Chapitre I L'année 1817
1817 [1]est l'année que Louis XVIII, avec un certain aplomb royal qui ne manquait pas de fierté, qualifiait la vingt-deuxième de son règne. C'est l'année où M. Bruguière de Sorsum était célèbre. Toutes les boutiques des perruquiers, espérant la poudre et le retour de l'oiseau royal, étaient badigeonnées d'azur et fleurdelysées. C'était le temps candide où le comte Lynch siégeait tous les dimanches comme marguillier au banc d'œuvre de Saint-Germain-des-Prés en habit de pair de France, avec son cordon rouge et son long nez, et cette majesté de profil particulière à un homme qui a fait une action d'éclat. L'action d'éclat commise par M. Lynch était ceci: avoir, étant maire de Bordeaux, le 12 mars 1814, donné la ville un peu trop tôt à M. le duc d'Angoulême. De là sa pairie. En 1817, la mode engloutissait les petits garçons de quatre à six ans sous de vastes casquettes en cuir maroquiné à oreillons assez ressemblantes à des mitres d'esquimaux.
一八一七年は、ルイ十八世が幾分矜らかに厳めしくも彼の治世第二十二年と称した年である。それはブリュギエール・ド・ソルソン氏が世に高名であった年である。あらゆる理髪屋の店は、髪粉の流行と王鳥式の髪の再流行とを望んで、青く塗られて百合の花で飾られていた。それはごく天真爛漫なる時期であって、ちょうどランク伯爵が、上院議員の服装をし綬章をつけ、あの長い鼻をして、赫々たる行ないをなした人にふさわしいいかめしい顔付きで、サン・ジェルマン・デ・プレ会堂の定めの席に理事として日曜ごとに臨んでいた時である。で、ランク氏の赫々たる行ないというのは、ボルドーの市長をしていて、少しく早めに一八一四年三月十二日に、その市をアングーレーム公爵に与えてしまったことである。そのために彼は上院議員となったのである。一八一七年に、四歳から六歳くらいの子供は皆、エスキモー人の帽子に似寄った耳被いのついた粒皮の大きい帽子をすっぽりとかぶることが流行していた。

L'armée française était vêtue de blanc, à l'autrichienne; les régiments s'appelaient légions; au lieu de chiffres ils portaient les noms des départements. Napoléon était à Sainte-Hélène, et, comme l'Angleterre lui refusait du drap vert, il faisait retourner ses vieux habits. En 1817, Pellegrini chantait, mademoiselle Bigottini dansait; Potier régnait; Odry n'existait pas encore. Madame Saqui succédait à Forioso. Il y avait encore des Prussiens en France. M. Delalot était un personnage. La légitimité venait de s'affirmer en coupant le poing, puis la tête, à Pleignier, à Carbonneau et à Tolleron. Le prince de Talleyrand, grand chambellan, et l'abbé Louis, ministre désigné des finances, se regardaient en riant du rire de deux augures; tous deux avaient célébré, le 14 juillet 1790, la messe de la Fédération au Champ de Mars; Talleyrand l'avait dite comme évêque, Louis l'avait servie comme diacre. En 1817, dans les contre-allées de ce même Champ de Mars, on apercevait de gros cylindres de bois, gisant sous la pluie, pourrissant dans l'herbe, peints en bleu avec des traces d'aigles et d'abeilles dédorées. C'étaient les colonnes qui, deux ans auparavant, avaient soutenu l'estrade de l'empereur au Champ-de-Mai. Elles étaient noircies çà et là de la brûlure du bivouac des Autrichiens baraqués près du Gros-Caillou. Deux ou trois de ces colonnes avaient disparu dans les feux de ces bivouacs et avaient chauffé les larges mains des kaiserlicks. Le Champ de Mai avait eu cela de remarquable qu'il avait été tenu au mois de juin et au Champ de Mars. En cette année 1817, deux choses étaient populaires: le Voltaire-Touquet [2]et la tabatière à la Charte. L'émotion parisienne la plus récente était le crime de Dautun qui avait jeté la tête de son frère dans le bassin du Marché-aux-Fleurs. On commençait à faire au ministère de la marine une enquête sur cette fatale frégate de la Méduse qui devait couvrir de honte Chaumareix et de gloire Géricault. Le colonel Selves allait en Égypte pour y devenir Soliman pacha. Le palais des Thermes, rue de la Harpe, servait de boutique à un tonnelier. On voyait encore sur la plate-forme de la tour octogone de l'hôtel de Cluny [3]la petite logette en planches qui avait servi d'observatoire à Messier, astronome de la marine sous Louis XVI. La duchesse de Duras lisait à trois ou quatre amis[4], dans son boudoir meublé d'X en satin bleu ciel, Ourika inédite. On grattait les N au Louvre. Le pont d'Austerlitz abdiquait et s'intitulait pont du Jardin du Roi, double énigme qui déguisait à la fois le pont d'Austerlitz et le jardin des Plantes. Louis XVIII, préoccupé, tout en annotant du coin de l'ongle Horace, des héros qui se font empereurs et des sabotiers qui se font dauphins, avait deux soucis: Napoléon et Mathurin Bruneau. L'académie française donnait pour sujet de prix: Le bonheur que procure l'étude[5]. M. Bellart était officiellement éloquent. On voyait germer à son ombre ce futur avocat général de Broè, promis aux sarcasmes de Paul-Louis Courier. Il y avait un faux Chateaubriand appelé Marchangy, en attendant qu'il y eut un faux Marchangy appelé d'Arlincourt. Claire d'Albe et Malek-Adel étaient des chefs-d'œuvre; madame Cottin était déclarée le premier écrivain de l'époque. L'institut laissait rayer de sa liste l'académicien Napoléon Bonaparte. Une ordonnance royale érigeait Angoulême en école de marine, car, le duc d'Angoulême étant grand amiral, il était évident que la ville d'Angoulême avait de droit toutes les qualités d'un port de mer[6], sans quoi le principe monarchique eût été entamé. On agitait en conseil des ministres la question de savoir si l'on devait tolérer les vignettes représentant des voltiges qui assaisonnaient les affiches de Franconi et qui attroupaient les polissons des rues. M. Paër, auteur de l'Agnese, bonhomme à la face carrée qui avait une verrue sur la joue, dirigeait les petits concerts intimes de la marquise de Sassenaye, rue de la Ville-l'Évêque. Toutes les jeunes filles chantaient l'Ermite de Saint-Avelle, paroles d'Edmond Géraud. Le Nain jaune se transformait en Miroir. Le café Lemblin tenait pour l'empereur contre le café Valois qui tenait pour les Bourbons. On venait de marier à une princesse de Sicile M[7]. le duc de Berry, déjà regardé du fond de l'ombre par Louvel. Il y