目 次
Chapitre I Marius indigent

La vie devint sévère pour Marius. Manger ses habits et sa montre, ce n'était rien. Il mangea de cette chose inexprimable qu'on appelle de la vache enragée. Chose horrible, qui contient les jours sans pain, les nuits sans sommeil, les soirs sans chandelle, l'âtre sans feu, les semaines sans travail, l'avenir sans espérance, l'habit percé au coude, le vieux chapeau qui fait rire les jeunes filles, la porte qu'on trouve fermée le soir parce qu'on ne paye pas son loyer, l'insolence du portier et du gargotier, les ricanements des voisins, les humiliations, la dignité refoulée, les besognes quelconques acceptées, les dégoûts, l'amertume, l'accablement. Marius apprit comment on dévore tout cela, et comment ce sont souvent les seules choses qu'on ait à dévorer. À ce moment de l'existence où l'homme a besoin d'orgueil parce qu'il a besoin d'amour, il se sentit moqué parce qu'il était mal vêtu, et ridicule parce qu'il était pauvre. À l'âge où la jeunesse vous gonfle le cœur d'une fierté impériale, il abaissa plus d'une fois ses yeux sur ses bottes trouées, et il connut les hontes injustes et les rougeurs poignantes de la misère. Admirable et terrible épreuve dont les faibles sortent infâmes, dont les forts sortent sublimes. Creuset où la destinée jette un homme, toutes les fois qu'elle veut avoir un gredin ou un demi-dieu.
Car il se fait beaucoup de grandes actions dans les petites luttes. Il y a des bravoures opiniâtres et ignorées qui se défendent pied à pied dans l'ombre contre l'envahissement fatal des nécessités et des turpitudes. Nobles et mystérieux triomphes qu'aucun regard ne voit, qu'aucune renommée ne paye, qu'aucune fanfare ne salue. La vie, le malheur, l'isolement, l'abandon, la pauvreté, sont des champs de bataille qui ont leurs héros; héros obscurs plus grands parfois que les héros illustres.
De fermes et rares natures sont ainsi créées; la misère, presque toujours marâtre, est quelquefois mère; le dénûment enfante la puissance d'âme et d'esprit; la détresse est nourrice de la fierté; le malheur est un bon lait pour les magnanimes.
Il y eut un moment dans la vie de Marius où il balayait son palier, où il achetait un sou de fromage de Brie chez la fruitière, où il attendait que la brune tombât pour s'introduire chez le boulanger, et y acheter un pain qu'il emportait furtivement dans son grenier, comme s'il l'eût volé. Quelquefois on voyait se glisser dans la boucherie du coin, au milieu des cuisinières goguenardes qui le coudoyaient, un jeune homme gauche portant des livres sous son bras, qui avait l'air timide et furieux, qui en entrant ôtait son chapeau de son front où perlait la sueur, faisait un profond salut à la bouchère étonnée, un autre salut au garçon boucher, demandait une côtelette de mouton, la payait six ou sept sous, l'enveloppait de papier, la mettait sous son bras entre deux livres, et s'en allait. C'était Marius. Avec cette côtelette, qu'il faisait cuire lui-même, il vivait trois jours.
Le premier jour il mangeait la viande, le second jour il mangeait la graisse, le troisième jour il rongeait l'os.
À plusieurs reprises la tante Gillenormand fit des tentatives, et lui adressa les soixante pistoles. Marius les renvoya constamment, en disant qu'il n'avait besoin de rien.
Il était encore en deuil de son père quand la révolution que nous avons racontée s'était faite en lui. Depuis lors, il n'avait plus quitté les vêtements noirs. Cependant ses vêtements le quittèrent. Un jour vint où il n'eut plus d'habit. Le pantalon allait encore. Que faire? Courfeyrac, auquel il avait de son côté rendu quelques bons offices, lui donna un vieil habit. Pour trente sous, Marius le fit retourner par un portier quelconque, et ce fut un habit neuf. Mais cet habit était vert. Alors Marius ne sortit plus qu'après la chute du jour. Cela faisait que son habit était noir. Voulant toujours être en deuil, il se vêtissait de la nuit.
À travers tout cela, il se fit recevoir avocat. Il était censé habiter la chambre de Courfeyrac, qui était décente et où un certain nombre de bouquins de droit soutenus et complétés par des volumes de romans dépareillés figuraient la bibliothèque voulue par les règlements. Il se faisait adresser ses lettres chez Courfeyrac.
Quand Marius fut avocat, il en informa son grand-père par une lettre froide, mais pleine de soumission et de respect. M. Gillenormand prit la lettre avec un tremblement, la lut, et la jeta, déchirée en quatre, au panier. Deux ou trois jours après, mademoiselle Gillenormand entendit son père qui était seul dans sa chambre et qui parlait tout haut. Cela lui arrivait chaque fois qu'il était très agité. Elle prêta l'oreille; le vieillard disait:—Si tu n'étais pas un imbécile, tu saurais qu'on ne peut pas être à la fois baron et avocat.
)マリユスにとって生活は苦しくなった。自分の衣服と時計とを食うのは大したことではない。彼はいわゆる怒った牝牛という名状すべからざるものを食ったのである(訳者注 怒ったる牝牛を食うとは困窮のどん底に達するの意)。それは実に恐るべきもので、一片のパンもない日々、睡眠のない夜々、蝋燭のない夕、火のない炉、仕事のない週間、希望なき未来、肱のぬけた上衣、若い娘らに笑われる古帽子、借料を払わないためしめ出される夕の戸、門番や飲食店の主人から受くる侮辱、近所の者の嘲り、屈辱、踏みにじられる威厳、選り好みのできない仕事、嫌悪、辛苦、落胆、などあらゆるものを含んでいる。そしてマリユスは、いかにして人がそれらを貪り食うか、いかにしばしば人はそれらのもののほかのみ下すべきものがないか、それを学んだのである。愛を要するがゆえに自尊をも要する青春の頃において、服装の賤しいゆえにあざけられ、貧しいゆえに冷笑されるのを、彼は感じた。いかめしい矜持に胸のふくれ上がるのを覚ゆる青年時代において、彼は一度ならず穴のあいた自分の靴の上に目を落としては、困窮の不正なる恥辱と痛切なる赤面とを知った。それは驚くべき恐るべき試練であって、それを受くる時、弱き者は賤劣となり強き者は崇高となる。運命があるいは賤夫をあるいは半神を得んと欲する時、人を投ずる坩堝である。
なぜなれば、かえって小さな奮闘のうちにこそ多くの偉大なる行為がなされる。窮乏と汚行との必然の侵入に対して、影のうちに一歩一歩身をまもる執拗な人知れぬ勇気があるものである。何人にも見られず、何らの誉れも報いられず、何らの歓呼のラッパにも迎えられぬ、気高い秘密な勝利があるものである。生活、不幸、孤立、放棄、貧困、などは皆一つの戦場であり、またその英雄がある。それは往々にして、高名なる英雄よりもなお偉大なる人知れぬ英雄である。
堅実にして稀有なる性格がかくしてつくり出さるる。ほとんど常に残忍なる継母である困窮は時として真の母となる。窮乏は魂と精神との力を産み出す。窮迫は豪胆の乳母となる。不幸は大人物のためによき乳となる。
苦しい生活のある場合には、マリユスは自ら階段を掃き、八百屋でブリーのチーズを一スーだけ買い、夕靄のおりるのを待ってパン屋へ行き、一片のパンをあがなって、あたかも盗みでもしたようにそれをひそかに自分の屋根部屋へ持ち帰ることもあった。時とすると、意地わるな女中らの間に肱で小突かれながら、片すみの肉屋にひそかにはいってゆく、ぎごちない青年の姿が見えることもあった。彼は小わきに書物を抱え、臆病らしいまた気の立った様子をして、店にはいりながら汗のにじんだ額から帽子をぬぎ、あっけにとられてる肉屋の上さんの前にうやうやしく頭を下げ、小僧の前にも一度頭を下げ、羊の肋肉を一片求め、六、七スーの金を払い、肉を紙に包み、書物の間にはさんでわきに抱え、そして立ち去っていった。それはマリユスだった。彼はその肋肉を自ら煮、それで三日の飢えをしのぐのであった。
初めの日は肉を食い、二日目はその脂を吸い、三日目にはその骨をねぶった。
幾度も繰り返してジルノルマン伯母は、六十ピストルを贈ってみた。しかしマリユスはいつも必要がないと言ってそれを送り返した。
前に述べた心の革命が彼のうちに起こった時も、彼は父に対する喪服をなおつけていた。その時以来彼はもうその黒服を脱がなかった。しかし衣服の方が彼から去っていった。ついにはもう上衣がなくなった。次にズボンもなくなりかけていた。いかんとも術はなかった。ただ彼もいくらかクールフェーラックに力を貸してやったことがあるので、クールフェーラックは彼に古い上衣を一枚くれた。マリユスはある門番に頼んで三十スーでそれを裏返してもらった。それで新しい一枚の上衣となった。しかしその地色は緑だった。それからは日が暮れなければマリユスは外に出なかった。夜になると上衣の緑は黒となった。常に喪服をつけていたいと願って、彼は夜のやみを身にまとったのである。
そういう境涯を通って、彼はついに弁護士の資格を得た。彼は表面上クールフェーラックの室に住んでることにした。それはかなりの室で、そこには取って置きの幾冊かの法律の古本もあり、少しばかりの小説の端本で補われ、弁護士としての規定だけの文庫には見られた。手紙も一切クールフェーラックの所へあてさした。
マリユスは弁護士となった時、冷ややかではあるが恭順と敬意とをこめた手紙を書いて祖父に報じた。ジルノルマン氏は身を震わしながらその手紙を取り、それを読み下し、そして四つに引き裂いて屑籠に投げ込んだ。それから二、三日してジルノルマン嬢は、父がただ一人室の中で何か声高に言ってるのを聞いた。そういうことは、彼がきわめて激昂した時いつも起こることだった。ジルノルマン嬢は耳を傾けた。老人はこう言っていた。「貴様がばかでさえなければ、同時に男爵で弁護士であるなどということができないのが、わかるべきはずだ。」
Chapitre II Marius pauvre
Il en est de la misère comme de tout. Elle arrive à devenir possible. Elle finit par prendre une forme et se composer. On végète, c'est-à-dire on se développe d'une certaine façon chétive, mais suffisante à la vie. Voici de quelle manière l'existence de Marius Pontmercy s'était arrangée:
Il était sorti du plus étroit, le défilé s'élargissait un peu devant lui. À force de labeur, de courage, de persévérance et de volonté, il était parvenu à tirer de son travail environ sept cents francs par an. Il avait appris l'allemand et l'anglais. Grâce à Courfeyrac qui l'avait mis en rapport avec son ami le libraire, Marius remplissait dans la littérature-librairie le modeste rôle d'utilité. Il faisait des prospectus, traduisait des journaux, annotait des éditions, compilait des biographies, etc. Produit net, bon an mal an, sept cents francs. Il en vivait. Pas mal. Comment? Nous l'allons dire.
Marius occupait dans la masure Gorbeau, moyennant le prix annuel de trente francs, un taudis sans cheminée qualifié cabinet où il n'y avait, en fait de meubles, que l'indispensable. Ces meubles étaient à lui. Il donnait trois francs par mois à la vieille principale locataire pour qu'elle vînt balayer le taudis et lui apporter chaque matin un peu d'eau chaude, un œuf frais et un pain d'un sou. De ce pain et de cet œuf, il déjeunait. Son déjeuner variait de deux à quatre sous selon que les œufs étaient chers ou bon marché. À six heures du soir, il descendait rue Saint-Jacques, dîner chez Rousseau, vis-à-vis Basset le marchand d'estampes du coin de la rue des Mathurins. Il ne mangeait pas de soupe. Il prenait un plat de viande de six sous, un demi-plat de légumes de trois sous, et un dessert de trois sous. Pour trois sous, du pain à discrétion. Quant au vin, il buvait de l'eau. En payant au comptoir, où siégeait majestueusement madame Rousseau, à cette époque toujours grasse et encore fraîche, il donnait un sou au garçon, et madame Rousseau lui donnait un sourire. Puis il s'en allait. Pour seize sous, il avait eu un sourire et un dîner.
