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Les Misérables Tome V : Livre troisième—La boue, mais l'âme

Chapitre I Le cloaque et ses surprises

 

C'est dans l'égout de Paris que se trouvait Jean Valjean.

Ressemblance de plus de Paris avec la mer. Comme dans l'océan, le plongeur peut y disparaître.

La transition était inouïe. Au milieu même de la ville, Jean Valjean était sorti de la ville; et, en un clin d'œil, le temps de lever un couvercle et de le refermer, il avait passé du plein jour à l'obscurité complète, de midi à minuit, du fracas au silence, du tourbillon des tonnerres à la stagnation de la tombe, et, par une péripétie bien plus prodigieuse encore que celle de la rue Polonceau, du plus extrême péril à la sécurité la plus absolue.

Chute brusque dans une cave; disparition dans l'oubliette de Paris; quitter cette rue où la mort était partout pour cette espèce de sépulcre où il y avait la vie; ce fut un instant étrange. Il resta quelques secondes comme étourdi; écoutant, stupéfait. La chausse-trape du salut s'était subitement ouverte sous lui. La bonté céleste l'avait en quelque sorte pris par trahison. Adorables embuscades de la providence!

Seulement le blessé ne remuait point, et Jean Valjean ne savait pas si ce qu'il emportait dans cette fosse était un vivant ou un mort.

Sa première sensation fut l'aveuglement. Brusquement il ne vit plus rien. Il lui sembla aussi qu'en une minute il était devenu sourd. Il n'entendait plus rien. Le frénétique orage de meurtre qui se déchaînait à quelques pieds au-dessus de lui n'arrivait jusqu'à lui, nous l'avons dit, grâce à l'épaisseur de terre qui l'en séparait, qu'éteint et indistinct, et comme une rumeur dans une profondeur. Il sentait que c'était solide sous ses pieds; voilà tout; mais cela suffisait. Il étendit un bras, puis l'autre, et toucha le mur des deux côtés, et reconnut que le couloir était étroit; il glissa, et reconnut que la dalle était mouillée. Il avança un pied avec précaution, craignant un trou, un puisard, quelque gouffre; il constata que le dallage se prolongeait. Une bouffée de fétidité l'avertit du lieu où il était.

Au bout de quelques instants, il n'était plus aveugle. Un peu de lumière tombait du soupirail par où il s'était glissé, et son regard s'était fait à cette cave. Il commença à distinguer quelque chose. Le couloir où il s'était terré, nul autre mot n'exprime mieux la situation, était muré derrière lui. C'était un de ces culs-de-sac que la langue spéciale appelle branchements. Devant lui, il y avait un autre mur, un mur de nuit. La clarté du soupirail expirait à dix ou douze pas du point où était Jean Valjean, et faisait à peine une blancheur blafarde sur quelques mètres de la paroi humide de l'égout. Au delà l'opacité était massive; y pénétrer paraissait horrible, et l'entrée y semblait un engloutissement. On pouvait s'enfoncer pourtant dans cette muraille de brume, et il le fallait. Il fallait même se hâter. Jean Valjean songea que cette grille, aperçue par lui sous les pavés, pouvait l'être par les soldats, et que tout tenait à ce hasard. Ils pouvaient descendre eux aussi dans ce puits et le fouiller. Il n'y avait pas une minute à perdre. Il avait déposé Marius sur le sol, il le ramassa, ceci est encore le mot vrai, le reprit sur ses épaules et se mit en marche. Il entra résolument dans cette obscurité.

La réalité est qu'ils étaient moins sauvés que Jean Valjean ne le croyait. Des périls d'un autre genre et non moins grands les attendaient peut-être. Après le tourbillon fulgurant du combat, la caverne des miasmes et des pièges; après le chaos, le cloaque. Jean Valjean était tombé d'un cercle de l'enfer dans l'autre.

Quand il eut fait cinquante pas, il fallut s'arrêter. Une question se présenta. Le couloir aboutissait à un autre boyau qu'il rencontrait transversalement. Là s'offraient deux voies. Laquelle prendre? fallait-il tourner à gauche ou à droite? Comment s'orienter dans ce labyrinthe noir? Ce labyrinthe, nous l'avons fait remarquer, a un fil; c'est sa pente. Suivre la pente, c'est aller à la rivière.

Jean Valjean le comprit sur-le-champ.

Il se dit qu'il était probablement dans l'égout des Halles; que, s'il choisissait la gauche et suivait la pente, il arriverait avant un quart d'heure à quelque embouchure sur la Seine entre le Pont-au-Change et le Pont-Neuf, c'est-à-dire à une apparition en plein jour sur le point le plus peuplé de Paris. Peut-être aboutirait-il à quelque cagnard de carrefour. Stupeur des passants de voir deux hommes sanglants sortir de terre sous leurs pieds. Survenue des sergents de ville, prise d'armes du corps de garde voisin. On serait saisi avant d'être sorti. Il valait mieux s'enfoncer dans le dédale, se fier à cette noirceur, et s'en remettre à la providence quant à l'issue.

Il remonta la pente et prit à droite.

Quand il eut tourné l'angle de la galerie, la lointaine lueur du soupirail disparut, le rideau d'obscurité retomba sur lui et il redevint aveugle. Il n'en avança pas moins, et aussi rapidement qu'il put. Les deux bras de Marius étaient passés autour de son cou et les pieds pendaient derrière lui. Il tenait les deux bras d'une main et tâtait le mur de l'autre. La joue de Marius touchait la sienne et s'y collait, étant sanglante. Il sentait couler sur lui et pénétrer sous ses vêtements un ruisseau tiède qui venait de Marius. Cependant une chaleur humide à son oreille que touchait la bouche du blessé indiquait de la respiration, et par conséquent de la vie. Le couloir où Jean Valjean cheminait maintenant était moins étroit que le premier. Jean Valjean y marchait assez péniblement. Les pluies de la veille n'étaient pas encore écoulées et faisaient un petit torrent au centre du radier, et il était forcé de se serrer contre le mur pour ne pas avoir les pieds dans l'eau. Il allait ainsi ténébreusement. Il ressemblait aux êtres de nuit tâtonnant dans l'invisible et souterrainement perdus dans les veines de l'ombre.

Pourtant, peu à peu, soit que des soupiraux lointains envoyassent un peu de lueur flottante dans cette brume opaque, soit que ses yeux s'accoutumassent à l'obscurité, il lui revint quelque vision vague, et il recommença à se rendre confusément compte, tantôt de la muraille à laquelle il touchait, tantôt de la voûte sous laquelle il passait. La pupille se dilate dans la nuit et finit par y trouver du jour, de même que l'âme se dilate dans le malheur et finit par y trouver Dieu.

Se diriger était malaisé.

Le tracé des égouts répercute, pour ainsi dire, le tracé des rues qui lui est superposé. Il y avait dans le Paris d'alors deux mille deux cents rues. Qu'on se figure là-dessous cette forêt de branches ténébreuses qu'on nomme l'égout. Le système d'égouts existant à cette époque, mis bout à bout, eût donné une longueur de onze lieues. Nous avons dit plus haut que le réseau actuel, grâce à l'activité spéciale des trente dernières années, n'a pas moins de soixante lieues.

Jean Valjean commença par se tromper. Il crut être sous la rue Saint-Denis, et il était fâcheux qu'il n'y fût pas. Il y a sous la rue Saint-Denis un vieil égout en pierre qui date de Louis XIII et qui va droit à l'égout collecteur dit Grand Égout, avec un seul coude, à droite, à la hauteur de l'ancienne cour des Miracles, et un seul embranchement, l'égout Saint-Martin, dont les quatre bras se coupent en croix. Mais le boyau de la Petite-Truanderie dont l'entrée était près du cabaret de Corinthe n'a jamais communiqué avec le souterrain de la rue Saint-Denis; il aboutit à l'égout Montmartre et c'est là que Jean Valjean était engagé. Là, les occasions de se perdre abondaient. L'égout Montmartre est un des plus dédaléens du vieux réseau. Heureusement Jean Valjean avait laissé derrière lui l'égout des Halles dont le plan géométral figure une foule de mâts de perroquet enchevêtrés; mais il avait devant lui plus d'une rencontre embarrassante et plus d'un coin de rue—car ce sont des rues—s'offrant dans l'obscurité comme un point d'interrogation: premièrement, à sa gauche, le vaste égout Plâtrière, espèce de casse-tête chinois, poussant et brouillant son chaos de T et de Z sous l'hôtel des Postes et sous la rotonde de la halle aux blés jusqu'à la Seine où il se termine en Y; deuxièmement, à sa droite, le corridor courbe de la rue du Cadran avec ses trois dents qui sont autant d'impasses; troisièmement, à sa gauche, l'embranchement du Mail, compliqué, presque à l'entrée, d'une espèce de fourche, et allant de zigzag en zigzag aboutir à la grande crypte exutoire du Louvre tronçonnée et ramifiée dans tous les sens; enfin, à droite, le couloir cul-de-sac de la rue des Jeûneurs, sans compter de petits réduits çà et là, avant d'arriver à l'égout de ceinture, lequel seul pouvait le conduire à quelque issue assez lointaine pour être sûre.

Si Jean Valjean eût eu quelque notion de tout ce que nous indiquons ici, il se fût vite aperçu, rien qu'en tâtant la muraille, qu'il n'était pas dans la galerie souterraine de la rue Saint-Denis. Au lieu de la vieille pierre de taille, au lieu de l'ancienne architecture, hautaine et royale jusque dans l'égout, avec radier et assises courantes en granit et mortier de chaux grasse, laquelle coûtait huit cents livres la toise, il eût senti sous sa main le bon marché contemporain, l'expédient économique, la meulière à bain de mortier hydraulique sur couche de béton qui coûte deux cents francs le mètre, la maçonnerie bourgeoise dite à petits matériaux; mais il ne savait rien de tout cela.

Il allait devant lui, avec anxiété, mais avec calme, ne voyant rien, ne sachant rien, plongé dans le hasard, c'est-à-dire englouti dans la providence.

Par degrés, disons-le, quelque horreur le gagnait. L'ombre qui l'enveloppait entrait dans son esprit. Il marchait dans une énigme. Cet aqueduc du cloaque est redoutable; il s'entre-croise vertigineusement. C'est une chose lugubre d'être pris dans ce Paris de ténèbres. Jean Valjean était obligé de trouver et presque d'inventer sa route sans la voir. Dans cet inconnu, chaque pas qu'il risquait pouvait être le dernier. Comment sortirait-il de là? Trouverait-il une issue? La trouverait-il à temps? Cette colossale éponge souterraine aux alvéoles de pierre se laisserait-elle pénétrer et percer? Y rencontrerait-on quelque nœud inattendu d'obscurité? Arriverait-on à l'inextricable et à l'infranchissable? Marius y mourrait-il d'hémorragie, et lui de faim? Finiraient-ils par se perdre là tous les deux, et par faire deux squelettes dans un coin de cette nuit? Il l'ignorait. Il se demandait tout cela et ne pouvait se répondre. L'intestin de Paris est un précipice. Comme le prophète, il était dans le ventre du monstre.

Il eut brusquement une surprise. À l'instant le plus imprévu, et sans avoir cessé de marcher en ligne droite, il s'aperçut qu'il ne montait plus; l'eau du ruisseau lui battait les talons au lieu de lui venir sur la pointe des pieds. L'égout maintenant descendait. Pourquoi? Allait-il donc arriver soudainement à la Seine? Ce danger était grand, mais le péril de reculer l'était plus encore. Il continua d'avancer.

Ce n'était point vers la Seine qu'il allait. Le dos d'âne que fait le sol de Paris sur la rive droite vide un de ses versants dans la Seine et l'autre dans le Grand Égout. La crête de ce dos d'âne qui détermine la division des eaux dessine une ligne très capricieuse. Le point culminant, qui est le lieu de partage des écoulements, est, dans l'égout Sainte-Avoye, au delà de la rue Michel-le-Comte, dans l'égout du Louvre, près des boulevards, et dans l'égout Montmartre, près des Halles. C'est à ce point culminant que Jean Valjean était arrivé. Il se dirigeait vers l'égout de ceinture; il était dans le bon chemin. Mais il n'en savait rien.

Chaque fois qu'il rencontrait un embranchement, il en tâtait les angles, et s'il trouvait l'ouverture qui s'offrait moins large que le corridor où il était, il n'entrait pas et continuait sa route, jugeant avec raison que toute voie plus étroite devait aboutir à un cul-de-sac et ne pouvait que l'éloigner du but, c'est-à-dire de l'issue. Il évita ainsi le quadruple piège qui lui était tendu dans l'obscurité par les quatre dédales que nous venons d'énumérer.

À un certain moment il reconnut qu'il sortait de dessous le Paris pétrifié par l'émeute, où les barricades avaient supprimé la circulation et qu'il rentrait sous le Paris vivant et normal. Il eut subitement au-dessus de sa tête comme un bruit de foudre, lointain, mais continu. C'était le roulement des voitures.

Il marchait depuis une demi-heure environ, du moins au calcul qu'il faisait en lui-même, et n'avait pas encore songé à se reposer; seulement il avait changé la main qui soutenait Marius. L'obscurité était plus profonde que jamais, mais cette profondeur le rassurait.

Tout à coup il vit son ombre devant lui. Elle se découpait sur une faible rougeur presque indistincte qui empourprait vaguement le radier à ses pieds et la voûte sur sa tête, et qui glissait à sa droite et à sa gauche sur les deux murailles visqueuses du corridor. Stupéfait, il se retourna.

Derrière lui, dans la partie du couloir qu'il venait de dépasser, à une distance qui lui parut immense, flamboyait, rayant l'épaisseur obscure, une sorte d'astre horrible qui avait l'air de le regarder.

C'était la sombre étoile de la police qui se levait dans l'égout.

Derrière cette étoile remuaient confusément huit ou dix formes noires, droites, indistinctes, terribles.

ジャン・ヴァルジャンがはいり込んだのは、パリーの下水道の中へだった。
ここにまたパリーと海との類似がある。大洋の中におけるごとく、下水道の中にはいり込む者はそのまま姿を消すことができる。
実に驚くべき変化だった。市のまんなかにありながら、ジャン・ヴァルジャンは市の外に出ていた。またたくまに、一つの蓋ふたを上げそれをまた閉ざすだけの暇に、彼はま昼間からまったくの暗黒に、正午から真夜中に、騒擾そうじょうの響きから沈黙に、百雷の旋風から墳墓の凪なぎに、そしてまた、ボロンソー街の変転よりもなおいっそう不思議な変転によって、最も大なる危険から最も全き安全にはいってしまった。
突然窖あなぐらの中に陥ること、パリーの秘密牢ひみつろうの中に姿を消すこと、死に満ちてる街路を去って生の存する一種の墳墓に移ること、それはまったく不思議な瞬間だった。彼はしばしあっけに取られて、耳を澄ましながら惘然ぼうぜんとたたずんだ。救済の罠わなは突然彼の下に口を開いたのである。天の好意は彼を欺いて言わば捕虜にしてしまったのである。驚嘆すべき天の待ち伏せである。
ただ負傷者は少しの身動きもしなかった。ジャン・ヴァルジャンはその墓穴の中で今自分の担になってる男が、果たして生きてるのか死んでるのかを知らなかった。
彼の第一の感じは、盲目になったということだった。にわかに彼は何にも見えなくなった。それからまた、しばらくの間は聾者ろうしゃになったような気もした。何も聞こえなかった。頭の上数尺の所で荒れ狂ってる虐殺の暴風は、前に言ったとおり厚い地面でへだてられたので、ごくかすかにぼんやり響いてくるだけで、ある深い所にとどろいてる音のように思われた。彼は足の下が堅いことを感じた。それだけであった。しかしそれで十分だった。一方の手を伸ばし、次にまた他方の手を伸ばすと、両方とも壁に触れた。そして道の狭いことがわかった。足がすべった。そして舗石しきいしのぬれてることがわかった。穴や水たまりや淵ふちを気使って、用心しながら一歩ふみ出してみた。そして石畳が先まで続いてるのを悟った。悪臭が襲ってきたので、それがどういう場所であるかを知った。
しばらくすると、彼はもう盲目ではなかった。わずかな光が今すべり込んできた口からさしていたし、また目もその窖あなぐらの中になれてきた。物の形がぼんやり見え出してきた。彼がもぐり込んできたとしか言いようのないその隧道すいどうは、後ろを壁でふさがれていた。それは専門語で分枝と言わるる行き止まりの一つだった。また彼の前にも他の壁が、暗夜の壁があった。穴の口からさしてくる光は、前方十一、二歩の所でなくなってしまい、下水道の湿った壁をようやく数メートルだけほの白く浮き出さしていた。その向こうは厚い闇やみだった。そこにはいってゆくことはいかにも恐ろしく、一度はいったらそのままのみ尽されそうに思われた。けれどもその靄もやの壁の中につき入ることは不可能ではなく、また是非ともそうしなければならなかった。しかも急いでしなければならなかった。ジャン・ヴァルジャンは、自分が舗石しきいしの下に見つけた鉄格子てつごうしは、また兵士らの目にもつくかも知れないと思った。すべてはその偶然の機会にかかっていると思った。兵士らもまたその井戸の中におりてきて、彼をさがすかも知れなかった。一分間も猶予してはおれなかった。彼はマリユスを地面におろしていたが、それをまた拾い上げた、というのも実際のありさまを示す言葉である。そして彼はマリユスを肩にかつぎ、前方に歩き出した。彼は決然として暗黒の中にはいって行った。
しかし実際においてふたりは、ジャン・ヴァルジャンが思っていたほど安全になったのではなかった。種類は違うがやはり同じく大なる危険が、彼らを待ち受けていた。戦闘の激しい旋風の後に毒気と陥穽かんせいとの洞窟どうくつがきたのである。混戦の後に汚水溝渠おすいこうきょがきたのである。ジャン・ヴァルジャンは地獄の一つの世界から他の世界へ陥ったのである。
五十歩ばかり進んだ時、彼は立ち止まらなければならなかった。問題が一つ起こった。隧道すいどうは斜めにも一つの隧道に続いていた。二つの道が開いていた。いずれの道を取るべきか、左へ曲がるべきか右へ曲がるべきか。その暗い迷宮の中でどうして方向を定められよう。しかし前に注意しておいたとおり、その迷宮には一つの手がかりがある。すなわちその傾斜である。傾斜に従っておりてゆけば川に出られる。
ジャン・ヴァルジャンは即座にそれを了解した。
彼は考えた。たぶんここは市場町の下水道に違いない。それで、道を左に取って傾斜をおりてゆけば、十五分とかからないうちに、ポン・トー・シャンジュとポン・ヌーフとの間のセーヌ川のどの出口かに達するだろう。すなわちパリーの最も繁華な所にま昼間身をさらすことになる。おそらく四つ辻つじの人だかりに出っくわすだろう。血に染まった二人の男が足下の地面から出てくるのを見ると通行人の驚きはどんなだろう。巡査がやってき、近くの衛兵らが武器を取ってやってくる。地上に出るか出ないうちに取り押さえられる。それよりもむしろ、この迷宮の中にはいり込み、暗黒に身を託し、天運のままに出口を求めた方が上策である。
で彼は傾斜の上の方へと右に曲がった。
隧道すいどうの角かどを曲がると、穴の口からさしていた遠い光は消えてしまい、暗黒の幕が再びたれてきて、彼はまた目が見えなくなった。それでも彼は前進をやめずに、できるだけ早く進んだ。マリユスの両腕は彼の首のまわりにからみ、両足は背後にたれていた。その両腕を彼は一方の手で押さえ、他の手で壁を伝った。マリユスの頬ほおは彼の頬に接し、血のためにそのままこびりついた。彼はマリユスの生温なまあたたかい血が自分の上に流れかかって、服の下までしみ通るのを覚えた。けれども、負傷者の口元に接している耳に湿気のある温味が感ぜられるのは、呼吸のしるしで、従ってまた生命のしるしだった。今や彼がたどっている隧道は、初めのより広くなっていた。彼はかなり骨を折ってそれを歩いていった。前日の雨水はまだまったく流れ去っていず、底の中ほどに小さな急流を作っていたので、彼は水の中に足をふみ入れないようにするため、壁に身を寄せて行かなければならなかった。そういうふうにして彼はひそかに足を運んだ。あたかも見えない中を手探りして地下の闇やみの脈の中に没してゆく夜の生物のようだった。
けれども、あるいは遠い穴からわずかの明りがその不透明な靄もやの中に漂ってるのか、あるいは目が暗闇になれてくるのか、少しずつぼんやりした影が見え、手で伝ってる壁や頭の上の丸天井などが漠然ばくぜんとわかってきた。魂が不幸のうちに拡大してついにそこに神を見いだすに至ると同じように、瞳孔どうこうは暗夜のうちに拡大してついにはそこに明るみを見いだすに至るものである。
行く手を定めることは困難であった。
下水道の線は、上に重なってる街路の線を言わば写し出してるものである。パリーのうちには当時二千二百の街路があった。そのちょうど下に下水道と称する暗黒な枝が錯綜してるのを想像してみるがいい。当時存在していた下水道の組織は、それを端から端へつなぎ合わしてみると、十一里の長さに達していた。上に述べたとおり、現在におけるその網の目は、最近三十年間の特に活発な工事によって、六十里にも及んでいる。
ジャン・ヴァルジャンはまず第一に思い違いをした。彼は今サン・ドゥニ街の下にいるものと思ったのであるが、不幸にも実はそうでなかった。サン・ドゥニ街の下には、ルイ十三世の時代にできた古い石の下水道があって、大溝渠だいこうきょと言われてる集合溝渠にまっすぐ続いている。そして昔のクール・デ・ミラクルの高みで右に肱ひじを出し、また一本の枝が別れてサン・マルタンの下水道となり、四つの腕は十字形に交差している。しかしコラント亭のそばに入り口があるプティート・トリュアンドリーの隧道すいどうは、サン・ドゥニ街の地下とはまったく連絡がなく、モンマルトルの下水道に続いていた。ジャン・ヴァルジャンがはいり込んだのはそれへだった。そこには道に迷う所がたくさんあった。モンマルトルの下水道は、古い網の目のうちで最も入り組んだものの一つである。幸いにもジャン・ヴァルジャンは、帆柱をたくさん組み合わしたような図形をしてる市場町の下水道を通り越した。しかし彼の前には幾つもの難関があった。多くの街路の角かどが――まったくそれは街路である――暗黒の中に疑問符のように控えていた。第一に左の方には、判じ物のようなプラートリエールの大下水道が、郵便局や麦市場の建て物の下などに、T字形やZ字形の紛糾した枝をつき出し、Y字形をなしてセーヌ川に終わっている。第二に右の方には、カドラン街の彎曲わんきょくした隧道すいどうが歯のような三つの行き止まりを持って控えている。第三にまた左の方には、マイュの下水道の一脈が、既に入り口近くからフォーク形に錯雑し、稲妻形に続いていて、各方面に交差し分岐してるルーヴルの大流出口に達している。最後にまた右の方には、ジューヌール街の行き止まりの隧道があって、囲繞溝渠いじょうこうきょに達するまで小さな横穴が方々についている。そしてこの囲繞溝渠のみが、十分安心できるくらいの遠い出口に彼を導き得るのであった。
もしジャン・ヴァルジャンが、上に指摘したようなことを多少知っていたならば、ただ壁に手を触れただけで、サン・ドゥニ街の下水道にいるのではないことをすぐに気づいたろう。というのは、古い切り石の代わりに、すなわち花崗岩かこうがんと肥石灰漆喰しっくいとで作られ一尋ひろ八百フランもする底部と溝とを供えて下水道に至るまで広壮厳然たる昔の建築の代わりに、近代の安価な経済的方法、すなわちコンクリートの層の上に水硬石灰で固めた砂岩の一メートル二百フランの工事を、いわゆる小材料でできた普通の泥工事を、彼は手に感じたはずである。しかし彼はそれらのことを少しも知っていなかった。
彼は、何も見ず、何も知らず、偶然のうちに没し、言いかえれば天命のうちにのみ込まれて、懸念しながらも落ち着いて前方に進んでいった。
けれども実を言えば、彼はしだいにある恐怖の情にとらえられていった。彼を包んでいた影は彼の精神の中にもはいってきた。彼は一つの謎なぞの中を歩いていたのである。その汚水の道は実に恐るべきものである。眩惑げんわくをきたさせるまでに入り組んでいる。その暗黒のパリーのうちにとらえらるる時、人は慄然りつぜんたらざるを得ない。ジャン・ヴァルジャンは目に見えない道を探り出してゆかなければならなかった。否ほとんど道を作り出してゆかなければならなかった。その不可知の世界においては、踏み出してみる各一歩は、それが最後の一歩となるかも知れなかった。いかにしてそこから出られるであろうか。出口が見つかるであろうか。しかも時期おくれにならないうちに出口が見つかるであろうか。石造の蜂はちの巣のようなその巨大な地下の海綿は、彼に中を通りぬけさせるであろうか。ある意外な闇やみの結び目に出会いはしないだろうか。脱出し得られぬ所に、通過し得られぬ所に、陥りはしないだろうか。その中でマリユスは出血のために死に、彼は空腹のために死にはすまいか。ふたりともその中に埋没し終わって、二つの骸骨がいこつとなり、その暗夜の片すみに横たわるに至りはすまいか。それは彼自身にもわからなかった。彼はそれらのことを自ら尋ねてみたが、自ら答えることができなかった。パリーの内臓は一つの深淵しんえんである。いにしえの予言者のように、彼は怪物の腹中にいたのである。
突然彼は意外な驚きを感じた。最も思いがけない瞬間に、そしてやはりまっすぐに進み続けていた時に、傾斜を上っているのでないことに気づいた。水の流れは、爪先つまさきからこないで、踵かかとの方に当たっていた。下水道は今下り坂になっていた。どうしたわけだろう。さてはにわかにセーヌ川に出るのであろうか。セーヌ川に出るのは大なる危険であったが、しかし引き返すの危険は更に大きかった。彼は続けて前に進んだ。
しかし彼が進みつつあったのはセーヌ川の方へではなかった。セーヌ右岸にあるパリーの土地の高脈は、一方の水をセーヌ川に注ぎ他方の水を大溝渠だいこうきょに注いでいる。分水嶺ぶんすいれいをなすその高脈は、きわめて不規則な線をなしている。排水を両方に分つ最高点は、サント・アヴォア下水道ではミシェル・ル・コント街の彼方かなたにあり、ルーヴルの下水道では大通りの近くにあり、モンマルトルの下水道では市場町の近くにある。ジャン・ヴァルジャンが到着したのは、その最高点であった。彼は囲繞溝渠いじょうこうきょの方へ進んでいた。道筋はまちがっていなかった。しかし彼はそれを少しも自ら知らなかった。
枝道に出会うたびごとに、彼はその角かどに一々さわってみた。その口が今いる隧道すいどうよりも狭い時には、そちらに曲がり込まないでまっすぐに進んでいった。狭い道はすべて行き止まりになってるはずで、目的すなわち出口から遠ざかるだけであると、至当な考えをしたからである。かくして彼は、上にあげておいた四つの迷路によって暗黒のうちに張られてる四つの罠わなを、免れることができた。
時には、防寨ぼうさいのため交通が途絶され暴動のため石のように黙々としてるパリーの下から出て、いきいきたる平常のパリーの下にはいったのを、彼は感ずることができた。ふいに頭の上で、雷のような遠い連続した音が聞こえた。それは馬車の響きであった。
彼は約三十分ばかり、少なくとも自ら推測したところによると約三十分ばかり、歩き続けていたが、なお休息しようとも思わなかった。ただマリユスをささえてる手を代えたのみだった。暗さはいよいよ深くなっていたが、その深みがかえって彼を安心さした。
突然彼は前方に自分の影を認めた。影は足下の底部と頭上の丸天井とをぼんやり染めてるほのかな弱い赤みの上に浮き出していて、隧道のじめじめした両側の壁の上に、右へ左へとすべり動いた。彼は惘然ぼうぜんとしてうしろを振り返った。
うしろの方に、彼が今通ってきたばかりの隧道の中に、しかも見たところ非常に遠く思われる所に、厚い闇やみを貫いて、こちらをながめてるような一種の恐ろしい星が燃え上がっていた。
それは下水道の中に出る陰惨な警察の星であった。
星の向こうには、黒いまっすぐなぼんやりした恐ろしい十個たらずの影が、入り乱れて揺らめいていた。