avait un an que madame de Staël était morte. Les gardes du corps sifflaient mademoiselle Mars. Les grands journaux étaient tout petits. Le format était restreint, mais la liberté était grande. Le Constitutionnel était constitutionnel. La Minerve[8] appelait Chateaubriand Chateaubriant. Ce t faisait beaucoup rire les bourgeois aux dépens du grand écrivain. Dans des journaux vendus, des journalistes prostitués insultaient les proscrits de 1815; David n'avait plus de talent, Arnault [9]n'avait plus d'esprit, Carnot n'avait plus de probité; Soult n'avait gagné aucune bataille; il est vrai que Napoléon n'avait plus de génie. Personne n'ignore qu'il est assez rare que les lettres adressées par la poste à un exilé lui parviennent, les polices se faisant un religieux devoir de les intercepter. Le fait n'est point nouveau; Descartes, banni, s'en plaignait. Or, David ayant, dans un journal belge, montré quelque humeur de ne pas recevoir les lettres qu'on lui écrivait, ceci paraissait plaisant aux feuilles royalistes qui bafouaient à cette occasion le proscrit. Dire: les régicides, ou dire: les votants, dire: les ennemis, ou dire: les alliés, dire: Napoléon, ou dire: Buonaparte, cela séparait deux hommes plus qu'un abîme. Tous les gens de bons sens convenaient que l'ère des révolutions était à jamais fermée par le roi Louis XVIII, surnommé «l'immortel auteur de la charte». Au terre-plein du Pont-Neuf, on sculptait le mot Redivivus, sur le piédestal qui attendait la statue de Henri IV[10]. M. Piet ébauchait, rue Thérèse, n° 4, son conciliabule pour consolider la monarchie. Les chefs de la droite disaient dans les conjonctures graves: «Il faut écrire à Bacot». MM. Canuel, O'Mahony et de Chappedelaine esquissaient, un peu approuvés de Monsieur, ce qui devait être plus tard «la conspiration du bord de l'eau[11]». L'Épingle Noire [12]complotait de son côté. Delaverderie s'abouchait avec Trogoff. M. Decazes, esprit dans une certaine mesure libéral, dominait. Chateaubriand[13], debout tous les matins devant sa fenêtre du n° 27 de la rue Saint-Dominique, en pantalon à pieds et en pantoufles, ses cheveux gris coiffés d'un madras, les yeux fixés sur un miroir, une trousse complète de chirurgien dentiste ouverte devant lui, se curait les dents, qu'il avait charmantes, tout en dictant des variantes de la Monarchie selon la Charte à M. Pilorge, son secrétaire. La critique faisant autorité préférait Lafon à Talma. M. de Féletz signait A.; M. Hoffmann signait Z[14]. Charles Nodier écrivait Thérèse Aubert. Le divorce était aboli. Les lycées s'appelaient collèges. Les collégiens, ornés au collet d'une fleur de lys d'or, s'y gourmaient à propos du roi de Rome. La contre-police du château dénonçait à son altesse royale Madame le portrait, partout exposé, de M. le duc d'Orléans, lequel avait meilleure mine en uniforme de colonel général des houzards que M. le duc de Berry en uniforme de colonel général des dragons; grave inconvénient. La ville de Paris faisait redorer à ses frais le dôme des Invalides. Les hommes sérieux se demandaient ce que ferait, dans telle ou telle occasion, M. de Trinquelague; M. Clausel de Montals se séparait, sur divers points, de M. Clausel de Coussergues; M. de Salaberry n'était pas content. Le comédien Picard, qui était de l'Académie dont le comédien Molière n'avait pu être, faisait jouer les deux Philibert à l'Odéon, sur le fronton duquel l'arrachement des lettres laissait encore lire distinctement: THÉÂTRE DE L'IMPÉRATRICE. On prenait parti pour ou contre Cugnet de Montarlot. Fabvier était factieux; Bavoux était révolutionnaire. Le libraire Pélicier publiait une édition de Voltaire, sous ce titre: OEuvres de Voltaire, de l'Académie française. «Cela fait venir les acheteurs», disait cet éditeur naïf. L'opinion générale était que M. Charles Loyson, serait le génie du siècle; l'envie commençait à le mordre, signe de gloire; et l'on faisait sur lui ce vers:
フランス軍隊はオーストリアふうに白の服を着ていた。連隊の鎮台といって、連隊の番号の代わりにその県の名前をつけていた。ナポレオンはセント・ヘレナの島にいた、そしてイギリスは彼に青ラシャを許さなかったので、彼は自分の古い服を裏返しにさして着ていた。一八一七年に、ペルグリニが歌い、ビゴティニ嬢が踊っていた。ポティエが名声を得ていた。オドリーはまだ世に出ていなかった。サキー夫人がフォリオゾの後を継いでいた。フランスにはなおプロシア人がいた。ドゥラロー氏が頭角を現わしていた。プレーニエやカルボンノーやトレロンの手を切り次に首を切って、正統王位の権は堅固になっていた。侍従長のタレーラン公と大蔵大臣に就任したルイ師とは、互いに顔を見合って占考官のような笑みを交わしていた。二人は一七九〇年七月十四日に練兵場で同盟大会の弥撒祭をあげたのであるが、タレーランは司教として弥撒をとなえ、ルイは補祭としてそれに働いたのだった。一八一七年に、その同じ練兵場の側道には、鷲と蜂との模様の金箔ははげ落ちて、青く塗られてる大きな木の円筒が、幾つも雨に打たれ雑草の中に朽ちてるのが見られた。それは二年前には閲兵式の時の皇帝の席をささえていた円柱であった。グロス・カイヨーの近くに宿営していたオーストリア軍の陣営の焚火のために所々黒くすすけていた。その二、三のものは陣営の中で燃されてしまって、オーストリア兵士の大きな手を暖めたのであった。その閲兵式(五月の野)は六月の練兵場(三月の野)で開かれたので注意をひいた。一八一七年には二つのことが世間に評判だった、それはトゥーケのヴォルテール本とシャルトの煙草入れとであった。新しくパリー人の視聴を欹てたことは、マルシェ・オー・フルールの池の中に自分の兄弟の首を投げ込んだドウトンの罪悪であった。海軍省では、あのショーマレーに不名誉を与えジェリコーの名をあげさした不幸なる二等艦メデューズ号について調査をはじめた。セルヴ大佐はソリマン総督になるためにエジプトに赴いた。アルブ街のテルムの邸宅は桶屋の店になった。クリュニーの邸の八角塔の平屋根の上には、ルイ十六世の時の海軍の天文学者であるメシエが観象台に使った板囲いの小屋が、まだ残って見えていた。デューラー公爵夫人は、青い空色の繻子を張ったX脚の床几がそなえてある自分の化粧室で、禁止になったウーリカを三、四人の友に読んできかしていた。ルーヴルの美術館では、ナポレオンの頭字Nはすべてのものから消されていた。オーステルリッツ橋はその名が廃せられてジャルダン・デュ・ロア橋となっていた、それはオーステルリッツ橋とジャルダン・デ・プラント園とを同時に隠した二重の隠語である。ルイ十八世は爪先でホラチウスの書に線を引いて読みながら、自ら皇帝となる英雄や自ら皇帝の後継となる賤民などのことを考えつつ、二つの心配を持っていた、すなわちナポレオンとマチュラン・ブリュノーとであった。フランスのアカデミーはその懸賞課題に研学によりて得らるる幸福というのを出していた。ベラール氏はまったく堂々たる雄弁であって、ポール・ルイ・クーリエの譏刺を思わするあの未来のブローの検事と育ちつつあった。マルシャンジーと呼ぶ似而非シャトーブリアンがいた、と一方にはアルランクールという似而非マルシャンジーも出かかっていた。クレール・ダルブとマレ・カデルとの二つの書物は傑作であった、そしてコタン夫人は当時の第一流の作家だといわれていた。学士院会はその帳簿からアカデミー会員ナポレオン・ボナパルトの名前を抹殺さしていた。勅令によってアングーレームは海軍兵学校の所在地となされていた、というのは、アングーレーム公爵は偉い海軍提督で、したがってアングーレームの町は海港たるのすべての資格をそなえていて、もしさもなくば王政の大綱は破綻をきたしていたであろうから。内閣会議では、フランコニ曲馬団の広告のまわりに書かれて町の子供らを集めている綱渡りの芸を現わした模様の絵を、許すべきかどうかが問題となっていた。アグネーズの作者であって、頬に一つ疣のある四角い顔の好人物たるパエル氏は、ヴィル・レヴェーク街のサスネー侯爵夫人の催しにかかる親しい間がらだけの小さな演奏会を指導していた。