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Les Misérables Tome V : Livre sixième—La nuit blanche

Chapitre I Le 16 février 1833

 

La nuit du 16 au 17 février 1833 fut une nuit bénie. Elle eut au-dessus de son ombre le ciel ouvert. Ce fut la nuit de noces de Marius et de Cosette.

La journée avait été adorable.

Ce n'avait pas été la fête bleue rêvée par le grand-père, une féerie avec une confusion de chérubins et de cupidons au-dessus de la tête des mariés, un mariage digne de faire un dessus de porte; mais cela avait été doux et riant.

La mode du mariage n'était pas en 1833 ce qu'elle est aujourd'hui. La France n'avait pas encore emprunté à l'Angleterre cette délicatesse suprême d'enlever sa femme, de s'enfuir en sortant de l'église, de se cacher avec honte de son bonheur, et de combiner les allures d'un banqueroutier avec les ravissements du cantique des cantiques. On n'avait pas encore compris tout ce qu'il y a de chaste, d'exquis et de décent à cahoter son paradis en chaise de poste, à entrecouper son mystère de clic-clacs, à prendre pour lit nuptial un lit d'auberge, et à laisser derrière soi, dans l'alcôve banale à tant par nuit, le plus sacré des souvenirs de la vie pêle-mêle avec le tête-à-tête du conducteur de diligence et de la servante d'auberge.

Dans cette seconde moitié du dix-neuvième siècle où nous sommes, le maire et son écharpe, le prêtre et sa chasuble, la loi et Dieu, ne suffisent plus; il faut les compléter par le postillon de Longjumeau; veste bleue aux retroussis rouges et aux boutons grelots, plaque en brassard, culotte de peau verte, jurons aux chevaux normands à la queue nouée, faux galons, chapeau ciré, gros cheveux poudrés, fouet énorme et bottes fortes. La France ne pousse pas encore l'élégance jusqu'à faire, comme la nobility anglaise, pleuvoir sur la calèche de poste des mariés une grêle de pantoufles éculées et de vieilles savates, en souvenir de Churchill, depuis Marlborough, ou Malbrouck, assailli le jour de son mariage par une colère de tante qui lui porta bonheur. Les savates et les pantoufles ne font point encore partie de nos célébrations nuptiales; mais patience, le bon goût continuant à se répandre, on y viendra.

En 1833, il y a cent ans, on ne pratiquait pas le mariage au grand trot.

On s'imaginait encore à cette époque, chose bizarre, qu'un mariage est une fête intime et sociale, qu'un banquet patriarcal ne gâte point une solennité domestique, que la gaîté, fût-elle excessive, pourvu qu'elle soit honnête, ne fait aucun mal au bonheur, et qu'enfin il est vénérable et bon que la fusion de ces deux destinées d'où sortira une famille commence dans la maison, et que le ménage ait désormais pour témoin la chambre nuptiale.

Et l'on avait l'impudeur de se marier chez soi.

Le mariage se fit donc, suivant cette mode maintenant caduque, chez M. Gillenormand.

Si naturelle et si ordinaire que soit cette affaire de se marier, les bans à publier, les actes à dresser, la mairie, l'église, ont toujours quelque complication. On ne put être prêt avant le 16 février.

Or, nous notons ce détail pour la pure satisfaction d'être exact, il se trouva que le 16 était un mardi gras. Hésitations, scrupules, particulièrement de la tante Gillenormand.

—Un mardi gras! s'écria l'aïeul, tant mieux. Il y a un proverbe:

Mariage un mardi gras
N'aura point d'enfants ingrats.

Passons outre. Va pour le 16! Est-ce que tu veux retarder, toi, Marius?

 

一八三三年二月十六日から十七日へかけた夜は、祝福されたる夜であった。夜の影の上には天が開けていた。マリユスとコゼットとの結婚の夜だった。
その日は実に麗しい一日だった。
それは祖父が夢想したような空色の祝典ではなく、新郎新婦の頭上に天使や愛の神が飛び回る夢幻的な祝いではなく、門の上に美しい彫刻帯をつけるのにふさわしい結婚ではなかった。しかしそれは楽しい微笑ほほえんでる一日だった。
一八三三年の結婚式のありさまは、今日とは非常に異なっていた。新婦を連れ、教会堂から出るとすぐに逃げ出し、自分の幸福をはずかしがって身を隠し、破産者のように人を避ける様子とソロモンの賛歌のような歓喜とを一つにするという、あのイギリスふうの雅致は、まだフランスに行なわれていなかった。その楽園を駅馬車の動揺に任し、その神秘を馬車の軋きしる音で貫かせ、旅籠屋はたごやの寝床を結婚の床とし、そして一生のうちの最も神聖な思い出を、駅馬車の車掌や宿屋の女中などと差し向かいになった光景に交じえながら、一晩だけの卑俗な寝床に残してくるという、そういうやり方のうちに、貞節な微妙な謹直な何かがあることは、まだ了解されていなかった。
現今十九世紀の後半においては、区長とその飾り帯、牧師とその法衣、法律と神、それだけでは足りなくなっている。それに加うるに、ロンジュモーの御者(訳者注 美声を持ったある駅馬車の御者が結婚の間ぎわに女をすててオペラ役者になって浮かれ歩くという歌劇中の人物)をもってしなければならない。赤い縁取りと鈴ボタンのついてる青い上衣、延べ金の腕章、緑皮の股衣、尾を結んだノルマンディー馬への掛け声、にせの金モール、塗り帽子、髪粉をつけた変な頭髪、大きな鞭むち、および丈夫な長靴ながぐつ。けれどもフランスではまだ、イギリスの貴族がするように、新郎新婦の駅馬車の上に底のぬけた上靴や破れた古靴などをやたらに投げつけるほど、優美のふうが進んではいない。その風習は、結婚の当日伯母の怒りを買って古靴を投げつけられたのがかえって僥倖ぎょうこうになったという、マールボルーあるいはマルブルーク公となったチャーチル(訳者注 十八世紀はじめのイギリスの将軍でおどけ唄の主人公として伝説的の人物となった人)に由来するものである。そういう古靴や上靴は、まだフランスの結婚式にははいってきていない。しかし気長に待つがいい。いわゆるいい趣味はだんだんひろがってゆくもので、やがてはそれも行なわれるようになるだろう。
一八三三年には、また百年以前には、馬車を大駆けにさせる結婚式などというものは行なわれていなかった。
変に思われるかも知れないが、その頃の人の考えでは、結婚というものはごく打ち解けた公おおやけの祝いであり、淳朴じゅんぼくな祝宴は家庭の尊厳を汚するものではなく、たといそのにぎわいは度を越えようと、猥みだらなものでさえなければ、少しも幸福の妨げとなるものではないとされ、また、やがて一家族が生まれいずべきふたりの運命の和合をまず家の中で始め、同棲どうせい生活がその楔くさびとして長く結婚の室へやを有することは、至って尊い善良なことだとされていた。
そして人々は、不謹慎にも自宅で結婚をしたのである。
マリユスとコゼットとの結婚も、現今廃すたっているその風習に従って、ジルノルマン氏の家でなされた。
教会堂に掲示すべき予告、正式の契約書、区役所、教会堂、それら結婚上の仕事はごく当然な普通なことではあるが、いつも多少の面倒をきたすものである。そして二月十六日まででなければすっかり準備ができ上がらなかった。
しかるに、われわれはただ正確を期するためにこの一事を言うのであるが、十六日はちょうど謝肉祭末日の火曜日だった。それで人々はいろいろ躊躇ちゅうちょしたり気にかけたりし、ことにジルノルマン伯母おばはひどく心配した。
「謝肉祭末日なら結構だ。」と祖父は叫んだ。「こういう諺ことわざがある。

謝肉祭末日の結婚ならば
謝恩を知らぬ子供はできない。

是非ともやろう。十六日にきめよう。マリユス、お前は延ばしたいか。」

 

 

—Non, certes! répondit l'amoureux.

—Marions-nous, fit le grand-père.

Le mariage se fit donc le 16, nonobstant la gaîté publique. Il pleuvait ce jour-là, mais il y a toujours dans le ciel un petit coin d'azur au service du bonheur, que les amants voient, même quand le reste de la création serait sous un parapluie.

La veille, Jean Valjean avait remis à Marius, en présence de M. Gillenormand, les cinq cent quatre-vingt-quatre mille francs.

Le mariage se faisant sous le régime de la communauté, les actes avaient été simples.

Toussaint était désormais inutile à Jean Valjean; Cosette en avait hérité et l'avait promue au grade de femme de chambre.

Quant à Jean Valjean, il y avait dans la maison Gillenormand une belle chambre meublée exprès pour lui, et Cosette lui avait si irrésistiblement dit: «Père, je vous en prie», qu'elle lui avait fait à peu près promettre qu'il viendrait l'habiter.

Quelques jours avant le jour fixé pour le mariage, il était arrivé un accident à Jean Valjean; il s'était un peu écrasé le pouce de la main droite. Ce n'était point grave; et il n'avait pas permis que personne s'en occupât, ni le pansât, ni même vit son mal, pas même Cosette. Cela pourtant l'avait forcé de s'emmitoufler la main d'un linge, et de porter le bras en écharpe, et l'avait empêché de rien signer. M. Gillenormand, comme subrogé tuteur de Cosette, l'avait suppléé.

Nous ne mènerons le lecteur ni à la mairie ni à l'église. On ne suit guère deux amoureux jusque-là, et l'on a l'habitude de tourner le dos au drame dès qu'il met à sa boutonnière un bouquet de marié. Nous nous bornerons à noter un incident qui, d'ailleurs inaperçu de la noce, marqua le trajet de la rue des Filles-du-Calvaire à l'église Saint-Paul.

On repavait à cette époque l'extrémité nord de la rue Saint-Louis. Elle était barrée à partir de la rue du Parc-Royal. Il était impossible aux voitures de la noce d'aller directement à Saint-Paul. Force était de changer l'itinéraire, et le plus simple était de tourner par le boulevard. Un des invités fit observer que c'était le mardi gras, et qu'il y aurait là encombrement de voitures.—Pourquoi? demanda M. Gillenormand.—À cause des masques.—À merveille, dit le grand-père. Allons par là. Ces jeunes gens se marient; ils vont entrer dans le sérieux de la vie. Cela les préparera de voir un peu de mascarade.

On prit par le boulevard. La première des berlines de la noce contenait Cosette et la tante Gillenormand, M. Gillenormand et Jean Valjean. Marius, encore séparé de sa fiancée, selon l'usage, ne venait que dans la seconde. Le cortège nuptial, au sortir de la rue des Filles-du-Calvaire, s'engagea dans la longue procession de voitures qui faisait la chaîne sans fin de la Madeleine à la Bastille et de la Bastille à la Madeleine.

Les masques abondaient sur le boulevard. Il avait beau pleuvoir par intervalles, Paillasse, Pantalon et Gille s'obstinaient. Dans la bonne humeur de cet hiver de 1833, Paris s'était déguisé en Venise. On ne voit plus de ces mardis gras-là aujourd'hui. Tout ce qui existe étant un carnaval répandu, il n'y a plus de carnaval.

Les contre-allées regorgeaient de passants et les fenêtres de curieux. Les terrasses qui couronnent les péristyles des théâtres étaient bordées de spectateurs. Outre les masques, on regardait ce défilé, propre au mardi gras comme à Longchamps, de véhicules de toutes sortes, citadines, tapissières, carrioles, cabriolets, marchant en ordre, rigoureusement rivés les uns aux autres par les règlements de police et comme emboîtés dans des rails. Quiconque est dans un de ces véhicules-là est tout à la fois spectateur et spectacle. Des sergents de ville maintenaient sur les bas côtés du boulevard ces deux interminables files parallèles se mouvant en mouvement contrarié, et surveillaient, pour que rien n'entravât leur double courant, ces deux ruisseaux de voitures coulant, l'un en aval, l'autre en amont, l'un vers la chaussée d'Antin, l'autre vers le faubourg Saint-Antoine. Les voitures armoriées des pairs de France et des ambassadeurs tenaient le milieu de la chaussée, allant et venant librement. De certains cortèges magnifiques et joyeux, notamment le Bœuf Gras, avaient le même privilège. Dans cette gaîté de Paris, l'Angleterre faisait claquer son fouet; la chaise de poste de lord Seymour, harcelée d'un sobriquet populacier, passait à grand bruit.

Dans la double file, le long de laquelle des gardes municipaux galopaient comme des chiens de berger, d'honnêtes berlingots de famille, encombrés de grand'tantes et d'aïeules, étalaient à leurs portières de frais groupes d'enfants déguisés, pierrots de sept ans, pierrettes de six ans, ravissants petits êtres, sentant qu'ils faisaient officiellement partie de l'allégresse publique, pénétrés de la dignité de leur arlequinade et ayant une gravité de fonctionnaires.

De temps en temps un embarras survenait quelque part dans la procession des véhicules; l'une ou l'autre des deux files latérales s'arrêtait jusqu'à ce que le nœud fût dénoué; une voiture empêchée suffisait pour paralyser toute la ligne. Puis on se remettait en marche.

Les carrosses de la noce étaient dans la file allant vers la Bastille et longeant le côté droit du boulevard. À la hauteur de la rue du Pont-aux-Choux, il y eut un temps d'arrêt. Presque au même instant, sur l'autre bas côté, l'autre file qui allait vers la Madeleine s'arrêta également. Il y avait à ce point-là de cette file une voiture de masques.

Ces voitures, ou, pour mieux dire, ces charretées de masques sont bien connues des Parisiens. Si elles manquaient à un mardi gras ou à une mi-carême, on y entendrait malice, et l'on dirait: Il y a quelque chose là-dessous. Probablement le ministère va changer. Un entassement de Cassandres, d'Arlequins et de Colombines, cahoté au-dessus des passants, tous les grotesques possibles depuis le turc jusqu'au sauvage, des hercules supportant des marquises, des poissardes qui feraient boucher les oreilles à Rabelais de même que les ménades faisaient baisser les yeux à Aristophane, perruques de filasse, maillots roses, chapeaux de faraud, lunettes de grimacier, tricornes de Janot taquinés par un papillon, cris jetés aux piétons, poings sur les hanches, postures hardies, épaules nues, faces masquées, impudeurs démuselées; un chaos d'effronteries promené par un cocher coiffé de fleurs; voilà ce que c'est que cette institution.

