の両側は屋根部屋やねべやで、その頃皆あいていて貸し間になっていた。ビュルゴン婆さんはいつもそれらの扉とびらをあけ放しにしていた。マリユスはそれらの扉の一つの前を通る時、その空室の中にじっと動かない四つの人の顔が、軒窓から落ちる昼のなごりの明るみにぼんやりほの白く浮き出してるのを、ちらと見たような気がした。しかし彼は自分の方で人に見られたくなかったので、それを見届けようともしなかった。彼はついに、人に見られもせずまた音も立てずに自分の室にはいり込んだ。ちょうど危うい時だった。ビュルゴン婆さんが出かけて家の戸がしまる音を、それから間もなく彼は聞いた。

 

 

Chapitre XVI Où l'on retrouvera la chanson sur un air anglais à la mode en 1832

 

Marius s'assit sur son lit. Il pouvait être cinq heures et demie. Une demi-heure seulement le séparait de ce qui allait arriver. Il entendait battre ses artères comme on entend le battement d'une montre dans l'obscurité. Il songeait à cette double marche qui se faisait en ce moment dans les ténèbres, le crime s'avançant d'un côté, la justice venant de l'autre. Il n'avait pas peur, mais il ne pouvait penser sans un certain tressaillement aux choses qui allaient se passer. Comme à tous ceux que vient assaillir soudainement une aventure surprenante, cette journée entière lui faisait l'effet d'un rêve, et, pour ne point se croire en proie à un cauchemar, il avait besoin de sentir dans ses goussets le froid des deux pistolets d'acier.

Il ne neigeait plus; la lune, de plus en plus claire, se dégageait des brumes, et sa lueur mêlée au reflet blanc de la neige tombée donnait à la chambre un aspect crépusculaire.

Il y avait de la lumière dans le taudis Jondrette. Marius voyait le trou de la cloison briller d'une clarté rouge qui lui paraissait sanglante.

Il était réel que cette clarté ne pouvait guère être produite par une chandelle. Du reste, aucun mouvement chez les Jondrette, personne n'y bougeait, personne n'y parlait, pas un souffle, le silence y était glacial et profond, et sans cette lumière on se fût cru à côté d'un sépulcre.

Marius ôta doucement ses bottes et les poussa sous son lit.

Quelques minutes s'écoulèrent. Marius entendit la porte d'en bas tourner sur ses gonds, un pas lourd et rapide monta l'escalier et parcourut le corridor, le loquet du bouge se souleva avec bruit; c'était Jondrette qui rentrait.

Tout de suite plusieurs voix s'élevèrent. Toute la famille était dans le galetas. Seulement elle se taisait en l'absence du maître comme les louveteaux en l'absence du loup.

—C'est moi, dit-il.

—Bonsoir, pèremuche! glapirent les filles.

—Eh bien? dit la mère.

—Tout va à la papa, répondit Jondrette, mais j'ai un froid de chien aux pieds. Bon, c'est cela, tu t'es habillée. Il faudra que tu puisses inspirer de la confiance.

—Toute prête à sortir.

—Tu n'oublieras rien de ce que je t'ai dit? Tu feras bien tout?

—Sois tranquille.

—C'est que... dit Jondrette. Et il n'acheva pas sa phrase.

Marius l'entendit poser quelque chose de lourd sur la table, probablement le ciseau qu'il avait acheté.

—Ah çà, reprit Jondrette, a-t-on mangé ici?

—Oui, dit la mère, j'ai eu trois grosses pommes de terre et du sel. J'ai profité du feu pour les faire cuire.

—Bon, repartit Jondrette. Demain je vous mène dîner avec moi. Il y aura un canard et des accessoires. Vous dînerez comme des Charles-Dix. Tout va bien!

Puis il ajouta en baissant la voix.

—La souricière est ouverte. Les chats sont là.

Il baissa encore la voix et dit:

—Mets ça dans le feu.

Marius entendit un cliquetis de charbon qu'on heurtait avec une pincette ou un outil en fer, et Jondrette continua:

—As-tu suifé les gonds de la porte pour qu'ils ne fassent pas de bruit?

—Oui, répondit la mère.

—Quelle heure est-il?

—Six heures bientôt. La demie vient de sonner à Saint-Médard.

—Diable! fit Jondrette. Il faut que les petites aillent faire le guet. Venez, vous autres, écoutez ici.

Il y eut un chuchotement.

La voix de Jondrette s'éleva encore:

—La Burgon est-elle partie?

—Oui, dit la mère.

—Es-tu sûre qu'il n'y a personne chez le voisin?

—Il n'est pas rentré de la journée, et tu sais bien que c'est l'heure de son dîner.

—Tu es sûre?

—Sûre.

—C'est égal, reprit Jondrette, il n'y a pas de mal à aller voir chez lui s'il y est. Ma fille, prends la chandelle et vas-y.

Marius se laissa tomber sur ses mains et ses genoux et rampa silencieusement sous son lit.

À peine y était-il blotti qu'il aperçut une lumière à travers les fentes de sa porte.

—P'pa, cria une voix, il est sorti.

Il reconnut la voix de la fille aînée.

—Es-tu entrée? demanda le père.

—Non, répondit la fille, mais puisque sa clef est à sa porte, il est sorti.

Le père cria:

—Entre tout de même.

La porte s'ouvrit, et Marius vit entrer la grande Jondrette, une chandelle à la main. Elle était comme le matin, seulement plus effrayante encore à cette clarté.

Elle marcha droit au lit, Marius eut un inexprimable moment d'anxiété, mais il y avait près du lit un miroir cloué au mur, c'était là qu'elle allait. Elle se haussa sur la pointe des pieds et s'y regarda. On entendait un bruit de ferrailles remuées dans la pièce voisine.

マリユスは寝台に腰掛けた。五時半ごろだった。事の起こるまでにはただ三十分を余すのみだった。あたかも暗闇くらやみの中で時計の秒を刻む音をきくように、彼は自分の動脈の音を聞いた。そしてひそかに到来しつつある二つの事がらを思いやった、一方から歩を進めつつある罪悪と他方からきつつある法権とを。彼は恐れてはいなかった、しかしまさに起こらんとする事を考えてはある戦慄せんりつを禁じ得なかった。意外のできごとに突然襲われた人がよく感ずるように彼にもその一日はまったく夢のように思われた。そして何か悪夢につかれてるのでないことを確かめるために、彼はズボンの隠しの中で鋼鉄の二梃のピストルの冷ややかさに手を触れてみなければならなかった。
雪はもうやんでいた。月はしだいに冴さえてきて靄もやから脱し、その光は地に積った雪の白い反映と交じって、室へやの中に暁のような明るみを与えた。
ジョンドレットの室の中には明りがあった。マリユスは壁の穴が血のように赤い光に輝いてるのを見た。
その光はどうしても蝋燭ろうそくのものらしくは思えなかった。そしてまたジョンドレットの室の中には、何ら動くものもなく、だれも身動きもせず口もきかず、呼吸の音さえ聞こえず、氷のような深い沈黙に満たされていて、もしその光がなかったら、墓場かとも思われるほどだった。
マリユスは静かに靴くつをぬいで、それを寝台の下に押し込んだ。
数分過ぎ去った。マリユスは表の戸がぎーと開く音を聞いた。重い早い足音が階段を上ってき、廊下を通っていって、それから隣の室へやの掛け金が音高くはずされた。それはジョンドレットが帰ってきたのだった。
すぐに多くの声が聞こえ出した。一家の者は皆室の中にいた。ちょうど狼おおかみの子が親狼の不在中黙ってるように、一家の者は主人の不在中黙っていたまでである。
「俺おれだ。」と主人は言った。
「お帰んなさい。」と娘らは変な声を立てた。
「どうだったね?」と母親は言った。
「この上なしだ。」とジョンドレットは答えた。「だがばかに足が冷てえ。うむ、なるほどお前はうまくおめかしをしたな。向こうに安心させなけりゃいけねえからな。」
「すっかり出かけるばかりだよ。」
「言っといた事を忘れちゃいけねえ。うまくやるんだぜ。」
「大丈夫だよ。」
「と言うのはな……。」とジョンドレットは言いかけて、皆まで言わずにしまった。
マリユスは彼が何か重いものをテーブルの上に置く音を聞いた。たぶん買ってきた鑿のみででもあったろう。
「ところで、」とジョンドレットは言った、「みな何か食ったか。」
「ああ、」と母親は言った、「大きい馬鈴薯じゃがいもを三つと塩を少し。ちょうど火があるから焼いたんだよ。」
「よし、」とジョンドレットは言った、「明日あすはごちそうを食いに連れてってやる。家鴨あひるの料理とそれからいろいろなものがついてさ、まるでシャール十世の御殿の晩餐ばんさんのようにな。すっかりよくなるんだ。」
それから声を低めて彼はつけ加えた。
「鼠罠ねずみわなの口はあいてるし、猫ねこどもももうきている。」
そしてなおいっそう声を低めてまた言った。
「それを火の中に入れて置け。」
マリユスは火箸ひばしかまたは何か鉄器で炭をかき回す音を聞いた。ジョンドレットは続けて言った。
「音のしねえように扉とびらの肱金ひじがねには蝋ろうを引いて置いたか。」
「ああ。」と母親は答えた。
「今何時だ。」
「もうすぐに六時だろう。サン・メダールでさっき半はんが打ったんだから。」
「よし。」とジョンドレットは言った。「娘どもは見張りをしなくちゃいけねえ。おい、ふたりともこっちへきてよく聞きな。」
しばらく何かささやく声がした。
ジョンドレットはまた高い声をあげた。
「ビュルゴン婆さんは出て行ったか。」
「ああ。」と母親は言った。
「隣にもだれもいねえんだな。」
「一日留守だったよ、それに今は食事の時分じゃないか。」
「確かだね。」
「確かだよ。」
「まあとにかく、」とジョンドレットは言った、「いるかどうか見に行ったってさしつかえねえ。おい娘、蝋燭ろうそくを持って見てきな。」
マリユスは四つばいになって、こっそり寝台の下にはいり込んだ。
彼が隠れ終わるか終わらないうちに、すぐ扉とびらのすき間から光が見えた。
「お父さん、」という声がした、「出かけてるよ。」
それは姉娘の声だった。
「中にはいったのか。」と父親が尋ねた。
「いいえ、」と娘は答えた、「でも鍵かぎが扉についてるから、きっと出かけたんだよ。」
父親は叫んだ。
「でもまあはいってみろ。」
扉が開いた。マリユスはジョンドレットの姉娘が手に蝋燭を持ってはいって来るのを見た。その様子は朝と少しも変わっていなかったが、ただ蝋燭の光で見るといっそう恐ろしく見えた。
彼女は寝台の方へまっすぐに進んできた。マリユスはその間言葉にもつくし難いほど心配した。しかし彼女がやってきたのは、寝台の側に壁に掛かってる鏡の所へであった。彼女は爪先で伸び上がって、鏡の中をのぞいた。隣の室には鉄の道具を動かす音が聞こえていた。

 

 

Elle lissa ses cheveux avec la paume de sa main et fit des sourires au miroir tout en chantonnant de sa voix cassée et sépulcrale:

Nos amours ont duré toute une semaine,
Ah! que du bonheur les instants sont courts!
S'adorer huit jours, c'était bien la peine!
Le temps des amours devrait durer toujours!
Devrait durer toujours! devrait durer toujours!

Cependant Marius tremblait. Il lui semblait impossible qu'elle n'entendît pas sa respiration.

Elle se dirigea vers la fenêtre et regarda dehors en parlant haut avec cet air à demi fou qu'elle avait.

—Comme Paris est laid quand il a mis une chemise blanche! dit-elle.

Elle revint au miroir et se fit de nouveau des mines, se contemplant successivement de face et de trois quarts.

—Eh bien! cria le père, qu'est-ce que tu fais donc?

—Je regarde sous le lit et sous les meubles, répondit-elle en continuant d'arranger ses cheveux, il n'y a personne.

—Cruche! hurla le père. Ici tout de suite! et ne perdons pas le temps.

—J'y vas! j'y vas! dit-elle. On n'a le temps de rien dans leur baraque!

Elle fredonna:

Vous me quittez pour aller à la gloire,
Mon triste cœur suivra partout vos pas.

Elle jeta un dernier coup d'œil au miroir et sortit en refermant la porte sur elle.

Un moment après, Marius entendit le bruit des pieds nus des deux jeunes filles dans le corridor et la voix de Jondrette qui leur criait:

—Faites bien attention! l'une du côté de la barrière, l'autre au coin de la rue du Petit-Banquier. Ne perdez pas de vue une minute la porte de la maison, et pour peu que vous voyiez quelque chose, tout de suite ici! quatre à quatre! Vous avez une clef pour rentrer.

La fille aînée grommela:

—Faire faction nu-pieds dans la neige!

—Demain vous aurez des bottines de soie couleur scarabée! dit le père.

Elles descendirent l'escalier, et, quelques secondes après, le choc de la porte d'en bas qui se refermait annonça qu'elles étaient dehors.

Il n'y avait plus dans la maison que Marius et les Jondrette; et probablement aussi les êtres mystérieux entrevus par Marius dans le crépuscule derrière la porte du galetas inhabité.

 

娘は手の平で髪をなでつけ、鏡に向かってほほえみながら、その気味の悪いつぶれた声で歌った。

われらの恋は七日なりけり。
ああたのしみのいかに短き、
八日の愛も難かりければ!
恋は永とこしえなるべきに、
恋は永えなるべきに!

その間マリユスは震えていた。そして自分の荒い息使いはきっと彼女の耳につくに違いないという気がした。
娘は窓の方へ行って、外を見ながら、いつもの半ば気ちがいじみた様子で声高に言った。
「パリーも白いシャツをつけた所は何て醜いだろう!」
そしてまた鏡の所へ帰ってきて、自分の顔をまっ正面から映してみたり少し横向きに映してみたりして、様子をつくっていた。
「おい、」と父親が叫んだ、「何をしてるんだ。」
「寝台の下や道具の下を見てるのよ。」と彼女はやはり髪を直しながら答えた。「だれもいやしないわ。」
「ばか!」と父親はどなった。「早く帰ってこい。ぐずぐずしてるんじゃねえ。」
「今行くよ、今すぐ。」と彼女は言った。「ほんとにちょっとの暇もありゃあしない。」
そして小声に歌った。

誉れを求めて君去りゆかば、
何処いずこまでもと我追いゆかん。

彼女は最後に鏡をじろりと見て、扉とびらを後ろにしめながら出て行った。
しばらくするとマリユスは、廊下にふたりの娘の跣足はだしの足音を聞いた。そしてまた、彼女らに呼びかけてるジョンドレットの声を聞いた。
「よく気をつけるんだぞ。ひとりは市門の方で、ひとりはプティー・バンキエ街の角かどだ。ちょっとでも家の戸口から目を離してはいけねえ。何か見えたらすぐにやってこい、大急ぎで飛んでくるんだ。はいる時の鍵かぎは持ってるね。」
姉の方はつぶやいた。
「雪の中に跣足で番をさせるなんて!」
「明日はまっかな絹靴きぬぐつを買ってやらあね。」と父親は言った。
ふたりの娘は階段をおりていった。そしてすぐに下の戸のしまる響きが聞こえたのでみると、ふたりは外に出て行ったらしい。
家の中にいるのはもう、マリユスとジョンドレット夫婦ばかりだった。それからまたあるいは、空室の扉の向こうの薄暗がりの中にマリユスがちらと見た怪しい人々ばかりだった。

 

 

Chapitre XVII Emploi de la pièce de cinq francs de Marius

 

Marius jugea que le moment était venu de reprendre sa place à son observatoire. En un clin d'œil, et avec la souplesse de son âge, il fut près du trou de la cloison.

Il regarda.

L'intérieur du logis Jondrette offrait un aspect singulier, et Marius s'expliqua la clarté étrange qu'il y avait remarquée. Une chandelle y brûlait dans un chandelier vert-de-grisé, mais ce n'était pas elle qui éclairait réellement la chambre. Le taudis tout entier était comme illuminé par la réverbération d'un assez grand réchaud de tôle placé dans la cheminée et rempli de charbon allumé; le réchaud que la Jondrette avait préparé le matin. Le charbon était ardent et le réchaud était rouge, une flamme bleue y dansait et aidait à distinguer la forme du ciseau acheté par Jondrette rue Pierre-Lombard, qui rougissait enfoncé dans la braise. On voyait dans un coin près de la porte, et comme disposés pour un usage prévu, deux tas qui paraissaient être l'un un tas de ferrailles, l'autre un tas de cordes. Tout cela, pour quelqu'un qui n'eût rien su de ce qui s'apprêtait, eût fait flotter l'esprit entre une idée très sinistre et une idée très simple. Le bouge ainsi éclairé ressemblait plutôt à une forge qu'à une bouche de l'enfer, mais Jondrette, à cette lueur, avait plutôt l'air d'un démon que d'un forgeron.

La chaleur du brasier était telle que la chandelle sur la table fondait du côté du réchaud et se consumait en biseau. Une vieille lanterne sourde en cuivre, digne de Diogène devenu Cartouche, était posée sur la cheminée.

Le réchaud, placé dans le foyer même, à côté des tisons à peu près éteints, envoyait sa vapeur dans le tuyau de la cheminée et ne répandait pas d'odeur.

La lune, entrant par les quatre carreaux de la fenêtre, jetait sa blancheur dans le galetas pourpre et flamboyant, et pour le poétique esprit de Marius, songeur même au moment de l'action, c'était comme une pensée du ciel mêlée aux rêves difformes de la terre.

Un souffle d'air, pénétrant par le carreau cassé, contribuait à dissiper l'odeur du charbon et à dissimuler le réchaud.

Le repaire Jondrette était, si l'on se rappelle ce que nous avons dit de la masure Gorbeau, admirablement choisi pour servir de théâtre à un fait violent et sombre et d'enveloppe à un crime. C'était la chambre la plus reculée de la maison la plus isolée du boulevard le plus désert de Paris. Si le guet-apens n'existait pas, on l'y eût inventé.

Toute l'épaisseur d'une maison et une foule de chambres inhabitées séparaient ce bouge du boulevard, et la seule fenêtre qu'il eût donnait sur de vastes terrains vagues enclos de murailles et de palissades.

Jondrette avait allumé sa pipe, s'était assis sur la chaise dépaillée, et fumait. Sa femme lui parlait bas.

Si Marius eût été Courfeyrac, c'est-à-dire un de ces hommes qui rient dans toutes les occasions de la vie, il eût éclaté de rire quand son regard tomba sur la Jondrette. Elle avait un chapeau noir avec des plumes assez semblable aux chapeaux des hérauts d'armes du sacre de Charles X, un immense châle tartan sur son jupon de tricot, et les souliers d'homme que sa fille avait dédaignés le matin. C'était cette toilette qui avait arraché à Jondrette l'exclamation: Bon! tu t'es habillée! tu as bien fait. Il faut que tu puisses inspirer la confiance!

Quant à Jondrette, il n'avait pas quitté le surtout neuf et trop large pour lui que M. Leblanc lui avait donné, et son costume continuait d'offrir ce contraste de la redingote et du pantalon qui constituait aux yeux de Courfeyrac l'idéal du poète.

Tout à coup Jondrette haussa la voix:

—À propos! j'y songe. Par le temps qu'il fait, il va venir en fiacre. Allume la lanterne, prend-là, et descends. Tu te tiendras derrière la porte en bas. Au moment où tu entendras la voiture s'arrêter, tu ouvriras tout de suite, il montera, tu l'éclaireras dans l'escalier et dans le corridor, et pendant qu'il entrera ici, tu redescendras bien vite, tu payeras le cocher, et tu renverras le fiacre.

—Et de l'argent? demanda la femme.

Jondrette fouilla dans son pantalon, et lui remit cinq francs.

—Qu'est-ce que c'est que ça? s'écria-t-elle.

Jondrette répondit avec dignité:

—C'est le monarque que le voisin a donné ce matin.

Et il ajouta:

—Sais-tu? il faudrait ici deux chaises.

—Pourquoi?

—Pour s'asseoir.

Marius sentit un frisson lui courir dans les reins en entendant la Jondrette faire cette réponse paisible:

—Pardieu! je vais t'aller chercher celles du voisin.

Et d'un mouvement rapide elle ouvrit la porte du bouge et sortit dans le corridor.

Marius n'avait pas matériellement le temps de descendre de la commode, d'aller jusqu'à son lit et de s'y cacher.

—Prends la chandelle, cria Jondrette.

—Non, dit-elle, cela m'embarrasserait, j'ai les deux chaises à porter. Il fait clair de lune.

Marius entendit la lourde main de la mère Jondrette chercher en tâtonnant sa clef dans l'obscurité. La porte s'ouvrit. Il resta cloué à sa place par le saisissement et la stupeur.

La Jondrette entra.

La lucarne mansardée laissait passer un rayon de lune entre deux grands pans d'ombre. Un de ces pans d'ombre couvrait entièrement le mur auquel était adossé Marius, de sorte qu'il y disparaissait.

La mère Jondrette leva les yeux, ne vit pas Marius, prit les deux chaises, les seules que Marius possédât, et s'en alla, en laissant la porte retomber bruyamment derrière elle.

Elle rentra dans le bouge:

—Voici les deux chaises.

—Et voilà la lanterne, dit le mari. Descends bien vite.

Elle obéit en hâte, et Jondrette resta seul.

Il disposa les deux chaises des deux côtés de la table, retourna le ciseau dans le brasier, mit devant la cheminée un vieux paravent, qui masquait le réchaud, puis alla au coin où était le tas de cordes et se baissa comme pour y examiner quelque chose. Marius reconnut alors que ce qu'il avait pris pour un tas informe était une échelle de corde très bien faite avec des échelons de bois et deux crampons pour l'accrocher.

Cette échelle et quelques gros outils, véritables masses de fer, qui étaient mêlés au monceau de ferrailles entassé derrière la porte, n'étaient point le matin dans le bouge Jondrette et y avaient été évidemment apportés dans l'après-midi, pendant l'absence de Marius.

—Ce sont des outils de taillandier, pensa Marius.

Si Marius eût été un peu plus lettré en ce genre, il eût reconnu, dans ce qu'il prenait pour des engins de taillandier, de certains instruments pouvant forcer une serrure ou crocheter une porte, et d'autres pouvant couper ou trancher, les deux familles d'outils sinistres que les voleurs appellent les cadets et les fauchants.

La cheminée et la table avec les deux chaises étaient précisément en face de Marius. Le réchaud étant caché, la chambre n'était plus éclairée que par la chandelle; le moindre tesson sur la table ou sur la cheminée faisait une grande ombre. Un pot à l'eau égueulé masquait la moitié d'un mur. Il y avait dans cette chambre je ne sais quel calme hideux et menaçant. On y sentait l'attente de quelque chose d'épouvantable.

Jondrette avait laissé sa pipe s'éteindre, grave signe de préoccupation, et était venu se rasseoir. La chandelle faisait saillir les angles farouches et fins de son visage. Il avait des froncements de sourcils et de brusques épanouissements de la main droite comme s'il répondait aux derniers conseils d'un sombre monologue intérieur. Dans une de ces obscures répliques qu'il se faisait à lui-même, il amena vivement à lui le tiroir de la table, y prit un long couteau de cuisine qui y était caché et en essaya le tranchant sur son ongle. Cela fait, il remit le couteau dans le tiroir, qu'il repoussa.

Marius de son côté saisit le pistolet qui était dans son gousset droit, l'en retira et l'arma.

Le pistolet en s'armant fit un petit bruit clair et sec.

Jondrette tressaillit et se souleva à demi sur sa chaise:

—Qui est là? cria-t-il.

Marius suspendit son haleine, Jondrette écouta un instant, puis se mit à rire en disant:

—Suis-je bête! C'est la cloison qui craque.

Marius garda le pistolet à sa main.

