Les Misérables リーディング

Les Misérables Tome V : Livre cinquième—Le petit-fils et le grand-père

Chapitre I Où l'on revoit l'arbre à l'emplâtre de zinc

 

Quelque temps après les événements que nous venons de raconter, le sieur Boulatruelle eut une émotion vive.

Le sieur Boulatruelle est ce cantonnier de Montfermeil qu'on a déjà entrevu dans les parties ténébreuses de ce livre.

Boulatruelle, on s'en souvient peut-être, était un homme occupé de choses troubles et diverses. Il cassait des pierres et endommageait des voyageurs sur la grande route. Terrassier et voleur, il avait un rêve, il croyait aux trésors enfouis dans la forêt de Montfermeil. Il espérait quelque jour trouver de l'argent dans la terre au pied d'un arbre; en attendant, il en cherchait volontiers dans les poches des passants.

Néanmoins, pour l'instant, il était prudent. Il venait de l'échapper belle. Il avait été, on le sait, ramassé dans le galetas Jondrette avec les autres bandits. Utilité d'un vice: son ivrognerie l'avait sauvé. On n'avait jamais pu éclaircir s'il était là comme voleur ou comme volé. Une ordonnance de non-lieu, fondée sur son état d'ivresse bien constaté dans la soirée du guet-apens, l'avait mis en liberté. Il avait repris la clef des bois. Il était revenu à son chemin de Gagny à Lagny faire, sous la surveillance administrative, de l'empierrement pour le compte de l'état, la mine basse, fort pensif, un peu refroidi pour le vol, qui avait failli le perdre, mais ne se tournant qu'avec plus d'attendrissement vers le vin, qui venait de le sauver.

Quant à l'émotion vive qu'il eut peu de temps après sa rentrée sous le toit de gazon de sa hutte de cantonnier, la voici:

Un matin, Boulatruelle, en se rendant comme d'habitude à son travail, et à son affût peut-être, un peu avant le point du jour, aperçut parmi les branches un homme dont il ne vit que le dos, mais dont l'encolure, à ce qui lui sembla, à travers la distance et le crépuscule, ne lui était pas tout à fait inconnue. Boulatruelle, quoique ivrogne, avait une mémoire correcte et lucide, arme défensive indispensable à quiconque est un peu en lutte avec l'ordre légal.

—Où diable ai-je vu quelque chose comme cet homme-là? se demanda-t-il.

Mais il ne put rien se répondre, sinon que cela ressemblait à quelqu'un dont il avait confusément la trace dans l'esprit.

Boulatruelle, du reste, en dehors de l'identité qu'il ne réussissait point à ressaisir, fit des rapprochements et des calculs. Cet homme n'était pas du pays. Il y arrivait. À pied, évidemment. Aucune voiture publique ne passe à ces heures-là à Montfermeil. Il avait marché toute la nuit. D'où venait-il? De pas loin. Car il n'avait ni havre-sac, ni paquet. De Paris sans doute. Pourquoi était-il dans ce bois? pourquoi y était-il à pareille heure? qu'y venait-il faire?

Boulatruelle songea au trésor. À force de creuser dans sa mémoire, il se rappela vaguement avoir eu déjà, plusieurs années auparavant, une semblable alerte au sujet d'un homme qui lui faisait bien l'effet de pouvoir être cet homme-là.

Tout en méditant, il avait, sous le poids même de sa méditation, baissé la tête, chose naturelle, mais peu habile. Quand il la releva, il n'y avait plus rien. L'homme s'était effacé dans la forêt et dans le crépuscule.

—Par le diantre, dit Boulatruelle, je le retrouverai.

Je découvrirai la paroisse de ce paroissien-là. Ce promeneur de patron-minette a un pourquoi, je le saurai. On n'a pas de secret dans mon bois sans que je m'en mêle.

Il prit sa pioche qui était fort aiguë.

—Voilà, grommela-t-il, de quoi fouiller la terre et un homme.

Et, comme on rattache un fil à un autre fil, emboîtant le pas de son mieux dans l'itinéraire que l'homme avait dû suivre, il se mit en marche à travers le taillis.

Quand il eut fait une centaine d'enjambées, le jour, qui commençait à se lever, l'aida. Des semelles empreintes sur le sable çà et là, des herbes foulées, des bruyères écrasées, de jeunes branches pliées dans les broussailles et se redressant avec une gracieuse lenteur comme les bras d'une jolie femme qui s'étire en se réveillant, lui indiquèrent une sorte de piste. Il la suivit puis il la perdit. Le temps s'écoulait. Il entra plus avant dans le bois et parvint sur une espèce d'éminence. Un chasseur matinal qui passait au loin sur un sentier en sifflant l'air de Guillery lui donna l'idée de grimper dans un arbre. Quoique vieux il était agile. Il y avait là un hêtre de grande taille, digne de Tityre et de Boulatruelle. Boulatruelle monta sur le hêtre, le plus haut qu'il put.

L'idée était bonne. En explorant la solitude du côté où le bois est tout à fait enchevêtré et farouche, Boulatruelle aperçut tout à coup l'homme.

À peine l'eut-il aperçu qu'il le perdit de vue.

L'homme entra, ou plutôt se glissa, dans une clairière assez éloignée, masquée par de grands arbres, mais que Boulatruelle connaissait très bien, pour y avoir remarqué près d'un gros tas de pierres meulières, un châtaignier malade pansé avec une plaque de zinc clouée à même sur l'écorce. Cette clairière est celle qu'on appelait autrefois le fonds Blaru. Le tas de pierres, destiné à on ne sait quel emploi, qu'on y voyait il y a trente ans, y est sans doute encore. Rien n'égale la longévité d'un tas de pierres, si ce n'est celle d'une palissade en planches. C'est là provisoirement. Quelle raison pour durer!

Boulatruelle, avec la rapidité de la joie, se laissa tomber de l'arbre plutôt qu'il n'en descendit. Le gîte était trouvé, il s'agissait de saisir la bête. Ce fameux trésor rêvé était probablement là.

Ce n'était pas une petite affaire d'arriver à cette clairière. Par les sentiers battus, qui font mille zigzags taquinants, il fallait un bon quart d'heure. En ligne droite, par le fourré, qui est là singulièrement épais, très épineux et très agressif, il fallait une grande demi-heure. C'est ce que Boulatruelle eut le tort de ne point comprendre. Il crut à la ligne droite; illusion d'optique respectable, mais qui perd beaucoup d'hommes. Le fourré, si hérissé qu'il fût, lui parut le bon chemin.

—Prenons par la rue de Rivoli des loups, dit-il.

Boulatruelle, accoutumé à aller de travers, fit cette fois la faute d'aller droit.

Il se jeta résolument dans la mêlée des broussailles.

Il eut affaire à des houx, à des orties, à des aubépines, à des églantiers, à des chardons, à des ronces fort irascibles. Il fut très égratigné.

Au bas du ravin, il trouva de l'eau qu'il fallut traverser.

Il arriva enfin à la clairière Blaru, au bout de quarante minutes, suant, mouillé, essoufflé, griffé, féroce.

Personne dans la clairière.

Boulatruelle courut au tas de pierres. Il était à sa place. On ne l'avait pas emporté.

Quant à l'homme, il s'était évanoui dans la forêt. Il s'était évadé. Où? de quel côté? dans quel fourré? Impossible de le deviner.

Et, chose poignante, il y avait derrière le tas de pierres, devant l'arbre à la plaque de zinc, de la terre toute fraîche remuée, une pioche oubliée ou abandonnée, et un trou.

Ce trou était vide.

—Voleur! cria Boulatruelle en montrant les deux poings à l'horizon.

上に述べきたった事件より少し後、ブーラトリュエルはひどく心を動かされた。
ブーラトリュエルというのは、あのモンフェルメイュの道路工夫で、本書の暗黒なる場面において読者が既に瞥見べっけんした男である。
読者はたぶん記憶してるだろうが、ブーラトリュエルは種々の怪しい仕事をやっていた。石割りをしながらも、大道で旅客の持ち物を強奪していた。土方どかたでかつ盗賊でありながら、一つの夢想をいだいていた。彼は[#「彼は」は底本では「彼はは」]モンフェルメイュの森の中に埋められてるという宝のことを信じていた。いつかはある木の根本の地中に金を見いだしてやるつもりでいた。そしてまずそれまでは通行人のポケットの金に好んで目をつけていた。
けれども当座の間は彼も謹慎していた。彼はわずかに身を脱したのだった。読者の知るとおり、彼はジョンドレットの陋屋ろうおくの中で、他の悪漢らとともに捕縛された。ところが、悪徳も時には役に立つもので、泥酔のために助かった。彼がそこに盗賊としていたのかもしくは被害者としていたのか、どうしてもわからなかった。待ち伏せの晩泥酔していたことが証明されたので、免訴の申し渡しによって、自由の身となった。彼はまた森の中に逃げ込んだ。彼はガンエーからランニーへ至る道路工事に立ち戻り、政府の監視の下に、国家のために道路の手入れをなし、しおれた顔つきをし、ひどく鬱ふさぎこみ、危うく身を滅ぼさんとした悪事に対してもだいぶ熱がさめていた。しかし身を救ってくれた酒に対しては、いっそうの愛着をもって親しんでいた。
道路工夫の藁小屋わらごやに戻って間もなく、彼がひどく心を動かされたことというのは、次のような事柄だった。
ある朝まだ日の出より少し前の頃、ブーラトリュエルはいつものとおり仕事に、またおそらくは待ち伏せに出かけたが、その途中で、樹木の枝葉の間にひとりの男を認めた。彼はそのうしろ姿を見ただけだったが、遠方から薄ら明りの中にながめた所では、かっこうにどうやら見覚えがあるような気がした。ブーラトリュエルは酒飲みではあったが、正確明晰めいせきな記憶力を持っていた。そういう記憶力は、法律的方面と多少の争いをしてる者にとっては、欠くべからざる護身の武器である。
「あの男は見かけたような奴やつだが、はてな?」と彼は自ら尋ねてみた。
しかし、頭の中にぼんやり残ってるだれかにその男が似てるというだけで、そのほかは何にも自ら答えることができなかった。
それでもブーラトリュエルは、それをだれとはっきりきめることはできなかったが、種々考え合わせ推測してみた。男は土地の者ではない。どこからかやってきた者に相違ない。明らかに徒歩できたのである。今時分モンフェルメイュを通る客馬車は一つもない。男は夜通し歩いたに違いない。それではいったいどこからきたのだろう? 遠方からではない。旅嚢りょのうも包みも持っていないのを見てもわかる。きっとパリーからきたのであろう。ところで、なぜこの森の中にきたのか、なぜこんな時刻にきたのか、何をしにきたのか?
ブーラトリュエルは宝のことを考えた。それから記憶をたどっていると、既に数年前、ある男のことで同じように心をひかれたことがあったのを、ぼんやり思い出した。どうもその男と同一人であるように考えられた。
そんなことを考えふけりながら、自分の瞑想めいそうの重みの下に、彼は頭を下げていた。それは自然のことではあるが、あまり上手なやり方ではなかった。彼が頭を上げた時、もうそこにはだれもいなかった。男は森と薄暗がりとの中に消えてしまっていた。
「畜生め、」とブーラトリュエルは言った、「今一度見つけ出してやらあ。どこの奴やつかさがし出してやらあ。うろついてる盗賊め、何かわけがあるに違いねえ。嗅かぎ出してやるぞ。この森の中で、俺おれに内密ないしょで仕事をしようたって、やれるものか。」
彼は鋭くとがった鶴嘴つるはしを取り上げた。
「さあ、」と彼はつぶやいた、「これで地面でも人間でもさがせる。」
そして糸と糸とをつなぎ合わしてゆくように、男がたどったと思われる道筋にできるだけよく従いながら、彼は木立ちの中を進み始めた。
大またに百歩ばかり進んだ頃、上りかける太陽の光の助けを得た。所々砂の上についてる足跡、踏みにじられた草、押し分けられた灌木かんぼく、目をさましながら伸びをする美人の腕のようなやさしいゆるやかさで、茂みの中に身を起こしつつある曲げられた若枝、そういうものが彼に道筋を示してくれた。彼はそれに従っていった。それからそれを見失った。時は過ぎていった。彼は森の中に深くはいり込んだ。そして一種の高所に達した。ギーユリーの歌の節ふしを口笛で吹きながら遠くの小道を通ってゆく朝の猟人をひとり見て、彼は木へ登ってみようと思いついた。年は取っていたがなかなか敏捷びんしょうだった。ちょうどそこには、チチルス(訳者注 ※(「木+無」、第3水準1-86-12)の木の下に横たわってる瞑想的な羊飼い――ヴィルギリウスの詩)とブーラトリュエルとにふさわしい※(「木+無」、第3水準1-86-12)ぶなの大木が一本あった。ブーラトリュエルはできるだけ高くその※(「木+無」、第3水準1-86-12)に登った。
それはいい思いつきだった。木立ちが入り組んで森が深くなってる寂然せきぜんたる方面をながめ回すと、突然男の姿が見えた。
しかし男は、見えたかと思うまにまた隠れてしまった。
男は大木の茂みにおおい隠されてるかなり向こうの開けた場所へ、はいり込んだ、というよりもむしろすべり込んだのである。しかしブーラトリュエルはその開けた場所をよく知っていて、そこには臼石うすいしがうずたかく積んであり、そのそばに、亜鉛板トタンいたを樹皮へじかに打ち付けてある枯れかかった栗くりの木が一本あるのを、よく見ておいた。その開けた場所は、ブラリュの地所と昔言われた所だった。積まれた石は何にするためのものかわからなかったが、三十年前までは確かにそのまま残っていた。今日もまだたぶんそこにあるだろう。板塀いたべいがいくら長くもつと言っても、およそ石の積んだのくらい長くもつものはない。ところがそこには一時のものでたくさんで、長くもたせなければならないような理由は一つもなかったのである。
ブーラトリュエルは喜びの余り大急ぎで、木からおりた、というよりむしろすべり落ちた。穴は見つかった。今は獣を捕えるだけだった。夢みていたあのたいへんな宝は、たぶんそこにあるに違いなかった。
しかしその開けた場所まで行くのは、そう容易なことではなかった。無数の稲妻形の意地悪く曲がりくねってる知った小道から行けば、十五分くらいは充分かかるのだった。一直線に進んでゆくには、木の茂みがその辺はことに厚く、荊棘いばらが深く強くて、三十分はたっぷりかかるのだった。ブーラトリュエルはこの点を思い誤った。彼は一直線の方を信じた。一直線ということは、尊むべき幻覚ではあるが、往々人を誤らせることが多い。茂みが深く交差していたが、ブーラトリュエルはそれを最善の道のように思った。
「狼おおかみの大通りから行ってやれ。」と彼は言った。
ブーラトリュエルはいつも斜めな道を取るになれていて、こんどだけまっすぐな道を歩くのは誤りだった。
彼は思い切って、入り乱れた藪やぶの中につき進んだ。
柊ひいらぎや蕁麻いらぐさや山査子さんざしや野薔薇のばらや薊あざみや気短かな茨いばらなどと戦わなければならなかった。非常な掻傷そうしょうを受けた。
低地の底では水たまりに出会って、それを渡らなければならなかった。
彼はついに四十分ばかりの後、ブラリュの空地へたどりついた。汗を流し、着物をぬらし、息を切らし、肉を引き裂かれ、恐ろしい姿になっていた。
空地にはだれもいなかった。
ブーラトリュエルは石の積んである所へ走り寄った。石は元のとおりだった。動かされた跡はなかった。
男の方は、森の中に消えうせていた。逃げてしまっていた。どこへ、どの方面へ、どの茂みの中へか? それを察知することはまったくできなかった。
しかも遺憾きわまることには、石の積んであるうしろに、亜鉛の張ってある木の前に、掘り返したばかりの新しい土があり、忘れられたか捨てられたかした鶴嘴つるはしが一つあり、また穴が一つあった。
穴は空からだった。
「泥坊どろぼうめ!」とブーラトリュエルは地平線に向かって両の拳こぶしを振り上げながら叫んだ。

 

 

Chapitre II Marius, en sortant de la guerre civile, s'apprête à la guerre domestique

 

Marius fut longtemps ni mort, ni vivant. Il eut durant plusieurs semaines une fièvre accompagnée de délire, et d'assez graves symptômes cérébraux causés plutôt encore par les commotions des blessures à la tête que par les blessures elles-mêmes.

Il répéta le nom de Cosette pendant des nuits entières dans la loquacité lugubre de la fièvre et avec la sombre opiniâtreté de l'agonie. La largeur de certaines lésions fut un sérieux danger, la suppuration des plaies larges pouvant toujours se résorber, et par conséquent tuer le malade, sous de certaines influences atmosphériques; à chaque changement de temps, au moindre orage, le médecin était inquiet.—Surtout que le blessé n'ait aucune émotion, répétait-il. Les pansements étaient compliqués et difficiles, la fixation des appareils et des linges par le sparadrap n'ayant pas encore été imaginée à cette époque. Nicolette dépensa en charpie un drap de lit «grand comme un plafond», disait-elle. Ce ne fut pas sans peine que les lotions chlorurées et le nitrate d'argent vinrent à bout de la gangrène. Tant qu'il y eut péril, M. Gillenormand, éperdu au chevet de son petit-fils, fut comme Marius; ni mort ni vivant.

Tous les jours, et quelquefois deux fois par jour, un monsieur en cheveux blancs, fort bien mis, tel était le signalement donné par le portier, venait savoir des nouvelles du blessé, et déposait pour les pansements un gros paquet de charpie.

Enfin, le 7 septembre, quatre mois, jour pour jour, après la douloureuse nuit où on l'avait rapporté mourant chez son grand-père, le médecin déclara qu'il répondait de lui. La convalescence s'ébaucha. Marius dut pourtant rester encore plus de deux mois étendu sur une chaise longue à cause des accidents produits par la fracture de la clavicule. Il y a toujours comme cela une dernière plaie qui ne veut pas se fermer et qui éternise les pansements, au grand ennui du malade.

Du reste, cette longue maladie et cette longue convalescence le sauvèrent des poursuites. En France, il n'y a pas de colère, même publique, que six mois n'éteignent. Les émeutes, dans l'état où est la société, sont tellement la faute de tout le monde qu'elles sont suivies d'un certain besoin de fermer les yeux.

Ajoutons que l'inqualifiable ordonnance Gisquet, qui enjoignait aux médecins de dénoncer les blessés, ayant indigné l'opinion, et non seulement l'opinion, mais le roi tout le premier, les blessés furent couverts et protégés par cette indignation; et, à l'exception de ceux qui avaient été faits prisonniers dans le combat flagrant, les conseils de guerre n'osèrent en inquiéter aucun. On laissa donc Marius tranquille.