若い娘たちはエドモン・ジェローの歌詞であるサン・タヴェルの隠士を歌っていた。骨牌のナーン・ジョーヌはミロアールに代えられていた。ランブランの珈琲店は皇帝派をもって立ち、ブールボン派をもって立っているヴァロア珈琲店と対抗していた。シシリーのある王女とまだ幼にしてルーヴェルに認められていたベリー公爵とが結婚したばかりだった。マダム・ド・スタールが死んで既に一年になっていた。親衛兵らはマルス嬢の舞台を邪魔していた。大新聞も皆紙面が小さかった。形は制限せられていたが、記事の自由は大であった。コンスティチュシオンネル紙は立憲派であった。ミネルヴ紙は Chateaubriand を Chateaubriant と書いていた。シャトーブリアンには気の毒であるが、そのTを市民は大変おかしがっていた。買収せられた紙上で節を二にした記者らは、一八一五年に追放を受けた者らを侮辱した。曰く、ダヴィッドももはや才能を有せず、アルノーももはや機才を有せず、カルノーももはや誠実を有せず、スールトももはや戦勝をもたらさず、ナポレオンももはや天下を有しないのは事実であると。郵便で被追放者にあてられた手紙は、警察の方で忠実に途中で押さえるので届くことはきわめてまれであるのを、だれも知らないではなかった。その事実は何も新しいことではない、追放されたデカルトもそれを嘆いている。ところで、ダヴィッドが自分にあてられた手紙の届かないことについてベルギーの一新聞紙上で不平を言ったが、それは追放せられた者らを当時あざけっていた王党の新聞にとっては愉快なことだった。弑逆人といいもしくは投票者といい、敵といいもしくは同盟者といい、ナポレオンといいもしくはブォナパルトということは、二者の間を、深淵よりもなおはなはだしく距てることだった。よく物のわかった人々は皆、「憲章の不朽なる作者」と称せられたルイ十八世によって革命時代は永久に閉じられてしまったと認めていた。ホン・ヌーフの土手には、アンリ四世の銅像がやがて据えらるることになっている台の上に、レディヴィヴ・ス(甦れる)という語が彫られていた。ピエー氏は王政を強固にせんがための集会をテレーズ街四番地に立てていた。右党の領袖らは重大な問題のたびごとに言った、「バコーに書き送らなければならない。」カニュエル、オマオニー、ド・シャブドレーヌの三氏は、多少王弟の許しを得て、後に「海辺の陰謀」となったところのものの芽を作っていた。エパングル・ノアール一派もまたその方で陰謀をめぐらしていた。ドラヴェルドリーは、トロゴフと接するに至った。ある程度の自由主義の精神を持ってるドカーズ氏が勢力を有していた。シャトーブリアンは、襞付きズボンをつけ、上靴をはき、その半白の髪にマドラス織りの帽をかぶり、鏡を見つめ、歯科医の道具のそろった鞄を前に置き、痛んでいる歯を自ら治療しながら、憲章による王政の種々の異本の差異を秘書のピロルジュ氏に書き取らせつつ、サン・ドミニク街二十七番地の自分の家の窓ぎわに毎朝立っていた。重な批評はタルマよりもラフォンをほめていた。ド・フェレズ氏はAと署名し、ホフマン氏はZと署名していた。シャール・ノディエはテレーズ・オーベルを書いていた。離婚は廃せられていた。リセーは皆コレージュと呼ばれていた。コレージュ(高等中学校)の生徒らはえりに金の百合の花をつけ、ローマの王(訳者注 ナポレオン一世の子の称号)の問題について互いに争論していた。宮廷の監察官は妃殿下に、どこにも出てるオルレアン公の肖像のことを告げていた。その像は軽騎兵司令官の制服をつけたもので、竜騎兵司令官の制服をつけたベリー公よりもりっぱであった。それは大なる不都合だった。パリー市は市の金で廃兵院の丸屋根の金を塗り直していた。まじめな人たちは、かくかくの場合にはド・トランクラーグ氏はどういうふうになすだろうかと考えていた。クローゼル・ド・モンタル氏は種々の点でクローゼル・ド・クーセルグ氏と離反した。ド・サラベリー氏は不平をいだいていた。モリエールさえはいることができなかったアカデミーの一員である喜劇作者ピカールは、オデオン座で二人のフィリベールを上演さしていた。同座の破風からは女皇座の文字がぬき取られていたが、その跡がまだ残って見えていた。キュネー・ド・モンタルロに対して賛否の論がされていた。ファブヴィエは乱を好むの徒であり、パヴーは革命家であった。ペリシエ社はフランス・アカデミー会員たるヴォルテール集という題で、ヴォルテールのものの出版をした。その無邪気な出版屋は「それは売れますよ」と言っていた。一般の意見によれば、シャール・ロアゾン氏は本世紀を通じての天才だということであった。がうらやむ人々は彼を誹謗しはじめていた。それも光栄の一つの兆である。そして彼について次のような句ができていた。
Le cardinal Fesch refusant de se démettre, M. de Pins, archevêque d'Amasie, administrait le diocèse de Lyon. La querelle de la vallée des Dappes commençait entre la Suisse et la France par un mémoire du capitaine Dufour, depuis général. Saint-Simon, ignoré, échafaudait son rêve sublime. Il y avait à l'académie des sciences un Fourier célèbre que la postérité a oublié et dans je ne sais quel grenier un Fourier obscur dont l'avenir se souviendra. Lord Byron commençait à poindre; une note d'un poème de Millevoye l'annonçait à la France en ces termes: un certain lord Baron. David d'Angers s'essayait à pétrir le marbre. L'abbé Caron parlait avec éloge, en petit comité de séminaristes, dans le cul-de-sac des Feuillantines, d'un prêtre inconnu nommé Félicité Robert qui a été plus tard Lamennais. Une chose qui fumait et clapotait sur la Seine avec le bruit d'un chien qui nage allait et venait sous les fenêtres des Tuileries, du pont Royal au pont Louis XV c'était une mécanique bonne à pas grand'chose, une espèce de joujou, une rêverie d'inventeur songe-creux, une utopie: un bateau à vapeur. Les Parisiens regardaient cette inutilité avec indifférence. M. de Vaublanc, réformateur de l'Institut par coup d'État, ordonnance et fournée, auteur distingué de plusieurs académiciens, après en avoir fait, ne pouvait parvenir à l'être. Le faubourg Saint-Germain et la pavillon Marsan souhaitaient pour préfet de police M. Delaveau, à cause de sa dévotion. Dupuytren et Récamier se prenaient de querelle à l'amphithéâtre de l'École de médecine et se menaçaient du poing à propos de la divinité de Jésus-Christ. Cuvier, un œil sur la Genèse et l'autre sur la nature, s'efforçait de plaire à la réaction bigote en mettant les fossiles d'accord avec les textes et en faisant flatter Moïse par les mastodontes. M. François de Neufchâteau, louable cultivateur de la mémoire de Parmentier, faisait mille efforts pour que pomme de terre fût prononcée parmentière, et n'y réussissait point. L'abbé Grégoire, ancien évêque, ancien conventionnel, ancien sénateur, était passé dans la polémique royaliste à l'état «d'infâme Grégoire». Cette locution que nous venons d'employer: passer à l'état de, était dénoncée comme néologisme par M. Royer-Collard. On pouvait distinguer encore à sa blancheur, sous la troisième arche du pont d'Iéna, la pierre neuve avec laquelle, deux ans auparavant, on avait bouché le trou de mine pratiqué par Blücher pour faire sauter le pont. La justice appelait à sa barre un homme qui, en voyant entrer le comte d'Artois à Notre-Dame, avait dit tout haut: Sapristi! je regrette le temps où je voyais Bonaparte et Talma entrer bras dessus bras dessous au Bal-Sauvage. Propos séditieux. Six mois de prison. Des traîtres se montraient déboutonnés; des hommes qui avaient passé à l'ennemi la veille d'une bataille ne cachaient rien de la récompense et marchaient impudiquement en plein soleil dans le cynisme des richesses et des dignités; des déserteurs de Ligny et des Quatre-Bras, dans le débraillé de leur turpitude payée, étalaient leur dévouement monarchique tout nu; oubliant ce qui est écrit en Angleterre sur la muraille intérieure des water-closets publics: Please adjust your dress before leaving.
Voilà, pêle-mêle, ce qui surnage confusément de l'année 1817, oubliée aujourd'hui. L'histoire néglige presque toutes ces particularités, et ne peut faire autrement; l'infini l'envahirait. Pourtant ces détails, qu'on appelle à tort petits—il n'y a ni petits faits dans l'humanité, ni petites feuilles dans la végétation—sont utiles. C'est de la physionomie des années que se compose la figure des siècles.
En cette année 1817, quatre jeunes Parisiens firent «une bonne farce».