マリユスは今や例の観測台の位置につくべき時だと思った。そして青年の身軽さをもってすぐに壁の穴の所へ立った。
彼はのぞいた。
ジョンドレットの部屋の内部は不思議な光景を呈していた。マリユスが先刻見た怪しい光の源もわかった。緑青ろくしょうのついた燭台しょくだいに一本の蝋燭ろうそくがともっていたが、室へやを実際に照らしてるのはそれではなかった。暖炉の中に置かれて炭がいっぱいおこってるかなり大きな鉄火ばちから、室の中全体が照り返されてるようだった。それはジョンドレットの女房が午前から用意しておいたものである。炭は盛んにおこって、火鉢ひばちはまっかになっており、青い炎が立ちのぼって、火の中に差し込まれて赤くなってる鑿のみの形をはっきり浮き出さしていた。その鑿はジョンドレットがピエール・ロンバール街で買ったものである。扉とびらのそばの片すみには、何か特別の用に当てるためのものらしい品が二処ふたところに積んであって、一つは鉄の類らしく、一つは繩なわの類らしかった。すべてそういうありさまは、何が計画されてるかを知らない者には、至って気味悪くも感ぜられ、また同時に何でもないことのようにも感ぜられたろう。そして火に照らされてる室の中は、地獄の入り口というよりもむしろ鉄工場のようだった。しかしその光の中にいるジョンドレットは鍛冶屋かじやというよりもむしろ悪魔のような様子をしていた。
火鉢の焼けている熱さは非常なもので、テーブルの上の蝋燭もその方面が溶けかかって、斜めに減っていきつつあった。ディオゲネスが凶賊カルトゥーシュに変じたとしたらそれにもふさわしいような、銅製の古い龕燈がんどうが一つ、暖炉の上に置いてあった。
火鉢はほとんど消えた燃えさしのそばに炉の中に置いてあったので、炭火のガスは暖炉の煙筒の中に立ちのぼっていて、室へやには何らのにおいもひろがっていなかった。
月は窓の四枚の板ガラスからさし込んで、炎の立ってるまっかな屋根部屋やねべやの中にほの白い光を送っていた。そして実行の刹那せつなにもなお夢想家であるマリユスの詩的な精神には、それがあたかも地上の醜い幻に交じった天の思想の一片であるかのように思われた。
こわれた一枚の窓ガラスから空気が流れ込んできて、いっそうよく炭火のにおいを散らし、火鉢ひばちのあるのを隠していた。
ジョンドレットの巣窟そうくつは、ゴルボー屋敷について前に述べておいた所でわかるとおり、凶猛暗黒な行為の場所となり罪悪を隠蔽いんぺいする場所となるのに、いかにもふさわしかった。それはパリーのうちでの、最も寂しい大通りの、最も孤立した家の最も奥深い室であった。もし待ち伏せなどということが人の世になかったとしても、そこにおればきっとそれが発明されたろうと思われるほどだった。
家の全奥行きと多くの空室とが、その巣窟を大通りからへだてていた。そしてそこについてる唯一の窓は、壁と柵さくとに囲まれた広い荒れ地の方に向いていた。
ジョンドレットはパイプに火をつけ、藁わらのぬけた椅子いすの上にすわって、煙草たばこを吹かしていた。女房は低い声で彼に何やら言っていた。
もしマリユスがクールフェーラックであったなら、言い換えれば絶えずあらゆる機会に笑うような人であったなら、彼はジョンドレットの女房を見た時必ずふきだしていたに違いない。シャール十世の即位式に列した武官の帽子にかなり似寄った羽のついた黒い帽をかぶり、メリヤスの裳衣の上に格子縞こうしじまの大きな肩掛けを引っかけ、その朝娘がいやがった男の靴くつをはいていた。そういう服装が先刻ジョンドレットをして感嘆せしめたのである。「うむ、[#「うむ、」は底本では「うむ、」]なるほどお前はうまくおめかしをしたな。向こうに安心させなけりゃいけねえからな。」
ジョンドレットはルブラン氏からもらった少し大きすぎる新しい外套がいとうを相変わらず着ていた。そしてその外套とズボンとが妙な対照をなして、クールフェーラックに詩人だろうという考えを起こさした時と同じ様子だった。
突然ジョンドレットは声を高めた。
「ところでちょっと思い出したが、こんな天気では馬車で来るにきまってる。龕灯がんどうをつけて、それを持って下に行け。下の戸の後ろに立っているんだ。馬車の止まる音を聞いたら、すぐにあけてやれ。はいってきたら、階段と廊下とで明りを見せてやるがいい。そして奴やつがここにはいる間に、お前は急いでおりてゆき、御者に金を払い、馬車を返してしまえ。」
「その金は?」と女房は尋ねた。
ジョンドレットはズボンの隠しを探って、五フラン取り出して渡した。
「これはどうしたんだよ。」と女房は叫んだ。
ジョンドレットは堂々と答えた。
「それは今朝けさ隣の先生がくれたものだ。」
そして彼はつけ加えた。
「ねえ、椅子いすが二ついるだろうね。」
「どうするのに?」
「すわるのにさ。」
その時マリユスは、女房が事もなげに次のような答えをしたのを聞いて、ぞっと背中に戦慄せんりつを覚えた。
「それじゃあ、隣のを持ってこよう。」
そして彼女はすばしこく扉とびらをあけて廊下に出た。
マリユスにはとうてい、戸棚とだなからおりて寝台の所へ行きその下に隠れるだけの時間がなかった。
「蝋燭ろうそくを持ってゆけ。」とジョンドレットは叫んだ。
「いいよ。」と女房は言った。「かえって邪魔だよ、椅子を二つ持たなくちゃならないからね。それに月の光が明るいよ。」
マリユスは女房の重々しい手が暗がりに扉の鍵かぎを探ってる音を聞いた。扉は開いた。彼はその場所に、恐れと驚きとのために釘付くぎづけにされたように立ちすくんだ。
ジョンドレットの女房ははいってきた。
軒窓から一条の月の光がさして、室へやの中のやみを二つに分けていた。その一方のやみは、マリユスがよりかかってる壁の方をすっかりおおっていたので、彼の姿はその中に隠されていた。
女房は目を上げたが、マリユスの姿に気づかなかった。そしてマリユスが持っていた二つきりの椅子を二つとも取って、室を出てゆき、後ろにがたりと扉をしめていった。
彼女は部屋に戻った。
「さあ椅子いすを二つ持ってきたよ。」
「そこで、向こうに龕灯がんどうがある。」と亭主は言った。「早くおりて行け。」
女房は急いでその言葉に従い、ジョンドレットただひとり室へやの中に残った。
彼はテーブルの両方に二つの椅子を置き、炭火の中に鑿のみを置きかえ、暖炉の前に古屏風ふるびょうぶを立てて火鉢ひばちを隠し、それから繩なわの積んである片すみに行き、そこに何か調べるようなふうに身をかがめた。その時マリユスは、今まで何かわからなかったその繩みたいなものは、実は木の桟と引っかけるための二つの鈎かぎとがついてるきわめて巧みにできた繩梯子なわばしごだということがわかった。
その繩梯子と、それから扉とびらの後ろに積んだ鉄屑てつくずの中に交じってる荒々しい道具、まったくの鉄棒なんかは、その朝ジョンドレットの室の中になかったもので、確かにその午後マリユスの不在中に持ち込まれたものに相違なかった。
「あれはみな刃物師の道具だな。」とマリユスは考えた。
もしマリユスに今少しその方面の知識があったら、彼は刃物師の道具だと思ったもののうちに種々なものを認むることができたろう、すなわち、錠前を破ったり扉をこじあけたりする道具や、切ったり断ち割ったりする道具などで、盗賊仲間でちびおよびばさと言わるる二種の恐ろしい道具だった。
二つの椅子をそなえたテーブルと暖炉とは、ちょうどマリユスの正面になっていた。火ばちが隠されたので、室はもう蝋燭ろうそくで照らされてるばかりだった。そしてテーブルの上や暖炉の上のちょっとした物でさえ、大きな影を投じていた。口の欠けた水差しは、壁のほとんど半分に影を投じていた。室の中には何とも言えぬ恐ろしいぞっとするような静けさがたたえていた。今にも何か非常なことが起こりそうだった。
ジョンドレットはよほど何かに気を取られてると見えて、パイプの火の消えたのも知らずにいたが、それからまた立ってきて椅子いすに腰掛けた。蝋燭ろうそくの光で、顔の荒々しい狡猾こうかつそうな角かど張った所が、いっそうよく目立った。そして眉まゆをひそめたり急に右手を開いたりして、あたかもその陰惨な内心で最後にも一度ひとりで問いひとりで答えてるかのようだった。そういう自分ひとりの問答のうちに、彼は急にテーブルの引き出しを開き、中に隠してあった料理用の長いナイフを取り出し、指の爪を切ってみてその刃を試ためした。それがすむと、ナイフをまた引き出しにしまって、それをしめた。
マリユスの方では、ズボンの右の隠しにあるピストルをつかみ、それを引き出して引き金を上げた。
引き金を上げる時ピストルは、鋭いはっきりした小さな音を出した。
ジョンドレットはぎくりとして、椅子の上に半ば身を起こした。
「だれだ?」と彼は叫んだ。
マリユスは息をこらした。ジョンドレットはちょっと耳を澄ましたが、やがて笑い出しながら言った。
「なんだばかな。壁板の音だ。」
マリユスはピストルを手に握りしめた。

 

 

Chapitre XVIII Les deux chaises de Marius se font vis-à-vis

 

Tout à coup la vibration lointaine et mélancolique d'une cloche ébranla les vitres. Six heures sonnaient à Saint-Médard.

Jondrette marqua chaque coup d'un hochement de tête. Le sixième sonné, il moucha la chandelle avec ses doigts.

Puis il se mit à marcher dans la chambre, écouta dans le corridor, marcha, écouta encore:—Pourvu qu'il vienne! grommela-t-il; puis il revint à sa chaise.

Il se rasseyait à peine que la porte s'ouvrit.

La mère Jondrette l'avait ouverte et restait dans le corridor faisant une horrible grimace aimable qu'un des trous de la lanterne sourde éclairait d'en bas.

—Entrez, monsieur, dit-elle.

—Entrez, mon bienfaiteur, répéta Jondrette se levant précipitamment.

M. Leblanc parut.

Il avait un air de sérénité qui le faisait singulièrement vénérable.

Il posa sur la table quatre louis.

—Monsieur Fabantou, dit-il, voici pour votre loyer et vos premiers besoins. Nous verrons ensuite.

—Dieu vous le rende, mon généreux bienfaiteur! dit Jondrette; et, s'approchant rapidement de sa femme:

—Renvoie le fiacre!

Elle s'esquiva pendant que son mari prodiguait les saluts et offrait une chaise à M. Leblanc. Un instant après elle revint et lui dit bas à l'oreille:

—C'est fait.

La neige qui n'avait cessé de tomber depuis le matin était tellement épaisse qu'on n'avait point entendu le fiacre arriver, et qu'on ne l'entendit pas s'en aller.

Cependant M. Leblanc s'était assis.

Jondrette avait pris possession de l'autre chaise en face de M. Leblanc.

Maintenant, pour se faire une idée de la scène qui va suivre, que le lecteur se figure dans son esprit la nuit glacée, les solitudes de la Salpêtrière couvertes de neige, et blanches au clair de lune comme d'immenses linceuls, la clarté de veilleuse des réverbères rougissant çà et là ces boulevards tragiques et les longues rangées des ormes noirs, pas un passant peut-être à un quart de lieue à la ronde, la masure Gorbeau à son plus haut point de silence, d'horreur et de nuit, dans cette masure, au milieu de ces solitudes, au milieu de cette ombre, le vaste galetas Jondrette éclairé d'une chandelle, et dans ce bouge deux hommes assis à une table, M. Leblanc tranquille, Jondrette souriant et effroyable, la Jondrette, la mère louve, dans un coin, et, derrière la cloison, Marius invisible, debout, ne perdant pas une parole, ne perdant pas un mouvement, l'œil au guet, le pistolet au poing.

Marius du reste n'éprouvait qu'une émotion d'horreur, mais aucune crainte. Il étreignait la crosse du pistolet et se sentait rassuré.—J'arrêterai ce misérable quand je voudrai, pensait-il.

Il sentait la police quelque part là en embuscade, attendant le signal convenu et toute prête à étendre le bras.

Il espérait du reste que de cette violente rencontre de Jondrette et de M. Leblanc quelque lumière jaillirait sur tout ce qu'il avait intérêt à connaître.

突然遠い単調な鐘の響きがガラスを震わした。サン・メダール会堂で六時を報じ初めたのである。
ジョンドレットはその一響きごとに頭を動かして数えた。六つの響きを聞いた時、指先で蝋燭ろうそくの芯しんをつまんだ。
それから彼は室へやの中を歩き出し、廊下の方に耳を傾け、また歩き出し、また耳を傾けた。「なにきさえすれば!」と彼はつぶやいた。それからまた椅子の所へ戻った。
彼がそこにすわるかすわらないうちに、扉とびらが開いた。
ジョンドレットの女房がそれを開いたのだった。彼女は廊下に立って、ぞっとするような愛想を顔に浮かべていた。龕灯がんどうの穴の一つからもれる光がその顔を下から照らしていた。
「どうぞ旦那様だんなさま、おはいり下さいまし。」と彼女は言った。
「おはいり下さいませ、御親切な旦那様。」とジョンドレットは急いで立ち上がって言った。
ルブラン氏が現われた。
彼はいかにも朗らかな様子をしていて、妙に尊く思われた。
彼はテーブルの上にルイ金貨を四個(八十フラン)置いた。
「ファバントゥー君、」と彼は言った、「これは君の家賃と当座の入用のためのものです。その他のことは御相談するとしましょう。」
「神様があなたにむくいて下さいますように、御慈悲深い旦那様だんなさま。」とジョンドレットは言った。
それから彼は急いで女房に近寄った。
「馬車を返せ。」
亭主がルブラン氏にお世辞をあびせかけ椅子いすを進めてる間に、女房はそっとぬけ出した。そして間もなく戻ってきて亭主の耳にささやいた。
「すんだよ。」
朝から降り続いていた雪は深く積っていたので、馬車のきたのも聞こえなければ、また馬車が帰ってゆくのも聞こえなかった。
そのうちにルブラン氏は腰を掛けた。
ジョンドレットはルブラン氏と向き合った椅子に腰をおろした。
さてこれから起こるべき光景をよく理解せんために、読者は次のことを頭に入れておいていただきたい。凍りつくような寒い夜、雪が積って月光の下に広い経帷子きょうかたびらのように白く横たわって寂莫せきばくたるサルペートリエールの一郭、そのすごい大通りと黒い楡にれの並み木の長い列とを所々赤く照らしてる街灯の光、ひとりの通行人もなさそうな周囲四半里ばかりの間、その静寂と物すごさと暗夜とのまんなかにあるゴルボー屋敷、その屋敷の中に、その寂莫たる一郭の中に、その暗黒の中にあって、ただ一本の蝋燭ろうそくに照らされてるジョンドレットの広い屋根部屋やねべや、その部屋の中に向き合ってテーブルについてるふたりの男、一人は落ち着いた静かなルブラン氏、ひとりはほほえんでる恐ろしいジョンドレット、また片すみには牝めすの狼おおかみのようなジョンドッレットの女房、それから壁の後ろには、人に見えない所にたたずんで、一語も聞きもらさず一挙動も見落とすまいとして、目を見張りピストルを握りしめてるマリユス。
マリユスは一種不安な胸騒ぎを覚えたが、何らの恐怖をも感じなかった。彼はピストルの柄を握りしめて心を落ち着けた。「いつでも好きな時にあの悪党を押さえつけてやろう、」と彼は考えていた。
どこか近くに警官が潜んでいて、約束の合い図を待って今にも腕を差し伸ばそうとしてるもののように、彼は感じていた。
その上、ジョンドレットとルブラン氏とのその恐しい会合から、自分の知りたく思ってることについて何かの手掛かりが得られはすまいかと、彼は望んでいたのである。

 

 

Chapitre XIX Se préoccuper des fonds obscurs

 

À peine assis, M. Leblanc tourna les yeux vers les grabats qui étaient vides.

—Comment va la pauvre petite blessée? demanda-t-il.

—Mal, répondit Jondrette avec un sourire navré et reconnaissant, très mal, mon digne monsieur. Sa sœur aînée l'a menée à la Bourbe se faire panser. Vous allez les voir, elles vont rentrer tout à l'heure.

—Madame Fabantou me paraît mieux portante? reprit M. Leblanc en jetant les yeux sur le bizarre accoutrement de la Jondrette, qui, debout entre lui et la porte, comme si elle gardait déjà l'issue, le considérait dans une posture de menace et presque de combat.

—Elle est mourante, dit Jondrette. Mais que voulez-vous, monsieur? elle a tant de courage, cette femme-là! Ce n'est pas une femme, c'est un bœuf.

La Jondrette, touchée du compliment, se récria avec une minauderie de monstre flatté:

—Tu es toujours trop bon pour moi, monsieur Jondrette!

—Jondrette, dit M. Leblanc, je croyais que vous vous appeliez Fabantou?

—Fabantou dit Jondrette! reprit vivement le mari. Sobriquet d'artiste!

Et, jetant à sa femme un haussement d'épaules que M. Leblanc ne vit pas, il poursuivit avec une inflexion de voix emphatique et caressante:

—Ah! c'est que nous avons toujours fait bon ménage, cette pauvre chérie et moi! Qu'est-ce qu'il nous resterait, si nous n'avions pas cela! Nous sommes si malheureux, mon respectable monsieur! On a des bras, pas de travail! On a du cœur, pas d'ouvrage! Je ne sais pas comment le gouvernement arrange cela, mais, ma parole d'honneur, monsieur, je ne suis pas jacobin, monsieur, je ne suis pas bousingot, je ne lui veux pas de mal, mais si j'étais les ministres, ma parole la plus sacrée, cela irait autrement. Tenez, exemple, j'ai voulu faire apprendre le métier du cartonnage à mes filles. Vous me direz: Quoi! un métier? Oui! un métier! un simple métier! un gagne-pain! Quelle chute, mon bienfaiteur! Quelle dégradation quand on a été ce que nous étions! Hélas! il ne nous reste rien de notre temps de prospérité! Rien qu'une seule chose, un tableau auquel je tiens, mais dont je me déferais pourtant, car il faut vivre! item, il faut vivre!

Pendant que Jondrette parlait, avec une sorte de désordre apparent qui n'ôtait rien à l'expression réfléchie et sagace de sa physionomie, Marius leva les yeux et aperçut au fond de la chambre quelqu'un qu'il n'avait pas encore vu. Un homme venait d'entrer, si doucement qu'on n'avait pas entendu tourner les gonds de la porte. Cet homme avait un gilet de tricot violet, vieux, usé, taché, coupé et faisant des bouches ouvertes à tous ses plis, un large pantalon de velours de coton, des chaussons à sabots aux pieds, pas de chemise, le cou nu, les bras nus et tatoués, et le visage barbouillé de noir. Il s'était assis en silence et les bras croisés sur le lit le plus voisin, et, comme il se tenait derrière la Jondrette, on ne le distinguait que confusément.

Cette espèce d'instinct magnétique qui avertit le regard fit que M. Leblanc se tourna presque en même temps que Marius. Il ne put se défendre d'un mouvement de surprise qui n'échappa point à Jondrette.

—Ah! je vois! s'écria Jondrette en se boutonnant d'un air de complaisance, vous regardez votre redingote? Elle me va! ma foi, elle me va!

—Qu'est-ce que c'est que cet homme? dit M. Leblanc.

—Ça! fit Jondrette, c'est un voisin. Ne faites pas attention.

Le voisin était d'un aspect singulier. Cependant les fabriques de produits chimiques abondent dans le faubourg Saint-Marceau. Beaucoup d'ouvriers d'usines peuvent avoir le visage noir. Toute la personne de M. Leblanc respirait d'ailleurs une confiance candide et intrépide. Il reprit:

—Pardon, que me disiez-vous donc, monsieur Fabantou?

—Je vous disais, monsieur et cher protecteur, repartit Jondrette, en s'accoudant sur la table et en contemplant M. Leblanc avec des yeux fixes et tendres assez semblables aux yeux d'un serpent boa, je vous disais que j'avais un tableau à vendre.

Un léger bruit se fit à la porte. Un second homme venait d'entrer et de s'asseoir sur le lit, derrière la Jondrette. Il avait, comme le premier, les bras nus et un masque d'encre ou de suie.

Quoique cet homme se fût, à la lettre, glissé dans la chambre, il ne put faire que M. Leblanc ne l'aperçût.

—Ne prenez pas garde, dit Jondrette. Ce sont des gens de la maison. Je disais donc qu'il me restait un tableau, un tableau précieux....—Tenez, monsieur, voyez.

Il se leva, alla à la muraille au bas de laquelle était posé le panneau dont nous avons parlé, et le retourna, tout en le laissant appuyé au mur. C'était quelque chose en effet qui ressemblait à un tableau et que la chandelle éclairait à peu près. Marius n'en pouvait rien distinguer, Jondrette étant placé entre le tableau et lui; seulement il entrevoyait un barbouillage grossier, et une espèce de personnage principal enluminé avec la crudité criarde des toiles foraines et des peintures de paravent.

—Qu'est-ce que c'est que cela? demanda M. Leblanc.

Jondrette s'exclama:

—Une peinture de maître, un tableau d'un grand prix, mon bienfaiteur! J'y tiens comme à mes deux filles, il me rappelle des souvenirs! mais, je vous l'ai dit et je ne m'en dédis pas, je suis si malheureux que je m'en déferais.

Soit hasard, soit qu'il eût quelque commencement d'inquiétude, tout en examinant le tableau, le regard de M. Leblanc revint vers le fond de la chambre. Il y avait maintenant quatre hommes, trois assis sur le lit, un debout près du chambranle de la porte, tous quatre bras nus, immobiles, le visage barbouillé de noir. Un de ceux qui étaient sur le lit s'appuyait au mur, les yeux fermés, et l'on eût dit qu'il dormait. Celui-là était vieux; ses cheveux blancs sur son visage noir étaient horribles. Les deux autres semblaient jeunes. L'un était barbu, l'autre chevelu. Aucun n'avait de souliers; ceux qui n'avaient pas de chaussons étaient pieds nus.

Jondrette remarqua que l'œil de M. Leblanc s'attachait à ces hommes.

—C'est des amis. Ça voisine, dit-il. C'est barbouillé parce que ça travaille dans le charbon. Ce sont des fumistes. Ne vous en occupez pas, mon bienfaiteur, mais achetez-moi mon tableau. Ayez pitié de ma misère. Je ne vous le vendrai pas cher. Combien l'estimez-vous?

—Mais, dit M. Leblanc en regardant Jondrette entre les deux yeux et comme un homme qui se met sur ses gardes, c'est quelque enseigne de cabaret. Cela vaut bien trois francs.

Jondrette répondit avec douceur:

—Avez-vous votre portefeuille là? je me contenterais de mille écus.

M. Leblanc se leva debout, s'adossa à la muraille et promena rapidement son regard dans la chambre. Il avait Jondrette à sa gauche du côté de la fenêtre et la Jondrette et les quatre hommes à sa droite du côté de la porte. Les quatre hommes ne bougeaient pas et n'avaient pas même l'air de le voir; Jondrette s'était remis à parler d'un accent plaintif, avec la prunelle si vague et l'intonation si lamentable que M. Leblanc pouvait croire que c'était tout simplement un homme devenu fou de misère qu'il avait devant les yeux.

—Si vous ne m'achetez pas mon tableau, cher bienfaiteur, disait Jondrette, je suis sans ressource, je n'ai plus qu'à me jeter à même la rivière. Quand je pense que j'ai voulu faire apprendre à mes deux filles le cartonnage demi-fin, le cartonnage des boîtes d'étrennes. Eh bien! il faut une table avec une planche au fond pour que les verres ne tombent pas par terre, il faut un fourneau fait exprès, un pot à trois compartiments pour les différents degrés de force que doit avoir la colle selon qu'on l'emploie pour le bois, pour le papier ou pour les étoffes, un tranchet pour couper le carton, un moule pour l'ajuster, un marteau pour clouer les aciers, des pinceaux, le diable, est-ce que je sais, moi? et tout cela pour gagner quatre sous par jour! et on travaille quatorze heures! et chaque boîte passe treize fois dans les mains de l'ouvrière! et mouiller le papier! et ne rien tacher! et tenir la colle chaude! le diable, je vous dis! quatre sous par jour! comment voulez-vous qu'on vive?

Tout en parlant, Jondrette ne regardait pas M. Leblanc qui l'observait. L'œil de M. Leblanc était fixé sur Jondrette et l'œil de Jondrette sur la porte. L'attention haletante de Marius allait de l'un à l'autre. M. Leblanc paraissait se demander: Est-ce un idiot? Jondrette répéta deux ou trois fois avec toutes sortes d'inflexions variées dans le genre traînant et suppliant: Je n'ai plus qu'à me jeter à la rivière! j'ai descendu l'autre jour trois marches pour cela du côté du pont d'Austerlitz!