「いいえ、ちっとも。」と恋人は答えた。
「ではその日が結婚だ。」と祖父は言った。
それで、世間のにぎわいをよそにして、十六日に結婚式があげられた。その日は雨が降った。けれども、たとい他の者は皆雨傘あまがさの下にいようとも、恋人らがながめる幸福の蒼天そうてんは、常に空の片すみに残ってるものである。
その前日、ジャン・ヴァルジャンはジルノルマン氏の面前で、五十八万四千フランをマリユスに渡した。
結婚は夫婦財産共有法によってなされたので、契約書は簡単だった。
トゥーサンはジャン・ヴァルジャンに不用となったので、コゼットが彼女を引き取って、小間使いの格に昇進さした。
ジャン・ヴァルジャンの方は、ジルノルマン家のうちに特に彼のために設けられたきれいな室へやを提供された。そして、「お父様とうさま、どうかお願いですから、」とコゼットが切に勧めるので、彼も仕方なしに、その室に住もうというおおよその約束をした。
結婚の定日の数日前、ジャン・ヴァルジャンに一事が起こった。すなわち右手の親指を少し負傷したのである。大した傷ではなかった。そして彼はそれを気にかけたり包帯したりまたは調べてみたりすることをだれにも許さなかった、コゼットにも許さなかった。それでも彼は、その手を布で結わえ、腕を首からつらなければならなかった。そして署名することができなくなった。ジルノルマン氏がコゼットの後見監督人として彼の代わりをした。
われわれは読者を区役所や教会堂まで連れて行くことをよそう。人は通例そこまでふたりの恋人について行くものでなく、儀式が結婚の花束をボタンの穴にさすとすぐ、背を向けて立ち去るものである。だからわれわれはここに一事をしるすに止めよう。その一事は、もとより婚礼の一行からは気づかれなかったことであるが、フィーユ・デュ・カルヴェール街からサン・ポール教会堂までの道程の途中で起こったものである。
当時、サン・ルイ街の北端で舗石しきいしの修復がされていて、パルク・ロアイヤル街から先は往来がふさがれていた。それで婚礼の馬車はまっすぐにサン・ポールへ行くことができず、どうしても道筋を変えなければならなかった。一番簡単なのは大通りへ回り道をすることだった。ところがちょうど謝肉祭末日なので大通りには馬車がいっぱいになってるだろうと、客のひとりは注意した。「なぜです?」とジルノルマン氏は尋ねた。「仮装行列があるからです。」すると祖父は言った。「それはおもしろい。そこから行きましょう。この若い者たちは結婚して、これから人生のまじめな方面にはいろうとするんです。仮装会を少し見せるのも何かのためになるでしょう。」
一同は大通りから行くことにした。第一の婚礼馬車には、コゼットとジルノルマン伯母おばとジルノルマン氏とジャン・ヴァルジャンとが乗った。マリユスは習慣どおり花嫁と別になって第二の馬車に乗った。婚礼の行列はフィーユ・デュ・カルヴェール街を出るとすぐに、マドレーヌとバスティーユの間を往来してる絶え間のない長い馬車の行列の中にはいり込んだ。
仮装の人々は大通りにいっぱいになっていた。時々雨が降ったけれども、パイヤスやパンタロンやジルなどという道化者らはそれに臆おくしもしなかった。その一八三三年の冬の上きげんさのうちにパリーはヴェニスの町のようになっていた。今日ではもうそういう謝肉祭末日は見られない。今日存在しているものは皆広い意味の謝肉祭であって、本当の謝肉祭はもはやなくなっている。
横町は通行人でいっぱいになっており、人家の窓は好奇な者でいっぱいになっていた。劇場の回廊の上にある平屋根には見物人が立ち並んでいた。仮装行列のほかにまた、謝肉祭末日の特徴たるあらゆる馬車の行列が見られた。ちょうどロンシャンにおけるがように、辻馬車つじばしゃ、市民馬車、逍遙馬車しょうようばしゃ、幌小馬車ほろこばしゃ、二輪馬車、などが警察の規則で互いに一定の距離を保ち、あたかもレールにはめ込まれたようにして、整然と進んでいた。それらの馬車の中にある者はだれでも、見物人であると同時にまた人から見物されていた。巡査らは、平行して反対の方向へ行くその間断なき二つの行列を、大通りの両側に並ばせ、その二重の運行が少しも妨げられないように、馬車の二つの流れを、一つは上手かみてのアンタン大道の方へ、一つは下手しもてのサン・タントアーヌ郭外の方へと、厳重に監視していた。上院議員や大使などの紋章のついた馬車は、道の中央を自由に往来していた。ある壮麗なおもしろい行列、ことに飾り牛の行列なども、同様の特権を持っていた。そういうパリーの快活さのうちに、イギリスはその鞭むちを鳴らしていた、すなわちセーモアー卿と一般に綽名あだなされてる駅馬車は、大きな音を立てて走り過ぎていた。
二重の行列は、羊飼いの番犬のように並んで駆けてる市民兵で付き添われていたが、その中には、爺じいさんや婆さんたちがいっぱい乗り込んでる正直な家族馬車が交じっていて、その戸口には仮装した子供の鮮やかな一群が見えていた。七歳ばかりの道化小僧どうけこぞうや六歳ばかりの道化娘らで、公然と一般の遊楽に加わってることを感じ、道化役者の品位と役人のしかつめらしさとをそなえてる、愉快な少年少女らであった。
時々、馬車の行列のどこかに混雑が起こり、両側のどちらかの列に結び目ができて、それが解けるまで立ち止まることもあった。一つの馬車に故障が起これば、それですぐに全線が動けなくなった。しかしやがて行進は始まるのだった。
婚礼の馬車は、バスティーユの方へ向かって大通りの右側を進んでる列の中にはいっていた。ところがポン・トー・シュー街の高みで、しばらく行列が止まった。それと同時に、マドレーヌの方へ進んでる向こう側の行列も同じく行進を止めた。そして行列のちょうどその部分に一つの仮装馬車があった。
それらの仮装馬車は、否むしろそれらの仮装の荷物は、パリーになじみの深いものである。もしそういう馬車が、謝肉祭末日や四旬節中日などに見えないと、人々は何か悪いことがあるのだと思い、互いにささやき合う。「何かわけがあるんだな。たぶん内閣が変わるのかも知れない。」通行人の上の方に揺り動かされてるたくさんのカサンドルやアールカンやコロンビーヌなどの道化、トルコ人から野蛮人に至るまでありとあらゆる滑稽な者、侯爵夫人をかついでるヘラクレス神、アリストファネスに目を伏せさせた巫女みこのように、ラブレーにも耳を押さえさせるかと思われるばかりの無作法な女ども、麻屑あさくずの鬘かつら、薔薇色ばらいろの肉襦袢にくじゅばん、洒落者しゃれものの帽子、斜眼者やぶにらみの眼鏡めがね、蝶になぶられてるジャノー(訳者注 滑稽愚昧な人物)の三角帽、徒歩の者らに投げつける叫び声、腰にあてた拳こぶし、無作法な態度、裸の肩、仮面をつけた顔、ほしいままな醜態、それから花の帽子をかぶった御者が撒まき散らす無茶苦茶な悪口、そういうのがこの見世物のありさまである。

 

 

 

 

 

La Grèce avait besoin du chariot de Thespis, la France a besoin du fiacre de Vadé.

Tout peut être parodié, même la parodie. La saturnale, cette grimace de la beauté antique, arrive, de grossissement en grossissement, au mardi gras; et la bacchanale, jadis couronnée de pampres, inondée de soleil, montrant des seins de marbre dans une demi-nudité divine, aujourd'hui avachie sous la guenille mouillée du nord, a fini par s'appeler la chie-en-lit.

La tradition des voitures de masques remonte aux plus vieux temps de la monarchie. Les comptes de Louis XI allouent au bailli du palais «vingt sous tournois pour trois coches de mascarades ès carrefours». De nos jours, ces monceaux bruyants de créatures se font habituellement charrier par quelque ancien coucou dont ils encombrent l'impériale, ou accablent de leur tumultueux groupe un landau de régie dont les capotes sont rabattues. Ils sont vingt dans une voiture de six. Il y en a sur le siège, sur le strapontin, sur les joues des capotes, sur le timon. Ils enfourchent jusqu'aux lanternes de la voiture. Ils sont debout, couchés, assis, jarrets recroquevillés, jambes pendantes. Les femmes occupent les genoux des hommes. On voit de loin sur le fourmillement des têtes leur pyramide forcenée. Ces carrossées font des montagnes d'allégresse au milieu de la cohue. Collé, Panard et Piron en découlent, enrichis d'argot. On crache de là-haut sur le peuple le catéchisme poissard. Ce fiacre, devenu démesuré par son chargement, a un air de conquête. Brouhaha est à l'avant, Tohubohu est à l'arrière. On y vocifère, on y vocalise, on y hurle, on y éclate, on s'y tord de bonheur; la gaîté y rugit, le sarcasme y flamboie, la jovialité s'y étale comme une pourpre; deux haridelles y traînent la farce épanouie en apothéose; c'est le char du triomphe du Rire.

Rire trop cynique pour être franc. Et en effet ce rire est suspect. Ce rire a une mission. Il est chargé de prouver aux parisiens le carnaval.

Ces voitures poissardes, où l'on sent on ne sait quelles ténèbres, font songer le philosophe. Il y a du gouvernement là-dedans. On touche là du doigt une affinité mystérieuse entre les hommes publics et les femmes publiques.

Que des turpitudes échafaudées donnent un total de gaîté, qu'en étageant l'ignominie sur l'opprobre on affriande un peuple, que l'espionnage servant de cariatide à la prostitution amuse les cohues en les affrontant, que la foule aime à voir passer sur les quatre roues d'un fiacre ce monstrueux tas vivant, clinquant-haillon, mi-parti ordure et lumière, qui aboie et qui chante, qu'on batte des mains à cette gloire faite de toutes les hontes, qu'il n'y ait pas de fête pour les multitudes si la police ne promène au milieu d'elles ces espèces d'hydres de joie à vingt têtes, certes, cela est triste. Mais qu'y faire? Ces tombereaux de fange enrubannée et fleurie sont insultés et amnistiés par le rire public. Le rire de tous est complice de la dégradation universelle. De certaines fêtes malsaines désagrègent le peuple et le font populace; et aux populaces comme aux tyrans il faut des bouffons. Le roi a Roquelaure, le peuple a Paillasse. Paris est la grande ville folle, toutes les fois qu'il n'est pas la grande cité sublime. Le carnaval y fait partie de la politique. Paris, avouons-le, se laisse volontiers donner la comédie par l'infamie. Il ne demande à ses maîtres,—quand il a des maîtres,—qu'une chose: fardez-moi la boue. Rome était de la même humeur. Elle aimait Néron. Néron était un débardeur titan.

Le hasard fit, comme nous venons de le dire, qu'une de ces difformes grappes de femmes et d'hommes masqués, trimballés dans une vaste calèche, s'arrêta à gauche du boulevard pendant que le cortège de la noce s'arrêtait à droite. D'un bord du boulevard à l'autre, la voiture où étaient les masques aperçut vis-à-vis d'elle la voiture où était la mariée.

—Tiens! dit un masque, une noce.

—Une fausse noce, reprit un autre. C'est nous qui sommes la vraie.

Et, trop loin pour pouvoir interpeller la noce, craignant d'ailleurs le holà des sergents de ville, les deux masques regardèrent ailleurs.

Toute la carrossée masquée eut fort à faire au bout d'un instant, la multitude se mit à la huer, ce qui est la caresse de la foule aux mascarades; et les deux masques qui venaient de parler durent faire front à tout le monde avec leurs camarades, et n'eurent pas trop de tous les projectiles du répertoire des halles pour répondre aux énormes coups de gueule du peuple. Il se fit entre les masques et la foule un effrayant échange de métaphores.

Cependant, deux autres masques de la même voiture, un espagnol au nez démesuré avec un air vieillot et d'énormes moustaches noires, et une poissarde maigre, et toute jeune fille, masquée d'un loup, avaient remarqué la noce, eux aussi, et, pendant que leurs compagnons et les passants s'insultaient, avaient un dialogue à voix basse.

Leur aparté était couvert par le tumulte et s'y perdait. Les bouffées de pluie avaient mouillé la voiture toute grande ouverte; le vent de février n'est pas chaud; tout en répondant à l'Espagnol, la poissarde, décolletée, grelottait, riait, et toussait.

Voici le dialogue:

—Dis donc.

—Quoi, daron?

—Vois-tu ce vieux?

—Quel vieux?

—Là, dans la première roulotte de la noce, de notre côté.

—Qui a le bras accroché dans une cravate noire?

—Oui.

—Eh bien?

—Je suis sûr que je le connais.

—Ah!

—Je veux qu'on me fauche le colabre et n'avoir de ma vioc dit vousaille, tonorgue ni mézig, si je ne colombe pas ce pantinois-là.

—C'est aujourd'hui que Paris est Pantin.

—Peux-tu voir la mariée, en te penchant?

—Non.

—Et le marié?

—Il n'y a pas de marié dans cette roulotte-là.

—Bah!

—À moins que ce ne soit l'autre vieux.

—Tâche donc de voir la mariée en te penchant bien.

—Je ne peux pas.

—C'est égal, ce vieux qui a quelque chose à la patte, j'en suis sûr, je connais ça.

—Et à quoi ça te sert-il de le connaître?

—On ne sait pas. Des fois!

—Je me fiche pas mal des vieux, moi.

—Je le connais.

—Connais-le à ton aise.

—Comment diable est-il à la noce?

—Nous y sommes bien, nous.

—D'où vient-elle, cette noce?

—Est-ce que je sais?

—Écoute.

—Quoi?

—Tu devrais faire une chose.

—Quoi?

—Descendre de notre roulotte et filer cette noce-là.

—Pourquoi faire?

—Pour savoir où elle va, et ce qu'elle est. Dépêche-toi de descendre, cours, ma fée, toi qui es jeune.

—Je ne peux pas quitter la voiture.

—Pourquoi ça?

—Je suis louée.

—Ah fichtre!

—Je dois ma journée de poissarde à la préfecture.

—C'est vrai.

—Si je quitte la voiture, le premier inspecteur qui me voit m'arrête. Tu sais bien.

—Oui, je sais.

—Aujourd'hui, je suis achetée par Pharos.

—C'est égal. Ce vieux m'embête.

—Les vieux t'embêtent. Tu n'es pourtant pas une jeune fille.

—Il est dans la première voiture.

—Eh bien?

—Dans la roulotte de la mariée.

—Après?

—Donc il est le père.

—Qu'est-ce que cela me fait?

—Je te dis qu'il est le père.

—Il n'y a pas que ce père-là.

—Écoute.

—Quoi?

—Moi, je ne peux guère sortir que masqué. Ici, je suis caché, on ne sait pas que j'y suis. Mais demain, il n'y a plus de masques. C'est mercredi des cendres. Je risque de tomber. Il faut que je rentre dans mon trou. Toi, tu es libre.

—Pas trop.

—Plus que moi toujours.

—Eh bien, après?

—Il faut que tu tâches de savoir où est allée cette noce-là?

—Où elle va?

—Oui.

—Je le sais.

—Où va-t-elle donc?

—Au Cadran Bleu.

—D'abord ce n'est pas de ce côté-là.

—Eh bien! à la Râpée.

—Ou ailleurs.

—Elle est libre. Les noces sont libres.

—Ce n'est pas tout ça. Je te dis qu'il faut que tu tâches de me savoir ce que c'est que cette noce-là, dont est ce vieux, et où cette noce-là demeure.

—Plus souvent! voilà qui sera drôle. C'est commode de retrouver, huit jours après, une noce qui a passé dans Paris le mardi gras. Une tiquante dans un grenier à foin! Est-ce que c'est possible?

—N'importe, il faudra tâcher. Entends-tu, Azelma?

Les deux files reprirent des deux côtés du boulevard leur mouvement en sens inverse, et la voiture des masques perdit de vue «la roulotte» de la mariée.