 

 

Chapitre II Explication

Dans la journée du 6 juin, une battue des égouts avait été ordonnée. On craignit qu'ils ne fussent pris pour refuge par les vaincus, et le préfet Gisquet dut fouiller le Paris occulte pendant que le général Bugeaud balayait le Paris public; double opération connexe qui exigea une double stratégie de la force publique représentée en haut par l'armée et en bas par la police. Trois pelotons d'agents et d'égoutiers explorèrent la voirie souterraine de Paris, le premier, rive droite, le deuxième, rive gauche, le troisième, dans la Cité.

Les agents étaient armés de carabines, de casse-tête, d'épées et de poignards.

Ce qui était en ce moment dirigé sur Jean Valjean, c'était la lanterne de la ronde de la rive droite.

Cette ronde venait de visiter la galerie courbe et les trois impasses qui sont sous la rue du Cadran. Pendant qu'elle promenait son falot au fond de ces impasses, Jean Valjean avait rencontré sur son chemin l'entrée de la galerie, l'avait reconnue plus étroite que le couloir principal et n'y avait point pénétré. Il avait passé outre. Les hommes de police, en ressortant de la galerie du Cadran, avaient cru entendre un bruit de pas dans la direction de l'égout de ceinture. C'étaient les pas de Jean Valjean en effet. Le sergent chef de ronde avait élevé sa lanterne, et l'escouade s'était mise à regarder dans le brouillard du côté d'où était venu le bruit.

Ce fut pour Jean Valjean une minute inexprimable.

Heureusement, s'il voyait bien la lanterne, la lanterne le voyait mal. Elle était la lumière et il était l'ombre. Il était très loin, et mêlé à la noirceur du lieu. Il se rencogna le long du mur et s'arrêta.

Du reste, il ne se rendait pas compte de ce qui se mouvait là derrière lui. L'insomnie, le défaut de nourriture, les émotions, l'avaient fait passer, lui aussi, à l'état visionnaire. Il voyait un flamboiement, et autour de ce flamboiement, des larves. Qu'était-ce? Il ne comprenait pas.

Jean Valjean s'étant arrêté, le bruit avait cessé.

Les hommes de la ronde écoutaient et n'entendaient rien, ils regardaient et ne voyaient rien. Ils se consultèrent.

Il y avait à cette époque sur ce point de l'égout Montmartre une espèce de carrefour dit de service qu'on a supprimé depuis à cause du petit lac intérieur qu'y formait en s'y engorgeant dans les forts orages, le torrent des eaux pluviales. La ronde put se pelotonner dans ce carrefour.

Jean Valjean vit ces larves faire une sorte de cercle. Ces têtes de dogues se rapprochèrent et chuchotèrent.

Le résultat de ce conseil tenu par les chiens de garde fut qu'on s'était trompé, qu'il n'y avait pas eu de bruit, qu'il n'y avait là personne, qu'il était inutile de s'engager dans l'égout de ceinture, que ce serait du temps perdu, mais qu'il fallait se hâter d'aller vers Saint-Merry, que s'il y avait quelque chose à faire et quelque «bousingot» à dépister, c'était dans ce quartier-là.

De temps en temps les partis remettent des semelles neuves à leurs vieilles injures. En 1832, le mot bousingot faisait l'intérim entre le mot jacobin qui était éculé, et le mot démagogue alors presque inusité et qui a fait depuis un si excellent service.

Le sergent donna l'ordre d'obliquer à gauche vers le versant de la Seine. S'ils eussent eu l'idée de se diviser en deux escouades et d'aller dans les deux sens, Jean Valjean était saisi. Cela tint à ce fil. Il est probable que les instructions de la préfecture, prévoyant un cas de combat et les insurgés en nombre, défendaient à la ronde de se morceler. La ronde se remit en marche, laissant derrière elle Jean Valjean. De tout ce mouvement Jean Valjean ne perçut rien, sinon l'éclipse de la lanterne qui se retourna subitement.

Avant de s'en aller, le sergent, pour l'acquit de la conscience de la police, déchargea sa carabine du côté qu'on abandonnait, dans la direction de Jean Valjean. La détonation roula d'écho en écho dans la crypte comme le borborygme de ce boyau titanique. Un plâtras qui tomba dans le ruisseau et fit clapoter l'eau à quelques pas de Jean Valjean, l'avertit que la balle avait frappé la voûte au-dessus de sa tête.

Des pas mesurés et lents résonnèrent quelque temps sur le radier, de plus en plus amortis par l'augmentation progressive de l'éloignement, le groupe des formes noires s'enfonça, une lueur oscilla et flotta, faisant à la voûte un cintre rougeâtre qui décrut, puis disparut, le silence redevint profond, l'obscurité redevint complète, la cécité et la surdité reprirent possession des ténèbres; et Jean Valjean, n'osant encore remuer, demeura longtemps adossé au mur, l'oreille tendue, la prunelle dilatée, regardant l'évanouissement de cette patrouille de fantômes.

六月六日に下水道内捜索の命令が下された。敗亡者らがあるいはそこに逃げ込んではすまいかという懸念があったので、ブュジョー将軍が公然のパリーを掃蕩そうとうしている間に、ジスケ警視総監は隠密のパリーを探索することになったのである。上は軍隊によって下は警察によって代表された官力の二重戦略を必要とする、相関連した二重の行動であった。警官と下水夫との三隊は、パリーの地下道を探険しにかかって、一つはセーヌ右岸を、一つは左岸を、一つはシテ島を探った。
警官らは、カラビン銃、棍棒こんぼう、剣、短剣、などを身につけていた。
その時ジャン・ヴァルジャンにさし向けられたのは、右岸巡邏隊じゅんらたいの角灯だった。
その巡邏隊は、カドラン街の下にある彎曲わんきょくした隧道すいどうと三つの行き止まりとを見回ってきたところだった。彼らがそれらの行き止まりの奥に大角灯を振り動かしてる時、既にジャン・ヴァルジャンは途中でその隧道の入り口に出会ったが、本道より狭いのを知って、それにはいり込まなかった。彼は他の方へ通っていった。警官らはカドランの隧道から出てきながら、囲繞溝渠いじょうこうきょの方向に足音が聞こえるように思った。実際それはジャン・ヴァルジャンの足音だった。巡邏の長をしてる警官はその角灯を高く上げ、一隊の人々は足音が響いてくる方向へ靄もやの中をのぞき込んだ。
ジャン・ヴァルジャンにとっては何とも言い難い瞬間だった。
幸いにも、彼はその角灯をよく見ることができたが、角灯の方は彼をよく見ることができなかった。角灯は光であり、彼は影であった。彼はごく遠くにいたし、あたりの暗黒の中に包まれていた。彼は壁に身を寄せて立ち止まった。
それに彼は、後方に動いてるものが何であるかを知らなかった。不眠と不食と激情とは、彼をもまた幻覚の状態に陥らしていた。彼は一つの火炎を見、火炎のまわりに幽鬼を見た。それはいったい何であるか、彼にはわけがわからなかった。
ジャン・ヴァルジャンが立ち止まったので、音はやんだ。
巡邏じゅんらの人々は、耳を澄ましたが何にも聞こえず、目を定めたが何にも見えなかった。彼らは互いに相談を始めた。
当時モンマルトルの下水道にはちょうどその地点に、通用地と言われてる一種の四つ辻つじがあった。大雨のおりなどには雨水が流れ込んできて地下の小さな湖水みたようになるので、後に廃されてしまった。巡邏の者らはその広場に集まることができた。
ジャン・ヴァルジャンは幽鬼らがいっしょに丸く集まってるのを見た。その犬のような頭は、互いに近く寄ってささやきかわした。
それらの番犬がなした相談の結果は次のことに帰着した。何か思い違いをしたのである。音がしたのではない。だれもいない。囲繞溝渠いじょうこうきょのうちにはいり込むのはむだである。それはただ時間を空費するばかりだ。それよりもサン・メーリーの方へ急いで行かなければいけない。何かなすべきことがあり追跡すべき「ブーザンゴー」がいるとするならば、それはサン・メーリーの方面においてである。
徒党というものは時々その古い侮辱的な綽名あだなを仕立て直してゆく。一八三二年には、「ブーザンゴー」(水夫帽)という言葉は、既にすたってるジャコバンという言葉と、当時まだあまり使われていなかったがその後広く用いられたデマゴーグという言葉との、中間をつないで過激民主党をさすのだった。
隊長は斜めに左へ外それてセーヌ川への斜面の方に下ってゆくよう命令を下した。もし彼らが二つに分かれて二方面へ進んでみようという考えを起こしたならば、ジャン・ヴァルジャンは捕えられていたろう。ただ一筋の糸にかかっていたのである。おそらく警視庁では、戦闘の場合を予想し暴徒らが多数いるかも知れないと予想して、巡邏隊に分散することを禁ずる訓令を出したのであろう。一隊はジャン・ヴァルジャンをあとに残して歩き出した。すべてそれらの行動についてジャン・ヴァルジャンが認めたことは、にわかに角灯が彼方に向いて光がなくなったことだけだった。
隊長は警官としての良心の責を免れるため、立ち去る前に、見捨ててゆく方面へ向かって、すなわちジャン・ヴァルジャンの方へ向かって、カラビン銃を発射した。その響きは隧道すいどうの中に反響また反響となって伝わり、あたかもその巨大な腸の腹鳴りするがようだった。一片の漆喰しっくいが流れの中に落ちて、数歩の所に水をはね上げたので、ジャン・ヴァルジャンは頭の上の丸天井に弾があたったのを知った。
調子を取ったゆるやかな足音が、しばらく隧道の底部の上に響き、遠ざかるにしたがってしだいに弱くなり、一群の黒い影は見えなくなり、ちらちらと漂ってる光が、丸天井に丸い赤味を見せていたが、それも小さくなってついに消えてしまい、静寂はまた深くなり、暗黒はまた一面にひろがり、その闇やみの中にはもう何も見えるものもなく聞こゆるものもなくなってしまった。けれどもジャン・ヴァルジャンは、なおあえて身動きもせずに、長い間壁に背をもたしてたたずみ、耳を傾け、瞳ひとみをひろげて、その一隊の幻が消えうせるのをながめていた。

 

 

Chapitre III L'homme filé

 

Il faut rendre à la police de ce temps-là cette justice que, même dans les plus graves conjonctures publiques, elle accomplissait imperturbablement son devoir de voirie et de surveillance. Une émeute n'était point à ses yeux un prétexte pour laisser aux malfaiteurs la bride sur le cou, et pour négliger la société par la raison que le gouvernement était en péril. Le service ordinaire se faisait correctement à travers le service extraordinaire, et n'en était pas troublé. Au milieu d'un incalculable événement politique commencé, sous la pression d'une révolution possible, sans se laisser distraire par l'insurrection et la barricade, un agent «filait» un voleur.

C'était précisément quelque chose de pareil qui se passait dans l'après-midi du 6 juin au bord de la Seine, sur la berge de la rive droite, un peu au delà du pont des Invalides.

Il n'y a plus là de berge aujourd'hui. L'aspect des lieux a changé.

Sur cette berge, deux hommes séparés par une certaine distance semblaient s'observer, l'un évitant l'autre. Celui qui allait en avant tâchait de s'éloigner, celui qui venait par derrière tâchait de se rapprocher.

C'était comme une partie d'échecs qui se jouait de loin et silencieusement. Ni l'un ni l'autre ne semblait se presser, et ils marchaient lentement tous les deux, comme si chacun d'eux craignait de faire par trop de hâte doubler le pas à son partenaire.

On eût dit un appétit qui suit une proie, sans avoir l'air de le faire exprès. La proie était sournoise et se tenait sur ses gardes.

Les proportions voulues entre la fouine traquée et le dogue traqueur étaient observées. Celui qui tâchait d'échapper avait peu d'encolure et une chétive mine; celui qui tâchait d'empoigner, gaillard de haute stature, était de rude aspect et devait être de rude rencontre.

Le premier, se sentant le plus faible, évitait le second; mais il l'évitait d'une façon profondément furieuse; qui eût pu l'observer eût vu dans ses yeux la sombre hostilité de la fuite, et toute la menace qu'il y a dans la crainte.

La berge était solitaire; il n'y avait point de passant; pas même de batelier ni de débardeur dans les chalands amarrés çà et là.

On ne pouvait apercevoir aisément ces deux hommes que du quai en face, et pour qui les eût examinés à cette distance, l'homme qui allait devant eût apparu comme un être hérissé, déguenillé et oblique, inquiet et grelottant sous une blouse en haillons, et l'autre comme une personne classique et officielle, portant la redingote de l'autorité boutonnée jusqu'au menton.

Le lecteur reconnaîtrait peut-être ces deux hommes, s'il les voyait de plus près.

Quel était le but du dernier?

Probablement d'arriver à vêtir le premier plus chaudement.

Quand un homme habillé par l'État poursuit un homme en guenilles, c'est afin d'en faire aussi un homme habillé par l'État. Seulement la couleur est toute la question. Être habillé de bleu, c'est glorieux; être habillé de rouge, c'est désagréable.

Il y a une pourpre d'en bas.

C'est probablement quelque désagrément et quelque pourpre de ce genre que le premier désirait esquiver.

Si l'autre le laissait marcher devant et ne le saisissait pas encore, c'était, selon toute apparence, dans l'espoir de le voir aboutir à quelque rendez-vous significatif et à quelque groupe de bonne prise. Cette opération délicate s'appelle «la filature».

Ce qui rend cette conjecture tout à fait probable, c'est que l'homme boutonné, apercevant de la berge sur le quai un fiacre qui passait à vide, fit signe au cocher; le cocher comprit, reconnut évidemment à qui il avait affaire, tourna bride et se mit à suivre au pas du haut du quai les deux hommes. Ceci ne fut pas aperçu du personnage louche et déchiré qui allait en avant.

Le fiacre roulait le long des arbres des Champs-Élysées. On voyait passer au-dessus du parapet le buste du cocher, son fouet à la main.

Une des instructions secrètes de la police aux agents contient cet article:—«Avoir toujours à portée une voiture de place, en cas».

Tout en manœuvrant chacun de leur côté avec une stratégie irréprochable, ces deux hommes approchaient d'une rampe du quai descendant jusqu'à la berge qui permettait alors aux cochers de fiacre arrivant de Passy de venir à la rivière faire boire leurs chevaux. Cette rampe a été supprimée depuis, pour la symétrie; les chevaux crèvent de soif, mais l'œil est flatté.

Il était vraisemblable que l'homme en blouse allait monter par cette rampe afin d'essayer de s'échapper dans les Champs-Élysées, lieu orné d'arbres, mais en revanche fort croisé d'agents de police, et où l'autre aurait aisément main-forte.

Ce point du quai est fort peu éloigné de la maison apportée de Moret à Paris en 1824 par le colonel Brack, et dite maison de François Ier. Un corps de garde est là tout près.

À la grande surprise de son observateur, l'homme traqué ne prit point par la rampe de l'abreuvoir. Il continua de s'avancer sur la berge le long du quai.

Sa position devenait visiblement critique.

À moins de se jeter à la Seine, qu'allait-il faire?

Aucun moyen désormais de remonter sur le quai; plus de rampe et pas d'escalier; et l'on était tout près de l'endroit, marqué par le coude de la Seine vers le pont d'Iéna, où la berge, de plus en plus rétrécie, finissait en langue mince et se perdait sous l'eau. Là, il allait inévitablement se trouver bloqué entre le mur à pic à sa droite, la rivière à gauche et en face, et l'autorité sur ses talons.

Il est vrai que cette fin de la berge était masquée au regard par un monceau de déblais de six à sept pieds de haut, produit d'on ne sait quelle démolition. Mais cet homme espérait-il se cacher utilement derrière ce tas de gravats qu'il suffisait de tourner? L'expédient eût été puéril. Il n'y songeait certainement pas. L'innocence des voleurs ne va point jusque-là.

Le tas de déblais faisait au bord de l'eau une sorte d'éminence qui se prolongeait en promontoire jusqu'à la muraille du quai.

L'homme suivi arriva à cette petite colline et la doubla, de sorte qu'il cessa d'être aperçu par l'autre.

Celui-ci, ne voyant pas, n'était pas vu; il en profita pour abandonner toute dissimulation et pour marcher très rapidement. En quelques instants il fut au monceau de déblais et le tourna. Là, il s'arrêta stupéfait. L'homme qu'il chassait n'était plus là.

Éclipse totale de l'homme en blouse.

La berge n'avait guère à partir du monceau de déblais qu'une longueur d'une trentaine de pas, puis elle plongeait sous l'eau qui venait battre le mur du quai.

Le fuyard n'aurait pu se jeter à la Seine ni escalader le quai sans être vu par celui qui le suivait. Qu'était-il devenu?

L'homme à la redingote boutonnée marcha jusqu'à l'extrémité de la berge, et y resta un moment pensif, les poings convulsifs, l'œil furetant. Tout à coup il se frappa le front. Il venait d'apercevoir, au point où finissait la terre et où l'eau commençait, une grille de fer large et basse, cintrée, garnie d'une épaisse serrure et de trois gonds massifs. Cette grille, sorte de porte percée au bas du quai, s'ouvrait sur la rivière autant que sur la berge. Un ruisseau noirâtre passait dessous. Ce ruisseau se dégorgeait dans la Seine.

Au delà de ses lourds barreaux rouillés on distinguait une sorte de corridor voûté et obscur.

L'homme croisa les bras et regarda la grille d'un air de reproche.

Ce regard ne suffisant pas, il essaya de la pousser; il la secoua, elle résista solidement. Il était probable qu'elle venait d'être ouverte, quoiqu'on n'eût entendu aucun bruit, chose singulière d'une grille si rouillée; mais il était certain qu'elle avait été refermée. Cela indiquait que celui devant qui cette porte venait de tourner avait non un crochet, mais une clef.

Cette évidence éclata tout de suite à l'esprit de l'homme qui s'efforçait d'ébranler la grille et lui arracha cet épiphonème indigné:

—Voilà qui est fort! une clef du gouvernement!

Puis, se calmant immédiatement, il exprima tout un monde d'idées intérieures par cette bouffée de monosyllabes accentués presque ironiquement:

—Tiens! tiens! tiens! tiens!

Cela dit, espérant on ne sait quoi, ou voir ressortir l'homme, ou en voir entrer d'autres, il se posta aux aguets derrière le tas de déblais, avec la rage patiente du chien d'arrêt.

De son côté, le fiacre, qui se réglait sur toutes ses allures, avait fait halte au-dessus de lui près du parapet. Le cocher, prévoyant une longue station, emboîta le museau de ses chevaux dans le sac d'avoine humide en bas, si connu des Parisiens, auxquels les gouvernements, soit dit par parenthèse, le mettent quelquefois. Les rares passants du pont d'Iéna, avant de s'éloigner, tournaient la tête pour regarder un moment ces deux détails du paysage immobiles, l'homme sur la berge, le fiacre sur le quai.