M. Gillenormand traversa toutes les angoisses d'abord, et ensuite toutes les extases. On eut beaucoup de peine à l'empêcher de passer toutes les nuits près du blessé; il fit apporter son grand fauteuil à côté du lit de Marius; il exigea que sa fille prît le plus beau linge de la maison pour en faire des bandes. Mademoiselle Gillenormand, en personne sage et aînée, trouva moyen d'épargner le beau linge, tout en laissant croire à l'aïeul qu'il était obéi. M. Gillenormand ne permit pas qu'on lui expliquât que pour faire de la charpie la batiste ne vaut pas la grosse toile, ni la toile neuve la toile usée. Il assistait à tous les pansements dont mademoiselle Gillenormand s'absentait pudiquement. Quand on coupait les chairs mortes avec des ciseaux, il disait: aïe! aïe! Rien n'était touchant comme de le voir tendre au blessé une tasse de tisane avec son doux tremblement sénile. Il accablait le médecin de questions. Il ne s'apercevait pas qu'il recommençait toujours les mêmes.

Le jour où le médecin lui annonça que Marius était hors de danger, le bonhomme fut en délire. Il donna trois louis de gratification à son portier. Le soir, en rentrant dans sa chambre, il dansa une gavotte, en faisant des castagnettes avec son pouce et son index, et il chanta une chanson que voici:

Jeanne est née à Fougère,
Vrai nid d'une bergère;
J'adore son jupon
Fripon.

Amour, tu viens en elle,
Car c'est dans sa prunelle
Que tu mets ton carquois,
Narquois!

Moi, je la chante, et j'aime
Plus que Diane même
Jeanne et ses durs tétons
Bretons.

 

 

マリユスは長い間死んでるのか生きてるのかわからない状態にあった。数週間熱が続き、それに伴って意識の昏迷こんめいをきたし、また、傷そのものよりもむしろ頭部の傷の刺激から来るかなり危険な脳症の徴候を示していた。
彼は最初のうち幾晩も、熱に浮かされた痛ましい饒舌じょうぜつになり、妙に執拗しつような苦悩のうちに、コゼットの名を呼び続けた。二、三の大きな傷はことに危険なものだった。大きな傷口の膿のうは常に内部へ吸収されがちなもので、その結果、大気のある影響を受けて患者を殺すことがある。それで天気の変化するごとに、わずかの暴風雨にも、医者は心配していた。「何よりもまず病人の気をいら立たせてはいけません、」と彼は繰り返し言っていた。絆創膏ばんそうこうでガーゼや繃帯ほうたいを止める仕方は当時まだ見いだされていなかったので、手当ては複雑で困難だった。ニコレットは敷き布を一枚ほごして綿撒糸めんざんしを作った。「天井ほどの大きな敷き布」と彼女は言っていた。塩化洗滌薬えんかせんじょうやくと硝酸銀とを腐蝕部の奥まで達せさせるのも、容易なことではなかった。危険の間、ジルノルマン氏は孫の枕頭まくらもとにつき添いながら惘然ぼうぜんとして、マリユスと同様に死んでるのか生きてるのかわからなかった。
毎日、時によると一日に二度も、門番の言うところによるとごくりっぱな服装の白髪の紳士が、病人の様子を尋ねにきて、手当てのためと言って綿撒糸めんざんしの大きな包みを置いていった。
ついに九月の七日、瀕死ひんしのマリユスが祖父の家に運ばれてきた悲しい夜から満三カ月たった時、医者はその生命を保証すると明言した。回復期がやってきた。けれどもなお彼は、鎖骨の挫折ざせつからくる容態のために、二カ月余りも長椅子ながいすの上に身を横たえていなければならなかった。いつまでも口のふさがらない傷が残って、手当てを長引かし、病人をひどく退屈がらせることがよくある。
しかし、その長い病と長い回復期とのために、彼は官憲の追求を免れた。フランスにおいてはいかなる激怒も、公おおやけの激怒でさえ、六カ月もたてば消えてしまう。それに当時の社会状態にあっては、暴動はだれでもしやすい過失であって、それに対してはある程度まで目を閉じてやらなければならなかった。
なおその上、ジスケの無茶な命令は、負傷者を申し出るように医者に強しいて、輿論よろんを激昂げっこうさし、また輿論のみでなく第一に国王をも激昂さしたので、負傷者らはその激昂のために隠匿され保護された。そして軍法会議では、戦争中に捕虜となった者のほかは、いっさい不問に付することに決した。それでマリユスは無事のままでいることができた。
ジルノルマン氏は最初あらゆる心痛を経て、次にあらゆる狂喜を感じた。毎晩負傷者の傍そばで夜を明かすのをやめさすのは、非常な骨折りだった。彼はマリユスの寝台のそばに自分の大きな肱掛ひじかけ椅子いすを持ってこさした。圧定布や繃帯を作るためには家にある最上の布を使うように娘に言いつけた。けれどもジルノルマン嬢は、年取った悧巧りこうな女だったので、老人の命に従うように見せかけながら、最上の布は皆しまっておいた。綿撒糸めんざんしを作るにはバチスト織りの布よりも粗悪な布の方がよく、新しい布よりも擦すり切れた布の方がよいということを、ジルノルマン氏はどうしても承認しなかった。手当ての時には、ジルノルマン嬢は謹つつしんで席をはずしたが、ジルノルマン氏はいつもそこについていた。鋏はさみで死肉を切り取る時、彼はいつも自ら「いた、いたい!」とうめいていた。震えを帯びてる老衰した姿で病人に煎薬せんやくの茶碗ちゃわんを差し出してる所は、見るも痛ましいほどだった。彼はやたらにいろんなことを医者に尋ねた。そしていつも同じ質問を繰り返してることには自ら気づかなかった。
マリユスがもう危険状態を脱したと医者から告げられた日、老人は常識を失った。彼は門番に慰労としてルイ金貨を三つ与えた。その晩自分の室へやに退くと、親指と人差し指とでカスタネットの調子を取って、ガヴォットを踊り、次のような歌を歌った。

ジャンヌの生まれはフーゼール、
羊飼い女のまことの巣。
われは愛す、その裳衣、
すね者。愛は彼女のうちに生く。
彼女の瞳ひとみのうちにこそ、
愛は置きぬ、その矢筒、
やたら者。われは彼女を歌にせん。
ディアナよりもなおいとし、
わがジャンヌとその乳房ちぶさ、
ちから者。

 

Puis il se mit à genoux sur une chaise, et Basque, qui l'observait par la porte entrouverte, crut être sûr qu'il priait.

Jusque-là, il n'avait guère cru en Dieu.

À chaque nouvelle phase du mieux, qui allait se dessinant de plus en plus, l'aïeul extravaguait. Il faisait un tas d'actions machinales pleines d'allégresse, il montait et descendait les escaliers sans savoir pourquoi. Une voisine, jolie du reste, fut toute stupéfaite de recevoir un matin un gros bouquet; c'était M. Gillenormand qui le lui envoyait. Le mari fit une scène de jalousie. M. Gillenormand essayait de prendre Nicolette sur ses genoux. Il appelait Marius monsieur le baron. Il criait: Vive la république!

À chaque instant, il demandait au médecin: N'est-ce pas qu'il n'y a plus de danger? Il regardait Marius avec des yeux de grand'mère. Il le couvait quand il mangeait. Il ne se connaissait plus, il ne se comptait plus, Marius était le maître de la maison, il y avait de l'abdication dans sa joie, il était le petit-fils de son petit-fils.

Dans cette allégresse où il était, c'était le plus vénérable des enfants. De peur de fatiguer ou d'importuner le convalescent, il se mettait derrière lui pour lui sourire. Il était content, joyeux, ravi, charmant, jeune. Ses cheveux blancs ajoutaient une majesté douce à la lumière gaie qu'il avait sur le visage. Quand la grâce se mêle aux rides, elle est adorable. Il y a on ne sait quelle aurore dans la vieillesse épanouie.

Quant à Marius, tout en se laissant panser et soigner, il avait une idée fixe, Cosette.

Depuis que la fièvre et le délire l'avaient quitté, il ne prononçait plus ce nom, et l'on aurait pu croire qu'il n'y songeait plus. Il se taisait, précisément parce que son âme était là.

Il ne savait ce que Cosette était devenue, toute l'affaire de la rue de la Chanvrerie était comme un nuage dans son souvenir; des ombres presque indistinctes flottaient dans son esprit, Éponine, Gavroche, Mabeuf, les Thénardier, tous ses amis lugubrement mêlés à la fumée de la barricade; l'étrange passage de M. Fauchelevent dans cette aventure sanglante lui faisait l'effet d'une énigme dans une tempête; il ne comprenait rien à sa propre vie, il ne savait comment ni par qui il avait été sauvé, et personne ne le savait autour de lui; tout ce qu'on avait pu lui dire, c'est qu'il avait été rapporté la nuit dans un fiacre rue des Filles-du-Calvaire; passé, présent, avenir, tout n'était plus en lui que le brouillard d'une idée vague, mais il y avait dans cette brume un point immobile, un linéament net et précis, quelque chose qui était en granit, une résolution, une volonté: retrouver Cosette. Pour lui, l'idée de la vie n'était pas distincte de l'idée de Cosette, il avait décrété dans son cœur qu'il n'accepterait pas l'une sans l'autre, et il était inébranlablement décidé à exiger de n'importe qui voudrait le forcer à vivre, de son grand-père, du sort, de l'enfer, la restitution de son éden disparu.

Les obstacles, il ne se les dissimulait pas.

Soulignons ici un détail: il n'était point gagné et était peu attendri par toutes les sollicitudes et toutes les tendresses de son grand-père. D'abord il n'était pas dans le secret de toutes; ensuite, dans ses rêveries de malade, encore fiévreuses peut-être, il se défiait de ces douceurs-là comme d'une chose étrange et nouvelle ayant pour but de le dompter. Il y restait froid. Le grand-père dépensait en pure perte son pauvre vieux sourire. Marius se disait que c'était bon tant que lui Marius ne parlait pas et se laissait faire; mais que, lorsqu'il s'agirait de Cosette, il trouverait un autre visage, et que la véritable attitude de l'aïeul se démasquerait. Alors ce serait rude; recrudescence des questions de famille, confrontation des positions, tous les sarcasmes et toutes les objections à la fois, Fauchelevent, Coupelevent, la fortune, la pauvreté, la misère, la pierre au cou, l'avenir. Résistance violente; conclusion, refus. Marius se roidissait d'avance.

Et puis, à mesure qu'il reprenait vie, ses anciens griefs reparaissaient, les vieux ulcères de sa mémoire se rouvraient, il resongeait au passé, le colonel Pontmercy se replaçait entre M. Gillenormand et lui Marius, il se disait qu'il n'avait aucune vraie bonté à espérer de qui avait été si injuste et si dur pour son père. Et avec la santé il lui revenait une sorte d'âpreté contre son aïeul. Le vieillard en souffrait doucement.

M. Gillenormand, sans en rien témoigner d'ailleurs, remarquait que Marius, depuis qu'il avait été rapporté chez lui et qu'il avait repris connaissance, ne lui avait pas dit une seule fois mon père. Il ne disait point monsieur, cela est vrai; mais il trouvait moyen de ne dire ni l'un ni l'autre, par une certaine manière de tourner ses phrases.

Une crise approchait évidemment.

Comme il arrive presque toujours en pareil cas, Marius, pour s'essayer, escarmoucha avant de livrer bataille. Cela s'appelle tâter le terrain. Un matin il advint que M. Gillenormand, à propos d'un journal qui lui était tombé sous la main, parla légèrement de la Convention et lâcha un épiphonème royaliste sur Danton, Saint-Just et Robespierre.

—Les hommes de 93 étaient des géants, dit Marius avec sévérité. Le vieillard se tut et ne souffla point du reste de la journée.

Marius, qui avait toujours présent à l'esprit l'inflexible grand-père de ses premières années, vit dans ce silence une profonde concentration de colère, en augura une lutte acharnée, et augmenta dans les arrière-recoins de sa pensée ses préparatifs de combat.

Il arrêta qu'en cas de refus il arracherait ses appareils, disloquerait sa clavicule, mettrait à nu et à vif ce qu'il lui restait de plaies, et repousserait toute nourriture. Ses plaies, c'étaient ses munitions. Avoir Cosette ou mourir.

Il attendit le moment favorable avec la patience sournoise des malades.

Ce moment arriva.

それから彼は椅子いすの上にひざまずいた。少し開いてる扉とびらのすきから彼の様子を注意していたバスクは、たしかに彼が祈りをしているのだと思った。
その時まで、彼はほとんど神を信じていなかったのである。
マリユスの容態がますますよくなってゆくごとに、祖父は狂わんばかりになった。やたらにうれしげな機械的な行動をした。自分でなぜともわからずに階段を上ったり下ったりした。隣に住んでたひとりの美しい婦人は、ある朝大きな花輪を受け取って茫然ぼうぜんとした。それを贈ったのはジルノルマン氏だった。そのために彼女は夫から疑られまでした。ジルノルマン氏はニコレットを膝ひざに抱き上げようとした。マリユスを男爵殿と呼んだ。「共和万歳!」と叫ぶこともあった。
彼は始終医者に尋ねた、「もう危険はないでしょうね。」彼は祖母のような目つきでマリユスをながめた。マリユスが物を食べる時はそれから目を離さなかった。彼はもう自分を忘れ、自分を眼中に置いていなかった。マリユスが一家の主人となっていた。彼は喜びの余り自分の地位を譲り与え、孫に対して自分の方が孫となっていた。
そういう喜悦のうちにあって、彼は最も尊むべき子供となっていた。癒なおりかかった病人を疲らしたりわずらわしたりすることを恐れて、ほほえみかける時でさえそのうしろにまわった。彼は満足で、愉快で、有頂天で、麗しく、若々しくなった。その白髪は、顔に現われてる喜びの輝きに、一種のやさしい威厳を添えた。高雅な趣が顔の皺しわといっしょになる時には、いかにも景慕すべきものとなる。花を開いた老年のうちには言い知れぬ曙あけぼのの気がある。
マリユスの方は、人々に包帯をさせ看護をさせながら、コゼットという一つの固定した観念をいだいていた。
熱と昏迷こんめいとが去って以来、彼はもうその名前を口にせず、あるいはもうそのことを考えていないのかとも思われた。しかし彼が黙っていたのは、まさしく彼の魂がそこに行ってるからだった。
彼はコゼットがどうなったか少しも知らなかった。シャンヴルリー街の事件はただ一片の雲のように記憶の中に漂っていた。エポニーヌやガヴローシュやマブーフやテナルディエ一家の者や、防寨ぼうさいの硝煙にものすごく包まれてる友人らなどは、皆ほとんど見分けのつかないほどの影となって彼の脳裏に浮かんでいた。その血まみれの事件のうちに不思議にもフォーシュルヴァン氏が現われたことは、暴風雨中の謎なぞのように彼には思えた。自分の生命については彼は何にもわからなかった。どうしてまただれから救われたのか少しも知らなかった。周囲の人々にもそれを知ってる者はなかった。周囲の人々から彼が聞き得たことは、辻馬車つじばしゃに乗せられて夜中にフィーユ・デュ・カルヴェール街に運ばれてきたということだけだった。過去も現在も未来も、すべては彼にとって漠然ばくぜんたる観念の靄もやにすぎなかった。しかしその靄の中に、不動な一点が、明確な一つの形が、花崗岩かこうがんでできてるようなある物が、一つの決意が、一つの意志が、存在していた。すなわち再びコゼットに会うことだった。彼にとっては、生命の観念とコゼットの観念とは別々のものではなかった。彼は心のうちで、その一方だけを受け取ることはすまいと決していた。だれでも自分を生きさせようと望む者には、祖父にも運命にも地獄にも、消えうせたエデンの園を戻すように要求してやろうと、決心の臍ほぞを固めていた。
それに対する障害は、彼も自らよく認めていた。
特に一事をここに力説しておくが、祖父のあらゆる親切や慈愛も、彼の心を奪うことは少しもできず、彼の心を和らげることはあまりできなかった。第一、彼はすべてのことをよく知っていなかった。次に、まだおそらく熱に浮かされてる病床の夢想のうちに彼は、自分を懐柔しようとする変な新しい試みと見做なして、祖父のやさしい態度を信じなかった。彼は冷淡にしていた。祖父はそのあわれな老いた微笑を空むなしく費やすのみだった。マリユスはこう考えていた。自分が何にも口をきかずなされるままにしている間だけ、祖父も穏やかにしているのだ、しかし問題が一度コゼットのことにおよんだなら、祖父の顔は一変し、その真の態度が仮面をぬいで現われて来るに違いない。その時こそきびしいことが起こってくる、家庭問題の再発、身分の相違、一度に出てくるあらゆる嘲弄ちょうろうや異議、フォーシュルヴァンとかまたはクープルヴァン、財産、貧乏、困窮、首につけた石、将来、などということが。そして激しい反対と、結局の拒絶。かく考えてマリユスはあらかじめ心を固めていた。
それからなお、生命を回復するにしたがって、心の古い痛みはまた現われてき、記憶の古傷はまた口を開いてきた。彼は再び過去のことを思いやった。ポンメルシー大佐は再びジルノルマン氏と彼マリユスとの間につっ立った。自分の父に対してあれほど不正で酷薄であった人から、何ら真の好意が望まれるものではないと彼は考えた。そして健康とともに、祖父に対する一種の頑固がんこさが彼に戻ってきた。そのために老人はやさしく心を痛めた。
ジルノルマン氏は少しも様子に現わしはしなかったが、マリユスが家に運ばれてきて以来、意識を回復して以来、一度も自分を父と呼んだことのないのを、深く心にとめていた。もとよりマリユスは他人らしい敬称で彼を呼びはしなかった。しかしその父という語もまたは敬称をも使わないように、一種の言い回し方をしていた。
危機は明らかに近づいてきた。
かかる場合にいつもあるとおり、マリユスはまず試みのために、いよいよ戦端を開く前に斥候戦をやってみた。いわゆる瀬踏せぶみである。ある朝偶然にも、ジルノルマン氏は手にした新聞のことから、国約議会のことを少し論じ、ダントンやサン・ジュストやロベスピエールに対して王党らしい嘲あざけりの口吻こうふんをもらした。すると、「九十三年に働いた人々は皆大人物です、」とマリユスはいかめしく言った。老人は口を噤つぐんでしまって、その日は終日一言も発しなかった。
マリユスは一歩も譲ることをしない往年の祖父をいつも頭に置いていたので、その沈黙を深い憤怒の集中だと思い、それから激しい論争が起こることを予期し、頭の奥で戦いの準備をますます固めた。
彼は心にきめていた、もし拒絶される場合には、包帯を破りすて、鎖骨をはずし、残ってる傷をなまなましくむき出し、いっさい食物を取るまいと。傷はすなわち戦いの武器だった。コゼットを得るかもしくは死ぬ、と彼は決心していた。
彼は病人の狡猾こうかつな忍耐で好機会を待っていた。
その機会は到来した。

 

 

 

Chapitre III Marius attaque

 

Un jour, M. Gillenormand, tandis que sa fille mettait en ordre les fioles et les tasses sur le marbre de la commode, était penché sur Marius, et lui disait de son accent le plus tendre:

—Vois-tu, mon petit Marius, à ta place je mangerais maintenant plutôt de la viande que du poisson. Une sole frite, cela est excellent pour commencer une convalescence, mais, pour mettre le malade debout, il faut une bonne côtelette.