ギリシャにはテスピスの四輪馬車が必要であったが、フランスにはヴァデの辻馬車つじばしゃが必要である。(訳者注 前者は悲劇の開祖たるギリシャ詩人、後者は通俗詩の開祖たるフランス詩人)
いかなるものも皆道化化され得る、道化そのものも更に道化化され得る。古代美の渋面であるサツルヌス祭も、しだいに度を強めてきてついに謝肉祭カルナヴァル末日となっている。昔は葡萄蔓ぶどうづるの冠をかぶり太陽の光を浴び、神々しい半身裸体のうちに大理石で造られたような乳房を示していた酒神バッカス祭も、今日では北部の湿ったぼろの下に形がくずれてきて、仮面行列と言われるようになっている。
仮装馬車の風習は王政時代のごく古くからあった。ルイ十一世の会計報告によれば、「仮装辻馬車三台のためにトールヌア貨幣二十」を宮廷執事に使わせている。現今では、それら一群の騒々しい仮装人物らは、たいてい旧式な辻馬車つじばしゃの上段にいっぱい立ち並び、あるいは幌ほろをおろした市営幌馬車にがやがやつまっている。六人乗りの馬車に二十人も乗っている。椅子いすや腰掛けや幌の横や轅ながえにまでも乗っている。照灯にまたがってる者さえある。あるいは立ち、あるいは寝ころび、あるいは腰をかけ、あるいは足をねじ曲げ、あるいは脛すねをぶら下げてる。女は男の膝ひざに腰掛けてる。遠くから見ると、それらのうようよした頭が妙なピラミッド形をなしている。そしてこの一馬車の者どもは、群集のまんなかに歓喜の山となってそびえている。コレやパナールやピロン(訳者注 皆諧謔風刺に富んだ詩人)などのような言葉が、更に隠語を交じえてそれから流れ出る。その上方から群集の上に、野卑な文句が投げつけられる。できる限りたくさんの人を積んでるその馬車は、戦利品のようなありさまに見える。前部は喧騒けんそうをきわめ、後部は混雑をきわめている。一同は怒鳴り、喚わめき、吼ほえ、笑い、有頂天になっている。快活の気はわき立ち、譏刺きしは燃え上がり、陽気さは緋衣ひいのようにひろがっている。二匹の痩馬やせうまは、花を開いてる滑稽を神に祭り上げて引いてゆく。それは哄笑こうしょうの凱旋車がいせんしゃである。
その哄笑は、露骨というにはあまりに皮肉すぎる。実際その笑いには怪しげな気がこもっている。それは一つの使命を帯びてるのである。パリー人に謝肉祭を示すの役目を持ってるのである。
それら野卑無作法な馬車には、何となく暗黒の気が感ぜらるるものであって、思索家をして夢想に沈ませる。その中には政府がいる。公人と公娼こうしょうとの不思議な和合がそこにはっきりと感ぜらるる。
種々の醜悪が積み重なって一つの快活さを作り上げること、破廉恥と卑賤ひせんとを積み上げて民衆を酔わすこと、間諜が醜業をささえる柱となって衆人を侮辱しながらかえって衆人を侮辱しながらかえって衆人を笑わせること、金ぴかのぼろであり、半ば醜業と光明とであり、吠ほえまた歌っている、その生きた恐ろしい積み荷が、辻馬車つじばしゃの四つの車輪に運ばれてゆくのを見て、群集が喜ぶこと、あらゆる恥辱でできてるその光栄に向かって、人々が手をたたいて喝采かっさいすること、二十の頭を持った喜悦の怪蛇かいだを自分たちのまんなかに引き回してもらうという以外には、群集にとって何らおもしろいにぎわいもないということ、それは確かに悲しむべきことである。しかしどうしたらいいのか。リボンと花とで飾られた汚賤おせんのそれらの車は、公衆の笑いによって侮辱されながら赦ゆるされているではないか。すべての者の笑いは、一般の堕落を助ける。ある種の不健全なにぎわいは、民衆を分散さして多衆となす。そして多衆にとっては暴君にとってと同じく、諧謔かいぎゃくが必要である。国王にはロクロールがあり、人民にはパイヤスがある(訳者注 前者はルイ十四世の下にいた諧謔をもって知られし将軍、後者は卑俗な喜劇によく出て来る一種の道化役)。パリーは荘厳な大都市たることを止むる時には常に狂愚な大都会となる。謝肉祭はその政治の一部分となっている。うち明けて言えば、パリーは好んで破廉恥な喜劇を受け容れる。もし主人があれば、その主人はただ一事をしか求めない、すなわちわれに泥どろを塗ってくれと。ローマも同じ気質を持っていた。ローマはネロを愛していた。しかるにネロは巨大なる泥塗り人であった。
さて、前に言ったとおり、婚礼の行列が大通りの右側に止まった時偶然にも、仮面をつけた男女が房のようにかたまって乗り込んでるその大きな四輪馬車の一つが、大通りの左側に止まった。そして仮装馬車はちょうど新婦の馬車と大通りをはさんで向かい合った。
「おや!」と仮装のひとりが言った、「婚礼だ。」
「嘘うその婚礼だ。」と他のひとりが言った。「本物は俺おれたちの方だ。」
そして、婚礼の列の方へ言葉をかけるには少し離れすぎていたし、また巡査の制止の声を恐れていたので、仮装のふたりは他の方を向いた。
すぐに、仮装馬車の者らはごく忙しくなった。群集が彼らに悪罵あくばの声をかけ始めた。それは仮装の者らに対する群集の愛撫である。今言葉をかわしたふたりも、仲間の者らといっしょに、衆人に立ち向かわなければならなかった。彼らは道化者のあらゆる武器を持っていたが、無数の人々の悪謔あくぎゃくを相手にして他を顧みるの余裕がなかった。そして仮装の者らと群集との間に激しく諧謔かいぎゃくがかわされた。
そのうちに、同じ馬車に乗っていた他の仮装のふたり、すなわちお爺じいさんのふうをしてばかに大きな黒髭くろひげをつけてる鼻の大きなスペイン人と、黒ビロードの仮面をつけてるごく若いやせたはすっぱ娘とが、やはり婚礼の馬車に目を止めて、仲間の者らと道行人らとが互いに野次りかわしてる間に、低い声で話をした。
彼らのふたりの内緒話は、喧騒けんそうの声に包まれて他にもれなかった。去来する雨に、あけ放してある馬車の中はすっかりぬれていた。それに二月の風はまだ寒い。スペイン人に答えながら、首筋をあらわにしたはすっぱ娘の方は、震え笑いかつ咳せきをしていた。
その会話は次のとおりだった。(訳者注 以下の会話は隠語を交じえたものと想像していただきたい)
「なあ、おい。」
「なによ、お父とうさん。」
「あの爺さんが見えるか。」
「どの爺さん?」
「向こうの、婚礼馬車の一番先のに乗ってる、こちら側のさ。」
「黒い布で腕をつってる方の。」
「そうだ。」
「それがどうしたの。」
「どうも確かに見覚えがある。」
「そう。」
「この首を賭かけてもいい、この命を賭けてもいい、俺おれは確かにあのパンタン人(パリー人)を知ってる。」
「なるほど今日は、パリーはパンタンだね。」(訳者注 パンタンとは小さな操り人形のことにて仮面道化をさすのであるが、また下層の俗語ではパリーのことをパンタンという)
「少しかがんだらお前に花嫁が見えやしないか。」
「見えない。」
「花婿の方は?」
「あの馬車には花婿はいないよ。」
「なあに!」
「いないよ、もひとりの爺じいさんが花婿なら知らないが。」
「とにかくよくかがんで花嫁を見てくれ。」
「見えやしないよ。」
「じゃいいさ。だが手をどうかしてるあの爺さんを、俺は確かに知ってる。」
「爺さんを知ってるったって、それがなにになるんだね。」
「それはわからねえ。だが時には何かになるさ。」
「あたしは爺じいさんなんかあまり気には止めないよ。」
「俺はあいつを知ってる!」
「勝手に知るがいいよ。」
「どうして婚礼の中に出てきたのかな。」
「よけいなことだよ。」
「あの婚礼はどこから出たのかな。」
「あたしが知るもんかね。」
「まあ聞けよ。」
「なに?」
「ちょっと頼まれてくれ。」
「なにを?」
「馬車からおりてあの婚礼の跡をつけるんだ。」
「どうして?」
「どこへ行くのか、そしてどういう婚礼か、少し知りてえんだ。急いでおりて駆けていけ、お前は若いから。」
「この馬車を離れることはできないよ。」
「なぜだ。」
「雇われているんだからさ。」
「畜生!」
「はすっぱ娘になって警視庁から一日分の給金をもらってるじゃないかね。」
「なるほど。」
「もし馬車から離れて、警視に見つかろうもんなら、すぐにつかまってしまう。よく知ってるくせに。」
「うん、知ってるよ。」
「今日は、あたしはお上かみから買われた身だよ。」
「それはそうだが、どうもあの爺じいさんが気になる。」
「爺さんなのが気になるの。若い娘でもないくせにね。」
「一番先の馬車に乗ってる。」
「だから?」
「花嫁の馬車に乗ってる。」
「それで?」
「花嫁の親に違いねえ。」
「それがどうしたのさ。」
「花嫁の親だというんだ。」
「そうさね、ほかに親はいやしない。」
「まあ聞けよ。」
「なんだね?」
「俺おれは仮面をつけてでなけりゃ外にはあまり出られねえ。こうしてりゃ、顔が隠れてるからだれにもわからねえ。だが明日あしたになったらもう仮面がなくなる。明日は灰の水曜日(四旬節第一日)だ。うっかりすりゃ捕つかまっちまう。また穴の中に戻らなきゃあならねえ。ところがお前は自由な身体だ。」
「あまり自由でもないよ。」
「でも俺よりは自由だ。」
「だからどうなのよ?」
「あの婚礼がどこへ行くか調べてもらいたいんだ。」
「どこへ行くか?」
「そうだ。」
「それはわかってるよ。」
「なに、どこへ行くんだ?」
「カドラン・ブルーへさ。」
「なにそっちの方面じゃねえ。」
「それじゃ、ラーペへさ。」
「それともほかの方かも知れねえ。」
「それは向こうの勝手さ。婚礼なんてものはどこへ行こうと自由じゃないか。」
「まあそんなことはどうでもいい。とにかく、あの婚礼はどういうもので、あの爺じいさんはどういう男で、またあの人たちはどこに住んでるか、それを俺に知らしてくれというんだ。」
「いやだよ! ばかばかしい。一週間もたってから、謝肉祭の終わりの火曜日にパリーを通った婚礼がどこへ行ったか調べたって、なかなかわかるもんじゃないよ。藁小屋わらごやの中に落ちた針をさがすようなもんだ。わかりっこないよ。」
「でもまあやってみるんだ。いいかね、アゼルマ。」
そのうち二つの列は、大通りの両側で反対にまた動き出した。そして花嫁の馬車は仮装馬車から見えなくなってしまった。

 

Chapitre II Jean Valjean a toujours son bras en écharpe

 

Réaliser son rêve. À qui cela est-il donné? Il doit y avoir des élections pour cela dans le ciel; nous sommes tous candidats à notre insu; les anges votent. Cosette et Marius avaient été élus.

Cosette, à la mairie et dans l'église, était éclatante et touchante. C'était Toussaint, aidée de Nicolette, qui l'avait habillée.

Cosette avait sur une jupe de taffetas blanc sa robe de guipure de Binche, un voile de point d'Angleterre, un collier de perles fines, une couronne de fleurs d'oranger; tout cela était blanc, et, dans cette blancheur, elle rayonnait. C'était une candeur exquise se dilatant et se transfigurant dans la clarté. On eût dit une vierge en train de devenir déesse.

Les beaux cheveux de Marius étaient lustrés et parfumés; on entrevoyait çà et là, sous l'épaisseur des boucles, des lignes pâles qui étaient les cicatrices de la barricade.

Le grand-père, superbe, la tête haute, amalgamant plus que jamais dans sa toilette et dans ses manières toutes les élégances du temps de Barras, conduisait Cosette. Il remplaçait Jean Valjean qui, à cause de son bras en écharpe, ne pouvait donner la main à la mariée.

Jean Valjean, en noir, suivait et souriait.

—Monsieur Fauchelevent, lui disait l'aïeul, voilà un beau jour. Je vote la fin des afflictions et des chagrins! Il ne faut plus qu'il y ait de tristesse nulle part désormais. Pardieu! je décrète la joie! Le mal n'a pas le droit d'être. Qu'il y ait des hommes malheureux, en vérité, cela est honteux pour l'azur du ciel. Le mal ne vient pas de l'homme qui, au fond, est bon. Toutes les misères humaines ont pour chef-lieu et pour gouvernement central l'enfer, autrement dit les Tuileries du diable. Bon, voilà que je dis des mots démagogiques à présent! Quant à moi, je n'ai plus d'opinion politique; que tous les hommes soient riches, c'est-à-dire joyeux, voilà à quoi je me borne.

Quand, à l'issue de toutes les cérémonies, après avoir prononcé devant le maire et devant le prêtre tous les oui possibles, après avoir signé sur les registres à la municipalité et à la sacristie, après avoir échangé leurs anneaux, après avoir été à genoux coude à coude sous le poêle de moire blanche dans la fumée de l'encensoir, ils arrivèrent se tenant par la main, admirés et enviés de tous, Marius en noir, elle en blanc, précédés du suisse à épaulettes de colonel frappant les dalles de sa hallebarde, entre deux haies d'assistants émerveillés, sous le portail de l'église ouvert à deux battants, prêts à remonter en voiture et tout étant fini, Cosette ne pouvait encore y croire. Elle regardait Marius, elle regardait la foule, elle regardait le ciel; il semblait qu'elle eût peur de se réveiller. Son air étonné et inquiet lui ajoutait on ne sait quoi d'enchanteur. Pour s'en retourner, ils montèrent ensemble dans la même voiture, Marius près de Cosette; M. Gillenormand et Jean Valjean leur faisaient vis-à-vis. La tante Gillenormand avait reculé d'un plan, et était dans la seconde voiture.—Mes enfants, disait le grand-père, vous voilà monsieur le baron et madame la baronne avec trente mille livres de rente. Et Cosette, se penchant tout contre Marius, lui caressa l'oreille de ce chuchotement angélique:—C'est donc vrai. Je m'appelle Marius. Je suis madame Toi.

Ces deux êtres resplendissaient. Ils étaient à la minute irrévocable et introuvable, à l'éblouissant point d'intersection de toute la jeunesse et de toute la joie. Ils réalisaient le vers de Jean Prouvaire; à eux deux, ils n'avaient pas quarante ans. C'était le mariage sublimé; ces deux enfants étaient deux lys. Ils ne se voyaient pas, ils se contemplaient. Cosette apercevait Marius dans une gloire; Marius apercevait Cosette sur un autel. Et sur cet autel et dans cette gloire, les deux apothéoses se mêlant, au fond, on ne sait comment, derrière un nuage pour Cosette, dans un flamboiement pour Marius, il y avait la chose idéale, la chose réelle, le rendez-vous du baiser et du songe, l'oreiller nuptial.