世間の重大な騒擾そうじょうの最中にも平然として保安と監視との義務を怠らなかったことは、当時の警察に認めてやらなければならない。暴動も警察の目から見れば、悪漢らを手放しにするの口実とはならないし、政府が危険に瀕ひんしているからといって、社会を閑却するの口実とはならない。平常の職務は、異常な場合の職務の間にも正確に尽されていて、少しも乱されてはいなかった。政治上の大事件が始まってる最中にも、あるいは革命となるかも知れないという不安の下にも、反乱や防寨ぼうさいに気を散らさるることなく、警官は盗賊を「尾行」していた。
ちょうどそういう一事が、六月六日の午後、セーヌ右岸のアンヴァリード橋の少し先の汀みぎわで行なわれていた。
今日ではもうそこに川岸の汀はない。場所のありさまは一変している。
さてその川岸の汀の上で、ある距離をへだててる二人の男が、明らかに互いの目を避けながらも互いに注意し合ってるらしかった。先に行く男は遠ざかろうとしていたし、あとからついてゆく男は近寄ろうとしていた。
それはあたかも遠くから黙ってなされてる将棋のようなものだった。どちらも急ぐ様子はなく、ゆるやかに歩いていた。あまり急いでかえって相手の歩みを倍加させはすまいかと、互いに気使ってるがようだった。
たとえば、食に飢えた者が獲物を追っかけながら、それをわざと様子に現わすまいとしてるのと同じだった。獲物の方は狡猾こうかつであって、巧みに身をまもっていた。
追われてる鼬いたちと追っかけてる犬との間の適宜な割合が、ちょうど両者の間に保たれていた。のがれようとしてる男は、体も小さく顔もやせていた。捕えようとしてる男は、背の高い偉丈夫で、いかめしい様子をしており、腕力もすぐれてるらしかった。
第一の男は、自分の方が弱いのを知って、第二の男を避けようとしていた。しかしおのずから一生懸命の様子が現われていた。彼をよく見たならば、逃走せんとする痛ましい敵対心と恐れに交じった虚勢とが、その目の中に読み取られたであろう。
川岸の汀みぎわには人影もなかった。通りすがりの者もなかった。所々につないである運送船には、船頭もいず人夫もいなかった。
向こう岸からでなければふたりの様子をたやすく見て取ることはできなかった。そしてそれだけの距離を置いてながめる時には、先に行く男は、毛を逆立てぼろをまとい怪しい姿をして、ぼろぼろの仕事服の下に不安らしく震えており、後ろの男は、古風な役人ふうな姿をして、フロック型の官服をつけ頤あごの所までボタンをはめているのが、見て取られたろう。
読者がもし更に近くからふたりをながめたならば、彼らが何者であるかをおそらく知り得たろう。
第二の男の目的は何であったか?
おそらく第一の者にもっと暖かい着物を着せてやろうというのに違いなかった。
国家の服をつけてる者がぼろをまとってる男を追跡するのは、その男にもやはり国家の服を着せんがためにである。ただ問題はその色にある。青い服を着るのは光栄であり、赤い服を着るのは不愉快である。
世には下層にも緋ひの色がある。(訳者注 上層に皇帝の緋衣のあるごとくに)
第一の男がのがれんと欲していたのは、たぶんこの種の不愉快と緋の色とであったろう。
第二の男が第一の男を先に歩かしてなお捕えないでいるのは、その様子から推測すると、彼をある著名な集合所にはいり込ませ、一群のいい獲物の所まで案内させようというつもりらしかった。その巧みなやり方を「尾行」という。
右の推測をなお確かならしむることには、ボタンをはめてる男は川岸通りを通りかかった空からの辻馬車つじばしゃを汀みぎわから見つけて、御者に合い図をした。御者はその合い図を了解し、またきっと相手がどういう人であるかを見て取ったのだろう、手綱を回らして、川岸通りの上から並み足でふたりの男について行き始めた。そのことは、先に歩いてるぼろ服の怪しい男からは気づかれなかった。
辻馬車はシャン・ゼリゼーの並み木に沿って進んでいた。手に鞭むちを持ってる御者の半身が胸欄の上から見えていた。
警官らに与えられてる警察の秘密訓令の一つに、こういう個条がある。「不時の事件のためには常に辻馬車を手に入れ置くべし。」
互いにみごとな戦略をもって行動しながらふたりの男は、川岸通りの傾斜が水ぎわまで下ってる所に近づいていった。そこは当時、パッシーから到着する辻馬車の御者らが、馬に水を飲ませるために川までおりてゆけるようになっていた。けれどもその傾斜は、全体の調和を保つためにその後つぶされてしまった。馬はそのために喉のどをかわかしているが、見た所の体裁はよくなっている。
仕事服の男は、シャン・ゼリゼーに逃げ込むためにその傾斜を上ってゆくつもりらしかった。シャン・ゼリゼーは樹木の立ち並んだ場所だった。しかしその代わりに、巡査の往来が繁く相手は容易に助力を得られるわけだった。
川岸通りのその地点は、一八二四年ブラク大佐がモレー市からパリーに持ってきたいわゆるフランソア一世の家と言わるる建て物から、ごく近い所であった。衛兵の屯所とんしょもすぐそばにあった。
ところが意外にも、追跡されてる男は、水飲み場の傾斜を上ってゆかなかった。彼はなお川岸通りに沿って汀みぎわを進んでいった。
彼の地位は明らかに危険になっていった。
セーヌ川に身を投げるのでなければ、いったい彼はどうするつもりだろう。
先に行けばもう川岸通りに上る方法はなかった。傾斜もなければ階段もなかった。少し先は、セーヌ川がイエナ橋の方へ屈曲してる地点で、汀はますます狭くなり、薄い舌ほどになって、ついに水の中に没していた。そこまで行けば、右手は絶壁となり、左と前とは水となり、うしろには警官がやってきて、彼はどうしても四方からはさまれることになるのだった。
もっともその汀のつきる所には、何の破片とも知れない種々の遺棄物が六、七尺の高さに積もって、人の目をさえぎってはいた。しかしその男は一周すればすぐに見つけられるようなその残壊物の堆積のうしろに、うまく身を隠そうとでも思っていたのだろうか。それは児戯に類する手段であった。彼も確かにそんなことを考えていたのではあるまい。それほど知恵のない盗人は世にあるものではない。
残壊物の堆積は水ぎわに高くそびえていて、川岸通りの壁まで岬みさきのようにつき出ていた。
追われてる男は、その小さな丘の所まで行って、それを回った。そのためにもひとりの男からは見えなくなった。
あとの男は、相手の姿を見ることができなくなったが、それとともに先方から見られることもなくなった。彼はその機会に乗じて、今までの仮面を脱してごく早く歩き出した。間もなく残壊物の丘の所に達して、それを一巡した。そして彼は惘然ぼうぜんとして立ち止まった。彼が追っかけてきた男はもうそこにいなかった。
仕事服の男はまったく雲隠れしてしまったのである。
汀みぎわは残壊物の堆積から先には三十歩ばかりしかなく、川岸通りの壁に打ちつけてる水の中に没していた。
逃走者がセーヌ川に身を投ずるか川岸通りによじ上るかすれば、必ず追跡者の目に止まったはずである。いったい彼はどうなったのであろう?
上衣によくボタンをかけてる男は、汀の先端まで進んでゆき、拳こぶしを握りしめ目を見張り考え込んで、しばらくたたずんだ。と突然彼は額をたたいた。地面がつきて水となってる所に、分厚ぶあつな錠前と三つの太い肱金すじかねとのついてる大きな低い円形の鉄格子てつごうしを、彼は認めたのだった。その鉄格子は、川岸通りの下に開いてる一種の門であって、その口は川と汀みぎわとにまたがっていた。黒ずんだ水が下から流れ出ていた。水はセーヌ川に注いでいた。
その錆さびついた重い鉄棒の向こうに、一種の丸い廊下が見えていた。
男は両腕を組んで、叱責しっせきするような様子で鉄格子を睨にらめた。
しかし睨んだだけでは足りないので、彼はそれを押し開こうとした。そして揺すってみたが、鉄格子はびくともしなかった。何の音も聞こえなかったけれども、たぶんそれは今しがた開かれたはずである。そんな錆ついた鉄格子にしては、音のしなかったのが不思議である。またそれは再び閉ざされたに相違ない。してみれば、つい先刻その門を開いて閉ざした男は、開門鉤かいもんかぎではなく一つの鍵かぎを持っていたことは確かである。
その明らかな事実は、鉄格子てつごうしを揺すっている男の頭に突然浮かんできた。彼は憤然として思わず結論を口走った。
「実にけしからん、政府の鍵を持っている!」
それから彼は直ちに冷静に返って、頭の中にいっぱい乱れてる考えのすべてを、ほとんど冷罵れいばのような一息の強い単語で言い放った。
「よし、よし、よし、よしっ!」
そう言って、あるいは男が再び出て来るのを見るつもりか、あるいは他の男どもがはいってゆくのを見るつもりか、とにかく何事かを期待しながら、気長く憤怒を忍んでる猟犬のような様子で、残壊物の堆積のうしろに潜んで見張りをした。
彼の足並みに速度を合わしてきた辻馬車つじばしゃの方も、上方の胸欄のそばに止まった。御者は長待ちを予想して、下の方が湿ってる燕麦えんばくの袋を馬の鼻面にあてがった。そういう食物の袋はパリー人のよく知ってるもので、ついでに言うが、彼ら自身も時々政府からそれをあてがわれることがある。まれにイエナ橋を渡る通行人らは、遠ざかる前に振り返って、あたりの景色の中にじっと動かないでいる二つのもの、汀みぎわの上の男と川岸通りの上の辻馬車つじばしゃとを、しばらくながめていった。

 

 

Chapitre IV Lui aussi porte sa croix

 

Jean Valjean avait repris sa marche et ne s'était plus arrêté. Cette marche était de plus en plus laborieuse. Le niveau de ces voûtes varie; la hauteur moyenne est d'environ cinq pieds six pouces, et a été calculée pour la taille d'un homme; Jean Valjean était forcé de se courber pour ne pas heurter Marius à la voûte; il fallait à chaque instant se baisser, puis se redresser, tâter sans cesse le mur. La moiteur des pierres et la viscosité du radier en faisaient de mauvais points d'appui, soit pour la main, soit pour le pied. Il trébuchait dans le hideux fumier de la ville. Les reflets intermittents des soupiraux n'apparaissaient qu'à de très longs intervalles, et si blêmes que le plein soleil y semblait clair de lune; tout le reste était brouillard, miasme, opacité, noirceur. Jean Valjean avait faim et soif; soif surtout; et c'est là, comme la mer, un lieu plein d'eau où l'on ne peut boire.

Sa force, qui était prodigieuse, on le sait, et fort peu diminuée par l'âge, grâce à sa vie chaste et sobre, commençait pourtant à fléchir. La fatigue lui venait, et la force en décroissant faisait croître le poids du fardeau. Marius, mort peut-être, pesait comme pèsent les corps inertes. Jean Valjean le soutenait de façon que la poitrine ne fût pas gênée et que la respiration pût toujours passer le mieux possible. Il sentait entre ses jambes le glissement rapide des rats. Un d'eux fut effaré au point de le mordre. Il lui venait de temps en temps par les bavettes des bouches de l'égout un souffle d'air frais qui le ranimait.

Il pouvait être trois heures de l'après-midi quand il arriva à l'égout de ceinture.

Il fut d'abord étonné de cet élargissement subit. Il se trouva brusquement dans une galerie dont ses mains étendues n'atteignaient point les deux murs et sous une voûte que sa tête ne touchait pas. Le Grand Égout en effet a huit pieds de large sur sept de haut.

Au point où l'égout Montmartre rejoint le Grand Égout, deux autres galeries souterraines, celle de la rue de Provence et celle de l'Abattoir, viennent faire un carrefour. Entre ces quatre voies, un moins sagace eût été indécis. Jean Valjean prit la plus large, c'est-à-dire l'égout de ceinture. Mais ici revenait la question: descendre, ou monter? Il pensa que la situation pressait, et qu'il fallait, à tout risque, gagner maintenant la Seine. En d'autres termes, descendre. Il tourna à gauche.

Bien lui en prit. Car ce serait une erreur de croire que l'égout de ceinture a deux issues, l'une vers Bercy, l'autre vers Passy, et qu'il est, comme l'indique son nom, la ceinture souterraine du Paris de la rive droite. Le Grand Égout, qui n'est, il faut s'en souvenir, autre chose que l'ancien ruisseau Ménilmontant, aboutit, si on le remonte, à un cul-de-sac, c'est-à-dire à son ancien point de départ, qui fut sa source, au pied de la butte Ménilmontant. Il n'a point de communication directe avec le branchement qui ramasse les eaux de Paris à partir du quartier Popincourt, et qui se jette dans la Seine par l'égout Amelot au-dessus de l'ancienne île Louviers. Ce branchement, qui complète l'égout collecteur, en est séparé, sous la rue Ménilmontant même, par un massif qui marque le point de partage des eaux en amont et en aval. Si Jean Valjean eût remonté la galerie, il fût arrivé, après mille efforts, épuisé de fatigue, expirant, dans les ténèbres, à une muraille. Il était perdu.

À la rigueur, en revenant un peu sur ses pas, en s'engageant dans le couloir des Filles-du-Calvaire, à la condition de ne pas hésiter à la patte d'oie souterraine du carrefour Boucherat, en prenant le corridor Saint-Louis, puis, à gauche, le boyau Saint-Gilles, puis en tournant à droite et en évitant la galerie Saint-Sébastien, il eût pu gagner l'égout Amelot, et de là, pourvu qu'il ne s'égarât point dans l'espèce d'F qui est sous la Bastille, atteindre l'issue sur la Seine près de l'Arsenal. Mais, pour cela, il eût fallu connaître à fond, et dans toutes ses ramifications et dans toutes ses percées, l'énorme madrépore de l'égout. Or, nous devons y insister, il ne savait rien de cette voirie effrayante où il cheminait; et, si on lui eût demandé dans quoi il était, il eût répondu: dans de la nuit.

Son instinct le servit bien. Descendre, c'était en effet le salut possible.

Il laissa à sa droite les deux couloirs qui se ramifient en forme de griffe sous la rue Laffitte et la rue Saint-Georges et le long corridor bifurqué de la chaussée d'Antin.

Un peu au-delà d'un affluent qui était vraisemblablement le branchement de la Madeleine, il fit halte. Il était très las. Un soupirail assez large, probablement le regard de la rue d'Anjou, donnait une lumière presque vive. Jean Valjean, avec la douceur de mouvements qu'aurait un frère pour son frère blessé, déposa Marius sur la banquette de l'égout. La face sanglante de Marius apparut sous la lueur blanche du soupirail comme au fond d'une tombe. Il avait les yeux fermés, les cheveux appliqués aux tempes comme des pinceaux séchés dans de la couleur rouge, les mains pendantes et mortes, les membres froids, du sang coagulé au coin des lèvres. Un caillot de sang s'était amassé dans le nœud de la cravate; la chemise entrait dans les plaies, le drap de l'habit frottait les coupures béantes de la chair vive. Jean Valjean, écartant du bout des doigts les vêtements, lui posa la main sur la poitrine; le cœur battait encore. Jean Valjean déchira sa chemise, banda les plaies le mieux qu'il put et arrêta le sang qui coulait; puis, se penchant dans ce demi-jour sur Marius toujours sans connaissance et presque sans souffle, il le regarda avec une inexprimable haine.

En dérangeant les vêtements de Marius, il avait trouvé dans les poches deux choses, le pain qui y était oublié depuis la veille, et le portefeuille de Marius. Il mangea le pain et ouvrit le portefeuille. Sur la première page, il trouva les quatre lignes écrites par Marius. On s'en souvient:

«Je m'appelle Marius Pontmercy. Porter mon cadavre chez mon grand-père M. Gillenormand, rue des Filles-du-Calvaire, no 6, au Marais.»

Jean Valjean lut, à la clarté du soupirail, ces quatre lignes, et resta un moment comme absorbé en lui-même, répétant à demi-voix: Rue des Filles-du-Calvaire, numéro six, monsieur Gillenormand. Il replaça le portefeuille dans la poche de Marius. Il avait mangé, la force lui était revenue; il reprit Marius sur son dos, lui appuya soigneusement la tête sur son épaule droite, et se remit à descendre l'égout.

Le Grand Égout, dirigé selon le thalweg de la vallée de Ménilmontant, a près de deux lieues de long. Il est pavé sur une notable partie de son parcours.

Ce flambeau du nom des rues de Paris dont nous éclairons pour le lecteur la marche souterraine de Jean Valjean, Jean Valjean ne l'avait pas. Rien ne lui disait quelle zone de la ville il traversait, ni quel trajet il avait fait. Seulement la pâleur croissante des flaques de lumière qu'il rencontrait de temps en temps lui indiqua que le soleil se retirait du pavé et que le jour ne tarderait pas à décliner; et le roulement des voitures au-dessus de sa tête, étant devenu de continu intermittent, puis ayant presque cessé, il en conclut qu'il n'était plus sous le Paris central et qu'il approchait de quelque région solitaire, voisine des boulevards extérieurs ou des quais extrêmes. Là où il y a moins de maisons et moins de rues, l'égout a moins de soupiraux. L'obscurité s'épaississait autour de Jean Valjean. Il n'en continua pas moins d'avancer, tâtonnant dans l'ombre.

Cette ombre devint brusquement terrible.

 

ジャン・ヴァルジャンは再び前進し始めて、もう足を止めなかった。
行進はますます困難になってきた。丸天井の高さは一定でなかった。平均の高さは五尺六寸ばかりで、人の身長に見積もられていた。ジャン・ヴァルジャンはマリユスを天井に打ちつけないように背をかがめなければならなかった。各瞬間に身をかがめ、それからまた立ち上がり、絶えず壁に触れてみなければならなかった。壁石の湿気と底部の粘質とは、手にもまた足にもしっかりしたささえを与えなかった。彼は都市のきたない排泄物はいせつぶつの中につまずいた。風窓から時々さしてくる明るみは、長い間を置いてしか現われてこなかったし、太陽の光も月の光かと思われるほど弱々しかった。その他はすべて、靄もやと毒気と混濁と暗黒のみだった。ジャン・ヴァルジャンは腹がすき喉のどがかわいていた。ことにかわきははなはだしかった。しかもそこは海のように、水が一面にありながら一滴も飲むことのできない場所だった。彼の体力は、読者の知るとおり非常に大であって、清浄節欲な生活のために老年におよんでもほとんど減じてはいなかったが、それでも今や弱り始めてきた。疲労は襲ってき、そのために力は少なくなり、背の荷物はしだいに重さを増してきた。マリユスはもう死んでるのかも知れないと思われた。命のない身体のようにずっしりした重さがあった。ジャン・ヴァルジャンはその胸をなるべく押さえないように、またその呼吸がなるべく自由に通うようなふうに、彼をになっていた。足の間には鼠ねずみがすばやく逃げてゆくのを感じた。中には狼狽ろうばいの余り彼に噛かみついたのがあった。時々下水道の口のすき間から新しい空気が少し流れ込んできたので、彼はまた元気になることもあった。
彼が囲繞溝渠いじょうこうきょに達したのは、午後三時ごろであったろう。
最初に彼は突然広くなったのに驚いた。両手を伸ばしても両方の壁に届かず頭も上の丸天井に届かないほどの広い隧道すいどうに、にわかに出たのだった。実際その大溝渠は、広さ八尺あり高さは七尺ある。
モンマルトル下水道が大溝渠に合してる所には、他の二つの隧道、すなわちプロヴァンス街のそれと屠獣所のそれとが落ち合って、四つ辻つじを作っている。ごく怜悧れいりな者でなければその四つの道のうちを選択することは困難であった。幸いにジャン・ヴァルジャンは一番広い道を、すなわち囲繞溝渠を選みあてた。しかしそこにまた問題が起こってきた。傾斜を下るべきか、あるいは上るべきか? 事情は切迫しているし今はいかなる危険を冒してもセーヌ川に出なければいけないと、彼は考えた、言い換えれば、傾斜をおりてゆかなければならないと。彼は左へ曲がった。
その選定は彼のために仕合わせだった。囲繞溝渠はベルシーの方へとパッシーの方へと二つの出口があると思い、その名の示すがようにセーヌ右岸のパリーの地下を取り巻いてると思うのは、誤りである。来歴を考えればわかることであるが、その大溝渠は昔のメニルモンタン川にほかならないのであって、上手に上ってゆけば一つの行き止まりに達する。その行き止まりはすなわち、昔の川の出発点で、メニルモンタンの丘の麓ふもとにある源泉だった。ポパンクール街より以下のパリーの水を合し、アムロー上水道となり、昔のルーヴィエ島の上手でセーヌ川に注いでる一脈とは、何ら直接の連絡はないのである。集合溝渠を完全ならしむるその一脈は、メニルモンタン街の下では、上かみと下しもとに水を分かつ地点となってる一塊の土壌で、大溝渠からへだてられている。もしジャン・ヴァルジャンが隧道すいどうを上っていったならば、限りない努力を重ねた後、まったく疲れきり、息も絶えだえになって、暗黒の中で一つの壁につき当たったであろう。そして彼はもう万事休したに違いない。
なお厳密に言えば、その行き止まりから少しあとに引き返し、ブーシュラー四つ辻つじの地下の輻湊点ふくそうてんにも迷わないで、フィーユ・デュ・カルヴェールの隧道にはいり、次に左手のサン・ジルの排水道にはいり、次に右に曲がり、サン・セバスティヤンの隧道を避ければ、アムロー下水道に出られ、それから更に、バスティーユの下にあるF字形の隧道に迷いこまなければ、造兵廠ぞうへいしょうの近くのセーヌ川への出口に達するのだった。しかしそれには、巨大な石蚕せきさんのような下水道をよく知りつくし、あらゆる枝と穴とを知っていなければならなかったろう。しかるに、なおことわっておくが、彼は自らたどってるその恐るべき道筋について何らの知識をも持っていなかった。もしどういう所にいるかと人に尋ねられたとしたら、彼はただ暗夜のうちにいるのだと答えたろう。
本能は彼にいい助言を与えたのである。傾斜をおりてゆけば、実際あるいは救われるかも知れなかった。
彼は、ラフィット街とサン・ジョルジュ街との下で鷲わしの爪つめの形に分岐してる二つの隧道と、アンタン大道の下のフォーク形に分かれてる長い隧道とを、そのまま右にしてまっすぐに進んでいった。
たぶんマドレーヌの分岐らしい一つの横道から少し先まで行った時、彼は立ち止まった。非常に疲れていた。おそらくアンジュー街ののぞき穴であったろうが、かなり大きな風窓がそこにあって、相当強い光がさし込んでいた。ジャン・ヴァルジャンは負傷してる弟に対するような静かな動作で、マリユスを下水道の底の段の上におろした。マリユスの血に染まった顔は、風窓から来る白い明るみを受けて、墳墓の底にあるもののように思われた。その目は閉じ、髪は赤い絵の具を含んだままかわいてる刷毛はけのようになって額にこびりつき、両手は死んだようにだらりとたれ、四肢ししは冷たく、脣くちびるのすみには血が凝結していた。血のかたまりが襟飾えりかざりの結び目にたまっていた。シャツは傷口にはいり込み、上衣のラシャはなまなましい肉の大きな切れ目をじかに擦こすっていた。ジャン・ヴァルジャンは指先で服を開いて、その胸に手をあててみた。心臓はまだ鼓動していた。彼は自分のシャツを裂き、できるだけよく傷口を縛って、その出血を止めた。それから薄ら明かりの中で、依然として意識もなくまたほとんど息の根もないマリユスの上に身をかがめ、言葉に尽し難い恨みの情をもって見守った。
マリユスの服を開く時、ジャン・ヴァルジャンはそのポケットに二つの物を見いだした。前日入れたまま忘れられてるパンと、マリユスの紙ばさみであった。彼はそのパンを食い、次に紙ばさみを開いてみた。第一のページにマリユスが認めた数行が見えた。その文句は読者の記憶するとおりである。

予はマリユス・ポンメルシーという者なり。マレーのフィーユ・デュ・カルヴェール街六番地に住む予が祖父ジルノルマン氏のもとに、予の死骸しがいを送れ。

ジャン・ヴァルジャンは風窓からさしこむ光でその数行を読み、しばらく何か考え込んだようにしてたたずみながら、半ば口の中で繰り返した、「フィーユ・デュ・カルヴェール街六番地、ジルノルマン氏。」それから彼は紙挾かみばさみをまたマリユスのポケットにしまった。彼は食を得たので力を回復した。それでマリユスを再び背に負い、その頭を注意して自分の右肩にもたせ、また下水道を下り始めた。
メニルモンタンの谷に沿って曲がりながら続いてる大溝渠は、およそ二里ほどの長さだった。その間おもな部分には皆石が鋪しいてあった。
ジャン・ヴァルジャンの地下の道筋を読者によくわからせるために、われわれは一々パリーの街路の名前をあげているが、彼自身はもとより炬火たいまつのようなそういう知識を持たなかった。パリーのいかなる地帯を横ぎってるのか、またいかなる道筋をたどってるのか、それを彼に示してくれるものは何もなかった。ただ、時々出会う光の隈くまがますます薄くなってゆくので、日光はもう往来にささず日暮れに間もないことが、わかるばかりだった。そして頭の上の馬車のとどろきは、連続してたのが間歇的かんけつてきになり、後にはほとんど聞こえなくなってしまったので、もうパリーの中央の地下にいるのではなく、外郭の大通りか出外れの川岸通りかに近いある寂しい場所に近づいたことが、推定されるだけだった。人家や街路の少ない所には、下水道の風窓も少なくなる。今やジャン・ヴァルジャンのまわりには暗やみが濃くなっていた。それでも彼は闇やみの中を手探りでなお前進し続けた。
するとにわかに、その闇やみは恐ろしいほどになってきた。

 

 

Chapitre V Pour le sable comme pour la femme il y a une finesse qui est perfidie

 

Il sentit qu'il entrait dans l'eau, et qu'il avait sous ses pieds, non plus du pavé, mais de la vase.

Il arrive parfois, sur de certaines côtes de Bretagne ou d'Écosse, qu'un homme, un voyageur ou un pêcheur, cheminant à marée basse sur la grève loin du rivage, s'aperçoit soudainement que depuis plusieurs minutes il marche avec quelque peine. La plage est sous ses pieds comme de la poix; la semelle s'y attache; ce n'est plus du sable, c'est de la glu. La grève est parfaitement sèche, mais à tous les pas qu'on fait, dès qu'on a levé le pied, l'empreinte qu'il laisse se remplit d'eau. L'œil, du reste, ne s'est aperçu d'aucun changement; l'immense plage est unie et tranquille, tout le sable a le même aspect, rien ne distingue le sol qui est solide du sol qui ne l'est plus; la petite nuée joyeuse des pucerons de mer continue de sauter tumultueusement sur les pieds du passant. L'homme suit sa route, va devant lui, appuie vers la terre, tâche de se rapprocher de la côte. Il n'est pas inquiet. Inquiet de quoi? Seulement il sent quelque chose comme si la lourdeur de ses pieds croissait à chaque pas qu'il fait. Brusquement, il enfonce. Il enfonce de deux ou trois pouces. Décidément il n'est pas dans la bonne route; il s'arrête pour s'orienter. Tout à coup il regarde à ses pieds. Ses pieds ont disparu. Le sable les couvre. Il retire ses pieds du sable, il veut revenir sur ses pas, il retourne en arrière; il enfonce plus profondément. Le sable lui vient à la cheville, il s'en arrache et se jette à gauche, le sable lui vient à mi-jambe, il se jette à droite, le sable lui vient aux jarrets. Alors il reconnaît avec une indicible terreur qu'il est engagé dans de la grève mouvante, et qu'il a sous lui le milieu effroyable où l'homme ne peut pas plus marcher que le poisson n'y peut nager. Il jette son fardeau s'il en a un, il s'allège comme un navire en détresse; il n'est déjà plus temps, le sable est au-dessus de ses genoux.