Marius, dont presque toutes les forces étaient revenues, les rassembla, se dressa sur son séant, appuya ses deux poings crispés sur les draps de son lit, regarda son grand-père en face, prit un air terrible et dit:

—Ceci m'amène à vous dire une chose.

—Laquelle?

—C'est que je veux me marier.

—Prévu, dit le grand-père. Et il éclata de rire.

—Comment, prévu?

—Oui, prévu. Tu l'auras, ta fillette.

Marius, stupéfait et accablé par l'éblouissement, trembla de tous ses membres.

M. Gillenormand continua:

—Oui, tu l'auras, ta belle jolie petite fille. Elle vient tous les jours sous la forme d'un vieux monsieur savoir de tes nouvelles. Depuis que tu es blessé, elle passe son temps à pleurer et à faire de la charpie. Je me suis informé. Elle demeure rue de l'Homme-Armé, numéro sept. Ah, nous y voilà! Ah! tu la veux. Eh bien, tu l'auras. Ça t'attrape. Tu avais fait ton petit complot, tu t'étais dit:—Je vais lui signifier cela carrément à ce grand-père, à cette momie de la régence et du directoire, à cet ancien beau, à ce Dorante devenu Géronte; il a eu ses légèretés aussi, lui, et ses amourettes, et ses grisettes, et ses Cosettes; il a fait son frou-frou, il a eu ses ailes, il a mangé du pain du printemps; il faudra bien qu'il s'en souvienne. Nous allons voir. Bataille. Ah! Tu prends le hanneton par les cornes. C'est bon. Je t'offre une côtelette, et tu me réponds: À propos, je veux me marier. C'est ça qui est une transition! Ah! tu avais compté sur de la bisbille. Tu ne savais pas que j'étais un vieux lâche. Qu'est-ce que tu dis de ça? Tu bisques. Trouver ton grand-père encore plus bête que toi, tu ne t'y attendais pas, tu perds le discours que tu devais me faire, monsieur l'avocat, c'est taquinant. Eh bien, tant pis, rage. Je fais ce que tu veux, ça te la coupe, imbécile! Écoute. J'ai pris des renseignements, moi aussi je suis sournois; elle est charmante, elle est sage, le lancier n'est pas vrai, elle a fait des tas de charpie, c'est un bijou; elle t'adore. Si tu étais mort, nous aurions été trois; sa bière aurait accompagné la mienne. J'avais bien eu l'idée, dès que tu as été mieux, de te la camper tout bonnement à ton chevet, mais il n'y a que dans les romans qu'on introduit tout de go les jeunes filles près du lit des jolis blessés qui les intéressent. Ça ne se fait pas. Qu'aurait dit ta tante? Tu étais tout nu les trois quarts du temps, mon bonhomme. Demande à Nicolette, qui ne t'a pas quitté une minute, s'il y avait moyen qu'une femme fût là. Et puis qu'aurait dit le médecin? Ça ne guérit pas la fièvre, une jolie fille. Enfin, c'est bon, n'en parlons plus, c'est dit, c'est fait, c'est bâclé, prends-la. Telle est ma férocité. Vois-tu, j'ai vu que tu ne m'aimais pas, j'ai dit: Qu'est-ce que je pourrais donc faire pour que cet animal-là m'aime? J'ai dit: Tiens, j'ai ma petite Cosette sous la main, je vais la lui donner, il faudra bien qu'il m'aime alors un peu, ou qu'il dise pourquoi. Ah! tu croyais que le vieux allait tempêter, faire la grosse voix, crier non, et lever la canne sur toute cette aurore. Pas du tout. Cosette, soit. Amour, soit. Je ne demande pas mieux. Monsieur, prenez la peine de vous marier. Sois heureux, mon enfant bien-aimé.

Cela dit, le vieillard éclata en sanglots.

Et il prit la tête de Marius, et il la serra dans ses deux bras contre sa vieille poitrine, et tous deux se mirent à pleurer. C'est là une des formes du bonheur suprême.

—Mon père! s'écria Marius.

—Ah! tu m'aimes donc? dit le vieillard.

Il y eut un moment ineffable. Ils étouffaient et ne pouvaient parler.

Enfin le vieillard bégaya:

—Allons! le voilà débouché. Il m'a dit: Mon père.

Marius dégagea sa tête des bras de l'aïeul, et dit doucement:

—Mais, mon père, à présent que je me porte bien, il me semble que je pourrais la voir.

—Prévu encore, tu la verras demain.

—Mon père!

—Quoi?

—Pourquoi pas aujourd'hui?

—Eh bien, aujourd'hui. Va pour aujourd'hui. Tu m'as dit trois fois «mon père», ça vaut bien ça. Je vais m'en occuper. On te l'amènera. Prévu, te dis-je. Ceci a déjà été mis en vers. C'est le dénouement de l'élégie du Jeune malade d'André Chénier, d'André Chénier qui a été égorgé par les scélér...—par les géants de 93.

M. Gillenormand crut apercevoir un léger froncement du sourcil de Marius, qui, en vérité, nous devons le dire, ne l'écoutait plus, envolé qu'il était dans l'extase, et pensant beaucoup plus à Cosette qu'à 1793. Le grand-père, tremblant d'avoir introduit si mal à propos André Chénier, reprit précipitamment:

—Égorgé n'est pas le mot. Le fait est que les grands génies révolutionnaires, qui n'étaient pas méchants, cela est incontestable, qui étaient des héros, pardi! trouvaient qu'André Chénier les gênait un peu, et qu'ils l'ont fait guillot....—C'est-à-dire que ces grands hommes, le sept thermidor, dans l'intérêt du salut public, ont prié André Chénier de vouloir bien aller....

M. Gillenormand, pris à la gorge par sa propre phrase, ne put continuer; ne pouvant ni la terminer, ni la rétracter, pendant que sa fille arrangeait derrière Marius l'oreiller, bouleversé de tant d'émotions, le vieillard se jeta, avec autant de vitesse que son âge le lui permit, hors de la chambre à coucher, en repoussa la porte derrière lui, et, pourpre, étranglant, écumant, les yeux hors de la tête, se trouva nez à nez avec l'honnête Basque qui cirait les bottes dans l'antichambre. Il saisit Basque au collet et lui cria en plein visage avec fureur:—Par les cent mille Javottes du diable, ces brigands l'ont assassiné!

ある日ジルノルマン氏は、戸棚の大理石板の上に壜びんやコップを娘が片づけてる時、マリユスの上に身をかがめて、最もやさしい調子で彼に言った。
「ねえマリユス、わしがもしお前だったら、もう魚さかなより肉の方を食べるがね。比目魚ひらめのフライも回復期のはじめには結構だが、病人が立って歩けるようになるには、上等の脇肉わきにくを食べるに限るよ。」
マリユスはもうほとんど体力をすべて回復していたが、更にその力を集中して、そこに半身を起こし、握りしめた両の拳こぶしを敷き布の上につき、祖父の顔をまともにじっとながめ、恐ろしい様子をして言った。
「そうおっしゃれば一つ申したいことがあります。」
「何かね?」
「私は結婚したいのです。」
「そんなことなら前からわかっている。」と祖父は言った。そして笑い出した。
「何ですって、わかっていますって?」
「うむ、わかっているよ。あの娘をもらうがいい。」
マリユスはその一言に惘然ぼうぜんとして眩惑げんわくし、手足を震わした。
ジルノルマン氏は続けて言った。
「そうだ、あのきれいなかわいい娘をもらうがいい。あの娘は毎日、老人を代わりによこしてお前の様子を尋ねさしている。お前が負傷してからというもの、いつも泣きながら綿撒糸めんざんしをこしらえてばかりいる。わしはよく知ってる。オンム・アルメ街七番地に今住んでいる。ああいいとも。好きならもらうがいい。お前はすっかりはまり込んでいるな。お前はつまらない計画を立てて、こう考えたんだろう。『あの祖父じじいに、あの摂政時代と執政内閣時代との木乃伊みいらに、あの古めかしい洒落者しゃれものに、あのゼロントとなったドラントに(訳者注 共にモリエールの戯曲中の人物にて、ゼロントは欺かれやすい愚かな好々爺、ドラントはばかげた気取りや)、きっぱりと思い知らしてやろう。彼だって昔は、おもしろいことをやって、情婦いろおんなをこしらえ、小娘をひっかけ、幾人ものコゼットを持っていたんだ。お化粧をし、翼をつけ、春のパンを食ったことがあるんだ。昔のことを少し思い出さしてやらなけりゃいけない。どうなるかみてるがいい。戦争だ。』そう思ってお前は甲虫かぶとむしの角をつかまえたわけだな。いい考えだ。そこでわしが脇肉はどうだと言い出したら、実は結婚したいのですが、と答えたんだな。それは話をそらすというものだ。お前は少し言い争うつもりでいたんだろう。わしがこれでも古狸ふるだぬきであることを、お前は知らなかったんだ。どうだね。腹が立つかね。祖父おじいさんを少しばかにしてやろうなどと思っても、そうはいかないさ。議論なんかしかけようたってむだなことさ。弁護士さん、癪しゃくにさわるかね。まあ怒るのは損だよ。お前のすきなようにしてやれば、文句もなかろうというものだ。ばかだね。まあ聞きなさい。わしもなかなかずるくてな、いろいろ調べてみたんだ。なるほどきれいで悧巧りこうな娘だ。槍騎兵そうきへいの話も嘘うそだった。綿撒糸めんざんしを山のように作ってくれたよ。実にりっぱな娘だ。お前に逆上のぼせきってる。もしお前が死んだら、三人になるところだった、娘の葬式がわしの葬式に続いて出る所だった。わしもな、お前がよくなりかけてからは、娘を枕頭まくらもとに連れてきてやろうとは思ったが、美男子が負傷して寝てる所へ、夢中になってる若い娘をすぐに連れてくるのも、小説ならともかく、実際はちと困るからな。伯母おばさんもどう言うかわからないしね。お前は素裸になってる時の方が多いくらいだった。いつもそばについてたニコレットに聞いてみなさい、婦人を傍に置けたかどうか。それからまた医者もどう言うかわからない。きれいな娘は決して人の熱を下げてくれるものではないからな。だが、もうそれでいい、こんな話はやめよう。すっかりきまってる。でき上がってる。まとまってることなんだ。あの娘をもらうがいい。わしの意地悪さと言えばまあそんなものだ。ねえ、わしはな、お前からきらわれてるのを見て取って、こう考えた。『こいつが俺おれを愛するようになるには、どうしたらいいかな。』そしてまたわしは考えた。『なるほど、コゼットが俺の手の中にある。コゼットを一つくれてやろう。そうしたら少しは俺を愛してくれるに違いない。あるいはまた、愛しない理由を言うに違いない。』ところがお前は、この爺じいさんがやかましく言い、大きな声を立て、反対をとなえ、その夜明けのような娘の上に杖つえを振り上げることと、思っていたんだろう。だがそんなことをわしがするものか。コゼットも結構、恋も結構、わしはもうそれで十分だ。だからどうか結婚してくれ。かわいいお前のことだもの、幸福になってくれ。」
そう言って、老人は涙にむせんだ。
彼はマリユスの頭を取り、それを年老いた胸に両腕で抱きしめた。そしてふたりとも泣き出した。泣くのは最上の幸福の一つの形である。
「お父さん!」とマリユスが叫んだ。
「ああ、ではわしを愛してくれるか?」と老人は言った。
それは名状し難い瞬間だった。ふたりは息をつまらして、口をきくこともできなかった。やがて老人はつぶやいた。
「さあ、これで口もあけた。わしをお父さんと言ってくれた。」
マリユスは祖父の腕から頭をはずして、静かに言った。
「ですがお父さん、もう私は丈夫になっていますから、彼女に会ってもよさそうに思います。」
「それも承知してる。明日あす会わしてやろう。」
「お父さん!」
「何かね。」
「なぜ今日はいけないんです。」
「では今日、そう今日にしよう。お前は三度お父さんと言ったね、それに免じて許してやろう。わしが引き受ける。お前のそばへ連れてこさせよう。こうなるだろうと思っていた。ちゃんと詩にもなってる。アンドレ・シェニエの病める若者という悲歌の末句だ。九十三年の悪……大人物どもから斬首ざんしゅされたアンドレ・シェニエのね。」
ジルノルマン氏はマリユスがちょっと眉まゆをしかめたように思った。しかしあえて言っておくが、マリユスはまったく歓喜のうちに包まれ、一七九三年のことなんかよりもコゼットのことを多く考えていて、老人の言葉に耳を傾けていなかった。けれども祖父は、折り悪しくアンドレ・シェニエを口にして自ら震え上がり、急いで弁解を始めた。
「斬首ざんしゅというのは適当でない。事実を言えば、革命の偉人たちは、確かに悪人ではなく英雄であったが、アンドレ・シェニエを少し邪魔にして、彼を断頭……すなわち、その英傑たちは、共和熱月七日(一七九四年七月二十五日)、公衆の安寧のために、アンドレ・シェニエに願って……。」
ジルノルマン氏は自分の言おうとする言葉に喉のどをしめつけられて、あとを続けることができなかった。言い終えることも言い直すこともできず、娘がマリユスのうしろで枕を直してる間に、激情に心転倒して、老年の足が許す限りの早さで、寝室の外に飛び出し、うしろに扉とびらを押ししめ、まっかになり、喉のどをつまらし、口に泡あわを立て、目をむき出して、ちょうど次の室へやで靴くつをみがいていた正直なバスクとばったり顔を合わした。彼はバスクの襟えりをとらえ、まっ正面から勢い込めてどなりつけた。「畜生、その悪漢どもが殺害したんだ!」

 

—Qui, monsieur?

—André Chénier!

—Oui, monsieur, dit Basque épouvanté.

「だれをでございますか。」
「アンドレ・シェニエをだ!」
「さようでございます。」とバスクは驚き恐れて言った。

 

 

Chapitre IV Mademoiselle Gillenormand finit par ne plus trouver mauvais que M. Fauchelevent soit entré avec quelque chose sous le bras

 

Cosette et Marius se revirent.

Ce que fut l'épreuve, nous renonçons à le dire. Il y a des choses qu'il ne faut pas essayer de peindre; le soleil est du nombre.

Toute la famille, y compris Basque et Nicolette, était réunie dans la chambre de Marius au moment où Cosette entra.

Elle apparut sur le seuil; il semblait qu'elle était dans un nimbe.

Précisément à cet instant-là, le grand-père allait se moucher, il resta court, tenant son nez dans son mouchoir et regardant Cosette par-dessus.

—Adorable! s'écria-t-il.

Puis il se moucha bruyamment.

Cosette était enivrée, ravie, effrayée, au ciel. Elle était aussi effarouchée qu'on peut l'être par le bonheur. Elle balbutiait, toute pâle, toute rouge, voulant se jeter dans les bras de Marius, et n'osant pas. Honteuse d'aimer devant tout ce monde. On est sans pitié pour les amants heureux; on reste là quand ils auraient le plus envie d'être seuls. Ils n'ont pourtant pas du tout besoin des gens.

Avec Cosette et derrière elle, était entré un homme en cheveux blancs, grave, souriant néanmoins, mais d'un vague et poignant sourire. C'était «monsieur Fauchelevent»; c'était Jean Valjean.

Il était très bien mis, comme avait dit le portier, entièrement vêtu de noir et de neuf et en cravate blanche.

Le portier était à mille lieues de reconnaître dans ce bourgeois correct, dans ce notaire probable, l'effrayant porteur de cadavre qui avait surgi à sa porte dans la nuit du 7 juin, déguenillé, fangeux, hideux, hagard, la face masquée de sang et de boue, soutenant sous les bras Marius évanoui; cependant son flair de portier était éveillé. Quand M. Fauchelevent était arrivé avec Cosette, le portier n'avait pu s'empêcher de confier à sa femme cet aparté: Je ne sais pourquoi je me figure toujours que j'ai déjà vu ce visage-là.

M. Fauchelevent, dans la chambre de Marius, restait comme à l'écart près de la porte. Il avait sous le bras un paquet assez semblable à un volume in-octavo, enveloppé dans du papier. Le papier de l'enveloppe était verdâtre et semblait moisi.

—Est-ce que ce monsieur a toujours comme cela des livres sous le bras? demanda à voix basse à Nicolette mademoiselle Gillenormand qui n'aimait point les livres.

—Eh bien, répondit du même ton M. Gillenormand qui l'avait entendue, c'est un savant. Après? Est-ce sa faute? M. Boulard, que j'ai connu, ne marchait jamais sans un livre, lui non plus, et avait toujours comme cela un bouquin contre son cœur.

Et, saluant, il dit à haute voix:

—Monsieur Tranchelevent....

Le père Gillenormand ne le fit pas exprès, mais l'inattention aux noms propres était chez lui une manière aristocratique.

—Monsieur Tranchelevent, j'ai l'honneur de vous demander pour mon petit-fils, monsieur le baron Marius Pontmercy, la main de mademoiselle.

«Monsieur Tranchelevent» s'inclina.

—C'est dit, fit l'aïeul.

Et, se tournant vers Marius et Cosette, les deux bras étendus et bénissant, il cria:

—Permission de vous adorer.

Ils ne se le firent pas dire deux fois. Tant pis! le gazouillement commença. Ils se parlaient bas, Marius accoudé sur sa chaise longue, Cosette debout près de lui.—Ô mon Dieu! murmurait Cosette, je vous revois. C'est toi, c'est vous! Être allé se battre comme cela! Mais pourquoi? C'est horrible. Pendant quatre mois, j'ai été morte. Oh! que c'est méchant d'avoir été à cette bataille! Qu'est-ce que je vous avais fait? Je vous pardonne, mais vous ne le ferez plus. Tout à l'heure, quand on est venu nous dire de venir, j'ai encore cru que j'allais mourir, mais c'était de joie. J'étais si triste! Je n'ai pas pris le temps de m'habiller, je dois faire peur. Qu'est-ce que vos parents diront de me voir une collerette toute chiffonnée? Mais parlez donc! Vous me laissez parler toute seule. Nous sommes toujours rue de l'Homme-Armé. Il paraît que votre épaule, c'était terrible. On m'a dit qu'on pouvait mettre le poing dedans. Et puis il paraît qu'on a coupé les chairs avec des ciseaux. C'est ça qui est affreux. J'ai pleuré, je n'ai plus d'yeux. C'est drôle qu'on puisse souffrir comme cela. Votre grand-père a l'air très bon! Ne vous dérangez pas, ne vous mettez pas sur le coude, prenez garde, vous allez vous faire du mal. Oh! comme je suis heureuse! C'est donc fini, le malheur! Je suis toute sotte. Je voulais vous dire des choses que je ne sais plus du tout. M'aimez-vous toujours? Nous demeurons rue de l'Homme-Armé. Il n'y a pas de jardin. J'ai fait de la charpie tout le temps; tenez, monsieur, regardez, c'est votre faute, j'ai un durillon aux doigts.—Ange! disait Marius.