Tout à coup sa prunelle éteinte s'illumina d'un flamboiement hideux, ce petit homme se dressa et devint effrayant, il fit un pas vers M. Leblanc et lui cria d'une voix tonnante:

—Il ne s'agit pas de tout cela! me reconnaissez-vous?

ルブラン氏は腰をおろすや否や、寝床の方を見やった。だれも寝てはいなかった。
「けがをしたかわいそうな娘さんはいかがです。」と彼は尋ねた。
「よくありません。」とジョンドレットは心配そうなまた感謝してるような微笑をして答えた。「大変悪うございます。それで姉に連れられて、ブールブ施療院へ繃帯ほうたいしてもらいに行きました。間もなくお目にかかるでございましょう、すぐに帰って参りますから。」
「御家内はだいぶおよろしいようですね。」とルブラン氏は女房の変な服装をじろりと見やって言った。彼女はその時、既に出口を扼やくしてるかのようにルブラン氏と扉とびらとの間に立って、威嚇いかくするようなまたほとんど戦わんとしてるような態度で彼を見守っていた。
「家内はもう死にかかっているのでございます。」とジョンドレットは言った。「ですが旦那様だんなさま、非常に元気がございましてな、女というよりはまったく牛とでも申したいくらいで。」
女房はその賛辞に動かされて、媚こびられた怪物が嬌態しなを作るような様子で言った。
「あなたはいつもほんとに親切でね、ジョンドレット。」
「ジョンドレットですって。」とルブラン氏は言った。「私はまたファバントゥー君というのだと思っていましたが。」
「ファバントゥー一名ジョンドレットでありまして、」と亭主は急いで言った、「俳優の雅号でございます。」
そしてルブラン氏に気づかれぬようちょっと肩をそびやかして女房をたしなめ、力をこめた媚びるような調子で言い進んだ。
「いや、この家内と私とは、いつも仲よく暮らしていますんで、そういうことでもなかった日には、もう世に何の楽しみもございません。私どもはそれほど不仕合わせなので、旦那様。腕はあっても仕事はありませず、元気はあっても働く所がありません。いったい政府はどうしているのでしょう。私は決して旦那、過激党ではございません、騒ぎを起こす者ではございません、政府に楯たてをつく者ではございません。ですが私がもし大臣にでもなりましたら、断じてこんな状態にはして置きません。まあたとえば、私は娘どもに紙細工の職業でも覚えさしたかったのです。なに職業を? とおっしゃるのですか。さようです、職業で、ほんのちょっとした職業で、パンを得るだけのものでございます。何という落ちぶれかたでしょう。旦那様。昔の姿と比べては何という零落でございましょう。ほんとに、盛んな時のものは何一つ残ってはいません。ただ一つだけで何にも残ってはいません。ただ一つと申しますのは、ごく大事にしています画面ですが、それをも手離そうというのでございます。何しろ食っては行かなくちゃなりませんので、まったく食ってだけはゆかなくちゃなりませんので。」
ジョンドレットがそういうふうに、考え深い狡猾こうかつそうな顔の表情を保ちながらも表面上何ら前後の考えもなさそうなふうでしゃべっているうちに、マリユスはふと目をあげて、今まで見なかったひとりの男を室へやの奥に認めた。その男は、扉とびらの音も立てずに静かにはいってきたのである。紫色の毛編みのチョッキを着ていたが、それもすり切れよごれ裂けた古いもので、折り目の所には皆穴があいていた。それからまた、綿ビロードの大きなズボンをはき、足には木靴きぐつをつっかけ、シャツも着ず、首筋を出し、刺青いれずみした両腕を出し、顔はまっ黒に塗られていた。彼は黙って腕を組んだまま、近い方の寝台に腰をおろしていたが、ちょうどジョンドレットの女房の後ろになっていたので、ただぼんやりその姿が見えるきりだった。
注意を伝える一種の磁石的な本能から、ルブラン氏はマリユスとほとんど同時にその方を顧みた。彼は驚きの様子を自らおさえることができなかった。そしてそれはジョンドレットの目をのがれなかった。
「ああなるほど、外套がいとうでございますか。」とジョンドレットは叫んで、機嫌きげんを取るようなふうでそのボタンをかけた。「私によく合います。まったくよく合います。」
「あの人はだれです。」とルブラン氏は言った。
「あれでございますか。」とジョンドレットは言った。
「隣の男でありまして、どうか決しておかまいなく。」
その隣の男というのは、不思議な顔つきをしていた。けれども、そのサン・マルソー郭外には化学製造工場がたくさんあって、そこの職工は多くまっ黒な顔をしてることがあった。ルブラン氏の様子は、静かに大胆に安心しきってるがようだった。彼は言った。
「で、何のお話でしたかな、ファバントゥー君。」
「話と申しますのは、実は旦那様だんなさま。」とジョンドレットは言いながら、テーブルの上に肱ひじをつき蟒蛇うわばみのようなじっとすわったやさしい目でルブラン氏をながめた。「私は画面を一つ売り払いたいと申しかけた所でございましたが。」
扉とびらの所で軽い音がした。第二の男がはいってきて、ジョンドレットの女房の後ろに寝台に腰掛けた。第一の男と同じように、両腕を出し、インキか煤すすかで顔を塗りつぶしていた。
その男も文字どおりに室へやにすべり込んできたのであるが、ルブラン氏の注意をのがれることはできなかった。
「どうかお気になさいませんように。」とジョンドレットは言った。「みんなこの家にいるものでございます。ところで今の話でございますが、私に残っていますのは一枚の画面きりで、それも貴重なものでして……。まあ旦那、ごらん下さいませ。」
彼は立ち上がって、壁の所へ行った。その下の方に、前に述べた鏡板が置いてあった。彼はそれを裏返して、やはり壁に立てかけた。それはなるほど何か画面らしいもので、わずかに蝋燭ろうそくの光で照らされていた。マリユスはジョンドレットが自分とその画面との間に立っているので、何が描いてあるかはっきり見て取ることができなかった。しかしちょっと見た所、粗末な書きなぐりのものらしく、その主要人物らしいのには、見世物の看板か屏風びょうぶの絵かに見るようななまなましい色彩が施してあった。
「それは何ですか。」とルブラン氏は尋ねた。
ジョンドレットは勢いよく言った。
「大家の絵でして、非常な価値ねうちのあるもので、旦那様だんなさま。私はふたりの娘と同じぐらいにこれを大事にしていまして、種々の思い出がこもっているのでございます。ですが今申しましたとおり、まったくのところ、ごく困っているものですから、これを売ってしまいたいと存じまして……。」
偶然にか、それとも多少不安を感じ初めたのか、ルブラン氏はその画面をながめながらもちらと室へやのすみを見やった。そこには今や四人の男がいた。三人は寝台に腰掛け、ひとりは扉とびらの框かまちのそばに立っていた。四人とも腕をあらわにし、身動きもしないで、顔は黒く塗られていた。寝台に腰掛けてる三人のうちのひとりは、壁によりかかって目を閉じ、あたかも眠ってるかのようだった。その男はもう老人で、まっ黒な顔の上に白い髪があるありさまは何とも言えない不気味さだった。他のふたりはまだ若そうで、ひとりは髯ひげをはやしており、ひとりは髪の毛を長くしていた。だれも靴くつをはいていなかった。上靴をはいてない者は跣足はだしのままだった。
ジョンドレットはルブラン氏の目がその男らの上にすえられてるのを認めた。
「みな親しい仲の者で、近所の者でございます。」と彼は言った。「顔を黒くしていますのは、炭の中で仕事をしているからでして、みな暖炉職工でございます。どうかお気になさらないで、旦那、まあ私のこの画面を買って下さいませ。どうか不幸をあわれんで下さいませ。高くとは申しません。がまあどれぐらいの価値ねうちだとおぼし召されますか。」
「だが、」とルブラン氏は言いかけて、ジョンドレットの顔をまともにじっとながめ、用心するようなふうであった、「それは何か旅籠屋はたごやの看板ですね。三フランぐらいはしますかな。」
ジョンドレットは静かに答えた。
「紙入れをお持ち合わせでございましょうか。千エキュー(五千フラン)なら申し分ありませんが。」
ルブラン氏はすっくと身を起こし、壁を背にして、急いで室へやの中を見回した。左手の窓の方にはジョンドレットがおり、右手の扉とびらの方にはその女房と四人の男とがいた。四人の男は身動きもしなければ、また彼を見てる様子さえもなかった。ジョンドレットはぼんやりした瞳ひとみをして悲しそうな調子を張り上げ、泣くような声でまた話し出した。それでルブラン氏も今目の前におるこの男は貧乏のために気でも狂ったのではないかと思ったかも知れない。
「もしこの画面でもお買い下さらなければ、まったく旦那様だんなさま、」とジョンドレットは言った、「私はもう策の施しようもありませんで、川にでも身を投げるよりほか仕方がございません。私はふたりの娘に、合わせ紙の仕事を、お年玉用のボール箱をこしらえる仕事を習わせようと思っていますんです。それにはガラスが下に落ちないように向こうに板のついたテーブルだの、特別な炉だの、木と紙と布とに使い分けする強さの違ったそれぞれの糊のりを入れる三つに仕切ってある壺つぼだの、それからまた、厚紙を切る截たち包丁、形を取る型、鉄をうちつける金槌かなづち、ピンセット、その他いろんなものがいります。そしてそれでいくら取れるかと言えば、日に四スーだけでございます、それも十四時間働きづめでして。箱一つでき上がるには十三遍も細工人の手をくぐります。しかも紙はぬらさなければならないし、汚点しみをつけてはいけないし、糊のりは熱くしておかなければならないし、まったくやりきれません。そして日に四スーです。それでまあどうして暮らしてゆけましょう。」
そういうふうに語りながらジョンドレットは、彼を見守ってるルブラン氏の方を少しも顧みなかった。ルブラン氏の目はジョンドレットを見つめ、ジョンドレットの目は扉とびらを見つめていた。マリユスの熱心な注意はふたりの上に代わる代わる向けられた。ルブラン氏は自ら問うようなふうだった。「この男はばかなのかな?」ジョンドレットは冗漫と懇願とのあらゆる調子で二、三度くり返した。
「川にでも身を投げるよりほか、もう仕方がございません! 先日もそのつもりで、オーステルリッツ橋のわきを三段ほどおりてゆきました。」
と突然、彼の鈍い瞳ひとみは怪しい炎に輝き、小さな身体は伸び上がって恐ろしい様子になり、ルブラン氏の方へ一歩進み、そして雷のような声で彼は叫んだ。
「そんなことではないんだ! 貴様には俺おれがわかるか?」

 

 

Chapitre XX Le guet-apens

La porte du galetas venait de s'ouvrir brusquement, et laissait voir trois hommes en blouse de toile bleue, masqués de masques de papier noir. Le premier était maigre et avait une longue trique ferrée, le second, qui était une espèce de colosse, portait, par le milieu du manche et la cognée en bas, un merlin à assommer les bœufs. Le troisième, homme aux épaules trapues, moins maigre que le premier, moins massif que le second, tenait à plein poing une énorme clef volée à quelque porte de prison.

ちょうどそれは、部屋へやの扉が突然開いて、青麻のだぶだぶの上衣を着、黒紙の仮面をつけた三人の男が見えた時だった。第一の男はやせていて、鉄のついた長い棒を持っていた。第二の男は巨人のような体躯たいくで、屠牛用とぎゅうようの斧おのを頭を下にして柄のまんなかを握っていた。第三の男は肩幅が広く、第一の男ほどやせてもいなければ第二の男ほど太くもなくて、どこかの牢獄の戸から盗んででもきたようなばかに大きな鍵かぎを握りしめていた。

 

 

Il paraît que c'était l'arrivée de ces hommes que Jondrette attendait. Un dialogue rapide s'engagea entre lui et l'homme à la trique, le maigre.

—Tout est-il prêt? dit Jondrette.

—Oui, répondit l'homme maigre.

—Où donc est Montparnasse?

—Le jeune premier s'est arrêté pour causer avec ta fille.

—Laquelle?

—L'aînée.

—Il y a un fiacre en bas?

—Oui.

—La maringotte est attelée?

—Attelée.

—De deux bons chevaux?

—Excellents.

—Elle attend où j'ai dit qu'elle attendît?

—Oui.

—Bien, dit Jondrette.

M. Leblanc était très pâle. Il considérait tout dans le bouge autour de lui comme un homme qui comprend où il est tombé, et sa tête, tour à tour dirigée vers toutes les têtes qui l'entouraient, se mouvait sur son cou avec une lenteur attentive et étonnée, mais il n'y avait dans son air rien qui ressemblât à la peur. Il s'était fait de la table un retranchement improvisé; et cet homme qui, le moment d'auparavant, n'avait l'air que d'un bon vieux homme, était devenu subitement une sorte d'athlète, et posait son poing robuste sur le dossier de sa chaise avec un geste redoutable et surprenant.

Ce vieillard, si ferme et si brave devant un tel danger, semblait être de ces natures qui sont courageuses comme elles sont bonnes, aisément et simplement. Le père d'une femme qu'on aime n'est jamais un étranger pour nous. Marius se sentit fier de cet inconnu.

Trois des hommes aux bras nus dont Jondrette avait dit: ce sont des fumistes, avaient pris dans le tas de ferrailles, l'un une grande cisaille, l'autre une pince à faire des pesées, le troisième un marteau, et s'étaient mis en travers de la porte sans prononcer une parole. Le vieux était resté sur le lit, et avait seulement ouvert les yeux. La Jondrette s'était assise à côté de lui. Marius pensa qu'avant quelques secondes le moment d'intervenir serait arrivé, et il éleva sa main droite vers le plafond, dans la direction du corridor, prêt à lâcher son coup de pistolet.

Jondrette, son colloque avec l'homme à la trique terminé, se tourna de nouveau vers M. Leblanc et répéta sa question en l'accompagnant de ce rire bas, contenu et terrible qu'il avait:

—Vous ne me reconnaissez donc pas?

M. Leblanc le regarda en face et répondit:

—Non.

Alors Jondrette vint jusqu'à la table. Il se pencha par-dessus la chandelle, croisant les bras, approchant sa mâchoire anguleuse et féroce du visage calme de M. Leblanc, et avançant le plus qu'il pouvait sans que M. Leblanc reculât, et, dans cette posture de bête fauve qui va mordre, il cria:

—Je ne m'appelle pas Fabantou, je ne m'appelle pas Jondrette, je me nomme Thénardier! je suis l'aubergiste de Montfermeil! entendez-vous bien? Thénardier! Maintenant me reconnaissez-vous?

Une imperceptible rougeur passa sur le front de M. Leblanc, et il répondit sans que sa voix tremblât, ni s'élevât, avec sa placidité ordinaire:

—Pas davantage.

ジョンドレットはそれら三人の男が来るのを待っていたものらしい。そして棍棒こんぼうを持ったやせた男と彼との間に速い対話が初まった。
「すっかり用意はできてるか。」とジョンドレットは言った。
「できてる。」とやせた男は答えた。
「だがモンパルナスはどこにおる。」
「あの色役者は、立ち止まってお前の娘と話をしていた。」
「どっちの娘だ。」
「姉の方よ。」
「下に辻馬車つじばしゃはきてるか。」
「きてる。」
「例の小馬車に馬はついてるか。」
「ついてる。」
「いいやつを二頭か。」
「すてきなやつだ。」
「言っといた所で待ってるな。」
「そうだ。」
「よし。」とジョンドレットは言った。
ルブラン氏はひどく青ざめていた。彼は今やいかなる所へ陥ったかを了解したかのように、室へやの中のものをぐるりと見回した。そしてまわりを取り囲んでる人々の方へ順々に向けられる彼の頭は、注意深そうにかつ驚いたようにおもむろに首の上を動いた。しかし彼の様子のうちには、恐怖のさまは少しも見えなかった。彼はテーブルをもって即座の堡塁ほるいとした。そして一瞬間前まではただ親切な老人としか思われなかった彼は、今やにわかに闘士の姿に変わって、椅子いすの背にその頑丈がんじょうな拳こぶしを置き、驚くべき恐ろしい態度を取った。
かかる危険を前にして確固毅然きぜんたるその老人は、ただ何ということもなく本来からして勇気と親切とを兼ねそなえてるもののように思われた。おのれの愛する女の父に当たる人は、おのれに対して決して他人ではない。マリユスはその名も知らぬ老人について自ら矜ほこりを感じた。
ジョンドレットが、「あれはみな暖炉職工でございます、」と言った腕のあらわな男どものうちの三人は、鉄くずの中を探って、ひとりは大きな鋏はさみを取り、ひとりは重い火ばしを取り、ひとりは金槌かなづちを取って、一言も発せずに扉とびらから斜めに並んだ。年取った男はなお寝台の上に腰掛けていて、ただ目を開いたばかりだった。ジョンドレットの女房はそのそばに腰掛けていた。
マリユスはもう数秒のうちに自分が手を出すべき時が来るだろうと考えた。彼は廊下の方へ天井を向けて右手を上げ、ピストルを打つ用意をした。
ジョンドレットは棍棒こんぼうの男との対話を終えて、再びルラブン氏の方へ向き、彼独特のおさえつけたような恐ろしい低い笑いをしながら、前の問いをくり返した。
「それじゃ貴様には俺おれがわからねえのか。」
ルブラン氏は彼を正面からじっと見て答えた。
「わからない。」
するとジョンドレットはテーブルの所までやっていった。そして蝋燭ろうそくの上から身をかがめ、腕を組み、その角張った獰猛どうもうな頤あごをルブラン氏の落ち着いた顔にさしつけ、ルブラン氏があとにさがらないくらいにできるだけ近く進み出て、まさにかみつかんとする野獣のようなその姿勢のまま叫んだ。
「俺おれはファバントゥーというんじゃねえ、ジョンドレットというんでもねえ。俺はテナルディエという者だ。モンフェルメイュの宿屋の亭主だ。いいか、そのテナルディエなんだ。さあこれで貴様、俺がわかったろう。」
ほとんど見えないくらいの赤みがルブラン氏の額にちらと浮かんだ。そして彼は例の平静さで、震えもしなければ高まりもしない声で答えた。
「いっこうわからない。」

 

 

 

Marius n'entendit pas cette réponse. Qui l'eût vu en ce moment dans cette obscurité l'eût vu hagard, stupide et foudroyé. Au moment où Jondrette avait dit: Je me nomme Thénardier, Marius avait tremblé de tous ses membres et s'était appuyé au mur comme s'il eût senti le froid d'une lame d'épée à travers son cœur. Puis son bras droit, prêt à lâcher le coup de signal, s'était abaissé lentement, et au moment où Jondrette avait répété Entendez-vous bien, Thénardier? les doigts défaillants de Marius avaient laissé tomber le pistolet. Jondrette, en dévoilant qui il était, n'avait pas ému M. Leblanc, mais il avait bouleversé Marius. Ce nom de Thénardier, que M. Leblanc ne semblait pas connaître, Marius le connaissait. Qu'on se rappelle ce que ce nom était pour lui! Ce nom, il l'avait porté sur son cœur, écrit dans le testament de son père! il le portait au fond de sa pensée, au fond de sa mémoire, dans cette recommandation sacrée: «Un nommé Thénardier m'a sauvé la vie. Si mon fils le rencontre, il lui fera tout le bien qu'il pourra.» Ce nom, on s'en souvient, était une des piétés de son âme; il le mêlait au nom de son père dans son culte. Quoi! c'était là ce Thénardier, c'était là cet aubergiste de Montfermeil qu'il avait vainement et si longtemps cherché! Il le trouvait enfin, et comment! ce sauveur de son père était un bandit! cet homme, auquel lui Marius brûlait de se dévouer, était un monstre! ce libérateur du colonel Pontmercy était en train de commettre un attentat dont Marius ne voyait pas encore bien distinctement la forme, mais qui ressemblait à un assassinat! et sur qui, grand Dieu! Quelle fatalité! quelle amère moquerie du sort! Son père lui ordonnait du fond de son cercueil de faire tout le bien possible à Thénardier, depuis quatre ans Marius n'avait pas d'autre idée que d'acquitter cette dette de son père, et, au moment où il allait faire saisir par la justice un brigand au milieu d'un crime, la destinée lui criait: c'est Thénardier! La vie de son père, sauvée dans une grêle de mitraille sur le champ héroïque de Waterloo, il allait enfin la payer à cet homme, et la payer de l'échafaud! Il s'était promis, si jamais il retrouvait ce Thénardier, de ne l'aborder qu'en se jetant à ses pieds, et il le retrouvait en effet, mais pour le livrer au bourreau! Son père lui disait: Secours Thénardier! et il répondait à cette voix adorée et sainte en écrasant Thénardier! Donner pour spectacle à son père dans son tombeau l'homme qui l'avait arraché à la mort au péril de sa vie, exécuté place Saint-Jacques par le fait de son fils, de ce Marius à qui il avait légué cet homme! et quelle dérision que d'avoir si longtemps porté sur sa poitrine les dernières volontés de son père écrites de sa main pour faire affreusement tout le contraire! Mais, d'un autre côté, assister à ce guet-apens et ne pas l'empêcher! quoi! condamner la victime et épargner l'assassin! est-ce qu'on pouvait être tenu à quelque reconnaissance envers un pareil misérable? Toutes les idées que Marius avait depuis quatre ans étaient comme traversées de part en part par ce coup inattendu. Il frémissait. Tout dépendait de lui. Il tenait dans sa main à leur insu ces êtres qui s'agitaient là sous ses yeux. S'il tirait le coup de pistolet, M. Leblanc était sauvé et Thénardier était perdu; s'il ne le tirait pas, M. Leblanc était sacrifié et, qui sait? Thénardier échappait. Précipiter l'un, ou laisser tomber l'autre! remords des deux côtés. Que faire? que choisir? manquer aux souvenirs les plus impérieux, à tant d'engagements profonds pris avec lui-même, au devoir le plus saint, au texte le plus vénéré! manquer au testament de son père, ou laisser s'accomplir un crime! Il lui semblait d'un côté entendre «son Ursule» le supplier pour son père, et de l'autre le colonel lui recommander Thénardier. Il se sentait fou. Ses genoux se dérobaient sous lui. Et il n'avait pas même le temps de délibérer, tant la scène qu'il avait sous les yeux se précipitait avec furie. C'était comme un tourbillon dont il s'était cru maître et qui l'emportait. Il fut au moment de s'évanouir.

Cependant Thénardier, nous ne le nommerons plus autrement désormais, se promenait de long en large devant la table dans une sorte d'égarement et de triomphe frénétique.

Il prit à plein poing la chandelle et la posa sur la cheminée avec un frappement si violent que la mèche faillit s'éteindre et que le suif éclaboussa le mur.

Puis il se tourna vers M. Leblanc, effroyable, et cracha ceci:

—Flambé! fumé! fricassé! à la crapaudine!

Et il se remit à marcher, en pleine explosion.

—Ah! criait-il, je vous retrouve enfin, monsieur le philanthrope! monsieur le millionnaire râpé! monsieur le donneur de poupées! vieux Jocrisse! Ah! vous ne me reconnaissez pas! Non, ce n'est pas vous qui êtes venu à Montfermeil, à mon auberge, il y a huit ans, la nuit de Noël 1823! ce n'est pas vous qui avez emmené de chez moi l'enfant de la Fantine, l'Alouette! ce n'est pas vous qui aviez un carrick jaune! non! et un paquet plein de nippes à la main comme ce matin chez moi! Dis donc, ma femme! c'est sa manie, à ce qu'il paraît, de porter dans les maisons des paquets pleins de bas de laine! vieux charitable, va! Est-ce que vous êtes bonnetier, monsieur le millionnaire? vous donnez aux pauvres votre fonds de boutique, saint homme! quel funambule! Ah! vous ne me reconnaissez pas? Eh bien, je vous reconnais, moi, je vous ai reconnu tout de suite dès que vous avez fourré votre mufle ici. Ah! on va voir enfin que ce n'est pas tout roses d'aller comme cela dans les maisons des gens, sous prétexte que ce sont des auberges, avec des habits minables, avec l'air d'un pauvre, qu'on lui aurait donné un sou, tromper les personnes, faire le généreux, leur prendre leur gagne-pain, et menacer dans les bois, et qu'on n'en est pas quitte pour rapporter après, quand les gens sont ruinés, une redingote trop large et deux méchantes couvertures d'hôpital, vieux gueux, voleur d'enfants!

Il s'arrêta, et parut un moment se parler à lui-même. On eût dit que sa fureur tombait comme le Rhône dans quelque trou; puis, comme s'il achevait tout haut des choses qu'il venait de se dire tout bas, il frappa un coup de poing sur la table et cria:

—Avec son air bonasse!