貧窮も他の事と同じである。ついにはたえ得らるるものとなる。いつかはある形を取り、それに固まってゆく。人は貧窮にも生長する、換言すれば、微弱ではあるがしかし生きるには十分な一種の仕方で発達してゆく。マリユス・ポンメルシーの生活がいかなる具合に整えられていったかは、次のとおりである。
彼は最も狭い峠を越した。前にひらけた峡路はいくらか広くなった。勤勉と勇気と忍耐と意思とをもって、彼はついに年に約七百フランを働き出すようになった。彼はドイツ語と英語とを学んだ。クールフェーラックから友人の本屋に関係をつけてもらって、その文学部の方につまらぬ端役を勤めることになった。広告文をつづり、新聞の翻訳をし、出版物に注を入れ、伝記を編み、その他種々のことをやった。それでともかく毎年、七百フランはきまって収入があった。それで生活を立てた。必ずしもひどい生活ではなかった。どういうふうにして? それは次に述べよう。
マリユスは年三十フランで、ゴルボー屋敷のきたない室を一つ借り受けた。書斎とは言っていたが暖炉もなく、道具とてはただ是非とも必要なものだけしかなかった。そのわずかな道具は自分のものだった。毎月三フランずつ借家主の婆さんに与えて、室を掃除してもらい、毎朝少しの湯と新しい鶏卵を一つと一スーのパンとを持ってきてもらった。彼はそのパンと卵とで昼食をすました。卵の高い安いによってその昼食は二スーから四スーまでの間を高低した。晩の六時にサン・ジャック街に出ていって、マテュラン街の角にある版画商バッセの店と向き合ったルーソーという家で夕食をした。スープは取らなかった。食べるのは、六スーの肉の一皿、三スーの野菜の半皿、三スーのデザート。それからまた三スーで随意のパン。葡萄酒の代わりには水を飲んだ。その頃はいつもでっぷりふとってまだ色艶のよかったルーソーの上さんが、いかめしく帳場に陣取っていたが、彼はそこで金を払い、給仕に一スーを与えると、上さんは笑顔を見せてくれた。それから彼はそこを出た。十六スーで笑顔と夕食とを得るのだった。

Ce restaurant Rousseau, où l'on vidait si peu de bouteilles et tant de carafes, était un calmant plus encore qu'un restaurant. Il n'existe plus aujourd'hui. Le maître avait un beau surnom; on l'appelait Rousseau l'aquatique.
Ainsi, déjeuner quatre sous, dîner seize sous; sa nourriture lui coûtait vingt sous par jour; ce qui faisait trois cent soixante-cinq francs par an. Ajoutez les trente francs de loyer et les trente-six francs à la vieille, plus quelques menus frais; pour quatre cent cinquante francs, Marius était nourri, logé et servi. Son habillement lui coûtait cent francs, son linge cinquante francs, son blanchissage cinquante francs, le tout ne dépassait pas six cent cinquante francs. Il lui restait cinquante francs. Il était riche. Il prêtait dans l'occasion dix francs à un ami; Courfeyrac avait pu lui emprunter une fois soixante francs. Quant au chauffage, n'ayant pas de cheminée, Marius l'avait «simplifié».
Marius avait toujours deux habillements complets; l'un vieux, «pour tous les jours», l'autre tout neuf, pour les occasions. Les deux étaient noirs. Il n'avait que trois chemises, l'une sur lui, l'autre dans sa commode, la troisième chez la blanchisseuse. Il les renouvelait à mesure qu'elles s'usaient. Elles étaient habituellement déchirées, ce qui lui faisait boutonner son habit jusqu'au menton.
Pour que Marius en vînt à cette situation florissante, il avait fallu des années. Années rudes; difficiles, les unes à traverser, les autres à gravir. Marius n'avait point failli un seul jour. Il avait tout subi, en fait de dénûment; il avait tout fait, excepté des dettes. Il se rendait ce témoignage que jamais il n'avait dû un sou à personne. Pour lui, une dette, c'était le commencement de l'esclavage. Il se disait même qu'un créancier est pire qu'un maître; car un maître ne possède que votre personne, un créancier possède votre dignité et peut la souffleter. Plutôt que d'emprunter il ne mangeait pas. Il avait eu beaucoup de jours de jeûne. Sentant que toutes les extrémités se touchent et que, si l'on n'y prend garde, l'abaissement de fortune peut mener à la bassesse d'âme, il veillait jalousement sur sa fierté. Telle formule ou telle démarche qui, dans toute autre situation, lui eût paru déférence, lui semblait platitude, et il se redressait. Il ne hasardait rien, ne voulant pas reculer. Il avait sur le visage une sorte de rougeur sévère. Il était timide jusqu'à l'âpreté.
Dans toutes ses épreuves il se sentait encouragé et quelquefois même porté par une force secrète qu'il avait en lui. L'âme aide le corps, et à de certains moments le soulève. C'est le seul oiseau qui soutienne sa cage.
À côté du nom de son père, un autre nom était gravé dans le cœur de Marius, le nom de Thénardier. Marius, dans sa nature enthousiaste et grave, environnait d'une sorte d'auréole l'homme auquel, dans sa pensée, il devait la vie de son père, cet intrépide sergent qui avait sauvé le colonel au milieu des boulets et des balles de Waterloo. Il ne séparait jamais le souvenir de cet homme du souvenir de son père, et il les associait dans sa vénération. C'était une sorte de culte à deux degrés, le grand autel pour le colonel, le petit pour Thénardier. Ce qui redoublait l'attendrissement de sa reconnaissance, c'est l'idée de l'infortune où il savait Thénardier tombé et englouti. Marius avait appris à Montfermeil la ruine et la faillite du malheureux aubergiste. Depuis il avait fait des efforts inouïs pour saisir sa trace et tâcher d'arriver à lui dans ce ténébreux abîme de la misère où Thénardier avait disparu. Marius avait battu tout le pays; il était allé à Chelles, à Bondy, à Gournay, à Nogent, à Lagny. Pendant trois années il s'y était acharné, dépensant à ces explorations le peu d'argent qu'il épargnait. Personne n'avait pu lui donner de nouvelles de Thénardier; on le croyait passé en pays étranger. Ses créanciers l'avaient cherché aussi, avec moins d'amour que Marius, mais avec autant d'acharnement, et n'avaient pu mettre la main sur lui. Marius s'accusait et s'en voulait presque de ne pas réussir dans ses recherches. C'était la seule dette que lui eût laissée le Colonel, et Marius tenait à honneur de la payer.—Comment! pensait-il, quand mon père gisait mourant sur le champ de bataille, Thénardier, lui, a bien su le trouver à travers la fumée et la mitraille et l'emporter sur ses épaules, et il ne lui devait rien cependant, et moi qui dois tant à Thénardier, je ne saurais pas le rejoindre dans cette ombre où il agonise et le rapporter à mon tour de la mort à la vie! Oh! je le retrouverai!—Pour retrouver Thénardier en effet, Marius eût donné un de ses bras, et, pour le tirer de la misère, tout son sang. Revoir Thénardier, rendre un service quelconque à Thénardier, lui dire: Vous ne me connaissez pas, eh bien, moi, je vous connais! je suis là! disposez de moi!—c'était le plus doux et le plus magnifique rêve de Marius.
そのルーソーの飲食店では、酒を飲むよりも水を飲む者の方が多く、料理屋というよりもむしろ休憩所と言ったほどの所だった。今日はもうなくなっている。主人はおもしろい綽名を持っていて、水のルーソーと呼ばれていた。
そういうふうにして、四スーで昼食をし十六スーで夕食をして、食べるのに一日二十スーだけかかった。それで一年に三百六十五フランとなった。それに室代が三十フラン、婆さんに三十六フラン、その他少しの雑費。合計四百五十フランで、マリユスは食事と室と雑用とをすました。それから衣服が百フラン、シャツが五十フラン、洗たくが五十フラン。全部で六百五十フランを出なかった。そして手元に五十フラン残った。彼は豊かであった。場合によっては十フランくらいは友人に貸してやった。クールフェーラックは一度六十フランも借りたことがあった。火については、暖炉がなかったのでマリユスはそれを「簡便に」しておいた。
マリユスはいつも二そろいの衣服を持っていた。一つは古くて「平素のため」のであり、一つは新しくて特別の場合のためのであった。両方とも黒だった。またシャツは三つきりなかった、一つは身につけ、一つは戸棚に入れて置き、も一つは洗たく屋にいっていた。損むにつれてまた新しくこしらえた。しかし普通いつも破けていたので、頤の所まで上衣のボタンをかけていた。
マリユスがそういう立身をするまでには、幾年かの月日を要した。それはきびしい年月で、過ぎるに困難な年であり、よじのぼるに困難な年であった。しかしマリユスは一日たりとも意気沮喪しなかった。彼は困苦ならばすべてを受け入れ、負債を除いてはあらゆることをなした。自分は何人にも一文の負債もないと、彼は自ら公言していた。彼に言わすれば、負債は奴隷の初まりであった。債権者は奴隷の主人よりも悪いと彼は思っていた。なぜなれば、主人は単に人の身体を所有するのみであるが、債権者は人の威厳を所有しそれを侮辱することができるからである。金を借りるよりはむしろ食わない方を彼は望んだ。そして幾日も絶食したことさえあった。彼はあらゆる極端が相接することを思い、注意しなければ物質的の零落は精神の堕落をきたすことを思って、深く心の矜りに注意していた。違った境遇にあったならば恭敬とも思われたかも知れない儀礼や行為をも、今は屈辱と思われて、昂然と頭を高くした。退くことを欲しないので、少しも無謀なことをやらなかった。顔にはいつもいかめしい赤みをたたえていた。彼は苛酷なるまでに内気だった。
あらゆる困苦のうちにあって、彼は心のうちにあるひそかな力から、励まされまた時には導かれるのを感じた。魂は身体を助ける、そしてある時には身体を支持する。籠をささえるのは中の鳥のみである。
マリユスの心のうちには、父の名と並んでも一つの名が刻まれていた、すなわちテナルディエの名が。熱烈でまじめな性質のマリユスは、一種の円光をその男にきせていた。彼の考えでは、その男は父の生命の親であり、ワーテルローの砲弾銃火の中にあって大佐を救った勇敢な軍曹であった。マリユスは決して父の記憶とその男の記憶とを離したことがなく、尊敬のうちに両者を結合していた。それは二段の礼拝で、大きな祭壇は大佐に対するものであり、小さな祭壇はテナルディエに対するものだった。そして彼の感謝の念を倍加せしめたものは、テナルディエが陥りのみ込まれたという不運のことを考えることだった。マリユスはモンフェルメイユで、不幸な旅亭主の零落と破産とを知った。それ以来彼は異常な努力をつくして、テナルディエの行方を探り、彼が没した困窮の暗黒なる深淵のうちに彼を探り出さんとつとめた。マリユスはあらゆる方面をさがし回った。シェル、ボンディー、グールネー、ノジャン、ランニー、方々へ行ってみた。三年の間彼はそれに夢中になり、たくわえたわずかの金をその探索に費やしてしまった。しかしだれひとりテナルディエの消息を知ってる者はなかった。おそらく外国へでも行ったのだろうと想像された。債権者らもまた、マリユスほどの好意はないが同じような熱心をもって、彼をさがし回った。しかし彼に手をつけることはできなかった。マリユスは自分の探索の不成功を、自ら責め自ら憤った。それは大佐が彼に残した唯一の負債で、彼は名誉にかけてそれを払おうと欲した。彼は考えた。「ああ、父が死にかかって戦場に横たわっている時、彼テナルディエは砲煙弾雨の中に父を見いだし、肩に担って連れだしてくれた。しかも彼は父に何らの恩をも受けていなかったのである。そしてテナルディエにかく負うところ多いこの自分は、暗黒のうちに苦悩に呻吟してる彼を見いだすこともできず、彼を死より生へと連れ戻すこともできないのか。いや是非ともさがし出さなければならない!」実際マリユスは、テナルディエを見いださんがためには片腕を失うも意とせず、彼を困窮より引き出さんがためには血潮をことごとく失うも意としなかったであろう。テナルディエに会うこと、何かの助力を彼に与えてやること、「あなたは私を御存じない、しかし私はあなたを知っています、さあここにいるから、どんなことでも命じて下さい!」と彼に言うこと、それがマリユスの最も楽しいまた最も美しい夢想であった。
Chapitre III Marius grandi
À cette époque, Marius avait vingt ans. Il y avait trois ans qu'il avait quitté son grand-père. On était resté dans les mêmes termes de part et d'autre, sans tenter de rapprochement et sans chercher à se revoir. D'ailleurs, se revoir, à quoi bon? pour se heurter? Lequel eût eu raison de l'autre? Marius était le vase d'airain, mais le père Gillenormand était le pot de fer.