Tout le tourment qu'ils avaient eu leur revenait en enivrement. Il leur semblait que les chagrins, les insomnies, les larmes, les angoisses, les épouvantes, les désespoirs, devenus caresses et rayons, rendaient plus charmante encore l'heure charmante qui approchait; et que les tristesses étaient autant de servantes qui faisaient la toilette de la joie. Avoir souffert, comme c'est bon! Leur malheur faisait auréole à leur bonheur. La longue agonie de leur amour aboutissait à une ascension.

C'était dans ces deux âmes le même enchantement, nuancé de volupté dans Marius et de pudeur dans Cosette. Ils se disaient tout bas: Nous irons revoir notre petit jardin de la rue Plumet. Les plis de la robe de Cosette étaient sur Marius.

Un tel jour est un mélange ineffable de rêve et de certitude. On possède et on suppose. On a encore du temps devant soi pour deviner. C'est une indicible émotion ce jour-là d'être à midi et de songer à minuit. Les délices de ces deux cœurs débordaient sur la foule et donnaient de l'allégresse aux passants.

On s'arrêtait rue Saint-Antoine devant Saint-Paul pour voir à travers la vitre de la voiture trembler les fleurs d'oranger sur la tête de Cosette.

Puis ils rentrèrent rue des Filles-du-Calvaire, chez eux. Marius, côte à côte avec Cosette, monta, triomphant et rayonnant, cet escalier où on l'avait traîné mourant. Les pauvres, attroupés devant la porte et se partageant leurs bourses, les bénissaient. Il y avait partout des fleurs. La maison n'était pas moins embaumée que l'église; après l'encens, les roses. Ils croyaient entendre des voix chanter dans l'infini; ils avaient Dieu dans le cœur; la destinée leur apparaissait comme un plafond d'étoiles; ils voyaient au-dessus de leurs têtes une lueur de soleil levant. Tout à coup l'horloge sonna. Marius regarda le charmant bras nu de Cosette et les choses roses qu'on apercevait vaguement à travers les dentelles de son corsage, et Cosette, voyant le regard de Marius, se mit à rougir jusqu'au blanc des yeux.

Bon nombre d'anciens amis de la famille Gillenormand avaient été invités; on s'empressait autour de Cosette. C'était à qui l'appellerait madame la baronne.

L'officier Théodule Gillenormand, maintenant capitaine, était venu de Chartres, où il tenait garnison, pour assister à la noce de son cousin Pontmercy. Cosette ne le reconnut pas.

Lui, de son côté, habitué à être trouvé joli par les femmes, ne se souvint pas plus de Cosette que d'une autre.

—Comme j'ai eu raison de ne pas croire à cette histoire du lancier! disait à part soi le père Gillenormand.

Cosette n'avait jamais été plus tendre avec Jean Valjean. Elle était à l'unisson du père Gillenormand; pendant qu'il érigeait la joie en aphorismes et en maximes, elle exhalait l'amour et la bonté comme un parfum. Le bonheur veut tout le monde heureux.

Elle retrouvait, pour parler à Jean Valjean, des inflexions de voix du temps qu'elle était petite fille. Elle le caressait du sourire.

Un banquet avait été dressé dans la salle à manger.

Un éclairage à giorno est l'assaisonnement nécessaire d'une grande joie. La brume et l'obscurité ne sont point acceptées par les heureux. Ils ne consentent pas à être noirs. La nuit, oui; les ténèbres, non. Si l'on n'a pas de soleil, il faut en faire un.

La salle à manger était une fournaise de choses gaies. Au centre, au-dessus de la table blanche et éclatante, un lustre de Venise à lames plates, avec toutes sortes d'oiseaux de couleur, bleus, violets, rouges, verts, perchés au milieu des bougies; autour du lustre des girandoles, sur le mur des miroirs-appliques à triples et quintuples branches; glaces, cristaux, verreries, vaisselles, porcelaines, faïences, poteries, orfèvreries, argenteries, tout étincelait et se réjouissait. Les vides entre les candélabres étaient comblés par les bouquets, en sorte que, là où il n'y avait pas une lumière, il y avait une fleur.

Dans l'antichambre trois violons et une flûte jouaient en sourdine des quatuors de Haydn.

Jean Valjean s'était assis sur une chaise dans le salon derrière la porte, dont le battant se repliait sur lui de façon à le cacher presque. Quelques instants avant qu'on se mît à table, Cosette vint, comme par coup de tête, lui faire une grande révérence en étalant de ses deux mains sa toilette de mariée, et, avec un regard tendrement espiègle, elle lui demanda:

—Père, êtes-vous content?

—Oui, dit Jean Valjean, je suis content.

—Eh bien, riez alors.

Jean Valjean se mit à rire.

Quelques instants après, Basque annonça que le dîner était servi.

Les convives, précédés de M. Gillenormand donnant le bras à Cosette, entrèrent dans la salle à manger, et se répandirent, selon l'ordre voulu, autour de la table.

Deux grands fauteuils y figuraient, à droite et à gauche de la mariée, le premier pour M. Gillenormand, le second pour Jean Valjean. M. Gillenormand s'assit. L'autre fauteuil resta vide.

On chercha des yeux «monsieur Fauchelevent».

Il n'était plus là.

M. Gillenormand interpella Basque.

—Sais-tu où est monsieur Fauchelevent?

—Monsieur, répondit Basque. Précisément. Monsieur Fauchelevent m'a dit de dire à monsieur qu'il souffrait un peu de sa main malade, et qu'il ne pourrait dîner avec monsieur le baron et madame la baronne. Qu'il priait qu'on l'excusât. Qu'il viendrait demain matin. Il vient de sortir.

Ce fauteuil vide refroidit un moment l'effusion du repas de noces. Mais, M. Fauchelevent absent, M. Gillenormand était là, et le grand-père rayonnait pour deux. Il affirma que M. Fauchelevent faisait bien de se coucher de bonne heure, s'il souffrait, mais que ce n'était qu'un «bobo». Cette déclaration suffit. D'ailleurs, qu'est-ce qu'un coin obscur dans une telle submersion de joie? Cosette et Marius étaient dans un de ces moments égoïstes et bénis où l'on n'a pas d'autre faculté que de percevoir le bonheur. Et puis, M. Gillenormand eut une idée.—Pardieu, ce fauteuil est vide. Viens-y, Marius. Ta tante, quoiqu'elle ait droit à toi, te le permettra. Ce fauteuil est pour toi. C'est légal, et c'est gentil. Fortunatus près de Fortunata.—Applaudissement de toute la table. Marius prit près de Cosette la place de Jean Valjean; et les choses s'arrangèrent de telle sorte que Cosette, d'abord triste de l'absence de Jean Valjean, finit par en être contente. Du moment où Marius était le remplaçant, Cosette n'eût pas regretté Dieu. Elle mit son doux petit pied chaussé de satin blanc sur le pied de Marius.

Le fauteuil occupé, M. Fauchelevent fut effacé; et rien ne manqua. Et, cinq minutes après, la table entière riait d'un bout à l'autre avec toute la verve de l'oubli.

Au dessert, M. Gillenormand debout, un verre de vin de champagne en main, à demi plein pour que le tremblement de ses quatre-vingt-douze ans ne le fît pas déborder, porta la santé des mariés.

—Vous n'échapperez pas à deux sermons, s'écria-t-il. Vous avez eu le matin celui du curé, vous aurez le soir celui du grand-père. Écoutez-moi; je vais vous donner un conseil: adorez-vous. Je ne fais pas un tas de giries, je vais au but, soyez heureux. Il n'y a pas dans la création d'autres sages que les tourtereaux. Les philosophes disent: Modérez vos joies. Moi je dis: Lâchez-leur la bride, à vos joies. Soyez épris comme des diables. Soyez enragés. Les philosophes radotent. Je voudrais leur faire rentrer leur philosophie dans la gargoine. Est-ce qu'il peut y avoir trop de parfums, trop de boutons de rose ouverts, trop de rossignols chantants, trop de feuilles vertes, trop d'aurore dans la vie? est-ce qu'on peut trop s'aimer? est-ce qu'on peut trop se plaire l'un à l'autre? Prends garde, Estelle, tu es trop jolie! Prends garde, Némorin, tu es trop beau! La bonne balourdise! Est-ce qu'on peut trop s'enchanter, trop se cajoler, trop se charmer? est-ce qu'on peut trop être vivant? est-ce qu'on peut trop être heureux? Modérez vos joies. Ah ouiche! À bas les philosophes! La sagesse, c'est la jubilation. Jubilez, jubilons. Sommes-nous heureux parce que nous sommes bons, ou sommes-nous bons parce que nous sommes heureux? Le Sancy s'appelle-t-il le Sancy parce qu'il a appartenu à Harlay de Sancy, ou parce qu'il pèse cent six carats? Je n'en sais rien; la vie est pleine de ces problèmes-là; l'important c'est d'avoir le Sancy, et le bonheur. Soyons heureux sans chicaner. Obéissons aveuglément au soleil. Qu'est-ce que le soleil? C'est l'amour. Qui dit amour, dit femme. Ah! ah! voilà une toute-puissance, c'est la femme. Demandez à ce démagogue de Marius s'il n'est pas l'esclave de cette petite tyranne de Cosette. Et de son plein gré, le lâche! La femme! Il n'y a pas de Robespierre qui tienne, la femme règne. Je ne suis plus royaliste que de cette royauté-là. Qu'est-ce qu'Adam? C'est le royaume d'Ève. Pas de 89 pour Ève. Il y avait le sceptre royal surmonté d'une fleur de lys, il y avait le sceptre impérial surmonté d'un globe, il y avait le sceptre de Charlemagne qui était en fer, il y avait le sceptre de Louis le Grand qui était en or, la révolution les a tordus entre son pouce et son index, comme des fétus de paille de deux liards; c'est fini, c'est cassé, c'est par terre, il n'y a plus de sceptre; mais faites-moi donc des révolutions contre ce petit mouchoir brodé qui sent le patchouli! Je voudrais vous y voir. Essayez. Pourquoi est-ce solide? Parce que c'est un chiffon. Ah! vous êtes le dix-neuvième siècle? Eh bien, après? Nous étions le dix-huitième, nous! Et nous étions aussi bêtes que vous. Ne vous imaginez pas que vous ayez changé grand'chose à l'univers, parce que votre trousse-galant s'appelle le choléra morbus, et parce que votre bourrée s'appelle la cachucha. Au fond, il faudra bien toujours aimer les femmes. Je vous défie de sortir de là. Ces diablesses sont nos anges. Oui, l'amour, la femme, le baiser, c'est un cercle dont je vous défie de sortir; et, quant à moi, je voudrais bien y rentrer. Lequel de vous a vu se lever dans l'infini, apaisant tout au-dessous d'elle, regardant les flots comme une femme, l'étoile Vénus, la grande coquette de l'abîme, la Célimène de l'océan? L'océan, voilà un rude Alceste. Eh bien, il a beau bougonner, Vénus paraît, il faut qu'il sourie. Cette bête brute se soumet. Nous sommes tous ainsi. Colère, tempête, coups de foudre, écume jusqu'au plafond. Une femme entre en scène, une étoile se lève; à plat ventre! Marius se battait il y a six mois; il se marie aujourd'hui. C'est bien fait. Oui, Marius, oui, Cosette, vous avez raison. Existez hardiment l'un pour l'autre, faites-vous des mamours, faites-nous crever de rage de n'en pouvoir faire autant, idolâtrez-vous. Prenez dans vos deux becs tous les petits brins de félicité qu'il y a sur la terre, et arrangez-vous en un nid pour la vie. Pardi, aimer, être aimé, le beau miracle quand on est jeune! Ne vous figurez pas que vous ayez inventé cela. Moi aussi, j'ai rêvé, j'ai songé, j'ai soupiré; moi aussi, j'ai eu une âme clair de lune. L'amour est un enfant de six mille ans. L'amour a droit à une longue barbe blanche. Mathusalem est un gamin près de Cupidon. Depuis soixante siècles, l'homme et la femme se tirent d'affaire en aimant. Le diable, qui est malin, s'est mis à haïr l'homme; l'homme, qui est plus malin, s'est mis à aimer la femme. De cette façon, il s'est fait plus de bien que le diable ne lui a fait de mal. Cette finesse-là a été trouvée dès le paradis terrestre. Mes amis, l'invention est vieille, mais elle est toute neuve. Profitez-en. Soyez Daphnis et Chloé en attendant que vous soyiez Philémon et Baucis. Faites en sorte que, quand vous êtes l'un avec l'autre, rien ne vous manque, et que Cosette soit le soleil pour Marius, et que Marius soit l'univers pour Cosette. Cosette, que le beau temps, ce soit le sourire de votre mari; Marius, que la pluie, ce soit les larmes de ta femme. Et qu'il ne pleuve jamais dans votre ménage. Vous avez chipé à la loterie le bon numéro, l'amour dans le sacrement; vous avez le gros lot, gardez-le bien, mettez-le sous clef, ne le gaspillez pas, adorez-vous, et fichez-vous du reste. Croyez ce que je dis là. C'est du bon sens. Bon sens ne peut mentir. Soyez-vous l'un pour l'autre une religion. Chacun a sa façon d'adorer Dieu. Saperlotte! la meilleure manière d'adorer Dieu, c'est d'aimer sa femme. Je t'aime! voilà mon catéchisme. Quiconque aime est orthodoxe. Le juron de Henri IV met la sainteté entre la ripaille et l'ivresse. Ventre-saint-gris! je ne suis pas de la religion de ce juron-là. La femme y est oubliée. Cela m'étonne de la part du juron de Henri IV. Mes amis, vive la femme! je suis vieux, à ce qu'on dit; c'est étonnant comme je me sens en train d'être jeune. Je voudrais aller écouter des musettes dans les bois. Ces enfants-là qui réussissent à être beaux et contents, cela me grise. Je me marierais bellement si quelqu'un voulait. Il est impossible de s'imaginer que Dieu nous ait faits pour autre chose que ceci: idolâtrer, roucouler, adoniser, être pigeon, être coq, becqueter ses amours du matin au soir, se mirer dans sa petite femme, être fier, être triomphant, faire jabot; voilà le but de la vie. Voilà, ne vous en déplaise, ce que nous pensions, nous autres, dans notre temps dont nous étions les jeunes gens. Ah! vertu-bamboche! qu'il y en avait donc de charmantes femmes, à cette époque-là, et des minois, et des tendrons! J'y exerçais mes ravages. Donc aimez-vous. Si l'on ne s'aimait pas, je ne vois pas vraiment à quoi cela servirait qu'il y eût un printemps; et, quant à moi, je prierais le bon Dieu de serrer toutes les belles choses qu'il nous montre, et de nous les reprendre, et de remettre dans sa boîte les fleurs, les oiseaux et les jolies filles. Mes enfants, recevez la bénédiction du vieux bonhomme.

La soirée fut vive, gaie, aimable. La belle humeur souveraine du grand-père donna l'ut à toute la fête, et chacun se régla sur cette cordialité presque centenaire. On dansa un peu, on rit beaucoup; ce fut une noce bonne enfant. On eût pu y convier le bonhomme Jadis. Du reste il y était dans la personne du père Gillenormand.

Il y eut tumulte, puis silence. Les mariés disparurent.

Un peu après minuit la maison Gillenormand devint un temple.