Ange est le seul mot de la langue qui ne puisse s'user. Aucun autre mot ne résisterait à l'emploi impitoyable qu'en font les amoureux.

Puis, comme il y avait des assistants, ils s'interrompirent et ne dirent plus un mot, se bornant à se toucher tout doucement la main.

M. Gillenormand se tourna vers tous ceux qui étaient dans la chambre et cria:

—Parlez donc haut, vous autres. Faites du bruit, la cantonade. Allons, un peu de brouhaha, que diable! que ces enfants puissent jaser à leur aise.

Et, s'approchant de Marius et de Cosette, il leur dit tout bas:

—Tutoyez-vous. Ne vous gênez pas.

La tante Gillenormand assistait avec stupeur à cette irruption de lumière dans son intérieur vieillot. Cette stupeur n'avait rien d'agressif; ce n'était pas le moins du monde le regard scandalisé et envieux d'une chouette à deux ramiers; c'était l'œil bête d'une pauvre innocente de cinquante-sept ans; c'était la vie manquée regardant ce triomphe, l'amour.

—Mademoiselle Gillenormand aînée, lui disait son père, je t'avais bien dit que cela t'arriverait.

Il resta un moment silencieux et ajouta:

—Regarde le bonheur des autres.

Puis il se tourna vers Cosette:

—Qu'elle est jolie! qu'elle est jolie! C'est un Greuze. Tu vas donc avoir cela pour toi seul, polisson! Ah! mon coquin, tu l'échappes belle avec moi, tu es heureux, si je n'avais pas quinze ans de trop, nous nous battrions à l'épée à qui l'aurait. Tiens! je suis amoureux de vous, mademoiselle. C'est tout simple. C'est votre droit. Ah! la belle jolie charmante petite noce que cela va faire! C'est Saint-Denis du Saint-Sacrement qui est notre paroisse, mais j'aurai une dispense pour que vous vous épousiez à Saint-Paul. L'église est mieux. C'est bâti par les jésuites. C'est plus coquet. C'est vis-à-vis la fontaine du cardinal de Birague. Le chef-d'œuvre de l'architecture jésuite est à Namur. Ça s'appelle Saint-Loup. Il faudra y aller quand vous serez mariés. Cela vaut le voyage. Mademoiselle, je suis tout à fait de votre parti, je veux que les filles se marient, c'est fait pour ça. Il y a une certaine sainte Catherine que je voudrais voir toujours décoiffée. Rester fille, c'est beau, mais c'est froid. La Bible dit: Multipliez. Pour sauver le peuple, il faut Jeanne d'Arc; mais, pour faire le peuple, il faut la mère Gigogne. Donc, mariez-vous, les belles. Je ne vois vraiment pas à quoi bon rester fille? Je sais bien qu'on a une chapelle à part dans l'église et qu'on se rabat sur la confrérie de la Vierge; mais, sapristi, un joli mari, brave garçon, et, au bout d'un an, un gros mioche blond qui vous tette gaillardement, et qui a de bons plis de graisse aux cuisses, et qui vous tripote le sein à poignées dans ses petites pattes roses en riant comme l'aurore, cela vaut pourtant mieux que de tenir un cierge à vêpres et de chanter Turris eburnea!

Le grand-père fit une pirouette sur ses talons de quatre-vingt-dix ans, et se remit à parler, comme un ressort qui repart:

—Ainsi, bornant le cours de tes rêvasseries, Alcippe, il est donc vrai, dans peu tu te maries.

«À propos!

—Quoi? mon père?

—N'avais-tu pas un ami intime?

—Oui, Courfeyrac.

—Qu'est-il devenu?

—Il est mort.

—Ceci est bon.

Il s'assit près d'eux, fit asseoir Cosette, et prit leurs quatre mains dans ses vieilles mains ridées.

—Elle est exquise, cette mignonne. C'est un chef-d'œuvre, cette Cosette-là! Elle est très petite fille et très grande dame. Elle ne sera que baronne, c'est déroger; elle est née marquise. Vous a-t-elle des cils! Mes enfants, fichez-vous bien dans la caboche que vous êtes dans le vrai. Aimez-vous. Soyez-en bêtes. L'amour, c'est la bêtise des hommes et l'esprit de Dieu. Adorez-vous. Seulement, ajouta-t-il rembruni tout à coup, quel malheur! Voilà que j'y pense! Plus de la moitié de ce que j'ai est en viager; tant que je vivrai, cela ira encore, mais après ma mort, dans une vingtaine d'années d'ici, ah! mes pauvres enfants, vous n'aurez pas le sou! Vos belles mains blanches, madame la baronne, feront au diable l'honneur de le tirer par la queue.

Ici on entendit une voix grave et tranquille qui disait:

—Mademoiselle Euphrasie Fauchelevent a six cent mille francs.

C'était la voix de Jean Valjean.

Il n'avait pas encore prononcé une parole, personne ne semblait même plus savoir qu'il était là, et il se tenait debout et immobile derrière tous ces gens heureux.

—Qu'est-ce que c'est que mademoiselle Euphrasie en question? demanda le grand-père effaré.

—C'est moi, reprit Cosette.

—Six cent mille francs! répondit Gillenormand.

—Moins quatorze ou quinze mille francs peut-être, dit Jean Valjean.

Et il posa sur la table le paquet que la tante Gillenormand avait pris pour un livre.

Jean Valjean ouvrit lui-même le paquet; c'était une liasse de billets de banque. On les feuilleta et on les compta. Il y avait cinq cents billets de mille francs et cent soixante-huit de cinq cents. En tout cinq cent quatre-vingt-quatre mille francs.

—Voilà un bon livre, dit M. Gillenormand.

—Cinq cent quatre-vingt-quatre mille francs! murmura la tante.

—Ceci arrange bien des choses, n'est-ce pas, mademoiselle Gillenormand aînée, reprit l'aïeul. Ce diable de Marius, il vous a déniché dans l'arbre des rêves une grisette millionnaire! Fiez-vous donc maintenant aux amourettes des jeunes gens! Les étudiants trouvent des étudiantes de six cent mille francs. Chérubin travaille mieux que Rothschild.

—Cinq cent quatre-vingt-quatre mille francs! répétait à demi-voix mademoiselle Gillenormand. Cinq cent quatre-vingt-quatre! autant dire six cent mille, quoi!

Quant à Marius et à Cosette, ils se regardaient pendant ce temps-là; ils firent à peine attention à ce détail.

 

コゼットとマリユスとは再び会った。
その面会はどんなものであったか、それを語るのをわれわれはやめよう。世には描写すべからざるものがある。たとえば太陽もその一つである。
コゼットがはいってきた時には、バスクやニコレットをも加えて一家の者が皆マリユスの室へやに集まっていた。
彼女は閾しきいの上に現われた。その姿はあたかも円光に包まれてるかと思われた。
ちょうどその時祖父は鼻をかもうとしていた。彼はそれを急にやめ、ハンカチで鼻を押さえたまま、その上からコゼットをながめた。
「みごとな娘だ!」と彼は叫んだ。
それから彼は大きな音を立てて鼻をかんだ。
コゼットは、酔い、喜び、おびえ、天に上ったような心地になっていた。彼女はおよそ幸福が与え得るだけの恐怖を感じていた。彼女は口ごもり、まっさおになり、またまっかになり、マリユスの腕に身を投じたく思いながらあえてなし得なかった。大勢の人前で愛するのをはずかしがったのである。人は幸福なる恋人らに対して無慈悲である。彼らが最もふたりきりでいたく思う時にはそこに控えている。しかしふたりはまったく他人を必要としないのである。
コゼットと共に、白髪の老人がひとりそのあとからはいってきた。彼は荘重な顔つきをしていたが、それでもほほえんでいた。しかしそれはぼんやりした痛ましい微笑だった。この老人は「フォーシュルヴァン氏」で、すなわちジャン・ヴァルジャンであった。
彼は新しい黒服をまとい白い襟飾えりかざりをつけて、門番が言ったとおりごくりっぱな服装をしていた。
公証人ででもありそうなそのきちょうめんな市民が、あの六月七日の夜、気絶したマリユスを腕にかかえ、ぼろをまとい、不潔で醜く荒々しく、血と泥どろとにまみれた顔をして、門の中にはいってきた恐ろしい死体運搬人であろうとは、門番は夢にも思いつかなかった。しかしどことなく見覚えがあるように思った。フォーシュルヴァン氏がコゼットと共にやってきた時、門番はそっと女房にささやかざるを得なかった。「何だかあの人は前に見たことがあるようにいつも思われてならないがね、どうも変だ。」
フォーシュルヴァン氏はマリユスの室へやの中で、わきによけるように扉とびらのそばに立っていた。彼は小わきに、紙にくるんだ八折本らしい包みを抱えていた。包み紙は緑がかった色で、黴かびがはえてるようだった。
「あの人はいつもああして書物を抱えていなさるのかしら。」と書物ぎらいなジルノルマン嬢は、低い声でニコレットに尋ねた。
「そう、あの人は学者だ。」とその声を耳にしたジルノルマン氏は同じ小声で答えた。「だがそんなことはかまわんじゃないか。わしが知ってるブーラールという人もやはり、いつも書物を持って歩いていて、ちょうどあのように古本を胸に抱いていた。」
そしてお辞儀をしながら、彼は高い声で言った。
「トランシュルヴァンさん……。」
ジルノルマン老人は他意あってそんなふうに呼んだのではなかった。人の名前にとんちゃくしないのは、彼にとっては一つの貴族的な癖だった。
「トランシュルヴァンさん、わたしは、孫のマリユス・ポンメルシー男爵のために御令嬢に結婚を申し込みますのを、光栄と存じます。」
「トランシュルヴァン氏」は頭を下げた。
「これできまった。」と祖父は言った。
そしてマリユスとコゼットとの方を向き、祝福するように両腕をひろげて叫んだ。
「互いに愛し合うことを許す。」
彼らは二度とその言葉を繰り返させなかった。言われるが早いかすぐに楽しく話し出した。マリユスは長椅子ながいすの上に肱ひじをついて身を起こし、コゼットはそのそばに立って、互いに声低く語り合った。コゼットはささやいた。「ああうれしいこと、またお目にかかれたのね。ねえ、あなた、あなた! 戦争においでなすったのね。なぜなの。恐ろしいことだわ。四月よつきの間私は生きてる気はしなかったわ。戦争に行くなんて、ほんに意地悪ね。私あなたに何をして? でも許して上げてよ。これからもうそんなことをしてはいけないわ。さっき、私たちに来るようにって使いがきた時、私はまたもう死ぬのかと思ったの。でもうれしいことだったのね。私は悲しくて悲しくて、着物を着換えることもできなかったのよ。大変な服装なりをしてるでしょう。しわくちゃな襟飾えりかざりをしてるところをごらんなすって、お家の方は何とおっしゃるでしょうね。さあ、あなたも少し話してちょうだい。私にばかり口をきかしていらっしゃるのね。私たちはずっとオンム・アルメ街にいたのよ。あなたの肩の傷はさぞひどかったんでしょうね。手がはいるくらいだったそうですってね。それに鋏はさみで肉を切り取ったんですってね。ほんとに恐ろしい。私は泣いてばかりいたので、目を悪くしてしまったの。どうしてあんなに苦しんだかと思うとおかしいほどよ。お祖父様じいさまは御親切そうな方ね。静かにしていらっしゃいな、肱で起き上がってはいけないわ。用心なさらないと、障さわるでしょう。ああ私ほんとに仕合わせだこと! 悪いことももう済んでしまったのね。私どうかしたのかしら。いろんなことをお話したいと思ったのに、すっかり忘れてしまった。やっぱりあなたは私を愛して下さるの? 私たちはオンム・アルメ街に住んでるのよ。庭はないの。私はいつも綿撒糸めんざんしばかりこしらえていたわ。ねえあなた、ごらんなさい、指に胼胝たこができてしまったわ。あなたが悪いのよ。」マリユスは言った。「おお天使よ!」
天使という言葉こそ、使い古すことのできない唯一のものである。他の言葉はみな、恋人らの無茶な使用にはたえ得ない。
それから、あたりに人がいるので、ふたりは口をつぐんでもう一言も言わず、ただやさしく手を握り合ってるばかりだった。
ジルノルマン氏は室へやの中にいる人々の方へ向いて声高に言った。
「みんな声を高くして話すんだ。楽屋の方で音を立てるんだ。さあ、子供ふたりで勝手にしゃべくるように、少し騒ぐがいい。」
そして彼はマリユスとコゼットに近寄って、ごく低く言った。
「うちとけて親しむがいい。遠慮するにはおよばない。」
ジルノルマン伯母おばは、古ぼけた家庭にかく突然光がさし込んできたのを惘然ぼうぜんとしてながめていた。惘然さのうちには何らの悪意もなかった。それは二羽の山鳩やまばとに対する梟ふくろうの憤った妬ねたましい目つきでは少しもなかった。五十七歳の罪のない老女の唖然あぜんたる目つきであり、愛の勝利をながめてる空むなしい生命だった。
「どうだ、」と父は彼女に言った、「こんなことになるだろうとわしがかねて言ったとおりではないか。」
彼はちょっと黙ったが、言い添えた。
「他人の幸福も見るものだ。」
それから彼はコゼットの方に向いた。
「実にきれいだ、実にきれいだ! グルーズの絵のようだ。おい、いたずらっ児さん、お前はひとりでこれからその娘さんを独占するんだな。わしと張り合わずにすんで仕合わせだ。わしがもし十五年も若けりゃ、剣を取ってもお前と競争するからな。いや、お嬢さん、わたしはお前さんに惚ほれ込んでしまった。しかし怪しむに当たらない。それはお前さんの権利だ。ああこれで、美しいきれいな楽しいかわいい結婚が一つ出来上がる。ここの教区はサン・ドゥニ・デュ・サン・サクルマンだが、サン・ポールで結婚式をあげるように許しを得てやろう。あの教会堂の方が上等だ。ゼジュイット派が建てたものだ。あの方が美しい。ビラーグ枢機官の噴水と向き合っている。ゼジュイット派建築の傑作は、ナムュール市にあって、サン・ルーと言われてる。お前たちが結婚したらそこへ行ってみるがいい。旅するだけの価値はある。お嬢さん、わたしも全然お前さんの味方だ。娘が結婚するのはいいことだ。結婚するようにできている。聖カテリナ(訳者注 四世紀初葉の殉教者にして若い娘の守護神)のような女で、わしがいつもその髪を解かせたく思うのが、世にはたくさんある。娘のままでいるのも結構なことだが、それはどうも冷たすぎる。聖書にもある、増せよ殖ふえよと。人民を救うにはジャンヌ・ダルクのような女も必要だが、しかし人民を作るにはジゴーニュ小母おばさん(訳者注 人形芝居の人物にて、裳衣の下からたくさんの子供を出してみせる女)のような女が必要だ。だから美人はすべからく結婚すべし。実際独身でいて何のためになるかわしにはさっぱりわからん。なるほど、教会堂に特別の礼拝所を持ち、聖母会の連中の噂うわさばかりする者も世にはある。しかし結婚して、夫はりっぱな好男子だし、一年たてば金髪の大きな赤ん坊ができ、元気に乳を吸い、腿ももは肥ふとってよくくくれ、曙あけぼののように笑いながら、薔薇色ばらいろの小さな手でいっぱいに乳房を握りしめるとすれば、晩の祈祷きとうに蝋燭ろうそくを持って象牙の塔(聖母マリア)を歌うよりも、よほど勝まさっている。」
祖父は九十歳の踵かかとでくるりと回って、発条ばねがとけるような具合に言い出した。

「かくてアルシペよ、夢想に限界かぎりを定めて、
やがて汝なが婚姻するは、まことなるか。

時にね。」
「何です、お父さん。」
「お前には親しい友だちがあったか。」
「ええ、クールフェーラックという者です。」
「今どうしてる?」
「死んでいます。」
「それでいい。」
彼はふたりのそばに腰を掛け、コゼットにも腰掛けさし、彼らの四つの手を自分の年老いた皺しわのある手に取った。
「実にりっぱな娘さんだ。このコゼットはまったく傑作だ。小娘でまた貴婦人だ。男爵夫人には惜しい。生まれながらの侯爵夫人だ。睫毛まつげもりっぱだ。いいかね、お前たちは本当の道を踏んでるということをよく頭に入れとかなくてはいかん。互いに愛し合うんだ。愛してばかになるんだ。愛というものは、人間の愚蒙ぐもうで神の知恵だ。互いに慕い合うがいい。ただ、」と彼は急に沈み込んで言い添えた、「一つ悲しいことがある。それがわしの気がかりだ。わしの財産の半分以上は終身年金になっている。わしが生きてる間はいいが、わしが死んだら、もう二十年もしたら、かわいそうだが、お前たちは一文なしになる。男爵夫人たるこのまっ白な美しい手も、食うために働かなくてはならないことになるだろう。」
その時、荘重な落ち着いた声が聞こえた。
「ウューフラジー・フォーシュルヴァン嬢は、六十万フランの金を持っています。」
その声はジャン・ヴァルジャンから出たのだった。
彼はその時まで一言も口をきかずにいた。だれも彼がそこにいることさえ知らないがようだった。そして彼は幸福な人々のうしろにじっと立っていた。
「ウューフラジー嬢というのは何のことだろう?」と祖父はびっくりして尋ねた。
「私です。」とコゼットは答えた。
「六十万フラン!」とジルノルマン氏は言った。
「たぶん一万四、五千フランはそれに足りないかも知れませんが。」とジャン・ヴァルジャンは言った。
そして彼はジルノルマン嬢が書物だと思っていた包みをテーブルの上に置いた。
ジャン・ヴァルジャンは自ら包みを開いた。それは一束の紙幣だった。人々はそれをひろげて数えてみた。千フランのが五百枚と五百フランのが百六十八枚はいっていて、全部で五十八万四千フランあった。
「これは結構な書物だ。」とジルノルマン氏は言った。
「五十八万四千フラン!」と伯母おばがつぶやいた。
「これで万事うまくいく、そうじゃないか。」と祖父はジルノルマン嬢に言った。「マリユスの奴、分限者の娘を狩り出したんだ。こうなったらお前も若い者の恋にかれこれ言えやしないだろう。学生は六十万フランの女学生を見つけ出す。美少年はロスチャイルド以上の働きをするというものだ。」
「五十八万四千フラン!」とジルノルマン嬢は半ば口の中で繰り返していた。「五十八万四千フラン、まあ六十万フランだ。」
マリユスとコゼットとは、その間ただ互いに顔を見合っていた。ふたりはそんなことにほとんど注意もしなかった。

 

 

Chapitre V Déposez plutôt votre argent dans telle forêt que chez tel notaire

 

On a sans doute compris, sans qu'il soit nécessaire de l'expliquer longuement, que Jean Valjean, après l'affaire Champmathieu, avait pu, grâce à sa première évasion de quelques jours, venir à Paris, et retirer à temps de chez Laffitte la somme gagnée par lui, sous le nom de monsieur Madeleine, à Montreuil-sur-Mer; et que, craignant d'être repris, ce qui lui arriva en effet peu de temps après, il avait caché et enfoui cette somme dans la forêt de Montfermeil au lieu dit le fonds Blaru. La somme, six cent trente mille francs, toute en billets de banque, avait peu de volume et tenait dans une boîte; seulement, pour préserver la boîte de l'humidité, il l'avait placée dans un coffret en chêne plein de copeaux de châtaignier. Dans le même coffret, il avait mis son autre trésor, les chandeliers de l'évêque. On se souvient qu'il avait emporté ces chandeliers en s'évadant de Montreuil-sur-mer. L'homme aperçu un soir une première fois par Boulatruelle, c'était Jean Valjean. Plus tard, chaque fois que Jean Valjean avait besoin d'argent, il venait en chercher à la clairière Blaru. De là les absences dont nous avons parlé. Il avait une pioche quelque part dans les bruyères, dans une cachette connue de lui seul. Lorsqu'il vit Marius convalescent, sentant que l'heure approchait où cet argent pourrait être utile, il était allé le chercher; et c'était encore lui que Boulatruelle avait vu dans le bois, mais cette fois le matin et non le soir. Boulatruelle hérita de la pioche.