枢機官フェーシュが辞職することを拒んだので、アマジーの大司教ド・パン氏はリオンの管轄区を統べていた。ダップ渓谷の争議が、後に将軍となったデュフール大尉の覚書によって、スウィスとフランスとの間に始まっていた。世にまだ知られなかったサン・シモンは、その壮大な夢想を築きかけていた。アカデミー・デ・シヤンスには、有名であるがしかし後世忘れられてしまうようなあるフーリエがいた、そしてどこかの陋屋のうちにも、まだ世に知られないが将来忘れらるることのないあるフーリエがいた。バイロン卿が世に現われはじめていた。ミルボアのある詩の注には次のような言葉で彼をフランスに紹介していた、あるバイロン卿とかいう者。ダヴィッド・ダンジェは熱心に大理石を弄くっていた。カロン師は、フイヤンティーヌの袋町の神学校生徒の小さな集会で、後にラムネーとなったが当時まだ世に知られてなかった一牧師フェリシテ・ロベールのことを、非常に称賛して話した。泳いでる犬のような音を出してセーヌ河上に煙を吐き蠢めいている一つの物が、チュイルリー宮殿の窓下をロアイヤル橋からルイ十五世橋まで往来していた。それはつまらない一の機械であり、一種の玩具であり、妄想発明家の夢想であり、一つの空想であった、すなわち蒸汽船であった。パリー人は無関心の態度でそのばかな物をながめた。断行と規定と多数の任命とによって学士院会を改革した人であり、多くのアカデミー会員を推挙した有名な人であるヴォーブラン氏は、それらのことをした後に、自らはアカデミー会員となることができないでいた。サン・ジェルマン郭外とマルサン村とは、その警察長にドラヴォー氏を望んでいた、それは彼の熱誠のためであった。デュビュイトランとレカミエとは、イエス・キリストの神性について、医学校の階段教室で互いに論争してなぐり合うほどだった。一方の目で創世記を見、他方の目で自然を見ているキュヴィエは、化石を創世記の原文と比べてみたり、象鼻動物をしてモーゼのことをほめ称えさしたりしながら、妄信的反動に媚を呈していた。パルマンティエの記録のほむべき研究家たるフランソア・ド・ヌーシャトー氏は、ポンム・ド・テール(馬鈴薯)をパルマンティエールと一般に言わせようとして、大層な努力をしていたが、それに成功しなかった。グレゴアール師は、もと司教であり、もと民約議会員であり、もと元老院議員であったが、王党の論戦において「破廉恥なるグレゴアール」の状態に陥っていた。ここにわれわれが使った「の状態に陥る」という言い方は、ロアイエ・コラール氏によって新語法として指摘せられていた。イエナ橋の第三の橋弧の下には、ブリューヘルが橋を爆発させんために穿った火薬坑を二年前にふさいだ新しい石を、その白さでなお見分けることができていた。法廷は一人の男を白州に引き立てた。その男はアルトア伯爵がノートル・ダーム寺院にはいってゆくのを見て、声高く言ったのである。「ああボナパルトとタルマとが互いに腕を組んで練兵場にはいってゆくのを見られた時代がなつかしい。」それは挑発的な言葉であった。で六カ月牢にはいった。反逆人らはボタンをはずして何も隠さなかった。戦いの前日敵に通じた者らは、受けた報酬を少しも隠さないで、卑しい財宝と位階とに包まれて白日の下をはばかり気もなくのさばり歩いていた。リニーやカトル・ブラの脱走兵らは、その卑劣の報酬を受けて、王に対する彼らの忠誠を臆面もなくすっかり見せかけていた。彼らは皆、イギリスの共同便所の内側の壁に書かれてることを忘れているのであった、「出る前に服装を整えられたし。」
以上雑多なことは、今日はもう忘れられているが、一八一七年から雑然と浮き出してくるところのものである。歴史はこれらの特殊な事がらをほとんどことごとく閑却している。そしてそれも余儀ないことである。歴史は無限になるだろうから。けれどもこれらの詳細は、それを些事と言い去るのは誤りであって――人生のうちに些事はなく、植物のうちに瑣末なる葉はない――それは皆有用なことである。時代の容貌が形造らるるのはその年々の相によってである。
さてこの一八一七年に、四人の若いパリーっ子が「おもしろい狂言」を仕組んだ。
Chapitre II Double quatuor
Ces Parisiens étaient l'un de Toulouse, l'autre de Limoges, le troisième de Cahors et le quatrième de Montauban; mais ils étaient étudiants, et qui dit étudiant dit parisien; étudier à Paris, c'est naître à Paris.
Ces jeunes gens étaient insignifiants; tout le monde a vu ces figures-là; quatre échantillons du premier venu; ni bons ni mauvais, ni savants ni ignorants, ni des génies ni des imbéciles; beaux de ce charmant avril qu'on appelle vingt ans. C'étaient quatre Oscars quelconques, car à cette époque les Arthurs n'existaient pas encore. Brûlez pour lui les parfums d'Arabie, s'écriait la romance, Oscar s'avance, Oscar, je vais le voir![15] On sortait d'Ossian, l'élégance était scandinave et calédonienne, le genre anglais pur ne devait prévaloir que plus tard, et le premier des Arthurs, Wellington, venait à peine de gagner la bataille de Waterloo.
Ces Oscars s'appelaient l'un Félix Tholomyès, de Toulouse; l'autre Listolier, de Cahors; l'autre Fameuil, de Limoges; le dernier Blachevelle, de Montauban. Naturellement chacun avait sa maîtresse. Blachevelle aimait Favourite, ainsi nommée parce qu'elle était allée en Angleterre; Listolier adorait Dahlia, qui avait pris pour nom de guerre un nom de fleur; Fameuil idolâtrait Zéphine, abrégé de Joséphine; Tholomyès avait Fantine, dite la Blonde[16] à cause de ses beaux cheveux couleur de soleil. Favourite, Dahlia, Zéphine et Fantine étaient quatre ravissantes filles, parfumées et radieuses, encore un peu ouvrières, n'ayant pas tout à fait quitté leur aiguille, dérangées par les amourettes, mais ayant sur le visage un reste de la sérénité du travail et dans l'âme cette fleur d'honnêteté qui dans la femme survit à la première chute. Il y avait une des quatre qu'on appelait la jeune, parce qu'elle était la cadette; et une qu'on appelait la vieille. La vieille avait vingt-trois ans. Pour ne rien celer, les trois premières étaient plus expérimentées, plus insouciantes et plus envolées dans le bruit de la vie que Fantine la Blonde, qui en était à sa première illusion.
Dahlia, Zéphine, et surtout Favourite, n'en auraient pu dire autant. Il y avait déjà plus d'un épisode à leur roman à peine commencé, et l'amoureux, qui s'appelait Adolphe au premier chapitre, se trouvait être Alphonse au second, et Gustave au troisième. Pauvreté et coquetterie sont deux conseillères fatales, l'une gronde, l'autre flatte; et les belles filles du peuple les ont toutes les deux qui leur parlent bas à l'oreille, chacune de son côté. Ces âmes mal gardées écoutent. De là les chutes qu'elles font et les pierres qu'on leur jette. On les accable avec la splendeur de tout ce qui est immaculé et inaccessible. Hélas! si la Yungfrau avait faim?
Favourite, ayant été en Angleterre, avait pour admiratrices Zéphine et Dahlia. Elle avait eu de très bonne heure un chez-soi. Son père était un vieux professeur de mathématiques brutal et qui gasconnait; point marié, courant le cachet malgré l'âge. Ce professeur, étant jeune, avait vu un jour la robe d'une femme de chambre s'accrocher à un garde-cendre; il était tombé amoureux de cet accident. Il en était résulté Favourite. Elle rencontrait de temps en temps son père, qui la saluait. Un matin, une vieille femme à l'air béguin était entrée chez elle et lui avait dit:
—Vous ne me connaissez pas, mademoiselle?
—Non.
—Je suis ta mère.