Et apostrophant M. Leblanc:

—Parbleu! vous vous êtes moqué de moi autrefois. Vous êtes cause de tous mes malheurs! Vous avez eu pour quinze cents francs une fille que j'avais, et qui était certainement à des riches, et qui m'avait déjà rapporté beaucoup d'argent, et dont je devais tirer de quoi vivre toute ma vie! une fille qui m'aurait dédommagé de tout ce que j'ai perdu dans cette abominable gargote où l'on faisait des sabbats sterlings et où j'ai mangé comme un imbécile tout mon saint-frusquin! Oh! je voudrais que tout le vin qu'on a bu chez moi fût du poison à ceux qui l'ont bu! Enfin n'importe! Dites donc! vous avez dû me trouver farce quand vous vous êtes en allé avec l'Alouette! Vous aviez votre gourdin dans la forêt! Vous étiez le plus fort. Revanche. C'est moi qui ai l'atout aujourd'hui! Vous êtes fichu, mon bonhomme! Oh mais, je ris. Vrai, je ris! Est-il tombé dans le panneau! Je lui ai dit que j'étais acteur, que je m'appelais Fabantou, que j'avais joué la comédie avec mamselle Mars, avec mamselle Muche, que mon propriétaire voulait être payé demain 4 février, et il n'a même pas vu que c'est le 8 janvier et non le 4 février qui est un terme! Absurde crétin! Et ces quatre méchants philippes qu'il m'apporte! Canaille! Il n'a même pas eu le cœur d'aller jusqu'à cent francs! Et comme il donnait dans mes platitudes! Ça m'amusait. Je me disais: Ganache! Va, je te tiens. Je te lèche les pattes ce matin! Je te rongerai le cœur ce soir!

Thénardier cessa. Il était essoufflé. Sa petite poitrine étroite haletait comme un soufflet de forge. Son œil était plein de cet ignoble bonheur d'une créature faible, cruelle et lâche, qui peut enfin terrasser ce qu'elle a redouté et insulter ce qu'elle a flatté, joie d'un nain qui mettrait le talon sur la tête de Goliath, joie d'un chacal qui commence à déchirer un taureau malade, assez mort pour ne plus se défendre, assez vivant pour souffrir encore.

マリユスの耳にはその答えもはいらなかった。その暗闇くらやみの中にそのとき彼を見た者があったならば、駭然がいぜんとし呆然ぼうぜんとして打ちひしがれたような彼の様子が見られたであろう。ジョンドレットが「俺はテナルディエという者だ」と言った瞬間に、マリユスはあたかも心臓を貫かれる刃の冷たさを感じたかのように、全身を震わして壁にもたれかかった。それから合い図の射撃をしようと待ち構えていた右の腕は静かにたれ、ジョンドレットが「いいかそのテナルディエなんだ」とくり返した時には、力を失った彼の指は危うくピストルを落としかけた。本名を現わしたジョンドレットは、ルブラン氏を動かし得なかったが、マリユスを顛倒さした[#「顛倒さした」は底本では「転倒さした」]。ルブラン氏が知らないらしいそのテナルディエという名前を、マリユスはよく知っていた。そしてその名前は彼にとっていかなる意味を有するかを読者は思い出すだろう。その名前こそ、父の遺言のうちにしるされ、彼が常に心にいだいていたものである。彼はその名前を、頭の奥に、記憶の底に、また、「テナルディエという者予の生命を救いくれたり、もし予が子にして彼に出会わば、及ぶ限りの好意を彼に表すべし、」という神聖なる命令のうちに、常に納めていたのである。その名前こそ、読者の記憶するとおり、彼の心が帰依してるものの一つであった。彼はそれを父の名前といっしょにして崇拝していた。しかるに現在この男がテナルディエであろうとは! 長い間いたずらにさがしあぐんでいたモンフェルメイュの宿屋の主人であろうとは! 彼はついにその男を見いだしたが、それもいかにしてであったか。父を救った男は悪漢だったのである。マリユスが身をささげて仕えんと望んでいたその男は、怪物だったのである。このポンメルシー大佐を救ってくれた男は、今やある暴行を行なわんとしていた。マリユスにはその暴行がいかなる形式のものであるかまだ明らかにはわからなかったけれども、とにかく殺害らしく思われるものだった。しかもその暴行はだれに向かって加えられんとしているのか! ああ何たる宿命ぞ、いかに苦にがき運命の愚弄ぐろうぞ! 父は柩ひつぎの底から彼に、でき得る限りの好意をテナルディエにつくすよう命じていた、そして四年の間彼は、父に対するその負債おいめを果たさんとの念しか持っていなかった。しかるに、警官をして罪悪の最中における悪漢を捕えさせんとする瞬間に当たって運命は彼に叫んだ。「その男こそテナリディエである!」ワーテルローの勇ましい戦場で弾丸の雨下する中に救われた父の生命に対して、その男に彼はついに何をむくいんとするのか、絞首台をもってむくいんとするのか。もしテナルディエを見いだすこともあったら、直ちに馳はせ寄ってその足下に身を投じようと、彼はかねて期していた。そして今実際彼を見いだしはしたが、しかしそれは彼を刑執行人の手に渡さんがためだったのであるか。父はマリユスに「テナルディエを救え」と言っていた、しかるにマリユスはテナルディエを打ちひしいでその敬愛せる聖きよき声に答えんとするのか。その男は身の危険を冒して父を死より救い、父はその男を子たるマリユスに頼んでおいたのに、マリユスは今自らその男をサン・ジャックの広場に処刑さして、それを父の墓前にささげんとするのか。父が自らしたためた最後の意志をかくも長い間胸にいだいていながら、まさしくその正反対をなさんとは、何という運命の愚弄ぐろうであろう! しかしまた一方に、その待ち伏せを見ながらそれを妨げんともせず、被害者を見捨て殺害者を許さんとするのか! かかる悪漢に対して何らか感謝の念をいだき得るものであろうか。四カ年以来マリユスが持っていたあらゆる考えは、その意外の打撃によってずたずたに引き裂かれてしまった。彼は身を震わした。すべては彼の一存にかかっていた。彼の眼前に争っているそれらの人々は、おのずから彼の手中にあった。もし彼がピストルを打ったならば、ルブラン氏は救われテナルディエは捕えられるだろう。もしピストルを打たなければ、ルブラン氏は犠牲に供され、テナルディエはあるいは身を脱するだろう。一方を倒しても、また他方を見殺しにしても、いずれも悔恨の念は免れぬ。何となすべきか? いずれを選ぶべきか? 最も強き記憶、内心の深き誓い、最も神聖なる義務、最も尊き文言、それにそむくべきか。父の遺言にそむくべきか。あるいはまた罪悪の行なわるるのを見過ごすべきか。一方には父のために懇願する「わがユルスュール」の声が聞こえるように思われ、他方にはテナルディエのことを頼む大佐の声が聞こえるように思われた。そして彼は気も狂わんばかりの心地がした。膝ひざも身体をささえきれなくなった。しかも眼前の光景は切迫していて、熟慮のひまさえもなかった。自分が左右し得ると思っていた旋風にかえって運び去らるるがようなものだった。彼はほとんど気を失いかけた。
その間にテナルディエは――われわれは以後彼をこの名前で呼ぶことにしよう――われを忘れたようにまた勝利に酔うたがように、テーブルの前をあちらこちら歩いていた。
彼は手のうちに蝋燭ろうそくをつかみ、蝋は壁にはねかかり火は消えかかったほどの激しさでそれを暖炉の上に置いた。
それから彼は恐ろしい様子でルブラン氏の方をふり向き、こういう言葉を吐きかけた。
「焼けた、焦げた、煮えた、蒲焼かばやきだ!」
そして彼は恐ろしい勢いでまた歩き出した。
「ああ、」と彼は叫んだ、「とうとう見つけたよ、慈善家さん、ぼろ着物の分限者さん、人形をくれた奴やっこさん、老耄おいぼれのジョクリスさん!(訳者注 ジョクリスとはお人よしの典型的人物)ああお前さんにはわしがわからないのかね。ちょうど八年前、一八二三年のクリスマスの晩に、モンフェルメイュのわしの宿屋へきたなあ、お前さんではなかったろうよ。ファンティーヌの娘のアルーエットというのをわしの家から連れ出したなあ、お前さんではなかったろうよ。黄色い外套がいとうを着ていたのはな、そして今朝けさわしの所へきた時のようにぼろ着物の包みを手に下げていたのはな。おい女房、よその家へ毛糸の靴下くつしたをつめ込んだ包みを持って行くのは、この男の癖と見えるな、この慈善顔をした老耄めのな。分限者さん、お前さんは小間物屋かね。貧乏人に店のがらくたをくれやがって、へん、笑わせやがるよ。お前さんに俺おれがわからねえって? だがな、俺の方ではわかってるんだ。お前がここに鼻をつっ込みやがった時からすぐに見て取ったんだ。宿屋だからと言ってやたらに人の家へ入り込みやがって、みじめな着物をつけてさ、一文の銭をこうような貧乏な様子をしてさ、人をだまかし、大きなふうをして、米櫃こめびつをまき上げやがって、森の中で人を脅かしやがって、そのくせ人が落ちぶれてると、大きすぎる外套がいとうだの病院にあるようなぼろ毛布を二枚持ってきて、すました顔をしてやがる。それでうまくゆくと思うと大まちがえだ、老耄おいぼれの乞食こじきめが、誘拐者かどわかしめが!」
彼はふと言いやめて、ちょっと心の中で独語してるように見えた。ちょうど彼の憤怒は、ローヌ川のように穴の中へでも落ちたかのように見えた。そしてひそかに独語したことに大声で結末をつけるかのように、テーブルを拳こぶしでたたいて叫んだ。
「しかもお人よしのようなふうをしやがってさ。」
そしてルブラン氏の方へ言いかけた。
「おい、お前は以前によくも俺おれをばかにしやがったな。俺の不運のもとはみんなお前だぞ。わずか千五百フランで大事な娘を取ってゆきやがったからだ。娘はな、たしか金持ちの子供だったんだ。それまでにずいぶん金も送ってきた。俺はその娘を一生の食いものにするつもりでいたんだ。あの宿屋じゃあずいぶん損をしたんだが、その娘さえいりゃあどうにかなったろうというものだ。あんなつまらねえ宿屋ったらねえや、ぜいたくなばか騒ぎばかりしてさ、俺の方じゃあ能のうもなくすっかり食いつぶしてしまったからな。あああの店へきやがって酒を飲んだ奴やつどもにゃあ酒がみな毒とでもなったらなあ! いやそんなこたあどうでもいいや。おいお前はな、あのアルーエットを連れて行く時には、俺を愚図とでも思って笑いやがったろうな。あの森の中では大きな棒を持っていやがったな。あの時はお前の方が強かったさ、だがこんどはそうはいかねえや。切り札は俺の方にあるんだ。お気の毒だがお前の方が負けだ。ははあおかしいや、ちゃんちゃらおかしいや。うまく罠わなに落っこちやがった。俺は言ってやったよ、俳優でございます、私はファバントゥーと申します、マルス嬢やムューシュ嬢といっしょに芝居をしたこともございます、二月四日に家主に金を払わなくてはなりませんとさ、それに奴やっこさん少しも気がつかねえんだ、期限は二月四日じゃなくて一月八日になってるってことをな。ばか野郎め! そしてつまらねえフィリップ(訳者注 ルイ・フィリップ王の肖像がある二十フラン金貨)を四つ持ってきやがった。恥知らずめ! せめて百フランでも持って来りゃあまだしもだ。だがまあうまく俺のおもしろくもねえ策に乗りやがった。ほんにおかしいや。俺おれはひとりでこう言っていたんだ。『おばかさん、さあつかまえたぞ。今朝けさはてめえの足をなめてやる、だが晩になってみろ、心臓までもしゃぶってやるからな。』」
テナルディエはしゃべるのをやめた。彼は息を切らしていた。その小さな狭い胸は、鍛冶屋かじやの※(「韋+備のつくり」、第3水準1-93-84)ふいごのように[#「※(「韋+備のつくり」、第3水準1-93-84)ふいごのように」は底本では「鞴ふいごのように」]あえいでいた。その目は賤いやしい幸福の色に満ちていた。恐れていた者をついにうち倒し媚こびていた者をついに侮辱してやったという残忍卑怯ひきょうな弱者の喜びであり、巨人ゴライアスの頭を土足にかける侏儒しゅじゅの喜びであり、もはや身を守り得ないほど死に瀕ひんしてはいるがまだ苦痛を感ずるくらいの命はある病める牡牛おうしを、初めて引き裂きかけた豪狗ごうくの喜びである。

 

 

 

M. Leblanc ne l'interrompit pas, mais lui dit lorsqu'il s'interrompit:

—Je ne sais ce que vous voulez dire. Vous vous méprenez. Je suis un homme très pauvre et rien moins qu'un millionnaire. Je ne vous connais pas. Vous me prenez pour un autre.

—Ah! râla Thénardier, la bonne balançoire! Vous tenez à cette plaisanterie! Vous pataugez, mon vieux! Ah! vous ne vous souvenez pas? Vous ne voyez pas qui je suis!

—Pardon, monsieur, répondit M. Leblanc avec un accent de politesse qui avait en un pareil moment quelque chose d'étrange et de puissant, je vois que vous êtes un bandit.

Qui ne l'a remarqué, les êtres odieux ont leur susceptibilité, les monstres sont chatouilleux. À ce mot de bandit, la femme Thénardier se jeta à bas du lit, Thénardier saisit sa chaise comme s'il allait la briser dans ses mains.—Ne bouge pas, toi! cria-t-il à sa femme; et, se tournant vers M. Leblanc:

—Bandit! oui, je sais que vous nous appelez comme cela, messieurs les gens riches! Tiens! c'est vrai, j'ai fait faillite, je me cache, je n'ai pas de pain, je n'ai pas le sou, je suis un bandit! Voilà trois jours que je n'ai pas mangé, je suis un bandit! Ah! vous vous chauffez les pieds, vous autres, vous avez des escarpins de Sakoski, vous avez des redingotes ouatées, comme des archevêques, vous logez au premier dans des maisons à portier, vous mangez des truffes, vous mangez des bottes d'asperges à quarante francs au mois de janvier, des petits pois, vous vous gavez, et, quand vous voulez savoir s'il fait froid, vous regardez dans le journal ce que marque le thermomètre de l'ingénieur Chevalier. Nous! c'est nous qui sommes les thermomètres! nous n'avons pas besoin d'aller voir sur le quai au coin de la tour de l'Horloge combien il y a de degrés de froid, nous sentons le sang se figer dans nos veines et la glace nous arriver au cœur, et nous disons: Il n'y a pas de Dieu! Et vous venez dans nos cavernes, oui, dans nos cavernes, nous appeler bandits! Mais nous vous mangerons! mais nous vous dévorerons, pauvres petits! Monsieur le millionnaire! sachez ceci: J'ai été un homme établi, j'ai été patenté, j'ai été électeur, je suis un bourgeois, moi! et vous n'en êtes peut-être pas un, vous!

Ici Thénardier fit un pas vers les hommes qui étaient près de la porte, et ajouta avec un frémissement:

—Quand je pense qu'il ose venir me parler comme à un savetier!

Puis s'adressant à M. Leblanc avec une recrudescence de frénésie:

—Et sachez encore ceci, monsieur le philanthrope! je ne suis pas un homme louche, moi! je ne suis pas un homme dont on ne sait point le nom et qui vient enlever des enfants dans les maisons! Je suis un ancien soldat français, je devrais être décoré! J'étais à Waterloo, moi! et j'ai sauvé dans la bataille un général appelé le comte de je ne sais quoi! Il m'a dit son nom; mais sa chienne de voix était si faible que je ne l'ai pas entendu. Je n'ai entendu que Merci. J'aurais mieux aimé son nom que son remercîment. Cela m'aurait aidé à le retrouver. Ce tableau que vous voyez, et qui a été peint par David à Bruqueselles, savez-vous qui il représente? il représente moi. David a voulu immortaliser ce fait d'armes. J'ai ce général sur mon dos, et je l'emporte à travers la mitraille. Voilà l'histoire. Il n'a même jamais rien fait pour moi, ce général-là; il ne valait pas mieux que les autres! Je ne lui en ai pas moins sauvé la vie au danger de la mienne, et j'en ai les certificats plein mes poches! Je suis un soldat de Waterloo, mille noms de noms! Et maintenant que j'ai eu la bonté de vous dire tout ça, finissons, il me faut de l'argent, il me faut beaucoup d'argent, il me faut énormément d'argent, ou je vous extermine, tonnerre du bon Dieu!

Marius avait repris quelque empire sur ses angoisses, et écoutait. La dernière possibilité de doute venait de s'évanouir. C'était bien le Thénardier du testament. Marius frissonna à ce reproche d'ingratitude adressé à son père et qu'il était sur le point de justifier si fatalement. Ses perplexités en redoublèrent. Du reste il y avait dans toutes ces paroles de Thénardier, dans l'accent, dans le geste, dans le regard qui faisait jaillir des flammes de chaque mot, il y avait dans cette explosion d'une mauvaise nature montrant tout, dans ce mélange de fanfaronnade et d'abjection, d'orgueil et de petitesse, de rage et de sottise, dans ce chaos de griefs réels et de sentiments faux, dans cette impudeur d'un méchant homme savourant la volupté de la violence, dans cette nudité effrontée d'une âme laide, dans cette conflagration de toutes les souffrances combinées avec toutes les haines, quelque chose qui était hideux comme le mal et poignant comme le vrai.

Le tableau de maître, la peinture de David dont il avait proposé l'achat à M. Leblanc, n'était, le lecteur l'a deviné, autre chose que l'enseigne de sa gargote, peinte, on s'en souvient, par lui-même, seul débris qu'il eût conservé de son naufrage de Montfermeil.

Comme il avait cessé d'intercepter le rayon visuel de Marius, Marius maintenant pouvait considérer cette chose, et dans ce badigeonnage il reconnaissait réellement une bataille, un fond de fumée, et un homme qui en portait un autre. C'était le groupe de Thénardier et de Pontmercy, le sergent sauveur, le colonel sauvé. Marius était comme ivre, ce tableau faisait en quelque sorte son père vivant, ce n'était plus l'enseigne du cabaret de Montfermeil, c'était une résurrection, une tombe s'y entr'ouvrait, un fantôme s'y dressait. Marius entendait son cœur tinter à ses tempes, il avait le canon de Waterloo dans les oreilles, son père sanglant vaguement peint sur ce panneau sinistre l'effarait, et il lui semblait que cette silhouette informe le regardait fixement.

Quand Thénardier eut repris haleine, il attacha sur M. Leblanc ses prunelles sanglantes, et lui dit d'une voix basse et brève:

—Qu'as-tu à dire avant qu'on te mette en brindesingues?

M. Leblanc se taisait. Au milieu de ce silence une voix éraillée lança du corridor ce sarcasme lugubre:

—S'il faut fendre du bois, je suis là, moi!

C'était l'homme au merlin qui s'égayait.

En même temps une énorme face hérissée et terreuse parut à la porte avec un affreux rire qui montrait non des dents, mais des crocs.

C'était la face de l'homme au merlin.

—Pourquoi as-tu ôté ton masque? lui cria Thénardier avec fureur.

—Pour rire, répliqua l'homme.

ルブラン氏は彼の言葉を少しもさえぎらなかった。しかし彼が言いやめた時にこう言った。
「私には君の言うことがわからない。君は何か思い違いをしているようだ。私はごく貧しい者で、分限者なんかではない。私は君を知らない。だれかと人違いをしたのでしょう。」
「なんだと、白ばっくれるな。」とテナルディエはうめき出した。「冗談を言うない。ぐずぐずぬかしやがって、老耄おいぼれめが。貴様、覚えていねえのか。俺がわからねえのか。」
「失礼だがわからない。」とルブラン氏は丁寧な調子で答えたが、それはかかる場合に何だか力強く妙に聞こえた。「君はどうも悪党らしいが。」
人の知るとおり、嫌悪けんおすべき輩やからはすべていら立ちやすいものであり、怪物はすべて怒りやすいものである。悪党という言葉を聞いて、テナルディエの女房は寝台から飛びおり、テナルディエは握りつぶさんばかりに椅子いすをつかんだ。「じっとしてろ。てめえは!」と彼は女房に叫んだ。そしてルブラン氏の方へ向き直った。
「悪党だと! なるほどな、金のある奴やつらは俺たちのことをそうぬかしやがる。なるほどそれに違えねえ。俺おれは破産をし、身を隠し、食うものもねえし、金もねえし、それで悪党だ。もう三日というもの何にも口にしねえ、それで悪党だ。それに貴様らは、足を暖かくし、サコスキの上靴うわぐつをはき、毛のはいった外套がいとうを着、大司教のような様子をし、門番のついた家の二階に住み、松露を食い、正月には四十フランもするアスパラガスを食いちらし、豌豆えんどうを食い、口一杯にほおばり、そして寒いかどうか知りてえ時には、シュヴァリエ技師の寒暖計がいくらさしてるか新聞で見やがる。だがな、本当の寒暖計は俺たちだ。時計台の角かどの河岸かしに出て、何度の寒さかを見にゆく必要はねえんだ。俺たちは脈の血が凍り心臓にも氷がはるのを感ずるんだ。そしては、神もねえのかって言うんだ。そういう時に貴様らは、俺たちの巣にやってきやがって、そうだ巣にやってきやがって、悪党だなんてぬかすんだ。だがな俺たちは、貴様らを食ってやるんだ。金持ちのちびども、貴様らを貪むさぼり食ってやらあな。おい分限者さん、よく覚えておくがいい。俺はな、身分のある男だったんだ、免状を持っていたんだ、選挙の資格もあったんだ、りっぱな市民だったんだ、この俺がだぜ、ところが貴様にはそういうものが一つもねえんだろう、貴様にはな!」
そこでテナルディエは扉とびらのそばに立ってる男どもの方へ一歩進んで身を震わしながら言った。
「人の所へきやがって、靴直くつなおしかなんぞにでも言うような口をききやがるんだぜ。」
それからまた、更に怒り立ってルブラン氏の方へあびせかけた。
「そしてまたこういうことも覚えておいてもらおうぜ、慈善家さん! 俺おれはな、後ろ暗え人間じゃねえんだ。名前を明しもしねえで人の家へ子供を取りに来るような者じゃねえんだ。俺はもとフランスの軍人だ、勲章でももらっていい人間だ。ワーテルローに行ってよ、何とかいう伯爵の将軍を戦争中に救ったんだ。名前をきかされたが、声が低くて聞き取れなかった。ありがとうというだけは聞こえた。そんな礼の言葉なんかより、名前を聞き取った方がよかったんだが。そうすればまた尋ね出すこともできようってわけさ。この絵はな、ブラッセルでダヴィドが描いたものなんだ。何が描いてあるかわかるか。この俺を描いたんだ。ダヴィドは俺の手柄を後の世まで残そうと思ったんだ。その将軍を背にかついで、弾丸たまの下をくぐって運んでゆくところだ。物語はざっとこのとおりさ。俺は何もその将軍に世話になっていたわけじゃねえ。他人も同様さ。それでも俺は生命を捨ててその人を助けた。その証明書はポケットに一杯あらあ。俺はワーテルローの名高い兵士だぞ。ところで、親切にそれだけ言ってきかしてやったからには、これでおしまいにしよう。つまり俺は金がほしいんだ。たくさんな金が、莫大ばくだいな金がほしいんだ。うんと言わなきゃあ、やっつけてしまうばかりだ、いいか。」
マリユスは心の苦悩を多少おさえ得て、耳を傾けていた。そして最後の疑念もすべて消えてしまった。その男こそまったく、父の遺言にあるテナルディエだったのである。そしてテナルディエが父の忘恩を非難するのを聞き、自分は今や必然にその非難を至当のものたらしめんとしていることを思って、マリユスは身を震わした。彼の困惑はますます深くなった。その上、テナルディエの言葉、その語調、その身振り、一語ごとに炎をほとばしらすその目つき、またすべてを暴露する悪心の爆発、虚勢と卑劣と、傲慢ごうまんと丁重と、憤激と愚昧ぐまいとその混合、真実の苦情と虚偽の感情とのその混淆こんこう、暴戻ぼうれいの快感をむさぼる悪人らしいその破廉恥、醜い魂のその厚顔なる赤裸、あらゆる苦しみと憎しみとが結びついてるその火炎、すべてそれらのもののうちには、害悪のごとく嫌悪けんおすべきまた真理のごとく痛切なる何物かが存していた。
大家の画面、テナルディエがルブラン氏に買ってくれと言い出したダヴィドの絵は、もう読者もほぼ察し得たであろうが、実は彼の宿屋の看板にほかならなかった。それは読者の記憶するとおり、彼が自分で描いたものであって、モンフェルメイュにおける失敗以来なお取って置いた唯一のものだった。
ちょうどテナルディエの位置がマリユスの視線を妨げないようになったので、マリユスは今その絵らしいものをながめることができた。なるほどその塗りたくってある中に、戦争らしいありさまと、背景の煙と、ひとりの男をかついでる人間とが認められた。それがすなわちテナルディエとポンメルシーとのふたりで、救った軍曹と救われた大佐とである。マリユスは酒に酔ったがようだった。その画面は父がまだ生きてるような感を彼にいだかせた。もはやそれはモンフェルメイュの宿屋の看板ではなかった。一つの復活であり、墳墓はその口を開いて、幻影がそこに立ち現われた。マリユスは両の顳※(「需+頁」、第3水準1-94-6)こめかみに心臓の鼓動を聞いた。耳にはワーテルローの大砲の響きが聞こえ、気味悪いその板の上にぼんやり描かれてる血に染まった父の姿は、彼を脅かした。そして彼には、その怪しい幽霊が自分をじっと見つめてるように思われた。
テナルディエは一息ついて、ルブラン氏の上に血走った瞳ひとみをすえ、低いぶっきらぼうな声で言った。
「今貴様を踊らしてやる、だがその前に何か言うことがあるか。」
ルブラン氏は黙っていた。その沈黙のうちに、しわがれ声の忌まわしい嘲あざけりが廊下から響いた。
「薪まきでも割るなら俺おれが行くぞ。」
それはおもしろがってる斧おのを持った男だった。
同時に、毛だらけの泥まみれの大きな顔が、歯というよりも牙きばを出してすごい笑いを浮かべながら、扉とびらの所からのぞき込んだ。
斧を持ってる男の顔だった。
「どうして面を取ったんだ。」とテナルディエは怒って叫んだ。
「笑ってみてえからさ。」と男は答えた。

 

 

 

 

Depuis quelques instants, M. Leblanc semblait suivre et guetter tous les mouvements de Thénardier, qui, aveuglé et ébloui par sa propre rage, allait et venait dans le repaire avec la confiance de sentir la porte gardée, de tenir, armé, un homme désarmé, et d'être neuf contre un, en supposant que la Thénardier ne comptât que pour un homme. Dans son apostrophe à l'homme au merlin, il tournait le dos à M. Leblanc.