Ici nous nous arrêtons. Sur le seuil des nuits de noce un ange est debout, souriant, un doigt sur la bouche.

L'âme entre en contemplation devant ce sanctuaire où se fait la célébration de l'amour.

Il doit y avoir des lueurs au-dessus de ces maisons-là. La joie qu'elles contiennent doit s'échapper à travers les pierres des murs en clarté et rayer vaguement les ténèbres. Il est impossible que cette fête sacrée et fatale n'envoie pas un rayonnement céleste à l'infini. L'amour, c'est le creuset sublime où se fait la fusion de l'homme et de la femme; l'être un, l'être triple, l'être final, la trinité humaine en soit. Cette naissance de deux âmes en une doit être une émotion pour l'ombre. L'amant est prêtre; la vierge ravie s'épouvante. Quelque chose de cette joie va à Dieu. Là où il y a vraiment mariage, c'est-à-dire où il y a amour, l'idéal s'en mêle. Un lit nuptial fait dans les ténèbres un coin d'aurore. S'il était donné à la prunelle de chair de percevoir les visions redoutables et charmantes de la vie supérieure, il est probable qu'on verrait les formes de la nuit, les inconnus ailés, les passants bleus de l'invisible, se pencher, foule de têtes sombres, autour de la maison lumineuse, satisfaits, bénissants, se montrant les uns aux autres la vierge épouse, doucement effarés, et ayant le reflet de la félicité humaine sur leurs visages divins. Si, à cette heure suprême, les époux éblouis de volupté, et qui se croient seuls, écoutaient, ils entendraient dans leur chambre un bruissement d'ailes confuses. Le bonheur parfait implique la solidarité des anges. Cette petite alcôve obscure a pour plafond tout le ciel. Quand deux bouches, devenues sacrées par l'amour, se rapprochent pour créer, il est impossible qu'au-dessus de ce baiser ineffable il n'y ait pas un tressaillement dans l'immense mystère des étoiles.

Ces félicités sont les vraies. Pas de joie hors de ces joies-là. L'amour, c'est là l'unique extase. Tout le reste pleure.

Aimer ou avoir aimé, cela suffit. Ne demandez rien ensuite. On n'a pas d'autre perle à trouver dans les plis ténébreux de la vie. Aimer est un accomplissement.

夢想を実現すること。だれがそれを許されているか。それには天における推薦を得なければならない。人は皆自ら知らずして候補に立つ、そして天使らが投票をする。コゼットとマリユスとはその選にはいっていた。
区役所と教会堂とにおけるコゼットは、燦然さんぜんとして人の心を奪った。彼女の身じたくは、ニコレットの手伝いで重おもにトゥーサンがやったのである。
コゼットは白琥珀こはくの裳衣の上にバンシュ紗しゃの長衣をまとい、イギリス刺繍ししゅうのヴェール、みごとな真珠の首環くびわ、橙花オレンジの帽をつけていた。それらは皆白色だったが、その白ずくめの中で彼女は光り輝いていた。美妙な純潔さが光明のうちに綻ほころびて姿を変えようとしてるありさまだった。処女が女神になろうとしてるのかと思われた。
マリユスの美しい髪は艶々つやつやとして薫かおっていた。その濃い巻き毛の下には所々に、防寨ぼうさいでの創痕きずあとである青白い筋が少し見えていた。
祖父は昂然こうぜんとして頭をもたげ、バラス(訳者注 革命内閣時代の華美豪奢な人物)の時代のあらゆる優美さを最もよく集めた服装と態度とをして、コゼットを導いていた。ジャン・ヴァルジャンが腕をつっていて花嫁に腕を貸すことができなかったので、彼がその代わりをしているのだった。
ジャン・ヴァルジャンは黒い服装をして、そのあとに従いほほえんでいた。
「フォーシュルヴァンさん、」と祖父は彼に言った、「実にいい日ではありませんか。これで悲しみや苦しみはおしまいにしたいもんです。これからはもうどこにも悲しいことがあってはいけません。まったく私は喜びを主張します。悪は存在の権利を持つものではありません。実際世に不幸な人々がいることは、青空に対して恥ずべきことです。悪は元来善良である人間から来るものではありません。人間のあらゆる悲惨は、その首府として、またその中央政府として、地獄を持っています、言い換えれば悪魔のテュイルリー宮殿を持ってるのです。いやこれは、今では私も過激派のような言い方をするようになりましたかな。ところで私はもう、何ら政治上の意見は持っていません。すべての人が金持ちであるように、すなわち愉快であるように、それだけを私は望んでいるんです。」
あらゆる儀式を完成させるものとして、区長の前と牧師の前とである限りのしかりという答えを発した後、区役所の書面と奥殿の書面とに署名した後、ふたり互いに指輪を交換した後、香炉の煙に包まれて、まっ白な観世模様絹の天蓋てんがいの下に相並んでひざまずいた後、ふたり互いに手を取り合って、すべての人々から賛美されうらやまれつつ、マリユスは黒服をまとい彼女は白服をまとい、大佐の肩章をつけ鉞まさかりで舗石しきいしに音を立てる案内人のあとに従い、魅せられてる見物人の人垣の間を進んで、両扉りょうひとも大きく開かれてる教会堂の表門の下まで行き、再び馬車に乗るばかりになって、すべてが終わった時、コゼットはまだそれが夢ではないかと疑っていた。彼女はマリユスをながめ、群集をながめ、空をながめた。あたかも夢からさめるのを恐れてるがようだった。そのびっくりした不安な様子は言い知れぬ一種の魅力を彼女に添えていた。家に戻るために、彼らはいっしょに相並んで同じ馬車に乗った。ジルノルマン氏とジャン・ヴァルジャンとがふたりに向き合ってすわった。ジルノルマン伯母おばは一段だけ位を落とされて、二番目の馬車に乗った。祖父は言った。「これでお前たちは、三万フランの年金を持ってる男爵および男爵夫人となったわけだ。」コゼットはマリユスに近く寄り添って、天使のようなささやきで彼の耳根をなでた。「本当なのね。私の名もマリユスね。私はあなたの夫人なのね。」
彼らふたりは光り輝いていた。彼らは、再び来ることのない見いだそうとて見いだせない瞬間にあり、あらゆる青春と喜悦とのまばゆい交差点にあった。彼らはジャン・プルーヴェールの詩を実現していた。ふたりの年齢を合わしても四十歳に満たなかった。精気のような結婚であって、そのふたりの若者は二つの百合ゆりの花であった。彼らは互いに見ることをせず、しかも互いに見とれ合っていた。コゼットはマリユスを光栄の中にながめ、マリユスはコゼットを祭壇の上にながめていた。そしてその祭壇の上とその光栄の中とに、ふたりは共に神となって相交わり、その奥に、コゼットにとっては霞かすみのうしろに、マリユスにとっては炎の中に、ある理想的なものが、現実的なものが、脣くちづけと夢との会合が、婚姻の枕が、横たわってるのだった。
過去のあらゆる苦しみは戻ってきて、かえって彼らを酔わした。苦痛、不眠、涙、煩悶はんもん、恐怖、絶望、それらのものも今は愛撫と光輝とに姿を変じて、まさにきたらんとする麗しい時間を更に麗しくするように思われた。そしてあらゆる悲しみも今は喜びの装いをする召し使いのように思われた。苦しんだのはいかに仕合わせなことであるか。彼らの不幸は今や彼らの幸福に曙あけぼのの色を与えていた。ふたりの愛の長い苦悶くもんはついに昇天の喜びに達したのである。
彼らふたりの魂のうちには、マリユスにあっては快楽の色に染められコゼットにあっては貞節の色に染められてる同じ歓喜があった。彼らは声低く語り合った。ふたりでプリューメ街の小さな庭をまた見に行こうと。コゼットの長衣の襞ひだはマリユスの上に置かれていた。
そういう日こそは、夢幻の確実との得も言えぬ混同の日である。人は実際に所有しまた仮想する。種々想像するだけの余裕がまだ残っている。ま昼にあってま夜中のことを思うその日こそは、実に名状し難い情緒に満ちてるものである。彼らふたりの心の楽しさは、衆人の上にも流れ出し、通りすがりの者らにも喜悦の気を与えていた。
サン・タントアーヌ街のサン・ポール教会堂の前には、多くの人が立ち止まって、コゼットの頭の上に震える橙花オレンヂを馬車のガラス戸越しにながめていた。
それから一同は、フィーユ・デュ・カンヴェール街の自宅に戻った。マリユスはコゼットと相並んで、かつて瀕死の身体を引きずり上げられたあの階段を、光り輝き昂然こうぜんとして上っていった。貧しい人々は、戸口の前に集まってもらった金を分かちながら、ふたりを祝福した。至る所に花が撒まかれていた。家の中も教会堂に劣らずかおりを放っていた。香こうの次に薔薇ばらの花となったのである。ふたりは無窮のうちに歌声を聞くような気がし、心のうちに神をいだき、宿命を星の輝く天井のように感じ、頭の上に朝日の光を見るがように思った。突然大時計が鳴った。マリユスはコゼットの美しい裸の腕と、胴衣のレース越しにかすかに見える薔薇色のものとをながめた。そしてコゼットはマリユスの視線を見て、目の中までもまっ赤になった。
ジルノルマン一家の旧友の多数は、皆招待されていた。人々はコゼットのまわりに集まって、先を争いながら男爵夫人と彼女に呼びかけた。
今は大尉になってるテオデュール・ジルノルマン将校も、徒弟ポンメルシーの結婚に列するため、任地のシャルトルからやってきていた。コゼットは彼の顔を忘れていた。
彼の方では、いつも婦人らからきれいだと思われてばかりいたので、もうコゼットのことも頭に残っていなかった。
「この槍騎兵そうきへいの話を本当にしないでよかった。」とジルノルマン老人はひとりで思った。
コゼットはこれまでにないほどジャン・ヴァルジャンに対してやさしかった。また彼女はジルノルマン老人としっくり調子が合っていた。老人が盛んに警句や格言を使って喜びを述べ立ててる間、彼女は愛と善良さとをかおりのように発散さしていた。幸福はすべての者が楽しからんことを欲するものである。
彼女はジャン・ヴァルジャンに話しかける時は、少女時代の声の調子に戻っていた。また、ほほえみを送って彼に甘えていた。
饗応きょうおうの宴は食堂に設けられていた。
昼間のように明るい灯火は、大なる喜びの席にはなくてならないものである。靄もやと暗さとは決して幸福な人々の好むものではない。彼らは黒い姿となるのを喜ばない。夜はよいが、暗闇くらやみはいけない。もし太陽が出ていなければ、それを別に一つこしらえなければならない。
食堂は楽しい器具の巣であった。中央には、まっ白に光ってる食卓の上に、平たい延べ金の下飾りがついてるヴェニス製の大燭台だいしょくだいが一つあって、その四方の枝の蝋燭ろうそくに囲まれたまんなかには、青や紫や赤や緑などに塗った各種の鳥がとまっていた。大燭台おおしょくだいのまわりには多くの飾り燭台があり、壁には三枝もしくは五枝に分かれた反射鏡がかかっていた。鏡、水晶器具、ガラス器具、皿、磁器、陶器、土器、金銀細工物、銀の器具など、すべてが輝き笑っていた。燭台の間々には花輪がいっぱい積まれていて、至る所光か花かであった。
次の間までは、三つのバイオリンと一つの笛とが制音器をつけて、ハイドンの四部合奏曲を奏していた。
ジャン・ヴァルジャンは客間の入り口の横手の椅子いすにすわっていて、扉とびらが開くとほとんどそのうしろに隠れるようになっていた。食堂にはいるちょっと前に、コゼットはふと引きずられるように彼のそばに寄ってゆき、両手で花嫁の衣裳をひろげながら深い愛敬の様子を示し、やさしいいたずらそうな目つきをして尋ねた。
「お父さま、あなたおうれしくて?」
「ああ、」とジャン・ヴァルジャンは言った、「うれしい。」
「では笑ってちょうだいな。」
ジャン・ヴァルジャンは笑顔をした。
やがて、バスクは食事の用意が整ったことを告げた。
客人らは、コゼットに腕を貸してるジルノルマン氏のあとについて、食堂にはいり、予定の順序で食卓のまわりに並んだ。
花嫁の右と左とにある二つの大きな肱掛ひじかけ椅子いすには、一つにジルノルマン氏がすわり、一つにジャン・ヴァルジャンがすわることになっていた。ジルノルマン氏は席についた。しかしも一つの肱掛ひじかけ椅子いすにはだれもいなかった。
人々は「フォーシュルヴァン氏」の姿を見回した。
彼はもうそこにいなかった。
ジルノルマン氏はバスクに声をかけた。
「フォーシュルヴァンさんはどこにおらるるか知っていないか。」
「はい存じております。」とバスクは答えた。「フォーシュルヴァン様は、お手の傷が少し痛まれて、男爵お二方と会食ができないから、旦那様だんなさまによろしく申し上げてほしいと私にお伝えでございました。そして今晩は御免を被って、明朝来るからと申されて、ただ今お帰りになりました。」
その空からの肱掛け椅子のために、婚礼の宴は一時白しらけた。しかしフォーシュルヴァン氏は不在でも、ジルノルマン氏がそこにいて、ふたり分にぎやかにしていた。もし傷が痛むようならフォーシュルヴァン氏は早くから床につかれた方がよいが、しかしそれもちょっとしたいたいたに過ぎない、と彼は断言した。そしてその言葉でもう充分だった。それにもとより、一座喜びにあふれてる中にあってその薄暗い一隅いちぐうなどは何でもないことだった。コゼットとマリユスはもう幸福の影しか頭に映らないような利己的な至福な瞬間にあった。それにまたジルノルマン氏は妙案を思いついた。「ところでその肱掛け椅子が空あいている。マリユス、お前がそこにすわるがいい。伯母おばさんの方に権利はあるんだが、きっとお前に許してくれるよ。その席はお前のだ。それが正当で、また至極おもしろい。好運児と幸運女とは相並ぶべしだ。」人々は皆喝采かっさいした。マリユスはコゼットのそばにジャン・ヴァルジャンの席についた。そして万事うまくいったので、初めジャン・ヴァルジャンの不在を悲しく思っていたコゼットも、ついに満足するようになった。マリユスがジャン・ヴァルジャンの代わりになった時、コゼットはもう神を恨まなかった。彼女は白繻子しろじゅすの上靴うわぐつをつけた小さなやさしい足を、マリユスの足の上にのせた。
肱掛ひじかけ椅子いすはふさがり、フォーシュルヴァン氏はなくなってしまい、何も欠けた所はなかった。そして五分もたつうちには、食卓全体はすべてを忘れた上きげんで、端から端まで笑いさざめいていた。
食後の茶菓子の時になって、ジルノルマン氏はたち上がり、九十二歳の高齢のために手が震えるのでこぼれないようにと、半分ばかり注がしたシャンパンの杯を取り、新夫婦の健康を祝した。
「お前たちは二度の説教をのがれることはできない。」と彼は声を張り上げた。「朝に司祭の説教があり、晩に祖父の説教があるのだ。まあわしの言うことを聞くがいい。わしはお前たちに一つの戒めを与える、それは互いに熱愛せよということだ。わしはくどくど泣き言を並べないで、すぐに結論に飛んでゆく、すなわち幸福なれというのだ。万物のうちで賢いのはただ鳩はとだけである。ところが哲学者らは言う、汝の喜びを節せよと。しかるにわしは言う、汝の喜びを奔放ならしめよと。むちゃくちゃにのぼせ上がるがいい、有頂天になるがいい。哲学者どもの言うことは阿呆あほの至りだ。彼らの哲学なんかはその喉のどの中につき戻すがいいのだ。かおりが多すぎ、開いた薔薇ばらの花が多すぎ、歌ってる鶯うぐいすが多すぎ、緑の木の葉が多すぎ、人生に曙が多すぎる、などということがあり得ようか。互いに愛しすぎるということがあり得ようか。互いに気に入りすぎるということがあり得ようか。気をつけるがいい、エステル、お前はあまりにきれいすぎる、気をつけるがいい、ネモラン、お前はあまりに麗しすぎる(訳者注 フロリアンの牧歌中の若い女と男)、などというのは何というばかげたことだ。互いに惑わしよろこばし夢中にならせすぎるということがあり得るものか。あまり上きげんすぎるということがあり得るものか。あまり幸福すぎるということがあり得るものか。汝の喜びを節せよだと、ばかな。哲学者どもを打ち倒すべしだ。知恵はすなわち歓喜なり、歓喜せよ、歓喜すべし。いったいわれわれは、善良だから幸福なのか、もしくは幸福だから善良なのか? サンシー金剛石は、アルレー・ド・サンシーの所有だったからサンシーといわれるのか、またはサン・シー(百六)カラットの重さがあるからサンシーと言われるのか? そういうことはわしにはわからない。人生はそんな問題で満ちている。ただ大切なのは、サンシー金剛石を所有することだ、幸福を所有することだ。おとなしく幸福にしているがいい。太陽に盲従するがいい。太陽とは何であるか? それは愛だ。愛と言わば婦人だ。ああそこにこそ全能の力はあるんだ。それが婦人だ。この過激派のマリユスに聞いてみるがいい、彼がこのコゼットという小さな暴君の奴隷どれいでないかどうかを。しかも甘んじてそうなってるではないか。実に婦人なるかなだ。ロベスピエールのごとき者でさえ長く地位を保つことはできない。常に婦人が君臨するのだ。わしがまだ王党だというのも、この婦人の王位に対してのことだ。アダムは何であるか? それはイブの王国だ。イヴにとっては八九年(一七八九年)の事変なんかはない。百合ゆりの花を冠した国王の笏しゃくはあった、地球を上にのせた皇帝の笏はあった、鉄でできたシャールマーニュ大帝の笏はあった、黄金でできたルイ大王の笏はあった、けれども革命は、親指と人差し指とで、一文のねうちもない藁屑わらくずのようにそれらをへし折ってしまった。廃せられ砕かれ地に投ぜられて、もはや笏はなくなっている。ところが、蘭麝らんじゃのかおりを立てる刺繍ししゅうした小さなハンカチに対して、革命をやれるならやってみるがいい。一つ見たいものだ。やってみなさい。なぜそれが強固かと言えば、一片の布だからだ。ああ諸君は十九世紀ですね。どうです。われわれは十八世紀の者です。そしてわれわれも諸君と同じくらいにばかであった。しかし諸君は、ころりがコレラ病と言われるようになり、ブーレ踊りがカチューシャ舞踏と言われるようになったからと言って、世界に大変化をきたしたと思ってはいけません。根本においては、常に婦人を愛せざるを得ないでしょう。その原則からはだれだってなかなか出られるものではない。それらの鬼女がわれわれの天使である。そうだ、愛と婦人と脣くちづけ、その世界からだれも出られるものではない。わしはむしろそこにはいりたいと思うくらいだ。ヴィーナスの星(金星)が、天空の偉大な洒落女しゃれおんなが、大洋のセリメーヌが、あらゆるものをおのれの下に静めながら、海の波濤はとうをも一婦人のように物ともしないで、無窮の空に上ってゆくのを、諸君のうちに見られた方がありますか。大洋はすなわち謹厳なアルセストです(訳者注 モリエールの戯曲「人間ぎらい」中の主人公にてセリメーヌはその中の嬌艶な女)。ところで彼がいかに苦にがい顔をしていようと、ヴィーナス(愛の神)が現われてくれば、ほほえまざるを得ないのである。この粗暴な獣も屈服してしまう。われわれにしても同じことだ。憤怒、暴風、雷鳴、天井まで水沫しぶきが飛んでいようと、ひとりの婦人が舞台に現わるれば、一つの星が上ってくれば、平伏してしまうのである。マリユスは六カ月前には戦争をしていた。しかるに今日は結婚をしている。それは結構なことだ。マリユス、そうだとも、コゼット、お前たちのやることはもっともだ。大胆にふたり頼り合って生きてゆくがいい、互いに恋し合うがいい、さんざん他の者をうらやませるがいい、互いに崇拝し合うがいい。お前たちふたりの嘴くちばしで、地上にありとあらゆる幸福の藁屑わらくずをつまみ取って、それで生涯の巣を作るがいい。愛し愛さるることは、若い時には麗しい奇蹟のような気がするものだ。だがそれは、自分たちが始めて考え出したことだと思ってはいけない。このわしもやはり夢をみたり、思いを走はせたり、憧あこがれをいだいたりしたことがある。わしもやはり、月のように輝いた魂を自分のものにしたことがある。恋愛は六千歳の子供だ。恋愛は長い白髯はくぜんをつけてもいい者なんだ。メトセラ(訳者注 ノアの祖父にて九百六十九年生きたと言わるる人物)もキューピッドに比ぶれば鼻たらし小僧にすぎない。六十世紀も前から男女は互いに愛しながら困難をきりぬけてきた。狡猾こうかつな悪魔は人間をきらい始めたが、いっそう狡猾な人間は女を愛し始めた。そうして、悪魔から受ける災いよりもいっそう多くのいいことをした。この妙策は、地上の楽園の初めから見いだされていたのである。この発明は古くからのものだが、いつまでも新しいものである。それを利用しなければいけない。フィレモンとボーシスになるまでは、まずダフニスとクロエになるがいい(訳者注 前者は近代のオペラの中のふたりの恋人、後者はギリシャの物語の中のふたりの恋人)。お前たちがふたりいっしょにいさえすれば、何も不足なものはなく、コゼットはマリユスにとって太陽となり、マリユスはコゼットにとって全世界となる、そういうふうでなくてはいかん。コゼット、夫のほほえみをお前の晴天とするがいい、マリユス、妻の涙をお前の雨とするがいい。そして願わくば、お前たちの家庭に決して雨が降らないようにな。お前たちは恋愛結婚といういい籤くじを引きあてた。その大変な賞品を得たのだから、それを大事にし、鍵かぎをかけてしまって置き、やたらに使ってしまわないで、互いに愛し合い、その他のことは顧みないでいい。わしが言うことをよく心に止めておかなくてはいかん。これは良識ボンサンスだ。良識は決して人を誤るものではない。互いに信仰し合わなくてはいかん。だれにでも神を拝む独特のやり方があるものだ。ところで神を拝む最もいい方法は、自分の妻を愛することだ。私はお前を愛する! というのがわしの教理要領だ。だれでも愛を持ってるものはすなわち正教派だ。アンリ四世の誓投詞では飽食と酩酊めいていとの間に神聖というものが置かれていた。すなわち酔っ払いの神聖なる腹!(訳者注 語気を強めるために、よし、畜生、などというのと同じ意味のもの)しかしわしはそういう宗派ではない。それには婦人が忘れられてる。アンリ四世の誓投詞にそういうことがあるのはわしの意外とするところだ。諸君、婦人なるかなです。人はわしを老人だと言う。しかし不思議にもわしは自分ながら若返ってくるような気がする。わしは森の中に行って睦言むつごとを聞きたいくらいだ。麗しく幸福である道を心得てるそれらの若者どもは、わしの心を酔わしてくれる。もしだれか見たいというなら、すてきな結婚をしてみせてもいい。いずれの点から考えても、神がわれわれ人間を作ったのは、こういうことをさせるためだったに違いない、すなわち、夢中にかわいがり、喋々喃々ちょうちょうなんなんし、美しく着飾り、鳩のようになり、牡鶏おんどりのようになり、朝から晩まで恋愛をつっつき回し、かわいい妻のうちに自分の姿を映してみ、得意になり、意気揚々として、反そりくり返ることだ。それが人生の目的である。御免を被って申せば、われわれ老人がまだ若い頃一般に考えていたことは、そういうようなことだった。ああその頃は、いかにあでやかな女が、愛くるしい顔ややさしい姿が、たくさんいたことだろう! わしはその中を荒し回ったものだ。すべからく互いに愛し合うべし。もし愛し合うことがなかったならば、春があったとて何の役に立つかわしにはわからない。そうなったらわしはむしろ神に願って、神がわれわれに示してくれる美しいものを皆寄せ集め、それをわれわれから取り戻し、花や小鳥やきれいな娘を、再びその箱に閉じ込めてもらいたいくらいだ。子供たちよ、この好々爺こうこうやの祝福を受けてくれ。」
その一晩の饗宴きょうえんは、にぎやかで快活で楽しいものだった。一座を支配する祖父の上きげんさは、すべてのものの基調となり、各人はほとんど百歳に近い老人のへだてない態度に調子を合わしていた。舞踏も少し行なわれ、また盛んに談笑された。甘えっ児の婚礼だった。高砂たかさごの爺じいさんを招いてもいいほどだった。それにまた、高砂の爺さんはジルノルマン老人のうちに含まれていた。
かくて大騒ぎをした後に、静寂せいじゃくが落ちてきた。
新夫婦は退いていった。
十二時少し前に、ジルノルマン家は寺院のようにひっそりとなった。
ここでわれわれは筆を止めよう。結婚の夜の入り口には、ひとりの天使が立っていて、ほほえみながら口に指をあてている。
愛の祝典があげらるる聖殿に対しては、人の魂は瞑想めいそうにはいってゆく。
それらの人家の上には光輝があるに違いない。その中にこもってる喜びは、光となって石の壁を通し、ほんのりと暗黒を照らすに違いない。その運命に関する神聖な祝いは、必ずや天国的な光明を無窮のうちに送るに相違ない。愛は男女の融合が行なわれる崇高な坩堝るつぼである。一体と三体と極体と、人間の三位一体がそれから出てくる。かく二つの魂が一つとなって生まれ出ることは、影にとっては感動すべきことに違いない。愛する男はひとりの牧師である。歓喜せる処女はびっくりする。かかる喜悦のあるものは神のもとまで達する。真に結婚がある所には、すなわち恋愛がある所には、理想もそれに交じってくる。結婚の床は、暗闇くらやみの中の一隅に曙あけぼのを作り出す。もし上界の恐るべきまた麗しい象かたちを肉眼で見得るものとするならば、夜の形象が、翼のある見知らぬ者らが、目に見えない境を過よぎりゆく青色の者らが、身をかがめて、輝く人家のまわりに暗い頭を寄せ集め、満足し祝福しつつ、処女の新婦を互いにさし示し、やさしい驚きの様子をして、その聖きよい顔の上に人間の至福の反映を浮かべているのを、おそらく人は見るであろう。もしその極致の瞬間に、歓喜に眩惑げんわくせるふたりの者が、他にだれもいないと信じつつも耳を澄ますならば、飛びかわす翼の音を室の中に聞くであろう。完全なる幸福は、天使をも参与させるものである。その小さな暗い寝所は、全天空を天井としている。愛に聖きよめられた二つの脣くちびるが、創造のために相接する時、その得も言えぬ脣くちづけの上には、星辰せいしんの広漠こうばくたる神秘のうちに、必ずや一つの震えが起こるに相違ない。
それらの幸福こそ真正なるものである。それらの喜悦を外にしては真の喜悦は存しない。愛、そこにこそ唯一の恍惚こうこつたる喜びがある。他のすべては皆嘆きである。
愛しもしくは愛した、それで充分である。更に求むることをやめよ。人生の暗い襞ひだのうちに見いだされ得る真珠は、ただそれのみである。愛することは成就することである。