Il appelle, il agite son chapeau ou son mouchoir, le sable le gagne de plus en plus; si la grève est déserte, si la terre est trop loin, si le banc de sable est trop mal famé, s'il n'y a pas de héros dans les environs, c'est fini, il est condamné à l'enlisement. Il est condamné à cet épouvantable enterrement long, infaillible, implacable, impossible à retarder ni à hâter, qui dure des heures, qui n'en finit pas, qui vous prend debout, libre et en pleine santé, qui vous tire par les pieds, qui, à chaque effort que vous tentez, à chaque clameur que vous poussez, vous entraîne un peu plus bas, qui a l'air de vous punir de votre résistance par un redoublement d'étreinte, qui fait rentrer lentement l'homme dans la terre en lui laissant tout le temps de regarder l'horizon, les arbres, les campagnes vertes, les fumées des villages dans la plaine, les voiles des navires sur la mer, les oiseaux qui volent et qui chantent, le soleil, le ciel. L'enlisement, c'est le sépulcre qui se fait marée et qui monte du fond de la terre vers un vivant. Chaque minute est une ensevelisseuse inexorable. Le misérable essaye de s'asseoir, de se coucher, de ramper; tous les mouvements qu'il fait l'enterrent; il se redresse, il enfonce; il se sent engloutir; il hurle, implore, crie aux nuées, se tord les bras, désespère. Le voilà dans le sable jusqu'au ventre; le sable atteint la poitrine; il n'est plus qu'un buste. Il élève les mains, jette des gémissements furieux, crispe ses ongles sur la grève, veut se retenir à cette cendre, s'appuie sur les coudes pour s'arracher de cette gaine molle, sanglote frénétiquement; le sable monte. Le sable atteint les épaules, le sable atteint le cou; la face seule est visible maintenant. La bouche crie, le sable l'emplit; silence. Les yeux regardent encore, le sable les ferme; nuit. Puis le front décroît, un peu de chevelure frissonne au-dessus du sable; une main sort, troue la surface de la grève, remue et s'agite, et disparaît. Sinistre effacement d'un homme.

Quelquefois le cavalier s'enlise avec le cheval; quelquefois le charretier s'enlise avec la charrette; tout sombre sous la grève. C'est le naufrage ailleurs que dans l'eau. C'est la terre noyant l'homme. La terre, pénétrée d'océan, devient piège. Elle s'offre comme une plaine et s'ouvre comme une onde. L'abîme a de ces trahisons.

Cette funèbre aventure, toujours possible sur telle ou telle plage de la mer, était possible aussi, il y a trente ans, dans l'égout de Paris.

Avant les importants travaux commencés en 1833, la voirie souterraine de Paris était sujette à des effondrements subits.

L'eau s'infiltrait dans de certains terrains sous-jacents, particulièrement friables; le radier, qu'il fût de pavé, comme dans les anciens égouts, ou de chaux hydraulique sur béton, comme dans les nouvelles galeries, n'ayant plus de point d'appui, pliait. Un pli dans un plancher de ce genre, c'est une fente; une fente, c'est l'écroulement. Le radier croulait sur une certaine longueur. Cette crevasse, hiatus d'un gouffre de boue, s'appelait dans la langue spéciale fontis. Qu'est-ce qu'un fontis? C'est le sable mouvant des bords de la mer tout à coup rencontré sous terre; c'est la grève du mont Saint-Michel dans un égout. Le sol, détrempé, est comme en fusion; toutes ses molécules sont en suspension dans un milieu mou; ce n'est pas de la terre et ce n'est pas de l'eau. Profondeur quelquefois très grande. Rien de plus redoutable qu'une telle rencontre. Si l'eau domine, la mort est prompte, il y a engloutissement; si la terre domine, la mort est lente, il y a enlisement.

Se figure-t-on une telle mort? si l'enlisement est effroyable sur une grève de la mer, qu'est-ce dans le cloaque? Au lieu du plein air, de la pleine lumière, du grand jour, de ce clair horizon, de ces vastes bruits, de ces libres nuages d'où pleut la vie, de ces barques aperçues au loin, de cette espérance sous toutes les formes, des passants probables, du secours possible jusqu'à la dernière minute, au lieu de tout cela, la surdité, l'aveuglement, une voûte noire, un dedans de tombe déjà tout fait, la mort dans la bourbe sous un couvercle! l'étouffement lent par l'immondice, une boîte de pierre où l'asphyxie ouvre sa griffe dans la fange et vous prend à la gorge; la fétidité mêlée au râle; la vase au lieu de la grève, l'hydrogène sulfuré au lieu de l'ouragan, l'ordure au lieu de l'océan! et appeler, et grincer des dents, et se tordre, et se débattre, et agoniser, avec cette ville énorme qui n'en sait rien, et qu'on a au-dessus de sa tête!

Inexprimable horreur de mourir ainsi! La mort rachète quelquefois son atrocité par une certaine dignité terrible. Sur le bûcher, dans le naufrage, on peut être grand; dans la flamme comme dans l'écume, une attitude superbe est possible; on s'y transfigure en s'y abîmant. Mais ici point. La mort est malpropre. Il est humiliant d'expirer. Les suprêmes visions flottantes sont abjectes. Boue est synonyme de honte. C'est petit, laid, infâme. Mourir dans une tonne de malvoisie, comme Clarence, soit; dans la fosse du boueur, comme d'Escoubleau, c'est horrible. Se débattre là-dedans est hideux; en même temps qu'on agonise, on patauge. Il y a assez de ténèbres pour que ce soit l'enfer, et assez de fange pour que ce ne soit que le bourbier, et le mourant ne sait pas s'il va devenir spectre ou s'il va devenir crapaud.

Partout ailleurs le sépulcre est sinistre; ici il est difforme.

La profondeur des fontis variait, et leur longueur, et leur densité, en raison de la plus ou moins mauvaise qualité du sous-sol. Parfois un fontis était profond de trois ou quatre pieds, parfois de huit ou dix; quelquefois on ne trouvait pas le fond. La vase était ici presque solide, là presque liquide. Dans le fontis Lunière, un homme eût mis un jour à disparaître, tandis qu'il eût été dévoré en cinq minutes par le bourbier Phélippeaux. La vase porte plus ou moins selon son plus ou moins de densité. Une enfant se sauve où un homme se perd. La première loi de salut, c'est de se dépouiller de toute espèce de chargement. Jeter son sac d'outils, ou sa hotte ou son auge, c'était par là que commençait tout égoutier qui sentait le sol fléchir sous lui.

Les fontis avaient des causes diverses: friabilité du sol; quelque éboulement à une profondeur hors de la portée de l'homme; les violentes averses de l'été; l'ondée incessante de l'hiver; les longues petites pluies fines. Parfois le poids des maisons environnantes sur un terrain marneux ou sablonneux chassait les voûtes des galeries souterraines et les faisait gauchir, ou bien il arrivait que le radier éclatait et se fendait sous cette écrasante poussée. Le tassement du Panthéon a oblitéré de cette façon, il y a un siècle, une partie des caves de la montagne Sainte-Geneviève. Quand un égout s'effondrait sous la pression des maisons, le désordre, dans certaines occasions, se traduisait en haut dans la rue par une espèce d'écarts en dents de scie entre les pavés; cette déchirure se développait en ligne serpentante dans toute la longueur de la voûte lézardée, et alors, le mal étant visible, le remède pouvait être prompt. Il advenait aussi que souvent le ravage intérieur ne se révélait par aucune balafre au dehors. Et dans ce cas-là, malheur aux égoutiers. Entrant sans précaution dans l'égout défoncé, ils pouvaient s'y perdre. Les anciens registres font mention de quelques puisatiers ensevelis de la sorte dans les fontis. Ils donnent plusieurs noms; entre autres celui de l'égoutier qui s'enlisa dans un effondrement sous le cagnard de la rue Carême-Prenant, un nommé Blaise Poutrain; ce Blaise Poutrain était frère de Nicolas Poutrain qui fut le dernier fossoyeur du cimetière dit charnier des Innocents en 1785, époque où ce cimetière mourut.

Il y eut aussi ce jeune et charmant vicomte d'Escoubleau dont nous venons de parler, l'un des héros du siège de Lérida où l'on donna l'assaut en bas de soie, violons en tête. D'Escoubleau, surpris une nuit chez sa cousine, la duchesse de Sourdis, se noya dans une fondrière de l'égout Beautreillis où il s'était réfugié pour échapper au duc. Madame de Sourdis, quand on lui raconta cette mort, demanda son flacon, et oublia de pleurer à force de respirer des sels. En pareil cas, il n'y a pas d'amour qui tienne; le cloaque l'éteint. Héro refuse de laver le cadavre de Léandre. Thisbé se bouche le nez devant Pyrame et dit: Pouah!

ジャン・ヴァルジャンは水の中にはいってゆくのを感じ、また足の下にはもう舗石しきいしがなくて泥土でいどばかりなのを感じた。
ブルターニュやスコットランドのある海岸では、旅客や漁夫などが、干潮の時岸から遠い砂浜を歩いていると、数分前から歩行が困難になってるのを突然気づくことが往々ある。足下の砂浜は瀝青チャンのようで、足の裏はすいついてしまう。それはもう砂ではなくて黐もちである。砂面はまったくかわいているが、歩を運ぶごとに、足をあげるとすぐに、その足跡には水がいっぱいになる。けれど目に見た所では普通の砂浜と何の違いもない。広い浜は平たく静かであり、砂は一面に同じありさまをし、固い所とそうでない所との区別は少しもつかない。跳虫はねむしの小さな雲のような楽しい群れは、行く人の足の上に騒々しく飛び続ける。人はなおその道を続け、前方に進み、陸地の方へ向かって、岸に近づこうとする。彼は別に不安を覚えない。実際何の不安なことがあろう。ただ彼は一歩ごとに足の重みが増してゆくように感ずるばかりである。するとにわかに沈み出す。二、三寸沈んでゆく。まさしく道筋が悪いのである。正しい方向を見定めるために彼は立ち止まる。ふと自分の足下を見る。足は見えなくなっている。砂の中に没している。それで足を砂から引き出し、元きた方に戻ろうとしてうしろを向く。するとなお深く沈んでゆく。砂は踝くるぶしまで及ぶ。飛び上がって左へ行こうとすると砂は脛すねの半ばまで来る。右へ行こうとすると、砂は膝頭ひざがしらまで来る。その時彼は、流砂の中に陥ってることを、人が歩くを得ず魚が泳ぐを得ない恐るべき場所に立ってることを、始めて気づいて、名状すべからざる恐怖に襲われる。荷物があればそれを投げ捨てる。危険に瀕ひんした船のように身を軽くしようとする。しかしもう遅い。砂は膝ひざの上まで及ぶ。
彼は助けを呼ぶ、帽子やハンカチを振る。砂はますます彼を巻き込む。もし浜辺に人がいないか、陸地があまり遠いか、特に危険だという評判のある砂床であるか、あたりに勇者がいないかすれば、もう万事終わりである。そのまま没するのほかはない。彼が定められた刑は、恐るべき徐々の埋没で、避け難い執念深いそして遅らすことも早めることもできないものであり、幾時間も続いて容易に終わらないものであって、健康な自由な者を立ったままとらえ、足から引き込み、努力をすればするほど、叫べば叫ぶほど、ますます下へ引きずりこみ、抵抗すればそれを罰するかのようにいっそう強くつかみ取り、徐々に地の中に埋めてゆき、しかも、一望の眼界や、樹木や、緑の野や、平野のうちにある村落の煙や、海の上を走る船の帆や、さえずりながら飛ぶ小鳥や、太陽や、空などを、うちながめるだけの余裕を与えるのである。その埋没は、地面の底から生ある者の方へ潮のごとく高まってくる一つの墳墓である。各瞬間は酷薄な埋葬者となる。とらわれた悲惨な男は、すわり伏しまたはおうとする。しかしあらゆる運動はますます彼を埋めるばかりである。彼は身を伸ばして立ち上がり、沈んでゆく。しだいにのみ込まれるのを感ずる。叫び、懇願し、雲に訴え、腕をねじ合わせ、死者狂いとなる。もう砂は腹までき、次に胸におよぶ。もう半身像にすぎなくなる。両手を差し上げ、恐ろしいうなり声を出し、砂浜の上に爪つめを立ててその灰のようなものにつかまろうとし、半身像の柔らかい台から脱するため両肱りょうひじに身をささえ、狂気のように泣き叫ぶ。砂はしだいに上がってくる。肩におよび、首におよぶ。今や見えるものは顔だけになる。大声を立てると、口には砂がいっぱいになる。もう声も出ない。目はまだ見えているが、それもやがて砂にふさがれる。もう何も見えなくなる。次には額が没してゆく。少しの髪の毛が砂の上に震える。一本の手だけが残って、砂浜の表面から出て動き回る。それもやがて見えなくなる。そして一人の人間が痛ましい消滅をとげるのである。
時には騎馬の者が馬と共に埋没することもあり、車を引く者が車と共に埋没することもある。皆砂浜の下に終わってしまう。それは水の外の難破である。土地が人を溺おぼらすのである。土地が大洋に浸されて罠わなとなる。平地のように見せかけて、海のように口を開く。深淵しんえんもそういうふうに人を裏切ることがある。
かかる悲惨なできごとはある地方の海浜には常に起こり得ることであるが、三十年前のパリー下水道にも起こり得るのであった。
一八三三年に始められた大工事以前には、パリーの地下の道はよく突然人を埋没させるようになっていた。
水が特に砕けやすい下層の地面にしみ込むので、古い下水道では舗石しきいしであり新しい下水道ではコンクリートの上に固めた水硬石灰である部分は、もうそれをささえるものがなくなって揺るぎ出していた。この種の牀板ゆかいたにおいては、一つの皺しわはすなわち一つの割れ目である。一つの割れ目はすなわち一つの崩壊である。底部はかなり長く破壊していた。泥濘の二重の深淵たるその亀裂を専門の言葉では崩壊孔と称していた。崩壊孔とは何であるか? 突然地下で出会う海岸の流砂である。下水道の中にあるサン・ミシェルの丘の刑場である。水を含んだ土地は溶解したようになっている。その分子は柔らかい中間に漂っている。土でもなく水でもない。時としては非常な深さにおよんでいる。そういうものに出会うほど恐ろしいことはない。もし水が多ければ、死はすみやかであって、直ちにのみ込まれてしまう。もし泥どろが多ければ、死はゆるやかであって、徐々に埋没される。
そういう死は人の想像にもおよばないだろう。埋没が海浜の上においても既に恐るべきものであるとするならば、下水溝渠げすいこうきょの中においてはどんなものであろう。海浜においては、大気、外光、白日、朗らかな眼界、広い物音、生命を雨降らす自由の雲、遠くに見える船、種々の形になって現われる希望、き合わせるかも知れない通行人、最後の瞬間まで得られるかも知れない救助、それらのものがあるけれども、下水道の中においてはただ、沈黙、暗黒、暗い丸天井、既にでき上がってる墳墓の内部、上を蔽おおわれてる泥土でいどの中の死、すなわち汚穢おわいのための徐々の息苦しさ、汚泥の中に窒息が爪つめを開いて人の喉のどをつかむ石の箱、瀕死ひんしの息に交じる悪臭のみであって、砂浜ではなく泥土であり、台風ではなくて硫化水素であり、大洋ではなくて糞尿ふんにょうである。頭の上には知らぬ顔をしている大都市を持ちながら、徒いたずらに助けを呼び、歯をくいしばり、もだえ、もがき、苦しむのである。
かくのごとくして死ぬる恐ろしさは筆紙のおよぶところではない。時とすると死は、一種の壮烈さによってその恐ろしさを贖あがなわれることがある。火刑や難破のおりなどには、人は偉大となることがある。炎や白波の中においては、崇高な態度も取られる。そこでは滅没しながら偉大な姿と変わる。しかし下水の中ではそうはゆかない。その死は醜悪である。そこで死ぬのは屈辱である。最後に目に浮かぶものは汚穢である。泥土は不名誉と同意義の言葉である。それは小さく醜くまた賤いやしい。クレランス(訳者注 イギリスのエドワード四世の弟で、王に背いた後死刑に処せられた時、自ら葡萄酒の樽の中の溺死の刑を求めたと伝えられている)のように芳香葡萄酒ぶどうしゅの樽たるの中で死ぬのはまだいいが、エスクーブロー(訳者注 本章末節参照)のように溝浚人どぶさらいにんの墓穴の中で死ぬのはたまらない。その中でもがくのは醜悪のきわみである。死の苦しみをしながら泥水中でいすいちゅうを歩くのである。地獄と言ってもいいほどの暗黒があり、泥穴と言ってもいいほどの泥濘でいねいがあって、その中に死んでゆく者は、果たして霊魂となるのか蛙かえるとなるのかを自ら知らない。
墳墓はどこにあっても凄惨せいさんなものであるが、下水道の中では醜悪なものとなる。
崩壊孔の深さは一定でなく、またその長さや密度も場所によって異なり、地層の粗悪さに比例する。時とすると、三、四尺の深さのこともあれば、八尺から十尺にもおよぶことがあり、あるいは底がわからぬこともある。その泥土はほとんど固くなってる所もあれば、ほとんど水のように柔らかい所もある。リュニエールの崩壊孔では、ひとりの人が没するに一日くらいかかるが、フェリポーの泥濘では五分間くらいですむ。泥土の密度いかんに従ってその支持力にも多少がある。大人が没しても子供なら助かる所がある。安全の第一要件は、あらゆる荷物を捨ててしまうことにある。足下の地面が撓しなうのを感ずる下水夫らは、いつもまず第一に、その道具袋や負おい籠かごや泥桶どろおけを投げ捨てるのであった。
崩壊孔のできる原因は種々である。地質の脆弱ぜいじゃく、人の達し得ないほど深い所に起こる地すべり、夏の豪雨、絶え間ない冬の雨、長く続く霖雨りんうなど。また時とすると、泥灰岩や砂質の地面に立ち並んでる周囲の人家の重みのため、地廊の丸天井が押しやられてゆがむか、あるいは、その圧力のために底部が破裂して割れ目ができることもある。パンテオンの低下は、一世紀以前に、サント・ジュヌヴィエーヴ山の隧道すいどうの一部をそういうふうにしてふさいでしまった。人家の重みのために下水道がくずれる時、ある場合にはその変動は、舗石しきいしの間が鋸形のこぎりがたに開いて上部の街路に現われた。その裂け目は亀裂した丸天井の長さだけうねうねと続いていて、損害は明らかに目に見えるので、すぐに修復することができた。けれどもまた、内部の惨害が少しも外部に痕跡こんせきを現わさないこともしばしばあった。そういう場合こそ下水夫は災いである。底のぬけた下水道に不用意にはいって、そのままになった者も往々ある。古い記録は、そのようにして崩壊孔の中に埋没した下水夫を列挙している。幾多の名前が出ている。そのうちには、ブレーズ・プートランという男があるが、カレーム・プルナン街の広場の下の崩壊孔に埋没した下水夫である。彼はニコラ・プートランの兄弟であって、このニコラ・プートランは、一七八五年に嬰児みどりごの墓地と言われていた墓地の最後の墓掘り人であった。その年にこの墓地は廃せられてしまったのである。
またその中には、上にちょっとあげた愉快な青年子爵エスクーブローもいる。彼は絹の靴下くつしたをはきバイオリンをささげて襲撃が行なわれたレリダ市の攻囲のおりの勇士のひとりだった。エスクーブローはある夜、従妹たるスールディ公爵夫人のもとにいた所を不意に見つけられ、公爵の剣をのがれるためにボートレイ下水道の中に逃げ込んだが、その崩壊孔の中に溺死できししてしまった。スールディ夫人はその死を聞いた時、薬壜くすりびんを取り寄せて塩剤を嗅かぎ、嘆くのを忘れた。そういう場合には恋も続くものではない。汚水だめは恋の炎を消してしまう。ヘロはレアドロスの溺死体を洗うのを拒み、チスベはピラムスの前に鼻をつまんで「おお臭い!」と言う。(訳者注 古代の物語中の話)

 

 

Chapitre VI Le fontis

 

Jean Valjean se trouvait en présence d'un fontis.

Ce genre d'écroulement était alors fréquent dans le sous-sol des Champs-Élysées, difficilement maniable aux travaux hydrauliques et peu conservateur des constructions souterraines à cause de son excessive fluidité. Cette fluidité dépasse l'inconsistance des sables même du quartier Saint-Georges, qui n'ont pu être vaincus que par un enrochement sur béton, et des couches glaiseuses infectées de gaz du quartier des Martyrs, si liquides que le passage n'a pu être pratiqué sous la galerie des Martyrs qu'au moyen d'un tuyau en fonte. Lorsqu'en 1836 on a démoli sous le faubourg Saint-Honoré, pour le reconstruire, le vieil égout en pierre où nous voyons en ce moment Jean Valjean engagé, le sable mouvant, qui est le sous-sol des Champs-Élysées jusqu'à la Seine, fit obstacle au point que l'opération dura près de six mois, au grand récri des riverains, surtout des riverains à hôtels et à carrosses. Les travaux furent plus que malaisés; ils furent dangereux. Il est vrai qu'il y eut quatre mois et demi de pluie et trois crues de la Seine.

Le fontis que Jean Valjean rencontrait avait pour cause l'averse de la veille. Un fléchissement du pavé mal soutenu par le sable sous-jacent avait produit un engorgement d'eau pluviale. L'infiltration s'étant faite, l'effondrement avait suivi. Le radier, disloqué, s'était affaissé dans la vase. Sur quelle longueur? Impossible de le dire. L'obscurité était là plus épaisse que partout ailleurs. C'était un trou de boue dans une caverne de nuit.

Jean Valjean sentit le pavé se dérober sous lui. Il entra dans cette fange. C'était de l'eau à la surface, de la vase au fond. Il fallait bien passer. Revenir sur ses pas était impossible. Marius était expirant, et Jean Valjean exténué. Où aller d'ailleurs? Jean Valjean avança. Du reste la fondrière parut peu profonde aux premiers pas. Mais à mesure qu'il avançait, ses pieds plongeaient. Il eut bientôt de la vase jusqu'à mi-jambe et de l'eau plus haut que les genoux. Il marchait, exhaussant de ses deux bras Marius le plus qu'il pouvait au-dessus de l'eau. La vase lui venait maintenant aux jarrets et l'eau à la ceinture. Il ne pouvait déjà plus reculer. Il enfonçait de plus en plus. Cette vase, assez dense pour le poids d'un homme, ne pouvait évidemment en porter deux. Marius et Jean Valjean eussent eu chance de s'en tirer, isolément. Jean Valjean continua d'avancer, soutenant ce mourant, qui était un cadavre peut-être.

L'eau lui venait aux aisselles; il se sentait sombrer; c'est à peine s'il pouvait se mouvoir dans la profondeur de bourbe où il était. La densité, qui était le soutien, était aussi l'obstacle. Il soulevait toujours Marius, et, avec une dépense de force inouïe, il avançait; mais il enfonçait. Il n'avait plus que la tête hors de l'eau, et ses deux bras élevant Marius. Il y a, dans les vieilles peintures du déluge, une mère qui fait ainsi de son enfant.

Il enfonça encore, il renversa sa face en arrière pour échapper à l'eau et pouvoir respirer; qui l'eût vu dans cette obscurité eût cru voir un masque flottant sur de l'ombre; il apercevait vaguement au-dessus de lui la tête pendante et le visage livide de Marius; il fit un effort désespéré, et lança son pied en avant; son pied heurta on ne sait quoi de solide. Un point d'appui. Il était temps.

Il se dressa et se tordit et s'enracina avec une sorte de furie sur ce point d'appui. Cela lui fit l'effet de la première marche d'un escalier remontant à la vie.

Ce point d'appui, rencontré dans la vase au moment suprême, était le commencement de l'autre versant du radier, qui avait plié sans se briser et s'était courbé sous l'eau comme une planche et d'un seul morceau. Les pavages bien construits font voûte et ont de ces fermetés-là. Ce fragment de radier, submergé en partie, mais solide, était une véritable rampe, et, une fois sur cette rampe, on était sauvé. Jean Valjean remonta ce plan incliné et arriva de l'autre côté de la fondrière.

En sortant de l'eau, il se heurta à une pierre et tomba sur les genoux. Il trouva que c'était juste, et y resta quelque temps, l'âme abîmée dans on ne sait quelle parole à Dieu.