それらの四人のパリーっ子のうち、一人はツウルーズの者で、次はリモージュの者で、第三はカオールの者で、第四はモントーバンの者であった。けれども彼らはみな学生であった。学生というのはパリーっ子というのと同じで、パリーで学問をすることはパリーで生まれるのと同じである。
それらの四人の青年らは、何らとりたてて言うべきほどの点をもたず、至ってありふれた人物だった。どこにでもある型だった。善くもなくまた悪くもなく、学問があるでもなくまた無知でもなく、天才でもなければまた愚か物でもなかったが、二十歳という楽しい青春の花盛りだった。それはある四人のオスカール(訳者注 北欧神話オシアン中の勇士)であった。というのは、この時代にはまだアーサア(訳者注 イギリスの物語中の騎士)式の人物はいなかったのだから。物語は言う、「彼のためにアラビアの香料を焚け。オスカール来る。オスカール、余はまさに彼を見む。」人々はちょうどオシアン物語から出てきたところで、典雅といえば皆スカンディナヴィアふうかカレドニアふうかであった。純粋のイギリスふうはずっと後にしかはやらなかった。そしてアーサア式の第一者たるウェリントンは、まだようやくワーテルローで勝利を得たばかりの時だった。
で、その四人のオスカールのうち、ツウルーズのはフェリックス・トロミエスといい、カオールのはリストリエ、リモージュのはファムイュ、終わりのモントーバンのはブラシュヴェルといった。もちろんおのおの自分の情婦を持っていた。ブラシュヴェルは、イギリスに行っていたことがあるのでファヴォリットと英語ふうに呼ばれている女を愛していた。リストリエは、花の名を綽名としているダーリアという女を鍾愛していた。ファムイュは、ジョゼフィーヌをつづめてゼフィーヌと呼ぶ女をこの上ない者と思い込んでいた。トロミエスは、美しい金髪のためにブロンドと呼ばるるファンティーヌという女を持っていた。
ファヴォリット、ダーリア、ゼフィーヌ、ファンティーヌ、その四人は、香水のにおいを散らしたきらびやかな娘盛りだった。針の臭みからぬけきらないで多少女工ふうの所もあり、また情事に濁らされてもいたが、しかしその顔にはなお労働の朗らかな影が残っており、その心の中には、最初の堕落にもなお女のうちに残る誠実の花を留めていた。四人のうちの一人は一番年下なので若い娘と呼ばれてい、そのうちの一人は年増と呼ばれていた。その年増は二十三になっていた。うち明けて言えば初めの三人は、最初の楽しみにあるブロンドのファンティーヌよりは、経験も多くつみ、いっそう放縦で世なれていた。
ダーリアとゼフィーヌ、わけてもファヴォリットは、ファンティーヌと同日には論じられなかった。彼女らの物語はようやく始まったばかりなのにもう既にいくつもの插話があった、そして相手の男の名も、その第一章にアドルフというかと思えば、第二章にはアルフォンズとなり、第三章にはギュスターヴとなっていた。貧苦と嬌艶とはいけない相談役である。一は不平を言い、他は媚びる。そして下層の美しい娘らはそれを二つながら持っていて、両方から耳に低くささやかれる。護りの弱い彼女らの魂はそれに耳を傾ける。そこから彼女らは堕落して、人に石を投げらるるに至る。そして彼女らは、もはやおのれのいたり及ばぬ清らかなるものの輝きで圧倒せらるる。ああ、もしユングフラウ(訳者注 物語の聖き少女)にして飢えていたとせんには!
ファヴォリットはイギリスにいたことがあるというので、ゼフィーヌとダーリアとから尊敬されていた。彼女はごく早くから自分の家というのを一つ持っていた。父は乱暴で法螺吹きの数学教師であって、結婚したことがなく、老年にもかかわらず家庭教師に出歩いていた。この数学の教師はまだ若い時に、暖炉の灰除けにかかっていた女中の着物をある日見て、そのためにその女を思うようになった。ファヴォリットはその間に生まれたのである。彼女は時々自分の父に出会ったが、父は彼女に丁寧な態度をとった。ある朝、信仰深そうな年寄った女が彼女の家にはいってきて、彼女に言った。「あんたは私がわかりませんか。」「わかりません。」「私はあんたの母親だよ。」
Puis la vieille avait ouvert le buffet, bu et mangé, fait apporter un matelas qu'elle avait, et s'était installée. Cette mère, grognon et dévote, ne parlait jamais à Favourite, restait des heures sans souffler mot, déjeunait, dînait et soupait comme quatre, et descendait faire salon chez le portier, où elle disait du mal de sa fille.
Ce qui avait entraîné Dahlia vers Listolier, vers d'autres peut-être, vers l'oisiveté, c'était d'avoir de trop jolis ongles roses. Comment faire travailler ces ongles-là? Qui veut rester vertueuse ne doit pas avoir pitié de ses mains. Quant à Zéphine, elle avait conquis Fameuil par sa petite manière mutine et caressante de dire: «Oui, monsieur».
Les jeunes gens étant camarades, les jeunes filles étaient amies. Ces amours-là sont toujours doublés de ces amitiés-là.
Sage et philosophe, c'est deux; et ce qui le prouve, c'est que, toutes réserves faites sur ces petits ménages irréguliers, Favourite, Zéphine et Dahlia étaient des filles philosophes, et Fantine une fille sage.
Sage, dira-t-on? et Tholomyès? Salomon répondrait que l'amour fait partie de la sagesse. Nous nous bornons à dire que l'amour de Fantine était un premier amour, un amour unique, un amour fidèle.
Elle était la seule des quatre qui ne fût tutoyée que par un seul.
Fantine était un de ces êtres comme il en éclôt, pour ainsi dire, au fond du peuple. Sortie des plus insondables épaisseurs de l'ombre sociale, elle avait au front le signe de l'anonyme et de l'inconnu. Elle était née à Montreuil-sur-mer. De quels parents? Qui pourrait le dire? On ne lui avait jamais connu ni père ni mère. Elle se nommait Fantine. Pourquoi Fantine? On ne lui avait jamais connu d'autre nom. À l'époque de sa naissance, le Directoire existait encore. Point de nom de famille, elle n'avait pas de famille; point de nom de baptême, l'église n'était plus là. Elle s'appela comme il plut au premier passant qui la rencontra toute petite, allant pieds nus dans la rue. Elle reçut un nom comme elle recevait l'eau des nuées sur son front quand il pleuvait. On l'appela la petite Fantine. Personne n'en savait davantage. Cette créature humaine était venue dans la vie comme cela. À dix ans, Fantine quitta la ville et s'alla mettre en service chez des fermiers des environs. À quinze ans, elle vint à Paris "chercher fortune". Fantine était belle et resta pure le plus longtemps qu'elle put. C'était une jolie blonde avec de belles dents. Elle avait de l'or et des perles pour dot, mais son or était sur sa tête et ses perles étaient dans sa bouche.
Elle travailla pour vivre; puis, toujours pour vivre, car le cœur a sa faim aussi, elle aima.
Elle aima Tholomyès.
それからその老婦人は、戸棚をあけて飲み食いし、自分のふとんを持ち込み、そこに腰を据えてしまった。その口やかましい信仰深い母親は、決してファヴォリットには口もきかず、一言も言わないで数時間じっとすわっていて、朝と昼と晩と三度の食事を驚くほどたくさん食い込み、そして門番のところへ話しにおりてゆき、そこで娘のことを悪口するのを常とした。
ダーリアがリストリエの方へなびき、またおそらく他の種々な男の方へなびき、なまけてしまったのは、あまり美しすぎる薔薇色の爪を持っていたからである。どうしてその美しい爪で働かれよう。貞節を守らんと欲する者はおのれの手をあわれんではならない。ゼフィーヌの方は、「そうよ、あんた、」と言う言葉つきに、ちょいと無遠慮な愛くるしいところがあったので、ファムイュの心を得たのだった。
その若い男たちは仲間同士であり、その若い女たちも友だち同士であった。かかる恋愛はいつもかかる友誼といっしょになるものである。
賢いのと分別があるのとは別である。その証拠には、その貧しい乱れた生活をば斟酌してやるとすれば、ファヴォリットとゼフィーヌとダーリアとは分別のある女であった、そしてファンティーヌは賢い女であった。
賢い? そしてトロミエスを思う? と人は反問するだろう。が、愛は知恵の一部なりとソロモンは答えるであろう。吾人はただこう言うに止めておこう、すなわち、ファンティーヌの愛は、最初の愛であり、唯一の愛であり、誠ある愛であったと。
四人の女のうちで、唯一人の男からだけお前と呼ばれていたのは、彼女だけだった。
ファンティーヌは、いわば民衆の奥底から花を開き出したともいえるような者の一人であった。社会の測るべからざる濃い闇の底から出てきたので、彼女は額に無名および不明の印を押されていた。彼女はモントルイュ・スュール・メールで生まれた。どういう親からか? だれがそれを言い得よう。彼女の父も母も少しもわからなかった。彼女はファンティーヌという名だった。なぜファンティーヌというか? 他の名前がわからなかったからである。彼女の出生は、まだ執政内閣のある時分だった。彼女には姓もなかった、家族がなかったから。洗礼名もなかった。その地にはもう教会がなかったから。まだ小さい時に通りを跣足で歩いていると、通りがかりの人がいい名だと言ってつけてくれた名をもらった。雨の降る時に雲から落ちてくる水のしたたりを額に受けるように、彼女はその名前をもらった。そして小さなファンティーヌと呼ばれた。だれも彼女のことをそれ以上に知ってる者はいなかった。この一個の人間はそのようにして人の世にやってきたのである。十歳の時に、ファンティーヌはその町を去って、近くの農家に雇われて行った。十五の時に、「金もうけに」パリーに出てきた。ファンティーヌはきれいであった、そしてできるだけ長く純潔を守っていた。美しい歯をしたかわいらしい金髪の娘だった。彼女は結婚財産として黄金と真珠とを持っていたのである。しかし黄金というのは頭の上にあり、真珠というのは口の中にあるのだった。
彼女は生活のために働いた。それから、やはり生活のために、というのは心もまた飢えるものだから、彼女は愛した。
彼女はトロミエスを愛した。
Amourette pour lui, passion pour elle. Les rues du quartier latin, qu'emplit le fourmillement des étudiants et des grisettes, virent le commencement de ce songe. Fantine, dans ces dédales de la colline du Panthéon, où tant d'aventures se nouent et se dénouent, avait fui longtemps Tholomyès, mais de façon à le rencontrer toujours. Il y a une manière d'éviter qui ressemble à chercher. Bref, l'églogue eut lieu.