 

 

Chapitre III L'inséparable

 

Qu'était devenu Jean Valjean?

Immédiatement après avoir ri, sur la gentille injonction de Cosette, personne ne faisant attention à lui, Jean Valjean s'était levé, et, inaperçu, il avait gagné l'antichambre. C'était cette même salle où, huit mois auparavant, il était entré noir de boue, de sang et de poudre, rapportant le petit-fils à l'aïeul. La vieille boiserie était enguirlandée de feuillages et de fleurs; les musiciens étaient assis sur le canapé où l'on avait déposé Marius. Basque en habit noir, en culotte courte, en bas blancs et en gants blancs, disposait des couronnes de roses autour de chacun des plats qu'on allait servir. Jean Valjean lui avait montré son bras en écharpe, l'avait chargé d'expliquer son absence, et était sorti.

Les croisées de la salle à manger donnaient sur la rue. Jean Valjean demeura quelques minutes debout et immobile dans l'obscurité sous ces fenêtres radieuses. Il écoutait. Le bruit confus du banquet venait jusqu'à lui. Il entendait la parole haute et magistrale du grand-père, les violons, le cliquetis des assiettes et des verres, les éclats de rire, et dans toute cette rumeur gaie il distinguait la douce voix joyeuse de Cosette.

Il quitta la rue des Filles-du-Calvaire et s'en revint rue de l'Homme-Armé.

Pour s'en retourner, il prit par la rue Saint-Louis, la rue Culture-Sainte-Catherine et les Blancs-Manteaux; c'était un peu le plus long, mais c'était le chemin par où, depuis trois mois, pour éviter les encombrements et les boues de la rue Vieille-du-Temple, il avait coutume de venir tous les jours de la rue de l'Homme-Armé à la rue des Filles-du-Calvaire, avec Cosette.

Ce chemin où Cosette avait passé excluait pour lui tout autre itinéraire.

Jean Valjean rentra chez lui. Il alluma sa chandelle et monta. L'appartement était vide. Toussaint elle-même n'y était plus. Le pas de Jean Valjean faisait dans les chambres plus de bruit qu'à l'ordinaire. Toutes les armoires étaient ouvertes. Il pénétra dans la chambre de Cosette. Il n'y avait pas de draps au lit. L'oreiller de coutil, sans taie et sans dentelles, était posé sur les couvertures pliées au pied des matelas dont on voyait la toile et où personne ne devait plus coucher. Tous les petits objets féminins auxquels tenait Cosette avaient été emportés; il ne restait que les gros meubles et les quatre murs. Le lit de Toussaint était également dégarni. Un seul lit était fait et semblait attendre quelqu'un; c'était celui de Jean Valjean.

Jean Valjean regarda les murailles, ferma quelques portes d'armoires, alla et vint d'une chambre à l'autre.

Puis il se retrouva dans sa chambre, et il posa sa chandelle sur une table.

Il avait dégagé son bras de l'écharpe, et il se servait de la main droite comme s'il n'en souffrait pas.

Il s'approcha de son lit, et ses yeux s'arrêtèrent, fut-ce par hasard? fut-ce avec intention? sur l'inséparable, dont Cosette avait été jalouse, sur la petite malle qui ne le quittait jamais. Le 4 juin, en arrivant rue de l'Homme-Armé, il l'avait déposée sur un guéridon près de son chevet. Il alla à ce guéridon avec une sorte de vivacité, prit dans sa poche une clef, et ouvrit la valise.