Il se redressa, frissonnant, glacé, infect, courbé sous ce mourant qu'il traînait, tout ruisselant de fange, l'âme pleine d'une étrange clarté.

ジャン・ヴァルジャンは一つの崩壊孔に出会ったのである。
かかる崩壊は、当時シャン・ゼリゼーの地下にしばしば起こったことで、非常に流動性のものだったから、水中工事を困難ならしめ地下構造を脆弱ぜいじゃくならしめていた。その流動性は、サン・ジョルジュ街区の砂よりもいっそう不安定なものであり、マルティール街区のガスを含んだ粘土層よりもいっそう不安定なものだった。しかも、サン・ジョルジュの砂地は、コンクリートの上に石堤を作ってようやく食い止められたものであり、マルティールの粘土層は、マルティール修道院の回廊の下では鋳鉄の管でようやく通路が穿うがたれたほど柔らかいものであった。一八三六年に、今ジャン・ヴァルジャンがはいり込んだその石造の古い下水道を改造するために、サン・トノレ郭外の下がこわされた時、シャン・ゼリゼーからセーヌ川まで地下に横たわってた流砂は非常な障害となって、工事は六カ月近くも続き、付近の住民、ことに旅館や馬車を所有してる人々の、ひどい不平の声を受けたものである。工事は困難なばかりでなく、また至って危険なものだった。実際、雨が四カ月半も続き、セーヌ川の溢水いっすいが三度も起こった。
ジャン・ヴァルジャンが出会った崩壊孔は前日の驟雨しゅううのためにできたものであった。下の砂土にようやくささえられていた舗石しきいしはゆがんで、雨水をふさぎ止め、水が中にしみ込んで、地くずれが起こっていた。底部はゆるんで、泥土でいどの中にはいり込んでいた。どれほどの長さに及んでいたか、それはわからない。やみは他の所よりもずっと濃くなっていた。それは暗夜の洞窟どうくつの中にある泥土の穴だった。
ジャン・ヴァルジャンは足下の舗石が逃げてゆくのを感じた。彼は泥濘でいねいの中にはいった。表面は水であり、底は泥であった。けれどもそれを通り越さなければならなかった。あとに引き返すことは不可能だった。マリユスは死にかかっており、ジャン・ヴァルジャンは疲れきっていた。それにまたどこにも他に行くべき道はなかった。ジャン・ヴァルジャンは前進した。その上、初めの二、三歩ではその窪地くぼちはさまで深くなさそうだった。しかし進むに従って、足はしだいに深く没していった。やがては、泥どろが脛すねの半ばにおよび水が膝ひざの上におよんだ。彼は両腕でできるだけマリユスを水の上に高く上げながら、進んでいった。今や泥は膝におよび、水は帯の所におよんだ。もう退くことはできなかった。ますます深く沈んでいった。底の泥土でいどは、ひとりの重さにはたえ得るくらい濃密だったが、明らかにふたりを支えることはできなかった。マリユスとジャン・ヴァルジャンとは、もし別々に分かれたらあるいは無事ですむかも知れなかった。しかしジャン・ヴァルジャンは、おそらくはもう死骸しがいになってるかも知れない瀕死ひんしのマリユスをにないながら、続けて前進した。
水は腋わきまできた。彼は今にも沈み込むような気がした。その深い泥土の中で歩を運ぶのも辛うじてであった。ささえとなる泥の密度はかえって障害となった。彼はなおマリユスを持ち上げ、非常な力を費やして前進した。しかしますます沈んでいった。もう水から出てるのは、マリユスをささえてる両腕と頭とだけだった。洪水こうずいの古い絵には、そういうふうに子供を差し上げてる母親が見らるる。
彼はなお沈んでいった。水を避けて呼吸を続けるために、頭をうしろに倒して顔を上向けた。もしその暗黒の中で彼を見た者があったら、影の上に漂ってる仮面かと思ったかも知れない。彼は自分の上に、マリユスのうなだれた頭と蒼白そうはくな顔とを、ぼんやり見分けた。彼は死に物狂いの努力をして、足を前方に進めた。足は何か固いものに触れた。一つの足場である。ちょうどいい時だった。
彼は身を伸ばし、身をひねり、夢中になってその足場に乗った。あたかも生命のうちに上ってゆく階段の第一段のように思えた。
危急の際に底の泥どろの中で出会ったその足場は、底部の向こうの一端だった。それは曲がったままこわれないでいて、板のようにまた一枚でできてるかのように、水の下に撓しなっていた。よく築かれた石畳工事は、迫持せりもちになっていてかくまでに丈夫なものである。その一片の底部は、半ば沈没しながらなお強固で、まったく一つの坂道となっていた。一度その坂に足を置けば、もう安全だった。ジャン・ヴァルジャンはその斜面を上って、泥濘孔でいねいこうの彼岸に着いた。
彼は水から出て、一つの石に出会い、そこにひざまずいた。彼は自然にそういう心地になって、しばらくそこにひざまずいたまま、全心を投げ出して言い知れぬ祈念を神にささげた。
彼は身を震わし、氷のように冷たくなり、臭気にまみれ、瀕死ひんしの者をになって背をかがめ、泥濘をしたたらし、魂は異様な光明に満たされながら、立ち上がった。

 

 

Chapitre VII Quelque fois on échoue où l'on croit débarquer

Il se remit en route encore une fois.

Du reste, s'il n'avait pas laissé sa vie dans le fontis, il semblait y avoir laissé sa force. Ce suprême effort l'avait épuisé. Sa lassitude était maintenant telle, que tous les trois ou quatre pas, il était obligé de reprendre haleine, et s'appuyait au mur. Une fois, il dut s'asseoir sur la banquette pour changer la position de Marius, et il crut qu'il demeurerait là. Mais si sa vigueur était morte, son énergie ne l'était point. Il se releva.

Il marcha désespérément, presque vite, fit ainsi une centaine de pas, sans dresser la tête, presque sans respirer, et tout à coup se cogna au mur. Il était parvenu à un coude de l'égout, et, en arrivant tête basse au tournant, il avait rencontré la muraille. Il leva les yeux, et à l'extrémité du souterrain, là-bas, devant lui, loin, très loin, il aperçut une lumière. Cette fois, ce n'était pas la lumière terrible; c'était la lumière bonne et blanche. C'était le jour.

Jean Valjean voyait l'issue.

Une âme damnée qui, du milieu de la fournaise, apercevrait tout à coup la sortie de la géhenne, éprouverait ce qu'éprouva Jean Valjean. Elle volerait éperdument avec le moignon de ses ailes brûlées vers la porte radieuse. Jean Valjean ne sentit plus la fatigue, il ne sentit plus le poids de Marius, il retrouva ses jarrets d'acier, il courut plus qu'il ne marcha. À mesure qu'il approchait, l'issue se dessinait de plus en plus distinctement. C'était une arche cintrée, moins haute que la voûte qui se restreignait par degrés et moins large que la galerie qui se resserrait en même temps que la voûte s'abaissait. Le tunnel finissait en intérieur d'entonnoir; rétrécissement vicieux, imité des guichets de maisons de force, logique dans une prison, illogique dans un égout, et qui a été corrigé depuis.

Jean Valjean arriva à l'issue. Là, il s'arrêta.

C'était bien la sortie, mais on ne pouvait sortir.

L'arche était fermée d'une forte grille, et la grille, qui, selon toute apparence, tournait rarement sur ses gonds oxydés, était assujettie à son chambranle de pierre par une serrure épaisse qui, rouge de rouille, semblait une énorme brique. On voyait le trou de la clef, et le pêne robuste profondément plongé dans la gâche de fer. La serrure était visiblement fermée à double tour. C'était une de ces serrures de bastilles que le vieux Paris prodiguait volontiers.

Au delà de la grille, le grand air, la rivière, le jour, la berge très étroite, mais suffisante pour s'en aller, les quais lointains, Paris, ce gouffre où l'on se dérobe si aisément, le large horizon, la liberté. On distinguait à droite, en aval, le pont d'Iéna, et à gauche, en amont, le pont des Invalides; l'endroit eût été propice pour attendre la nuit et s'évader. C'était un des points les plus solitaires de Paris; la berge qui fait face au Gros-Caillou. Les mouches entraient et sortaient à travers les barreaux de la grille.

Il pouvait être huit heures et demie du soir. Le jour baissait.

Jean Valjean déposa Marius le long du mur sur la partie sèche du radier, puis marcha à la grille et crispa ses deux poings sur les barreaux; la secousse fut frénétique, l'ébranlement nul. La grille ne bougea pas. Jean Valjean saisit les barreaux l'un après l'autre, espérant pouvoir arracher le moins solide et s'en faire un levier pour soulever la porte ou pour briser la serrure. Aucun barreau ne remua. Les dents d'un tigre ne sont pas plus solides dans leurs alvéoles. Pas de levier; pas de pesée possible. L'obstacle était invincible. Aucun moyen d'ouvrir la porte.

Fallait-il donc finir là? Que faire? que devenir? Rétrograder; recommencer le trajet effrayant qu'il avait déjà parcouru; il n'en avait pas la force. D'ailleurs, comment traverser de nouveau cette fondrière d'où l'on ne s'était tiré que par miracle? Et après la fondrière, n'y avait-il pas cette ronde de police à laquelle, certes, on n'échapperait pas deux fois? Et puis, où aller? quelle direction prendre? Suivre la pente, ce n'était point aller au but. Arrivât-on à une autre issue, on la trouverait obstruée d'un tampon ou d'une grille. Toutes les sorties étaient indubitablement closes de cette façon. Le hasard avait descellé la grille par laquelle on était entré, mais évidemment toutes les autres bouches de l'égout étaient fermées. On n'avait réussi qu'à s'évader dans une prison.

C'était fini. Tout ce qu'avait fait Jean Valjean était inutile. L'épuisement aboutissait à l'avortement.

Ils étaient pris l'un et l'autre dans la sombre et immense toile de la mort, et Jean Valjean sentait courir sur ces fils noirs tressaillant dans les ténèbres l'épouvantable araignée.

Il tourna le dos à la grille, et tomba sur le pavé, plutôt terrassé qu'assis, près de Marius, toujours sans mouvement et sa tête s'affaissa entre ses genoux. Pas d'issue. C'était la dernière goutte de l'angoisse.

À qui songeait-il dans ce profond accablement? Ni à lui-même, ni à Marius. Il pensait à Cosette.

ジャン・ヴァルジャンは[#「ジャン・ヴァルジャンは」は底本では「ジャンヴァルジャンは」]再び進み出した。
けれども、崩壊孔の中に生命は落としてこなかったとするも、力はそこに落としてきたがようだった。極度の努力に彼は疲憊ひはいしつくしていた。今は身体に力がなくて、三、四歩進んでは息をつき、壁によりかかって休んだ。ある時は、マリユスの位置を変えるために段の所にすわらなければならなかった。そしてもう動けないかと思った。しかしたとい力はなくなっていたとするも、元気は消えうせていなかった。彼はまた立ち上がった。
彼はほとんど足早に絶望的に歩き出して、頭も上げず、息もろくにつかないで、百歩ばかり進んだ。すると突然壁にぶつかった。下水道の曲がり角かどに達し、頭を下げて歩いていたので、その壁に行き当たったのである。目を上げてみると、隧道すいどうの[#「隧道すいどうの」は底本では「隊道すいどうの」]先端に、前方の遠いごくはるかな彼方かなたに、一つの光が見えた。今度は前のように恐ろしい光ではなかった。それは楽しい白い光だった。日の光であった。
ジャン・ヴァルジャンは出口を認めたのである。
永劫えいごうの罰を被って焦熱地獄の中にありながら突然出口を認めた魂にして始めて、その時ジャン・ヴァルジャンが感じた心地を知り得るだろう。その魂は、焼け残りの翼をひろげて、光り輝く出口の方へ、狂気のごとく飛んでゆくに違いない。ジャン・ヴァルジャンはもう疲労を感じなかった。もうマリユスの重みをも感じなかった。足は再び鋼鉄のように丈夫になって、歩くというよりもむしろ走っていった。近づくにしたがって、出口はますますはっきり見えてきた。それは穹窿形きゅうりゅうけいの迫持せりもちで、しだいに低くなってる隧道の丸天井よりも更に低く、丸天井が下がるにしたがってしだいに狭せばまってる隧道よりも更に狭かった。隧道は漏斗ろうとの内部のようになっていた。かくしだいにつぼんでる不都合な形は、重罪監獄の側門を模したもので、監獄では理に合っているが、下水道では理に合わないので、その後改造されてしまった。
ジャン・ヴァルジャンはその出口に達した。
そこで彼は立ち止まった。
まさしく出口ではあったが、出ることはできなかった。
丸い門は丈夫な鉄格子てつごうしで閉ざされていた。そして鉄格子は、酸化した肱金ひじがねの上にめったに開閉された様子も見えず、石の框かまちに厚い錠前で固定してあり、錠前は赤く錆さびて、大きな煉瓦れんがのようになっていた。鍵穴かぎあなも見え頑丈がんじょうな閂子かんぬきが鉄の受座に深くはいってるのも見えていた。錠前は明らかに二重錠がおろされていた。それは昔パリーがやたらに用いていた牢獄の錠前の一つだった。
鉄格子の向こうには、大気、川、昼の光、狭くはあるが立ち去るには足りる汀みぎわ、遠い川岸通り、容易に姿を隠し得らるる深淵しんえんたるパリー、広い眼界、自由、などがあった。右手には下流の方にイエナ橋が見え、左手には上流の方にアンヴァリード橋が見えていた。夜を待って逃走するには好都合な場所だった。パリーの最も寂しい地点の一つだった。グロ・カイユーに向き合ってる汀だった。蠅はえは鉄格子の間から出入していた。
午後の八時半ごろだったろう。日は暮れかかっていた。
ジャン・ヴァルジャンは底部のかわいた所に壁に沿ってマリユスをおろし、それから鉄格子に進んでいって、その鉄棒を両手につかんだ。そして狂気のごとく揺すったが、少しも動かなかった。鉄格子はびくともしなかった。弱い鉄棒を引きぬいて槓杆てことし扉とびらをこじあけるか錠前をこわすかするつもりで、彼は鉄棒を一本一本つかんだが、どれも小揺るぎさえしなかった。虎とらの牙きばもおよばないほど固く植わっていた。一つの槓杆もなく、一つの力になる物もなかった。障害は人力のおよぶべくもなかった。扉を開くべき方法は何もなかった。
それでは彼は、そこで終わらなければならなかったのか。どうしたらいいか。どうなるのか。引き返して、既に通ってきた恐ろしい道程を繰り返すには、その力がなかった。それにまた、ようやく奇跡のように脱してきたあの泥濘でいねいの孔あなを、どうして再び通ることができよう。更にその泥濘の後には、あの警官の巡邏隊じゅんらたいがあるではないか。確かに二度とそれからのがれられるものではない。そしてまた、どこへ行ったらいいか。どの方向を取ったらいいか。傾斜について進んでも、目的を達せられるものではない。他の出口にたどりついた所で、必ずやそれも石の蓋ふたか鉄の格子かでふさがれているだろう。あらゆる口がそういうふうに閉ざされてることは疑いない。彼がはいってきた鉄格子は偶然にもゆるんでいたが、しかし下水道の他の口がすべて閉ざされてることは明らかである。彼はただ牢獄ろうごくの中に逃げ込み得たに過ぎなかった。
万事終わりであった。ジャン・ヴァルジャンがなしてきたすべては徒労に帰した。神はそれを受け入れなかったのである。
かれらは二人とも、死の大きな暗い網に捕えられてしまった。そしてジャン・ヴァルジャンは、暗黒の中に震え動くまっ黒な網の糸の上に恐るべき蜘蛛くもが走り回るのを感じた。
彼は鉄格子に背を向け、やはり身動きもしないでいるマリユスのそばに、舗石しきいしの上に、すわるというよりもむしろ打ち倒れるように身を落とした。その頭は両膝りょうひざの間にたれた。出口はない。それが苦悶の最後の一滴であった。
その深い重圧の苦しみのうちに、だれのことを彼は考えていたか。それは自分のことでもなく、またマリユスのことでもなかった。彼はコゼットのことを思っていたのである。

 

 

Chapitre VIII Le pan de l'habit déchiré

 

Au milieu de cet anéantissement, une main se posa sur son épaule, et une voix qui parlait bas lui dit:

—Part à deux.

Quelqu'un dans cette ombre? Rien ne ressemble au rêve comme le désespoir. Jean Valjean crut rêver. Il n'avait point entendu de pas. Était-ce possible? Il leva les yeux.

Un homme était devant lui.

Cet homme était vêtu d'une blouse; il avait les pieds nus; il tenait ses souliers dans sa main gauche; il les avait évidemment ôtés pour pouvoir arriver jusqu'à Jean Valjean, sans qu'on l'entendît marcher.

Jean Valjean n'eut pas un moment d'hésitation. Si imprévue que fût la rencontre, cet homme lui était connu. Cet homme était Thénardier.

Quoique réveillé, pour ainsi dire, en sursaut, Jean Valjean, habitué aux alertes et aguerri aux coups inattendus qu'il faut parer vite, reprit possession sur-le-champ de toute sa présence d'esprit. D'ailleurs la situation ne pouvait empirer, un certain degré de détresse n'est plus capable de crescendo, et Thénardier lui-même ne pouvait ajouter de la noirceur à cette nuit.

Il y eut un instant d'attente.

Thénardier, élevant sa main droite à la hauteur de son front, s'en fit un abat-jour, puis il rapprocha les sourcils en clignant les yeux, ce qui, avec un léger pincement de la bouche, caractérise l'attention sagace d'un homme qui cherche à en reconnaître un autre. Il n'y réussit point. Jean Valjean, on vient de le dire, tournait le dos au jour, et était d'ailleurs si défiguré, si fangeux et si sanglant qu'en plein midi il eût été méconnaissable. Au contraire, éclairé de face par la lumière de la grille, clarté de cave, il est vrai, livide, mais précise dans sa lividité, Thénardier, comme dit l'énergique métaphore banale, sauta tout de suite aux yeux de Jean Valjean. Cette inégalité de conditions suffisait pour assurer quelque avantage à Jean Valjean dans ce mystérieux duel qui allait s'engager entre les deux situations et les deux hommes. La rencontre avait lieu entre Jean Valjean voilé et Thénardier démasqué.

Jean Valjean s'aperçut tout de suite que Thénardier ne le reconnaissait pas.

Ils se considérèrent un moment dans cette pénombre, comme s'ils se prenaient mesure. Thénardier rompit le premier le silence.

—Comment vas-tu faire pour sortir? Jean Valjean ne répondit pas.

Thénardier continua:

—Impossible de crocheter la porte. Il faut pourtant que tu t'en ailles d'ici.

—C'est vrai, dit Jean Valjean.

—Eh bien, part à deux.

—Que veux-tu dire?

—Tu as tué l'homme; c'est bien. Moi, j'ai la clef. Thénardier montrait du doigt Marius. Il poursuivit:

—Je ne te connais pas, mais je veux t'aider. Tu dois être un ami.

Jean Valjean commença à comprendre. Thénardier le prenait pour un assassin.

Thénardier reprit:

—Écoute, camarade. Tu n'as pas tué cet homme sans regarder ce qu'il avait dans ses poches. Donne-moi ma moitié. Je t'ouvre la porte.

Et, tirant à demi une grosse clef de dessous sa blouse toute trouée, il ajouta:

—Veux-tu voir comment est faite la clef des champs? Voilà.

Jean Valjean «demeura stupide», le mot est du vieux Corneille, au point de douter que ce qu'il voyait fût réel. C'était la providence apparaissant horrible, et le bon ange sortant de terre sous la forme de Thénardier.

Thénardier fourra son poing dans une large poche cachée sous sa blouse, en tira une corde et la tendit à Jean Valjean.

—Tiens, dit-il, je te donne la corde par-dessus le marché.

—Pourquoi faire, une corde?

—Il te faut aussi une pierre, mais tu en trouveras dehors. Il y a là un tas de gravats.

—Pourquoi faire, une pierre?

—Imbécile, puisque tu vas jeter le pantre à la rivière, il te faut une pierre et une corde, sans quoi ça flotterait sur l'eau.

Jean Valjean prit la corde. Il n'est personne qui n'ait de ces acceptations machinales.

Thénardier fit claquer ses doigts comme à l'arrivée d'une idée subite:

—Ah çà, camarade, comment as-tu fait pour te tirer là-bas de la fondrière? je n'ai pas osé m'y risquer. Peuh! tu ne sens pas bon.

Après une pause, il ajouta:

—Je te fais des questions, mais tu as raison de ne pas y répondre. C'est un apprentissage pour le fichu quart d'heure du juge d'instruction. Et puis, en ne parlant pas du tout, on ne risque pas de parler trop haut. C'est égal, parce que je ne vois pas ta figure et parce que je ne sais pas ton nom, tu aurais tort de croire que je ne sais pas qui tu es et ce que tu veux. Connu. Tu as un peu cassé ce monsieur; maintenant tu voudrais le serrer quelque part. Il te faut la rivière, le grand cache-sottise. Je vas te tirer d'embarras. Aider un bon garçon dans la peine, ça me botte.

Tout en approuvant Jean Valjean de se taire, il cherchait visiblement à le faire parler. Il lui poussa l'épaule, de façon à tâcher de le voir de profil, et s'écria sans sortir pourtant du médium où il maintenait sa voix:

—À propos de la fondrière, tu es un fier animal. Pourquoi n'y as-tu pas jeté l'homme?

Jean Valjean garda le silence.

Thénardier reprit en haussant jusqu'à sa pomme d'Adam la loque qui lui servait de cravate, geste qui complète l'air capable d'un homme sérieux:

—Au fait, tu as peut-être agi sagement. Les ouvriers demain en venant boucher le trou auraient, à coup sûr, trouvé le pantinois oublié là, et on aurait pu, fil à fil, brin à brin, pincer ta trace, et arriver jusqu'à toi. Quelqu'un a passé par l'égout. Qui? par où est-il sorti? l'a-t-on vu sortir? La police est pleine d'esprit. L'égout est traître, et vous dénonce. Une telle trouvaille est une rareté, cela appelle l'attention, peu de gens se servent de l'égout pour leurs affaires, tandis que la rivière est à tout le monde. La rivière, c'est la vraie fosse. Au bout d'un mois, on vous repêche l'homme aux filets de Saint-Cloud. Eh bien, qu'est-ce que cela fiche? c'est une charogne, quoi! Qui a tué cet homme? Paris. Et la justice n'informe même pas. Tu as bien fait.

Plus Thénardier était loquace, plus Jean Valjean était muet, Thénardier lui secoua de nouveau l'épaule.

—Maintenant, concluons l'affaire. Partageons. Tu as vu ma clef, montre-moi ton argent.

Thénardier était hagard, fauve, louche, un peu menaçant, pourtant amical.

Il y avait une chose étrange; les allures de Thénardier n'étaient pas simples; il n'avait pas l'air tout à fait à son aise; tout en n'affectant pas d'air mystérieux, il parlait bas; de temps en temps, il mettait son doigt sur sa bouche et murmurait: chut! Il était difficile de deviner pourquoi. Il n'y avait là personne qu'eux deux. Jean Valjean pensa que d'autres bandits étaient peut-être cachés dans quelque recoin, pas très loin, et que Thénardier ne se souciait pas de partager avec eux.

Thénardier reprit:

—Finissons. Combien le pantre avait-il dans ses profondes?

Jean Valjean se fouilla.

C'était, on s'en souvient, son habitude, d'avoir toujours de l'argent sur lui. La sombre vie d'expédients à laquelle il était condamné lui en faisait une loi. Cette fois pourtant il était pris au dépourvu. En mettant, la veille au soir, son uniforme de garde national, il avait oublié, lugubrement absorbé qu'il était, d'emporter son portefeuille. Il n'avait que quelque monnaie dans le gousset de son gilet. Cela se montait à une trentaine de francs. Il retourna sa poche, toute trempée de fange, et étala sur la banquette du radier un louis d'or, deux pièces de cinq francs et cinq ou six gros sous.

Thénardier avança la lèvre inférieure avec une torsion de cou significative.

—Tu l'as tué pour pas cher, dit-il.

Il se mit à palper, en toute familiarité, les poches de Jean Valjean et les poches de Marius. Jean Valjean, préoccupé surtout de tourner le dos au jour, le laissait faire. Tout en maniant l'habit de Marius, Thénardier, avec une dextérité d'escamoteur, trouva moyen d'en arracher, sans que Jean Valjean s'en aperçût, un lambeau qu'il cacha sous sa blouse, pensant probablement que ce morceau d'étoffe pourrait lui servir plus tard à reconnaître l'homme assassiné et l'assassin. Il ne trouva du reste rien de plus que les trente francs.

—C'est vrai, dit-il, l'un portant l'autre, vous n'avez pas plus que ça.

Et, oubliant son mot: part à deux, il prit tout.