M. Leblanc saisit ce moment, repoussa du pied la chaise, du poing la table, et d'un bond, avec une agilité prodigieuse, avant que Thénardier eût eu le temps de se retourner, il était à la fenêtre. L'ouvrir, escalader l'appui, l'enjamber, ce fut une seconde. Il était à moitié dehors quand six poings robustes le saisirent et le ramenèrent énergiquement dans le bouge. C'étaient les trois «fumistes» qui s'étaient élancés sur lui. En même temps, la Thénardier l'avait empoigné aux cheveux.

Au piétinement qui se fit, les autres bandits accoururent du corridor. Le vieux qui était sur le lit et qui semblait pris de vin, descendit du grabat et arriva en chancelant, un marteau de cantonnier à la main.

Un des «fumistes» dont la chandelle éclairait le visage barbouillé, et dans lequel Marius, malgré ce barbouillage, reconnut Panchaud, dit Printanier, dit Bigrenaille, levait au-dessus de la tête de M. Leblanc une espèce d'assommoir fait de deux pommes de plomb aux deux bouts d'une barre de fer.

Marius ne put résister à ce spectacle.—Mon père, pensa-t-il, pardonne-moi!—Et son doigt chercha la détente du pistolet. Le coup allait partir lorsque la voix de Thénardier cria:

—Ne lui faites pas de mal!

Cette tentative désespérée de la victime, loin d'exaspérer Thénardier, l'avait calmé. Il y avait deux hommes en lui, l'homme féroce et l'homme adroit. Jusqu'à cet instant, dans le débordement du triomphe, devant la proie abattue et ne bougeant pas, l'homme féroce avait dominé; quand la victime se débattit et parut vouloir lutter, l'homme adroit reparut et prit le dessus.

—Ne lui faites pas de mal! répéta-t-il. Et, sans s'en douter, pour premier succès, il arrêta le pistolet prêt à partir et paralysa Marius pour lequel l'urgence disparut, et qui, devant cette phase nouvelle, ne vit point d'inconvénient à attendre encore. Qui sait si quelque chance ne surgirait pas qui le délivrerait de l'affreuse alternative de laisser périr le père d'Ursule ou de perdre le sauveur du colonel?

Une lutte herculéenne s'était engagée. D'un coup de poing en plein torse M. Leblanc avait envoyé le vieux rouler au milieu de la chambre, puis de deux revers de main avait terrassé deux autres assaillants, et il en tenait un sous chacun de ses genoux; les misérables râlaient sous cette pression comme sous une meule de granit; mais les quatre autres avaient saisi le redoutable vieillard aux deux bras et à la nuque et le tenaient accroupi sur les deux «fumistes» terrassés. Ainsi, maître des uns et maîtrisé par les autres, écrasant ceux d'en bas et étouffant sous ceux d'en haut, secouant vainement tous les efforts qui s'entassaient sur lui, M. Leblanc disparaissait sous le groupe horrible des bandits comme un sanglier sous un monceau hurlant de dogues et de limiers.

Ils parvinrent à le renverser sur le lit le plus proche de la croisée et l'y tinrent en respect. La Thénardier ne lui avait pas lâché les cheveux.

—Toi, dit Thénardier, ne t'en mêle pas. Tu vas déchirer ton châle.

La Thénardier obéit, comme la louve obéit au loup, avec un grondement.

—Vous autres, reprit Thénardier, fouillez-le.

M. Leblanc semblait avoir renoncé à la résistance. On le fouilla. Il n'avait rien sur lui qu'une bourse de cuir qui contenait six francs, et son mouchoir.

Thénardier mit le mouchoir dans sa poche.

—Quoi! pas de portefeuille? demanda-t-il.

—Ni de montre, répondit un des «fumistes».

—C'est égal, murmura avec une voix de ventriloque l'homme masqué qui tenait la grosse clef, c'est un vieux rude!

Thénardier alla au coin de la porte et y prit un paquet de cordes, qu'il leur jeta.

—Attachez-le au pied du lit, dit-il. Et, apercevant le vieux qui était resté étendu à travers la chambre du coup de poing de M. Leblanc et qui ne bougeait pas:

—Est-ce que Boulatruelle est mort? demanda-t-il.

—Non, répondit Bigrenaille, il est ivre.

—Balayez-le dans un coin, dit Thénardier.

—Deux des «fumistes» poussèrent l'ivrogne avec le pied près du tas de ferrailles.

—Babet, pourquoi en as-tu amené tant? dit Thénardier bas à l'homme à la trique, c'était inutile.

—Que veux-tu? répliqua l'homme à la trique, ils ont tous voulu en être. La saison est mauvaise. Il ne se fait pas d'affaires.

Le grabat où M. Leblanc avait été renversé était une façon de lit d'hôpital porté sur quatre montants grossiers en bois à peine équarri. M. Leblanc se laissa faire. Les brigands le lièrent solidement, debout et les pieds posant à terre, au montant du lit le plus éloigné de la fenêtre et le plus proche de la cheminée.

Quand le dernier nœud fut serré, Thénardier prit une chaise et vint s'asseoir presque en face de M. Leblanc. Thénardier ne se ressemblait plus, en quelques instants sa physionomie avait passé de la violence effrénée à la douceur tranquille et rusée. Marius avait peine à reconnaître dans ce sourire poli d'homme de bureau la bouche presque bestiale qui écumait le moment d'auparavant, il considérait avec stupeur cette métamorphose fantastique et inquiétante, et il éprouvait ce qu'éprouverait un homme qui verrait un tigre se changer en un avoué.

—Monsieur... fit Thénardier.

Et écartant du geste les brigands qui avaient encore la main sur M. Leblanc:

—Éloignez-vous un peu, et laissez-moi causer avec monsieur.

Tous se retirèrent vers la porte. Il reprit:

—Monsieur, vous avez eu tort de vouloir sauter par la fenêtre. Vous auriez pu vous casser une jambe. Maintenant, si vous le permettez, nous allons causer tranquillement. Il faut d'abord que je vous communique une remarque que j'ai faite, c'est que vous n'avez pas encore poussé le moindre cri.

Thénardier avait raison, ce détail était réel, quoiqu'il eût échappé à Marius dans son trouble. M. Leblanc avait à peine prononcé quelques paroles sans hausser la voix, et, même dans sa lutte près de la fenêtre avec les six bandits, il avait gardé le plus profond et le plus singulier silence. Thénardier poursuivit:

—Mon Dieu! vous auriez un peu crié au voleur, que je ne l'aurais pas trouvé inconvenant! À l'assassin! cela se dit dans l'occasion, et, quant à moi, je ne l'aurais point pris en mauvaise part. Il est tout simple qu'on fasse un peu de vacarme quand on se trouve avec des personnes qui ne vous inspirent pas suffisamment de confiance. Vous l'auriez fait qu'on ne vous aurait pas dérangé. On ne vous aurait même pas bâillonné. Et je vais vous dire pourquoi. C'est que cette chambre-ci est très sourde. Elle n'a que cela pour elle, mais elle a cela. C'est une cave. On y tirerait une bombe que cela ferait pour le corps de garde le plus prochain le bruit d'un ronflement d'ivrogne. Ici le canon ferait boum et le tonnerre ferait pouf. C'est un logement commode. Mais enfin vous n'avez pas crié, c'est mieux, je vous en fais mon compliment, et je vais vous dire ce que j'en conclus. Mon cher monsieur, quand on crie, qu'est-ce qui vient? la police. Et après la police? la justice. Eh bien, vous n'avez pas crié; c'est que vous ne vous souciez pas plus que nous de voir arriver la justice et la police. C'est que,—il y a longtemps que je m'en doute,—vous avez un intérêt quelconque à cacher quelque chose. De notre côté nous avons le même intérêt. Donc nous pouvons nous entendre.

Tout en parlant ainsi, il semblait que Thénardier, la prunelle attachée sur M. Leblanc, cherchât à enfoncer les pointes aiguës qui sortaient de ses yeux jusque dans la conscience de son prisonnier. Du reste son langage, empreint d'une sorte d'insolence modérée et sournoise, était réservé et presque choisi, et dans ce misérable qui n'était tout à l'heure qu'un brigand on sentait maintenant «l'homme qui a étudié pour être prêtre».

Le silence qu'avait gardé le prisonnier, cette précaution qui allait jusqu'à l'oubli même du soin de sa vie, cette résistance opposée au premier mouvement de la nature, qui est de jeter un cri, tout cela, il faut le dire, depuis que la remarque en avait été faite, était importun à Marius, et l'étonnait péniblement.

L'observation si fondée de Thénardier obscurcissait encore pour Marius les épaisseurs mystérieuses sous lesquelles se dérobait cette figure grave et étrange à laquelle Courfeyrac avait jeté le sobriquet de monsieur Leblanc. Mais, quel qu'il fût, lié de cordes, entouré de bourreaux, à demi plongé, pour ainsi dire, dans une fosse qui s'enfonçait sous lui d'un degré à chaque instant, devant la fureur comme devant la douceur de Thénardier, cet homme demeurait impassible; et Marius ne pouvait s'empêcher d'admirer en un pareil moment ce visage superbement mélancolique.

C'était évidemment une âme inaccessible à l'épouvante et ne sachant pas ce que c'est que d'être éperdue. C'était un de ces hommes qui dominent l'étonnement des situations désespérées. Si extrême que fût la crise, si inévitable que fût la catastrophe, il n'y avait rien là de l'agonie du noyé ouvrant sous l'eau des yeux horribles.

Thénardier se leva sans affectation, alla à la cheminée, déplaça le paravent qu'il appuya au grabat voisin, et démasqua ainsi le réchaud plein de braise ardente dans laquelle le prisonnier pouvait parfaitement voir le ciseau rougi à blanc et piqué çà et là de petites étoiles écarlates.

Puis Thénardier vint se rasseoir près de M. Leblanc.

—Je continue, dit-il. Nous pouvons nous entendre. Arrangeons ceci à l'amiable. J'ai eu tort de m'emporter tout à l'heure, je ne sais où j'avais l'esprit, j'ai été beaucoup trop loin, j'ai dit des extravagances. Par exemple, parce que vous êtes millionnaire, je vous ai dit que j'exigeais de l'argent, beaucoup d'argent, immensément d'argent. Cela ne serait pas raisonnable. Mon Dieu, vous avez beau être riche, vous avez vos charges, qui n'a pas les siennes? Je ne veux pas vous ruiner, je ne suis pas un happe-chair après tout. Je ne suis pas de ces gens qui, parce qu'ils ont l'avantage de la position, profitent de cela pour être ridicules. Tenez, j'y mets du mien et je fais un sacrifice de mon côté. Il me faut simplement deux cent mille francs.

ちょっと前からルブラン氏は、テナルディエの挙動に目をつけすきをうかがってるようだった。テナルディエの方は自分の憤激に目がくらみ、頭がくらんでいた。そして、扉には番がついているし、自分は武器を持ってるのに相手は無手であるし、女房をもひとりと数えれば相手はひとりにこちらは九人いるので、安心しきって室へやの中を歩き回っていた。斧の男に口をきく時には、ルブラン氏の方に背を向けた。
ルブラン氏はその瞬間をとらえた。彼は椅子いすを蹴け飛し、テーブルをはねのけ、テナルディエがふり返る間もあらせず、驚くべき敏捷びんしょうさで一躍して窓の所へ達した。窓を開き、その縁に飛び上がり、それを乗り越すのは、一瞬間の仕事だった。彼は半ば窓の外に出た。その時六つの頑丈がんじょうな手が彼をつかみ、無理無体に彼を室の中に引きずり込んだ。彼の上に飛びかかったのは三人の「暖炉職工」だった。と同時に、テナルディエの女房は彼の頭髪につかみかかった。
その騒ぎに、外の悪党どもも廊下からはいって来た。寝床の上にいた酒に酔ってるらしい老人も、寝台からおりて、手に道路工夫の金槌かなづちを持ってよろめきながら出て来た。
「暖炉職工」のひとりの顔は、蝋燭ろうそくの光に照らされていた。その塗りつぶした顔つきのうちにマリユスは、それがパンショー一名プランタニエ一名ビグルナイユであることを見てとった。その男が今や、鉄棒の両端に鉛の丸たまのついてる一種の玄翁げんのうをルブラン氏の頭めがけて振り上げた。
マリユスはそれを見てもはや堪こらえることができなかった。「お父さん、許して下さい、」と彼は心に念じて、指先で、ピストルの引き金を探った。そして今や発射せんとした時、テナルディエの叫ぶ声がした。
「けがをさしてはいけねえ!」
犠牲者の死物狂いの試みは、テナルディエを激させるどころかかえって落ち着かした。彼のうちには、獰猛どうもうな者と巧妙な者とふたりの人間がいた。そしてその時までは、勝利に酔い、取りひしがれて身動きもしない餌物えものを前にして、獰猛な者の方が強く現われていた。しかるに犠牲者があばれ出して抵抗しかけた時に、巧妙な者の方が現われてきて優勢となった。
「けがをさしてはいけねえ!」と彼はくり返した。そして、彼自身では知らなかったが、その第一の成功として、彼はそれでピストルの発射をやめマリユスをすくました。今や危急は去って局面が一変したので、も少し待ってもさしつかえない、とマリユスは思った。ユルスュールの父を見殺しにするかあるいは大佐の救い主を滅ぼすかの板ばさみの地位から自分を助け出してくれるような、何かの機会が起こるまいものでもない、と彼は思った。
恐ろしい争闘が初まっていた。ルブラン氏は老人の胸を一撃して室へやのまんなかにはね倒した。それから二度後ろを払って、他のふたりの襲撃者を打ち倒し、それをひとりずつ両膝りょうひざの下に押し伏せた。ふたりの悪漢は膝に押さえつけられて、ちょうど花崗石かこうせきの挽臼ひきうすの下になったようにうめき声を出した。しかし残りの四人は、その恐ろしい老人の両腕と首筋とをとらえ、組み敷かれたふたりの「暖炉職工」の上に押さえつけた。かくて一方を押さえ他方に押さえられ、下の者らを押しつぶし上の者らから息をつめられ、自分の上に集まってる人々の力をいたずらにはねのけようとしながらルブラン氏はそれら恐るべき悪党どもの下に見えなくなって、あたかも番犬や猟犬どものほえ立った一群の下に押さえられている猪いのししのようだった。
彼らは、ようやく窓に近い寝台の上にルブラン氏を引き倒し、じっと押さえつけたきりだった。テナルディエの女房はなお髪の毛をつかんで離さなかった。
「てめえは引っ込んでろ、」とテナルディエは言った。「肩掛けが破れるじゃねえか。」
女房は狼おおかみの牝めすが牡おすに従うように、うなりながらその言葉に従った。
「さあみんなで、」とテナルディエは言った、「そいつの身体をさがせ。」
ルブラン氏は抵抗の念を捨てたらしかった。人々は彼の身体をさがした。しかし身につけてた物はただ、六フランはいってる皮の金入れとハンカチばかりだった。
テナルディエはそのハンカチを自分のポケットに納めた。
「なんだ、紙入れもねえのか。」と彼は尋ねた。
「それに時計もねえんだ。」と「暖炉職工」のひとりが答えた。
「そんなことはどうでもいい。」と大きな鍵かぎを持ってる仮面の男が腹声でつぶやいた。「なかなかすげえ爺じじいだ。」
テナルディエは扉とびらの片すみに行き、一束の繩なわを取り、それを皆の所へ投げやった。
「寝台の足に縛りつけろ。」と彼は言った。
そして、ルブラン氏の一撃を食って室へやの中に長く横たわり、身動きもしないでいる老人を見て、彼は尋ねた。
「ブーラトリュエルは死んだのか。」
「いや酔っ払ってるんだ。」とビグルナイユが答えた。
「すみの方に片づけろ。」とテナルディエは言った。
ふたりの「暖炉職工」は、足の先でその泥酔者を鉄屑てつくずの積んであるそばに押しやった。
「バベ、どうしてこう大勢連れてきたんだ。」とテナルディエは棍棒こんぼうの男に低い声で言った。「むだじゃねえか。」
「仕方がねえ、皆きてえって言うから。」と棍棒の男は答えた。「どうもこの頃は不漁しけでね、さっぱり商売がねえんだ。」
ルブラン氏が押し倒された寝台は、施療院にあるようなもので、四角が荒削りの四本の木の足がついていた。
ルブラン氏はされるままに身を任した。悪党どもは窓から遠くて暖炉に近い方のその一本の足に、両足を床ゆかにつけて立たしたまま彼を縛りつけた。
すっかり縛り終えた時、テナルディエは椅子いすを持ってきて、ほとんどルブラン氏の正面に腰をおろした。彼はもう様子がすっかり変わっていた。わずかな時間のうちに彼の顔つきは、奔放な狂暴さから落ち着き払った狡猾こうかつな冷静さに変わっていた。マリユスは役人のようなその微笑のうちに、一瞬間前まで泡あわを吹いてどなっていたほとんど獣のような口を認めかねるほどだった。彼は呆然ぼうぜんとしてその不思議な恐るべき変容を見守った、そして猛虎もうこが代言人と早変わりしたのを見るような驚きを感じた。
「旦那だんな……。」とテナルディエは言った。
そしてなおルブラン氏を押さえてる悪人どもに少し離れるように手まねをした。
「少しどいてくれ、旦那にちょっと話があるんだ。」
皆の者は扉とびらの方へさがった。彼は言い出した。
「旦那、窓から飛び出そうなんてよくありませんぜ。足をくじくかも知れませんからな。でまあ穏やかに話をつけようじゃありませんか。第一わしの方でも気づいたことを申さなくちゃならねえ、と言うのは旦那、これだけのことに少しも声を立てなさらねえことだ。」
テナルディエの言うのは道理で、心乱れてるマリユスはいっこう気づかなかったが、それはまったく事実だった。ルブラン氏はわずか二、三言を発するにも少しもその声を高くしなかった、そして窓のそばで六人の悪漢と奮闘する時でさえ、きわめて深い不思議な沈黙を守っていたのである。テナルディエは言い続けた。
「どうですかね、泥坊とか何とか少しはどなったって、別にわしの方では不思議とは思わねえ。場合によっちゃあ、人殺し! とでもどなりてえところだ。そう言われたってわしの方じゃ別に気を悪くはしねえ。うさんな奴やつらに取り巻かれた時にゃあ、少しは騒ぎ立てるのがあたりまえだ。お前さんが声を立てたにしろ、それでどうしようっていうんじゃねえ。猿轡さるぐつわさえもはめはしねえ。なぜかって、それはこの室へやがごく人の耳に遠いからだ。この室は何も取り柄はねえが、それだけはりっぱなもんだ。まるで窖あなぐらみてえだ。かりに爆弾を破裂さしたところで一番近所の警察にも酔っ払いの鼾いびきぐらいにしか聞こえねえ。大砲の音もぼーんというきりで、雷の響きもぷーっというきりだ。まったく都合のいい住所だ。だがとにかく、お前さんは少しも声を立てなかった。なるほど感心な心掛けだ。わしにもよく察しはつく。ねえ旦那だんな、声を立てたら、来る者は警官だ。警官のあとから来る者は裁判官だ。ところで旦那は少しも声を立てなさらねえ。なるほど旦那の方でもわしらと同様、裁判官や警官が来るのを好みなさらねえ。それは旦那に――わしも前からうすうす察してはいましたがね――何か人に知られては都合のよくねえことがありなさるからだ。わしらの方だってそれは同じでさあ。だから互いに話がわかろうっていうもんじゃありませんか。」
そういうふうに話しながら、テナルディエはじっとルブラン氏の上に瞳ひとみをすえて、両眼からつき出した視線の鋭い刃を相手の心の底まで突き通そうとしてるかのようだった。その上彼の言葉は、ずるそうな穏やかな横柄さがこもってはいたが、ごく控え目でかつりっぱだとさえ言えるほどだった。そして先刻まで一強盗にすぎなかったその悪人のうちには、なるほど「牧師になるために学問をした男」があることも感ぜられた。
捕虜が守っている沈黙、自分の生命をも顧みないほどのその注意、まず第一に叫び声を立てるのが当然であるのをじっとおさえてるその我慢、すべてそれらのことを、テナルディエの言葉によってマリユスは初めて気づいて、あえて言うが、かなり気にかかって心苦しい驚きを感じた。
テナルディエの道理ある観察は、クールフェーラックがルブラン氏という綽名あだなを与えたその荘重な不思議な人物を包む不可解の密雲を、いっそう暗くするもののようにマリユスには思えた。しかし、彼が果たして何人なんぴとであったにせよ、かく繩なわに縛られ、殺害者らに取り巻かれ、言わばもう半ば墓穴の中につき込まれ、刻々にその墓穴は足下に深まりゆくにもかかわらず、またテナルディエのあるいは暴言の前にあるいは甘言の前にありながら、彼は常に顔色一つ動かさなかった。そしてマリユスは、そういう際におけるその崇高な幽鬱ゆううつな顔貌がんぼうに対して、自ら驚嘆を禁じ得なかった。
それこそまさしく、恐怖にとらわるることなき魂であり、狼狽ろうばいの何たるかを知らない魂であった。絶望の場合に臨んでも驚駭きょうがいの念をおさえ得る人であった。危機はいかにも切迫し、覆滅はいかにも避け難くはあったけれども、水中に恐ろしい目を見張る溺死者できししゃのような苦悶くもんのさまは、少しも現われていなかった。
テナルディエは無造作に立ち上がって、暖炉の所へ行き、そばの寝台に立てかけてあった屏風びょうぶを取り払った。そして盛んな火炎に満ちた火鉢ひばちが現われ、中には白熱して所々まっかになってる鑿のみがあるのが、はっきり捕虜の目にはいった。
テナルディエはそれからルブラン氏のそばに戻ってきて腰をおろした。
「なお先を少し言わしてもらいましょうか。」とテナルディエは言った。「お互いに話がわかろうっていうもんです。だから穏やかに事をきめましょうや。さっき腹を立てたなあわしが悪かった。どうしたのか自分でもわからねえが、あまりむちゃになって、少し乱暴な口をききすぎたようだ。たとえて言ってみりゃあ、お前さんが分限者だからと言って、金が、沢山な金が、莫大ばくだいな金がほしいなんて言ったなあ、わしの方がまちがっていた。そりゃあお前さんにいくら金があったところで、いろいろ入費いりめもありなさるだろうし、だれだって同じことでさあ。わしだって何もお前さんの財産をつぶそうっていうんじゃねえ。とにかくお前さんの身をそぐようなこたあしませんや。有利な地位にいるからって、それに乗じて人に笑われるようなことをする人間たあ違いまさあ。よござんすか、わしの方でもまあまけておいて、いくらか譲歩するとしましょう。つまり二十万フランばかりでよろしいんですがね。」

 

 

 

 

M. Leblanc ne souffla pas un mot. Thénardier poursuivit:

—Vous voyez que je ne mets pas mal d'eau dans mon vin. Je ne connais pas l'état de votre fortune, mais je sais que vous ne regardez pas à l'argent, et un homme bienfaisant comme vous peut bien donner deux cent mille francs à un père de famille qui n'est pas heureux. Certainement vous êtes raisonnable aussi, vous ne vous êtes pas figuré que je me donnerais de la peine comme aujourd'hui, et que j'organiserais la chose de ce soir, qui est un travail bien fait, de l'aveu de tous ces messieurs, pour aboutir à vous demander de quoi aller boire du rouge à quinze et manger du veau chez Desnoyers. Deux cent mille francs, ça vaut ça. Une fois cette bagatelle sortie de votre poche, je vous réponds que tout est dit et que vous n'avez pas à craindre une pichenette. Vous me direz: Mais je n'ai pas deux cent mille francs sur moi. Oh! je ne suis pas exagéré. Je n'exige pas cela. Je ne vous demande qu'une chose. Ayez la bonté d'écrire ce que je vais vous dicter.