La somme réelle était cinq cent quatre-vingt-quatre mille cinq cents francs. Jean Valjean retira les cinq cents francs pour lui.—Nous verrons après, pensa-t-il.

La différence entre cette somme et les six cent trente mille francs retirés de chez Laffitte représentait la dépense de dix années, de 1823 à 1833. Les cinq années de séjour au couvent n'avaient coûté que cinq mille francs.

Jean Valjean mit les deux flambeaux d'argent sur la cheminée où ils resplendirent à la grande admiration de Toussaint.

Du reste, Jean Valjean se savait délivré de Javert. On avait raconté devant lui, et il avait vérifié le fait dans le Moniteur, qui l'avait publié, qu'un inspecteur de police nommé Javert avait été trouvé noyé sous un bateau de blanchisseuses entre le Pont au Change et le Pont-Neuf, et qu'un écrit laissé par cet homme, d'ailleurs irréprochable et fort estimé de ses chefs, faisait croire à un accès d'aliénation mentale et à un suicide.—Au fait, pensa Jean Valjean, puisque, me tenant, il m'a laissé en liberté, c'est qu'il fallait qu'il fût déjà fou.

 

読者は長い説明を待つまでもなく既に了解したであろう。ジャン・ヴァルジャンはシャンマティユー事件の後、最初の数日間の逃走によって、パリーにき、モントルイュ・スュール・メールでマドレーヌ氏の名前で儲もうけていた金額を、ちょうどよくラフィット銀行から引き出すことができた。そして再び捕えられることを気使って――果たして間もなく捕えられたが――モンフェルメイュの森の中のブラリュの地所と言われてる所に、その金を埋めて隠しておいた。金額は六十三万フランで、全部銀行紙幣だったので、わずかな嵩かさで一つの小箱に納めることができた。ただその小箱に湿気を防ぐため、更に栗の木屑きくずをいっぱいつめた樫かしの箱に入れておいた。同じ箱の中に彼は、も一つの宝である司教の燭台しょくだいをもしまった。モントルイュ・スュール・メールから逃走する時彼がその二つの燭台を持っていったことを、読者は記憶しているだろう。ある夕方ブーラトリュエルが最初に見つけた男は、ジャン・ヴァルジャンにほかならなかった。その後ジャン・ヴァルジャンは、金がいるたびごとにそれを取りにブラリュの空地にやってきた。前に言ったとおり彼が時々家をあけたのは、そのためだった。彼は人の気づかない茂みの中に一本の鶴嘴つるはしを隠しておいた。それから彼は、マリユスが回復期にはいったのを見た時、その金の役立つ時機が近づいたのを感じて、それを取りに出かけていった。ブーラトリュエルが森の中でこんどは夕方でなく早朝に見かけた男は、やはりジャン・ヴァルジャンだった。ブーラトリュエルはその鶴嘴だけを受け継いだ。
実際に残ってた金額は五十八万四千五百フランだった。ジャン・ヴァルジャンはそのうち五百フランだけを自分のために引き去っておいた。「あとはどうにかなるだろう、」と彼は考えた。
その金額とラフィット銀行から引き出した六十三万フランとの間の差額は、一八二三年から一八三三年に至る十年間の費用を示すものである。そのうち修道院にいた五年間は、ただ五千フランかかったのみだった。
ジャン・ヴァルジャンは二つの銀の燭台を暖炉棚だんろだなの上に置いた。そのりっぱなのを見てトゥーサンはひどく感心していた。
それからまたジャン・ヴァルジャンは、ジャヴェルから免れたことを知っていた。その事実が自分の前で話されるのを聞いて、彼は機関新聞で更に確かめてみた。その記事によると、ジャヴェルというひとりの警視が、ポン・トー・シャンジュとポン・ヌーフの二つの橋の間の洗濯舟せんたくぶねの下に溺死できししてるのが発見された、しかるに彼は元来上官からもごく重んぜられ何ら非難すべき点もない男であって、その際残していった手記によって考えれば、精神に異状を呈して自殺を行なったものらしい、というのだった。ジャン・ヴァルジャンは考えた。「実際彼は、私を捕えながら放免したところをみると、どうしても既にあの時から気が狂っていたに違いない。」

 

Chapitre VI Les deux vieillards font tout, chacun à leur façon, pour que Cosette soit heureuse

 

On prépara tout pour le mariage. Le médecin consulté déclara qu'il pourrait avoir lieu en février. On était en décembre. Quelques ravissantes semaines de bonheur parfait s'écoulèrent.

Le moins heureux n'était pas le grand-père. Il restait des quarts d'heure en contemplation devant Cosette.

—L'admirable jolie fille! s'écriait-il. Et elle a l'air si douce et si bonne! Il n'y a pas à dire mamie mon cœur, c'est la plus charmante fille que j'aie vue de ma vie. Plus tard, ça vous aura des vertus avec odeur de violette. C'est une grâce, quoi! On ne peut que vivre noblement avec une telle créature. Marius, mon garçon, tu es baron, tu es riche, n'avocasse pas, je t'en supplie.

Cosette et Marius étaient passés brusquement du sépulcre au paradis. La transition avait été peu ménagée, et ils en auraient été étourdis s'ils n'en avaient été éblouis.

—Comprends-tu quelque chose à cela? disait Marius à Cosette.

—Non, répondait Cosette, mais il me semble que le bon Dieu nous regarde.

Jean Valjean fit tout, aplanit tout, concilia tout, rendit tout facile. Il se hâtait vers le bonheur de Cosette avec autant d'empressement, et, en apparence, de joie, que Cosette elle-même.

Comme il avait été maire, il sut résoudre un problème délicat, dans le secret duquel il était seul, l'état civil de Cosette. Dire crûment l'origine, qui sait? cela eût pu empêcher le mariage. Il tira Cosette de toutes les difficultés. Il lui arrangea une famille de gens morts, moyen sûr de n'encourir aucune réclamation. Cosette était ce qui restait d'une famille éteinte. Cosette n'était pas sa fille à lui, mais la fille d'un autre Fauchelevent. Deux frères Fauchelevent avaient été jardiniers au couvent du Petit-Picpus. On alla à ce couvent; les meilleurs renseignements et les plus respectables témoignages abondèrent; les bonnes religieuses, peu aptes et peu enclines à sonder les questions de paternité, et n'y entendant pas malice, n'avaient jamais su bien au juste duquel des deux Fauchelevent la petite Cosette était la fille. Elles dirent ce qu'on voulut, et le dirent avec zèle. Un acte de notoriété fut dressé. Cosette devint devant la loi mademoiselle Euphrasie Fauchelevent. Elle fut déclarée orpheline de père et de mère. Jean Valjean s'arrangea de façon à être désigné, sous le nom de Fauchelevent, comme tuteur de Cosette, avec M. Gillenormand comme subrogé tuteur.

Quant aux cinq cent quatre-vingt-quatre mille francs, c'était un legs fait à Cosette par une personne morte qui désirait rester inconnue. Le legs primitif avait été de cinq cent quatre-vingt-quatorze mille francs; mais dix mille francs avaient été dépensés pour l'éducation de mademoiselle Euphrasie, dont cinq mille francs payés au couvent même. Ce legs, déposé dans les mains d'un tiers, devait être remis à Cosette à sa majorité ou à l'époque de son mariage. Tout cet ensemble était fort acceptable, comme on voit, surtout avec un appoint de plus d'un demi-million. Il y avait bien çà et là quelques singularités, mais on ne les vit pas; un des intéressés avait les yeux bandés par l'amour, les autres par les six cent mille francs.

Cosette apprit qu'elle n'était pas la fille de ce vieux homme qu'elle avait si longtemps appelé père. Ce n'était qu'un parent; un autre Fauchelevent était son père véritable. Dans tout autre moment, cela l'eût navrée. Mais à l'heure ineffable où elle était, ce ne fut qu'un peu d'ombre, un rembrunissement, et elle avait tant de joie que ce nuage dura peu. Elle avait Marius. Le jeune homme arrivait, le bonhomme s'effaçait; la vie est ainsi.

Et puis, Cosette était habituée depuis de longues années à voir autour d'elle des énigmes; tout être qui a eu une enfance mystérieuse est toujours prêt à de certains renoncements.

Elle continua pourtant de dire à Jean Valjean: Père.

Cosette, aux anges, était enthousiasmée du père Gillenormand. Il est vrai qu'il la comblait de madrigaux et de cadeaux. Pendant que Jean Valjean construisait à Cosette une situation normale dans la société et une possession d'état inattaquable, M. Gillenormand veillait à la corbeille de noces. Rien ne l'amusait comme d'être magnifique. Il avait donné à Cosette une robe de guipure de Binche qui lui venait de sa propre grand'mère à lui.—Ces modes-là renaissent, disait-il, les antiquailles font fureur, et les jeunes femmes de ma vieillesse s'habillent comme les vieilles femmes de mon enfance.

Il dévalisait ses respectables commodes de laque de Coromandel à panse bombée qui n'avaient pas été ouvertes depuis des ans.—Confessons ces douairières, disait-il; voyons ce qu'elles ont dans la bedaine. Il violait bruyamment des tiroirs ventrus pleins des toilettes de toutes ses femmes, de toutes ses maîtresses, et de toutes ses aïeules. Pékins, damas, lampas, moires peintes, robes de gros de Tours flambé, mouchoirs des Indes brodés d'un or qui peut se laver, dauphines sans envers en pièces, points de Gênes et d'Alençon, parures en vieille orfèvrerie, bonbonnières d'ivoire ornées de batailles microscopiques, nippes, rubans, il prodiguait tout à Cosette. Cosette, émerveillée, éperdue d'amour pour Marius et effarée de reconnaissance pour M. Gillenormand, rêvait un bonheur sans bornes vêtu de satin et de velours. Sa corbeille de noces lui apparaissait soutenue par les séraphins. Son âme s'envolait dans l'azur avec des ailes de dentelle de Malines.

L'ivresse des amoureux n'était égalée, nous l'avons dit, que par l'extase du grand-père. Il y avait comme une fanfare dans la rue des Filles-du-Calvaire.

Chaque matin, nouvelle offrande de bric-à-brac du grand-père à Cosette. Tous les falbalas possibles s'épanouissaient splendidement autour d'elle.

Un jour Marius, qui, volontiers, causait gravement à travers son bonheur, dit à propos de je ne sais quel incident:

—Les hommes de la révolution sont tellement grands, qu'ils ont déjà le prestige des siècles, comme Caton et comme Phocion, et chacun d'eux semble une mémoire antique.

—Moire antique! s'écria le vieillard. Merci, Marius. C'est précisément l'idée que je cherchais.

Et le lendemain une magnifique robe de moire antique couleur thé s'ajoutait à la corbeille de Cosette.

Le grand-père extrayait de ces chiffons une sagesse.

—L'amour, c'est bien; mais il faut cela avec. Il faut de l'inutile dans le bonheur. Le bonheur, ce n'est que le nécessaire. Assaisonnez-le-moi énormément de superflu. Un palais et son cœur. Son cœur et le Louvre. Son cœur et les grandes eaux de Versailles. Donnez-moi ma bergère, et tâchez qu'elle soit duchesse. Amenez-moi Philis couronnée de bleuets et ajoutez-lui cent mille livres de rente. Ouvrez-moi une bucolique à perte de vue sous une colonnade de marbre. Je consens à la bucolique et aussi à la féerie de marbre et d'or. Le bonheur sec ressemble au pain sec. On mange, mais on ne dîne pas. Je veux du superflu, de l'inutile, de l'extravagant, du trop, de ce qui ne sert à rien. Je me souviens d'avoir vu dans la cathédrale de Strasbourg une horloge haute comme une maison à trois étages qui marquait l'heure, qui avait la bonté de marquer l'heure, mais qui n'avait pas l'air faite pour cela; et qui, après avoir sonné midi ou minuit, midi, l'heure du soleil, minuit, l'heure de l'amour, ou toute autre heure qu'il vous plaira, vous donnait la lune et les étoiles, la terre et la mer, les oiseaux et les poissons, Phébus et Phébé, et une ribambelle de choses qui sortaient d'une niche, et les douze apôtres, et l'empereur Charles-Quint, et Éponine et Sabinus, et un tas de petits bonshommes dorés qui jouaient de la trompette, par-dessus le marché. Sans compter de ravissants carillons qu'elle éparpillait dans l'air à tout propos sans qu'on sût pourquoi. Un méchant cadran tout nu qui ne dit que les heures vaut-il cela? Moi je suis de l'avis de la grosse horloge de Strasbourg, et je la préfère au coucou de la Forêt-Noire.

M. Gillenormand déraisonnait spécialement à propos de la noce, et tous les trumeaux du dix-huitième siècle passaient pêle-mêle dans ses dithyrambes.

—Vous ignorez l'art des fêtes. Vous ne savez pas faire un jour de joie dans ce temps-ci, s'écriait-il. Votre dix-neuvième siècle est veule. Il manque d'excès. Il ignore le riche, il ignore le noble. En toute chose, il est tondu ras. Votre tiers état est insipide, incolore, inodore et informe. Rêves de vos bourgeoises qui s'établissent, comme elles disent: un joli boudoir fraîchement décoré, palissandre et calicot. Place! place! le sieur Grigou épouse la demoiselle Grippesou. Somptuosité et splendeur! on a collé un louis d'or à un cierge. Voilà l'époque. Je demande à m'enfuir au delà des sarmates. Ah! dès 1787, j'ai prédit que tout était perdu, le jour où j'ai vu le duc de Rohan, prince de Léon, duc de Chabot, duc de Montbazon, marquis de Soubise, vicomte de Thouars, pair de France, aller à Longchamp en tapecul! Cela a porté ses fruits. Dans ce siècle on fait des affaires, on joue à la Bourse, on gagne de l'argent, et l'on est pingre. On soigne et on vernit sa surface; on est tiré à quatre épingles, lavé, savonné, ratissé, rasé, peigné, ciré, lissé, frotté, brossé, nettoyé au dehors, irréprochable, poli comme un caillou, discret, propret, et en même temps, vertu de ma mie! on a au fond de la conscience des fumiers et des cloaques à faire reculer une vachère qui se mouche dans ses doigts. J'octroie à ce temps-ci cette devise: Propreté sale. Marius, ne te fâche pas, donne-moi la permission de parler, je ne dis pas de mal du peuple, tu vois, j'en ai plein la bouche de ton peuple, mais trouve bon que je flanque un peu une pile à la bourgeoisie. J'en suis. Qui aime bien cingle bien. Sur ce, je le dis tout net, aujourd'hui on se marie, mais on ne sait plus se marier. Ah! c'est vrai, je regrette la gentillesse des anciennes mœurs. J'en regrette tout. Cette élégance, cette chevalerie, ces façons courtoises et mignonnes, ce luxe réjouissant que chacun avait, la musique faisant partie de la noce, symphonie en haut, tambourinage en bas, les danses, les joyeux visages attablés, les madrigaux alambiqués, les chansons, les fusées d'artifice, les francs rires, le diable et son train, les gros nœuds de rubans. Je regrette la jarretière de la mariée. La jarretière de la mariée est cousine de la ceinture de Vénus. Sur quoi roule la guerre de Troie? Parbleu, sur la jarretière d'Hélène. Pourquoi se bat-on, pourquoi Diomède le divin fracasse-t-il sur la tête de Mérionée ce grand casque d'airain à dix pointes, pourquoi Achille et Hector se pignochent-ils à grands coups de pique? Parce que Hélène a laissé prendre à Pâris sa jarretière. Avec la jarretière de Cosette, Homère ferait l'Iliade. Il mettrait dans son poème un vieux bavard comme moi, et il le nommerait Nestor. Mes amis, autrefois, dans cet aimable autrefois, on se mariait savamment; on faisait un bon contrat, et ensuite une bonne boustifaille. Sitôt Cujas sorti, Gamache entrait. Mais, dame! c'est que l'estomac est une bête agréable qui demande son dû, et qui veut avoir sa noce aussi. On soupait bien, et l'on avait à table une belle voisine sans guimpe qui ne cachait sa gorge que modérément! Oh! les larges bouches riantes, et comme on était gai dans ce temps-là! la jeunesse était un bouquet; tout jeune homme se terminait par une branche de lilas ou par une touffe de roses; fût-on guerrier, on était berger; et si, par hasard, on était capitaine de dragons, on trouvait moyen de s'appeler Florian. On tenait à être joli. On se brodait, on s'empourprait. Un bourgeois avait l'air d'une fleur, un marquis avait l'air d'une pierrerie. On n'avait pas de sous-pieds, on n'avait pas de bottes. On était pimpant, lustré, moiré, mordoré, voltigeant, mignon, coquet, ce qui n'empêchait pas d'avoir l'épée au côté. Le colibri a bec et ongles. C'était le temps des Indes galantes. Un des côtés du siècle était le délicat, l'autre était le magnifique; et, par la vertu-chou! on s'amusait. Aujourd'hui on est sérieux. Le bourgeois est avare, la bourgeoise est prude; votre siècle est infortuné. On chasserait les Grâces comme trop décolletées. Hélas! on cache la beauté comme une laideur. Depuis la révolution, tout a des pantalons, même les danseuses; une baladine doit être grave; vos rigodons sont doctrinaires. Il faut être majestueux. On serait bien fâché de ne pas avoir le menton dans sa cravate. L'idéal d'un galopin de vingt ans qui se marie, c'est de ressembler à monsieur Royer-Collard. Et savez-vous à quoi l'on arrive avec cette majesté là? à être petit. Apprenez ceci: la joie n'est pas seulement joyeuse; elle est grande. Mais soyez donc amoureux gaîment, que diable! mariez-vous donc, quand vous vous mariez, avec la fièvre et l'étourdissement et le vacarme et le tohu-bohu du bonheur! De la gravité à l'église, soit. Mais, sitôt la messe finie, sarpejeu! il faudrait faire tourbillonner un songe autour de l'épousée. Un mariage doit être royal et chimérique; il doit promener sa cérémonie de la cathédrale de Reims à la pagode de Chanteloup. J'ai horreur d'une noce pleutre. Ventregoulette! soyez dans l'olympe, au moins ce jour-là. Soyez des dieux. Ah! l'on pourrait être des sylphes, des Jeux et des Ris, des argyraspides; on est des galoupiats! Mes amis, tout nouveau marié doit être le prince Aldobrandini. Profitez de cette minute unique de la vie pour vous envoler dans l'empyrée avec les cygnes et les aigles, quitte à retomber le lendemain dans la bourgeoisie des grenouilles. N'économisez point sur l'hyménée, ne lui rognez pas ses splendeurs; ne liardez pas le jour où vous rayonnez. La noce n'est pas le ménage. Oh! si je faisais à ma fantaisie, ce serait galant. On entendrait des violons dans les arbres. Voici mon programme: bleu de ciel et argent. Je mêlerais à la fête les divinités agrestes, je convoquerais les dryades et les néréides. Les noces d'Amphitrite, une nuée rose, des nymphes bien coiffées et toutes nues, un académicien offrant des quatrains à la déesse, un char traîné par des monstres marins.