Disons-le, Marius s'était mépris sur le cœur de son grand-père. Il s'était figuré que M. Gillenormand ne l'avait jamais aimé, et que ce bonhomme bref, dur et riant, qui jurait, criait, tempêtait et levait la canne, n'avait pour lui tout au plus que cette affection à la fois légère et sévère des Gérontes de comédie. Marius se trompait. Il y a des pères qui n'aiment pas leurs enfants; il n'existe point d'aïeul qui n'adore son petit-fils. Au fond, nous l'avons dit, M. Gillenormand idolâtrait Marius. Il l'idolâtrait à sa façon, avec accompagnement de bourrades et même de gifles; mais, cet enfant disparu, il se sentit un vide noir dans le cœur. Il exigea qu'on ne lui en parlât plus, en regrettant tout bas d'être si bien obéi. Dans les premiers temps il espéra que ce buonapartiste, ce jacobin, ce terroriste, ce septembriseur reviendrait. Mais les semaines se passèrent, les mois se passèrent, les années se passèrent; au grand désespoir de M. Gillenormand, le buveur de sang ne reparut pas.—Je ne pouvais pourtant pas faire autrement que de le chasser, se disait le grand-père, et il se demandait: si c'était à refaire, le referais-je? Son orgueil sur-le-champ répondait oui, mais sa vieille tête qu'il hochait en silence répondait tristement non. Il avait ses heures d'abattement. Marius lui manquait. Les vieillards ont besoin d'affections comme de soleil. C'est de la chaleur. Quelle que fût sa forte nature, l'absence de Marius avait changé quelque chose en lui. Pour rien au monde, il n'eût voulu faire un pas vers ce «petit drôle» mais il souffrait. Il ne s'informait jamais de lui, mais il y pensait toujours. Il vivait, de plus en plus retiré, au Marais. Il était encore, comme autrefois, gai et violent, mais sa gaîté avait une dureté convulsive comme si elle contenait de la douleur et de la colère, et ses violences se terminaient toujours par une sorte d'accablement doux et sombre. Il disait quelquefois:—Oh! s'il revenait, quel bon soufflet je lui donnerais!
Quant à la tante, elle pensait trop peu pour aimer beaucoup; Marius n'était plus pour elle qu'une espèce de silhouette noire et vague; et elle avait fini par s'en occuper beaucoup moins que du chat ou du perroquet qu'il est probable qu'elle avait.
Ce qui accroissait la souffrance secrète du père Gillenormand, c'est qu'il la renfermait tout entière et n'en laissait rien deviner. Son chagrin était comme ces fournaises nouvellement inventées qui brûlent leur fumée. Quelquefois, il arrivait que des officieux malencontreux lui parlaient de Marius, et lui demandaient:—Que fait, ou que devient monsieur votre petit-fils?—Le vieux bourgeois répondait, en soupirant, s'il était trop triste, ou en donnant une chiquenaude à sa manchette, s'il voulait paraître gai:—Monsieur le baron Pontmercy plaidaille dans quelque coin.
Pendant que le vieillard regrettait, Marius s'applaudissait. Comme à tous les bons cœurs, le malheur lui avait ôté l'amertume. Il ne pensait à M. Gillenormand qu'avec douceur, mais il avait tenu à ne plus rien recevoir de l'homme qui avait été mal pour son père.—C'était maintenant la traduction mitigée de ses premières indignations. En outre, il était heureux d'avoir souffert, et de souffrir encore. C'était pour son père. La dureté de sa vie le satisfaisait et lui plaisait. Il se disait avec une sorte de joie que—c'était bien le moins; que c'était—une expiation;—que,—sans cela, il eût été puni, autrement et plus tard, de son indifférence impie pour son père et pour un tel père; qu'il n'aurait pas été juste que son père eût eu toute la souffrance, et lui rien;—qu'était-ce d'ailleurs que ses travaux et son dénûment comparés à la vie héroïque du colonel? qu'enfin sa seule manière de se rapprocher de son père et de lui ressembler, c'était d'être vaillant contre l'indigence comme lui avait été brave contre l'ennemi; et que c'était là sans doute ce que le colonel avait voulu dire par ce mot: il en sera digne.—Paroles que Marius continuait de porter, non sur sa poitrine, l'écrit du colonel ayant disparu, mais dans son cœur.
Et puis, le jour où son grand-père l'avait chassé, il n'était encore qu'un enfant, maintenant il était un homme. Il le sentait. La misère, insistons-y, lui avait été bonne. La pauvreté dans la jeunesse, quand elle réussit, a cela de magnifique qu'elle tourne toute la volonté vers l'effort et toute l'âme vers l'aspiration. La pauvreté met tout de suite la vie matérielle à nu et la fait hideuse; de là d'inexprimables élans vers la vie idéale. Le jeune homme riche a cent distractions brillantes et grossières, les courses de chevaux, la chasse, les chiens, le tabac, le jeu, les bons repas, et le reste; occupations des bas côtés de l'âme aux dépens des côtés hauts et délicats. Le jeune homme pauvre se donne de la peine pour avoir son pain; il mange; quand il a mangé, il n'a plus que la rêverie. Il va aux spectacles gratis que Dieu donne; il regarde le ciel, l'espace, les astres, les fleurs, les enfants, l'humanité dans laquelle il souffre, la création dans laquelle il rayonne. Il regarde tant l'humanité qu'il voit l'âme, il regarde tant la création qu'il voit Dieu. Il rêve, et il se sent grand; il rêve encore, et il se sent tendre. De l'égoïsme de l'homme qui souffre, il passe à la compassion de l'homme qui médite. Un admirable sentiment éclate en lui, l'oubli de soi et la pitié pour tous. En songeant aux jouissances sans nombre que la nature offre, donne et prodigue aux âmes ouvertes et refuse aux âmes fermées, il en vient à plaindre, lui millionnaire de l'intelligence, les millionnaires de l'argent. Toute haine s'en va de son cœur à mesure que toute clarté entre dans son esprit. D'ailleurs est-il malheureux? Non. La misère d'un jeune homme n'est jamais misérable. Le premier jeune garçon venu, si pauvre qu'il soit, avec sa santé, sa force, sa marche vive, ses yeux brillants, son sang qui circule chaudement, ses cheveux noirs, ses joues fraîches, ses lèvres roses, ses dents blanches, son souffle pur, fera toujours envie à un vieil empereur. Et puis chaque matin il se remet à gagner son pain; et tandis que ses mains gagnent du pain, son épine dorsale gagne de la fierté, son cerveau gagne des idées. Sa besogne finie, il revient aux extases ineffables, aux contemplations, aux joies; il vit les pieds dans les afflictions, dans les obstacles, sur le pavé, dans les ronces, quelquefois dans la boue; la tête dans la lumière. Il est ferme, serein, doux, paisible, attentif, sérieux, content de peu, bienveillant; et il bénit Dieu de lui avoir donné ces deux richesses qui manquent à bien des riches, le travail qui le fait libre et la pensée qui le fait digne.
C'était là ce qui s'était passé en Marius. Il avait même, pour tout dire, un peu trop versé du côté de la contemplation. Du jour où il était arrivé à gagner sa vie à peu près sûrement, il s'était arrêté là, trouvant bon d'être pauvre, et retranchant au travail pour donner à la pensée. C'est-à-dire qu'il passait quelquefois des journées entières à songer, plongé et englouti comme un visionnaire dans les voluptés muettes de l'extase et du rayonnement intérieur. Il avait ainsi posé le problème de sa vie: travailler le moins possible du travail matériel pour travailler le plus possible du travail impalpable; en d'autres termes, donner quelques heures à la vie réelle, et jeter le reste dans l'infini. Il ne s'apercevait pas, croyant ne manquer de rien, que la contemplation ainsi comprise finit par être une des formes de la paresse; qu'il s'était contenté de dompter les premières nécessités de la vie, et qu'il se reposait trop tôt.
Il était évident que, pour cette nature énergique et généreuse, ce ne pouvait être là qu'un état transitoire, et qu'au premier choc contre les inévitables complications de la destinée, Marius se réveillerait.
En attendant, bien qu'il fût avocat et quoi qu'en pensât le père Gillenormand, il ne plaidait pas, il ne plaidaillait même pas. La rêverie l'avait détourné de la plaidoirie. Hanter les avoués, suivre le palais, chercher des causes, ennui. Pourquoi faire? Il ne voyait aucune raison pour changer de gagne-pain. Cette librairie marchande et obscure avait fini par lui faire un travail sûr, un travail de peu de labeur, qui, comme nous venons de l'expliquer, lui suffisait.
Un des libraires pour lesquels il travaillait, M. Magimel, je crois, lui avait offert de le prendre chez lui, de le bien loger, de lui fournir un travail régulier, et de lui donner quinze cents francs par an. Être bien logé! quinze cents francs! Sans doute. Mais renoncer à sa liberté! être un gagiste! une espèce d'homme de lettres commis! Dans la pensée de Marius, en acceptant, sa position devenait meilleure et pire en même temps, il gagnait du bien-être et perdait de la dignité; c'était un malheur complet et beau qui se changeait en une gêne laide et ridicule; quelque chose comme un aveugle qui deviendrait borgne. Il refusa.
Marius vivait solitaire. Par ce goût qu'il avait de rester en dehors de tout, et aussi pour avoir été par trop effarouché, il n'était décidément pas entré dans le groupe présidé par Enjolras. On était resté bons camarades; on était prêt à s'entr'aider dans l'occasion de toutes les façons possibles; mais rien de plus. Marius avait deux amis, un jeune, Courfeyrac, et un vieux, M. Mabeuf. Il penchait vers le vieux. D'abord il lui devait la révolution qui s'était faite en lui; il lui devait d'avoir connu et aimé son père. Il m'a opéré de la cataracte, disait-il.
Certes, ce marguillier avait été décisif.
Ce n'est pas pourtant que M. Mabeuf eût été dans cette occasion autre chose que l'agent calme et impassible de la providence. Il avait éclairé Marius par hasard et sans le savoir, comme fait une chandelle que quelqu'un apporte; il avait été la chandelle et non le quelqu'un.
Quant à la révolution politique intérieure de Marius, M. Mabeuf était tout à fait incapable de la comprendre, de la vouloir et de la diriger.
Comme on retrouvera plus tard M. Mabeuf, quelques mots ne sont pas inutiles.