Blachevelle, Listolier et Fameuil formaient une sorte de groupe dont Tholomyès était la tête. C'était lui qui avait l'esprit.
Tholomyès était l'antique étudiant vieux; il était riche; il avait quatre mille francs de rente; quatre mille francs de rente, splendide scandale sur la montagne Sainte-Geneviève. Tholomyès était un viveur de trente ans, mal conservé. Il était ridé et édenté; et il ébauchait une calvitie dont il disait lui-même sans tristesse: crâne à trente ans, genou[17] à quarante. Il digérait médiocrement, et il lui était venu un larmoiement à un œil. Mais à mesure que sa jeunesse s'éteignait, il allumait sa gaîté; il remplaçait ses dents par des lazzis, ses cheveux par la joie, sa santé par l'ironie, et son œil qui pleurait riait sans cesse. Il était délabré, mais tout en fleurs. Sa jeunesse, pliant bagage bien avant l'âge, battait en retraite en bon ordre, éclatait de rire, et l'on n'y voyait que du feu. Il avait eu une pièce refusée au Vaudeville. Il faisait çà et là des vers quelconques. En outre, il doutait supérieurement de toute chose, grande force aux yeux des faibles. Donc, étant ironique et chauve, il était le chef. Iron est un mot anglais qui veut dire fer. Serait-ce de là que viendrait ironie?
Un jour Tholomyès prit à part les trois autres, fît un geste d'oracle, et leur dit:
—Il y a bientôt un an que Fantine, Dahlia, Zéphine et Favourite nous demandent de leur faire une surprise. Nous la leur avons promise solennellement. Elles nous en parlent toujours, à moi surtout. De même qu'à Naples les vieilles femmes crient à saint Janvier: Faccia gialluta, fa o miracolo. Face jaune, fais ton miracle! nos belles me disent sans cesse: «Tholomyès, quand accoucheras-tu de ta surprise?» En même temps nos parents nous écrivent. Scie des deux côtés. Le moment me semble venu. Causons.
Sur ce, Tholomyès baissa la voix, et articula mystérieusement quelque chose de si gai qu'un vaste et enthousiaste ricanement sortit des quatre bouches à la fois et que Blachevelle s'écria:
—Ça, c'est une idée!
Un estaminet plein de fumée se présenta, ils y entrèrent, et le reste de leur conférence se perdit dans l'ombre.
Le résultat de ces ténèbres fut une éblouissante partie de plaisir qui eut lieu le dimanche suivant, les quatre jeunes gens invitant les quatre jeunes filles.
男の方には情欲があり、女の方には熱情があった。学生やうわ気女工らが蟻のように群らがってるカルティエ・ラタンの小路が、二人の夢の初まりの場所だった。ファンティーヌは、多くの情事が結ばれ解けるあのパンテオンの丘の迷路で、長い間トロミエスを避けながら、しかもいつもまた彼に出会うようにした。さがすのに似た隠れ方があるものである。要するに、牧歌の恋が起こったのである。
ブラシュヴェルとリストリエとファムイュとは一種の党をなしていて、トロミエスはその首領であった。機才のきいてるのは彼だったのである。
トロミエスは年とった古書生だった。金持ちで年に四千フランの収入があった。年に四千フランといえば、サント・ジュヌヴィエーヴの山(訳者注 パンテオンの丘)では素敵な評判のものだった。トロミエスは三十歳の道楽者で、身体は衰えていた。しわがより、歯が抜けていた。頭がそろそろ禿げかかっていたが、彼は平気で自ら言っていた、「三十歳にして禿げ、四十歳にして腰が立たず。」消化が悪く、一方の目には涙がにじんでいた。けれども、若さがなくなるに従ってますます元気になった。歯の無い所は洒落で補い、禿げた所は快活さで、健康の悪いのは皮肉で補った、そして、涙のにじんでる目は絶えず笑っていた。身体はくずれていたが、なお花を咲かしていた。彼の青春は、年齢よりも早く逃げ出しながら、うまく退却の太鼓を鳴らし、笑いくずれていて、人の目には活気しかはいらなかった。ヴォードヴィル座に作品を送って拒絶されたこともあった。時々は何か歌をも作った。その上、彼は何事にも頭から疑惑をいだいていたが、弱い者らの目にはそれが強大な力に見えた。それで、皮肉であり頭は禿げていたが、皆の上に立っていた。iron というのは英語で鉄の意味である、そこから ironie(皮肉)の語はきたのであろうか。
ある日トロミエスは他の三人の者をわきに呼んで、神託でも授けるような身振りで彼らに言った。
「もう一年前からファンティーヌとダーリアとゼフィーヌとファヴォリットは、何かびっくりするようなことをしてくれと言っている。われわれはそれをまたりっぱに約束している。女どもはいつもそのことを言っているし、ことに僕にははなはだしい。ちょうどナポリの年寄った女たちが一月の護神に向かって叫ぶようだ。黄いろな顔の神様、奇蹟を施して下さいませ! われわれの美人たちは絶えず僕に言う、トロミエス、いつびっくりするようなことをしでかすの? 同時にまた親父どもからはうるさい手紙が来る。両方から繰言だ。僕はもう時機がやってきたように思う。いっしょに相談しよう。」
そこでトロミエスは声をひくくして、何やら秘密にささやいた。よほどおもしろいことだったと見えて、同時に四人の口から、大きな感にたえたような冷笑がもれた。そしてブラシュヴェルは叫んだ、「そいつは、うまい考えだ!」
煙草の煙の立ちこめたある喫煙珈琲店が前にあった。彼らはそこへはいって行った。その後の彼らの相談は物影に消えてしまった。
人に知られぬその相談の結果は、四人の青年が四人の若い女を招いて、次の日曜に催した有頂天な遊楽となった。
Chapitre III Quatre à quatre
Ce qu'était une partie de campagne d'étudiants et de grisettes, il y a quarante-cinq ans, on se le représente malaisément aujourd'hui. Paris n'a plus les mêmes environs; la figure de ce qu'on pourrait appeler la vie circumparisienne a complètement changé depuis un demi-siècle; où il y avait le coucou, il y a le wagon; où il y avait la patache, il y a le bateau à vapeur; on dit aujourd'hui Fécamp comme on disait Saint-Cloud. Le Paris de 1862 est une ville qui a la France pour banlieue.
Les quatre couples accomplirent consciencieusement toutes les folies champêtres possibles alors. On entrait dans les vacances, et c'était une chaude et claire journée d'été. La veille, Favourite, la seule qui sût écrire, avait écrit ceci à Tholomyès au nom des quatre: «C'est un bonne heure de sortir de bonheur.» C'est pourquoi ils se levèrent à cinq heures du matin. Puis ils allèrent à Saint-Cloud par le coche, regardèrent la cascade à sec, et s'écrièrent: «Cela doit être bien beau quand il y a de l'eau!» déjeunèrent à la Tête-Noire, où Castaing [18]n'avait pas encore passé, se payèrent une partie de bagues au quinconce du grand bassin, montèrent à la lanterne de Diogène, jouèrent des macarons à la roulette du pont de Sèvres, cueillirent des bouquets à Puteaux, achetèrent des mirlitons à Neuilly, mangèrent partout des chaussons de pommes, furent parfaitement heureux.