Triton trottait devant, et tirait de sa conque
Des sons si ravissants qu'il ravissait quiconque!

—Voilà un programme de fête, en voilà un, ou je ne m'y connais pas, sac à papier!

Pendant que le grand-père, en pleine effusion lyrique, s'écoutait lui-même, Cosette et Marius s'enivraient de se regarder librement.

La tante Gillenormand considérait tout cela avec sa placidité imperturbable. Elle avait eu depuis cinq ou six mois une certaine quantité d'émotions; Marius revenu, Marius rapporté sanglant, Marius rapporté d'une barricade, Marius mort, puis vivant, Marius réconcilié, Marius fiancé, Marius se mariant avec une pauvresse, Marius se mariant avec une millionnaire. Les six cent mille francs avaient été sa dernière surprise. Puis son indifférence de première communiante lui était revenue. Elle allait régulièrement aux offices, égrenait son rosaire, lisait son eucologe, chuchotait dans un coin de la maison des Ave pendant qu'on chuchotait dans l'autre des I love you, et, vaguement, voyait Marius et Cosette comme deux ombres. L'ombre, c'était elle.

Il y a un certain état d'ascétisme inerte où l'âme, neutralisée par l'engourdissement, étrangère à ce qu'on pourrait appeler l'affaire de vivre, ne perçoit, à l'exception des tremblements de terre et des catastrophes, aucune des impressions humaines, ni les impressions plaisantes, ni les impressions pénibles.—Cette dévotion-là, disait le père Gillenormand à sa fille, correspond au rhume de cerveau. Tu ne sens rien de la vie. Pas de mauvaise odeur, mais pas de bonne.

Du reste, les six cent mille francs avaient fixé les indécisions de la vieille fille. Son père avait pris l'habitude de la compter si peu qu'il ne l'avait pas consultée sur le consentement au mariage de Marius. Il avait agi de fougue, selon sa mode, n'ayant, despote devenu esclave, qu'une pensée, satisfaire Marius. Quant à la tante, que la tante existât, et qu'elle pût avoir un avis, il n'y avait pas même songé, et, toute moutonne qu'elle était, ceci l'avait froissée. Quelque peu révoltée dans son for intérieur, mais extérieurement impassible, elle s'était dit: Mon père résout la question du mariage sans moi; je résoudrai la question de l'héritage sans lui. Elle était riche, en effet, et le père ne l'était pas. Elle avait donc réservé là-dessus sa décision. Il est probable que si le mariage eût été pauvre, elle l'eût laissé pauvre. Tant pis pour monsieur mon neveu! Il épouse une gueuse, qu'il soit gueux. Mais le demi-million de Cosette plut à la tante et changea sa situation intérieure à l'endroit de cette paire d'amoureux. On doit de la considération à six cent mille francs, et il était évident qu'elle ne pouvait faire autrement que de laisser sa fortune à ces jeunes gens, puisqu'ils n'en avaient plus besoin.

 

結婚の準備は悉ことごとく整えられた。医者に相談すると、二月には行なってもいいという明言が得られた。今は十二月だった。かくて全き幸福の楽しい数週間が過ぎていった。
祖父も同じように幸福だった。彼はよく十四、五分間もコゼットに見惚みとれてることがあった。
「実にきれいな娘だ!」と彼は叫んだ。「そして至ってやさしく親切そうな様子だ。いとしき者よわが心よ、などと言ってもまだ足りない。これまで見たこともないほど美しい娘だ。やがては菫すみれのように香んばしい婦徳も出て来るだろう。まったく優美の至りだ。こんな婦人といっしょにおれば、だれでもりっぱな生活をしないわけにはゆかない。マリユス、お前は男爵で金持ちだ。もう弁護士なんかにはならないでくれ、頼むから。」
コゼットとマリユスとは、にわかに墳墓から楽園に移ったがようだった。その変化はあまりに意外だったので、ふたりはたとい目が眩くらみはしなかったとするもまったく惘然ぼうぜんとしてしまった。
「どうしてだかお前にわかる?」とマリユスはコゼットに言った。
「いいえ。」とコゼットは答えた。「ただ神様が私たちを見てて下さるような気がするの。」
ジャン・ヴァルジャンはすべてのことをなし、すべてを平らにし、すべてを和らげ、すべてを容易ならしめた。彼はコゼット自身と同じくらい熱心に、また表面上いかにもうれしそうに、彼女の幸福を早めようとした。
彼は市長をしていたことがあるので、コゼットの戸籍という彼ひとりが秘密を握ってる困難な問題をも、よく解決することができた。その身元を露骨に打ち明けたら、あるいは結婚が破れるかも知れなかった。彼はあらゆる困難をコゼットに免れさした。彼女のために死に絶えた一家をこしらえてやった。それはいかなる故障をも招かない安全な方法だった。コゼットは死に絶えた一家のただひとりの末裔まつえいとなり、彼の娘ではなくて、もひとりのフォーシュルヴァンの娘となった。ふたりのフォーシュルヴァン兄弟はプティー・ピクプュスの修道院で庭番をしていたことがあるので、そこに聞き合わされた。よい消息やりっぱな証明はたくさんあった。善良な修道女らは、身元なんかの問題はよく知りもせずあまり注意してもいなかったし、また不正なことがされてようとも思っていなかったので、小さなコゼットはふたりのフォーシュルヴァンのどちらの娘であるかを本当に知ってはいなかった。彼女らは望まれるままの口をきき、しかも心からそう述べ立てた。身元証明書はすぐにでき上がった。コゼットは法律上ウューフラジー・フォーシュルヴァン嬢となった。彼女は両親ともにない孤児と確認された。ジャン・ヴァルジャンはうまく取り計らって、フォーシュルヴァンという名の下にコゼットの後見人と定められ、またジルノルマン氏は後見監督人と定められた。
五十八万四千フランは、名を明かすことを欲しなかった今は亡なくなってるある人から、コゼットへ遺贈されたものとなった。その遺産は初め五十九万四千フランだったが、内一万フランはウューフラジー嬢の教育費に使われ、その内五千フランは修道院に支払われたものだった。その遺産は第三者の手に保管され、コゼットが丁年に達するか結婚するかする時彼女に渡されることになっていた。それらのことは、読者の見るとおりいかにももっともなことであって、特に百万の半ば以上という金がついておればなおさらだった。もとよりいぶかしい点も所々ないではなかったが、人々はそれに気づかなかった。当事者のひとりは愛に目がおおわれていたし、他の人たちは六十万フランに目がおおわれていた。
コゼットは自分が長く父と呼び続けていた老人の娘でないことを聞かされた。彼はただ親戚であって、もひとりのフォーシュルヴァンという人が本当の父であった。他の時だったらそのことは彼女の心を痛ませたろう。しかし今は得も言えぬ楽しい時だったので、それはただわずかな影であり一時の曇りにすぎなかった。彼女はまったく喜びに満たされていたので、その雲も長く続かなかった。彼女はマリユスを持っていた。青年がきて、老人は姿を消した。人生はそうしたものである。
それにまた、コゼットは長年の間、自分の周囲に謎のようなことを見るになれていた。不可思議な幼年時代を経てきた者は皆、いつもある種のあきらめをしやすいものである。
それでも彼女は続けてジャン・ヴァルジャンを父と呼んでいた。
心も空に喜んでいるコゼットは、ジルノルマン老人にも深く感謝していた。実際老人はやたらに愛撫あいぶの言葉や贈り物を彼女に浴びせかけた。ジャン・ヴァルジャンが彼女のために、社会における正当な地位と適当な身元とを作ってやってる間に、ジルノルマン氏は結婚の贈り物に腐心していた。壮麗であることほど彼を喜ばせるものはなかった。祖母から伝えられてるバンシュ製レースの長衣をもコゼットに与えた。彼は言った。「こういう物もまた生き返ってくる。古い物も喜ばれて、わしの晩年の若い娘がわしの幼年時代の婆さんのような服装をするんだ。」
中ぶくれのりっぱなコロマンデル製の漆戸棚うるしとだなをも彼は開放してしまった。それはもう長年の間開かれたことのないものだった。彼は言った。「この婆さんたちにもひとつ懺悔ざんげをさしてやれ。腹に何をしまってるか見てやろう。」そして彼は自分の幾人もの妻や情婦やお婆さんたちの用具がいっぱいつまってる引き出しの中を、大騒ぎでかき回した。南京繻子なんきんじゅす、緞子どんす、模様絹、友禅絹、トゥール製の炎模様粗絹の長衣、洗たくにたえる金縁の印度ハンカチ、織り上げたばかりで鋏はさみのはいっていない裏表なしの花模様絹、ゼノアやアランソン製の刺繍ししゅう、古い金銀細工の装飾品、微細な戦争模様のついてる象牙の菓子箱、装飾布、リボン、それらをすべて彼はコゼットに与えた。コゼットはマリユスに対する愛に酔いジルノルマン氏に対する感謝の念にいっぱいになって、心の置き所も知らず、繻子とビロードとをまとった限りない幸福を夢みていた。結婚の贈物が天使からささげられてるような気がした。彼女の魂はマリーヌのレースの翼をつけて蒼空そうくうのうちに舞い上がっていた。
ふたりの恋人の恍惚こうこつの情におよぶものは、前に言ったとおり、ただ祖父の歓喜あるのみだった。かくてフィーユ・デュ・カルヴェール街には楽隊の響きが起こったかのようだった。
祖父は毎朝コゼットへ何かの古物こぶつを必ず贈った。あらゆる衣裳が彼女のまわりに燦爛さんらんと花を開いた。
マリユスは幸福のうちにも好んでまじめな話をしていたが、ある日、何かのことについてこう言った。
「革命の人々は実に偉大です。カトーやフォキオン(訳者注 ローマおよびアテネの大人物)のように数世紀にわたる魅力を持っていて、各人がそれぞれ古代の記念のようです。」
「古代の絹!」と老人は叫んだ。「ありがとう、マリユス。ちょうどわしもそういう考えをさがしてるところだった。」
そして翌日、茶色の観世模様古代絹のみごとな長衣がコゼットの結婚贈り物に加えられた。
祖父はそれらの衣裳から一つの哲理を引き出した。
「恋愛は結構だ。だが添え物がなくてはいかん。幸福のうちにも無用なものがなくてはいかん。幸福そのものは必要品にすぎない。だから大いにむだなもので味をつけるんだ。宮殿と心だ。心とルーヴル美術館だ。心とヴェルサイユの大噴水だ。羊飼い女にも公爵夫人のような様子をさせることだ。矢車草を頭にいただいてるフィリスにも十万フランの年金をつけることだ。大理石の柱廊の下に目の届く限り田舎景色いなかげしきをひろげることだ。田舎景色もいいし、また大理石と黄金との美観もいい。幸福だけの幸福はパンばかりのようなものだ。食えはするがごちそうにはならない。むだなもの、無用なもの、よけいなもの、多すぎるもの、何の役にも立たないもの、それがわしは好きだ。わしはストラスブールグの大会堂で見た時計を覚えている。それは四階建ての家ほどある大きな時計で、時間を教えてもいたが、親切にも時間を教えてはいたが、そのためにばかり作られたものではなさそうだった。正午やま夜中や、太陽の時間である昼の十二時や、恋愛の時間である夜の十二時や、そのほかあらゆる時間を報じたあとで、種々なものを出してみせた。月と星、陸と海、小鳥と魚、フォイボスとフォイベ(訳者注 太陽の神と月の神)、また壁龕へきがんから出て来るたくさんのもの、十二使徒、皇帝カルル五世、エポニーネとサビヌス(訳者注 ローマ人の覊絆からゴール族を脱せしめんと企てた勇士夫婦)、その上になお、ラッパを吹いてる金色の子供もたくさんいた。そのたびごとになぜともなく空中に響き渡らせる楽しい鐘の音は、言うまでもないことだ。ただ時間だけを告げる素裸のみじめな時計が、それと肩を並べることができようかね。わしはな、ストラスブールグの大時計の味方だ。シュワルツワルト(黒森山)の杜鵑ほととぎすの声を出すだけの目ざまし時計より、それの方がずっとよい。」
ジルノルマン氏は特に、結婚式のことについて屁理屈へりくつを並べていた。彼の賛辞のうちには十八世紀の事柄がやたらにはいってきた。
「お前たちは儀式の方法を心得ていない。近ごろの者は喜びの日をどうしていいかよく知らないのだ。」と彼は叫んだ。「お前たちの十九世紀は柔弱だ。過分ということがない。金持ちをも知らなければ、貴族をも知らない、何事にもいがぐり頭だ。お前たちのいわゆる第三階級というものは、無味、無色、無臭、無形だ。家を構える中流市民階級の夢想は、自分で高言してるように、新しく飾られた紫檀したんや更紗さらさのちょっとした化粧部屋にすぎない。さあお並び下さい、しまりやさんがけちけち嬢さんと結婚致します、といったような具合だ。そのぜいたくや華美としては、ルイ金貨を一つ蝋燭ろうそくにはりつけるくらいのものだ。十九世紀とはそんな時代なんだ。わしはバルチック海の向こうまでも逃げてゆきたいほどだ。わしは既に一七八七年から、何もかもだめになったと予言しておいた。ローアン公爵やレオン大侯やシャボー公爵やモンバゾン公爵やスービーズ侯爵や顧問官トゥーアル子爵が、がた馬車に乗ってロンシャンの競馬場に行くのを見た時からだ。ところが果たしてそれは実みを結んだ。この世紀ではだれでも皆、商売をし、相場をし、金を儲もうけ、そしてしみったれてる。表面だけを注意して塗り立ててる。おめかしをし、洗い立て、石鹸せっけんをつけ、拭ぬぐいをかけ、髯ひげを剃そり髪を梳すき、靴墨くつずみをつけ、てかてかさし、みがき上げ、刷毛はけをかけ、外部だけきれいにし、一点のほこりもつけず、小石のように光らし、用心深く、身ぎれいにしてるが、一方では情婦いろおんなをこしらえて、手鼻をかむ馬方でさえ眉を顰しかむるような、肥料溜こえだめや塵溜ちりだめを心の底に持っている。わしは今の時代に、不潔な清潔という題辞を与えてやりたい。なにマリユス、怒ってはいけないよ。わしに少し言わしてくれ。別に民衆の悪口を言うんじゃない。お前のいわゆる民衆のことなら十分感心してるのだが、中流市民を少しばかりたたきつけてやるのはかまわんだろう。もちろんわしもそのひとりだ。よく愛する者はよく鞭むちうつ。そこでわしはきっぱりと言ってやる。今日では、人は結婚をするが結婚の仕方を知らない。まったくわしは昔の風習の美しさが惜しまれる。すべてが惜しまれる。その優美さ、仁侠にんきょうさ、礼儀正しい細やかなやり方、いずれにも見らるる愉快なぜいたくさ、すなわち、上は交響曲から下は太鼓に至るまで婚礼の一部となっていた音楽、舞踊、食卓の楽しい顔、穿うがちすぎた恋歌、小唄こうた、花火、打ち解けた談笑、冗談や大騒ぎ、リボンの大きな結び目。それから新婦の靴下留くつしたどめも惜しまれる。新婦の靴下留めは、ヴィーナスの帯と従姉妹同士いとこどうしだ。トロイ戦争は何から起こったか? ヘレネの靴下留めからではないか。なぜ人々は戦ったか、なぜ神のようなディオメーデはメリオネスが頭にいただいてる十本の角のある青銅の大きな兜かぶとを打ち砕いたか、なぜアキレウスとヘクトルとは槍やりで突き合ったか? それも皆ヘレネが靴下留めにパリスの手を触れさしたからではないか。コゼットの靴下留めからホメロスはイリアードをこしらえるだろう。その詩の中にわしのような饒舌じょうぜつな老人を入れて、それをネストルと名づけるだろう。昔はね、愛すべき昔では、人は賢い婚礼をしたものだ。りっぱな契約をし、次にりっぱなごちそうをしたものだ。キュジャスが出てゆくとガマーシュがはいってきたものだ(訳者注 前者は法律学者の典型にて、後者はドン・キホーテの一※(「插」でつくりの縦棒が下に突き抜けている、第4水準2-13-28)話中に出てくる婚礼の大馳走をする田舎者)。というのも、胃袋というものは愉快な奴やつで、自分の分け前を求め、自分もまた婚礼をしようとするからだ。皆よく食ったし、また食卓では、胸当てをはずして適宜にえりを開いてる美人と隣合ってすわったものだ。皆大きく口をあいて笑うし、あの時代は実に愉快な者ばかりだった。青春は花輪だった。若い男は皆、ライラックの一枝か薔薇ばらの一握りかを持っていた。軍人までも皆羊飼いだった。たとい竜騎兵の将校でも、フロリアン(訳者注 十八世紀の後半の寓話作者)と人から呼ばるる術を心得ていた。皆きれいに着飾るように心掛けていた。刺繍ししゅうをつけ緋絹ひぎぬをつけていた。市民は花のようだったし、侯爵は宝石のようだった。脚絆留きゃはんどめをつけたり長靴ながぐつをつけたりはしなかった。はなやかで、艶々つやつやしく、観世模様をつけ、蝦茶色えびちゃいろずくめで、軽快で、華奢きゃしゃで、人の気をそらさないが、それでもなお腰には剣を下げていた。蜂雀も嘴くちばしと爪つめとを持ってるものだ。優美なる藍色服の人々の時代だった。その時代の一面は繊麗であり、一面は壮麗だった。そして人々は遊び戯れていたものだ。ところが今日ではだれも皆まじめくさってる。市民はけちで貞節ぶってる。お前たちの世紀は不幸なものだ。あまり首筋を出しすぎてると言っては優美の女神を追いやっている。あわれにも、美しさをも醜さと同じように包み隠してる。革命から後は、だれでもズボンをはくようになった、踊り娘こまでそうだ。道化女もまじめくさり、リゴドン踊りも理屈っぽくなってる。威儀を正してなけりゃいけない。襟飾えりかざりの中に頤あごを埋めていなけりゃ気を悪くされる。結婚しようとする二十歳の小僧の理想は、ロアイエ・コラール氏(訳者注 立憲王党派の謹厳なる学者)のようになろうということだ。そしてお前たちは、そういう威容をばかり保ってついにどうなるか知ってるのか。ただ矮小わいしょうになるばかりだ。よく覚えておくがいい、快活は単に愉快であるばかりでなく、また偉大である。だから快活に恋をするがいい。結婚するなら、熱情と無我夢中と大騒ぎと混沌たる幸福とをもって結婚するがいい。教会堂でしかつめらしくしてるのもよいが、弥撒みさがすんだら、新婦のまわりに夢の渦巻うずまきを起こさしてやるがいい。結婚は堂々としていてしかも放恣ほうしでなくちゃいかん。ランスの大会堂からシャントルーの堂まで練り歩かなくちゃいかん。元気のない婚礼は思ってもいやだ。少なくともその当日だけは、オリンポスの殿堂にはいった気でなくてはね。神々になった気でなくてはね。ああみんなして、空気の精や遊びの神や笑いの神や銀楯の精兵などになるがいい。小鬼になるがいい。結婚したての者は皆アルドブランディニ侯(訳者注 十七世紀の初めに見いだされた華麗な結婚図の古い壁画の主人公)のようでなくちゃいけない。生涯にただ一度のその機会に乗じて、白鳥や鷲と共に火天まで舞い上がっていくんだ。そして翌日また中流市民の蛙かえるの中に落ちてこないですむようにしなくちゃいけない。結婚について倹約したり、その光輝をそぐようなことをしてはいけない。光栄の日にけちけちするものではない。婚礼は世帯ではない。わしの思いどおりにやれたら、実にみやびなものになるんだがな。木立ちの中にはバイオリンの音を響かしてやる。計画と言っては、空色と銀だ。儀式には田野の神々をも並べてみせる。森の精や海の精をも招きよせてみせる。アンフィトリテ(訳者注 海の女神)の婚礼、薔薇色ばらいろの雲、髪を結わえた素裸の水の精ども、女神に四行詩をささげるアカデミー会員、海の怪物に引かれた馬車。