Ici Thénardier s'interrompit, puis il ajouta en appuyant sur les mots et en jetant un sourire du côté du réchaud:

—Je vous préviens que je n'admettrais pas que vous ne sachiez pas écrire.

Un grand inquisiteur eût pu envier ce sourire.

Thénardier poussa la table tout près de M. Leblanc, et prit l'encrier, une plume et une feuille de papier dans le tiroir qu'il laissa entr'ouvert et où luisait la longue lame du couteau.

Il posa la feuille de papier devant M. Leblanc.

—Écrivez, dit-il.

Le prisonnier parla enfin.

—Comment voulez-vous que j'écrive? je suis attaché.

—C'est vrai, pardon! fit Thénardier, vous avez bien raison.

Et se tournant vers Bigrenaille:

—Déliez le bras droit de monsieur.

Panchaud, dit Printanier, dit Bigrenaille, exécuta l'ordre de Thénardier. Quand la main droite du prisonnier fut libre, Thénardier trempa la plume dans l'encre et la lui présenta.

—Remarquez bien, monsieur, que vous êtes en notre pouvoir, à notre discrétion, absolument à notre discrétion, qu'aucune puissance humaine ne peut vous tirer d'ici, et que nous serions vraiment désolés d'être contraints d'en venir à des extrémités désagréables. Je ne sais ni votre nom, ni votre adresse; mais je vous préviens que vous resterez attaché jusqu'à ce que la personne chargée de porter la lettre que vous allez écrire soit revenue. Maintenant veuillez écrire.

—Quoi? demanda le prisonnier.

—Je dicte.

M. Leblanc prit la plume. Thénardier commença à dicter:

—«Ma fille...»

Le prisonnier tressaillit et leva les yeux sur Thénardier.

—Mettez «ma chère fille», dit Thénardier. M. Leblanc obéit. Thénardier continua:

—«Viens sur-le-champ...»

Il s'interrompit:

—Vous la tutoyez, n'est-ce pas?

—Qui? demanda M. Leblanc.

—Parbleu! dit Thénardier, la petite, l'Alouette.

M. Leblanc répondit sans la moindre émotion apparente:

—Je ne sais ce que vous voulez dire.

—Allez toujours, fit Thénardier; et il se remit à dicter:

—«Viens sur-le-champ. J'ai absolument besoin de toi. La personne qui te remettra ce billet est chargée de t'amener près de moi. Je t'attends. Viens avec confiance.»

M. Leblanc avait tout écrit. Thénardier reprit:

—Ah! effacez viens avec confiance; cela pourrait faire supposer que la chose n'est pas toute simple et que la défiance est possible.

M. Leblanc ratura les trois mots.

—À présent, poursuivit Thénardier, signez. Comment vous appelez-vous?

Le prisonnier posa la plume et demanda:

—Pour qui est cette lettre?

—Vous le savez bien, répondit Thénardier. Pour la petite. Je viens de vous le dire.

Il était évident que Thénardier évitait de nommer la jeune fille dont il était question. Il disait «l'Alouette», il disait «la petite», mais il ne prononçait pas le nom. Précaution d'habile homme gardant son secret devant ses complices. Dire le nom, c'eût été leur livrer toute «l'affaire», et leur en apprendre plus qu'ils n'avaient besoin d'en savoir.

Il reprit:

—Signez. Quel est votre nom?

—Urbain Fabre, dit le prisonnier.

Thénardier, avec le mouvement d'un chat, précipita sa main dans sa poche et en tira le mouchoir saisi sur M. Leblanc. Il en chercha la marque et l'approcha de la chandelle.

—U.F. C'est cela. Urbain Fabre. Eh bien, signez U.F.

Le prisonnier signa.

—Comme il faut les deux mains pour plier la lettre, donnez, je vais la plier.

Cela fait, Thénardier reprit:

—Mettez l'adresse. Mademoiselle Fabre, chez vous. Je sais que vous demeurez pas très loin d'ici, aux environs de Saint-Jacques-du-Haut-Pas, puisque c'est là que vous allez à la messe tous les jours, mais je ne sais pas dans quelle rue. Je vois que vous comprenez votre situation. Comme vous n'avez pas menti pour votre nom, vous ne mentirez pas pour votre adresse. Mettez-la vous-même.

Le prisonnier resta un moment pensif, puis il reprit la plume et écrivit:

—Mademoiselle Fabre, chez monsieur Urbain Fabre, rue Saint-Dominique-d'Enfer, nº 17.

Thénardier saisit la lettre avec une sorte de convulsion fébrile.

—Ma femme! cria-t-il.

La Thénardier accourut.

—Voici la lettre. Tu sais ce que tu as à faire. Un fiacre est en bas. Pars tout de suite, et reviens idem.

Et s'adressant à l'homme au merlin:

—Toi, puisque tu as ôté ton cache-nez, accompagne la bourgeoise. Tu monteras derrière le fiacre. Tu sais où tu as laissé la maringotte?

—Oui, dit l'homme.

Et, déposant son merlin dans un coin, il suivit la Thénardier.

Comme ils s'en allaient, Thénardier passa sa tête par la porte entrebâillée et cria dans le corridor:

—Surtout ne perds pas la lettre! songe que tu as deux cent mille francs sur toi.

La voix rauque de la Thénardier répondit:

—Sois tranquille. Je l'ai mise dans mon estomac.

Une minute ne s'était pas écoulée qu'on entendit le claquement d'un fouet qui décrut et s'éteignit rapidement.

—Bon! grommela Thénardier. Ils vont bon train. De ce galop-là la bourgeoise sera de retour dans trois quarts d'heure.

Il approcha une chaise de la cheminée et s'assit en croisant les bras et en présentant ses bottes boueuses au réchaud.

—J'ai froid aux pieds, dit-il.

Il ne restait plus dans le bouge avec Thénardier et le prisonnier que cinq bandits. Ces hommes, à travers les masques ou la glu noire qui leur couvrait la face et en faisait, au choix de la peur, des charbonniers, des nègres ou des démons, avaient des airs engourdis et mornes, et l'on sentait qu'ils exécutaient un crime comme une besogne, tranquillement, sans colère et sans pitié, avec une sorte d'ennui. Ils étaient dans un coin entassés comme des brutes et se taisaient. Thénardier se chauffait les pieds. Le prisonnier était retombé dans sa taciturnité. Un calme sombre avait succédé au vacarme farouche qui remplissait le galetas quelques instants auparavant.

La chandelle, où un large champignon s'était formé, éclairait à peine l'immense taudis, le brasier s'était terni, et toutes ces têtes monstrueuses faisaient des ombres difformes sur les murs et au plafond.

On n'entendait d'autre bruit que la respiration paisible du vieillard ivre qui dormait.

Marius attendait, dans une anxiété que tout accroissait. L'énigme était plus impénétrable que jamais. Qu'était-ce que cette «petite» que Thénardier avait aussi nommée l'Alouette? était-ce son «Ursule»? Le prisonnier n'avait pas paru ému à ce mot, l'Alouette, et avait répondu le plus naturellement du monde: Je ne sais ce que vous voulez dire. D'un autre côté, les deux lettres U.F. étaient expliquées, c'était Urbain Fabre, et Ursule ne s'appelait plus Ursule. C'est là ce que Marius voyait le plus clairement. Une sorte de fascination affreuse le retenait cloué à la place d'où il observait et dominait toute cette scène. Il était là, presque incapable de réflexion et de mouvement, comme anéanti par de si abominables choses vues de près. Il attendait, espérant quelque incident, n'importe quoi, ne pouvant rassembler ses idées et ne sachant quel parti prendre.

—Dans tous les cas, disait-il, si l'Alouette, c'est elle, je le verrai bien, car la Thénardier va l'amener ici. Alors tout sera dit, je donnerai ma vie et mon sang s'il le faut, mais je la délivrerai! Rien ne m'arrêtera.

Près d'une demi-heure passa ainsi. Thénardier paraissait absorbé par une méditation ténébreuse. Le prisonnier ne bougeait pas. Cependant Marius croyait par intervalles et depuis quelques instants entendre un petit bruit sourd du côté du prisonnier.

Tout à coup Thénardier apostropha le prisonnier:

—Monsieur Fabre, tenez, autant que je vous dise tout de suite.

Ces quelques mots semblaient commencer un éclaircissement. Marius prêta l'oreille. Thénardier continua:

—Mon épouse va revenir, ne vous impatientez pas. Je pense que l'Alouette est véritablement votre fille, et je trouve tout simple que vous la gardiez. Seulement, écoutez un peu. Avec votre lettre, ma femme ira la trouver. J'ai dit à ma femme de s'habiller, comme vous avez vu, de façon que votre demoiselle la suive sans difficulté. Elles monteront toutes deux dans le fiacre avec mon camarade derrière. Il y a quelque part en dehors d'une barrière une maringotte attelée de deux très bons chevaux. On y conduira votre demoiselle. Elle descendra du fiacre. Mon camarade montera avec elle dans la maringotte, et ma femme reviendra ici nous dire: C'est fait. Quant à votre demoiselle, on ne lui fera pas de mal, la maringotte la mènera dans un endroit où elle sera tranquille, et, dès que vous m'aurez donné les petits deux cent mille francs, on vous la rendra. Si vous me faites arrêter, mon camarade donnera le coup de pouce à l'Alouette. Voilà.

Le prisonnier n'articula pas une parole. Après une pause, Thénardier poursuivit:

—C'est simple, comme vous voyez, Il n'y aura pas de mal si vous ne voulez pas qu'il y ait du mal. Je vous conte la chose. Je vous préviens pour que vous sachiez.

Il s'arrêta, le prisonnier ne rompit pas le silence, et Thénardier reprit:

—Dès que mon épouse sera revenue et qu'elle m'aura dit: L'Alouette est en route, nous vous lâcherons, et vous serez libre d'aller coucher chez vous. Vous voyez que nous n'avions pas de mauvaises intentions.

Des images épouvantables passèrent devant la pensée de Marius. Quoi! cette jeune fille qu'on enlevait, on n'allait pas la ramener? Un de ces monstres allait l'emporter dans l'ombre? où?... Et si c'était elle! Et il était clair que c'était elle! Marius sentait les battements de son cœur s'arrêter. Que faire? Tirer le coup de pistolet? mettre aux mains de la justice tous ces misérables? Mais l'affreux homme au merlin n'en serait pas moins hors de toute atteinte avec la jeune fille, et Marius songeait à ces mots de Thénardier dont il entrevoyait la signification sanglante: Si vous me faites arrêter, mon camarade donnera le coup de pouce à l'Alouette.

Maintenant ce n'était pas seulement par le testament du colonel, c'était par son amour même, par le péril de celle qu'il aimait, qu'il se sentait retenu.

Cette effroyable situation, qui durait déjà depuis plus d'une heure, changeait d'aspect à chaque instant. Marius eut la force de passer successivement en revue toutes les plus poignantes conjectures, cherchant une espérance et ne la trouvant pas. Le tumulte de ses pensées contrastait avec le silence funèbre du repaire.

Au milieu de ce silence on entendit le bruit de la porte de l'escalier qui s'ouvrait, puis se fermait.

Le prisonnier fit un mouvement dans ses liens.

—Voici la bourgeoise, dit Thénardier.

Il achevait à peine qu'en effet la Thénardier se précipita dans la chambre, rouge, essoufflée, haletante, les yeux flambants, et cria en frappant de ses grosses mains sur ses deux cuisses à la fois:

—Fausse adresse!

Le bandit qu'elle avait emmené avec elle, parut derrière elle et vint reprendre son merlin.

—Fausse adresse? répéta Thénardier.

Elle reprit:

—Personne! Rue Saint-Dominique, numéro dix-sept, pas de monsieur Urbain Fabre! On ne sait pas ce que c'est!

Elle s'arrêta suffoquée, puis continua:

—Monsieur Thénardier! ce vieux t'a fait poser! Tu es trop bon, vois-tu! Moi, je te vous lui aurais coupé la margoulette en quatre pour commencer! et s'il avait fait le méchant, je l'aurais fait cuire tout vivant! Il aurait bien fallu qu'il parle, et qu'il dise où est la fille, et qu'il dise où est le magot! Voilà comment j'aurais mené cela, moi! On a bien raison de dire que les hommes sont plus bêtes que les femmes! Personne! numéro dix-sept! C'est une grande porte cochère! Pas de monsieur Fabre, rue Saint-Dominique! et ventre à terre, et pourboire au cocher, et tout! J'ai parlé au portier et à la portière, qui est une belle forte femme, ils ne connaissent pas ça!

ルブラン氏は一言も発しなかった。テナルディエは言い続けた。
「このとおりわしは相当に事をわけて話してるつもりだ。お前さんの財産がどのくらいあるかわしは知らねえ、だがお前さんは金に目をくれはしなさらねえってことだけはわかってる。お前さんのような慈悲深え人は、不仕合わせな一家の父親に二十万フランぐらいは出してくれてもよさそうなもんだ。お前さんだって確かに物の道理はわかってるはずだ。今日のように骨を折って、今晩のように手はずをきめて、ここにきてる人たちを見てもわかるとおり万事うまく仕組みをした以上は、わずかデノアイエ料理店で十五スーの赤い奴やつを飲み肉をつっつくぐらいの金じゃすまされねえってことは、お前さんにもわかるはずだ。二十万フランぐらいの価値ねうちはありまさあね。それだけのはした金をふところから出しさえしなさりゃあ、それですべて帳消しにして、お前さんに指一本さしゃあしません。なるほどお前さんは、だが今二十万フランなんて持ち合わせはねえって言いなさるだろう。なにわしもそう無茶なことは言いませんや。今それをくれとは言やあしません。ただ一つお頼みがあるんでさあ。わしが言うとおりに書いてもらいてえんです。」
そこで、テナルディエは言葉を切った。それから火鉢ひばちの方へちょっと笑顔を向けながら、一語一語力を入れて言い添えた。
「ことわっておくが、お前さんに字が書けねえとは言わせない。」
その時の彼の微笑には、宗教裁判所の大法官をもうらやませるほどのものがあった。
テナルディエはルブラン氏のすぐそばにテーブルを押しやって、引き出しからインキ壺つぼとペンと一枚の紙とを取り出した。彼はその引き出しを半ば開いたままにしておいたが、そこにはナイフの長い刃が光っていた。
彼はルブラン氏の前に紙を置いた。
「書きなさい。」と彼は言った。
捕虜はついに口を開いた。
「どうして書けというんです、このとおり縛られているのに。」
「なるほどな、」とテナルディエは言った、「ご道理もっともだ。」
そして彼はビグルナイユの方を向いた。
「旦那だんなの右の腕を解いてくれ。」
パンショー一名プランタニエ一名ビグルナイユは、テナルディエの言うとおりにした。捕虜の右手が自由になった時、テナルディエはペンをインキに浸して、それを彼に差し出した。
「旦那、よく頭に入れておいてもらいましょうや。お前さんは今日わしらの手の中にありますぜ。わしらの思うままに、まったく思うままにどうにでもできますぜ。人間の力ではとうていお前さんをここから助け出すことはできねえ。だがわしらだって荒療治をしなけりゃならねえようになるのはまったくいやなんだ。わしはお前さんの名前も知らねえし、住所も知らねえ。しかしことわっておくが、お前さんがこれから書く手紙を持って行く使いの者が帰って来るまでは、縛られたままでいなさらなけりゃならねえ。そのつもりで、さあ書きなさるがいい。」
「何と?」と捕虜は尋ねた。
「わしの言うとおりに。」
ルブラン氏はペンを取った。
テナルディエは口授し初めた。
「――わが娘よ……――」
捕虜は身を震わして、テナルディエの方へ目を上げた。
「――わが愛する娘よ――と書きなさい。」とテナルディエは言った。
ルブラン氏はそのとおりに書いた。テナルディエは続けた。
「――すぐにおいで……――。」
彼は言葉を切った。
「お前さんは彼女あれにそういうふうな親しい言い方をしていなさるだろうな。」
「だれに?」とルブラン氏は尋ねた。
「わかってらあな、」とテナルディエは言った、「あの子供にさ、アルーエットにさ。」
ルブラン氏は外見上いかにも冷静に答えた。
「何のことだか私にはわからない。」
「でもまあ書きなさい。」とテナルディエは言った。そしてまた口授を初めた。
「――すぐにおいで。是非お前にきてほしい。この手紙を持って行く人が、お前を私の所へ案内してくれることになっている。私はお前を待っている。やっておいで安心して――。」
ルブラン氏はそれをすっかり書いた。テナルディエは言った。
「ああ安心してというのは消しなさい。それは何だか普通のことでないような気を起こさして、不安に思わせるかも知れない。」
ルブラン氏はその四字を消した。
「さあ署名しなさい。」とテナルディエは言った。「お前さんの名は何て言うのかな。」
捕虜はペンを置いて、そして尋ねた。
「だれにこの手紙はやるんですか。」
「お前さんにはよくわかってるはずだ。」とテナルディエは答えた。「あの子供にさ。今言ってきかしたとおりだ。」
問題の若い娘の名を言うことをテナルディエが避けてるのは明らかだった。彼は「アルーエット」(ひばり娘)と言いまた「あの子供」と言いはしたが、その名前は口に出さなかった。それは共犯者らの前にも秘密を守る巧妙な男の用心であった。名前を言うことは「その仕事」を彼らの手に渡してしまうことだったろう、そして彼らに必要以上のことを知らせることだったろう。
彼は言った。
「署名しなさい。お前さんの名は何というんだ。」
「ユルバン・ファーブル。」と捕虜は答えた。
テナルディエは猫ねこのようにすばしこく手をポケットにつっ込んで、ルブラン氏から取り上げたハンカチを引き出した。彼はそのしるしをさがして、蝋燭ろうそくの火に近づけた。
「U・F、なるほど。ユルバン・ファーブル。ではU・Fと署名しなさい。」
捕虜は署名をした。
「手紙を畳むには両手がいるから、わしに渡しなさい、わしが畳むから。」
それがすむと、テナルディエは言った。
「住所を書きなさい。お前さんの家のファーブル嬢と。ここからそう遠くねえ所に、サン・ジャック・デュ・オー・パの付近に、お前さんが住んでることをわしは知ってる。毎日その教会堂の弥撒ミサに行きなさるのでもわかる。だがどの町だかわしは知らねえ。お前さんは今どんな場合にいるかわかっていなさるはずだと思う。だから名前に嘘うそを言わなかったとおり、住所にも嘘を言わねえがいい。自分でそれを書きなさい。」
捕虜はちょっと考え込んでいたが、やがてペンを取って書いた。
――サン・ドミニク・ダンフェール街十七番地、ユルバン・ファーブル氏方、ファーブル嬢殿。
テナルディエは熱に震えるような手つきでその手紙をつかんだ。
「女房。」と彼は叫んだ。
テナルディエの女房は急いでやって来た。
「さあ手紙だ。やることはわかってるだろう。辻馬車つじばしゃが下にある。すぐに出かけて、すぐに帰ってこい。」
それから斧おのを持ってる男の方へ言った。
「貴様はちょうど面を取ってるから、うちの上かみさんについてってくれ。馬車の後ろに乗ってゆくがいい。例の小馬車を置いてきた所はわかってるな。」
「わかってる。」と男は言った。
そして斧を片すみに置いて、彼はテナルディエの女房のあとについて行った。
ふたりが出てゆくと、テナルディエは半ば開いている扉とびらから顔をさし出して、廊下で叫んだ。
「何より手紙を落とさないようにしろ! 二十万フラン持ってると同じだぞ。」
テナルディエの女房のしわがれた声がそれに答えた。
「安心しておいで。内ふところにしまってるから。」
一分間とたたないうちに、鞭むちの音が聞こえたが、それもすぐに弱くなって消えてしまった。
「よし、」とテナルディエはつぶやいた、「ずいぶん早えや。あの調子で駆けてゆきゃあ、家内は四、五十分で戻ってくる。」
彼は暖炉に近く椅子いすを寄せ、そこに腰をおろして、両腕を組み、泥だらけの靴くつを火鉢ひばちの方へ差し出した。
「足が冷てえ。」と彼は言った。
テナルディエと捕虜とともにその部屋へやの中にいるのは、もう五人の悪漢ばかりだった。彼らは仮面をつけたりあるいは黒く塗りつぶしたりして顔を隠しながら、なるべく恐ろしく見せかけるように、炭焼き人だの黒人だの悪魔だのの姿をまねていたが、皆のろい沈鬱ちんうつな様子をしていた。それを見ると、彼らは罪悪を犯すことをもちょうど仕事をするような具合に、至って平気で、何ら憤激の情も憐愍れんびんの念もなしに、一種の退屈らしい様子でやってるようだった。彼らは獣のようにすみにかたまって黙々としていた。テナルディエは足を暖めていた。捕虜はまた無言のうちに沈んでいた。先刻その部屋を満たしていた荒々しい騒ぎに次いで、陰惨な静けさがやってきたのである。
芯しんに大きく灰のたまってる蝋燭ろうそくが、その広い部屋をぼんやり照らしてるばかりで、火鉢の火も弱くなっていた。そしてそこにおる怪物らの頭は、壁や天井に変な形の影を投げていた。
聞こえるものはただ、眠ってる酔っ払いの老人の静かな息の音ばかりだった。
マリユスは種々重なってきた心痛のうちにじっと待っていた。謎なぞはますます不可解になってきた。テナルディエがアルーエットと呼んだあの「子供」はいったい何であったろうか。彼の「ユルスュール」のことであったろうか。捕虜はそのアルーエットという言葉を聞いても少しも心を動かさないらしかった、そしてごく自然に「何のことだか私にはわからない」と答えた。しかし一方に、U・Fという二字は説明された。それはユルバン・ファーブルだった。そしてユルスュールも今はユルスュールという名ではなくなった。マリユスが最もはっきり知り得たのはその一事だった。一種の恐ろしい魅惑にとらえられて彼は、全光景を観察し見おろし得るその場所に釘付くぎづけにされてしまった。そこに彼は、目近にながめた厭いとうべきできごとから圧伏されたかのようになって、ほとんど考えることも動くこともできなかった。いかなる事にてもあれただ何か起こることを望むだけで、考えをまとめることもできず、決心を固める術すべも知らずに、彼はただ待っていた。
「いずれにしても、」と彼は思った、「アルーエットというのが彼女のことであるかどうか、これからはっきりわかるだろう。テナルディエの女房がそれをここへ連れて来るだろうから。その時こそ私の心は決するのだ。もし必要であれば、私はこの生命と血潮とをささげても彼女を救ってやる。いかなることがあっても私はあとへは退かない。」
かくて三十分ばかり過ぎ去った。テナルディエはある暗黒な瞑想めいそうのうちに沈み込んでるようだった。捕虜は身動きもしなかった。けれどもマリユスは、少し前から時々間を置いて、捕虜のあたりに何か鋭いかすかな音が聞こえるように思った。
突然、テナルディエは捕虜に言いかけた。
「ファーブルさん、今すぐに言っといた方がいいようだから聞かしてあげよう。」
その数語は、これから何か説明が初まるもののように思われた。マリユスは耳を傾けた。テナルディエは言い続けた。
「家内はすぐに帰って来る。そうせかないで待っていなさるがいい。アルーエットはまったくお前さんの娘だろうから、お前さんが家に引き取って置きてえなああたりまえだとわしも思う。だがちょっと聞いておいてもらいましょう。お前さんの手紙を持って、家内は娘さんに会いに行く。ところでさっきごらんのとおり家内へは相当な服装なりをさしといたから、すぐに娘さんはついて来るに違いない。そしてふたりは辻馬車つじばしゃに乗るが、その後ろにはわしの仲間がひとり乗ってる。市門の外のある場所には、上等の馬が二匹ついてる小馬車がある。そこまでお前さんの娘は連れてこられるんだ。そこで娘さんは辻馬車からおりて、わしの仲間といっしょに小馬車に乗る。家内はここに帰ってきて報告する、すんだと。娘さんの方には別に悪いことはしねえ。娘さんはある所まで小馬車で連れてゆかれるが、そこにじっとしてるだけだ。そしてお前さんが二十万フランの小金こがねをわしにくれるとすぐに娘さんを返してあげる。もしお前さんがわしを捕縛させるようなことをすれば、わしの仲間がアルーエットに手を下すばかりだ。まあざっとこういう筋道だ。」
捕虜は一言をも発しなかった。ちょっと休んでからテナルディエは言い続けた。
「お聞きのとおり何でもねえことなんだ。お前さんの心次第で何も悪いことは起こりゃあしねえ。うち明けてわしは話したんだ。よくのみ込んでおいてもらいてえと思ってな。」
彼は言葉を切った。捕虜は口を開こうともしなかった。テナルディエはまた言った。
「家内が帰ってきて、アルーエットは出かけたと言いさえすりゃあ、すぐにお前さんは許してあげる。勝手に家に帰って寝てもいい。ねえ、わしらは別に悪い計画たくらみを持ってやしねえ。」
恐るべき幻がマリユスの脳裏を過よぎった。何事ぞ、彼らはその若い娘を奪ってここへは連れてこないのか。あの怪物のひとりがその娘を暗黒のうちに運び去ろうとするのか。いったいどこへ?……そしてもしその娘が果たして彼女であったならば! いや彼女であることは明らかである。マリユスは心臓の鼓動も止まるような気がした。どうしたものであろう。ピストルを打つがいいか。その悪漢どもを皆警官の手に渡してしまうがいいか。しかしそれにしても、あの恐ろしい斧おのの男は若い娘を連れてやはり手の届かぬ所に行ってるだろう。マリユスは恐ろしい意味が察せらるるテナルディエの数語を思った。「もしお前さんがわしを捕縛させるようなことをすれば、わしの仲間がアルーエットに手を下すばかりだ。」
今はもう大佐の遺言のためばかりではなく、また自分の恋のために、愛する人の危険のために、差し控えていなければならないように彼は思った。
既に一時間以上も前から続いたその恐ろしい情況は一瞬ごとに様子を変えていった。マリユスは勇を鼓して最も悲痛な推測を一々考慮してみた、そして何かの希望をさがし求めたが少しも見い出されなかった。彼の脳裏の騒乱はその巣窟そうくつの気味悪い沈黙と異様な対照をなしていた。
その沈黙のうちに、階段の所の扉とびらが開いてまたしまる音が聞こえた。
捕虜は縛られながらちょっと身を動かした。
「うちのお上かみだ。」とテナルディエは言った。
その言葉の終わるか終わらないうちに、果たしてテナルディエの女房が室へやに飛び込んできた。まっかになって、息を切らし、あえいで、目を光らしていた。そしてその大きな両手で一度に両腿りょうももをたたきながら叫んだ。
「嘘うその住所だ。」
女房が引き連れていた悪漢が、彼女のあとからはいってきて、またその斧おのを取り上げた。
「嘘の住所だと!」テナルディエは鸚鵡返おうむがえしに言った。
女房は言った。
「だれもいやしない。サン・ドミニク街十七番地にユルバン・ファーブルなんて者はいやしない。だれにきいても知ってる者なんかいないよ。」
彼女は息をつまらして言葉を切ったが、それからまた続けて言った。
「テナルディエ、お前さんはその爺じいさんにばかにされたんだよ。あまりお前さんも人がよすぎるじゃないか。私ならほんとにそいつの頤を四つ裂きにでもしておいてかかるんだがね。意地の悪いことをしやがったら、生きてるまま煮たててやるんだがね。そうすりゃあ、きっと本当のことを言って娘のおる所や金を隠してる所を吐き出してしまったに違いない。私だったらそういうふうにやってのけるよ。男なんて女よりはよほどばかだって言うが、まったくだ。十七番地なんかにはだれもいやしない。大きな門があるきりなんだ。サン・ドミニク街にはファーブルなんて者はいやしない。大急ぎで馬をかけさせるし、御者には祝儀をやるし、いろいろなことをしてさ。門番の男にも聞いたし、しっかり者らしいそのお上さんにも聞いたが、そんな人はてんで知らないじゃないかね。」