その頃マリユスは二十歳であった。祖父のもとを去ってから三年になる。両方ともやはり同じような状態で、互いに近寄ろうとも会おうともしなかった。その上、会ったとてそれが何になろう、ただ衝突するばかりである。いずれかが勝つものでもない。マリユスは青銅の甕で、ジルノルマン老人は鉄の壺であった。
マリユスは祖父の心を誤解していたことを、ここに言っておかなければならない。彼はジルノルマン氏が自分をかつて愛したことはないと思っていた。どなり叫び狂い杖を振り回すその気短かできびしい元気な老人は、喜劇中のジェロント型の軽薄で同時にきびしい愛情をしか自分に対して持っていないと、彼は思っていた。しかしそれはマリユスの誤解だった。自分の子供を愛しない父親は世にないでもない、しかし自分の孫を大事にしない祖父は世に決してない。前に言ったとおり、本来ジルノルマン氏はマリユスを偶像のように大事にしていた。ただ彼は、叱責と時には打擲さえ交じえる自己一流の仕方で愛していた。そしてその子供がいなくなると、心のうちに暗い空虚を感じた。もう子供のことは自分に言うなと命じながら、それがあまりによく守られたのをひそかに悔やんだ。初めのうちは、そのブオナパルテ党、ジャコバン党、暴虐党、虐殺党が、再び帰って来るだろうと希望をかけていた。しかし週は過ぎ月は過ぎ年は過ぎても、吸血児は姿を見せなかったので、ジルノルマン氏は深く絶望した。「といって、わしは彼奴を追い出すよりほかに仕方はなかった、」と祖父は自ら言った。そしてまた自ら尋ねた、「もしあんなことを再びするとしたら、わしはまた同じことを繰り返すだろうか?」彼の自尊心は即座に、しかりと答えた。しかしひそかに振られた彼の年取った頭は、悲しげに否と答えた。彼は落胆の時日を過ごした。マリユスが彼には欠けてしまったのである。老人というものは、太陽を要するように愛情を要する。愛情は温度である。ジルノルマン氏はいかに頑強な性質であったとは言え、マリユスがいなくなったため心のうちにある変化が起こった。いかなることがあろうとも、その「恥知らず奴」の方へ一歩も曲げようとは欲しなかったであろう。しかし彼は苦しんでいた。マリユスのことを決して尋ねはしなかったが、常に思いやっていた。彼はますますマレーで隠退の生活を送るようになった。なお昔のとおり快活で激烈ではあったが、その快活さも悲しみと怒りを含んでるかのように痙攣的の峻酷さを帯び、その激烈さも常に一種の静かな陰鬱な銷沈に終わった。時とすると彼は言った、「ああ、もし帰ってきたら、したたか打ってやるんだが!」
伯母の方は、そう深く考えてもいず、そう多く愛してもいなかった。彼女にとっては、マリユスはもはやただ黒いぼんやりした映像にすぎなかった。そしてついには、おそらく彼女が飼っていたに違いない猫か鸚鵡ほどにもマリユスのことを気にとめなかった。
ジルノルマン老人のひそかな苦しみがいっそう増した所以は、彼がそれを全部胸のうちにしまい込んで少しも人に覚られないようにしたからである。彼の苦しみは新しく発明されたあの自ら煙をも燃やしつくす竈のようなものだった。時とするとよけいな世話やきの者らがマリユスのことを持ち出して、彼に尋ねることもあった。お孫さんは何をなさいました?……あるいは、どうなられました? すると老人は、あまりに悲しい時には溜息をつきながら、あるいは快活なふうを見せたい時には袖を爪ではじきながら、こう答えた。「男爵ポンメルシー君はどこかのすみで三百代言をやっているそうです。」
老人がかく愛惜している一方に、マリユスは自ら祝していた。あらゆる善良な心の人におけるがように、不幸は彼から苦々しさを除いてしまった。彼は今やジルノルマン氏のことを考えるにもただ穏和な情をもってするのみだった。しかし父に対して不親切であったその男からはもはや何物をも受けまいと決心していた。そしてそれは、最初の憤激が今やよほどやわらいだのを示すものだった。その上彼は、今まで苦しみ今もなお苦しんでいることを幸福に感じていた。それは父のためだったのである。生活の困難は彼を満足させ彼を喜ばせた。彼は一種の喜悦の情をもって自ら言っていた。――これは極めて些細なことだ。この些細なことも一つの贖罪だ。もしこの贖罪がなかったならば、自分の父に対して、あのような父に対して、かつて不信にも背反したことは、必ず何らかの仕方でいつかは罰せられるであろう。父はあらゆる苦しみをなめ自分は少しの苦しみも受けないということは、正しいことではあるまい。もとより自分の労働も窮乏も大佐の勇壮な一生に比べては及びもつかないものであろう。それからまた、父に近づき父に似んとする唯一の方法は、敵に対して父が勇敢であったとおり自分も赤貧に対して勇壮であるということである。そこにこそ疑いもなく、「予が子はそれに価するなるべし」という大佐の言葉の意味があるのである。――その大佐の言葉こそマリユスが絶えずいだいていたところのもので、その遺言状がなくなったので胸にはいだいていなかったが、心のうちにいだいていたのである。
そしてまた、祖父から追い出された時は彼はまだ子供にすぎなかったが、今では既に一個の人となっていた。彼はそれを感じていた。繰り返して言うが、辛苦は彼のためになったのである。青年時代の貧困は、うまくゆくと特殊な美点を有して、人の意思をすべて努力の方へ転ぜしめ、人の心をすべて希望の方へ向かわしむる。貧困は直ちに物質的生活を赤裸々にして、それを嫌悪すべきものたらしめ、従って人を精神的生活の方へ飛躍せしむる。富裕なる青年は、多くのはなやかな野卑な楽しみを持っている。競馬、狩猟、畜犬、煙草、カルタ、美食、その他。すべて魂の高尚美妙な方面を犠牲に供する、下等な方面の仕事である。貧しい青年は骨折ってパンを得、それを食し、食し終わった後にはもはや夢想のほか何もない。彼は神より与えらるる無料の劇場に赴く、彼は見る、天、空間、星辰、花、小児、その中にあって彼自ら苦しんでいる人類、その中にあって彼自ら光り輝いている創造。彼はつくづく人類をながめてそこに魂を認め、つくづく創造をながめてそこに神を認める。彼は夢想して自ら偉大なることを感じ、なお夢想して自ら温和なることを感ずる。悶々たる人間の利己主義を脱して、瞑思する人間の同情心に達する。彼のうちには賛美すべき感情が花を開く、自己の忘却と万人に対する憐憫とが。自然が閉じたる魂には拒み、開いたる魂にはささげ与え惜しまない、あの無数の怡悦を考えつつ、英知の上の長者たる彼は、金銭の上の長者たる人々をあわれむようになる。精神のうちに光明がはいって来るに従って、あらゆる憎しみは心から去ってゆく。それに元来彼は不幸であるか? 否。青年の悲惨は決して悲惨なものではない。普通のいずれの青年を取ってみても、いかに貧しかろうとも、その健康、力、活発な歩調、輝ける目、熱く流るる血潮、黒き髪、あざやかな頬、赤き脣、白き歯、清き息、などをもってして、彼は常に老いたる帝王のうらやむところとなるであろう。それから毎朝彼は再びパンを得ることに従事する。そして彼の手がパンを得つつある間に、彼の背骨は矜持を得、彼の頭脳は思想を得る。仕事が終える時には、言うべからざる喜悦に、静観と歓喜とに戻ってゆく。辛苦の中、障害の中、舗石の上、荊棘の中、時には泥濘の中に、足をふみ入れながら、頭は光明に包まれて、彼は生きる。彼は堅実で、清朗で、温和で、平和で、注意深く、まじめで、僅少に満足し、親切である。そして彼は、多くの富者に欠けてる二つの財宝を恵まれたことを神に謝する、すなわち、自分を自由ならしむる仕事と自分を価値あらしむる思念とを。
マリユスのうちに起こったことは、以上のようなものであった。すべてを言えば、彼は静観の方面に傾きすぎるほどだった。ほとんど確実に食を得らるるに至った日から、彼はその状態に止めて、貧乏はいいことだとさとり、思索にふけるために仕事を節した。そして時によると、幾日も終日瞑想のうちに過ごし、幻を見る人のように、恍惚と内心の光燿との無言の逸楽のうちに沈湎していた。彼は生活の方式をこう定めた。無形の仕事にでき得る限り多く働かんがために有形の仕事にでき得る限り少なく働くこと。言葉を換えて言えば、現実の生活に幾時間かを与え、残余の時間を無窮のうちに投げ込むこと。彼は何らの欠乏をも感じなかったので、そういうふうに取り入れられた静観はついに怠惰の一形式に終わるということに、気づかなかった。生活の最初の必要に打ち勝ったのみで満足したことに、そしてあまりに早く休息したことに、気づかなかった。
明らかにわかるとおり、このように元気な殊勝な性質にとっては、それは一時の過渡期の状態にすぎなかった。そして宿命の避くべからざる葛藤に触るるや直ちに、マリユスは覚醒するであろう。
ところで、彼は弁護士になってはいたけれども、またジルノルマン老人がそれをどう思ったとしても、彼は実際弁論もせず、三百代言をこね回しもしなかった。夢想は彼を転じて弁論から遠ざけた。代言人の家に出入りし、裁判のあとをつけ、事件を探る、それは彼のたえ得ないところだった。何ゆえにそういうことをする必要があるか。彼は生活の道を変える理由を少しも認めなかった。あの商売的なつまらない本屋の仕事は、ついに彼には確実な仕事となっていた。あまり骨の折れないことではあったが、前に説明してきたとおり、それだけで彼には十分だった。
彼が仕事をさしてもらってる種々な本屋のうちのひとりは、マジメル氏だったと思うが、彼を雇い込み、りっぱに住まわせ、一定の仕事を与え、年に千五百フラン払おうと、申し出てきた。りっぱに住まう、千五百フラン、なるほど結構ではある。しかし自由を捨てる、給料で働く、一種の抱え文士となる! マリユスの考えでは、それを承諾したら自分の地位はよくなると同時にまた悪くもなるのであった。楽な暮らしは得られるが、威厳は堕ちるのだった。完全な美しい不幸を醜い賤しい窮屈に変えることだった。盲人が片目の男になるようなものだった。マリユスはその申し出を断わった。
マリユスは孤立の生活をしていた。すべてのことの局外にいたいという趣味から、またあまりに脅かされたために、アンジョーラの主宰する群れにもすっかりはいり込みはしなかった。やはり仲のいい間がらではあり何か起こった場合にはできるだけの方法で助け合うことにはなっていたが、しかしそれ以上には深入りしなかった。マリユスは友人をふたり持っていた。ひとりは青年のクールフェーラックで、ひとりは老人のマブーフ氏だった。どちらかと言えば彼はその老人の方に傾いていた。第一に、そのおかげで心の革命が起こったし、またそのおかげで父を知り父を愛したのであった。「彼は私の内障眼をなおしてくれた」とマリユスは言っていた。
確かにその会堂理事は決定的な働きをした。
けれども、その場合マブーフ氏は、天意に代わって静かに虚心平気に仕事をなしたのである。彼は偶然にそして自ら識らずしてマリユスを照らしたのであって、あたかも人からそこに持ちきたされる蝋燭のごときものだった。彼はその蝋燭であって、その人ではなかった。
マリユスの内部に起こった政見的革命については、マブーフ氏は全く、それを了解し希望し指導することはできなかったのである。
今後再びマブーフ氏はこの物語の中に出て来るので、ここに彼について一言費やすのもむだではあるまい。
Chapitre IV M. Mabeuf
Le jour où M. Mabeuf disait à Marius: Certainement, j'approuve les opinions politiques, il exprimait le véritable état de son esprit. Toutes les opinions politiques lui étaient indifférentes, et il les approuvait toutes sans distinguer, pour qu'elles le laissassent tranquille, comme les Grecs appelaient les Furies «les belles, les bonnes, les charmantes», les Euménides. M. Mabeuf avait pour opinion politique d'aimer passionnément les plantes, et surtout les livres. Il possédait comme tout le monde sa terminaison en iste, sans laquelle personne n'aurait pu vivre en ce temps-là, mais il n'était ni royaliste, ni bonapartiste, ni chartiste, ni orléaniste, ni anarchiste; il était bouquiniste.