Les jeunes filles bruissaient et bavardaient comme des fauvettes échappées. C'était un délire. Elles donnaient par moments de petites tapes aux jeunes gens. Ivresse matinale de la vie! Adorables années! L'aile des libellules frissonne. Oh! qui que vous soyez, vous souvenez-vous? Avez-vous marché dans les broussailles, en écartant les branches à cause de la tête charmante qui vient derrière vous? Avez-vous glissé en riant sur quelque talus mouillé par la pluie avec une femme aimée qui vous retient par la main et qui s'écrie: «Ah! mes brodequins tout neufs! dans quel état ils sont!»
Disons tout de suite que cette joyeuse contrariété, une ondée, manqua à cette compagnie de belle humeur, quoique Favourite eût dit en partant, avec un accent magistral et maternel: Les limaces se promènent dans les sentiers. Signe de pluie, mes enfants.
Toutes quatre étaient follement jolies. Un bon vieux poète classique, alors en renom, un bonhomme qui avait une Éléonore, M. le chevalier de Labouïsse, errant ce jour-là sous les marronniers de Saint-Cloud, les vit passer vers dix heures du matin; il s'écria: Il y en a une de trop, songeant aux Grâces. Favourite, l'amie de Blachevelle, celle de vingt-trois ans, la vieille, courait en avant sous les grandes branches vertes, sautait les fossés, enjambait éperdument les buissons, et présidait cette gaîté avec une verve de jeune faunesse. Zéphine et Dahlia, que le hasard avait faites belles de façon qu'elles se faisaient valoir en se rapprochant et se complétaient, ne se quittaient point, par instinct de coquetterie plus encore que par amitié, et, appuyées l'une à l'autre, prenaient des poses anglaises; les premiers keepsakes venaient de paraître, la mélancolie pointait pour les femmes, comme, plus tard, le byronisme pour les hommes, et les cheveux du sexe tendre commençaient à s'éplorer. Zéphine et Dahlia étaient coiffées en rouleaux. Listolier et Fameuil, engagés dans une discussion sur leurs professeurs, expliquaient à Fantine la différence qu'il y avait entre M. Delvincourt et M. Blondeau.
四十五年前の学生やうわ気女工らの野遊びのさまは、今日ではもう想像するも困難である。パリーは今ではもはやその頃のような郊外を持たない。パリーの周囲の生活とでもいうべきものの姿は、半世紀以来まったく変わってしまった。昔がた馬車の走っていた所には今は鉄道があり、小舟の浮かんでいた所には汽船がある。昔はサン・クルーのことを今日フェカンの話をするように話したものである。現今一八六二年のパリーは、フランス全部を郊外とする都市となっている。(訳者注 本書は一八六二年に出版せられたものなることを記憶せられたい)
さて四組みの男女の者は、当時でき得る限りの郊外ばか騒ぎを本気にやってのけた。ちょうど夏の休みになっていた時で、暑いうち晴れた日であった。前日、文字を知ってるただ一人の者であるファヴォリットは、四人の名前でトロミエスに次のように書いてよこした。「早くから出かけるのが楽しみですわ。」それで彼らは朝の五時から起き上がった。それから馬車でサン・クルーに行った。水の涸れている滝を見て叫んだ、「水があったらさぞきれいだろう!」まだ毒殺者カスタンがやって来る前のことで、テート・ノアールの茶屋で朝食をすまし、大池の側の五点形の輪遊び場で一勝負し、ディオゼーヌの塔に上り、セーヴル橋で菓子を賭けて球ころがしをし、プュトウで花を摘み、ヌイイーで芦笛を買い、いたる所でリンゴ菓子を食い、そしてすてきに愉快だった。
若い女たちは、籠から出た小鳥のように騒ぎ回りさえずり回った。まったく夢中になっていた。時々男たちを軽くたたいた。人生の朝の酔いである! 愛すべき青春の年である! 蜻蛉の翼は震える。おお、いかなる人にも覚えがあるはずである。藪の中を歩きながら、後について来る愛しい人の顔にかからないようにと木の枝を押し開いたことを。愛する女とともに、雨にぬれた坂道を笑いながらすべりおりたことを。その時女は君の手につかまって叫んだであろう、「ああ、ま新しの半靴なのに、こんなになってしまった!」
ところですぐに言ってしまえば、その愉快な邪魔物の夕立ちは、この上きげんな一行には降らなかった。ただしファヴォリットは出がけに、もっともらしい年長者らしい調子で、「蛞蝓が道にはっている、雨の降るしるしだわ、」と言ったのだったが。
四人とも非常にきれいであった。当時有名なクラシックの老詩人であり、一人のエレオノールを持っていた好人物である、ラブーイスの騎士という男が、その日サン・クルーのマロニエの木の下を逍遙していると、朝の十時ごろ彼らが通るのを見かけた、そして三女神カリテスのことを思い出して叫んだ、「一人多すぎる。」ブラシュヴェルの情婦で二十三になる年増のファヴォリットは、緑の大きな枝下にかけ入り、溝を飛び越え、むやみに茂みをまたぎ、若い野の女神のようなはしゃぎ方で一行の浮かれ心を引き立てた。ゼフィーヌとダーリアとは、互いに相俟ってその美しさを輝かし完うする人がらだったので、友情からというよりもむしろ嬌艶の本能から決して離れないで、互いに寄り合ってイギリスふうの態度を取っていた。イギリス年刊文学集が出だした頃のことで、後にバイロンふうが男を風靡したように憂鬱が女の流行となり初め、女性の髪は悲しげに装うことが初まっていた。ゼフィーヌとダーリアとは捲き髪であった。リストリエとファムイュとは教師らのことを論じ合って、デルヴァンクール氏とブロンドー氏との違いを、ファンティーヌに説明してきかしていた。
Blachevelle semblait avoir été créé expressément pour porter sur son bras le dimanche le châle-ternaux boiteux de Favourite.
Tholomyès suivait, dominant le groupe. Il était très gai, mais on sentait en lui le gouvernement; il y avait de la dictature dans sa jovialité; son ornement principal était un pantalon jambes-d'éléphant, en nankin, avec sous-pieds de tresse de cuivre; il avait un puissant rotin de deux cents francs à la main, et, comme il se permettait tout, une chose étrange appelée cigare, à la bouche. Rien n'étant sacré pour lui, il fumait.
—Ce Tholomyès est étonnant, disaient les autres avec vénération. Quels pantalons! quelle énergie!
Quant à Fantine, c'était la joie. Ses dents splendides avaient évidemment reçu de Dieu une fonction, le rire. Elle portait à sa main plus volontiers que sur sa tête son petit chapeau de paille cousue, aux longues brides blanches. Ses épais cheveux blonds, enclins à flotter et facilement dénoués et qu'il fallait rattacher sans cesse, semblaient faits pour la fuite de Galatée sous les saules. Ses lèvres roses babillaient avec enchantement. Les coins de sa bouche voluptueusement relevés, comme aux mascarons antiques d'Érigone, avaient l'air d'encourager les audaces; mais ses longs cils pleins d'ombre s'abaissaient discrètement sur ce brouhaha du bas du visage comme pour mettre le holà. Toute sa toilette avait on ne sait quoi de chantant et de flambant. Elle avait une robe de barège mauve, de petits souliers-cothurnes mordorés dont les rubans traçaient des X sur son fin bas blanc à jour, et cette espèce de spencer en mousseline, invention marseillaise, dont le nom, canezou, corruption du mot quinze août prononcé à la Canebière, signifie beau temps, chaleur et midi. Les trois autres, moins timides, nous l'avons dit, étaient décolletées tout net, ce qui, l'été, sous des chapeaux couverts de fleurs, a beaucoup de grâce et d'agacerie; mais, à côté de ces ajustements hardis, le canezou de la blonde Fantine, avec ses transparences, ses indiscrétions et ses réticences, cachant et montrant à la fois, semblait une trouvaille provocante de la décence, et la fameuse cour d'amour, présidée par la vicomtesse de Cette aux yeux vert de mer, eût peut-être donné le prix de la coquetterie à ce canezou qui concourait pour la chasteté. Le plus naïf est quelquefois le plus savant. Cela arrive.