 

 

 

 

Marius respira. Elle, Ursule, ou l'Alouette, celle qu'il ne savait plus comment nommer, était sauvée.

Pendant que sa femme exaspérée vociférait, Thénardier s'était assis sur la table; il resta quelques instants sans prononcer une parole, balançant sa jambe droite qui pendait, et considérant le réchaud d'un air de rêverie sauvage.

Enfin il dit au prisonnier avec une inflexion lente et singulièrement féroce:

—Une fausse adresse? qu'est-ce que tu as donc espéré?

—Gagner du temps! cria le prisonnier d'une voix éclatante.

Et au même instant il secoua ses liens; ils étaient coupés. Le prisonnier n'était plus attaché au lit que par une jambe.

Avant que les sept hommes eussent eu le temps de se reconnaître et de s'élancer, lui s'était penché sous la cheminée, avait étendu la main vers le réchaud, puis s'était redressé, et maintenant Thénardier, la Thénardier et les bandits, refoulés par le saisissement au fond du bouge, le regardaient avec stupeur élevant au-dessus de sa tête le ciseau rouge d'où tombait une lueur sinistre, presque libre et dans une attitude formidable.

L'enquête judiciaire, à laquelle le guet-apens de la masure Gorbeau donna lieu par la suite, a constaté qu'un gros sou, coupé et travaillé d'une façon particulière, fut trouvé dans le galetas, quand la police y fît une descente; ce gros sou était une de ces merveilles d'industrie que la patience du bagne engendre dans les ténèbres et pour les ténèbres, merveilles qui ne sont autre chose que des instruments d'évasion. Ces produits hideux et délicats d'un art prodigieux sont dans la bijouterie ce que les métaphores de l'argot sont dans la poésie. Il y a des Benvenuto Cellini au bagne, de même que dans la langue il y a des Villon. Le malheureux qui aspire à la délivrance trouve moyen, quelquefois sans outils, avec un eustache, avec un vieux couteau, de scier un sou en deux lames minces, de creuser ces deux lames sans toucher aux empreintes monétaires, et de pratiquer un pas de vis sur la tranche du sou de manière à faire adhérer les lames de nouveau. Cela se visse et se dévisse à volonté; c'est une boîte. Dans cette boîte, on cache un ressort de montre, et ce ressort de montre bien manié coupe des manilles de calibre et des barreaux de fer. On croit que ce malheureux forçat ne possède qu'un sou; point, il possède la liberté. C'est un gros sou de ce genre qui, dans des perquisitions de police ultérieures, fut trouvé ouvert et en deux morceaux dans le bouge sous le grabat près de la fenêtre. On découvrit également une petite scie en acier bleu qui pouvait se cacher dans le gros sou. Il est probable qu'au moment où les bandits fouillèrent le prisonnier, il avait sur lui ce gros sou qu'il réussit à cacher dans sa main, et qu'ensuite, ayant la main droite libre, il le dévissa, et se servit de la scie pour couper les cordes qui l'attachaient, ce qui expliquerait le bruit léger et les mouvements imperceptibles que Marius avait remarqués.

N'ayant pu se baisser de peur de se trahir, il n'avait point coupé les liens de sa jambe gauche.

Les bandits étaient revenus de leur première surprise.

—Sois tranquille, dit Bigrenaille à Thénardier. Il tient encore par une jambe, et il ne s'en ira pas. J'en réponds. C'est moi qui lui ai ficelé cette patte-là.

Cependant le prisonnier éleva la voix:

—Vous êtes des malheureux, mais ma vie ne vaut pas la peine d'être tant défendue. Quant à vous imaginer que vous me feriez parler, que vous me feriez écrire ce que je ne veux pas écrire, que vous me feriez dire ce que je ne veux pas dire....

Il releva la manche de son bras gauche et ajouta:

—Tenez.

En même temps il tendit son bras et posa sur la chair nue le ciseau ardent qu'il tenait dans sa main droite par le manche de bois.

On entendit le frémissement de la chair brûlée, l'odeur propre aux chambres de torture se répandit dans le taudis. Marius chancela éperdu d'horreur, les brigands eux-mêmes eurent un frisson, le visage de l'étrange vieillard se contracta à peine, et, tandis que le fer rouge s'enfonçait dans la plaie fumante, impassible et presque auguste, il attachait sur Thénardier son beau regard sans haine où la souffrance s'évanouissait dans une majesté sereine.

マリユスはほっと息をついた。ユルスュールかあるいはアルーエットか本当の名前はわからないが、とにかく彼女は救われたのだった。
たけり立った女房が怒鳴りちらしてる間に、テナルディエはテーブルの上に腰掛けた。彼は一言も発しないでそのままの姿勢をして、たれてる右足を振り動かしながら、残忍な夢想に沈んでるような様子で、しばらく火鉢ひばちの方を見やっていた。
ついに彼は、特に獰猛どうもうなゆっくりした調子で捕虜に言った。
「嘘うその住所だと、いったい貴様何のつもりだ。」
「時間を延ばすためだ!」と捕虜は爆発したような声で叫んだ。
そして同時に彼は縛られた繩なわを揺すった。それは皆切れていた。捕虜はもはや、片足が寝台に結わえられてるばかりだった。
七人の男がはっと我に返って飛びかかるすきも与えず、彼は暖炉の所に低く身をかがめ、火鉢の方に手を伸ばし、それからすっくと立ち上がった。そして今やテナルディエもその女房も悪漢どもも、驚いて室へやのすみに退き、呆然ぼうぜんと彼を見守った。彼はほとんど自由になって恐ろしい態度をし、すごい火光がしたたるばかりのまっかに焼けた鑿たがねを、頭の上に振りかざしていたのである。
ゴルボー屋敷におけるこの待ち伏せの後に間もなく行なわれた裁判所の調査によれば、二つに切り割って特殊な細工を施した大きな一スー銅貨が、臨検の警官によってその屋根部屋やねべやの中に見い出されたのだった。その大きな銅貨は、徒刑場の気長い仕事によって暗黒な用途のために暗黒の中で作り出される驚くべき手工品の一つであり、破獄の道具にほかならない驚くべき品物の一つだった。異常な技術に成ったそれらの恐るべき微妙な作品が宝石細工に対する関係は、あたかも怪しい隠語の比喩ひゆが詩に対する関係と同じである。言語のうちにヴィヨンのごとき詩人らがあると同じく、徒刑場のうちにはベンヴェヌート・チェリーニのごとき金工らがおる。自由にあこがれてる不幸な囚人は、時とすると別に道具がなくても、包丁や古ナイフなどで、二枚の薄い片に一スー銅貨を切り割り、貨幣の面には少しも疵きずがつかないように両片をくりぬき、その縁に螺旋条らせんじょうをつけて、また両片がうまく合わさるようにこしらえることがある。それは自由にねじ合わせたりねじあけたりできるもので、一つの箱となっている。箱の中には時計の撥条ぜんまいが隠されている。そしてその撥条をうまく加工すると、大きな鎖でも鉄の格子こうしでも切ることができる。その不幸な囚徒はただ一スー銅貨しか持っていないように思われるが、実は自由を所有してるのである。ところで、後に警察の方で捜索をした時、その部屋へやの窓に近い寝台の下で見いだされた、二つの片に開かれてる大きな一スー銅貨は、そういう種類のものであった。それからまた、その銅貨の中に隠し得るくらいの小さな青い鋼鉄の鋸のこぎりも見い出された。おそらく、悪漢どもが捕虜の身体をさがした時、捕虜はその大きな銅貨を持っていたが、それをうまく手の中に隠し、それから次に、右手が自由になったので、それをねじあけ、中の鋸を使って縛られてる繩なわを切ったものであろう。マリユスが気づいたかすかな音とわずかな動作とは、またそれで説明がつく。
見現わされるのを恐れて身をかがめることができなかったので、彼は左足の縛りめは切らなかったのである。
悪漢どもは初めの驚きからようやく我に返った。
「安心しろ。」とビグルナイユはテナルディエに言った。
「まだ左の足が縛ってある。逃げることはできねえ。受け合いだ。あの足を縛ったなあ俺おれだぜ。」
そのうちに捕虜は声を揚げた。
「君らは気の毒な者どもだ。わしの生命はそう骨折って大事にするほどのものはない。ただ、わしに口をきかせようとしたり、書きたくないことを書かせようとしたり、言いたくないことを言わせようとしたりするからには……。」
彼は左腕の袖そでをまくり上げてつけ加えた。
「見ろ。」
同時に彼は腕を伸ばして、右手に木の柄をつかんで持っていた焼けてる鑿たがねを、そのあらわな肉の上に押し当てた。
じゅーっと肉の焼ける音が聞こえ、拷問部屋ごうもんべやに似たにおいが室へやにひろがった。マリユスは恐ろしさに気を失ってよろめき、悪漢どもすら震え上がった。しかしその異常な老人の顔はちょっとひきつったばかりだった。そして赤熱した鉄が煙を上げてる傷口の中にはいってゆく間、彼は平気なほとんど荘厳な様子で、美しい目をじっとテナルディエの上にすえていた。その目の中には、何ら憎悪ぞうおの影もなく、一種朗らかな威厳のうちに苦痛の色も消えうせてしまっていた。

 

 

Chez les grandes et hautes natures les révoltes de la chair et des sens en proie à la douleur physique font sortir l'âme et la font apparaître sur le front, de même que les rébellions de la soldatesque forcent le capitaine à se montrer.

—Misérables, dit-il, n'ayez pas plus peur de moi que je n'ai peur de vous.

Et arrachant le ciseau de la plaie, il le lança par la fenêtre qui était restée ouverte, l'horrible outil embrasé disparut dans la nuit en tournoyant et alla tomber au loin et s'éteindre dans la neige.

Le prisonnier reprit:

—Faites de moi ce que vous voudrez.

Il était désarmé.

—Empoignez-le! dit Thénardier.

Deux des brigands lui posèrent la main sur l'épaule, et l'homme masqué à voix de ventriloque se tint en face de lui, prêt à lui faire sauter le crâne d'un coup de clef au moindre mouvement.

En même temps Marius entendit au-dessous de lui, au bas de la cloison, mais tellement près qu'il ne pouvait voir ceux qui parlaient, ce colloque échangé à voix basse:

—Il n'y a plus qu'une chose à faire.

—L'escarper!

—C'est cela.

C'étaient le mari et la femme qui tenaient conseil.

Thénardier marcha à pas lents vers la table, ouvrit le tiroir et y prit le couteau.

Marius tourmentait le pommeau du pistolet. Perplexité inouïe. Depuis une heure il y avait deux voix dans sa conscience, l'une lui disait de respecter le testament de son père, l'autre lui criait de secourir le prisonnier. Ces deux voix continuaient sans interruption leur lutte qui le mettait à l'agonie. Il avait vaguement espéré jusqu'à ce moment trouver un moyen de concilier ces deux devoirs, mais rien de possible n'avait surgi. Cependant le péril pressait, la dernière limite de l'attente était dépassée, à quelques pas du prisonnier Thénardier songeait, le couteau à la main.

Marius égaré promenait ses yeux autour de lui, dernière ressource machinale du désespoir.

Tout à coup il tressaillit.

À ses pieds, sur sa table, un vif rayon de pleine lune éclairait et semblait lui montrer une feuille de papier. Sur cette feuille il lut cette ligne écrite en grosses lettres le matin même par l'aînée des filles Thénardier:

—Les cognes sont là.

Une idée, une clarté traversa l'esprit de Marius; c'était le moyen qu'il cherchait, la solution de cet affreux problème qui le torturait, épargner l'assassin et sauver la victime. Il s'agenouilla sur la commode, étendit le bras, saisit la feuille de papier, détacha doucement un morceau de plâtre de la cloison, l'enveloppa dans le papier, et jeta le tout par la crevasse au milieu du bouge.

Il était temps. Thénardier avait vaincu ses dernières craintes ou ses derniers scrupules et se dirigeait vers le prisonnier.

—Quelque chose qui tombe! cria la Thénardier.

—Qu'est-ce? dit le mari.

La femme s'était élancée et avait ramassé le plâtras enveloppé du papier. Elle le remit à son mari.

—Par où cela est-il venu? demanda Thénardier.

—Pardié! fit la femme, par où veux-tu que cela soit entré? C'est venu par la fenêtre.

—Je l'ai vu passer, dit Bigrenaille.

Thénardier déplia rapidement le papier et l'approcha de la chandelle.

—C'est de l'écriture d'Éponine. Diable!

Il fit signe à sa femme, qui s'approcha vivement et il lui montra la ligne écrite sur la feuille de papier, puis il ajouta d'une voix sourde:

—Vite! l'échelle! laissons le lard dans la souricière et fichons le camp!

—Sans couper le cou à l'homme? demanda la Thénardier.

—Nous n'avons pas le temps.

—Par où? reprit Bigrenaille.

—Par la fenêtre, répondit Thénardier. Puisque Ponine a jeté la pierre par la fenêtre, c'est que la maison n'est pas cernée de ce côté-là.

Le masque à voix de ventriloque posa à terre sa grosse clef, éleva ses deux bras en l'air et ferma trois fois rapidement ses mains sans dire un mot. Ce fut comme le signal du branle-bas dans un équipage. Les brigands qui tenaient le prisonnier le lâchèrent; en un clin d'œil l'échelle de corde fut déroulée hors de la fenêtre et attachée solidement au rebord par les deux crampons de fer.

Le prisonnier ne faisait pas attention à ce qui se passait autour de lui. Il semblait rêver ou prier.

Sitôt l'échelle fixée, Thénardier cria.

—Viens! la bourgeoise!

Et il se précipita vers la croisée.

Mais comme il allait enjamber, Bigrenaille le saisit rudement au collet.

—Non pas, dis donc, vieux farceur! après nous!

—Après nous! hurlèrent les bandits.

—Vous êtes des enfants, dit Thénardier, nous perdons le temps. Les railles sont sur nos talons.

—Eh bien, dit un des bandits, tirons au sort à qui passera le premier.

Thénardier s'exclama:

—Êtes-vous fous! êtes-vous toqués! en voilà-t-il un tas de jobards! perdre le temps, n'est-ce pas? tirer au sort, n'est-ce pas? au doigt mouillé! à la courte paille! écrire nos noms! les mettre dans un bonnet!...

—Voulez-vous mon chapeau? cria une voix du seuil de la porte.

偉大な高邁こうまいな性格の人にあっては、肉体的の苦悩にとらえられた筋肉と感覚との擾乱じょうらんは、その心霊を発露さして、それを額の上に現出させる。あたかも兵卒らの反逆はついに指揮官を呼び出すがようなものである。
「みじめな者ども、」と彼は言った、「わしが君らを恐れないと同じに、君らももうわしを恐れるには及ばない。」
そして彼は傷口から鑿を引き離し、開いていた窓からそれを外に投げ捨てた。赤熱した恐ろしい道具は、回転しながら暗夜のうちに隠れ、遠く雪の中に落ちて冷えていった。
捕虜は言った。
「どうとでも勝手にするがいい。」
彼はもう武器は一つも持っていなかった。
「奴やつを捕えろ!」とテナルディエは言った。
悪漢のうちのふたりは彼の肩をとらえた。そして仮面をつけた腹声の男は、彼の前に立ちふさがって、少しでも動いたら大鍵おおかぎを食わして頭を打ち破ってやろうと待ち構えた。
同時にマリユスは、壁の下の方で自分のすぐ下に、低い声でかわされる次の対話を聞いた。あまり近いので、話してる者の姿は穴から見えなかった。
「こうなったらほかに仕方はねえ。」
「やっつける!」
「そうだ。」
それは主人と女房とが相談してるのだった。
テナルディエはゆっくりとテーブルの方へ歩み寄って、その引き出しを開き、ナイフを取り出した。
マリユスはピストルの手を握りしめた。異常な困惑のうちに陥った。一時間前から、彼の内心のうちには二つの声があった。一つは父の遺言を尊重せよと彼に語り、一つは捕虜を救えと彼に語っていた。その二つの声は絶えず互いに争闘を続けて彼をもだえさした。彼はこの瞬間まで、その二つの義務を相融和し得る道はないかと漠然ばくぜんと願っていた。しかしそれをかなえるようなものは何も起こってこなかった。しかるにもはや危機は迫っており、遅滞の最後は越えられていた。捕虜から数歩の所に、テナルディエはナイフを手にして考え込んでいた。
マリユスは昏迷こんめいしてあたりを見回した。絶望の極の最後の機械的な手段である。
と突然、彼はおどり上がった。
彼の足下に、テーブルの上に、満月の強い光が一枚の紙片を照らし出して、彼にそれを示してるかのようだった。その紙片の上に彼は、テナルディエの姉娘がその朝書いた大きな文字の次の一行を読んだ。
――いぬがいる。
一つの考えが、一つの光が、マリユスの脳裏をよぎった。それこそ彼がさがしている方法だった。彼を苦しめてる恐るべき問題の解決、殺害者を逃がし被害者を救う方法であった。彼は戸棚の上にひざまずき、腕を伸ばし、その紙片をつかみ取り、壁から一塊の漆喰しっくいを静かにはぎ取り、それを紙片に包みそのままそれを部屋へやのまんなかに穴から投げ込んだ。
ちょうど危うい時であった。テナルディエは最後の危懼きぐもしくは最後の用心をおさえつけて、捕虜の方へ歩を進めていた。
「何か落ちた。」とテナルディエの女房は叫んだ。
「何だ?」と亭主は言った。
女房は駆け寄って、紙に包んだ漆喰を拾った。
彼女はそれを亭主に渡した。
「どこからきたんだ。」とテナルディエは尋ねた。
「なにどこから来るもんかね、」と女房は言った、「窓からよりほかはないじゃないかね。」
「俺おれはそれが飛んで来る所を見た。」とビグルナイユは言った。
テナルディエは急いで紙をひらき、蝋燭ろうそくの火に近づけた。
「エポニーヌの手蹟てだ。畜生!」
彼は女房に合い図をすると、女房はすぐにそばにきた。彼は紙に書いてある一行の文句を示して、それから鈍い声でつけ加えた。
「早く! 梯子はしごだ。肉は鼠罠ねずみわなに入れたままで、引き上げよう。」
「首をちょんぎらずにかえ。」と女房は尋ねた。
「そんな暇はねえ。」
「どこから逃げるんだ。」とビグルナイユは言った。
「窓からよ。」とテナルディエは答えた。「エポニーヌが窓から石をほうり込んだところを見ると、その方には手が回ってねえことがわかる。」
仮面をつけた腹声の男は、大鍵おおかぎを下に置き、両腕を高く上げて、黙ったままその手を三度急がしく開いたり握ったりした。それは船員らの間の戦闘準備の合い図みたいなものだった。捕虜をとらえていた悪漢はその手を離した。またたく間に、繩梯子なわばしごは窓の外におろされ、二つの鉄の鈎かぎでしっかと窓縁に止められた。
捕虜は周囲に起こってることには少しも注意をしなかった。彼は何か夢想しあるいは祈祷きとうしてるがようだった。
繩梯子なわばしごがつけられるや、テナルディエは叫んだ。
「こい、上かみさん!」
そして彼は窓の方へつき進んだ。
しかし彼がそこをまたごうとした時、ビグルナイユは荒々しく彼の襟筋えりすじをつかんだ。
「いけねえ、古狸ふるだぬきめ、俺おれたちが先だ。」
「俺たちが先だ!」と悪漢どもは怒鳴り立てた。
「つまらねえ野郎だな、」とテナルディエは言った、「時間をつぶすばかりだ。いぬどもがきかかってるじゃねえか。」
「じゃあ、」とひとりの悪漢が言った、「だれが一番先か籤引くじびきをしろ。」
テナルディエは叫んだ。
「ばかども、気でも狂ったのか。のろまばかりそろってやがる。時間をつぶすばかりじゃねえか。籤引きをするっていうのか。じゃんけんか、藁屑わらくずか、名前を書いて帽子に入れてか……。」
「俺の帽子ではどうだ。」と入り口の所に声がした。

 

 

Tous se retournèrent. C'était Javert.