トリトン(海の神)は先に駆けりつ、法螺ほらの貝もて
人皆を歓喜せしむる楽を奏しぬ。

これが儀式の目録だ、目録の一つだ。さもなくばわしはもう何にも知らん、断じて!」
祖父が叙情詩熱に浮かされて、自ら自分の言葉に耳を傾けてる間に、コゼットとマリユスとは自由に顔を見合わして恍惚こうこつとしていた。
ジルノマン伯母おばはいつもの平然たる落ち着きでそれらのことをながめていた。彼女は五、六カ月以来、ある程度までの感動を受けた。マリユスが戻ってきたこと、血にまみれて運ばれてきたこと、防寨ぼうさいから運ばれてきたこと、死にかかっていたが次に生き返ったこと、祖父と和解したこと、婚約したこと、貧乏な女と結婚すること、分限者の女と結婚すること。六十万フランは彼女の最後の驚きだった。それから最初の聖体拝領の時のような無関心さがまた戻ってきた。彼女は欠かさず教会堂の祭式に列し、大念珠をつまぐり、祈祷書きとうしょを読み、家の片すみで人々がわれ汝を愛すをささやいてる間に、他の片すみでアヴェ・マリアをささやき、そしてマリユスとコゼットとを漠然ばくぜんと二つの影のようにながめていた。しかし実際彼女の方が影の身であった。
ある惰性的な苦行の状態があるもので、その時人の魂は麻痺まひして中性となり、世話事とも言い得るすべてのことに無関心となり、地震や大変災などを除いては、何事にも何ら人間らしい感銘を受くることなく、何ら楽しい感銘をも苦しい感銘をも受くることがなくなる。ジルノルマン老人は娘にこう言った。「そういう帰依の状態は、鼻感冒はなかぜと同じものだ。お前は人間のにおいを少しも感じない。悪いにおいも良いにおいも感じない。」
その上、六十万フランの金は、どうでもいいという気を老嬢に起こさした。父はいつも彼女をあまり眼中においていなかったので、マリユスの結婚承諾についても彼女に相談をしなかった。例のとおり熱狂的な行動を取り、奴隷となった専制者の態度で、ただマリユスを満足させようという一つの考えしか持っていなかった。伯母については、伯母が実際そこにいるかどうか、伯母が何かの意見を持ってるかどうか、それを彼は考えてもみなかった。彼女はきわめて温順ではあったが、そのために多少気を悪くした。そして内心では少し不満を覚えながら、表面は冷然として、自ら言った。「父はひとりで結婚問題をきめてしまったのだから、私もひとりで遺産の問題をきめてしまおう。」実際彼女は財産を持っていたが、父は財産を持たなかった。それで彼女は、そこに自分の決心をおいていた。結婚するふたりが貧乏だったら貧乏のままにしておいてやれ、甥おいにはお気の毒様だ、一文なしの女を娶めとるなら彼も一文なしになるがいい。ところがコゼットの持っている百万の半ば以上の金は、伯母おばの気に入った、ふたりの恋人に対する心持ちを変えさした。六十万と言えば尊敬に価するものである。そして明らかに彼女は、若いふたりにもう金の必要がなくなった以上、彼らに自分の財産を与えてやるよりほかにしようがなくなったのである。

 

 

Il fut arrangé que le couple habiterait chez le grand-père. M. Gillenormand voulut absolument leur donner sa chambre, la plus belle de la maison.—Cela me rajeunira, déclarait-il. C'est un ancien projet. J'avais toujours eu l'idée de faire la noce dans ma chambre. Il meubla cette chambre d'un tas de vieux bibelots galants. Il la fit plafonner et tendre d'une étoffe extraordinaire qu'il avait en pièce et qu'il croyait d'Utrecht, fond satiné bouton-d'or avec fleurs de velours oreilles-d'ours.—C'est de cette étoffe-là, disait-il, qu'était drapé le lit de la duchesse d'Anville à La Roche-Guyon.—Il mit sur la cheminée une figurine de Saxe portant un manchon sur son ventre nu.

La bibliothèque de M. Gillenormand devint le cabinet d'avocat dont avait besoin Marius; un cabinet, on s'en souvient, étant exigé par le conseil de l'ordre.

 

新夫婦は祖父の所に住むことに話がまとまっていた。ジルノルマン氏は家で一番美しい自分の室へやを是非とも彼らに与えようと思っていた。彼はこう言った。「それでわしも若返る。元から考えていたことだ。わしはいつも自分の室で結婚式を行ないたいと思っていたんだ。」彼はその室に、優美な古い珍品をやたらに備えつけた。また天井と壁には大変な織物を張らせた。それは彼が一機ひとかまそっくり持っていて、ユトレヒト製だと思ってるもので、毛莨色きんぽうげいろの繻子しゅすのような地質に蓮馨花色さくらそういろのビロードのような花がついていた。彼は言った。「ローシュ・ギヨンでアンヴィル公爵夫人の寝台の帷とばりとなっていたのも、これと同じ織物だ。」また彼は暖炉棚だんろだなの上に、裸の腹にマッフをかかえてるサクソニー製の人形を一つ据えた。
ジルノルマン氏の図書室は弁護士事務室となった。読者の記憶するとおり、弁護士たる者は組合評議員会の要求によって事務室を一つ持っていなければならなかったので、マリユスにもその必要があったのである。

 

 

Chapitre VII Les effets de rêve mêlés au bonheur

 

Les amoureux se voyaient tous les jours. Cosette venait avec M. Fauchelevent.—C'est le renversement des choses, disait mademoiselle Gillenormand, que la future vienne à domicile se faire faire la cour comme ça.—Mais la convalescence de Marius avait fait prendre l'habitude, et les fauteuils de la rue des Filles-du-Calvaire, meilleurs aux tête-à-tête que les chaises de paille de la rue de l'Homme-Armé, l'avaient enracinée. Marius et M. Fauchelevent se voyaient, mais ne se parlaient pas. Il semblait que cela fût convenu. Toute fille a besoin d'un chaperon. Cosette n'aurait pu venir sans M. Fauchelevent. Pour Marius, M. Fauchelevent était la condition de Cosette. Il l'acceptait. En mettant sur le tapis, vaguement et sans préciser, les matières de la politique, au point de vue de l'amélioration générale du sort de tous, ils parvenaient à se dire un peu plus que oui ou non. Une fois, au sujet de l'enseignement, que Marius voulait gratuit et obligatoire, multiplié sous toutes les formes, prodigué à tous comme l'air et le soleil, en un mot, respirable au peuple tout entier, ils furent à l'unisson et causèrent presque. Marius remarqua à cette occasion que M. Fauchelevent parlait bien, et même avec une certaine élévation de langage. Il lui manquait pourtant on ne sait quoi. M. Fauchelevent avait quelque chose de moins qu'un homme du monde, et quelque chose de plus.

Marius, intérieurement et au fond de sa pensée, entourait de toutes sortes de questions muettes ce M. Fauchelevent qui était pour lui simplement bienveillant et froid. Il lui venait par moments des doutes sur ses propres souvenirs. Il y avait dans sa mémoire un trou, en endroit noir, un abîme creusé par quatre mois d'agonie. Beaucoup de choses s'y étaient perdues. Il en était à se demander s'il était bien réel qu'il eût vu M. Fauchelevent, un tel homme si sérieux et si calme, dans la barricade.

Ce n'était pas d'ailleurs la seule stupeur que les apparitions et les disparitions du passé lui eussent laissée dans l'esprit. Il ne faudrait pas croire qu'il fût délivré de toutes ces obsessions de la mémoire qui nous forcent, même heureux, même satisfaits, à regarder mélancoliquement en arrière. La tête qui ne se retourne pas vers les horizons effacés ne contient ni pensée ni amour. Par moments, Marius prenait son visage dans ses mains et le passé tumultueux et vague traversait le crépuscule qu'il avait dans le cerveau. Il revoyait tomber Mabeuf, il entendait Gavroche chanter sous la mitraille, il sentait sous sa lèvre le froid du front d'Éponine, Enjolras, Courfeyrac, Jean Prouvaire, Combeferre, Bossuet, Grantaire, tous ses amis, se dressaient devant lui, puis se dissipaient. Tous ces êtres chers, douloureux, vaillants, charmants ou tragiques, étaient-ce des songes? avaient-ils en effet existé? L'émeute avait tout roulé dans sa fumée. Ces grandes fièvres ont de grands rêves. Il s'interrogeait; il se tâtait; il avait le vertige de toutes ces réalités évanouies. Où étaient-ils donc tous? était-ce bien vrai que tout fût mort? Une chute dans les ténèbres avait tout emporté, excepté lui. Tout cela lui semblait avoir disparu comme derrière une toile de théâtre. Il y a de ces rideaux qui s'abaissent dans la vie. Dieu passe à l'acte suivant.

Et lui-même, était-il bien le même homme? Lui, le pauvre, il était riche; lui, l'abandonné, il avait une famille; lui, le désespéré, il épousait Cosette. Il lui semblait qu'il avait traversé une tombe, et qu'il y était entré noir, et qu'il en était sorti blanc. Et cette tombe, les autres y étaient restés. À de certains instants, tous ces êtres du passé, revenus et présents, faisaient cercle autour de lui et l'assombrissaient; alors il songeait à Cosette, et redevenait serein; mais il ne fallait rien moins que cette félicité pour effacer cette catastrophe.

M. Fauchelevent avait presque place parmi ces êtres évanouis. Marius hésitait à croire que le Fauchelevent de la barricade fût le même que ce Fauchelevent en chair et en os, si gravement assis près de Cosette. Le premier était probablement un de ces cauchemars apportés et remportés par ses heures de délire. Du reste, leurs deux natures étant escarpées, aucune question n'était possible de Marius à M. Fauchelevent. L'idée ne lui en fût pas même venue. Nous avons indiqué déjà ce détail caractéristique.

Deux hommes qui ont un secret commun, et qui, par une sorte d'accord tacite, n'échangent pas une parole à ce sujet, cela est moins rare qu'on ne pense.

Une fois seulement, Marius tenta un essai. Il fit venir dans la conversation la rue de la Chanvrerie, et, se tournant vers M. Fauchelevent, il lui dit:

—Vous connaissez bien cette rue-là?

—Quelle rue?

—La rue de la Chanvrerie?

—Je n'ai aucune idée du nom de cette rue-là, répondit M. Fauchelevent du ton le plus naturel du monde.

La réponse, qui portait sur le nom de la rue, et point sur la rue elle-même, parut à Marius plus concluante qu'elle ne l'était.

—Décidément, pensa-t-il, j'ai rêvé. J'ai eu une hallucination. C'est quelqu'un qui lui ressemblait. M. Fauchelevent n'y était pas.

ふたりの恋人は毎日顔を合わしていた。コゼットはいつもフォーシュルヴァン氏と共にやってきた。ジルノルマン嬢は言った。「こんなふうに嫁さんの方からきげんを取られに男の家へやって来るのは、まるでさかさまだ。」けれどもマリユスはまだ回復期にあったし、フィーユ・デュ・カルヴェール街の肱掛ひじかけ椅子いすはオンム・アルメ街の藁椅子わらいすよりもふたりの差し向かいに好都合だったので、自然とコゼットの方からやって来る習慣になったのである。マリユスとフォーシュルヴァン氏とは絶えず会っていたが、話をし合うことはあまりなかった。自然とそういうふうに黙契ができたかのようだった。娘にはすべて介添えがいるものである。コゼットはフォーシュルヴァン氏といっしょでなければやってこられなかったろう。しかしマリユスにとっては、コゼットあってのフォーシュルヴァン氏であった。彼はフォーシュルヴァン氏をとにかく迎えていた。かくて彼らは、万人の運命を一般に改善するという見地から政治上の事柄を、微細にわたることなく漠然ばくぜんと話題に上せて、しかりもしくは否というよりも多少多くの口をきき合うこともあった。一度マリユスは、教育というものは無料の義務的なものになして、あらゆる形式の下に増加し、空気や太陽のように万人に惜しまず与え、一言にして言えば、民衆全体が自由に吸入し得らるるようにしなければいけないという、平素の持論を持ち出したが、その時ふたりはまったく意見が合って、ほとんど談話とも言えるくらい口をきき合った。そしてフォーシュルヴァン氏がよく語りしかもある程度まで高尚な言葉を使うのを、マリユスは認めた。けれども何かが欠けていた。フォーシュルヴァン氏には普通の人よりも、何かが足りなくまた何かが多すぎていた。
マリユスは頭の奥でひそかに、自分に向かっては単に親切で冷然たるのみのフォーシュルヴァン氏に対して、あらゆる疑問をかけてみた。時とすると、自分の思い出にさえ疑いをかけてみた。彼の記憶には、一つの穴、暗い一点、四カ月間の瀕死ひんしの苦しみによって掘られた深淵しんえんが、できていた。多くのことがその中に落ち込んでいた。そのために、かくまじめな落ち着いた人物であるフォーシュルヴァン氏を防寨ぼうさいの中で見たというのは、果たして事実だったろうかと自ら疑ってみた。
もとより、過去の明滅する幻が彼の脳裏に残したものは、単なる惘然ぼうぜんさのみではなかった。幸福中にもまた満足中にも人をして沈鬱ちんうつに後方をふり返り見させる記憶の纒綿てんめんから、彼が免れていたと思ってはいけない。消えうせた地平線の方をふり返り見ない頭には、思想もなければ愛もないものである。時々マリユスは両手で頭をおおった。そして騒然たるおぼろな過去が、彼の脳裏の薄ら明りの中を過よぎっていった。彼はマブーフが倒れる所を再び見、霰弾さんだんの下に歌を歌ってるガヴローシュの声を聞き、エポニーヌの額の冷たさを脣くちびるの下に感じた。アンジョーラ、クールフェーラック、ジャン・プルーヴェール、コンブフェール、ボシュエ、グランテール、などすべての友人らが、彼の前に立ち現われ、次いでまた消えうせてしまった。それらの、親しい、悲しい、勇敢な、麗しい、あるいは悲壮な者らは、皆夢であったのか? 彼らは実際存在していたのか? 暴動はすべてを硝煙のうちに巻き込んでしまっていた。それらの大なる苦熱は大なる幻を作り出す。彼は自ら問い、自ら憶測し、消えうせたそれらの現実に対して眩暈げんうんを感じた。彼らは皆どこにいるのか。皆死んでしまったというのは真実であるか。彼を除いたすべての者は暗黒の中に墜落してしまっていた。それはあたかも芝居の幕のうしろに隠れたことのように彼には思われた。人生にもかく幕のおりることがある。神は次の場面へと去ってゆく。
そして彼自身は、やはり同じ人間なのか。貧しかったのに富有となった。孤独だったのに家庭の人となった。望みを失ってたのにコゼットを娶めとることとなった。彼は墳墓を通ってきたような気がした。暗黒な姿で墳墓にはいり込み、純白な姿でそこから出てきたような気がした。しかもその墳墓の中に、他の者は皆残ってるのである。ある時には、それら過去の人々がまた現われてき、彼の周囲に立ち並んで彼を陰鬱いんうつになした。その時彼はコゼットのことを考えて、また心が朗らかになるのだった。その災いを消散させるには、コゼットを思う幸福だけで充分だった。
フォーシュルヴァン氏もそれら消えうせた人々のうちにほとんどはいっていた。防寨ぼうさいにいたフォーシュルヴァン氏が、肉と骨とをそなえまじめな顔をしてコゼットのそばにすわってるこのフォーシュルヴァン氏と同一人であるとは、マリユスには信じ難かった。第一の方はおそらく、長い間の昏迷こんめいのうちに現滅した悪夢の一つであろう。その上、ふたりともきわめて謹厳な性格だったので、マリユスはフォーシュルヴァン氏に向かって何か聞き糺ただすこともでき難かった。聞き糺ただしてみようという考えさえ彼には浮かばなかった。ふたりの間のそういう妙なへだたりは、前に既に指摘しておいたとおりである。
ふたりとも共通の秘密を持っていながら、一種の黙契によって、そのことについては互いに一言も交じえない。そういう事実は案外たくさん世にあるものである。
ただ一度、マリユスは探りを入れてみたことがあった。彼は会話の中にシャンヴルリー街のことを持ち出して、フォーシュルヴァン氏の方へ向きながら言った。
「あなたはあの街路まちをよく御存じでしょうね。」
「どの街路ですか。」
「シャンヴルリー街です。」
「そういう名前については別に何の考えも浮かびませんが。」とフォーシュルヴァン氏は最も自然らしい調子で答えた。
答えは街路の名前についてであって、街路そのものについてではなかったが、それでもマリユスはよく了解できるような気がした。
「まさしく自分は夢をみたのだ。」とマリユスは考えた。「幻覚を起こしたのだ。だれか似た者がいたのだろう。フォーシュルヴァン氏はあすこにいたのではない。」

 

 

Chapitre VIII Deux hommes impossibles à retrouver

 

L'enchantement, si grand qu'il fût, n'effaça point dans l'esprit de Marius d'autres préoccupations.