Il hésita un peu devant les gros sous. Réflexion faite, il les prit aussi en grommelant:

—N'importe! c'est suriner les gens à trop bon marché.

Cela fait, il tira de nouveau la clef de dessous sa blouse.

—Maintenant, l'ami, il faut que tu sortes. C'est ici comme à la foire, on paye en sortant. Tu as payé, sors.

Et il se mit à rire.

Avait-il, en apportant à un inconnu l'aide de cette clef et en faisant sortir par cette porte un autre que lui, l'intention pure et désintéressée de sauver un assassin? c'est ce dont il est permis de douter.

Thénardier aida Jean Valjean à replacer Marius sur ses épaules, puis il se dirigea vers la grille sur la pointe de ses pieds nus, faisant signe à Jean Valjean de le suivre, il regarda au dehors, posa le doigt sur sa bouche, et demeura quelques secondes comme en suspens; l'inspection faite, il mit la clef dans la serrure. Le pêne glissa et la porte tourna. Il n'y eut ni craquement, ni grincement. Cela se fit très doucement. Il était visible que cette grille et ces gonds, huilés avec soin, s'ouvraient plus souvent qu'on ne l'eût pensé. Cette douceur était sinistre; on y sentait les allées et venues furtives, les entrées et les sorties silencieuses des hommes nocturnes, et les pas de loup du crime. L'égout était évidemment en complicité avec quelque bande mystérieuse. Cette grille taciturne était une receleuse.

Thénardier entre-bâilla la porte, livra tout juste passage à Jean Valjean, referma la grille, tourna deux fois la clef dans la serrure, et replongea dans l'obscurité, sans faire plus de bruit qu'un souffle. Il semblait marcher avec les pattes de velours du tigre. Un moment après, cette hideuse providence était rentrée dans l'invisible.

Jean Valjean se trouva dehors.

その喪心の最中に、一つの手が彼の肩に置かれ、一つの声が低く彼に話しかけた。
「山分けにしよう。」
その闇やみの中にだれがいたのであろうか。絶望ほど夢に似たものはない。ジャン・ヴァルジャンは夢をみてるのだと思った。少しも足音は聞こえなかったのである。現実にそんなことがあり得るだろうか。彼は目をあげた。
一人の男が彼の前にいた。
男は労働服を着、足には何にもはかず、靴くつを左手に持っていた。明らかに彼は、足音を立てないでジャン・ヴァルジャンの所まで来るために、靴をぬいだのだった。
ジャン・ヴァルジャンはその男がだれであるかを少しも惑わなかった。いかにも意外な邂逅かいこうではあったが、見覚えがあった。テナルディエだった。
言わば突然目をさましたようなものだったが、ジャン・ヴァルジャンは危急になれており、意外の打撃をも瞬間に受け止めるように鍛えられていたので、直ちに冷静に返ることができた。それに第一、事情は更に険悪になり得るはずはなかった。困却もある程度におよべば、もはやそれ以上に大きくなり得ないものである。テナルディエが出てきたとて、その闇夜をいっそう暗くすることはできなかった。
しばし探り合いの時間が続いた。
テナルディエは右手を額の所まで上げて目庇まびさしを作り、それから目をまたたきながら眉根まゆねを寄せたが、それは口を軽くとがらしたのとともに、相手がだれであるかを見て取ろうとする鋭い注意を示すものだった。しかし彼はそれに成功しなかった。ジャン・ヴァルジャンは前に言ったとおり、光の方に背を向けていたし、またま昼間の光でさえも見分け難いほど泥どろにまみれ血に染まって姿が変わっていた。それに反してテナルディエは、窖あなぐらの中のようなほの白い明りではあるがそのほの白さの中にも妙にはっきりしてる鉄格子てつごうしから来る光を、まっ正面に受けていたので、通俗な力強い比喩ひゆで言うとおり、すぐにジャン・ヴァルジャンの目の中に飛び込んできたのである。この条件の違いは、今や二つの位置と二人の男との間に行なわれんとする不思議な対決において、確かにジャン・ヴァルジャンの方にある有利さを与えるに足りた。会戦は、覆面をしたジャン・ヴァルジャンと仮面をぬいだテナルディエとの間に行なわれた。
ジャン・ヴァルジャンはテナルディエが自分を見て取っていないのをすぐに気づいた。
ふたりはその薄暗い中で、互いに身長をはかり合ってるように、しばらくじろじろながめ合った。テナルディエが先に沈黙を破った。
「お前はどうして出るつもりだ。」
ジャン・ヴァルジャンは返事をしなかった。
テナルディエは続けて言った。
「扉とびらをこじあけることはできねえ。だがここから出なけりゃならねえんだろう。」
「そのとおりだ。」とジャン・ヴァルジャンは言った。
「じゃあ山分けだ。」
「いったい何のことだ?」
「お前はその男をやっつけたんだろう。よろしい。ところで俺おれの方に鍵かぎがあるんだ。」
テナルディエはマリユスをさし示した。彼は続けて言った。
「俺はお前を知らねえ、だが少し手伝おうというんだ。おだやかに話をつけようじゃねえか。」
ジャン・ヴァルジャンは了解しはじめた。テナルディエは彼を人殺しだと思ってるのだった。テナルディエはまた言った。
「まあ聞けよ、お前はそいつの懐中を見届けずにやっつけたんじゃあるめえ。半分俺おれによこせ。扉を開いてやらあね。」
そして穴だらけの上衣の下から大きな鍵かぎを半ば引き出しながら、彼は言い添えた。
「自由な身になる鍵がどんなものか、見てえなら見せてやる。これだ。」
ジャン・ヴァルジャンは、老コルネイユの用語を借りれば、「唖然あぜんとした。」そして眼前のことが果たして現実であるかを疑ったほどである。それは恐ろしい姿で現われてくる天意であり、テナルディエの形となって地から出て来る善良な天使であった。
テナルディエは上衣の下に隠されてる大きなポケットに手をつき込み、一筋の綱を取り出して、それをジャン・ヴァルジャンに差し出した。
「さあ、」と彼は言った、「おまけにこの綱もつけてやらあな。」
「綱を何にするんだ。」
「石もいるだろうが、それは外にある。こわれ物がいっぱい積んであるんだ。」
「石を何にするんだ。」
「ばかだな。お前はそいつを川に投げ込むつもりだろう。すりゃあ石と綱とがいるじゃねえか。そうしなけりゃ水に浮いちまわあな。」
ジャン・ヴァルジャンはその綱を取った。だれにでも、そういうふうにただ機械的に物を受け取ることがある。
テナルディエは突然ある考えが浮かんだかのように指を鳴らした。
「ところで、お前はどうして向こうの泥孔どろあなを越してきたんだ。俺おれにはとてもできねえ。ぷー、あまりいいにおいじゃねえな。」
ちょっと黙った後、彼はまた言い出した。
「俺がいろんなことを聞いてるのに、お前が一向返事もしねえのはもっともだ。予審のいやな十五、六分間の下稽古だからな。それに、口をききさえしなけりゃあ、あまり大きな声を出しゃしねえかという心配もねえわけだからな。だがどっちみち同じことだ。お前の顔もよく見えねえし、お前の名も知らねえからといって、お前がどんな人間でどんなことをするつもりか、俺にわからねえと思っちゃまちがえだぜ。よくわかってらあね。お前はその男をばらして、今どこかに押し込むつもりだろう。お前には川がいるんだ。川ってものはばかなことをすっかり隠してしまうものだからな。困るなら俺が救ってやらあ。正直者の難儀を助けるなあ、ちょうど俺のはまり役だ。」
ジャン・ヴァルジャンが黙ってるのを彼は一方に承認しながらも、明らかに口をきかせようとつとめていた。彼は横顔でも見ようとするように、相手の肩を押した。そしてやはり中声をしたまま叫んだ。
「泥孔と言やあ、お前はどうかしてるね。なぜあそこにほうり込んでこなかったんだ?」
ジャン・ヴァルジャンは黙っていた。
テナルディエは襟飾えりかざりとしてるぼろ布を喉仏のどぼとけの所まで引き上げた。それは真剣になった様子を充分に示す身振りだった。そして言った。
「だが、つまりお前のやり方は悧巧りこうだったかも知れねえ。職人が明日穴でもふさぎに来れば、そこに死人が捨てられてるのをきっと見つける。そうすりゃあ、それからそれと糸をたぐって跡をかぎつけ、お前の身におよんでくる。下水道の中を通った奴やつがいる。それはだれだ、どこから出たんだ、出るのを見た者があるか? なんて警察はなかなか抜け目がねえからな。下水道は裏切って、お前を密告する。死人なんていう拾い物は珍しいし、人の目をひく。だから下水道を仕事に使う奴はあまりいねえ。ところが川とくりゃあ、だれでも使ってる。川はまったく墓場だからな。一月もたってから、サン・クルーの網に死体がひっかかる。そうなりゃあかまったこたあねえ。身体は腐ってらあ。だれがこの男を殺したか、パリーが殺したんだ、てなことになる。警察だってろくに調べやしねえ。つまりお前は上手にやったわけだ。」
テナルディエがしゃべればしゃべるほど、ジャン・ヴァルジャンはますます黙り込んだ。テナルディエはまた彼の肩を押し動かした。
「さあ用事をすまそう。二つに分けるんだ。お前は俺おれの鍵かぎを見たんだから、俺にも一つお前の金を見せなよ。」
テナルディエは荒々しく、獰猛どうもうで、胸に一物あるらしく、多少威嚇いかくするようなふうだったが、それでもごくなれなれしそうだった。
不思議なことが一つあった。テナルディエの態度は単純ではなかった。まったく落ち着いてるような様子はなかった。平気なふうを装いながら、声を低めていた。時々口に指をあてては、しッ! とつぶやいた。その理由はどうも察し難かった。そこには彼らふたりのほかだれもいなかった。おそらく他に悪党どもがどこかあまり遠くない片すみに潜んでいて、テナルディエはそれらと仕事を分かちたくないと思ってるのだと、ジャン・ヴァルジャンは考えた。
テナルディエは言った。
「話を片づけてしまおう。そいつは懐中にいくら持っていたんだ?」
ジャン・ヴァルジャンは身体中方々さがした。
読者の記憶するとおり、いつも金を身につけてるのは彼の習慣だった。臨機の策を講じなければならない陰惨な生活に定められてる彼は、金を用意しておくのを常則としていた。ところがこんどに限って無一物だった。前日の晩、国民兵の服をつけるとき、悲しい思いに沈み込んでいたので、紙入れを持つのを忘れてしまった。彼はただチョッキの隠しにわずかな貨幣を持ってるだけだった。全部で三十フランばかりだった。彼は汚水に浸ったポケットを裏返して、底部の段の上に、ルイ金貨一個と五フラン銀貨二個と大きな銅貨を五、六個並べた。
テナルディエは妙に首をひねりながら下脣したくちびるをつき出した。
「安っぽくやっつけたもんだな。」と彼は言った。
彼はごくなれなれしく、ジャン・ヴァルジャンとマリユスとのポケットに一々さわってみた。ジャン・ヴァルジャンは特に光の方に背を向けることばかりに気を使っていたので、彼のなすままに任した。テナルディエはマリユスの上衣を扱ってる間に、手品師のような敏捷びんしょうさで、ジャン・ヴァルジャンが気づかぬうちに、その破れた一片を裂き取って、自分の上衣の下に隠した。その一片の布は、他日被害者と加害者とがだれであるかを知る手掛かりになるだろうと、多分考えたのだろう。しかし金の方は、三十フラン以外には少しも見いださなかった。
「なるほど、」と彼は言った、「ふたりでそれだけっきり持たねえんだな。」
そして山分けという約束を忘れて、彼は全部取ってしまった。
大きな銅貨に対しては彼もさすがにちょっと躊躇ちゅうちょした。しかし考えた末それをも奪いながら口の中でつぶやいた。
「かまわねえ、あまり安すぎるからな。」
それがすんで、彼はまた上衣の下から鍵かぎを引き出した。
「さあ、お前は出なけりゃなるめえ。ここは市場のようなもんで出る時に金を払うんだ。お前は金を払ったから、出るがいい。」
そして彼は笑い出した。
彼がそういうふうに、見知らぬ男に鍵を貸してやり、その門から他人を出してやったのは、一殺害人を救ってやろうという純粋無私な考えからであったろうか。それについては疑いを入れる余地がある。
テナルディエはジャン・ヴァルジャンに自ら手伝って再びマリユスを肩にかつがせ、それから、ついて来るように合い図をしながら、跣足はだしの爪先でそっと鉄格子てつごうしの方へ進み寄り、外をのぞき、指を口にあて、決心のつかないようなふうでしばらくたたずんだ。やがて外の様子をうかがってしまうと、彼は鍵を錠前の中に差し込んだ。閂子かんぬきはすべり、扉とびらは開いた。擦すれる音もせず、軋きしる音もしなかった。ごく静かに開かれてしまった。それでみると明らかに、鉄格子と肱金ひじがねとはよく油が塗られていて、思ったよりしばしば開かれていたものらしい。その静けさは気味悪いものだった。隠密な往来がそこに感ぜられ、夜の男どもの黙々たる出入りと罪悪の狼おおかみの足音とがそこに感ぜられた。下水道はまさしく、秘密な盗賊仲間の同類だった。音を立てないその鉄格子は贓品ぞうひん受け取り人だった。
テナルディエは扉とびらを少し開き、ジャン・ヴァルジャンにちょうど通れるだけのすき間を与え、鉄格子てつごうしを再び閉ざし、錠前の中に二度鍵かぎを回し、息の根ほどの音も立てないで、暗黒の中にまた没してしまった、彼は虎のビロードのような足で歩いてるかと思われた。一瞬間の後には、天意ともいうべきその嫌悪けんおすべき男は、目に見えないもののうちにはいり込んでしまっていた。
ジャン・ヴァルジャンは外に出た。

 

 

Chapitre IX Marius fait l'effet d'être mort à quelqu'un qui s'y connaît

 

Il laissa glisser Marius sur la berge.

Ils étaient dehors!

Les miasmes, l'obscurité, l'horreur, étaient derrière lui. L'air salubre, pur, vivant, joyeux, librement respirable, l'inondait. Partout autour de lui le silence, mais le silence charmant du soleil couché en plein azur. Le crépuscule s'était fait; la nuit venait, la grande libératrice, l'amie de tous ceux qui ont besoin d'un manteau d'ombre pour sortir d'une angoisse. Le ciel s'offrait de toutes parts comme un calme énorme. La rivière arrivait à ses pieds avec le bruit d'un baiser. On entendait le dialogue aérien des nids qui se disaient bonsoir dans les ormes des Champs-Élysées. Quelques étoiles, piquant faiblement le bleu pâle du zénith et visibles à la seule rêverie, faisaient dans l'immensité de petits resplendissements imperceptibles. Le soir déployait sur la tête de Jean Valjean toutes les douceurs de l'infini.

C'était l'heure indécise et exquise qui ne dit ni oui ni non. Il y avait déjà assez de nuit pour qu'on pût s'y perdre à quelque distance, et encore assez de jour pour qu'on pût s'y reconnaître de près.

Jean Valjean fut pendant quelques secondes irrésistiblement vaincu par toute cette sérénité auguste et caressante; il y a de ces minutes d'oubli; la souffrance renonce à harceler le misérable; tout s'éclipse dans la pensée; la paix couvre le songeur comme une nuit; et sous le crépuscule qui rayonne, et à l'imitation du ciel qui s'illumine, l'âme s'étoile. Jean Valjean ne put s'empêcher de contempler cette vaste ombre claire qu'il avait au-dessus de lui; pensif, il prenait dans le majestueux silence du ciel éternel un bain d'extase et de prière. Puis, vivement, comme si le sentiment d'un devoir lui revenait, il se courba vers Marius, et, puisant de l'eau dans le creux de sa main, il lui en jeta doucement quelques gouttes sur le visage. Les paupières de Marius ne se soulevèrent pas; cependant sa bouche entrouverte respirait.

Jean Valjean allait plonger de nouveau sa main dans la rivière, quand tout à coup il sentit je ne sais quelle gêne, comme lorsqu'on a, sans le voir, quelqu'un derrière soi.

Nous avons déjà indiqué ailleurs cette impression, que tout le monde connaît.

Il se retourna.

Comme tout à l'heure, quelqu'un en effet était derrière lui.

Un homme de haute stature, enveloppé d'une longue redingote, les bras croisés, et portant dans son poing droit un casse-tête dont on voyait la pomme de plomb, se tenait debout à quelques pas en arrière de Jean Valjean accroupi sur Marius.

ジャン・ヴァルジャンはマリユスを汀みぎわの上にすべりおろした。
彼らは外に出たのである。
毒気と暗黒と恐怖とは背後になった。自由に呼吸される清純な生きた楽しい健全な空気は、あたりにあふれていた。周囲は至る所静寂であったが、しかしそれは蒼空あおぞらのうちに太陽が沈んでいった後の麗わしい静寂だった。薄暮の頃で、夜はきかかっていた。夜こそは大なる救済者であり、苦難から出るために影のマントを必要とするあらゆる魂の友である。空は大きな平穏となって四方にひろがっていた。川は脣くちづけをするような音を立てて足下に流れていた。シャン・ゼリゼーの楡にれの木立ちの中には、互いに就寝のあいさつをかわしてる小鳥の軽い対話が聞こえていた。ほの青い中天をかすかに通してただ夢想の目にのみ見える二、三の星は、無辺際のうちに小さな点となって輝いていた。夕はジャン・ヴァルジャンの頭の上に、無窮なるものの有するあらゆる静穏を展開していた。
しかりとも否とも言い難い微妙な不分明な時間だった。既に夜の靄もやはかなり濃くなっていて、少し離るれば人の姿もよくわからないが、なお昼の明るみはかなり残っていて、近くに寄れば相手の顔が認められた。
ジャン・ヴァルジャンはしばらくの間、そのおごそかなまたやさしい清朗の気にまったく打たれてしまった。かく我を忘れさせる瞬間もよくあるものである。そういう時、苦悩は不幸なる者をわずらわすのをやめる。すべては思念の中に姿を潜める。平和の気は夢想する者を夜のようにおおう。そして輝く薄明の下に、光をちりばむる空をまねて、人の魂も星に満たされる。ジャン・ヴァルジャンは頭の上に漂ってるその輝く広い影をうちながめざるを得なかった。彼は思いにふけりながら永劫えいごうの空のおごそかな静寂のうちに、恍惚と祈念との情をもって浸り込んだ。それから急に、あたかも義務の感が戻ってきたかのように、彼はマリユスの方へ身をかがめ、掌てのひらの窪くぼの中に水をすくって、その数滴を静かに彼の顔にふりかけた。マリユスの眼瞼まぶたは開かなかった。けれども半ば開いてるその口には息が通っていた。
ジャン・ヴァルジャンは再び川に手を入れようとした。その時、姿は見えないがだれかが背後に立ってるような言い知れぬ不安を突然感じた。
だれでもそういう感銘を知ってるはずだが、それについては既に他の所で述べてきたとおりである。
ジャン・ヴァルジャンはふり返った。
感じたとおり、果たして何者かがうしろにいた。
背の高いひとりの男が、フロック形の長い上衣を着、両腕を組み、しかも右手には鉛の頭が見える棍棒こんぼうを持って、マリユスの上にかがんでるジャン・ヴァルジャンの数歩うしろの所に、じっと立っていた。

 

 

C'était, l'ombre aidant, une sorte d'apparition. Un homme simple en eût eu peur à cause du crépuscule, et un homme réfléchi à cause du casse-tête.

Jean Valjean reconnut Javert.

Le lecteur a deviné sans doute que le traqueur de Thénardier n'était autre que Javert. Javert, après sa sortie inespérée de la barricade, était allé à la préfecture de police, avait rendu verbalement compte au préfet en personne, dans une courte audience, puis avait repris immédiatement son service, qui impliquait, on se souvient de la note saisie sur lui, une certaine surveillance de la berge de la rive droite aux Champs-Élysées, laquelle depuis quelque temps éveillait l'attention de la police. Là, il avait aperçu Thénardier et l'avait suivi. On sait le reste.

On comprend aussi que cette grille, si obligeamment ouverte devant Jean Valjean, était une habileté de Thénardier. Thénardier sentait Javert toujours là; l'homme guetté a un flair qui ne le trompe pas; il fallait jeter un os à ce limier. Un assassin, quelle aubaine! C'était la part du feu, qu'il ne faut jamais refuser. Thénardier, en mettant dehors Jean Valjean à sa place, donnait une proie à la police, lui faisait lâcher sa piste, se faisait oublier dans une plus grosse aventure, récompensait Javert de son attente, ce qui flatte toujours un espion, gagnait trente francs, et comptait bien, quant à lui, s'échapper à l'aide de cette diversion.

Jean Valjean était passé d'un écueil à l'autre.

Ces deux rencontres coup sur coup, tomber de Thénardier en Javert, c'était rude.

Javert ne reconnut pas Jean Valjean qui, nous l'avons dit, ne se ressemblait plus à lui-même. Il ne décroisa pas les bras, assura son casse-tête dans son poing par un mouvement imperceptible, et dit d'une voix brève et calme:

—Qui êtes-vous?

—Moi.

—Qui, vous?

—Jean Valjean.

Javert mit le casse-tête entre ses dents, ploya les jarrets, inclina le torse, posa ses deux mains puissantes sur les épaules de Jean Valjean, qui s'y emboîtèrent comme dans deux étaux, l'examina, et le reconnut. Leurs visages se touchaient presque. Le regard de Javert était terrible.

Jean Valjean demeura inerte sous l'étreinte de Javert comme un lion qui consentirait à la griffe d'un lynx.

—Inspecteur Javert, dit-il, vous me tenez. D'ailleurs, depuis ce matin je me considère comme votre prisonnier. Je ne vous ai point donné mon adresse pour chercher à vous échapper. Prenez-moi. Seulement, accordez-moi une chose.

Javert semblait ne pas entendre. Il appuyait sur Jean Valjean sa prunelle fixe. Son menton froncé poussait ses lèvres vers son nez, signe de rêverie farouche. Enfin, il lâcha Jean Valjean, se dressa tout d'une pièce, reprit à plein poignet le casse-tête, et, comme dans un songe, murmura plutôt qu'il ne prononça cette question:

—Que faites-vous là? et qu'est-ce que c'est que cet homme?

Il continuait de ne plus tutoyer Jean Valjean.

Jean Valjean répondit, et le son de sa voix parut réveiller Javert:

—C'est de lui précisément que je voulais vous parler. Disposez de moi comme il vous plaira; mais aidez-moi d'abord à le rapporter chez lui. Je ne vous demande que cela.

La face de Javert se contracta comme cela lui arrivait toutes les fois qu'on semblait le croire capable d'une concession. Cependant il ne dit pas non.

Il se courba de nouveau, tira de sa poche un mouchoir qu'il trempa dans l'eau, et essuya le front ensanglanté de Marius.

—Cet homme était à la barricade, dit-il à demi-voix et comme se parlant à lui-même. C'est celui qu'on appelait Marius.

Espion de première qualité, qui avait tout observé, tout écouté, tout entendu et tout recueilli, croyant mourir; qui épiait même dans l'agonie, et qui, accoudé sur la première marche du sépulcre, avait pris des notes.

Il saisit la main de Marius, cherchant le pouls.

—C'est un blessé, dit Jean Valjean.

—C'est un mort, dit Javert.

Jean Valjean répondit:

—Non. Pas encore.

—Vous l'avez donc apporté de la barricade ici? observa Javert.

Il fallait que sa préoccupation fût profonde pour qu'il n'insistât point sur cet inquiétant sauvetage par l'égout, et pour qu'il ne remarquât même pas le silence de Jean Valjean après sa question.

Jean Valjean, de son côté, semblait avoir une pensée unique. Il reprit:

—Il demeure au Marais, rue des Filles-du-Calvaire, chez son aïeul....—Je ne sais plus le nom.

Jean Valjean fouilla dans l'habit de Marius, en tira le portefeuille, l'ouvrit à la page crayonnée par Marius, et le tendit à Javert.

Il y avait encore dans l'air assez de clarté flottante pour qu'on pût lire. Javert, en outre, avait dans l'œil la phosphorescence féline des oiseaux de nuit. Il déchiffra les quelques lignes écrites par Marius, et grommela:

—Gillenormand, rue des Filles-du-Calvaire, numéro 6.

Puis il cria:

—Cocher!

On se rappelle le fiacre qui attendait, en cas.

Javert garda le portefeuille de Marius.

Un moment après, la voiture, descendue par la rampe de l'abreuvoir, était sur la berge, Marius était déposé sur la banquette du fond, et Javert s'asseyait près de Jean Valjean sur la banquette de devant.

La portière refermée, le fiacre s'éloigna rapidement, remontant les quais dans la direction de la Bastille.