Il ne comprenait pas que les hommes s'occupassent à se haïr à propos de billevesées comme la charte, la démocratie, la légitimité, la monarchie, la République, etc., lorsqu'il y avait dans ce monde toutes sortes de mousses, d'herbes et d'arbustes qu'ils pouvaient regarder, et des tas d'in-folio et même d'in-trente-deux qu'ils pouvaient feuilleter. Il se gardait fort d'être inutile; avoir des livres ne l'empêchait pas de lire, être botaniste ne l'empêchait pas d'être jardinier. Quand il avait connu Pontmercy, il y avait eu cette sympathie entre le colonel et lui, que ce que le colonel faisait pour les fleurs, il le faisait pour les fruits. M. Mabeuf était parvenu à produire des poires de semis aussi savoureuses que les poires de Saint-Germain; c'est d'une de ses combinaisons qu'est née, à ce qu'il paraît, la mirabelle d'octobre, célèbre aujourd'hui, et non moins parfumée que la mirabelle d'été. Il allait à la messe plutôt par douceur que par dévotion, et puis parce qu'aimant le visage des hommes, mais haïssant leur bruit, il ne les trouvait qu'à l'église réunis et silencieux. Sentant qu'il fallait être quelque chose dans l'état, il avait choisi la carrière de marguillier. Du reste, il n'avait jamais réussi à aimer aucune femme autant qu'un oignon de tulipe ou aucun homme autant qu'un elzevir. Il avait depuis longtemps passé soixante ans lorsqu'un jour quelqu'un lui demanda: —Est-ce que vous ne vous êtes jamais marié?—J'ai oublié, dit-il. Quand il lui arrivait parfois—à qui cela n'arrive-t-il pas?—de dire:—Oh! si j'étais riche!—ce n'était pas en lorgnant une jolie fille, comme le père Gillenormand, c'était en contemplant un bouquin. Il vivait seul, avec une vieille gouvernante. Il était un peu chiragre, et quand il dormait ses vieux doigts ankylosés par le rhumatisme s'arc-boutaient dans les plis de ses draps. Il avait fait et publié une Flore des environs de Cauteretz avec planches coloriées, ouvrage assez estimé dont il possédait les cuivres et qu'il vendait lui-même. On venait deux ou trois fois par jour sonner chez lui, rue Mézières, pour cela. Il en tirait bien deux mille francs par an; c'était à peu près là toute sa fortune. Quoique pauvre, il avait eu le talent de se faire, à force de patience, de privations et de temps, une collection précieuse d'exemplaires rares en tous genres. Il ne sortait jamais qu'avec un livre sous le bras et il revenait souvent avec deux. L'unique décoration des quatre chambres au rez-de-chaussée qui, avec un petit jardin, composaient son logis, c'étaient des herbiers encadrés et des gravures de vieux maîtres. La vue d'un sabre ou d'un fusil le glaçait. De sa vie, il n'avait approché d'un canon, même aux Invalides. Il avait un estomac passable, un frère curé, les cheveux tout blancs, plus de dents ni dans la bouche ni dans l'esprit, un tremblement de tout le corps, l'accent picard, un rire enfantin, l'effroi facile, et l'air d'un vieux mouton. Avec cela point d'autre amitié ou d'autre habitude parmi les vivants qu'un vieux libraire de la porte Saint-Jacques appelé Royol. Il avait pour rêve de naturaliser l'indigo en France.
Sa servante était, elle aussi, une variété de l'innocence. La pauvre bonne vieille femme était vierge. Sultan, son matou, qui eût pu miauler le Miserere d'Allegri à la chapelle Sixtine, avait rempli son cœur et suffisait à la quantité de passion qui était en elle. Aucun de ses rêves n'était allé jusqu'à l'homme. Elle n'avait jamais pu franchir son chat. Elle avait, comme lui, des moustaches. Sa gloire était dans ses bonnets, toujours blancs. Elle passait son temps le dimanche après la messe à compter son linge dans sa malle et à étaler sur son lit des robes en pièce qu'elle achetait et qu'elle ne faisait jamais faire. Elle savait lire. M. Mabeuf l'avait surnommée la mère Plutarque.
M. Mabeuf avait pris Marius en gré, parce que Marius, étant jeune et doux, réchauffait sa vieillesse sans effaroucher sa timidité. La jeunesse avec la douceur fait aux vieillards l'effet du soleil sans le vent. Quand Marius était saturé de gloire militaire, de poudre à canon, de marches et de contre-marches, et de toutes ces prodigieuses batailles où son père avait donné et reçu de si grands coups de sabre, il allait voir M. Mabeuf, et M. Mabeuf lui parlait du héros au point de vue des fleurs.
Vers 1830, son frère le curé était mort, et presque tout de suite, comme lorsque la nuit vient, tout l'horizon s'était assombri pour M. Mabeuf. Une faillite—de notaire—lui enleva une somme de dix mille francs, qui était tout ce qu'il possédait du chef de son frère et du sien. La révolution de Juillet amena une crise dans la librairie. En temps de gêne, la première chose qui ne se vend pas, c'est une Flore. La Flore des environs de Cauteretz s'arrêta court. Des semaines s'écoulaient sans un acheteur. Quelquefois M. Mabeuf tressaillait à un coup de sonnette.—Monsieur, lui disait tristement la mère Plutarque, c'est le porteur d'eau.—Bref, un jour M. Mabeuf quitta la rue Mézières, abdiqua les fonctions de marguillier, renonça à Saint-Sulpice, vendit une partie, non de ses livres, mais de ses estampes,—ce à quoi il tenait le moins,—et s'alla installer dans une petite maison du boulevard Montparnasse, où du reste il ne demeura qu'un trimestre, pour deux raisons: premièrement, le rez-de-chaussée et le jardin coûtaient trois cents francs et il n'osait pas mettre plus de deux cents francs à son loyer; deuxièmement, étant voisin du tir Fatou, il entendait toute la journée des coups de pistolet, ce qui lui était insupportable.
Il emporta sa Flore, ses cuivres, ses herbiers, ses portefeuilles et ses livres, et s'établit près de la Salpêtrière dans une espèce de chaumière du village d'Austerlitz, où il avait pour cinquante écus par an trois chambres et un jardin clos d'une haie avec puits. Il profita de ce déménagement pour vendre presque tous ses meubles. Le jour de son entrée dans ce nouveau logis, il fut très gai et cloua lui-même les clous pour accrocher les gravures et les herbiers, il piocha son jardin le reste de la journée, et, le soir, voyant que la mère Plutarque avait l'air morne et songeait, il lui frappa sur l'épaule et lui dit en souriant:—Bah! nous avons l'indigo!
マブーフ氏がマリユスに向かって、「なるほど政治上の意見も結構です」と言った時、それは彼の精神の真の状態を言い現わしたものだった。あらゆる政治上の意見に、彼はまったく無関心で、そんなことはどうでもかまわないのだった。そして自分を平和にして置いてさえくれるものだったら、何でもかまわず是認した。あたかもギリシャ人らが、地獄の三女神フューリーのことを、「美の女神、善良の女神、魅惑の女神」あるいはウーメニード(親切な女神)、などと呼んだようなものである。マブーフ氏の政見といえば、植物およびことに書物の熱心なる愛好ということだった。当時はだれも党という終わりにくっつく一語なしには生きられなかったので、彼も同じくその終わりの党という語を持っていたが、しかし王党でもなく、ボナパルト党でもなく、憲法党でもなく、オルレアン党でもなく、無政府党でもなく、実に書物党であった。
世界にはながむるに足るべきあらゆる種類の苔や草や灌木があり、ひもとくに足るべき多くの二折形や三十二折形の書物があるのに、憲法だの民主だの正権だの王政だの共和だのという児戯に類することについて、人々が互いに憎み合うということを、彼は理解することができなかった。彼は有用ならんことを心掛けていて、書物をたくわえはするが読書をもし、植物学者ではあるが園丁でもあった。彼がポンメルシー大佐を知った時、大佐が花について試みてることを彼は果実について試みてるという同感が、ふたりの間にはあった。マブーフ氏はついに、サン・ジェルマンの梨にも劣らぬ味を有する苗木の梨の果を作り出すに至った。また夏の黄梅にも劣らぬ香味のある今日有名な十月の黄梅の果が生まれ出たのも、たぶん彼の工夫の一つからだったらしい。よく弥撒に行ったのも、信仰からというよりむしろ穏和を好むからだった。そしてまた人の顔は好きだがその声はきらいなところから、人が大勢集まって黙ってるのは会堂でしか見られないからだった。国家のために少しは尽さなければならないと思って、会堂理事の職を選んだのだった。その上、女のことといったらチューリップの球根ほどにも思っていず、男のことといったらオランダのエルゼヴィール版の書物ほどにも思っていなかった。もう六十の坂をとくに越していたが、ある日だれかが彼に尋ねた、「あなたは結婚したことがおありですか。」「忘れてしまいました、」と彼は答えた。時とすると、だれにもそれは起きることであるが、こう口にすることもあった、「ああ私に金があったら!」しかしそれは、ジルノルマン老人のようにきれいな娘を横目で見ながら言うのではなく、古書をながめながら言うのだった。彼はひとりで、年寄りの女中といっしょに住んでいた。少し手部痛風にかかっていた。そしてリューマチから来る関節不随の指を休ませようとする時には、布を折ってそれでゆわえた。彼はコートレー付近の特産植物誌という彩色版入りの書物をこしらえて出版したが、かなりの評判で、その銅版を持っていて自ら売った。そのためメジュール街の彼の門をたたく者が日に二、三度はあった。彼はそのため年に二千フランばかりを得ていた。それがほとんど彼の財産全部だった。そして貧しくはあったが、忍耐と倹約と長い間のおかげで、あらゆる種類の高価な珍本を集めることができた。外出する時はいつも書物を一冊小わきに抱えていたが、帰って来る時にはしばしば二冊となっていた。小さな庭と一階の四つの室とが彼の住居だったが、その唯一の装飾としては枠に入れた植物標本と古い名家の版画だけだった。サーベルや銃を見ると身体が凍える思いをした。生涯の間一度も大砲に近寄ったこともなく廃兵院に行ったこともなかった。かなりの胃袋を持っており、司教をしてるひとりの兄があり、頭髪はまっ白で、口にも心にも歯がなくなり、身体中震え、言葉はピカルディーなまりで、子供のような笑い方をし、すぐに物におそれ、年取った羊のような様子をしていた。その上、ポルト・サン・ジャックの本屋の主人でロアイヨルという老人のほか、生きた者のうちには友人も知己もなかった。その夢想は、藍をフランスの土地に育ててみたいということだった。
女中の方もまた、質朴な性質だった。そのあわれな人のいい婆さんは、かつて結婚したことがなかった。ローマのシクスティーヌ礼拝堂でアレグリ作の聖歌でも歌いそうなスュルタンという牡猫が、彼女の心を占領して、彼女のうちに残ってる愛情にとっては十分だった。彼女の夢想は少しも人間までは及ばなかった。決して彼女は自分の猫より先まで出ようとはしなかった。猫と同じように口髭がはえていた。その自慢はいつもまっ白な帽子だった。日曜日に弥撒から帰って来ると、行李の中の下着を数えたり、買ったばかりで決して仕立てない反物を寝床の上にひろげてみたりして、時間を過ごした。読むことはできた。マブーフ氏は彼女にプリュタルク婆さんという綽名をつけていた。
マブーフ氏はマリユスが好きであった。なぜなら、マリユスは若くて穏和だったので、彼の内気を脅かすことなく彼の老年をあたためてくれたからである。穏和な青年は、老人にとっては風のない太陽のようなものである。マリユスは武勲や火薬や入り乱れた進軍など、父が幾多の剣撃を与えまた受けたあの驚くべき戦闘で、まったく心を満たされてしまったとき、マブーフ氏を訪ねて行った。するとマブーフ氏は、花栽培の方面からその英雄のことを語ってきかした。
一八三〇年ごろ、兄の司祭は死んだ。そしてほとんどすぐに、マブーフ氏の眼界は夜がきたように暗くなった。破産――公証人の――は、兄と自分との名義で所有していた全部である一万フランを、彼から奪ってしまった。七月革命は書籍業に危機をきたした。騒乱の時代にまっ先に売れなくなるものは特産植物誌などというものである。コートレー付近の特産植物誌はぱったりその売れ行きが止まった。幾週間たってもひとりの買い手もなかった。時とするとマブーフ氏は呼鈴のなるのに喜んで飛び立った。「旦那様、水屋でございますよ、」とプリュタルク婆さんは悲しげに言った。ついにマブーフ氏はメジエール街を去り、会堂理事の職をやめ、サン・スュルピス会堂を見捨て、書物は売らなかったが版画の一部を売り――それは大して大事にしているものではなかった――そしてモンパルナス大通りに行って小さな家に居を定めた。しかしそこには三カ月しか住まなかった。それには二つの理由があった。第一は、一階と庭とで三百フランもかかるのに、二百フランしか借料にあてたくなかったからである。第二は、ファトゥー射的場の隣だったので、終日拳銃の音がして、それにたえ得なかったからである。
彼はその特産植物誌と銅版と植物標本と紙ばさみと書物とを持って、サルペートリエール救済院の近くに、オーステルリッツ村の茅屋に居を定めた。そこで彼は年に五十エキュー(二百五十フラン)で、三つの室と、籬で囲まれ井戸のついてる一つの庭を得たのである。彼はその移転を機会として、ほとんどすべての家具を売り払ってしまった。そして新しい住居にはいってきた日、きわめて愉快そうで、版画や植物標本をかける釘を自分で打ち、残りの時間は庭を掘り返すことに使い、晩になって、プリュタルク婆さんが陰気な様子をして考え込んでるのを見ると、その肩をたたいてほほえみながら言った、「おい、藍ができるよ。」

Deux seuls visiteurs, le libraire de la porte Saint-Jacques et Marius, étaient admis à le voir dans sa chaumière d'Austerlitz, nom tapageur qui lui était, pour tout dire, assez désagréable.