Il tenait son chapeau à la main, et le tendait en souriant.

皆の者は振り向いた。それはジャヴェルだった。
彼は手に帽を持って、微笑しながらそれを差し出していた。

 

 

Chapitre XXI On devrait toujours commencer par arrêter les victimes

 

avert, à la nuit tombante, avait aposté des hommes et s'était embusqué lui-même derrière les arbres de la rue de la Barrière des Gobelins qui fait face à la masure Gorbeau de l'autre côté du boulevard. Il avait commencé par ouvrir «sa poche», pour y fourrer les deux jeunes filles chargées de surveiller les abords du bouge. Mais il n'avait «coffré» qu'Azelma. Quant à Éponine, elle n'était pas à son poste, elle avait disparu et il n'avait pu la saisir. Puis Javert s'était mis en arrêt, prêtant l'oreille au signal convenu. Les allées et venues du fiacre l'avaient fort agité. Enfin il s'était impatienté, et, sûr qu'il y avait un nid là, sûr d'être en bonne fortune, ayant reconnu plusieurs des bandits qui étaient entrés, il avait fini par se décider à monter sans attendre le coup de pistolet.

On se souvient qu'il avait le passe-partout de Marius.

Il était arrivé à point.

Les bandits effarés se jetèrent sur les armes qu'ils avaient abandonnées dans tous les coins au moment de s'évader. En moins d'une seconde, ces sept hommes, épouvantables à voir, se groupèrent dans une posture de défense, l'un avec son merlin, l'autre avec sa clef, l'autre avec son assommoir, les autres avec les cisailles, les pinces et les marteaux, Thénardier son couteau au poing. La Thénardier saisit un énorme pavé qui était dans l'angle de la fenêtre et qui servait à ses filles de tabouret.

 

ジャヴェルは日暮れに、手下を方々に張り込ませ、大通りをはさんでゴルボー屋敷と向かい合ったバリエール・デ・ゴブラン街の木立ちの後ろに自ら身を潜めた。彼はまずいわゆる「ポケット」を開いて、屋敷の付近に見張りをしてるふたりの娘をその中にねじ込もうとした。しかし彼はアゼルマをしか「袋にする」ことはできなかった。エポニーヌの方はその場所にいなくて姿が見えなかったので、捕えることができなかった。それからジャヴェルは位置について、約束の合い図を待って耳を傾けていた。辻馬車つじばしゃが出かけたり戻ってきたりするので、彼は少なからず心配になって、ついにたえきれなくなった。そして多くの悪漢どもがはいり込んだのを認めていたので、確かにそこに巣があると思い、確かにうまいことがあるに違いないと信じて、ピストルの鳴るのをも待たずにはいって行こうと心を決した。
読者の思い起こすとおり、彼はマリユスの合あい鍵かぎを持っていたのである。
彼はちょうどいい時にやってきた。
狼狽ろうばいした悪漢らは、逃げ出そうとする時方々に投げ捨てた武器をまたつかみ取った。またたく間に、見るも恐ろしいそれら七人の者どもは、いっしょに集まって防御の姿勢を取った。ひとりは斧おのを持ち、ひとりは大鍵を持ち、ひとりは玄翁げんのうを持ち、その他の者は鋏はさみや火箸ひばしや金槌かなづちなどを持ち、テナルディエはナイフを手に握っていた。テナルディエの女房は娘たちが腰掛けにしていた窓の角かどにある大きな畳石をつかんだ。

J

 

Javert remit son chapeau sur sa tête, et fit deux pas dans la chambre, les bras croisés, la canne sous le bras, l'épée dans le fourreau.

—Halte-là! dit-il. Vous ne passerez pas par la fenêtre, vous passerez par la porte. C'est moins malsain. Vous êtes sept, nous sommes quinze. Ne nous colletons pas comme des auvergnats. Soyons gentils.

Bigrenaille prit un pistolet qu'il tenait caché sous sa blouse et le mit dans la main de Thénardier en lui disant à l'oreille:

—C'est Javert. Je n'ose pas tirer sur cet homme-là. Oses-tu, toi?

—Parbleu! répondit Thénardier.

—Eh bien, tire.

Thénardier prit le pistolet, et ajusta Javert.

Javert, qui était à trois pas, le regarda fixement et se contenta de dire:

—Ne tire pas, va! ton coup va rater.

Thénardier pressa la détente. Le coup rata.

—Quand je te le disais! fit Javert.

Bigrenaille jeta son casse-tête aux pieds de Javert.

—Tu es l'empereur des diables! je me rends.

—Et vous? demanda Javert aux autres bandits.

Ils répondirent:

—Nous aussi.

Javert repartit avec calme:

—C'est ça, c'est bon, je le disais, on est gentil.

—Je ne demande qu'une chose, reprit le Bigrenaille, c'est qu'on ne me refuse pas du tabac pendant que je serai au secret.

—Accordé, dit Javert.

Et se retournant et appelant derrière lui:

—Entrez maintenant!

Une escouade de sergents de ville l'épée au poing et d'agents armés de casse-tête et de gourdins se rua à l'appel de Javert. On garrotta les bandits. Cette foule d'hommes à peine éclairés d'une chandelle emplissait d'ombre le repaire.

—Les poucettes à tous! cria Javert.

—Approchez donc un peu! cria une voix qui n'était pas une voix d'homme, mais dont personne n'eût pu dire: c'est une voix de femme.

La Thénardier s'était retranchée dans un des angles de la fenêtre, et c'était elle qui venait de pousser ce rugissement.

Les sergents de ville et les agents reculèrent.

Elle avait jeté son châle et gardé son chapeau; son mari, accroupi derrière elle, disparaissait presque sous le châle tombé, et elle le couvrait de son corps, élevant le pavé des deux mains au-dessus de sa tête avec le balancement d'une géante qui va lancer un rocher.

—Gare! cria-t-elle.

Tous se refoulèrent vers le corridor. Un large vide se fit au milieu du galetas.

La Thénardier jeta un regard aux bandits qui s'étaient laissé garrotter et murmura d'un accent guttural et rauque:

—Les lâches!

Javert sourit et s'avança dans l'espace vide que la Thénardier couvait de ses deux prunelles.

—N'approche pas, va-t'en, cria-t-elle, ou je t'écroule!

—Quel grenadier! fit Javert; la mère! tu as de la barbe comme un homme, mais j'ai des griffes comme une femme.

Et il continua de s'avancer.

La Thénardier, échevelée et terrible, écarta les jambes, se cambra en arrière et jeta éperdument le pavé à la tête de Javert. Javert se courba. Le pavé passa au-dessus de lui, heurta la muraille du fond dont il fit tomber un vaste plâtras et revint, en ricochant d'angle en angle à travers le bouge, heureusement presque vide, mourir sur les talons de Javert.

Au même instant Javert arrivait au couple Thénardier. Une de ses larges mains s'abattit sur l'épaule de la femme et l'autre sur la tête du mari.

—Les poucettes! cria-t-il.

Les hommes de police rentrèrent en foule, et en quelques secondes l'ordre de Javert fut exécuté.

La Thénardier, brisée, regarda ses mains garrottées et celles de son mari, se laissa tomber à terre et s'écria en pleurant:

—Mes filles!

—Elles sont à l'ombre, dit Javert.

Cependant les agents avaient avisé l'ivrogne endormi derrière la porte et le secouaient. Il s'éveilla en balbutiant:

—Est-ce fini, Jondrette?

—Oui, répondit Javert.

Les six bandits garrottés étaient debout; du reste, ils avaient encore leurs mines de spectres; trois barbouillés de noir, trois masqués.

—Gardez vos masques, dit Javert.

Et, les passant en revue avec le regard d'un Frédéric II à la parade de Potsdam, il dit aux trois «fumistes»:

—Bonjour, Bigrenaille. Bonjour, Brujon. Bonjour, Deux-Milliards.

Puis, se tournant vers les trois masques, il dit à l'homme au merlin:

—Bonjour, Gueulemer.

Et à l'homme à la trique:

—Bonjour, Babet.

Et au ventriloque:

—Salut, Claquesous.

En ce moment, il aperçut le prisonnier des bandits qui, depuis l'entrée des agents de police, n'avait pas prononcé une parole et se tenait tête baissée.

—Déliez monsieur! dit Javert, et que personne ne sorte!

Cela dit, il s'assit souverainement devant la table, où étaient restées la chandelle et l'écritoire, tira un papier timbré de sa poche et commença son procès-verbal.

Quand il eut écrit les premières lignes qui ne sont que des formules toujours les mêmes, il leva les yeux:

—Faites approcher ce monsieur que ces messieurs avaient attaché.

Les agents regardèrent autour d'eux.

—Eh bien, demanda Javert, où est-il donc?

Le prisonnier des bandits, M. Leblanc, M. Urbain Fabre, le père d'Ursule ou de l'Alouette, avait disparu.

La porte était gardée, mais la croisée ne l'était pas. Sitôt qu'il s'était vu délié, et pendant que Javert verbalisait, il avait profité du trouble, du tumulte, de l'encombrement, de l'obscurité, et d'un moment où l'attention n'était pas fixée sur lui, pour s'élancer par la fenêtre.

Un agent courut à la lucarne, et regarda. On ne voyait personne dehors.

L'échelle de corde tremblait encore.

—Diable! fit Javert entre ses dents, ce devait être le meilleur!

ジャヴェルは帽子をかぶって、両腕を組み、杖を小脇こわきにはさみ、剣を鞘さやに[#「鞘さやに」は底本では「鞘にさや」]納めたままで、室へやの中に二歩はいり込んだ。
「そこにじっとしていろ!」と彼は言った。「窓から出ちゃいかん。出るなら扉とびらの方から出してやる。その方が安全だ。貴様たちは七人だが、こちらは十五人だ。オーヴェルニュの田舎者いなかもののようにつかみ合わなくてもいい。静かにしろ。」
ビグルナイユは上衣の下に隠し持っていたピストルを取って、それをテナルディエの手に渡しながら、彼の耳にささやいた。
「あれはジャヴェルだ。俺おれはあいつに引き金を引くなあいやだ。貴様やってみるか。」
「やるとも。」とテナルディエは答えた。
「じゃあ打ってみろ。」
テナルディエはピストルを取って、ジャヴェルをねらった。
三歩前の所にいたジャヴェルは、彼をじっとながめて、ただこれだけ言った。
「打つな、おい、当たりゃしない。」
テナルディエは引き金を引いた。弾たまははずれた。
「それみろ!」とジャヴェルは言った。
ビグルナイユは玄翁げんのうをジャヴェルの足下に投げ出した。
「旦那だんなは悪魔の王様だ、降参すらあ。」
「そして貴様たちもか。」とジャヴェルは他の悪漢どもに尋ねた。
彼らは答えた。
「へえ。」
ジャヴェルは静かに言った。
「そうだ、それでよし。俺が言ったとおり、皆おとなしい奴やつらだ。」
「ただ一つお願いがあります、」とビグルナイユは言った、「監禁中煙草たばこは許していただきてえんですが。」
「許してやる。」とジャヴェルは言った。
そして後ろをふり返って呼んだ。
「さあはいってこい。」
剣を手にした巡査と棍棒こんぼうの類を持った刑事との一隊が、ジャヴェルの声に応じておどり込んできた。そして悪漢どもを縛り上げた。一本の蝋燭ろうそくの光がそれら一群の人々をようやく照らして、部屋へやの中はいっぱい影に満ちた。
「皆に指錠をはめろ。」とジャヴェルは叫んだ。
「そばにでもきてみろ!」と叫ぶ声がした。それは男の声ではなかったが、さりとて女の声とも言い得ないものだった。
テナルディエの女房が窓の一方の角によって、その怒鳴り声を揚げたのだった。
巡査や刑事らは後ろにさがった。
彼女は肩掛けをぬぎすてて、帽子だけはかぶっていた。亭主はその後ろにうずくまって、ぬぎすてられた肩掛けの下に身を隠さんばかりにしていた。彼女はまたそれを自分の身体でおおいながら両手で頭の上の畳石を振りかざして、岩石を投げ飛ばさんとする巨人のように調子を取っていた。
「気をつけろ。」と彼女は叫んだ。
人々は廊下の方へ退いた。室のまんなかには広い空地があいた。
テナルディエの女房は指錠をはめられるままに身を任した悪漢どもの方をじろりと見やって、つぶれた喉声のどごえでつぶやいた。
「卑怯者ひきょうもの!」
ジャヴェルはほほえんだ。そしてテナルディエの女房がにらみつけてる空地のうちに進み出た。
「近くへ来るな、行っちまえ、」と彼女は叫んだ、「そうしないとぶっつぶすぞ。」
「すごい勢いだな。」とジャヴェルは言った。「上かみさん、お前さんに男のような髯ひげがあるからって、わしにも女のような爪つめがあるからな。」
そして彼はなお進んで行った。
テナルディエの女房は髪をふり乱し恐ろしい様子をし、足をふみ開き、後ろに身をそらして、ジャヴェルの頭をめがけて狂わんばかりに畳石を投げつけた。ジャヴェルは身をかがめた。畳石は彼の上を飛び越え、向こうの壁につき当たって漆喰しっくいの大きな一片をつき落とし、それから、幸いにほとんど人のいなかった室へやのまんなかを、角から角とごろごろころがり戻って、ジャヴェルの足下にきて止まった。
同時にジャヴェルはテナルディエ夫婦の所へ進んだ。彼の大きな手は、一方に女房の肩をとらえ、一方に亭主の頭を押さえた。
「指錠だ!」と彼は叫んだ。
警官らは皆一度に戻ってきた。そして数秒のうちにジャヴェルの命令は遂行された。
とりひしがれたテナルディエの女房は、縛り上げられた自分の手と亭主の手とを見て、床ゆかの上に身を投げ出して、泣き声を揚げた。
「ああ娘たちは!」
「娘どもも、もう暗い所へはいってる。」とジャヴェルは言った。
そのうちに警官らは、扉とびらの後ろに眠っている酔っ払いを見つけて、揺り動かした。彼は目をさましながらつぶやいた。
「すんだか、ジョンドレット。」
「すんだよ。」とジャヴェルが答えた。
捕縛された六人の悪漢はそこに立っていた。でも彼らはその異様な顔つきのままであって、三人は顔をまっ黒に塗っており、三人は仮面をかぶっていた。
「面はつけておけ。」とジャヴェルは言った。
そして、ポツダム宮殿で観兵式をやるフレデリック二世のような目つきで、後は一同を見渡して、それから三人の「暖炉職工」へ向かって言った。
「どうだビグルナイユ。どうだブリュジョン。どうだドゥー・ミリヤール。」
次に仮面をかぶってる三人の方へ向いて、彼は斧おのの男に言った。
「どうだな、グールメル。」
それから棍棒こんぼうの男に言った。
「どうだな、バベ。」
それから腹声の男に言った。
「おめでとう、クラクズー。」
その時彼は、悪漢どもの捕虜を顧みた。捕虜は警官らがはいってきてからは、一言をも発せず、じっと頭をたれていた。
「その者を解いてやれ。」とジャヴェルは言った。「そしてひとりも外へ出てはならんぞ。」
そう言って彼は、おごそかにテーブルの前にすわった。テーブルの上には蝋燭ろうそくとペンやインキがまだ置いてあった。彼はポケットから印のはいった紙を一枚取り出して、調書を書き初めた。
いつも同一なきまり文句を二、三行書いた時、彼は目を上げた。
「その男どもから縛られていた者をここに連れてこい。」
警官らはあたりを見回した。
「どうしたんだ、」とジャヴェルは尋ねた、「その者はどこにおるんだ。」
悪漢どもの捕虜、ルブラン氏もしくはユルバン・ファーブル氏、もしくは、ユルスュールあるいはアルーエットの父親は、消えうせてしまっていた。
扉とびらには番がついていたが、窓には番がいなかった。彼は縛りが解かれたのを見るや否や、ジャヴェルが調書を書いてる間に、混雑と騒ぎと人込みと薄暗さとまただれも自分に注意を向けていない瞬間とに乗じて、窓から飛び出して行ったのである。
ひとりの警官は窓の所へ駆け寄って見回した。外にはだれも見えなかった。
繩梯子なわはしごはまだ動いていた。
「畜生!」とジャヴェルは口の中で言った。「あれが一番大事な奴やつだったに違いないが。」

 

 

Chapitre XXII Le petit qui criait au tome deux

 

Le lendemain du jour où ces événements s'étaient accomplis dans la maison du boulevard de l'Hôpital, un enfant, qui semblait venir du côté du pont d'Austerlitz, montait par la contre-allée de droite dans la direction de la barrière de Fontainebleau. Il était nuit close. Cet enfant était pâle, maigre, vêtu de loques, avec un pantalon de toile au mois de février, et chantait à tue-tête.

Au coin de la rue du Petit-Banquier, une vieille courbée fouillait dans un tas d'ordures à la lueur du réverbère; l'enfant la heurta en passant, puis recula en s'écriant:

—Tiens! moi qui avait pris ça pour un énorme, un énorme chien!

Il prononça le mot énorme pour la seconde fois avec un renflement de voix goguenarde que des majuscules exprimeraient assez bien: un énorme, un ÉNORME chien!

La vieille se redressa furieuse.

—Carcan de moutard! grommela-t-elle. Si je n'avais pas été penchée, je sais bien où je t'aurais flanqué mon pied!

L'enfant était déjà à distance.

—Kisss! kisss! fit-il. Après ça, je ne me suis peut-être pas trompé.

La vieille, suffoquée d'indignation, se dressa tout à fait, et le rougeoiement de la lanterne éclaira en plein sa face livide, toute creusée d'angles et de rides, avec des pattes d'oie rejoignant les coins de la bouche. Le corps se perdait dans l'ombre et l'on ne voyait que la tête. On eût dit le masque de la Décrépitude découpé par une lueur dans la nuit. L'enfant la considéra.

—Madame, dit-il, n'a pas le genre de beauté qui me conviendrait.

Il poursuivit son chemin et se remit à chanter:

Le roi Coupdesabot
S'en allait à la chasse,
À la chasse aux corbeaux...

Au bout de ces trois vers, il s'interrompit. Il était arrivé devant le numéro 50-52, et, trouvant la porte fermée, il avait commencé à la battre à coups de pied, coups de pied retentissants et héroïques, lesquels décelaient plutôt les souliers d'homme qu'il portait que les pieds d'enfant qu'il avait.

Cependant cette même vieille qu'il avait rencontrée au coin de la rue du Petit-Banquier accourait derrière lui poussant des clameurs et prodiguant des gestes démesurés.

—Qu'est-ce que c'est? qu'est-ce que c'est? Dieu Seigneur! on enfonce la porte! on défonce la maison!

Les coups de pied continuaient.

La vieille s'époumonait.

—Est-ce qu'on arrange les bâtiments comme ça à présent!

Tout à coup elle s'arrêta. Elle avait reconnu le gamin.

—Quoi! c'est ce satan!

—Tiens, c'est la vieille, dit l'enfant. Bonjour, la Burgonmuche. Je viens voir mes ancêtres.

La vieille répondit, avec une grimace composite, admirable improvisation de la haine tirant parti de la caducité et de la laideur, qui fut malheureusement perdue dans l'obscurité:

—Il n'y a personne, mufle.

—Bah! reprit l'enfant, où donc est mon père?

—À la Force.

—Tiens! et ma mère?

—À Saint-Lazare.

—Eh bien! et mes sœurs?

—Aux Madelonnettes.

L'enfant se gratta le derrière de l'oreille, regarda mame Burgon, et dit:

—Ah!

Puis il pirouetta sur ses talons, et, un moment après, la vieille restée sur le pas de la porte l'entendit qui chantait de sa voix claire et jeune en s'enfonçant sous les ormes noirs frissonnant au vent d'hiver:

Le roi Coupdesabot
S'en allait à la chasse,
À la chasse aux corbeaux,
Monté sur des échasses.
Quand on passait dessous
On lui payait deux sous.

 

それらの事件がオピタル大通りの家で起こったその次の日、オーステルリッツ橋の方からきたらしいひとりの少年が、フォンテーヌブロー市門の方へ向かって右手の横丁を進んで行った。まったく夜になっていた。少年は色青くやせていて、ぼろをまとい、二月の寒空に麻のズボンをつけ、声の限りに歌を歌っていた。
プティー・バンキエ街の角かどの所に、腰の曲がった婆さんが、街灯の光を頼りに掃はき溜だめの中をかき回していた。少年は通りすがりにその婆さんにつき当たって、それからあとじさりながら大きい声で言った。
「おやあ! 俺おれはまたでかいでかい犬かと思ったい。」
彼はその二度目の「でかい」という言葉を、おどけた声を張り上げて言った、文字にすればその言葉だけ一段と活字を大きくすべき所である。
婆さんは怒って立ち上がった。
「小僧め!」と彼女はつぶやいた。「かがんでいなかったら、蹴飛けとばしてやるところだったに。」
少年は既に向こうに行っていた。
「しッしッ。」と彼は言った。「やはり犬には違いないや。」
婆さんは息もつまらんばかりに腹を立てて、すっかり立ち上がった。目尻の皺しわと口角とがいっしょになってる角張った皺だらけの蒼白そうはくな顔を、街灯の赤い光が正面から照らした。身体は影の中に隠れて、頭だけしか見えなかった。暗夜のうちから一条の光で切り取られた「老耄おいぼれ」そのものの面かと思われた。少年はそれをじろじろながめた。
「お上かみさんも美しいがね、俺の気に入るたちのものじゃあないや。」と彼は言った。
彼はまた歩き出して、歌い初めた。

クードサボ王様(どた靴王様ぐつおうさま)
狩りに行かれぬ、
烏の狩りに……


そう三句歌った後、彼は口をつぐんだ。彼は五十・五十二番地の家の前にきていた。そして戸がしまってるのを見て、足で蹴けり初めた。その大きな激しい音は、彼の少年の足よりもむしろ、その足にはいてる大人おとなの靴を示していた。
そのうちに、プティー・バンキエ街の角かどで出会った先刻の婆さんが、叫び声を立て大層な身振りをして、後ろから駆けつけてきた。
「どうしたんだね。どうしたんだね。まあ、戸が破れるじゃないか。家うちをこわしでもするのかい。」
少年はやはり蹴り続けた。
婆さんは喉のどを張り裂かんばかりに叫んだ。
「おい、人の家をそんなにしてもいいものかね。」
と突然彼女は言葉を切った。先刻の浮浪少年であることに気づいたのである。
「おや、今の餓鬼だよ。」
「おや、お婆さんか。」と少年は言った。「こんちは、ビュルゴンミューシュ婆さん。俺おれはちょっと御先祖様に会いにきたんだ。」
婆さんは老衰と醜さとをよく利用して即座にしたたか憎しみを現わす変なしかめっ面をしたが、それは不幸にも暗やみの中なので見えなかった、そして答えた。
「もうだれもいないよ、おばかさん。」
「へえー。」と少年は言った。「じゃあ親父おやじはどこにいるんだい。」
「フォルス監獄だよ。」
「おやあ! じゃあ母親おふくろは?」
「サン・ラザール懲治監だよ。」
「なるほど! それから姉たちは?」
「マドロンネット拘禁所だよ。」
少年は耳の後ろをかいて、ビュルゴン婆さんをながめた、そして言った。
「ほうー。」
それから彼は回れ右をして立ち去った。戸口に立っていた婆さんは、それからすぐに、冬の寒風に震えてる黒い楡にれの並み木の下を、歌を歌いながら遠ざかってゆく少年の朗らかな若い声を聞いた。

クードサボ王様
狩りに行かれぬ、
烏の狩りに、
お輿こしは竹馬。
下をくぐらば
二スー取られぬ。

Tome IV(第4部)に続く

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-Les Misérables, リーディング