Il en tira lentement les vêtements avec lesquels, dix ans auparavant, Cosette avait quitté Montfermeil; d'abord la petite robe noire, puis le fichu noir, puis les bons gros souliers d'enfant que Cosette aurait presque pu mettre encore, tant elle avait le pied petit, puis la brassière de futaine bien épaisse, puis le jupon de tricot, puis le tablier à poches, puis les bas de laine. Ces bas, où était encore gracieusement marquée la forme d'une petite jambe, n'étaient guère plus longs que la main de Jean Valjean. Tout cela était de couleur noire. C'était lui qui avait apporté ces vêtements pour elle à Montfermeil. À mesure qu'il les ôtait de la valise, il les posait sur le lit. Il pensait. Il se rappelait. C'était en hiver, un mois de décembre très froid, elle grelottait à demi nue dans des guenilles, ses pauvres petits pieds tout rouges dans des sabots. Lui Jean Valjean, il lui avait fait quitter ces haillons pour lui faire mettre cet habillement de deuil. La mère avait dû être contente dans sa tombe de voir sa fille porter son deuil, et surtout de voir qu'elle était vêtue et qu'elle avait chaud. Il pensait à cette forêt de Montfermeil; ils l'avaient traversée ensemble, Cosette et lui; il pensait au temps qu'il faisait, aux arbres sans feuilles, au bois sans oiseaux, au ciel sans soleil; c'est égal, c'était charmant. Il rangea les petites nippes sur le lit, le fichu près du jupon, les bas à côté des souliers, la brassière à côté de la robe, et il les regarda l'une après l'autre. Elle n'était pas plus haute que cela, elle avait sa grande poupée dans ses bras, elle avait mis son louis d'or dans la poche de ce tablier, elle riait, ils marchaient tous les deux se tenant par la main, elle n'avait que lui au monde.

Alors sa vénérable tête blanche tomba sur le lit, ce vieux cœur stoïque se brisa, sa face s'abîma pour ainsi dire dans les vêtements de Cosette, et si quelqu'un eût passé dans l'escalier en ce moment, on eût entendu d'effrayants sanglots.

ジャン・ヴァルジャンはどうなったか?
コゼットのやさしい命令で笑顔をしたあと間もなく、だれからも注意を向けられていないのに乗じて、ジャン・ヴァルジャンは立ち上がり、人に気づかれぬうちに次の間まへ退いた。八カ月以前に、彼が泥どろと血と埃ほこりとでまっ黒になって、祖父のもとへその孫を運んではいってきたのも、やはりその同じ室へやへであった。今やその古い壁板は、緑葉と花とで飾られていた。かつてマリユスが横たえられた安楽椅子あんらくいすには、音楽師らが集まっていた。黒い上衣と短いズボンと白い靴足袋くつたびと白い手袋とをつけたバスクは、これから出そうとする皿のまわりにそれぞれ薔薇ばらの花を配っていた。ジャン・ヴァルジャンは首につった腕を彼に示し、席をはずす理由を伝えてくれるように頼んで、そこを出て行った。
食堂の窓は街路に面していた。ジャン・ヴァルジャンはしばらく、それらの明るい窓の下の影の中に、身動きもしないでたたずんでいた。彼は耳を澄ました。祝宴の混雑した物音が伝わってきた。祖父の堂々たる声高な言葉、バイオリンの響き、皿やコップの音、哄笑こうしょうの声、などが聞こえてきた。そして彼はその愉快な騒ぎの中に、コゼットの楽しいやさしい声を聞き分けた。
彼はフィーユ・デュ・カルヴェール街を去って、オンム・アルメ街へ帰っていった。
帰ってゆくのに彼は、サン・ルイ街とキュルテュール・サント・カトリーヌ街とブラン・マントー教会堂の方の道筋を取った。それは少し遠回りの道だったが、三カ月以前から、ヴィエイユ・デュ・タンプル街の混雑と泥濘でいねいとを避けるために、コゼットと共にオンム・アルメ街からフィーユ・デュ・カルヴェール街へ行くのに、毎日通いなれた道筋であった。
コゼットが通りつけたその道は、彼に他の道筋を取らせなかった。
ジャン・ヴァルジャンは自分の家に戻った。蝋燭ろうそくをともして階段を上っていった。部屋はがらんとしていた。トゥーサンももういなかった。ジャン・ヴァルジャンの足音は、室へやの中にいつもより高く響いた。戸棚とだなは皆開かれていた。彼はコゼットの室へはいった。寝台には敷き布もなかった。綾布あやぬのの枕は枕掛けもレース飾りもなくなって、床の下しもの方にたたまれてる夜具の上にのせてあり、床はむき出しになってもうだれも寝られないようになっていた。コゼットが大事にしていた細々した婦人用の器物は、皆持ってゆかれていた。残ってるのはただ、大きな家具と四方の壁ばかりだった。トゥーサンの寝床も同じように取り片づけてあった。ただ一つの寝床だけが用意されていて、だれかを待ってるようだった。それはジャン・ヴァルジャンの寝床だった。
ジャン・ヴァルジャンは壁をながめ、戸棚とだなの二、三の戸を閉ざし、室へやから室へと歩き回った。
それから彼は自分の室にはいり、テーブルの上に燭台しょくだいを置いた。
彼はつるしていた腕をはずし、別に痛みもしないかのようにその右手を使っていた。
彼は自分の寝台に近寄った。そして彼の目は、偶然にかまたは意あってか、コゼットがうらやんでたつき物の上に、決して彼のそばを離れない小さな鞄かばんの上に落ちた。六月四日オンム・アルメ街にやってきた時、彼はそれを枕頭まくらもとの小卓の上に置いていた。彼はすばしこくその小卓の所へ行き、ポケットから一つの鍵かぎを取り出し、そして鞄を開いた。
彼はその中から、十年前コゼットがモンフェルメイュを去る時につけていた衣裳を、静かに取り出した。第一に小さな黒い長衣、次に黒い襟巻えりまき、次にコゼットの足はごく小さいので今でもまだはけそうな丈夫な粗末な子供靴こどもぐつ、次にごく厚い綾織あやおりの下着、次にメリヤスの裳衣、次にポケットのついてる胸掛け、それから毛糸の靴足袋くつたび。その靴足袋には、小さな脛はぎの形がまだかわいく残っていて、ほとんどジャン・ヴァルジャンの掌たなごころの長さほどしかなかった。それらのものは皆黒い色だった。彼女のためにそれらの衣裳をモンフェルメイュまで持ってってやったのは彼だった。今彼はそれらを鞄から取り出しては、一々寝床の上に並べた。彼は考え込んでいた。昔のことを思い起こしていた。冬で、ごく寒い十二月のことだった。彼女はぼろを着て半ば裸のまま震えていた。そのあわれな小さな足は木靴をはいてまっかになっていた。彼ジャン・ヴァルジャンは、それらの破れ物を脱がせて、この喪服をつけさしてやった。彼女の母も、彼女が自分のために喪服をつけるのを見、ことに相当な服装をして暖かにしてるのを見ては、墓の中できっと喜んだに違いなかった。また彼はモンフェルメイュの森のことを思い出していた。コゼットと彼とはふたりいっしょにその森を通っていった。天気のこと、葉の落ちた樹木のこと、小鳥のいない木立ちのこと、太陽の見えない空のこと、それでもなお楽しかったこと、などが皆思い出された。そして今彼はそれらの小さな衣類を寝床の上に並べ、襟巻えりまきを裳衣のそばに置き、靴足袋くつたびを靴のそばに置き、下着を長衣のそばに置き、それらを一つ一つながめた。あの時彼女はまだごく小さかった。大きな人形を腕に抱き、ルイ金貨をこの胸掛けのポケットに入れ、そして笑っていた。ふたりは手を取り合って歩いた。彼女が頼りとする者は、世にただ彼ひとりだった。
そこまで考えた時、ジャン・ヴァルジャンの敬すべき白髪の頭は寝床の上にたれ、その堅忍な老いた心は張り裂け、その顔はコゼットの衣裳の中に埋ってしまった。もしその時階段を通る者があったら、激しいすすり泣きの声が耳に聞こえたであろう。

 

 

Chapitre IV Immortale jecur

 

La vieille lutte formidable, dont nous avons déjà vu plusieurs phases, recommença.

Jacob ne lutta avec l'ange qu'une nuit. Hélas! combien de fois avons-nous vu Jean Valjean saisi corps à corps dans les ténèbres par sa conscience et luttant éperdument contre elle!

Lutte inouïe! À de certains moments, c'est le pied qui glisse; à d'autres instants, c'est le sol qui croule. Combien de fois cette conscience, forcenée au bien, l'avait-elle étreint et accablé! Combien de fois la vérité, inexorable, lui avait-elle mis le genou sur la poitrine! Combien de fois, terrassé par la lumière, lui avait-il crié grâce! Combien de fois cette lumière implacable, allumée en lui et sur lui par l'évêque, l'avait-elle ébloui de force alors qu'il souhaitait être aveuglé! Combien de fois s'était-il redressé dans le combat, retenu au rocher, adossé au sophisme, traîné dans la poussière, tantôt renversant sa conscience sous lui, tantôt renversé par elle! Combien de fois, après une équivoque, après un raisonnement traître et spécieux de l'égoïsme, avait-il entendu sa conscience irritée lui crier à l'oreille: Croc-en-jambe! misérable! Combien de fois sa pensée réfractaire avait-elle râlé convulsivement sous l'évidence du devoir! Résistance à Dieu. Sueurs funèbres. Que de blessures secrètes, que lui seul sentait saigner! Que d'écorchures à sa lamentable existence! Combien de fois s'était-il relevé sanglant, meurtri, brisé, éclairé, le désespoir au cœur, la sérénité dans l'âme? et, vaincu, il se sentait vainqueur. Et, après l'avoir disloqué, tenaillé et rompu, sa conscience, debout au-dessus de lui, redoutable, lumineuse, tranquille, lui disait: Maintenant, va en paix!

Mais, au sortir d'une si sombre lutte, quelle paix lugubre, hélas!

Cette nuit-là pourtant, Jean Valjean sentit qu'il livrait son dernier combat.

Une question se présentait, poignante.

Les prédestinations ne sont pas toutes droites, elles ne se développent pas en avenue rectiligne devant le prédestiné; elles ont des impasses, des cæcums, des tournants obscurs, des carrefours inquiétants offrant plusieurs voies. Jean Valjean faisait halte en ce moment au plus périlleux de ces carrefours.

Il était parvenu au suprême croisement du bien et du mal. Il avait cette ténébreuse intersection sous les yeux. Cette fois encore, comme cela lui était déjà arrivé dans d'autres péripéties douloureuses, deux routes s'ouvraient devant lui; l'une tentante, l'autre effrayante. Laquelle prendre?

Celle qui effrayait était conseillée par le mystérieux doigt indicateur que nous apercevons tous chaque fois que nous fixons nos yeux sur l'ombre.

Jean Valjean avait, encore une fois, le choix entre le port terrible et l'embûche souriante.

Cela est-il donc vrai? l'âme peut guérir; le sort, non. Chose affreuse! une destinée incurable!

La question qui se présentait, la voici:

De quelle façon Jean Valjean allait-il se comporter avec le bonheur de Cosette et de Marius? Ce bonheur, c'était lui qui l'avait voulu, c'était lui qui l'avait fait; il se l'était lui-même enfoncé dans les entrailles, et à cette heure, en le considérant, il pouvait avoir l'espèce de satisfaction qu'aurait un armurier qui reconnaîtrait sa marque de fabrique sur un couteau, en se le retirant tout fumant de la poitrine.

Cosette avait Marius, Marius possédait Cosette. Ils avaient tout, même la richesse. Et c'était son œuvre. Mais ce bonheur, maintenant qu'il existait, maintenant qu'il était là, qu'allait-il en faire, lui Jean Valjean? S'imposerait-il à ce bonheur? Le traiterait-il comme lui appartenant? Sans doute Cosette était à un autre; mais lui Jean Valjean retiendrait-il de Cosette tout ce qu'il en pourrait retenir? Resterait-il l'espèce de père, entrevu, mais respecté, qu'il avait été jusqu'alors? S'introduirait-il tranquillement dans la maison de Cosette? Apporterait-il, sans dire mot, son passé à cet avenir? Se présenterait-il là comme ayant droit, et viendrait-il s'asseoir, voilé, à ce lumineux foyer? Prendrait-il, en leur souriant, les mains de ces innocents dans ses deux mains tragiques? Poserait-il sur les paisibles chenets du salon Gillenormand ses pieds qui traînaient derrière eux l'ombre infamante de la loi? Entrerait-il en participation de chances avec Cosette et Marius? Épaissirait-il l'obscurité sur son front et le nuage dans le leur? Mettrait-il en tiers avec deux félicités sa catastrophe? Continuerait-il de se taire? En un mot serait-il, près de ces deux êtres heureux, le sinistre muet de la destinée?

Il faut être habitué à la fatalité et à ses rencontres pour oser lever les yeux quand de certaines questions nous apparaissent dans leur nudité horrible. Le bien ou le mal sont derrière ce sévère point d'interrogation. Que vas-tu faire? demanda le sphinx.

Cette habitude de l'épreuve, Jean Valjean l'avait. Il regarda le sphinx fixement.

Il examina l'impitoyable problème sous toutes ses faces.

Cosette, cette existence charmante, était le radeau de ce naufragé. Que faire? S'y cramponner, ou lâcher prise?

S'il s'y cramponnait, il sortait du désastre, il remontait au soleil, il laissait ruisseler de ses vêtements et de ses cheveux l'eau amère, il était sauvé, il vivait.

Allait-il lâcher prise?

Alors, l'abîme.

Il tenait ainsi douloureusement conseil avec sa pensée. Ou, pour mieux dire, il combattait; il se ruait, furieux, au dedans de lui-même, tantôt contre sa volonté, tantôt contre sa conviction.

Ce fut un bonheur pour Jean Valjean d'avoir pu pleurer. Cela l'éclaira peut-être. Pourtant le commencement fut farouche. Une tempête, plus furieuse que celle qui autrefois l'avait poussé vers Arras, se déchaîna en lui. Le passé lui revenait en regard du présent; il comparait et il sanglotait. Une fois l'écluse des larmes ouvertes, le désespéré se tordit.

Il se sentait arrêté.

Hélas! dans ce pugilat à outrance entre notre égoïsme et notre devoir, quand nous reculons ainsi pas à pas devant notre idéal incommutable, égarés, acharnés, exaspérés de céder, disputant le terrain, espérant une fuite possible, cherchant une issue, quelle brusque et sinistre résistance derrière nous que le pied du mur!

Sentir l'ombre sacrée qui fait obstacle!

L'invisible inexorable, quelle obsession!

Donc avec la conscience on n'a jamais fini. Prends-en ton parti, Brutus; prends-en ton parti, Caton. Elle est sans fond, étant Dieu. On jette dans ce puits le travail de toute sa vie, on y jette sa fortune, on y jette sa richesse, on y jette son succès, on y jette sa liberté ou sa patrie, on y jette son bien-être, on y jette son repos, on y jette sa joie. Encore! encore! Videz le vase! penchez l'urne! Il faut finir par y jeter son cœur.