Du reste, comme nous venons de l'indiquer, les cerveaux absorbés dans une sagesse, ou dans une folie, ou, ce qui arrive souvent, dans les deux à la fois, ne sont que très lentement perméables aux choses de la vie. Leur propre destin leur est lointain. Il résulte de ces concentrations-là une passivité qui, si elle était raisonnée, ressemblerait à la philosophie. On décline, on descend, on s'écoule, on s'écroule même, sans trop s'en apercevoir. Cela finit toujours, il est vrai, par un réveil, mais tardif. En attendant, il semble qu'on soit neutre dans le jeu qui se joue entre notre bonheur et notre malheur. On est l'enjeu, et l'on regarde la partie avec indifférence.
C'est ainsi qu'à travers cet obscurcissement qui se faisait autour de lui, toutes ses espérances s'éteignant l'une après l'autre, M. Mabeuf était resté serein, un peu puérilement, mais très profondément. Ses habitudes d'esprit avaient le va-et-vient d'un pendule. Une fois monté par une illusion, il allait très longtemps, même quand l'illusion avait disparu. Une horloge ne s'arrête pas court au moment précis où l'on en perd la clef.
M. Mabeuf avait des plaisirs innocents. Ces plaisirs étaient peu coûteux et inattendus; le moindre hasard les lui fournissait. Un jour la mère Plutarque lisait un roman dans un coin de la chambre. Elle lisait haut, trouvant qu'elle comprenait mieux ainsi. Lire haut, c'est s'affirmer à soi-même sa lecture. Il y a des gens qui lisent très haut et qui ont l'air de se donner leur parole d'honneur de ce qu'ils lisent.
La mère Plutarque lisait avec cette énergie-là le roman qu'elle tenait à la main. M. Mabeuf entendait sans écouter.
Tout en lisant, la mère Plutarque arriva à cette phrase. Il était question d'un officier de dragons et d'une belle:
«...La belle bouda, et le dragon...»
Ici elle s'interrompit pour essuyer ses lunettes.
—Bouddha et le Dragon, reprit à mi-voix M. Mabeuf. Oui, c'est vrai, il y avait un dragon qui, du fond de sa caverne, jetait des flammes par la gueule et brûlait le ciel. Plusieurs étoiles avaient déjà été incendiées par ce monstre qui, en outre, avait des griffes de tigre. Bouddha alla dans son antre et réussit à convertir le dragon. C'est un bon livre que vous lisez là, mère Plutarque. Il n'y a pas de plus belle légende.
Et M. Mabeuf tomba dans une rêverie délicieuse.
ただふたりの訪問客、ポルト・サン・ジャックの本屋とマリユスとだけが、そのオーステルリッツの茅屋で彼に会うことを許されていた。なお落ちなく言えば、戦争にちなんだこの殺伐な地名は、彼にはかなり不愉快でもあった。
なおまた、前に指摘してきたとおり、一つの知恵か、一つの熱狂か、あるいはまた往々あるとおりその両方に、まったくとらえられてしまってる頭脳は、実生活の事物に通ずることがきわめて遅いものである。自分自身の運命が彼らには遠いものである。そういう頭脳の集中からは一種の受動性が生ずるもので、それが理知的になると哲学に似寄ってくる。衰微し、零落し、流れ歩き、倒れまでしても自分ではそれにあまり気がつかない。実際ついには目をさますに至るけれど、それもずっと後のことである。それまでは、幸と不幸との賭事の中で局外者のように平気でいる。彼らはその間に置かれた賭金でありながら、不関焉として両方をぼんやりながめている。
そういうふうにして、自分のまわりに希望が相次いで消えてゆきしだいに薄暗くなるにもかかわらず、マブーフ氏はどこか子供らしくしかもきわめて深く落ち着き払っていた。彼の精神の癖は振り子の動揺にも似ていた。一度幻でねじが巻かれると長く動いていて、その幻が消えてもなお止まらなかった。時計は鍵がなくなった時に急に止まるものではない。
マブーフ氏は他愛ない楽しみを持っていた。その楽しみは金もかからずまた思いも寄らぬものだった。ちょっとした偶然の機会から彼はそれを得た。ある日プリュタルク婆さんは室の片すみで小説を読んでいた。その方がよくわかるからと言って声高に読んでいた。声高に読むことは読んでるのだと自分自身にのみこませることである。至って声高に物を読んで、自分は今読書をしてると自分自身に納得させるような様子をしてる者が、世にはずいぶんある。
プリュタルク婆さんはそういう元気で、手に持ってる小説を読んでいた。マブーフ氏は聞くともなしにそれを聞いていた。
そのうちにプリュタルク婆さんは次のような文句の所にきた。それはひとりの竜騎兵の将校と美人との話だった。
『……美人ブーダ(口をとがらした)、と竜騎兵は……。』
そこで婆さんは眼鏡をふくためにちょっと言葉を切った。
「仏陀と竜……。」とマブーフ氏は口の中でくり返した。「なるほどそのとおりだ。昔一匹の竜がいて、その洞穴の奥で口から炎を吐き出して天を焦がした。既に多くの星はその怪物から焼かれたことがあり、その上奴は虎のような爪を持っていた。でその時仏陀は洞穴の中にはいってゆき、首尾よく竜を改心さしたのだ。プリュタルク婆さん、お前がそこで読んでるのはいい書物だ。それ以上に美しい物語は世間にない。」
そしてマブーフ氏は楽しい空想にふけった。
Chapitre V Pauvreté, bonne voisine de misère
Marius avait du goût pour ce vieillard candide qui se voyait lentement saisi par l'indigence, et qui arrivait à s'étonner peu à peu, sans pourtant s'attrister encore. Marius rencontrait Courfeyrac et cherchait M. Mabeuf. Fort rarement pourtant, une ou deux fois par mois, tout au plus.
Le plaisir de Marius était de faire de longues promenades seul sur les boulevards extérieurs, ou au Champ de Mars ou dans les allées les moins fréquentées du Luxembourg. Il passait quelquefois une demi-journée à regarder le jardin d'un maraîcher, les carrés de salade, les poules dans le fumier et le cheval tournant la roue de la noria. Les passants le considéraient avec surprise, et quelques-uns lui trouvaient une mise suspecte et une mine sinistre. Ce n'était qu'un jeune homme pauvre, rêvant sans objet.
C'est dans une de ses promenades qu'il avait découvert la masure Gorbeau, et, l'isolement et le bon marché le tentant, il s'y était logé. On ne l'y connaissait que sous le nom de monsieur Marius.
Quelques-uns des anciens généraux ou des anciens camarades de son père l'avaient invité, quand ils le connurent, à les venir voir. Marius n'avait point refusé. C'étaient des occasions de parler de son père. Il allait ainsi de temps en temps chez le comte Pajol, chez le général Bellavesne, chez le général Fririon, aux Invalides. On y faisait de la musique, on y dansait. Ces soirs-là Marius mettait son habit neuf. Mais il n'allait jamais à ces soirées ni à ces bals que les jours où il gelait à pierre fendre, car il ne pouvait payer une voiture et il ne voulait arriver qu'avec des bottes comme des miroirs.
Il disait quelquefois, mais sans amertume:—Les hommes sont ainsi faits que, dans un salon, vous pouvez être crotté partout, excepté sur les souliers. On ne vous demande là, pour vous bien accueillir, qu'une chose irréprochable; la conscience? non, les bottes.
Toutes les passions, autres que celles du cœur, se dissipent dans la rêverie. Les fièvres politiques de Marius s'y étaient évanouies. La révolution de 1830, en le satisfaisant, et en le calmant, y avait aidé. Il était resté le même, aux colères près. Il avait toujours les mêmes opinions, seulement elles s'étaient attendries. À proprement parler, il n'avait plus d'opinions, il avait des sympathies. De quel parti était-il? du parti de l'humanité. Dans l'humanité il choisissait la France; dans la nation il choisissait le peuple; dans le peuple il choisissait la femme. C'était là surtout que sa pitié allait. Maintenant il préférait une idée à un fait, un poète à un héros, et il admirait plus encore un livre comme Job qu'un événement comme Marengo. Et puis quand, après une journée de méditation, il s'en revenait le soir par les boulevards et qu'à travers les branches des arbres il apercevait l'espace sans fond, les lueurs sans nom, l'abîme, l'ombre, le mystère, tout ce qui n'est qu'humain lui semblait bien petit.
Il croyait être et il était peut-être en effet arrivé au vrai de la vie et de la philosophie humaine, et il avait fini par ne plus guère regarder que le ciel, seule chose que la vérité puisse voir du fond de son puits.
Cela ne l'empêchait pas de multiplier les plans, les combinaisons, les échafaudages, les projets d'avenir. Dans cet état de rêverie, un œil qui eût regardé au dedans de Marius, eût été ébloui de la pureté de cette âme. En effet, s'il était donné à nos yeux de chair de voir dans la conscience d'autrui, on jugerait bien plus sûrement un homme d'après ce qu'il rêve que d'après ce qu'il pense. Il y a de la volonté dans la pensée, il n'y en a pas dans le rêve. Le rêve, qui est tout spontané, prend et garde, même dans le gigantesque et l'idéal, la figure de notre esprit. Rien ne sort plus directement et plus sincèrement du fond même de notre âme que nos aspirations irréfléchies et démesurées vers les splendeurs de la destinée. Dans ces aspirations, bien plus que dans les idées composées, raisonnées et coordonnées, on peut retrouver le vrai caractère de chaque homme. Nos chimères sont ce qui nous ressemble le mieux. Chacun rêve l'inconnu et l'impossible selon sa nature.
Vers le milieu de cette année 1831, la vieille qui servait Marius lui conta qu'on allait mettre à la porte ses voisins, le misérable ménage Jondrette. Marius, qui passait presque toutes ses journées dehors, savait à peine qu'il eût des voisins.
—Pourquoi les renvoie-t-on? dit-il.
—Parce qu'ils ne payent pas leur loyer. Ils doivent deux termes.
—Combien est-ce?
—Vingt francs, dit la vieille.
Marius avait trente francs en réserve dans un tiroir.
—Tenez, dit-il à la vieille, voilà vingt-cinq francs. Payez pour ces pauvres gens, donnez-leur cinq francs, et ne dites pas que c'est moi.