Éclatante de face, délicate de profil, les yeux d'un bleu profond, les paupières grasses, les pieds cambrés et petits, les poignets et les chevilles admirablement emboîtés, la peau blanche laissant voir çà et là les arborescences azurées des veines, la joue puérile et franche, le cou robuste des Junons éginétiques, la nuque forte et souple, les épaules modelées comme par Coustou, ayant au centre une voluptueuse fossette visible à travers la mousseline; une gaîté glacée de rêverie; sculpturale et exquise; telle était Fantine; et l'on devinait sous ces chiffons une statue, et dans cette statue une âme.
Fantine était belle, sans trop le savoir. Les rares songeurs, prêtres mystérieux du beau, qui confrontent silencieusement toute chose à la perfection, eussent entrevu en cette petite ouvrière, à travers la transparence de la grâce parisienne, l'antique euphonie sacrée. Cette fille de l'ombre avait de la race. Elle était belle sous les deux espèces, qui sont le style et le rythme. Le style est la forme de l'idéal; le rythme en est le mouvement.
Nous avons dit que Fantine était la joie, Fantine était aussi la pudeur.
Pour un observateur qui l'eût étudiée attentivement, ce qui se dégageait d'elle, à travers toute cette ivresse de l'âge, de la saison et de l'amourette, c'était une invincible expression de retenue et de modestie. Elle restait un peu étonnée. Ce chaste étonnement-là est la nuance qui sépare Psyché de Vénus. Fantine avait les longs doigts blancs et fins de la vestale qui remue les cendres du feu sacré avec une épingle d'or. Quoiqu'elle n'eût rien refusé, on ne le verra que trop, à Tholomyès, son visage, au repos, était souverainement virginal; une sorte de dignité sérieuse et presque austère l'envahissait soudainement à de certaines heures, et rien n'était singulier et troublant comme de voir la gaîté s'y éteindre si vite et le recueillement y succéder sans transition à l'épanouissement. Cette gravité subite, parfois sévèrement accentuée, ressemblait au dédain d'une déesse. Son front, son nez et son menton offraient cet équilibre de ligne, très distinct de l'équilibre de proportion, et d'où résulte l'harmonie du visage; dans l'intervalle si caractéristique qui sépare la base du nez de la lèvre supérieure, elle avait ce pli imperceptible et charmant, signe mystérieux de la chasteté qui rendit Barberousse amoureux d'une Diane trouvée dans les fouilles d'Icône.
L'amour est une faute; soit. Fantine était l'innocence surnageant sur la faute.
ブラシュヴェルは、ファヴォリットのテルノー製の片方縁飾りのショールを日曜日ごとに腕にかけて持ち歩くために、特に天より創られたかの観があった。
トロミエスは後に続いて、その一群を支配していた。彼は大変快活だった。しかしだれも何かしら彼のうちに皆を支配する力のあるのを感じていた。彼の陽気さのうちには執政権が含まれていた。その重な身の飾りは、南京木綿で象脚形に仕立てたズボンと、それについてる銅色の打ちひものズボン止めであった。手には二百フランもする丈夫な籐の杖を持っていた。そしてどんなことでもやってみるつもりだったので、口には葉巻き煙草というへんてこなものをくわえていた。彼にとっては何もありがたいというものはなかったので、彼はそれを平気でくゆらしていた。
「トロミエスは実にえらい。」と他の者らは尊敬の言葉を発した。「あのズボンはどうだ! あの元気はどうだ!」
ファンティーヌに至っては見るも喜ばしい女であった。そのみごとな歯並びは明らかに神から一つの職分を、すなわち笑いを、授かっていた。長い白ひものついた麦藁編みの小さな帽子を、頭に被るよりもむしろ好んで手に持っていた。そのふさふさした金髪は、ややもすれば波打って容易に解けやすいので絶えず押さえ止めなければならなかった、そして柳の木の下を逃げてゆくガラテア姫にもふさわしく思われるのだった。その薔薇色の脣は人を惑わす魅力をもってむだ口をきいていた。その口の両端は、エリゴーネの古代面におけるがように肉感的にもち上がっていて、男の元気を励ますように見えた。しかし影深い長い睫毛は、顔の下部のそのはなやかさの上に、それを静めるためででもあるかのようにしとやかに下がっていた。その全体の服装は、歌うがごとく燃ゆるがごとく、何ともいえない美しさだった。葵色の薄ものの長衣をつけ、海老茶色の小さな役者靴をはいていた。靴のリボンは、真っ白な繊かな透き靴足袋の上にX形に綾取られていた。それからモスリンの一種の胴着をつけていた。それはマルセイユで初めて作られたものでカヌズーという名前のものであるが、その名は、キャンズ・ウー(八月十五日)という語をカヌビエール地方でなまってできたもので、上天気、暑気、正午、などの意味を有するのである。他の三人は、既に述べたとおり、それほど内気ではなく、すっかり首筋を露わにしていた。それは夏には、花を一面につけた帽子を被ると、非常に優美で男の心を苛ら立たせるのである。しかしそれらの大胆な装いの傍にあって、金髪のファンティーヌのカヌズーは、同時に肌を隠すようでも現わすようでもある透明な不謹慎なかつ控え目な様を呈して、人の心をそそる珍しい上品さをそなえていた。そしてあの海のように青い目をしたセット子爵夫人が主宰していた有名な恋愛会は、しとやかさを目ざしたこのカヌズーに妖艶の賞を与えたことであろう。最も素朴なものは時として最も賢いものである。往々そういうものがある。
顔は燃ゆるがようで、顔立ちは優美で、ごく青い目、大きいまぶた、甲高の小さい足、かっこうのよい手首と足首、所々に血管の青い筋を見せている真っ白い肌、あどけない瑞々しい頬、エジナ島で見い出されたジュノーの像のように丈夫な首、しっかりしてまたしなやかな首筋、クーストーが彫刻したかと思われるようで真ん中にモスリンを透かして肉感的なくぼみが見えている両の肩、夢想で和らげられてる快活さ、彫刻のようで美妙な姿、そういうのが即ちファンティーヌであった。そしてその衣装の下には一つの立像があり、その立像の中には一つの魂があることが見えていた。
ファンティーヌは自ら知らずしてきれいであった。世にまれな夢想家ら、何物をもひそかに完成に比較する美の不思議な司祭らは、この小さな女工のうちに、パリー婦人の透明な美を通して、古代の聖い階調を見い出したであろう。この下層の娘はその美の血統を持っていた。彼女は風姿と調子との二つの種類において美しかった。風姿は理想の形体であり、調子はその運動である。
われわれはファンティーヌをもって快楽そのもののように言った。が、ファンティーヌはまた貞淑そのものでもあった。
彼女をよく注意して見る時には、その年齢と季節と愛情との酔いを通して彼女から浮かび上がって来るところのものは、内気と謙譲とのうちに消し難い表情であった。彼女はいくらかびっくりしたようなふうをしていた。その潔いびっくりした様こそは、サイキーをヴィーナスと異ならしむる色合いである。彼女の真っ白な長い細い指は、金の留め金で聖火の灰をかきまわすという貞節を守る巫女のそれのようだった。後で明らかにわかるとおり、彼女はトロミエスに対しては何事も拒まなかったけれども、その穏やかな平時の顔はまったく処女のようだった。まじめなそしてほとんどいかめしい一種の威厳が時々突如として現われた。そして快活さが急に消え失せて何ら推移の影を見せないで直ちに沈思の趣に変わってゆく様子は、まったく不思議な驚くべきことだった。その突然のそして時としては厳めしくきわ立って見えるまじめさは、女神の軽蔑にも似ていた。額と鼻と
とは、割合の平衡とはまったく異なる線の平衡を示していた。そしてそれによって顔立ちの調和が取れていた。また鼻の下と上脣との間のごく目につきやすい間隔のうちには、見えるか見えないかの魅力あるしわがあった。それは貞節の神秘な兆で、バルバロッサをしてイコニオムの発掘の中に見い出されたディアナに恋せしめたところのものである。
恋は過ちである。さもあらばこそ、ファンティーヌは過ちの上に浮かんでいる潔白そのものであった。
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