Ils quittèrent les quais et entrèrent dans les rues. Le cocher, silhouette noire sur son siège, fouettait ses chevaux maigres. Silence glacial dans le fiacre. Marius, immobile, le torse adossé au coin du fond, la tête abattue sur la poitrine, les bras pendants, les jambes roides, paraissait ne plus attendre qu'un cercueil; Jean Valjean semblait fait d'ombre, et Javert de pierre; et dans cette voiture pleine de nuit, dont l'intérieur, chaque fois qu'elle passait devant un réverbère, apparaissait lividement blêmi comme par un éclair intermittent, le hasard réunissait et semblait confronter lugubrement les trois immobilités tragiques, le cadavre, le spectre, la statue.

それは影に包まれていて幽霊のように見えた。単純な者であったら、薄暗がりのために恐怖を感じたろう。思慮ある者であったら、棍棒のために恐怖を感じたろう。
ジャン・ヴァルジャンはその男がジャヴェルであることを見て取った。
テナルディエを追跡したのはジャヴェルにほかならなかったことを、読者は既に察したであろう。ジャヴェルは望外にも防寨ぼうさいから出た後、警視庁へ行き、わずかの間親しく総監に面接して口頭の報告をし、それからまた直ちに自分の任務についた。読者は彼のポケットに見いだされた書き付けのことを記憶しているだろう。それによると彼の任務には、しばらく前から警察の注意をひいていたセーヌ右岸のシャン・ゼリゼー付近を少し監視することも含まっていた。彼はそこでテナルディエを見つけ、その跡をつけたのだった。その後のことは読者の知るとおりである。
ジャン・ヴァルジャンの前に親切にも鉄格子てつごうしを開いてやったのは、テナルディエの一つの妙策だったことも、また同様にわかるはずである。テナルディエはジャヴェルがまだそこにいることを感じていた。待ち伏せされてる男は的確な一つの嗅覚きゅうかくを持ってるものである。そこで猟犬に一片の骨を投げ与えてやる必要があった。殺害者とは何という望外の幸いであろう! それは又とない身代わりであって、どうしてものがすわけにはゆかない。テナルディエは自分の代わりにジャン・ヴァルジャンを外につき出すことによって、警察に獲物を与え、自分の追跡を弛ゆるませ、いっそう大きな事件のうちに自分のことを忘れさせ、いつも間諜スパイが喜ぶ待ち甲斐のある報酬をジャヴェルに与え、自分は三十フランを儲もうけ、そして、自分の方はそれに紛れて身を脱し得ることと思った。
ジャン・ヴァルジャンは一つの暗礁から他の暗礁へぶつかったのである。
相次いでテナルディエからジャヴェルへと落ちていった二度の災難は、あまりにきびしすぎた。
前に言ったとおり、ジャン・ヴァルジャンはまったく姿が変わっていたので、ジャヴェルはそれと見て取り得なかった。彼は両腕を組んだまま、目につかないくらいの動作で棍棒こんぼうを握りしめてみて、それから簡明な落ち着いた声で言った。
「何者だ。」
「私だ。」
「いったいだれだ?」
「ジャン・ヴァルジャン。」
ジャヴェルは棍棒をくわえ、膝ひざをまげ、身体を傾け、ジャン・ヴァルジャンの両肩を二つの万力ではさむように強い両手でとらえ、その顔をのぞき込み、そして始めてそれと知った。二人の顔はほとんど接するばかりになった。ジャヴェルの目つきは恐ろしかった。
ジャン・ヴァルジャンはあたかも山猫やまねこの爪つめを甘受してる獅子ししのように、ジャヴェルにつかまれたままじっとしていた。
「ジャヴェル警視、」と彼は言った、「私は君の手中にある。それに今朝けさから、私はもう君に捕えられたものだと自分で思っていた。君からのがれるつもりならば、住所などを教えはしない。私を捕えるがいい。ただ一つのことを許してもらいたい。」
ジャヴェルはその言葉を聞いてるようにも思われなかった。彼はジャン・ヴァルジャンの上にじっと瞳ひとみを据えていた。頤あごに皺しわを寄せ、脣くちびるを鼻の方へつき出して、荒々しい夢想の様子だった。それから彼はジャン・ヴァルジャンを放し、すっくと身を伸ばし、棍棒こんぼうを充分手のうちに握りしめ、そして夢の中にでもいるように、次の問を発した、というよりむしろつぶやいた。
「君はここに何をしてるんだ、そしてその男は何者だ。」
彼はもうジャン・ヴァルジャンをきさまと呼んではいなかった。
ジャン・ヴァルジャンは答えたが、その声の響きにジャヴェルは始めて我に返った。
「私が君に話したいのもちょうどこの男のことだ。私の身は君の勝手にしてほしい。だがまずこの男をその自宅に運ぶのを手伝ってもらいたい。願いというのはそれだけだ。」
ジャヴェルの顔は、人から譲歩を予期されてると思うたびごとにいつもするように、すっかり張りつめた。けれども彼は否とは言わなかった。
彼は再び身をかがめ、ポケットからハンカチを引き出し、それを水に浸して、マリユスの血に染まってる額をぬぐった。
「防寨ぼうさいにいた男だな。」と彼は独語のように半ば口の中で言った。「マリユスと呼ばれていた者だ。」
彼こそ実に一流の探偵たんていというべきであって、やがて殺されるのを知りながらも、すべてを観察し、すべてに耳を傾け、すべてを聞き取り、すべてのことを頭に入れていたのである。死の苦悶くもんのうちにありながら、様子をうかがい、墳墓へ一歩ふみ込みながら、記録をとっていたのである。
彼はマリユスの手を取って脈を診みた。
「負傷している。」とジャン・ヴァルジャンは言った。
「死んでいる。」とジャヴェルは言った。
ジャン・ヴァルジャンは答えた。
「いや、まだ死んではいない。」
「君はこの男を、防寨ぼうさいからここまで運んできたんだな。」とジャヴェルは言った。
下水道を横ぎってきたその驚くべき救助についてその上尋ねることもせず、また彼の問にジャン・ヴァルジャンが何とも答えないのを気にも止めなかったのを見ると、何か深く彼の頭を満たしていたものがあったに違いない。
ジャン・ヴァルジャンの方は、ただ一つの考えしかいだいていないようだった。彼は言った。
「この男の住所は、マレーのフィーユ・デュ・カルヴェール街で、その祖父……名前を忘れてしまった。」
ジャン・ヴァルジャンはマリユスの上衣を探り、紙ばさみを取り出し、マリユスが鉛筆で走り書きしたページを開き、それをジャヴェルに差し出した。
文字が読めるくらいの光は、まだ空中に漂っていた。その上ジャヴェルの目は、夜の鳥のように暗中にも見える一種の燐光りんこうを持っていた。彼はマリユスの書いた数行を読み分けてつぶやいた。
「フィーユ・デュ・カルヴェール街六番地、ジルノルマン。」
それから彼は叫んだ。「おい、御者!」
読者の思い起こすとおり、辻馬車つじばしゃは万一の場合のために待っていた。
ジャヴェルはマリユスの紙挾かみばさみを取り上げてしまった。
まもなく、馬車は水飲み場の傾斜をおりて汀みぎわまでやってき、マリユスは奥の腰掛けの上に置かれ、ジャヴェルとジャン・ヴァルジャンとは相並んで前の腰掛けにすわった。
戸は閉ざされ、辻馬車つじばしゃはすみやかに遠ざかって、川岸通りをバスティーユの方向へ上っていった。
一同は川岸通りを去って、街路にはいった。御者台の上に黒く浮き出してる御者は、やせた馬に鞭むちをあてていた。馬車の中は氷のような沈黙に満たされていた。マリユスは身動きもせず、奥のすみに身体をよせかけ、頭を胸の上にぐたりとたれ、両腕をぶら下げ、足は固くなって、もうただ柩ひつぎを待ってるのみであるように思われた。ジャン・ヴァルジャンは影でできてるかのようであり、ジャヴェルは石でできてるかのようだった。そして馬車の中はまったくの暗夜であって、街灯の前を通るたびごとに、明滅する電光で照らされるように内部が青白くひらめいた。死骸しがいと幽霊と彫像と、三つの悲壮な不動の姿が、偶然いっしょに集まって、ものすごく顔をつき合わしてるかと思われた。

 

 

Chapitre X Rentrée de l'enfant prodigue de sa vie

 

À chaque cahot du pavé, une goutte de sang tombait des cheveux de Marius.

Il était nuit close quand le fiacre arriva au numéro 6 de la rue des Filles-du-Calvaire.

Javert mit pied à terre le premier, constata d'un coup d'œil le numéro au-dessus de la porte cochère, et, soulevant le lourd marteau de fer battu, historié à la vieille mode d'un bouc et d'un satyre qui s'affrontaient, frappa un coup violent. Le battant s'entr'ouvrit, et Javert le poussa. Le portier se montra à demi, bâillant, vaguement réveillé, une chandelle à la main.

Tout dormait dans la maison. On se couche de bonne heure au Marais; surtout les jours d'émeute. Ce bon vieux quartier, effarouché par la révolution, se réfugie dans le sommeil, comme les enfants, lorsqu'ils entendent venir Croquemitaine, cachent bien vite leur tête sous leur couverture.

Cependant Jean Valjean et le cocher tiraient Marius du fiacre, Jean Valjean le soutenant sous les aisselles et le cocher sous les jarrets.

Tout en portant Marius de la sorte, Jean Valjean glissa sa main sous les vêtements qui étaient largement déchirés, tâta la poitrine et s'assura que le cœur battait encore. Il battait même un peu moins faiblement, comme si le mouvement de la voiture avait déterminé une certaine reprise de la vie.

Javert interpella le portier du ton qui convient au gouvernement en présence du portier d'un factieux.

—Quelqu'un qui s'appelle Gillenormand?

—C'est ici. Que lui voulez-vous?

—On lui rapporte son fils.

—Son fils? dit le portier avec hébétement.

—Il est mort.

Jean Valjean, qui venait, déguenillé et souillé, derrière Javert, et que le portier regardait avec quelque horreur, lui fit signe de la tête que non.

Le portier ne parut comprendre ni le mot de Javert, ni le signe de Jean Valjean.

Javert continua:

—Il est allé à la barricade, et le voilà.

—À la barricade! s'écria le portier.

—Il s'est fait tuer. Allez réveiller le père.

Le portier ne bougeait pas.

—Allez donc! reprit Javert.

Et il ajouta:

—Demain il y aura ici de l'enterrement.

Pour Javert, les incidents habituels de la voie publique étaient classés catégoriquement, ce qui est le commencement de la prévoyance et de la surveillance, et chaque éventualité avait son compartiment; les faits possibles étaient en quelque sorte dans des tiroirs d'où ils sortaient, selon l'occasion, en quantités variables; il y avait, dans la rue, du tapage, de l'émeute, du carnaval, de l'enterrement.

Le portier se borna à réveiller Basque. Basque réveilla Nicolette; Nicolette réveilla la tante Gillenormand. Quant au grand-père, on le laissa dormir, pensant qu'il saurait toujours la chose assez tôt.

On monta Marius au premier étage, sans que personne, du reste, s'en aperçût dans les autres parties de la maison, et on le déposa sur un vieux canapé dans l'antichambre de M. Gillenormand; et, tandis que Basque allait chercher un médecin et que Nicolette ouvrait les armoires à linge, Jean Valjean sentit Javert qui lui touchait l'épaule. Il comprit, et redescendit, ayant derrière lui le pas de Javert qui le suivait.

Le portier les regarda partir comme il les avait regardés arriver, avec une somnolence épouvantée.

Ils remontèrent dans le fiacre, et le cocher sur son siège.

—Inspecteur Javert, dit Jean Valjean, accordez-moi encore une chose.

—Laquelle? demanda rudement Javert.

—Laissez-moi rentrer un moment chez moi. Ensuite vous ferez de moi ce que vous voudrez.

Javert demeura quelques instants silencieux, le menton rentré dans le collet de sa redingote, puis il baissa la vitre de devant.

—Cocher, dit-il, rue de l'Homme-Armé, numéro 7.

しきいし舗石の上に馬車が揺れるたびごとに、マリユスの頭髪から一滴ずつ血がたれた。
馬車がフィーユ・デュ・カルヴェール街六番地に達した時は、もうま夜中だった。
ジャヴェルはまっさきに馬車からおり、大門の上についてる番地を一目で見て取り、牡山羊おやぎとサチール神とが向かい合ってる古風な装飾のある練鉄の重い金槌かなづちを取って、案内の鐘を一つ激しくたたいた。片方の扉とびらが少し開いた。ジャヴェルはそれを大きく押し開いた。門番は欠伸あくびをしながら、ぼんやり目をさましたようなふうで、手に蝋燭ろうそくを持って半身を現わした。
家の中は皆寝静まっていた。マレーでは皆早寝で、ことに暴動の日などはそうである。その善良な古い町は、革命と聞くと恐れおののき、眠りの中に逃げ込んでしまう。あたかも子供らが、人攫ひとさらい鬼の来るのを聞いて、急いで頭からふとんをかぶるようなものである。
その間に、ジャン・ヴァルジャンは両わきをささえ御者は膝ひざを持って、ふたりでマリユスを馬車から引き出した。
そういうふうにマリユスをかかえながら、ジャン・ヴァルジャンは大きく裂けてる服の下に手を差し込んで、その胸にさわってみ、なお心臓が鼓動してるのを確かめた。しかも、馬車の動揺のためにかえって生命を取り返したかのように、心臓の鼓動はいくらか前よりもよくなっていた。
ジャヴェルはいかにも暴徒の門番に対する役人といった調子で、その門番に口をきいた。
「ジルノルマンという者の家はここか。」
「ここですが、何の御用でしょう?」
「息子を連れ戻してきたのだ。」
「息子を?」と門番はぼんやりしたふうで言った。
「死んでいるんだ。」
よごれたぼろぼろの服をつけたジャン・ヴァルジャンが、ジャヴェルのうしろに立ってるので、門番は恐ろしそうにそちらをながめていた。するとジャン・ヴァルジャンは頭を振って、死んでるのではないと合い図をした。
門番にはジャヴェルの言葉もジャン・ヴァルジャンの合い図もよくわからないらしかった。
ジャヴェルは続けて言った。
「この者は防寨ぼうさいに行っていたが、このとおり連れてきたのだ。」
「防寨に!」と門番は叫んだ。
「そして死んだのだ。親父おやじを起こしに行け。」
門番は身を動かさなかった。
「行けと言ったら!」とジャヴェルはどなった。
そして彼は付け加えた。
「いずれ明日あすは葬式となるだろう。」
ジャヴェルにとっては、公道における普通のできごとは、すべて整然と分類されていた。それは警戒と監視との第一歩である。そして各事件はそれぞれの部門を持っていた。普通にありそうな事柄はすべて、言わば引き出しの中にしまわれていて、場合に応じて必要なだけ取り出さるるのだった。街路の中には、騒擾、暴動、遊楽、葬式、などがあった。
門番はただバスクだけを起こした。バスクはニコレットを起こした。ニコレットはジルノルマン伯母を起こした。祖父の方はなるべく遅く知らせる方がいいとされて、眠ったままにして置かれた。
マリユスは建て物の他の部屋へやの者がだれも気づかないうちに二階に運ばれ、ジルノルマン氏の次の室へやの古い安楽椅子あんらくいすに寝かされた。そしてバスクが医者を迎えに行き、ニコレットが箪笥たんすを開いてる間に、ジャン・ヴァルジャンはジャヴェルから肩をとらえられてるのを感じた。
彼はその意味を了解し、ジャヴェルの足音をうしろにしたがえながら階段をまたおりていった。
門番は恐ろしい夢の中にいるような心地で、彼らがはいってきたとおりにまた出て行くのをながめた。
彼らは再び馬車に乗った。御者も御者台に上った。
「ジャヴェル警視、」とジャン・ヴァルジャンは言った、「も一つ許してもらいたい。」
「何だ?」とジャヴェルは荒々しく尋ねた。
「ちょっと自宅に戻るのを許してほしい。それからあとは君の存分にしてもらおう。」
ジャヴェルは上衣のえりに頤あごを埋め、しばらく黙り込んでいたが、それから前の小窓を開いた。
「御者、」と彼は言った、「オンム・アルメ街七番地へやれ。」

 

 

Chapitre XI Ébranlement dans l'absolu

 

Ils ne desserrèrent plus les dents de tout le trajet.

Que voulait Jean Valjean? Achever ce qu'il avait commencé; avertir Cosette, lui dire où était Marius, lui donner peut-être quelque autre indication utile, prendre, s'il le pouvait, de certaines dispositions suprêmes. Quant à lui, quant à ce qui le concernait personnellement, c'était fini; il était saisi par Javert et n'y résistait pas; un autre que lui, en une telle situation, eût peut être vaguement songé à cette corde que lui avait donnée Thénardier et aux barreaux du premier cachot où il entrerait; mais, depuis l'évêque, il y avait dans Jean Valjean devant tout attentat, fût-ce contre lui-même, insistons-y, une profonde hésitation religieuse.

Le suicide, cette mystérieuse voie de fait sur l'inconnu, laquelle peut contenir dans une certaine mesure la mort de l'âme, était impossible à Jean Valjean.

À l'entrée de la rue de l'Homme-Armé, le fiacre s'arrêta, cette rue étant trop étroite pour que les voitures puissent y pénétrer. Javert et Jean Valjean descendirent.

Le cocher représenta humblement à «monsieur l'inspecteur» que le velours d'Utrecht de sa voiture était tout taché par le sang de l'homme assassiné et par la boue de l'assassin. C'était là ce qu'il avait compris. Il ajouta qu'une indemnité lui était due. En même temps, tirant de sa poche son livret, il pria monsieur l'inspecteur d'avoir la bonté de lui écrire dessus «un petit bout d'attestation comme quoi».

Javert repoussa le livret que lui tendait le cocher, et dit:

—Combien te faut-il, y compris ta station et la course?

—Il y a sept heures et quart, répondit le cocher, et mon velours était tout neuf. Quatre-vingts francs, monsieur l'inspecteur.

Javert tira de sa poche quatre napoléons et congédia le fiacre.

Jean Valjean pensa que l'intention de Javert était de le conduire à pied au poste des Blancs-Manteaux ou au poste des Archives, qui sont tout près.

Ils s'engagèrent dans la rue. Elle était, comme d'habitude, déserte. Javert suivait Jean Valjean. Ils arrivèrent au numéro 7. Jean Valjean frappa. La porte s'ouvrit.

—C'est bien, dit Javert. Montez.

Il ajouta avec une expression étrange et comme s'il faisait effort en parlant de la sorte:

—Je vous attends ici.

Jean Valjean regarda Javert. Cette façon de faire était peu dans les habitudes de Javert. Cependant, que Javert eût maintenant en lui une sorte de confiance hautaine, la confiance du chat qui accorde à la souris une liberté de la longueur de sa griffe, résolu qu'était Jean Valjean à se livrer et à en finir, cela ne pouvait le surprendre beaucoup. Il poussa la porte, entra dans la maison, cria au portier qui était couché et qui avait tiré le cordon de son lit: C'est moi! et monta l'escalier.

Parvenu au premier étage, il fit une pause. Toutes les voies douloureuses ont des stations. La fenêtre du palier, qui était une fenêtre-guillotine, était ouverte. Comme dans beaucoup d'anciennes maisons, l'escalier prenait jour et avait vue sur la rue. Le réverbère de la rue, situé précisément en face, jetait quelque lumière sur les marches, ce qui faisait une économie d'éclairage.

Jean Valjean, soit pour respirer, soit machinalement, mit la tête à cette fenêtre. Il se pencha sur la rue. Elle est courte et le réverbère l'éclairait d'un bout à l'autre. Jean Valjean eut un éblouissement de stupeur; il n'y avait plus personne.

Javert s'en était allé.

彼らは先方に着くまで一言も口をきかなかった。
ジャン・ヴァルジャンが望んでいることは何であったか? 既にはじめたところをなし終えること、すなわち、コゼットに事情を知らせ、彼女にマリユスの居所を告げ、他の何か有益な注意を与え、またでき得るならばある最後の処置を取ることだった。彼自身のことは、彼一身に関することは、万事終わっていた。彼はジャヴェルに捕えられ、少しも抵抗しなかった。もし他の者がそういう地位に立ったら、テナルディエにもらった綱とこれからはいるべき第一の地牢ちろうの格子窓こうしまどとに、おそらく漠然ばくぜんと思いを馳はせたであろう。しかしミリエル司教に会って以来ジャン・ヴァルジャンのうちには、あらゆる暴行に対して、あえて言うが自身の生命を害する暴行に対しても、深い敬虔けいけんな躊躇ちゅうちょの情があったのである。
自殺ということは、未知の世界に対する一種神秘的な違法行為であり、ある程度まで魂の死を含み得るものであって、ジャン・ヴァルジャンにはなし得ないことだった。
オンム・アルメ街の入り口で馬車は止まった。その街路は非常に狭くて馬車ははいれなかった。ジャヴェルとジャン・ヴァルジャンとは馬車から降りた。
御者は馬車のユトレヒト製ビロードが、被害者の血と加害者の泥どろとで汚点だらけになったことを、「警視様」にうやうやしく申し出た。彼はその事件を殺害だと思っていたのである。そして損害を弁償してもらわなければならないと言い添えた。同時に彼はポケットから手帳を取り出して、「何とか御証明を一行」その上に書いていただきたいと警視様に願った。
ジャヴェルは御者が差し出してる手帳を退けて言った。
「待ち合わせと馬車代とをいれて全部でいくらほしいのか。」
「七時間と十五分になりますし、」と御者は答えた、「ビロードはま新しだったものですから、警視様、八十フランいただきましょう。」
ジャヴェルはポケットからナポレオン金貨を四つ取り出して与え、馬車を返してやった。
ジャン・ヴァルジャンはすぐ近くにあるブラン・マントーの衛舎かアルシーヴの衛舎かに、ジャヴェルが自分を徒歩で連れてゆくつもりだろうと思った。
彼らはオンム・アルメ街にはいって行った。街路はいつものとおり寂然としていた。ジャヴェルはジャン・ヴァルジャンのあとに従った。彼らは七番地に達した。ジャン・ヴァルジャンは門を叩いた。門は開いた。
「よろしい。上ってゆくがいい。」とジャヴェルは言った。
そして妙な表情をし、強しいて口をきいてるかのようなふうで言い添えた。
「わたしはここで君を待っている。」
ジャン・ヴァルジャンはジャヴェルの顔をながめた。そんなやり方はジャヴェルの平素にも似合わぬことだった。けれども、今ジャヴェルが一種傲然ごうぜんたる信任を彼に置いているとしても、それはおのれの爪つめの長さだけの自由を鼠ねずみに与える猫ねこの信任であるし、またジャン・ヴァルジャンは一身を投げ出して万事を終わろうと決心していたので、別に大して驚くにも当たらないことだった。彼は戸を押し開き、家の中にはいり、もう寝ていて寝床の中から門を開く綱を引いてくれたその門番に、「私だ」と言い残し、階段を上っていった。
二階にきて彼は立ち止まった。あらゆる悲しみの道にも足を休むべき場所がある。階段の上の窓は、揚げ戸窓になっていたが、いっぱい開かれていた。古い家には多く見受けられるとおり、その階段も外から明りが取られていて、街路が見えるようになっていた。ちょうど正面にある街路の光が少し階段に差して灯火あかりの倹約となっていた。
ジャン・ヴァルジャンは息をつくためかあるいはただ機械的にか、その窓から頭を出した。そして街路の上に身をかがめてみた。街路は短くて、端から端まで明るく街灯に照らされていた。ジャン・ヴァルジャンは惘然ぼうぜんとして我を忘れた。そこにはもうだれもいなかったのである。
ジャヴェルは立ち去っていた。

 

 

Chapitre XII L'aïeul

 

Basque et le portier avaient transporté dans le salon Marius toujours étendu sans mouvement sur le canapé où on l'avait déposé en arrivant. Le médecin, qu'on avait été chercher, était accouru. La tante Gillenormand s'était levée.

La tante Gillenormand allait et venait, épouvantée, joignant les mains, et incapable de faire autre chose que de dire: Est-il Dieu possible! Elle ajoutait par moments: Tout va être confondu de sang! Quand la première horreur fut passée, une certaine philosophie de la situation se fit jour jusqu'à son esprit et se traduisit par cette exclamation: Cela devait finir comme ça! Elle n'alla point jusqu'au: Je l'avais bien dit! qui est d'usage dans les occasions de ce genre.

Sur l'ordre du médecin, un lit de sangle avait été dressé près du canapé. Le médecin examina Marius et, après avoir constaté que le pouls persistait, que le blessé n'avait à la poitrine aucune plaie pénétrante, et que le sang du coin des lèvres venait des fosses nasales, il le fit poser à plat sur le lit, sans oreiller, la tête sur le même plan que le corps, et même un peu plus basse, le buste nu, afin de faciliter la respiration. Mademoiselle Gillenormand, voyant qu'on déshabillait Marius, se retira. Elle se mit à dire son chapelet dans sa chambre.