マリユスはその廉直な老人を好んだ。老人は徐々に窮乏のうちに陥ってゆくのに気づき、しだいに驚いてはいたが、まだ少しも悲しみはしなかった。マリユスはクールフェーラックにも出会い、またマブーフ氏をも訪れた。だがそれもごくまれで、月に多くて一、二回にすぎなかった。
マリユスの楽しみは、郊外の並み木通りや、練兵場や、リュクサンブールの園の最も人の少ない道などを、ひとりで長く散歩することだった。時には、園芸家の庭や、サラド畑や、小屋の鶏や、水揚げ機械の車を動かす馬などをながめて、半日も過ごすことがあった。通りがかりの者は驚いて彼をうちながめ、ある者はその服装を怪しみその顔つきをすごく思った。しかしそれは、あてもなく夢想にふけってる貧しい青年にすぎなかった。
彼がゴルボー屋敷を見いだしたのは、そういう散歩の折りであった。そしてその寂しいさまと代が安いのとにひかされて、そこに住むことにした。そこで彼はただマリユス氏という名前だけで知られていた。
父の昔の将軍や昔の同僚らのうちには、彼の身の上を知るとその邸に招いてくれる者もあった。マリユスは断わらなかった。それは父のことを話す機会だった。そういうふうにして彼は時々、パジョル伯爵やベラヴェーヌ将軍やフリリオン将軍などの邸を訪れ、また廃兵院にも行った。音楽や舞踏などがあった。そういう晩マリユスは新しい上衣をつけて行った。けれども寒い凍りついた日でなければ、決してそれらの夜会や舞踏会に行かなかった。なぜなら、馬車を雇ってゆくことができなかったし、少しでもよごれた靴をはいて向こうに着くことを欲しなかったから。
彼は時々こう言った、しかしそれは別に皮肉のつもりではなかった。「客間では、靴を除いては全身泥だらけでもかまわないものだ。よく迎えられんがためには、非の打ちどころのないただ一つのものさえあれば十分だ。それは良心であるか、否、靴である。」
あらゆる情熱は、愛のそれを除いては、夢想のうちに消散してしまうものである。マリユスの政治上の熱も、夢想のうちに消え失せてしまった。一八三〇年の革命は、彼を満足させ彼をしずめさして、それを助けた。しかし憤激を除いては、後はやはり元と同じだった。彼の意見はただ和らげられたというのみで、少しも変わりはなかった。更によく言えば、彼はもう意見などというものを持たず、ただ同感をのみ持っていた。いかなる党派かといえば、彼は人類派だった。そして人類のうちではフランスを選び、国民のうちでは民衆を選び、民衆のうちでは婦人を選んだ。彼の憐憫が特に向けられたのはその点へであった。今や彼は事実よりも思想を好み、英雄よりも詩人を好み、マレンゴーのような事件よりもヨブ記のような書物をいっそう賛美した。それからまた、一日の瞑想の後、夕方並み木通りを帰って来る時、そして樹木の枝の間から、底なき空間を、言い難き光輝を、深淵を、影を、神秘をながむる時、単に人類にのみかかわることはすべてきわめて微小であるように彼には思えた。
人生の真に、そして人類の哲理の真に、ついに到達したと彼は思っていた。おそらく実際到達していたであろう。そして今やもうほとんど天をしかながめなくなった。実に天こそは、真理がその井戸の底からながめ得る唯一のものである。
それでもなお彼は、未来に対する計画考案組立仕組をふやしてゆくことはやめなかった。そういう夢想の状態にあるマリユスの内部をながむるならば、その魂の純潔さにいかなる目も眩惑されるであろう。実際、他人の内心をのぞくことが肉眼に許されるならば、人はその思想するところのものによってよりも、その夢想するところのものによっていっそう確実に判断さるるであろう。思想のうちには意志がある。しかし夢想のうちにはそれがない。まったく自発的である夢想は、巨大と理想とのうちにあっても、人の精神の形を取りそれを保全する。燦然たる運命の方へ向けらるる無考慮で無限度な憧憬ほど、人の魂の底から直接にまた誠実に出てくるものはない。こしらえ上げ推理し組み合わした理想の中よりも、それらの憧憬の中にこそ、各人の真の性格は見いだされる。幻想こそ最もよくその人に似る。各人はその性格に従って不可知のものと不可能のものとを夢想する。
一八三一年の中ごろ、マリユスの用を達していた婆さんは、マリユスの隣に住んでるジョンドレットというあわれな一家が、まさに追い払われようとしてることを話してきかした。ほとんど毎日外にばかり出ていたマリユスは、隣の室に人が住んでるかさえもよく知らなかった。
「どうして追い払われるんです。」と彼は言った。
「室代を払わないからですよ。二期分もたまっています。」
「いかほどになるんです。」
「二十フランですよ。」と婆さんは言った。
マリユスは引き出しの中に三十フランたくわえていた。
「さあ、」と彼は婆さんに言った、「ここに二十五フランあります。そのかわいそうな人たちのために払ってやり、余った五フランはその人たちにやって下さい。だが私がしたんだと言ってはいけませんよ。」
Chapitre VI Le remplaçant
Le hasard fit que le régiment dont était le lieutenant Théodule vint tenir garnison à Paris. Ceci fut l'occasion d'une deuxième idée pour la tante Gillenormand. Elle avait, une première fois, imaginé de faire surveiller Marius par Théodule; elle complota de faire succéder Théodule à Marius.
À toute aventure, et pour le cas où le grand-père aurait le vague besoin d'un jeune visage dans la maison, ces rayons d'aurore sont quelquefois doux aux ruines, il était expédient de trouver un autre Marius. Soit, pensa-t-elle, c'est un simple erratum comme j'en vois dans les livres; Marius, lisez Théodule.
Un petit-neveu est l'à peu près d'un petit-fils; à défaut d'un avocat, on prend un lancier.
Un matin, que M. Gillenormand était en train de lire quelque chose comme la Quotidienne, sa fille entra, et lui dit de sa voix la plus douce, car il s'agissait de son favori:
—Mon père, Théodule va venir ce matin vous présenter ses respects.
—Qui ça, Théodule?
—Votre petit-neveu.
—Ah! fit le grand-père.
Puis il se remit à lire, ne songea plus au petit-neveu qui n'était qu'un Théodule quelconque, et ne tarda pas à avoir beaucoup d'humeur, ce qui lui arrivait presque toujours quand il lisait. La «feuille», qu'il tenait, royaliste d'ailleurs, cela va de soi, annonçait pour le lendemain, sans aménité aucune, un des petits événements quotidiens du Paris d'alors:
—Que les élèves des écoles de droit et de médecine devaient se réunir sur la place du Panthéon à midi;—pour délibérer.—Il s'agissait d'une des questions du moment, de l'artillerie de la garde nationale, et d'un conflit entre le ministre de la guerre et «la milice citoyenne» au sujet des canons parqués dans la cour du Louvre. Les étudiants devaient «délibérer» là-dessus. Il n'en fallait pas beaucoup plus pour gonfler M. Gillenormand.
Il songea à Marius, qui était étudiant, et qui, probablement, irait, comme les autres, «délibérer, à midi, sur la place du Panthéon».
Comme il faisait ce songe pénible, le lieutenant Théodule entra, vêtu en bourgeois, ce qui était habile, et discrètement introduit par mademoiselle Gillenormand. Le lancier avait fait ce raisonnement:—Le vieux druide n'a pas tout placé en viager. Cela vaut bien qu'on se déguise en pékin de temps en temps.
Mademoiselle Gillenormand dit, haut, à son père:
—Théodule, votre petit-neveu.
Et, bas, au lieutenant:
—Approuve tout.
Et se retira.
Le lieutenant, peu accoutumé à des rencontres si vénérables, balbutia avec quelque timidité: Bonjour, mon oncle, et fit un salut mixte composé de l'ébauche involontaire et machinale du salut militaire achevée en salut bourgeois.
—Ah! c'est vous; c'est bien, asseyez-vous, dit l'aïeul.
Cela dit, il oublia parfaitement le lancier.
Théodule s'assit, et M. Gillenormand se leva.
M. Gillenormand se mit à marcher de long en large, les mains dans ses poches, parlant tout haut et tourmentant avec ses vieux doigts irrités les deux montres qu'il avait dans ses deux goussets.
—Ce tas de morveux! ça se convoque sur la place du Panthéon! Vertu de ma mie! Des galopins qui étaient hier en nourrice! Si on leur pressait le nez, il en sortirait du lait! Et ça délibère demain à midi! Où va-t-on? où va-t-on? Il est clair qu'on va à l'abîme. C'est là que nous ont conduits les descamisados! L'artillerie citoyenne! Délibérer sur l'artillerie citoyenne! S'en aller jaboter en plein air sur les pétarades de la garde nationale! Et avec qui vont-ils se trouver là? Voyez un peu où mène le jacobinisme. Je parie tout ce qu'on voudra, un million contre un fichtre, qu'il n'y aura là que des repris de justice et des forçats libérés. Les républicains et les galériens, ça ne fait qu'un nez et qu'un mouchoir. Carnot disait: Où veux-tu que j'aille, traître? Fouché répondait: Où tu voudras, imbécile! Voilà ce que c'est que les républicains.
—C'est juste, dit Théodule.
偶然にも、中尉テオデュールの属していた連隊がパリーに駐屯することとなった。その好機はジルノルマン伯母に第二の考案を与えた。最初彼女はテオデュールにマリユスを監視させようとしたのであったが、こんどはテオデュールにマリユスのあとを継がせようと謀った。
とにかく、家の中に青年の面影がほしいと祖父が漠然と感じているに違いない場合なので――青年という曙は廃残の老人にとっては往々快いものである――別のマリユスを見いだすのに好都合だった。伯母は考えた。「なに、書物の中で見当たる誤植のようなものさ。マリユスというのをテオデュールと読めばよい。」
孫に当たる甥は直接の孫と大差はない。弁護士がいないので槍騎兵を入れるわけである。
ある日の朝、ジルノルマン氏がコティディエンヌ紙か何かを読んでいた時、娘ははいってきて、一番やさしい声で彼に言った。自分が目をかけてやってる者に関することだったから。
「お父さん、今朝テオデュールがごあいさつに参ることになっています。」
「だれだ、テオデュールとは?」
「あなたの甥の子ですよ。」
「あー。」と祖父は言った。
それから彼はまた読み初めて、テオデュールとか何とかいうその甥のことはもう頭にしていなかった。そして物を読む時にはほとんどいつものことだったが、その時もやがて興奮し出した。彼が手にしていた「新聞か何か」は、もとより王党のものだったことはわかりきっているが、それが少しも筆を和らげないで、当時のパリーに毎日のように起こっていたある小事件の一つが、翌日起こることを報じていた。――法律学校と医学校との学生が、正午にパンテオンの広場に集まることになっている、評議するために。――それは一つの時事問題に関することだった。すなわち国民軍の砲兵に関することで、ルーヴル宮殿の中庭に据えられた大砲について陸軍大臣と「市民軍」の間に起こった争論に関してだった。学生らはそのことを「評議する」ことになっていた。それだけで既にジルノルマン氏の胸をいっぱいふくれさすには十分だった。
彼はマリユスのことを考えた。マリユスも学生であって、たぶん他の者と同じく、「正午にパンテオンの広場に評議しに」行くであろう。
彼がそういうつらい考えにふけっている時、中尉のテオデュールは平服を着て――平服を着たのは上手なやり方だった――ジルノルマン嬢に用心深く導かれて、そこにはいってきた。槍騎兵はこんなふうに考えていた。「この頑固親爺も財産をそっくり終身年金に入れたわけでもあるまい。金になるなら時々は人民服を着るのもいい。」
ジルノルマン嬢は高い声で父に言った。
「甥の子のテオデュールです。」
そして低い声で中尉に言った。
「何でも賛成するんですよ。」
そして彼女は室を出て行った。
中尉はそんなきちょうめんな会見にはあまりなれていなかったので、多分おずおずとつぶやいた。「伯父様、こんにちは。」そして、軍隊式敬礼の無意識的な機械的な型を普通の敬礼の型にくずした中間のおじぎをした。
「あーお前か。よくきた。まあすわるがいい。」と祖父は言った。
しかしそう言ったばかりで、彼はすっかり槍騎兵のことを忘れてしまった。
テオデュールはすわったが、ジルノルマン氏は立ち上がった。
ジルノルマン氏は両手をポケットにつっ込んで、室をあちらこちら歩き出し、二つの内隠しの中に入れていた二つの時計を、年老いた震える指先でいじりながら、声高にしゃべり出した。
「鼻ったらしどもが! パンテオンの広場に集まる。ばかな! 昨日まで乳母がついていた小僧のくせに。鼻をすったら乳が出ようという奴どもが。それで明日正午に評議する! こんなありさまでどうなるんだ。どうなるんだ。世はまっ暗やみになるのはわかりきってる。シャツなしども(革命共和党)のおかげでこんなことになるんだ。市の砲兵! 市の砲兵のことを評議する! 国民軍の大砲の音について、はばかりもなく外に出てきてがやがやしやがるとは。しかもどんな奴らが集まろうというのか。ジャコバン主義(過激民主主義)がどんなところに落ち着くか見るがいい。私は何でも賭ける。百万円でも賭ける、そして断言するんだ、そんな所へ行く奴は罪人か前科者ばかりだ。共和党に囚人、いい取り組みだ。カルノーは言った、『わしにどうしろと言うのか、反逆人めが』フーシェは答えた。『勝手にしろばか者!』そういうのが共和党の常だ。」
「ごもっともです。」とテオデュールは言った。

M. Gillenormand tourna la tête à demi, vit Théodule, et continua:
—Quand on pense que ce drôle a eu la scélératesse de se faire carbonaro! Pourquoi as-tu quitté ma maison? Pour t'aller faire républicain. Pssst! d'abord le peuple n'en veut pas de ta République, il n'en veut pas, il a du bon sens, il sait bien qu'il y a toujours eu des rois et qu'il y en aura toujours, il sait bien que le peuple, après tout, ce n'est que le peuple, il s'en hurle, de ta République, entends-tu, crétin! Est-ce assez horrible, ce caprice-là! S'amouracher du père Duchêne, faire les yeux doux à la guillotine, chanter des romances et jouer de la guitare sous le balcon de 93, c'est à cracher sur tous ces jeunes gens-là, tant ils sont bêtes! Ils en sont tous là. Pas un n'échappe. Il suffit de respirer l'air qui passe dans la rue pour être insensé. Le dix-neuvième siècle est du poison. Le premier polisson venu laisse pousser sa barbe de bouc, se croit un drôle pour de vrai, et vous plante là les vieux parents. C'est républicain, c'est romantique. Qu'est-ce que c'est que ça, romantique? faites-moi l'amitié de me dire ce que c'est que ça? Toutes les folies possibles. Il y a un an, ça vous allait à Hernani. Je vous demande un peu, Hernani! des antithèses! des abominations qui ne sont pas même écrites en français! Et puis on a des canons dans la cour du Louvre. Tels sont les brigandages de ce temps-ci.