Il y a quelque part dans la brume des vieux enfers un tonneau comme cela.

N'est-on pas pardonnable de refuser enfin? Est-ce que l'inépuisable peut avoir un droit? Est-ce que les chaînes sans fin ne sont pas au-dessus de la force humaine? Qui donc blâmerait Sisyphe et Jean Valjean de dire: c'est assez!

L'obéissance de la matière est limitée par le frottement; est-ce qu'il n'y a pas une limite à l'obéissance de l'âme? Si le mouvement perpétuel est impossible, est-ce que le dévouement perpétuel est exigible?

Le premier pas n'est rien; c'est le dernier qui est difficile. Qu'était-ce que l'affaire Champmathieu à côté du mariage de Cosette et de ce qu'il entraînait? Qu'est-ce que ceci: entrer dans le bagne, à côté de ceci: entrer dans le néant?

Ô première marche à descendre, que tu es sombre! Ô seconde marche, que tu es noire!

Comment ne pas détourner la tête cette fois?

Le martyre est une sublimation, sublimation corrosive. C'est une torture qui sacre. On peut y consentir la première heure; on s'assied sur le trône de fer rouge, on met sur son front la couronne de fer rouge, on accepte le globe de fer rouge, on prend le sceptre de fer rouge, mais il reste encore à vêtir le manteau de flamme, et n'y a-t-il pas un moment où la chair misérable se révolte, et où l'on abdique le supplice?

Enfin Jean Valjean entra dans le calme de l'accablement.

Il pesa, il songea, il considéra les alternatives de la mystérieuse balance de lumière et d'ombre.

Imposer son bagne à ces deux enfants éblouissants, ou consommer lui-même son irrémédiable engloutissement. D'un côté le sacrifice de Cosette, de l'autre le sien propre.

À quelle solution s'arrêta-t-il?

Quelle détermination prit-il? Quelle fut, au dedans de lui-même, sa réponse définitive à l'incorruptible interrogatoire de la fatalité? Quelle porte se décida-t-il à ouvrir? Quel côté de sa vie prit-il le parti de fermer et de condamner? Entre tous ces escarpements insondables qui l'entouraient, quel fut son choix? Quelle extrémité accepta-t-il? Auquel de ces gouffres fit-il un signe de tête?

Sa rêverie vertigineuse dura toute la nuit.

Il resta là jusqu'au jour, dans la même attitude, ployé en deux sur ce lit, prosterné sous l'énormité du sort, écrasé peut-être, hélas! les poings crispés, les bras étendus à angle droit comme un crucifié décloué qu'on aurait jeté la face contre terre. Il demeura douze heures, les douze heures d'une longue nuit d'hiver, glacé, sans relever la tête et sans prononcer une parole. Il était immobile comme un cadavre, pendant que sa pensée se roulait à terre et s'envolait, tantôt comme l'hydre, tantôt comme l'aigle. À le voir ainsi sans mouvement on eût dit un mort; tout à coup il tressaillait convulsivement et sa bouche, collée aux vêtements de Cosette, les baisait; alors on voyait qu'il vivait.

Qui? on? puisque Jean Valjean était seul et qu'il n'y avait personne là?

Le On qui est dans les ténèbres.

われわれが既にその多くの局面をながめてきた古い恐るべき争闘が、再び始まった。
ヤコブが天使と争ったのはただ一夜だけであった。しかるに痛ましくも、ジャン・ヴァルジャンが暗黒の中で自分の本心とつかみ合って猛烈に争うのを、幾度吾人は見たことであろう!
実に異常な争闘であった。ある時は足がすべり、ある時は足下の地面がくずれた。善へ進まんとあせる本心が、彼をつかみ彼を圧倒したことも、幾度であったろう。一歩も譲らない真理が、彼の胸を膝ひざの下に押さえつけたことも、幾度であったろう。彼が光明から投げ倒されてその宥恕ゆうじょを願ったことも、幾度であったろう。彼のうちにまた彼の上に司教からともされた仮借なき光明が、盲目ならんと欲する彼を強しいて眩惑げんわくさしたことも、幾度であったろう。巖いわおに身をささえ、詭弁きべんによりかかり、塵にまみれ、あるいは本心を自分の下に打ち倒し、あるいは本心から打ち倒されながら、争闘のうちに彼が立ち直ったことも、幾度であったろう。曖昧あいまいな理屈を立てた後、利己心の一見道理あるらしい狡猾こうかつな論法を用いた後、憤った本心から「奸佞かんねいの徒、みじめなる奴、」と耳に叫ばれるのを彼が聞いたのも、幾度であったろう。頑迷がんめいなる彼の思想が、瞭然りょうぜんたる義務の下に痙攣的けいれんてきなうめきを発したのも、幾度であったろう。神に対する抗争。暗い汗。多くの秘密な傷、彼ひとりだけが感ずる多くの出血。彼の痛ましい生が受くる多くの擦すり傷。血にまみれ、傷におおわれ、身を砕かれ、光に照らされ、心に絶望の念をいだき、魂に清朗の気をたたえて、彼がまた起き上がったのも、幾度であったろう。敗者でありながら彼は勝者のように感じていた。そして彼の本心は、彼を挫くじき苦しめ打ち折った後、恐ろしい煌々こうこうたる落ち着いた姿をして彼の上につっ立ち、彼に言った、「今は平和に歩くがいい!」
しかし、かく陰惨な争闘から出てきた後では、それもいかに悲しい平和であったことか!
けれどもその晩ジャン・ヴァルジャンは、最後の戦いをしてるような心地になった。
痛切な一つの問題が現われていた。
定められた運命はまっすぐなものではない。それは当の人間の前にまっすぐな大道となって開けゆくものではない。行き止まりもあり、袋庭もあり、まっくらな曲がり角かどもあり、多くの道が交錯してる不安な四よつ辻つじもある。ジャン・ヴァルジャンは今、それらの四つ辻のうち最も危険なものに立ち止まっていた。
彼は善と悪との最後の交差点に到達していた。その暗黒な接合点を眼前に見ていた。そしてこんども、他の痛ましい変転の折既に幾度か起こったように、二つの道が前に開けていた。一つは彼を誘惑し、一つは彼を恐れさした。いずれを取るべきであるか?
彼を恐れさする道の方を、神秘な指先がさし示していた。その指こそは、影の中に目を定めるたびごとに万人が認め得るところのものである。
ジャン・ヴァルジャンはなお一度、恐るべき港とほほえめる陥穽かんせいとのいずれかを選択しなければならなかった。
それでは、魂は癒いやされ得るが運命はいかんともし難いということは、果たして真実なのか。不治の宿命! 恐るべきことである。
彼の前に現われた問題とは、次のようなものであった。
ジャン・ヴァルジャンはコゼットとマリユスとの幸福に対していかなる態度を取らんとしていたのか。しかもその幸福たるや、彼が自ら望み、彼が自ら作ってやったものである。彼はその幸福を自分の内臓のうちにしまい込んでいたが、今やそれを取り出してながめていた。そして、自分の胸から血煙を立てる短刀を引きぬきながらその上におのれの製作銘を認むる刀剣師のような一種の満足を、彼は感じ得るのであった。
コゼットはマリユスを得、マリユスはコゼットを所有していた。彼らはすべてを、富をさえも得ていた。しかもそれは彼が自らなしてやった業だった。
しかし、今現に存在し今そこにあるその幸福に対して、彼ジャン・ヴァルジャンはどうしようとしていたのか。彼はその幸福の仲間にはいってもよかったであろうか。それを自分のものであるかのように取り扱ってもよかったであろうか。確かにコゼットは他人のものであった。しかし彼ジャン・ヴァルジャンは、自分が保有し得るだけのものをコゼットから保有してもよかったであろうか、推定されたものではあるがしかし大切にされていた父たるの地位に、彼は今までどおり止まっていてもさしつかえなかったであろうか。平然としてコゼットの家にはいり込んでもよかったであろうか。その未来の中に自分の過去を、一言も明かさずに持ち込んでもよかったであろうか。当然であるかのようにそこに出てゆき、素性を隠しながらその輝く炉辺にすわっても、さしつかえなかったであろうか。彼らの潔きよい手を自分の悲惨な手のうちに、ほほえみながら取ってもよかったであろうか。ジルノルマン家の客間の平和な炉火の前に、法律の不名誉な影をあとに引きずってる自分の足を置いても、よかったであろうか。コゼットとマリユスと共に、彼も幸運の分前わけまえをもらってもよかったであろうか。自分の頭の上の曇りと彼らの上の雲とを深めても、さしつかえなかったであろうか。彼らふたりの至福に自分の覆滅を、第三者として付け加えてもよかったであろうか。やはり何も打ち明けないでもよかったであろうか。一言にして言えば、それらふたりの幸福な者のそばに、宿命の気味悪い沈黙としてすわっていても、さしつかえないのであったろうか。
人は常に宿命とその打撃とになれていて、ある種の疑問が恐ろしい赤裸の姿で現われてきても、あえて目をあげてそれを見つめ得るようになっていなければいけない。善と悪とはそのきびしい疑問の背後に控えている。「どうするつもりか、」とそのスフィンクスは尋ねる。
ジャン・ヴァルジャンはそういう試練になれていた。彼はそのスフィンクスをじっと見つめた。
彼はその残忍な問題をあらゆる方向から考究した。
あの麗しいコゼットは、難破者たる彼にとっては一枚の板子いたごであった。しかるに今やいかにすべきであったか。それに取りついているべきか。それを離すべきか!
もしそれに取りついていれば、彼は破滅から免れ、日光のうちに上ってゆき、衣服と頭髪とから苦い水をしたたらせ、救われ、生きながらえることができるのだった。
もしそれを離せば!
その時は深淵しんえんあるのみだった。
かく彼は自分の考えに悲痛な相談をなしてみた。あるいは更に適切に言えば、戦いを開いた。彼は心のうちで、あるいは自分の意志に対してあるいは自分の確信に対して、猛然として飛びかかっていった。
泣くことができたのは、ジャン・ヴァルジャンにとって一つの仕合わせだった。それはおそらく彼の心を晴らしたであろう。けれども争いの初めは激烈だった。一つの暴風雨が、昔彼をアラスの方へ吹きやったのよりもいっそう猛烈な暴風雨が、彼のうちに荒れ回った。過去は現在の前に再び現われてきた。彼はその両者を比較し、そしてすすり泣いた。一度涙の堰せきが開かるるや、絶望した彼は身をもだえた。
彼は道がふさがったのを感じていた。
ああ、利己心と義務との激戦において、昏迷こんめいし、奮激し、降伏を肯がえんぜず、地歩を争い、何らかの逃げ道をねがい、一つの出口を求めつつ、巍然ぎぜんたる理想の前から一歩一歩退く時、後方にある壁の根本は、いかに凄惨せいさんなる抵抗を突然なすことであるか。
道をさえぎる聖なる影を感ずる心地は!
目に見えざる酷薄なるもの、それはいかに執拗しつようにつきまとってくることか!
本心との戦いには決して終わりがない、ブルツスといえどもあきらめるがいい。カトーといえどもあきらめるがいい。本心は神なるがゆえに、底を持たない。その井戸の中へ、一生の仕事を投げ込み、幸運を投げ込み、富を投げ込み、成功を投げ込み、自由や祖国を投げ込み、安寧も、休息も、喜悦も、皆投げ込んでみよ。まだ、まだ、まだ足りない。瓶びんを空しゅうし、壺つぼの底をはたけ。そして終わりに、おのれの心をも投げ込まなければならない。
いにしえの地獄の靄もやの中には、そういう大樽おおだるがどこかにある。
それを拒むのは許されないことであろうか。尽きることなき追求はその権利を持ってるのであろうか。限りなき鉄鎖は人力のたえ得ないものではないのであろうか。シシフス(訳者注 死後地獄の中にて永久に岩石を転がす刑に処せられし者)やジャン・ヴァルジャンが、「もうこれが力の限りだ!」と言うのを、だれかとがめる者があろうか。
物質の服従には、磨損まそんするがために一定の限度がある。しかるに、精神の服従には限度がないのであろうか。永久の運動が不可能であるとするのに、それでも永久の献身が求め得らるるのであろうか。
第一歩は容易である。困難なのは最後の一歩である。シャンマティユーの事件も、コゼットの結婚および続いて来る事柄に比ぶれば何であったろう。再び徒刑場にはいることも、虚無のうちにはいりゆくことに比ぶれば何であろう。
下降の第一段は、いかに暗いものであることか。更に第二段は、いかに暗黒なるものであることか!
このたびは、いかにして顔をそむけないでおられようぞ。
殉教は、一つの浄化である、侵蝕による浄化である。聖化せしむる苛責かしゃくである。最初のうちはそれを甘んじて受くることができる。赤熱した鉄の玉座にすわり、赤熱した鉄の冠を額にいただき、赤熱した鉄の王国を甘諾し、赤熱した鉄の笏しゃくを執る。しかしなおその上に炎のマントを着なければならない。そしてその時こそ、みじめな肉体は反抗し、人はその苦痛を避けたく思うことが、ないであろうか。
ついにジャン・ヴァルジャンは、喪心の極、平静のうちにはいった。
彼は計画し、夢想し、光明と陰影との神秘な秤皿はかりざらの高低をながめた。
光り輝くふたりの若者に自分の刑罰を添加すること、もしくは、救う道なき自分の陥没を自分ひとりに止めること。前者はコゼットを犠牲にすることであり、後者は自己を犠牲にすることであった。
彼はいかなる解決をなしたか。いかなる決心を定めたか。宿命の森厳なる尋問に対して彼が心のうちでなした最後の確答は、何であったか。いかなる扉とびらを開こうと彼は決心したか。生命のいかなる方面の扉を、彼はいよいよ閉鎖しようと決心したか。四方をとりまいてる測り知られぬ断崖だんがいのうち、いずれを彼は選んだか。いかなる絶端を彼は甘受したか。それらの深淵しんえんのいずれに向かって、彼は首肯したか?
彼の昏迷的こんめいてきな夢想は終夜続いた。
彼はそのまま同じ態度で、寝床の上に身をかがめ、巨大な運命の下に平伏し、おそらくは痛ましくも押しつぶされ、十字架につけられた後俯向うつむけに投げ出された者のように、拳こぶしを握りしめ両腕を十の字にひろげて、夜が明けるまでじっとしていた。十二時間の間、冬の長い夜の十二時間の間、頭も上げず一言も発しないで、凍りついたようになっていた。自分の思念が、あるいは蛇のように地面をはい、あるいは鷲わしのように天空を翔かけってる間、死骸しがいのように身動きもしないでいた。その不動の姿は、あたかも死人のようだった。と突然彼は痙攣的けいれんてきに身を震わし、その口はコゼットの衣裳に吸い着いて、それに脣くちづけをした。彼がなお生きてることを示すものはただそれだけだった。
それを見ていた者は、だれであるか、だれかであるか? ジャン・ヴァルジャンはただひとりであって、そこにはだれもいなかったではないか。
否、闇やみの中にある「あの人」が。

 

 

Livre septième(第7編)に続く

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