Le torse n'était atteint d'aucune lésion intérieure; une balle, amortie par le portefeuille, avait dévié et fait le tour des côtes avec une déchirure hideuse, mais sans profondeur, et par conséquent sans danger. La longue marche souterraine avait achevé la dislocation de la clavicule cassée, et il y avait là de sérieux désordres. Les bras étaient sabrés. Aucune balafre ne défigurait le visage; la tête pourtant était comme couverte de hachures; que deviendraient ces blessures à la tête? s'arrêtaient-elles au cuir chevelu? entamaient-elles le crâne? On ne pouvait le dire encore. Un symptôme grave, c'est qu'elles avaient causé l'évanouissement, et l'on ne se réveille pas toujours de ces évanouissements-là. L'hémorragie, en outre, avait épuisé le blessé. À partir de la ceinture, le bas du corps avait été protégé par la barricade.

Basque et Nicolette déchiraient des linges et préparaient des bandes; Nicolette les cousait, Basque les roulait. La charpie manquant, le médecin avait provisoirement arrêté le sang des plaies avec des galettes d'ouate. À côté du lit, trois bougies brûlaient sur une table où la trousse de chirurgie était étalée. Le médecin lava le visage et les cheveux de Marius avec de l'eau froide. Un seau plein fut rouge en un instant. Le portier, sa chandelle à la main, éclairait.

Le médecin semblait songer tristement. De temps en temps, il faisait un signe de tête négatif, comme s'il répondait à quelque question qu'il s'adressait intérieurement. Mauvais signe pour le malade, ces mystérieux dialogues du médecin avec lui-même.

Au moment où le médecin essuyait la face et touchait légèrement du doigt les paupières toujours fermées, une porte s'ouvrit au fond du salon, et une longue figure pâle apparut.

人々からとりあえず安楽椅子あんらくいすの上にのせられたまま身動きもしないで横たわってるマリユスを、バスクと門番とは客間の中に運んだ。呼ばれた医者は駆けつけてきた。ジルノルマン伯母おばは起き上がっていた。
ジルノルマン伯母は驚き恐れて、うろうろし、両手を握り合わせ、「まあどうしたことだろう、」と口にするきり何にもできなかった。時とするとまた言い添えた、「何もかも血だらけになる。」それから最初の恐怖がしずまると、彼女の頭にも事情が多少わかってきて、「こうなるにきまっている、」という言葉を出させた。それでも彼女は、そういう場合によく口にされる「私が言ったとおりだ」とまでは言わなかった。
医者の言いつけで、たたみ寝台が一つ安楽椅子のそばに据えられた。医者はマリユスを診察して、脈がまだ続いており、胸には一つも深い傷がなく、脣くちびるのすみの血は鼻孔から出てるものであることを検しらべ上げた後、彼を平たく寝台の上に寝かし、呼吸を自由にさせるために、上半身を裸にし、枕まくらを与えないで頭が身体と同じ高さに、というよりむしろ多少低くなるようにした。ジルノルマン嬢はマリユスが裸にされるのを見て席をはずした。そして自分の室へやで念珠祈祷ねんじゅきとうを唱えはじめた。
胴体は内部におよぶ傷害を一つも受けていなかった。一弾は紙挾かみばさみに勢いをそがれ、横にそれて脇わきにひどい裂傷を与えていたが、それは別に深くはなく、したがって危険なものではなかった。下水道の中を長く通ってきたために、折れた鎖骨はまったく食い違って、そこに重な損傷があった。両腕は一面にサーベルを受けていた。顔にはひどい傷は一つもなかった。けれども頭はすっかりめちゃくちゃになっていた。それらの頭部の傷はどういう結果をきたすであろうか、頭皮だけに止まってるのだろうか、脳をも侵してきはしないだろうか? その点がまだ不明だった。重大な兆候は、それらの傷のために気絶してることであって、そういう気絶からはついに再びさめないことがよくある。その上彼は出血のために弱りきっていた。ただ帯から下の部分は、防寨ぼうさいにまもられて無事だった。
バスクとニコレットとは布を引き裂いて繃帯ほうたいの用意をした。ニコレットはそれを縫い、バスクはそれを巻いた。綿撒糸めんざんしがないので、医者は一時綿をあてて傷口の出血を止めた。寝台のそばには、外科手術の道具が並べられてるテーブルの上に、三本の蝋燭ろうそくが燃えていた。医者は冷水でマリユスの頬と頭髪とを洗った。桶おけ一杯の水はたちまち赤くなった。門番は手に蝋燭を持ってそれを照らしていた。
医者は悲しげに考え込んでいるらしかった。時々彼は自ら心のうちで試みてる問に自ら答えるように、否定的に頭を振った。医者がひとりでやるその不思議な対話は、病者に対する悪いしるしである。
医者がマリユスの顔をぬぐって、なお閉じたままの眼瞼まぶたに軽く指先をさわった時、その客間の奥の扉とびらが開いて、青ざめた長い顔が現われた。

 

 

C'était le grand-père.

L'émeute, depuis deux jours, avait fort agité, indigné et préoccupé M. Gillenormand. Il n'avait pu dormir la nuit précédente, et il avait eu la fièvre toute la journée. Le soir, il s'était couché de très bonne heure, recommandant qu'on verrouillât tout dans la maison, et, de fatigue, il s'était assoupi.

Les vieillards ont le sommeil fragile; la chambre de M. Gillenormand était contiguë au salon, et, quelques précautions qu'on eût prises, le bruit l'avait réveillé. Surpris de la fente de lumière qu'il voyait à sa porte, il était sorti de son lit et était venu à tâtons.

Il était sur le seuil, une main sur le bec-de-cane de la porte entre-bâillée, la tête un peu penchée en avant, et branlante, le corps serré dans une robe de chambre blanche, droite et sans plis comme un suaire, étonné; et il avait l'air d'un fantôme qui regarde dans un tombeau.

Il aperçut le lit, et sur le matelas ce jeune homme sanglant, blanc d'une blancheur de cire, les yeux fermés, la bouche ouverte, les lèvres blêmes, nu jusqu'à la ceinture, tailladé partout de plaies vermeilles, immobile, vivement éclairé.

L'aïeul eut de la tête aux pieds tout le frisson que peuvent avoir des membres ossifiés, ses yeux dont la cornée était jaune à cause du grand âge se voilèrent d'une sorte de miroitement vitreux, toute sa face prit en un instant les angles terreux d'une tête de squelette, ses bras tombèrent pendants comme si un ressort s'y fût brisé, et sa stupeur se traduisit par l'écartement des doigts de ses deux vieilles mains toutes tremblantes, ses genoux firent un angle en avant, laissant voir par l'ouverture de la robe de chambre ses pauvres jambes nues hérissées de poils blancs, et il murmura:

—Marius!

—Monsieur, dit Basque, on vient de rapporter monsieur. Il est allé à la barricade, et....

—Il est mort! cria le vieillard d'une voix terrible. Ah! le brigand!

Alors une sorte de transfiguration sépulcrale redressa ce centenaire droit comme un jeune homme.

—Monsieur, dit-il, c'est vous le médecin. Commencez par me dire une chose. Il est mort, n'est-ce pas?

Le médecin, au comble de l'anxiété, garda le silence.

M. Gillenormand se tordit les mains avec un éclat de rire effrayant.

—Il est mort! il est mort! Il s'est fait tuer aux barricades! en haine de moi! C'est contre moi qu'il a fait ça! Ah! buveur de sang! c'est comme cela qu'il me revient! Misère de ma vie, il est mort!

Il alla à la fenêtre, l'ouvrit toute grande comme s'il étouffait, et, debout devant l'ombre, il se mit à parler dans la rue à la nuit:

—Percé, sabré, égorgé, exterminé, déchiqueté, coupé en morceaux! voyez-vous ça, le gueux! Il savait bien que je l'attendais, et que je lui avais fait arranger sa chambre, et que j'avais mis au chevet de mon lit son portrait du temps qu'il était petit enfant! Il savait bien qu'il n'avait qu'à revenir, et que depuis des ans je le rappelais, et que je restais le soir au coin de mon feu les mains sur mes genoux ne sachant que faire, et que j'en étais imbécile! Tu savais bien cela, que tu n'avais qu'à rentrer, et qu'à dire: C'est moi, et que tu serais le maître de la maison, et que je t'obéirais, et que tu ferais tout ce que tu voudrais de ta vieille ganache de grand-père! Tu le savais bien, et tu as dit: Non, c'est un royaliste, je n'irai pas! Et tu es allé aux barricades, et tu t'es fait tuer par méchanceté! pour te venger de ce que je t'avais dit au sujet de monsieur le duc de Berry! C'est ça qui est infâme! Couchez-vous donc et dormez donc tranquillement! Il est mort. Voilà mon réveil.

Le médecin, qui commençait à être inquiet de deux côtés, quitta un moment Marius et alla à M. Gillenormand, et lui prit le bras. L'aïeul se retourna, le regarda avec des yeux qui semblaient agrandis et sanglants, et lui dit avec calme:

—Monsieur, je vous remercie. Je suis tranquille, je suis un homme, j'ai vu la mort de Louis XVI, je sais porter les événements. Il y a une chose qui est terrible, c'est de penser que ce sont vos journaux qui font tout le mal. Vous aurez des écrivassiers, des parleurs, des avocats, des orateurs, des tribunes, des discussions, des progrès, des lumières, des droits de l'homme, de la liberté de la presse, et voilà comment on vous rapportera vos enfants dans vos maisons! Ah! Marius! c'est abominable! Tué! mort avant moi! Une barricade! Ah! le bandit! Docteur, vous demeurez dans le quartier, je crois? Oh! je vous connais bien. Je vois de ma fenêtre passer votre cabriolet. Je vais vous dire. Vous auriez tort de croire que je suis en colère. On ne se met pas en colère contre un mort. Ce serait stupide. C'est un enfant que j'ai élevé. J'étais déjà vieux, qu'il était encore tout petit. Il jouait aux Tuileries avec sa petite pelle et sa petite chaise, et, pour que les inspecteurs ne grondassent pas, je bouchais à mesure avec ma canne les trous qu'il faisait dans la terre avec sa pelle. Un jour il a crié: À bas Louis XVIII! et s'en est allé. Ce n'est pas ma faute. Il était tout rose et tout blond. Sa mère est morte. Avez-vous remarqué que tous les petits enfants sont blonds? À quoi cela tient-il? C'est le fils d'un de ces brigands de la Loire, mais les enfants sont innocents des crimes de leurs pères. Je me le rappelle quand il était haut comme ceci. Il ne pouvait pas parvenir à prononcer les d. Il avait un parler si doux et si obscur qu'on eût cru un oiseau. Je me souviens qu'une fois, devant l'Hercule Farnèse, on faisait cercle pour s'émerveiller et l'admirer, tant il était beau, cet enfant! C'était une tête comme il y en a dans les tableaux. Je lui faisais ma grosse voix, je lui faisais peur avec ma canne, mais il savait bien que c'était pour rire. Le matin, quand il entrait dans ma chambre, je bougonnais, mais cela me faisait l'effet du soleil. On ne peut pas se défendre contre ces mioches-là. Ils vous prennent, ils vous tiennent, ils ne vous lâchent plus. La vérité est qu'il n'y avait pas d'amour comme cet enfant-là. Maintenant, qu'est-ce que vous dites de vos Lafayette, de vos Benjamin Constant, et de vos Tirecuir de Corcelles, qui me le tuent! Ça ne peut pas passer comme ça.

Il s'approcha de Marius toujours livide et sans mouvement, et auquel le médecin était revenu, et il recommença à se tordre les bras. Les lèvres blanches du vieillard remuaient, comme machinalement, et laissaient passer, comme des souffles dans un râle, des mots presque indistincts qu'on entendait à peine:—Ah! sans cœur! Ah! clubiste! Ah! scélérat! Ah! septembriseur!—Reproches à voix basse d'un agonisant à un cadavre.

Peu à peu, comme il faut toujours que les éruptions intérieures se fassent jour, l'enchaînement des paroles revint, mais l'aïeul paraissait n'avoir plus la force de les prononcer; sa voix était tellement sourde et éteinte qu'elle semblait venir de l'autre bord d'un abîme:

—Ça m'est bien égal, je vais mourir aussi, moi. Et dire qu'il n'y a pas dans Paris une drôlesse qui n'eût été heureuse de faire le bonheur de ce misérable! Un gredin qui, au lieu de s'amuser et de jouir de la vie, est allé se battre et s'est fait mitrailler comme une brute! Et pour qui, pourquoi? Pour la république! Au lieu d'aller danser à la Chaumière, comme c'est le devoir des jeunes gens! C'est bien la peine d'avoir vingt ans. La république, belle fichue sottise! Pauvres mères, faites donc de jolis garçons! Allons, il est mort. Ça fera deux enterrements sous la porte cochère. Tu t'es donc fait arranger comme cela pour les beaux yeux du général Lamarque! Qu'est-ce qu'il t'avait fait, ce général Lamarque! Un sabreur! un bavard! Se faire tuer pour un mort! S'il n'y a pas de quoi rendre fou! Comprenez cela! À vingt ans! Et sans retourner la tête pour regarder s'il ne laissait rien derrière lui! Voilà maintenant les pauvres vieux bonshommes qui sont forcés de mourir tout seuls. Crève dans ton coin, hibou! Eh bien, au fait, tant mieux, c'est ce que j'espérais, ça va me tuer net. Je suis trop vieux, j'ai cent ans, j'ai cent mille ans, il y a longtemps que j'ai le droit d'être mort. De ce coup-là, c'est fait. C'est donc fini, quel bonheur! À quoi bon lui faire respirer de l'ammoniaque et tout ce tas de drogues? Vous perdez votre peine, imbécile de médecin! Allez, il est mort, bien mort. Je m'y connais, moi qui suis mort aussi. Il n'a pas fait la chose à demi. Oui, ce temps-ci est infâme, infâme, infâme, et voilà ce que je pense de vous, de vos idées, de vos systèmes, de vos maîtres, de vos oracles, de vos docteurs, de vos garnements d'écrivains, de vos gueux de philosophes, et de toutes les révolutions qui effarouchent depuis soixante ans les nuées de corbeaux des Tuileries! Et puisque tu as été sans pitié en te faisant tuer comme cela, je n'aurai même pas de chagrin de ta mort, entends-tu, assassin!

En ce moment, Marius ouvrit lentement les paupières, et son regard, encore voilé par l'étonnement léthargique, s'arrêta sur M. Gillenormand.

—Marius! cria le vieillard. Marius! mon petit Marius! mon enfant! mon fils bien-aimé! Tu ouvres les yeux, tu me regardes, tu es vivant, merci!

Et il tomba évanoui.

祖父であった。
二日間の暴動は、ジルノルマン氏をひどく刺激し怒らせ心痛さしていた。前夜彼は一睡もできず、またその一日熱に浮かされていた。晩になると、家中の締まりをよくしろと言いつけながら、早くから床について、疲労のため軽い眠りに入った。
老人の眠りはさめやすいものである。ジルノルマン氏の室へやは客間に接していたので、皆は用心をしていたが、物音は彼をさましてしまった。彼は扉とびらのすき間から見える光に驚いて、寝床から起き出し、手探りにやってきた。
彼は閾しきいの上に立ち、半ば開いた扉の取っ手に片手をかけ、頭を少し差し出してふらふらさし、身体は経帷子きょうかたびらのように白いまっすぐな無襞むひだの寝間着に包まれ、びっくりした様子であった。その姿はあたかも墳墓の中をのぞき込んでる幽霊のようだった。
彼は寝台を見、ふとんの上の青年を見た。青年は血にまみれ、皮膚は蝋ろうのように白く、目は閉じ、口は開き、脣くちびるは青ざめ、帯から上は裸となり、全身まっかな傷でおおわれ、身動きもせず、明るく照らし出されていた。
祖父は頭から足先までその固い五体の許すだけ震え上がり、老年のために目じりが黄色くなってる両眼はガラスのような光におおわれ、顔全体はたちまち骸骨がいこつのそれのように土色の角を刻み、両腕は撥条ばねが切れたようにだらりとたれ下がり、惘然ぼうぜんたる驚きの余りその震えてる年老いた両手の指は一本一本にひろがり、両膝りょうひざは前方に角度をなしてこごみ、寝間着の開き目から白い毛の逆立ったあわれな膝頭があらわにのぞき出し、そして彼はつぶやいた。
「マリユス!」
「旦那様だんなさま、」とバスクは言った、「若旦那様は人に運ばれてこられました。防寨ぼうさいに行かれまして、そして……。」
「死んだのだ!」と老人は激しい声で叫んだ、「無頼漢めが!」
その時、墳墓の中の変容もかくやと思われるばかりに、その百歳に近い老人は若者のようにすっくと身を伸ばした。
「あなたは医者ですね。」と彼は言った。「まず一つのことをはっきり言ってもらいたいです。そいつは死んでいるのでしょう、そうではないですか。」
医者は心痛の余り黙っていた。
ジルノルマン氏は両手をねじ合わしながら、恐ろしい笑いを発した。
「死んでいる、死んでいる。防寨ぼうさいで生命を投げ出したのだ、このわしを恨んで。わしへの面当つらあてにそんなことをしたのだ。ああ吸血児めが! こんなになってわしの所へ戻ってきたのか。ああ、死んでしまったのか!」
彼は窓の所へ行き、息苦しいかのようにそれをいっぱい開き、そして暗闇くらやみの前に立ちながら、街路の方に暗夜に向かって語り始めた。
「突かれ、切られ、喉のどをえぐられ、屠ほふられ、引き裂かれ、ずたずたに切りさいなまれたのだ。わかったか、恥知らずめが! お前はよく知ってたはずだ、わしがお前を待っていたこと、お前の室へやを整えて置いたこと、お前の小さな子供の時分の写真をいつも寝床の枕頭まくらもとに置いていたことも。よく知ってたはずだ、お前はただ帰ってきさえすればよかった、もう長い年月わしはお前の名を呼んでいた、夕方などどうしていいかわからないで膝ひざに手を置いたまま暖炉のすみにじっとしていた、お前のためにぼんやりしてしまっていた。お前はよく知ってたはずだ、ただ戻ってきさえすればよかったのだ、私わたくしですと言いさえすればよかったのだ。お前はこの家の主人となる身だったのだ。わしは何でもお前の言うことを聞いてやるはずだったのだ、この老いぼれたばかな祖父じいさんをお前は思うとおりにすることができたのだ。お前はそれをよく知っていながら、『いや、彼は王党だ、彼の所へ行くもんか、』と言った。そしてお前は防寨ぼうさいに行き、依怙地えこじに生命を捨ててしまった。ベリー公についてわしが言った事柄の腹癒いせだ。実に不名誉なことだ。だがまあ床について、静かに眠るがいい。ああ死んでしまった。これがわしの覚醒めざめだ。」
医者はこんどは両方を心配し出して、ちょっとマリユスのそばを離れ、ジルノルマン氏の所へ行き、その腕を取った。祖父はふり返り、大きく開いた血走ってるように思われる目で彼をながめ、それでも落ち着いて彼は言った。
「いやありがとう。わしは何ともない。わしは一個の男子だ。ルイ十六世の死も見てきた。あらゆる事変を経てきた。だがただ一つ恐ろしいことがある。新聞紙が世に害毒を流すのを考えることだ。でたらめ記者、饒舌家じょうぜつか、弁護士、弁論家、演壇、論争、進歩、光明、人権、出版の自由、そういうものがあればこそ、子供は皆こういう姿になって家に運ばれて来るのだ。ああマリユス! 呪のろうべきことだ。殺されてしまった。わしより先に死んでしまった。防寨、無頼漢! ドクトル、君はこの辺に住んでるのでしょう。わしは君をよく知っている。君の馬車が通るのをわしはよく窓から見かけた。わしは誓って言う。わしが今怒ってると思ってはまちがいです。死んだ者に対して怒っても仕方がない。それはばかげたことだ。これはわしが自分で育てた子供です。この子がまだごく小さい時、わしはもう老年になっていた。小さな鍬くわと小さな椅子いすとを持ってテュイルリーの園でよく遊んでいた。そして番人にしかられないように、わしは杖の先で、彼が鍬で地面に掘った穴をよく埋めてやった。ところが他日、ルイ十八世を打ち倒せと叫んで、出ていってしまった。それはわしの罪ではない。彼は薔薇色ばらいろの頬ほおをし、金髪であった。母親はもう亡なくなっていた。小さな子供は皆金色の髪をしてるものだが、なぜでしょう。これはひとりのロアールの無頼漢の子です。だが父親の罪は子供の知ったことではない。わしはこれがほんのこれくらいの大きさの時のことを覚えている。まだドという音を言えない時だった。小鳥のようにやさしいわけのわからぬ口をきいていた。ある時ファルネーゼのヘラクレス像の前で、大勢の者が彼を取り巻いて嘆賞したことを、わしは覚えている。それほどこの子は美しかった。まるで絵に書いたようだった。わしは時々大きい声をすることもあり、杖つえを振り上げておどかすこともあったが、それもただ戯れであることを彼はよく知っていた。朝わしの室へやへはいってくると小言こごとを言ったが、それでもわしにとっては日の光がさしてくるようなものだった。そういう子供に対しては、だれでも無力なものだ。子供はわれわれを奪い、われわれをとらえて、決して放さないものだ。実際この子のようにかわいいものは世になかった。そして今、この子を殺してしまったラファイエット派やバンジャマン・コンスタン派やティルキュイル・ド・コルセル派などは、何という奴やつどもだ! このままで済ますことはできない。」
やはり身動きもせずに色を失ってるマリユスに彼は近寄って、また両腕をねじ合わした。医者もマリユスのそばに戻っていた。老人の白い脣くちびるは、ほとんど機械的に動いて、臨終の息のように、ようやく聞き取れるかすかな言葉をもらした。「ああ、薄情者、革命党、無法者、虐殺人!」それは死骸しがいに対して瀕死ひんしの者がつぶやく非難の声であった。
内心の爆発は常に外に現われなければやまないものである。引き続いて言葉は少しずつ出てきたが、しかし祖父にはもうそれを口にするだけの力がないように見えた。彼の声は他界から来るかと思われるほど遠くかすかになっていた。
「それももうわしにとっては同じことだ。わしも間もなく死ぬんだ。ああパリーのうちにも、このあわれな子を喜ばせるだけの女はいなかったのか! なぜこの世をおもしろく楽しもうとはせず、戦いに行って畜生のように屠ほふられてしまったのか。それもだれのため何のためかと言えば、共和のためではないか! 若い者はショーミエールにでも行って踊ってればいいのだ。二十歳といえばめったにない大事な年齢だ。ろくでもないばかな共和めが! 世の母親がいくらきれいな子供をこしらえても、皆攫さらってゆきやがる。ああこの子は死んでしまった。そのためにお前のとわしのと二つの葬式がこの家から出るだろう。お前がそんなことをしたのも、ラマルク将軍の目を喜ばせるためなのか。だがそのラマルク将軍がいったいお前に何をしてくれたか。猪武者いのししむしゃめが、向こう見ずめが! 死んだ者のために死ぬなんてなんのことだ。これで気が狂わずにいられるか。考えてみるがいい、わずか二十歳で! そしてあとに残る者のことはふり向いて見ようともしない。このようにして世にあわれな人のいい老人は、ただひとりで死ななければならないのか。おおただひとりでくたばってしまうのか! だがとにかくそれで結構だ。わしの望みどおりだ。わしもこれでさっぱり往生するだろう。わしはあまり長生きしてる。もう百歳だ、万々歳だ。長い前から死んでよかったのだ。この打撃で済んだ。もう終わりだ。かえって仕合わせというものだ! この子にアンモニアを嗅かがせたりやたらに薬を飲ませたりしても、もう何の役に立とう。ドクトル、もう君がどんなに骨折ってもむだですぞ。ねえ、彼は死んでいる、まったく死んでいる。わしはよくそれを知っている。わし自身も死んでるのだから。彼は世の中を半分しか知らなかった。ああ今の時代は、汚れてる、汚れてる、汚れてるんだ。時代自身も、思潮も、学説も、指導者も、権威者も、学者も、三文文士も、へぼ思想家も、それから六十年来テュイルリー宮殿の烏からすの群れを脅かした多くの革命も、皆汚れてるんだ。そしてお前はこんなふうに身を殺しながら、わしに対して慈悲の心を持たなかったのだから、わしもお前の死を別に悲しくは思わない。わかったか、人殺しめ!」
ちょうどその時マリユスは、静かに眼瞼まぶたを開いた。そしてその目は、まだ昏睡的こんすいてきな驚きにおおわれながら、ジルノルマン氏の上に据えられた。
「マリユス!」と老人は叫んだ、「マリユス、わしの小さなマリユス、わしの子、わしのかわいい子! 目を開いたか、わしを見てるのか、生きてくれたのか! ありがたい!」
そして彼は気を失って倒れた。

 

 

Livre quatrième(第4編)に続く

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