—Vous avez raison, mon oncle, dit Théodule.
M. Gillenormand reprit:
—Des canons dans la cour du Muséum! pourquoi faire? Canon, que me veux-tu? Vous voulez donc mitrailler l'Apollon du Belvédère? Qu'est-ce que les gargousses ont à faire avec la Vénus de Médicis? Oh! ces jeunes gens d'à présent, tous des chenapans! Quel pas grand'chose que leur Benjamin Constant! Et ceux qui ne sont pas des scélérats sont des dadais! Ils font tout ce qu'ils peuvent pour être laids, ils sont mal habillés, ils ont peur des femmes, ils ont autour des cotillons un air de mendier qui fait éclater de rire les jeannetons; ma parole d'honneur, on dirait les pauvres honteux de l'amour. Ils sont difformes, et ils se complètent en étant stupides; ils répètent les calembours de Tiercelin et de Potier, ils ont des habits-sacs, des gilets de palefrenier, des chemises de grosse toile, des pantalons de gros drap, des bottes de gros cuir, et le ramage ressemble au plumage. On pourrait se servir de leur jargon pour ressemeler leurs savates. Et toute cette inepte marmaille vous a des opinions politiques. Il devrait être sévèrement défendu d'avoir des opinions politiques. Ils fabriquent des systèmes, ils refont la société, ils démolissent la monarchie, ils flanquent par terre toutes les lois, ils mettent le grenier à la place de la cave et mon portier à la place du roi, ils bousculent l'Europe de fond en comble, ils rebâtissent le monde, et ils ont pour bonne fortune de regarder sournoisement les jambes des blanchisseuses qui remontent dans leurs charrettes! Ah! Marius! ah! gueusard! aller vociférer en place publique! discuter, débattre, prendre des mesures! ils appellent cela des mesures, justes dieux! le désordre se rapetisse et devient niais. J'ai vu le chaos, je vois le gâchis. Des écoliers délibérer sur la garde nationale, cela ne se verrait pas chez les Ogibbewas et chez les Cadodaches! Les sauvages qui vont tout nus, la caboche coiffée comme un volant de raquette, avec une massue à la patte, sont moins brutes que ces bacheliers-là! Des marmousets de quatre sous! ça fait les entendus et les jordonnes! ça délibère et ratiocine! C'est la fin du monde. C'est évidemment la fin de ce misérable globe terraqué. Il fallait un hoquet final, la France le pousse. Délibérez, mes drôles! Ces choses-là arriveront tant qu'ils iront lire les journaux sous les arcades de l'Odéon. Cela leur coûte un sou, et leur bon sens, et leur intelligence, et leur cœur, et leur âme, et leur esprit. On sort de là, et l'on fiche le camp de chez sa famille. Tous les journaux sont de la peste; tous, même le Drapeau blanc! au fond Martainville était un jacobin! Ah! juste ciel! tu pourras te vanter d'avoir désespéré ton grand-père, toi!
—C'est évident, dit Théodule.
Et, profitant de ce que M. Gillenormand reprenait haleine, le lancier ajouta magistralement:
—Il ne devrait pas y avoir d'autre journal que le Moniteur et d'autre livre que l'Annuaire militaire.
M. Gillenormand poursuivit:
—C'est comme leur Sieyès! un régicide aboutissant à un sénateur! car c'est toujours par là qu'ils finissent. On se balafre avec le tutoiement citoyen pour arriver à se faire dire monsieur le comte. Monsieur le comte gros comme le bras, des assommeurs de septembre! Le philosophe Sieyès! Je me rends cette justice que je n'ai jamais fait plus de cas des philosophies de tous ces philosophes-là que des lunettes du grimacier de Tivoli! J'ai vu un jour les sénateurs passer sur le quai Malaquais en manteaux de velours violet semés d'abeilles avec des chapeaux à la Henri IV. Ils étaient hideux. On eût dit les singes de la cour du tigre. Citoyens, je vous déclare que votre progrès est une folie, que votre humanité est un rêve, que votre révolution est un crime, que votre République est un monstre, que votre jeune France pucelle sort du lupanar, et je vous le soutiens à tous, qui que vous soyez, fussiez-vous publicistes, fussiez-vous économistes, fussiez-vous légistes, fussiez-vous plus connaisseurs en liberté, en égalité et en fraternité que le couperet de la guillotine! Je vous signifie cela, mes bonshommes!
—Parbleu, cria le lieutenant, voilà qui est admirablement vrai.
M. Gillenormand interrompit un geste qu'il avait commencé, se retourna, regarda fixement le lancier Théodule entre les deux yeux, et lui dit:
—Vous êtes un imbécile.
ジルノルマン氏は少し頭を振り向けてテオデュールを見、そしてまた言い続けた。
「この恥知らず奴が、秘密結社のうちにはいったのは思ってもしゃくにさわる! なぜ貴様は家を出て行ったんだ、共和党になるためか。ばか! 第一人民は共和なんか望んでいない。望んでいないんだ。人民は良識を持っている。常に国王があったこと、常に国王があるべきことを知ってる。人民は要するに人民にすぎないことを知ってる。共和なんかはばかにしてるんだ。わかったか、ぐずめが! そんなむら気はのろうべきだ。デュシェーヌ紙(訳者注 革命時代の過激なる新聞)に惚れ込み、断頭台に色目を使い、一七九三年の舞台裏で小唄を歌いギターをひくとは、唾を吐きかけても足りん。それほど今の若者らはばかだ。皆そうだ。ひとりとしていい奴はいない。街路に流れてる空気を吸えば、それでもう気が狂ってしまう。十九世紀は毒だ。どのいたずらっ児も、少しばかり山羊のような髯がはえ出すと、ひとかど物がわかった気になって、古い身内の者を捨ててしまう。何かと言えば共和だのロマンティックだのという。いったいロマンティックとは何だ。説明してもらいたいもんだ。ばかげきったことばかりじゃないか。エルナニがあったのは一年前だ(訳者注 本書の作者ユーゴーの戯曲で、一八三〇年その第一回公演はロマンティック運動のエポックメーキングのものとせらる)。ところでそのエルナニとはどういうものか少し聞きたいもんだ。対偶法だけだ、胸くそが悪くなるようなものだけだ、フランス語とさえもいえないものだ。それからまたルーヴルの中庭に大砲を据えるなどということをする。そういうことばかりが今の時代の無頼漢どもの仕業じゃないか。」
「伯父様の説はもっともです。」とテオデュールは言った。
ジルノルマン氏は続けた。
「ムューゼオムの中庭に大砲を据える! それはいったい何のためだ。大砲をどうするつもりか。ベルヴェデールのアポロンに霰弾を浴びせるつもりか。弾薬嚢とメディチのヴィーナスと何の関係がある。今時の青年は皆手がつけられない奴らばかりだ。バンジャマン・コンスタン(訳者注 自由派の首領)なんか何と下らない奴だ。皆悪党でなければばかだ。わざわざ醜いふうをし、きたない服をつけ、女と見ればこわがり、娘っ児のまわりに乞食のような様子をして下女どもから笑われる。恋愛にまでびくびくしてるあわれな奴らだ。醜い上に愚かだ。ティエルスランやポティエ式の地口をくり返し、袋のような上衣、馬丁のようなチョッキ、粗末な麻のシャツ、粗末なラシャのズボン、粗末な皮の靴、そして吹けば飛ぶようなことをしゃべりちらしてる。そういう片言で破れ靴の底でも繕うがいい。しかもそのばかな小僧っ児どもが政治上の意見を持ってるというのか。奴らが政治に口を出すことは厳重に禁じなければいかん。異説を立て、社会を改造し、王政をくつがえし、あらゆる法律をうち倒し、窖と屋根部屋とをあべこべにし、門番と国王とを置きかえ、ヨーロッパ中をかき回し、世界を建て直し、そして洗たく女どもが車に乗る時横目でその足をのぞいて喜んでいやがる。ああマリユス! けしからん奴だ。大道でどなり立て、議論し、討論し、手段を講ずる! 奴らはそれを手段という。ああ、同じ紊乱でも今は小さくなって雛児になってしまってる。私は昔は混沌界を見たが、今はただ泥の泡だけだ。学校の生徒が国民軍のことを評議するなどとは、オジブワやカドダーシュなんかの化け物のうちにも見られないことだ。羽子つきの羽子のようなものを頭にかぶり手に棍棒を持ってまっ裸で歩く蛮人も、この得業士どもほどひどくはない。取るに足らぬ小猿のくせに、尊大で傲慢で、評議したり理屈をこね回したりする。もう世は末だ。この水陸のみじめな地球も確かにもう終わりだ。最後の吃逆がいるんなら、フランスは今それをしてるところだ。評議するならしろ、やくざ者め! オデオンの拱廊で新聞なんか読むからそういうことになるんだ。一スーの金を出して、それでもう、やれ識見だの知力だの心だの魂だの精神だのができ上がる。そして出て来ると、家の中でいばり散らす。新聞というものは疫病神だ。どれもそうだ。ドラポー・ブラン紙にしたって、記者のマルタンヴィルはジャコバン党だった。ああ、貴様は、祖父を絶望さして得意になってるんだろう。貴様は?」
「そのとおりです。」とテオデュールは言った。
そしてジルノルマン氏が息をついてる間に乗じて、槍騎兵はおごそかに言い添えた。
「新聞は機関新聞だけにし、書物は軍事年報だけにするがよろしいんです。」
ジルノルマン氏は言い続けた。
「シエイエスのようなものだ。国王を殺しながら上院議員になる。奴らの終わりはいつもそうだ。ぞんざいないやしい言葉を使いながらついには伯爵殿と言われるようになろうというわけだ。腕のように図太い伯爵殿だ、九月(一八九二年)の虐殺者どもだ。哲人シエイエスだ。幸いに私は、そういう哲人どもを、ティヴォリの道化見世物ほどにも尊敬しない。上院議員らが蜜蜂のついた紫ビロードのマントを着アンリ四世式の帽子をかぶってマラケー河岸を通るのを、ある日私は見たことがある。胸くそが悪くなるような様子をしていた。ちょうど虎に従う猿のようだ。市民諸君、私は断言する、君らのいう進歩は狂乱である、君らの人類は幻である、君らの革命は罪悪である、君らの共和は怪物である、君らのいう純潔なる若きフランスは遊女屋から出て来るものだ。私はそれを主張する。よし君らが何であろうとも、新聞記者であり、経済学者であり、法律家であろうとも、また君らが断頭台の刃よりもよく自由平等博愛を知っていようとも! 私は断じてそう言うのだ、わが敬愛なる諸君!」
「しかり、」と中尉は叫んだ、「まったくそのとおりです。」
ジルノルマン氏はやりかけた手まねをやめて、ぐるりと振り向き、槍騎兵テオデュールの顔をじっと見つめ、そして言った。
「お前はばかだ。」
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