Pendant que le mariage s'apprêtait et en attendant l'époque fixée, il fit faire de difficiles et scrupuleuses recherches rétrospectives.

Il devait de la reconnaissance de plusieurs côtés; il en devait pour son père, il en devait pour lui-même.

Il y avait Thénardier; il y avait l'inconnu qui l'avait rapporté, lui Marius, chez M. Gillenormand.

Marius tenait à retrouver ces deux hommes, n'entendant point se marier, être heureux et les oublier, et craignant que ces dettes du devoir non payées ne fissent ombre sur sa vie, si lumineuse désormais. Il lui était impossible de laisser tout cet arriéré en souffrance derrière lui, et il voulait, avant d'entrer joyeusement dans l'avenir, avoir quittance du passé.

Que Thénardier fût un scélérat, cela n'ôtait rien à ce fait qu'il avait sauvé le colonel Pontmercy. Thénardier était un bandit pour tout le monde, excepté pour Marius.

Et Marius, ignorant la véritable scène du champ de bataille de Waterloo, ne savait pas cette particularité, que son père était vis-à-vis de Thénardier dans cette situation étrange de lui devoir la vie sans lui devoir de reconnaissance.

Aucun des divers agents que Marius employa ne parvint à saisir la piste de Thénardier. L'effacement semblait complet de ce côté-là. La Thénardier était morte en prison pendant l'instruction du procès. Thénardier et sa fille Azelma, les deux seuls qui restassent de ce groupe lamentable, avaient replongé dans l'ombre. Le gouffre de l'inconnu social s'était silencieusement refermé sur ces êtres. On ne voyait même plus à la surface ce frémissement, ce tremblement, ces obscurs cercles concentriques qui annoncent que quelque chose est tombé là, et qu'on peut y jeter la sonde.

La Thénardier étant morte, Boulatruelle étant mis hors de cause, Claquesous ayant disparu, les principaux accusés s'étant échappés de prison, le procès du guet-apens de la masure Gorbeau avait à peu près avorté. L'affaire était restée assez obscure. Le banc des assises avait dû se contenter de deux subalternes, Panchaud, dit Printanier, dit Bigrenaille, et Demi-Liard, dit Deux-Milliards, qui avaient été condamnés contradictoirement à dix ans de galères. Les travaux forcés à perpétuité avaient été prononcés contre leurs complices évadés et contumaces. Thénardier, chef et meneur, avait été, par contumace également, condamné à mort. Cette condamnation était la seule chose qui restât sur Thénardier, jetant sur ce nom enseveli sa lueur sinistre, comme une chandelle à côté d'une bière.

Du reste, en refoulant Thénardier dans les dernières profondeurs par la crainte d'être ressaisi, cette condamnation ajoutait à l'épaississement ténébreux qui couvrait cet homme.

Quant à l'autre, quant à l'homme ignoré qui avait sauvé Marius, les recherches eurent d'abord quelque résultat, puis s'arrêtèrent court. On réussit à retrouver le fiacre qui avait rapporté Marius rue des Filles-du-Calvaire dans la soirée du 6 juin. Le cocher déclara que le 6 juin, d'après l'ordre d'un agent de police, il avait «stationné» depuis trois heures de l'après-midi jusqu'à la nuit, sur le quai des Champs-Élysées, au-dessus de l'issue du Grand Égout; que, vers neuf heures du soir, la grille de l'égout qui donne sur la berge de la rivière s'était ouverte; qu'un homme en était sorti, portant sur ses épaules un autre homme, qui semblait mort; que l'agent, lequel était en observation sur ce point, avait arrêté l'homme vivant et saisi l'homme mort; que, sur l'ordre de l'agent, lui cocher avait reçu «tout ce monde-là» dans son fiacre; qu'on était allé d'abord rue des Filles-du-Calvaire; qu'on y avait déposé l'homme mort; que l'homme mort, c'était monsieur Marius, et que lui cocher le reconnaissait bien, quoiqu'il fût vivant «cette fois-ci»; qu'ensuite on était remonté dans sa voiture, qu'il avait fouetté ses chevaux, que, à quelques pas de la porte des Archives, on lui avait crié de s'arrêter, que là, dans la rue, on l'avait payé et quitté, et que l'agent avait emmené l'autre homme; qu'il ne savait rien de plus; que la nuit était très noire.

Marius, nous l'avons dit, ne se rappelait rien. Il se souvenait seulement d'avoir été saisi en arrière par une main énergique au moment où il tombait à la renverse dans la barricade; puis tout s'effaçait pour lui. Il n'avait repris connaissance que chez M. Gillenormand.

Il se perdait en conjectures.

Il ne pouvait douter de sa propre identité. Comment se faisait-il pourtant que, tombé rue de la Chanvrerie, il eût été ramassé par l'agent de police sur la berge de la Seine, près du pont des Invalides? Quelqu'un l'avait emporté du quartier des halles aux Champs-Élysées. Et comment? Par l'égout. Dévouement inouï!

Quelqu'un? Qui?

C'était cet homme que Marius cherchait.

De cet homme, qui était son sauveur, rien; nulle trace; pas le moindre indice.

Marius, quoique obligé de ce côté-là à une grande réserve, poussa ses recherches jusqu'à la préfecture de police. Là, pas plus qu'ailleurs, les renseignements pris n'aboutirent à aucun éclaircissement. La préfecture en savait moins que le cocher de fiacre. On n'y avait connaissance d'aucune arrestation opérée le 6 juin à la grille du Grand Égout; on n'y avait reçu aucun rapport d'agent sur ce fait qui, à la préfecture, était regardé comme une fable. On y attribuait l'invention de cette fable au cocher. Un cocher qui veut un pourboire est capable de tout, même d'imagination. Le fait, pourtant, était certain, et Marius n'en pouvait douter, à moins de douter de sa propre identité, comme nous venons de le dire.

Tout, dans cette étrange énigme, était inexplicable.

Cet homme, ce mystérieux homme, que le cocher avait vu sortir de la grille du Grand Égout portant sur son dos Marius évanoui, et que l'agent de police aux aguets avait arrêté en flagrant délit de sauvetage d'un insurgé, qu'était-il devenu? qu'était devenu l'agent lui-même? Pourquoi cet agent avait-il gardé le silence? l'homme avait-il réussi à s'évader? avait-il corrompu l'agent? Pourquoi cet homme ne donnait-il aucun signe de vie à Marius qui lui devait tout? Le désintéressement n'était pas moins prodigieux que le dévouement. Pourquoi cet homme ne reparaissait-il pas? Peut-être était-il au-dessus de la récompense, mais personne n'est au-dessus de la reconnaissance. Était-il mort? quel homme était-ce? quelle figure avait-il? Personne ne pouvait le dire. Le cocher répondait: La nuit était très noire. Basque et Nicolette, ahuris, n'avaient regardé que leur jeune maître tout sanglant. Le portier, dont la chandelle avait éclairé la tragique arrivée de Marius, avait seul remarqué l'homme en question, et voici le signalement qu'il en donnait: «Cet homme était épouvantable.»

Dans l'espoir d'en tirer parti pour ses recherches, Marius fit conserver les vêtements ensanglantés qu'il avait sur le corps, lorsqu'on l'avait ramené chez son aïeul. En examinant l'habit, on remarqua qu'un pan était bizarrement déchiré. Un morceau manquait.

Un soir, Marius parlait, devant Cosette et Jean Valjean, de toute cette singulière aventure, des informations sans nombre qu'il avait prises et de l'inutilité de ses efforts. Le visage froid de «monsieur Fauchelevent» l'impatientait. Il s'écria avec une vivacité qui avait presque la vibration de la colère:

—Oui, cet homme-là, quel qu'il soit, a été sublime. Savez-vous ce qu'il a fait, monsieur? Il est intervenu comme l'archange. Il a fallu qu'il se jetât au milieu du combat, qu'il me dérobât, qu'il ouvrît l'égout, qu'il m'y traînât, qu'il m'y portât! Il a fallu qu'il fît plus d'une lieue et demie dans d'affreuses galeries souterraines, courbé, ployé, dans les ténèbres, dans le cloaque, plus d'une lieue et demie, monsieur, avec un cadavre sur le dos! Et dans quel but? Dans l'unique but de sauver ce cadavre. Et ce cadavre, c'était moi. Il s'est dit: Il y a encore là peut-être une lueur de vie; je vais risquer mon existence à moi pour cette misérable étincelle! Et son existence, il ne l'a pas risquée une fois, mais vingt! Et chaque pas était un danger. La preuve, c'est qu'en sortant de l'égout il a été arrêté. Savez-vous, monsieur, que cet homme a fait tout cela? Et aucune récompense à attendre. Qu'étais-je? Un insurgé. Qu'étais-je? Un vaincu. Oh! si les six cent mille francs de Cosette étaient à moi....

—Ils sont à vous, interrompit Jean Valjean.

—Eh bien, reprit Marius, je les donnerais pour retrouver cet homme!

Jean Valjean garda le silence.

歓喜の情はきわめて大きかったけれども、マリユスの他の気がかりを全然消すことはできなかった。
結婚の準備が整えられてる間に、定まった日を待ちながら、彼は人を使って困難な既往の穿鑿せんさくを細密になさした。
彼は諸方面に恩を被っていた。父のためのもあれば、自分自身のためのもあった。
まずテナルディエがいた。また彼マリユスをジルノルマン氏のもとへ運んでくれた未知の人がいた。
マリユスはそのふたりの者を探し出そうとつとめた。結婚し幸福になって彼らのことを忘れようとは思わなかった。その恩を報じなければ、これから光り輝いたものとなる自分の生活に影がさしはしないかを恐れた。その負債をいつまでも遅滞さしておくことは彼にはできなかった。楽しく未来にはいってゆく前に過去の負いめを皆済ましたいと願った。
たといテナルディエは悪漢であろうとも、そのためにポンメルシー大佐を救ったという事実を少しも曇らせはしなかった。テナルディエは世の中のだれにとっても一個の盗賊だったが、マリユスにとってだけはそうでなかった。
そしてマリユスは、ワーテルローの戦場の実景についてはまったく無知だったので、父はテナルディエに対して、生命の恩にはなってるが感謝の義務はないという妙な地位に立ってる特別の事情を、少しも知らなかった。
マリユスは種々の人に頼んだが、だれもテナルディエの行方ゆくえをさがしあてることはできなかった。その踪跡そうせきはまったくわからなくなってるらしかった。テナルディエの女房は予審中に監獄で死んでいた。その嘆かわしい一家のうちで生き残ってるのはテナルディエと娘のアゼルマだけだったが、ふたりとも暗黒の中に没し去っていた。社会の不可知なる深淵しんえんは再び黙々として彼らの上を鎖とざしていた。その深淵の面には、何かが陥ったことを示してくれ、また錘おもりを投ずべき場所を示してくれるような、揺るぎや、震えや、かすかな丸い波紋さえも、もはや見られなくなっていた。
テナルディエの女房は死に、ブーラトリュエルは免訴となり、クラクズーは消えうせ、おもな被告は脱走してしまったので、ゴルボー屋敷の待ち伏せの裁判はほとんど空くうに終わってしまった。事件はかなり曖昧あいまいのままになっていた。重罪裁判廷はふたりの従犯人で満足しなければならなかった。すなわちパンショー一名プランタニエ一名ビグルナイユとドゥミ・リアール一名ドゥー・ミリアールとであって、ふたりとも審理の上十年の徒刑に処せられた。脱走した不在の共犯人らに対しては、無期徒刑が宣告された。頭目であって主犯者たるテナルディエは、同じく欠席裁判所によって死刑を宣告された。テナルディエに関して世に残ってるものは、その宣告だけで、あたかも柩ひつぎのそばに立ってる蝋燭ろうそくのように、彼の葬られた名前の上に凄惨せいさんな光を投じていた。
その上この処刑は、再び捕縛される恐れのためにテナルディエを最後の深みへ追いやってしまったので、彼をおおう暗黒をいっそう深からしめるのみだった。
もひとりの男に関しては、すなわちマリユスを救ってくれた無名の男に関しては、初めのうち多少捜索の結果が上がったけれど、それから急に行き止まってしまった。すなわち、六月六日の夜フィーユ・デュカルヴェール街へマリユスを乗せてきた辻馬車つじばしゃを見いだすことができた。その御者の言うところはこうであった。六月六日、シャン・ゼリゼー川岸通りの大溝渠だいこうきょの出口の上で、午後の三時から夜まで、ある警官の命令で彼は「客待ち」をしていた。午後の九時ごろ、川の汀みぎわについてる下水道の鉄格子口てつごうしぐちが開いた。ひとりの男がそこから出てきて、死んでるらしい他の男を肩にかついでいた。そこに番をしていた警官は、生きている男を捕え、死んでいる男を押さえた。警官の命令で、御者は「その人たち」を馬車に乗せた。最初フィーユ・デュ・カルヴェール街へ行った。死んでる男はそこでおろされた。その死んでる男というのはマリユス氏であった。「こんどは」生きていたけれども、御者は確かに見覚えていた。それからふたりはまた彼の馬車に乗った。彼は馬に鞭むちをあてた。古文書館の門から数歩の所で、止まれと声をかけられた。その街路で彼は金をもらって返された。警官はもひとりの男をどこかへ連れて行った。それ以上のことは少しも知らない。その晩は非常に暗かった。
前に言ったとおり、マリユスは何にも覚えていなかった。防寨ぼうさいの中であおむけに倒れかかる時背後から力強い手でとらえられたことだけを、ようやく思い出した。それから何にもわからなくなった。意識を回復したのはジルノルマン氏の家においてだった。
彼は推測に迷った。
御者の言う男が彼自身であることは疑いなかった。けれども、シャンヴルリー街で倒れてアンヴァリード橋近くのセーヌ川の汀みぎわで警官から拾い上げられたとは、どうしたのであったろうか。だれかが彼を市場町からシャン・ゼリゼーまで運んでくれたには違いなかった。だがどうして? 下水道を通ってか。それにしては驚くべき献身的な行為である。
だれかしら。だれだろうか?
マリユスがさがしてるのはその男であった。
彼の救い主であるその男については、何にもわからず、何らの踪跡そうせきもなく、少しの手掛かりもなかった。
マリユスは警察の方には内々にせざるを得なかったが、それでもついに警視庁にまで探索を進めてみた。しかしそこでも他の所と同じく、何ら光明ある消息は得られなかった。警視庁では辻馬車つじばしゃの御者ほどもその事件を知っていなかった。六月六日大溝渠だいこうきょの鉄の扉とびらの所でなされた捕縛などということは少しも知られていなかった。その件については何ら警官の報告も届いていなかった。警視庁ではそれを作り話だと見なした。それを捏造ねつぞうしたのは御者だとされた。御者というものは、少し金をもらいたいと思えば何でもやる、想像の話でもこしらえる。とは言うものの、その事柄はいかにも確からしかった。マリユスはそれを疑い得なかった。少なくとも、上に述べたとおり、自分がその男だということは疑い得なかった。
その不思議な謎においてはすべてが不可解だった。
その男、気絶したマリユスをかついで大溝渠だいこうきょの鉄格子口てつごうしぐちから出て来るのを御者が見たというその不思議な男、ひとりの暴徒を救助してる現行を見張りの警官から押さえられたというその不思議な男、彼はいったいどうなったのか? 警官自身はどうなったのか? なぜその警官は口をつぐんでいたのであろうか。男はうまく逃走してしまったのであろうか。彼は警官を買収したのであろうか。マリユスがあらん限りの恩になってるその男は、なぜ生きてるしるしだに伝えてこなかったのか。その私心のない行ないは、その献身的な行ないにも劣らず驚くべきものだった。なぜその男は再び出てこなかったのか。おそらく彼はいかなる報酬を受けてもなお足りなかったのかも知れないが、しかしだれも感謝を受けて不足だとするはずはない。彼は死んだのであろうか、どういう人であったろうか、どういう顔をしていたのか? それを言い得る者はひとりもなかった。その晩は非常に暗かったと御者は答えた。バスクとニコレットとはすっかり狼狽ろうばいして、血にまみれた若主人にしか目を注がなかった。ただ、マリユスの悲惨な帰着を蝋燭ろうそくで照らしていた門番だけが、問題の男の顔をながめたのであるが、その語るところはこれだけだった、「その人は恐ろしい姿だった。」
マリユスは探査の助けにもと思って、祖父のもとへ運ばれてきた時身につけていた血に染んだ服をそのまま取って置かした。上衣を調べてみると、裾すそが妙なふうに裂けていた。その一片がなくなっていた。
ある晩マリユスは、その不思議なできごとや、試みてみた数限りない探査や、あらゆる努力が無効に終わったことなどを、コゼットとジャン・ヴァルジャンとの前で話した。ところが「フォーシュルヴァン氏」の冷淡な顔つきは彼をいら立たした。彼はほとんど憤怒の震えを帯びてる強い調子で叫んだ。
「そうです、その人はたといどんな人であったにせよ、崇高な人です。あなたはその人のしたことがわかりますか。その人は天使のようにやってきたのです。戦いの最中に飛び込んでき、私を奪い去り、下水道の蓋ふたをあけ、その中に私を引きずり込み、私をになって行かなければならなかったのです。恐ろしい地下の廊下を、頭をかがめ、身体を曲げ、暗黒の中を、汚水の中を、一里半以上も、背に一つの死骸しがいをになって一里半以上も、歩かなければならなかったのです。しかも何の目的でかと言えば、ただその死骸を救うということだけです。そしてその死骸が私だったのです。彼はこう思ったのでしょう。まだおそらく生命の影が残ってるらしい、このかすかな生命のために自分一身を賭としてみようと。しかも彼は自分の一身を、一度だけではなく幾度も危険にさらしたのです。進んでゆく一歩一歩が皆危険だったのです。その証拠には、下水道を出るとすぐに捕えられたのでもわかります。どうです、彼はそれだけのことをやったのです。しかも何らの報酬をも期待してはいなかったのです。私は何者だったのでしょう、ひとりの暴徒にすぎなかったのです、ひとりの敗北者にすぎなかったのです。ああ、もしコゼットの六十万フランが私のものであったら……。」
「それはあなたのものです。」とジャン・ヴァルジャンはさえぎった。
「そうなれば、」とマリユスは言った、「あの人を見つけ出すために私はそれを皆投げ出してもかまいません。」
ジャン・ヴァルジャンは黙っていた。

 

 

Livre sixième(第6編)に続く

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